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Apocalypse 1

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      Tel est le titre du livre¬†: Apocalypse ou R√©v√©lation de J√©sus-Christ, ce titre signifie que la r√©v√©lation a "des choses qui doivent arriver bient√īt" fut faite directement par J√©sus-Christ √† son disciple. (Galates 1.12¬†; 2Corinthiens 12.1) Les manuscrits ont divers titres¬†: Apocalypse de Jean (Sin., A, C) ou Apocalypse de Jean le th√©ologien et l'√©vang√©liste (B), ce qui ne doit pas porter √† croire que Jean serait l'auteur de la R√©v√©lation.

      - La révélation est nommée parmi les dons extraordinaires du Saint-Esprit ; (1Corinthiens 14.6,26 ; 2Corinthiens 12.1) le verbe formé de la même racine sert à désigner les manifestations directes accordées aux prophètes par le Saint-Esprit. ; (1Pierre 1.12 ; Amos 3.7 ; Daniel 2.19) C'est dans ce second sens que le mot est employé dans notre passage.

      Dieu a donné à son Fils toute puissance au ciel et sur la terre, pour y établir et y gouverner son royaume : (Matthieu 28.18 ; Jean 17.2) il lui a donné aussi la révélation des destinées futures de ce règne (voir Apocalypse 5.1-10) pour les montrer (dans des visions symboliques, Apocalypse 4.1 ; 17.1 ; 21.9 ; 22.1) à ses serviteurs, aux serviteurs de Christ, (Apocalypse 2.20) aux croyants en général. Le Fils n'agit qu'en parfaite harmonie de connaissance et de volonté avec son Père : il est Celui à qui la révélation est donnée et qui la donne à son tour. Comparer : Marc 13.32 ; Actes 1.7 ; Jean 5.20 ; 7.16 ; 12.49 ; 17.8.

      Les choses qui doivent arriver, parce qu'elles sont ordonn√©es de Dieu. (Daniel 2.28,29¬†; Matthieu 24.6) Bient√īt (verset 3) car la premi√®re venue de Christ a inaugur√© les derniers temps (H√©breux 1.1¬†; 1Corinthiens 10.11¬†; Actes 2.17¬†; 1Jean 2.18) et d√®s lors les d√©veloppements successifs et non interrompus du r√®gne de Dieu r√©p√®tent tous¬†: bient√īt. L'√Čglise, dans l'ignorance o√Ļ son Chef a voulu la laisser sur l'accomplissement des temps, (Actes 1.7) n'a d'autre sagesse et d'autre devoir que d'attendre avec vigilance le retour du Seigneur et le triomphe de son r√®gne. (Comparer 1Thessaloniciens 4.15, 2e note.) Tandis que le serviteur infid√®le dit¬†: "Mon Ma√ģtre tarde longtemps √† venir," (Luc 12.45) le disciple qui aime son Sauveur ne cesse de l'attendre et va au-devant de lui, (Matthieu 25.1) parce que le Seigneur lui en a donn√© l'ordre (Matthieu 25.13) et qu'il lui a promis une prompte d√©livrance. (Luc 18.7,8)

      Grec¬†: signifi√©es, montr√©es, J√©sus Christ, et non Dieu, les a fait conna√ģtre par des signes, par les visions symboliques rapport√©es dans ce livre m√™me.

      Grec : Ayant envoyé par son ange. Bien que le Seigneur apparaisse lui-même à Jean, (verset 13 et suivants) qu'il lui ordonne d'écrire les choses qui arriveront, (verset 19) qu'il lui dicte les lettres aux sept Eglises (Apocalypse 2 et Apocalypse 3), qu'il lui montre la vision du ciel, (Apocalypse 4.1) il emploie pourtant à diverses reprises le ministère de son ange (qui n'est pas autrement désigné), et dont il fait l'intermédiaire des visions et des révélations de ce livre. (Apocalypse 17.1,7,15 ; 19.10 ; 21.9,22.1,6) C'est ainsi qu'on trouve déjà dans l'Ancien Testament le ministère des anges auprès des prophètes : Daniel 8.16 et suivants ; Daniel 9.21 et suivants ; Zacharie 1.9,13 ; 2.3 et suivants, Zacharie 4.1, etc.

      Dans son √©vangile, Jean se d√©signe comme "le disciple que J√©sus aimait." Maintenant que le Seigneur est dans la gloire et va revenir pour le jugement du monde, Jean s'appelle humblement son serviteur, titre qui caract√©rise son r√īle de proph√®te et de porteur du message divin. (Apocalypse 22.9¬†; Amos 3.7¬†; Jacques 1.1)

      - Nous avons donc une révélation dont Dieu même est la source, dont Jésus-Christ est le Médiateur, qui est donnée par le ministère d'un ange au disciple que Jésus aimait. Avec quel respect ne devons-nous pas accueillir un tel livre. (verset 3)

      2 La plupart des interpr√®tes pensent qu'il s'agit ici du livre m√™me de l'Apocalypse¬†; l'auteur parlerait au pass√© (a attest√©), en se pla√ßant au point de vue de ses lecteurs qui ont sous les yeux son t√©moignage tout √©crit. On obtient ainsi trois pens√©es qui se suivent dans un encha√ģnement logique¬†: Dieu a donn√© la r√©v√©lation √† J√©sus-Christ¬†; J√©sus-Christ l'a fait conna√ģtre √† Jean¬†; cette parole de Dieu et ce t√©moignage de J√©sus-Christ, Jean, √† son tour, les transmet √† l'√Čglise, attestant tout ce qu'il a vu, c'est- √†-dire toutes les visions d√©crites dans l'Apocalypse. Cette explication serait satisfaisante, si les m√™mes termes ne se retrouvaient pas √† verset 9, o√Ļ il est difficile de les comprendre ainsi (voir la note). Il est donc probable que dans notre passage √©galement, ils d√©signent la pr√©dication de l'Evangile, le t√©moignage rendu par Jean √† l'√Čvangile de J√©sus-Christ, et qui lui valut d'√™tre pers√©cut√©.

      L'expression : la parole de Dieu est, d'ailleurs, bien générale pour s'appliquer à l'Apocalypse, et celle-ci ne saurait être proprement appelée : le témoignage de Jésus-Christ, puisque Jésus l'a seulement envoyée par son ange à Jean. Le but de l'auteur dans ce verset est donc de se présenter comme prédicateur de Jésus, témoin de sa vie et de la vérité qu'il a révélée. On peut se demander si le témoignage de Jésus-Christ est le témoignage rendu à Christ (sens qui parait s'imposer dans verset 9 et dans Apocalypse 20.4) ou le témoignage que Jésus a reçu du Père, qu'il a rendu lui-même de la vérité et qui est consigné dans l'Evangile. (Apocalypse 6.9 ; 12.17 ; 19.10 ; Jean 3.11,Jean 5.31-39,1Jean 5.7-11)

      Ce dernier sens s'accorderait mieux avec le verbe attester, mais le premier semble indiqu√© par le rapprochement avec verset 9. Par tout ce qu'il a vu l'auteur d√©signe les faits de l'histoire √©vang√©lique, dont il a √©t√© t√©moin. Ces mots rappellent d'autres expressions de l'ap√ītre Jean. (Jean 1.14¬†; 19.35¬†; 1Jean 1.1)

      - Quelques anciens interprètes ont vu dans notre verset une allusion à l'évangile de Jean qui s'ouvre par la mention de la Parole, et contient le témoignage de Jésus-Christ. Mais cette allusion n'est pas indiquée clairement ; et il est probable que l'évangile a été écrit après l'Apocalypse. (Voir Introduction)

      3 Comparer verset 1, 3e note.

      - Celui qui lit, c'est celui qui pr√©side l'assembl√©e et fait, √† haute voix, lecture du livre, (Colossiens 4.16) ceux qui √©coutent sont les auditeurs qui constituent l'assembl√©e. Heureux sont-ils, s'ils gardent dans leur cŇďur (Luc 2.19,51) les choses qui y sont dites. Ils en recueilleront les le√ßons s√©rieuses, les avertissements, les consolations dans les √©preuves, et se tiendront pr√™ts pour le temps de la venue du Seigneur qui est proche. (Il y a proprement en grec¬†: le moment¬†; comparez Actes 1.7, note.)

      L'Apocalypse est appelée ici les paroles (Sin., Q portent : la parole) de la prophétie, c'est-à-dire les paroles qui communiquent une révélation divine.

      4 Avant d'entrer en mati√®re, ce qu'il fait √† verset 9, Jean adresse d'abord son livre aux sept Eglises d'Asie, pour lesquelles il a une mission sp√©ciale, (comparez verset 11, 2e note) puis il ajoute, comme tous les ap√ītres dans leurs √©p√ģtres, une salutation. Celle-ci lui fournit l'occasion de jeter un premier et sublime regard sur la personne, sur l'Ňďuvre et sur la gloire finale de Celui dont il va annoncer le r√®gne. (versets 4-8) L'auteur de l'√©vangile et de l'√©p√ģtre qui portent le nom de Jean proc√®de exactement de la m√™me mani√®re¬†: il d√©bute par un regard d'aigle sur tout le sujet, puis il l'expose dans les d√©tails. (Jean 1.1 et suivants¬†; 1Jean 1.1 et suivants)

      Traduction du nom ineffable de JEHOVA. (Comparer Exode 3.13,14) Cette mani√®re de rendre¬†: Je suis Celui qui suis, nous indique ce que Dieu est dans sa nature et dans ses rapports de providence ou de gr√Ęce avec les hommes¬†: immuable dans le pass√©, dans le pr√©sent, dans l'avenir, qui ne sont pour lui qu'une seule et m√™me chose. (Esa√Įe 41.4) Ces paroles expriment la grande et profonde v√©rit√© que Dieu seul est, tandis que toutes ses cr√©atures n'ont qu'une existence d'emprunt. Jean rend la pens√©e que Dieu remplit l'avenir, en employant non le futur du verbe √™tre, mais le mot¬†: qui vient, ou plus exactement le participe pr√©sent¬†: le venant. Le choix de cette expression lui a √©t√© dict√© par la pens√©e fondamentale de l'Apocalypse, (comparez verset 1, 3e note) emprunt√©e d'ailleurs √† la proph√©tie de l'Ancien Testament, (Esa√Įe 40.3,9,10¬†; 60.1,2) l'apparition finale de Dieu dans la personne du Messie, ( 2.13¬†; 1Jean 2.28¬†; 3.2) pour le salut de ceux qui s'attendent √† lui et pour l'entier √©tablissement de son r√®gne.

      Il s'agit ici de l'Esprit de Dieu, de la part de qui Jean souhaite aux Eglises la gr√Ęce et la paix, aussi bien que de la part de Dieu le P√®re et de J√©sus-Christ. Afin d'expliquer la raison de cette d√©signation¬†: les sept esprits, on a souvent recours √† Esa√Įe 11.2, o√Ļ sont √©num√©r√©es diverses manifestations ou vertus de l'Esprit de Dieu. Mais dans ce passage, on ne compte que six de ces perfections divines. Il est plus probable que Jean a dans le souvenir un passage de Zacharie 3.9¬†; 4.2,6,10, o√Ļ ce proph√®te parle d'un chandelier d'or ayant sept lampes, et des "sept yeux de l'Eternel qui parcourent toute la terre," pour figurer l'action de l'Esprit de Dieu. Ces sept esprits repr√©sentent la toute science et la toute pr√©sence divines¬†; ils indiquent la diversit√© et la pl√©nitude des dons et des op√©rations du Saint-Esprit¬†; car le nombre sept n'est pas seulement l'embl√®me de la pl√©nitude et de la perfection¬†; form√© du nombre trois qui est celui de Dieu, et du nombre quatre, qui symbolise la cr√©ation, il d√©signe l'action de Dieu sur le monde, la r√©conciliation op√©r√©e, l'harmonie, la communion r√©tablies entre Dieu et son Ňďuvre et par suite, le triomphe parfait du r√®gne de Dieu. Jean recourt souvent √† ce nombre symbolique¬†: sept Eglises, (verset 11) repr√©sent√©es par les sept chandeliers¬†; (verset 12) sept √©toiles.¬†; (versets 16,20, 2e note) comparer¬†: Apocalypse 2.1¬†; 3.1¬†; 4.5¬†; 5.6¬†; 8.2.

      Les sept esprits ne sont pas les sept archanges (Tobie 12 :15), car ils sont nommés avant Jésus-Christ.

      5 Jean donne au Sauveur trois titres qui caract√©risent admirablement son Ňďuvre enti√®re, dans son triple office de Proph√®te, de Sacrificateur et de Roi.

      1¬į Le t√©moin fid√®le, qui a rendu le plus fid√®le t√©moignage √† la v√©rit√© par sa vie et par sa mort. (verset 2, note¬†; Jean 17.6,8¬†; 18.37¬†; 1Timoth√©e 6.13) Le mot grec martyr ne signifiait originairement que t√©moin, il a pris chez les chr√©tiens le sens de t√©moin endurant des souffrances et la mort. Le Sauveur va rendre t√©moignage encore dans cette r√©v√©lation donn√©e √† son disciple (l'id√©e et l'expression de t√©moignage sont souvent appliqu√©es √† J√©sus-Christ par l'ap√ītre Jean).

      2¬į Le premier n√© d'entre les morts. Par sa mort et sa r√©surrection, il a √īt√© √† la mort son aiguillon, au s√©pulcre sa victoire¬†; il est, pour tous ceux qui croient en lui, la source d'une vie imp√©rissable, et pour l'√Ęme et pour le corps. (comparez verset 18 et 1Corinthiens 15.20¬†; Colossiens 1.18¬†; 1Pierre 1.3).

      3¬į Le Prince ou le Dominateur des rois de la terre. Il gouverne par sa toute-puissance les royaumes de ce monde, les fait tous servir √† ses desseins et les soumettra tous finalement √† son empire. (Matthieu 28.18¬†; Philippiens 2.9-11¬†; Eph√©siens 1.20-22)

      6 Le texte reçu porte : "à Celui qui nous a aimés," Sin., A, C ont le présent : qui nous aime. Et combien la pensée en devient plus belle et plus saisissante !

      Au lieu de : nous a lavés de nos péchés dans ou par son sang (Q. Vulgate), Sin., A, C portent : "nous a délivrés de nos péchés par son sang." La pensée est la même ; mais l'image est mieux observée avec la leçon que nous maintenons. Quant au sens de ces paroles, comparer : Romains 3.24 ; Ephésiens 1.7 ; Hébreux 9.14 ; 1Jean 1.7, note.

      Pour l'expression : nous a lavés, voir Apocalypse 7.14 ; Jean 13.8,10.

      Jésus-Christ fait de ses rachetés un royaume, des sacrificateurs (Sin, A, C ; le texte reçu porte : rois et sacrificateurs). Lui-même est le Roi de ce royaume et tous ses membres participent à sa dignité souveraine, étant destinés à régner avec lui sur le monde, sur le péché, après avoir été affranchis de toute servitude. Ils constituent "une famille de rois," comme traduit Oltramare révisé. (Comparer Apocalypse 5.10 ; 20.4,6,22.5)

      Cette glorieuse dignit√© des enfants de Dieu √©tait d√©j√† annonc√©e dans l'Ancien Testament, (Exode 19.6) et elle a √©t√© r√©alis√©e dans la nouvelle Alliance par l'Ňďuvre du Sauveur et par l'action puissante de l'Esprit de Dieu. (Comparer 1Corinthiens 3.21¬†; Romains 8.17¬†; 2Timoth√©e 2.12,1Pierre 2.9)

      - Le Fils de Dieu communique √† ses rachet√©s sa dignit√© de Sacrificateur aussi bien que sa royaut√©. Comme sacrificateurs, ils ont un libre acc√®s au lieu tr√®s saint, au tr√īne de la gr√Ęce, o√Ļ, apr√®s avoir offert le sacrifice de leur corps, de leur esprit, de leur cŇďur, de tout leur √™tre ils ont le privil√®ge d'interc√©der pour d'autres par leurs pri√®res. (Voir Romains 12.1, 3e note et 1Pierre 2.5, note¬†; Exode 19.6)

      - Les derniers mots¬†: √† Dieu ou pour Dieu son P√®re (grec au Dieu et P√®re de lui), signifient que le but supr√™me du Sauveur, en nous rachetant, √©tait que toute gloire en revint √† Dieu, et que notre existence enti√®re contribu√Ęt √† cette gloire. Tout cela est accompli dans notre r√©conciliation avec Dieu par le sang de J√©sus-Christ, son P√®re est devenu notre P√®re. (Jean 20.17)

      Cette magnifique doxologie √† la gloire de J√©sus-Christ (H√©breux 13.21¬†; 1Pierre 4.11) est une effusion d'adoration et d'amour qui s'√©chappe du cŇďur de l'ap√ītre en terminant la d√©dicace de son livre aux sept Eglises. Quiconque n'adore pas J√©sus-Christ comme son Dieu ne peut voir dans ces paroles qu'un acte d'idol√Ętrie.

      7 Jean annonce la venue du Seigneur (versets 7,8) dans les termes m√™mes employ√©s par son Ma√ģtre. (Matthieu 24.30¬†; 26.64) Tout le sujet de son livre est compris dans cette pens√©e¬†: il s'ouvre par ce mot¬†: voici il vient, et il se clora par ce m√™me mot¬†: Je viens bient√īt (Apocalypse 22.20) La premi√®re parole est emprunt√©e √† Daniel 7.13.

      Jean ajoute au tableau que Daniel 7.13 avait trac√© de l'apparition du Messie ce d√©tail saisissant¬†: et tout Ňďil le verra, et ceux m√™mes qui l'ont perc√©. Il s'inspire d'une parole de Zacharie 12.10, qu'il cite et commente ailleurs (Jean 19.37) et dans laquelle l'Eternel dit¬†: "Je r√©pandrai sur la maison de David et sur les habitants de J√©rusalem un esprit de gr√Ęce et de supplication et ils regarderont a moi qu'ils ont perc√©" dans la personne du Messie¬†; "ils m√®neront deuil sur lui comme on m√®ne deuil sur un fils unique..."

      Ces paroles ont √©t√© prononc√©es par J√©sus. (Matthieu 24.30) Elles font de celles de Zacharie (note pr√©c√©dente) une application plus g√©n√©rale et en modifient le sens. Zacharie annon√ßait en effet qu'Isra√ęl se repentirait de la rejection et du crucifiement du Messie. Mais comme √† la seconde venue du Christ, il sera trop tard pour se repentir, ce moment sera terrible pour les imp√©nitents¬†; d'autant plus terrible que le Juge portera encore les marques de souffrances dont ils n'auront pas profit√© et d'un amour qu'ils auront m√©pris√©. Ils se frapperont la poitrine √† cause de lui, en signe de d√©sespoir. De plus, le jugement s'√©tendant √† l'humanit√© enti√®re, ce seront toutes les tribus de la terre qui se frapperont la poitrine. Il y a ainsi deux mani√®res de contempler Celui que l'humanit√© a crucifi√©¬†: l'une avec repentance, confiance, amour, l'autre avec imp√©nitence et d√©sespoir. Tous les hommes verront au jour du jugement Celui qu'ils ont perc√©¬†; et ceux qui n'auront pas "men√© deuil sur lui, comme on m√®ne deuil sur un fils unique," se frapperont la poitrine √† cause de lui, dans l'amertume de la r√©volte.

      8 L'Alpha et l'Om√©ga sont la premi√®re et la derni√®re lettre de l'alphabet grec. Cette d√©nomination est expliqu√©e, dans le texte re√ßu, par les mots¬†: le commencement et la fin, qui ne sont pas authentiques, mais qui se retrouvent dans le passage Apocalypse 22.13, d'o√Ļ ils auront √©t√© transport√©s ici. Elle ne constitue pas une d√©finition abstraite et m√©taphysique de l'√©ternit√© de Dieu, mais caract√©rise son action qui commence et ach√®ve toutes choses, qui est le principe et la fin de la cr√©ation, de tout le d√©veloppement de l'humanit√©, de l'Ňďuvre du salut dans l'Eglise et dans les individus. Comme tout proc√®de de Dieu, tout doit aboutir √† l'accomplissement de sa volont√© √©ternelle, sans que rien puisse s'y opposer, et c'est √† lui enfin que toute gloire sera rendue. (Esa√Įe 41.4¬†; 44.6¬†; 48.12)

      La d√©signation de Dieu comme Celui qui est, et qui √©tait et qui vient, se trouve d√©j√† √† verset 4¬†: ici, elle sert √† confirmer la parfaite certitude du grand √©v√©nement annonc√© √† verset 7. (Oui, Amen¬†!) Cette parole rappelle la solennelle d√©claration des proph√®tes¬†: "Ainsi a dit l'Eternel." Le Dominateur souverain (nos versions traduisent le Tout Puissant, mais le mot grec exprime l'exercice du pouvoir) est le terme par lequel les Septante ont traduit "l'Eternel des arm√©es," dans Esa√Įe 44.6, et "le Dieu des arm√©es," dans Amos 3.13¬†; 4.13. Il se trouve neuf fois dans l'Apocalypse.

      9 LES SEPT EPITRES. Ch. 1 :9 à 3 :22

      La vision de Patmos

      9 √† 20 J√©sus appara√ģt √† Jean et lui ordonne d'√©crire aux sept Eglises.

      Moi, Jean, comparez "Moi, Daniel." (Daniel 7.15¬†; 8.1¬†; 9.2) La personnalit√© de l'auteur est mise en relief par l'importante r√©v√©lation qu'il a re√ßue. D'autre part, cette r√©v√©lation int√©resse directement les lecteurs, puisque celui qui l'a re√ßue est leur fr√®re, leur compagnon, celui qui a part avec eux √† l'affliction d'abord, qui se trouve en J√©sus (Sin., C¬†; A porte en Christ), c'est-√†-dire √† tout ce que le chr√©tien est appel√© √† souffrir pour le nom de son Ma√ģtre. (Matthieu 24.9¬†; 13.21¬†; Jean 15.18¬†; 16.33¬†; Actes 14.22) Il a part √©galement, de m√™me que ses fr√®res, a la royaut√© en J√©sus, et plus il souffre pour son nom, plus il est assur√© de r√©gner avec lui. Mais cette royaut√©, il la poss√®de ici-bas dans l'humiliation et la douleur¬†; elle demeure cach√©e au monde jusqu'√† sa pleine manifestation¬†; c'est pourquoi la patience, ou la pers√©v√©rance, lui est n√©cessaire¬†; il la trouve aussi en J√©sus. L'Apocalypse est le livre de l'√Čglise opprim√©e. Celui qui l'a √©crite, ayant souffert avec ses fr√®res, pouvait d'autant mieux consoler ceux qui, apr√®s lui, se trouveraient dans la fournaise des tribulations.

      Patmos, appel√©e aujourd'hui Palmosa, ou Patmo, est une petite √ģle situ√©e dans l'archipel de la mer Eg√©e, en face de Milet, √† soixante-dix kilom√®tres d'Eph√®se. Que Jean e√Ľt √©t√© exil√© √† Patmos c'est ce qu'on peut conclure des paroles qui pr√©c√®dent¬†: participant √† l'affliction, et surtout de la raison qu'il donne de son s√©jour¬†: √† cause de la Parole de Dieu et du t√©moignage de J√©sus.

      Comparer les m√™mes termes, employ√©s dans le m√™me sens, c'est-√†-dire indiquant la pers√©cution ou le martyre, √† cause de la Parole et du t√©moignage, Apocalypse 6.9¬†; 20.4. On sait que les Romains avaient la coutume d'exiler dans des √ģles d√©sertes les condamn√©s qu'ils ne voulaient pas mettre √† mort.

      D'autres font dire √† l'auteur¬†: "Je m'√©tais retir√© dans l'√ģle solitaire de Patmos pour y recevoir les r√©v√©lations de l'Apocalypse."

      10 Grec¬†: Je devins en esprit, en un √©tat d'extase proph√©tique, o√Ļ toutes les facult√©s de l'√Ęme, momentan√©ment d√©gag√©es de leurs entraves, entrent dans un rapport plus intime avec Dieu et avec le monde invisible. La foi devient alors une vision, le croyant un voyant. (Comparer Actes 10.10¬†; 11.5¬†; 22.17¬†; 2Corinthiens 12.2)

      Ou le dimanche. Le mot fran√ßais dimanche a √©tymologiquement la m√™me signification (dies dominica). Ce jour, ainsi nomm√© √† cause de la r√©surrection du Seigneur, eut une grande importance aux yeux des chr√©tiens, d√®s les temps apostoliques (il est aussi mentionn√© dans Actes 20.7¬†; 1Corinthiens 16.2)¬†; ils pensaient que le retour de Christ et la r√©surrection des morts auraient lieu ce jour-l√†. Consacr√© sp√©cialement √† la m√©ditation, ce saint jour √©tait bien propre aux grandes manifestations dont l'ap√ītre va √™tre le t√©moin. D'apr√®s Beck, le sens serait¬†: Je fus transport√© en esprit au jour du Seigneur, c'est-√†-dire au moment du retour de Christ, (1Corinthiens 1.8) pour contempler en esprit ce grand √©v√©nement.

      La trompette servait √† convoquer les Isra√©lites aux assembl√©es. (Nombres 10.2,10¬†; Jo√ęl 2.1,15¬†; Exode 19.16¬†; 20.18¬†; H√©breux 12.19) Souvent elle est mentionn√©e comme devant annoncer quelque solennelle apparition divine, en particulier le retour de Christ dans sa gloire. (Matthieu 24.31¬†; 1Corinthiens 15.52¬†; 1Thessaloniciens 4.16) Elle est pour Jean le signal de la r√©v√©lation qu'il va recevoir.

      11 D'apr√®s le texte re√ßu, la voix r√©p√®te d'abord les paroles de verset 8¬†: Je suis l'Alpha et l'om√©ga, le commencement et la fin. Ces mots ne sont pas authentiques. La forte voix qui parle donne donc uniquement √† Jean l'ordre solennel d'√©crire dans un livre ce qu'il voit et ce qu'il verra encore, (verset 19) et de l'envoyer aux sept Eglises d'Asie. D'o√Ļ il est naturel de conclure que ce livre fut √©crit √† Patmos m√™me.

      Voir, sur la position g√©ographique de ces villes, les notes √† chacune des √©p√ģtres. (Apocalypse 2 et Apocalypse 3)

      - Pourquoi le Seigneur choisit-il ces sept villes pr√©f√©rablement √† d'autres, √† Colosses, par exemple, √† Troas, (2Corinthiens 2.12¬†; Actes 20.5,6) √† Hi√©rapolis, o√Ļ il y avait des Eglises florissantes¬†? On a suppos√© que ces Eglises furent d√©sincarn√©es parce qu'elles avaient re√ßu certains dons de l'Esprit et se trouvaient dans un √©tat religieux qui les rendaient propres √† servir d'exemples aux autres Eglises et √† l'√Čglise chr√©tienne de tous les temps.

      12 Cette image est expliquée à verset 20 : les sept chandeliers représentent les sept Eglises. La comparaison a été fournie à Jean par le chandelier du tabernacle (Exode 25.37) ou par la vision de Zacharie 4.1 et suivants Toutes les Eglises, de même que tous les chrétiens, ont pour sainte destination d'être "la lumière du monde." (Matthieu 5.14,15)

      - Jean se retourne, parce que la voix a retenti derrière lui. (verset 10) Il désire voir la voix, c'est-à-dire celui qui l'a émise.

      13 D√©signation du Messie dans Daniel 7.13¬†; 10.16¬†; (comparez Matthieu 8.20, note.) Ce titre n'est donn√© √† J√©sus-Christ, apr√®s sa glorification, que dans Actes 7.56. Christ appara√ģt au milieu des sept chandeliers, c'est-√†-dire des Eglises, pour montrer qu'il veille sur elles et leur communique la lumi√®re et la vie.

      Grec : robe qui descend jusqu'aux pieds, c'est le vêtement du souverain sacrificateur. (Exode 28.4,31 et suivants)

      Daniel 10.5. La ceinture autour des reins indique l'action, (Luc 12.35) placée plus haut, sur les mamelles elle permettait aux plis du vêtement de tomber de plus haut et de produire un effet plus majestueux.

      D'après Josèphe (Antiq. III, 7, 2), les sacrificateurs la portaient ainsi. D'autre part la ceinture d'or était portée par le roi ; ( /RAPC 1Ma 10 :89.) le souverain sacrificateur avait une ceinture dont l'or était seulement l'un des éléments constitutifs. (Ex 28 :8)) le souverain sacrificateur avait une ceinture dont l'or était seulement l'un des éléments constitutifs. (Exode 28.8)

      14 Cette blancheur √©clatante serait, d'apr√®s plusieurs, l'image de la puret√©, de la gloire c√©leste. (comparez Marc 9.3) Mais pourquoi celle-ci se montrerait-elle seulement √† la t√™te et aux cheveux¬†? Dans Daniel 7.9 "l'ancien des jours" appara√ģt avec des cheveux blancs, qui sont le symbole de l'√©ternit√©. Ici de m√™me l'id√©e d'√©ternit√© r√©pondrait √† ce que le Seigneur dit √† versets 17,18.

      Daniel 10.6. Ces yeux comme une flamme de feu portent la lumi√®re dans les objets qu'ils consid√®rent. Ils sont l'embl√®me de la toute science qui p√©n√®tre jusqu'au fond des cŇďurs et de la saintet√© qui y consume toute souillure. (Comparer Apocalypse 2.18 et suivants¬†; Apocalypse 19.12¬†; H√©breux 12.29)

      15 Daniel 10.6¬†; Ez√©chiel 1.7. Ce dernier trait indique la splendeur de ce noble m√©tal appel√© chalcolibanon, probablement "airain du Liban." D'autres traduisent¬†: "airain ardent." Symbole, suivant les uns, de la fermet√© dans la d√©marche, √† laquelle rien ne saurait s'opposer¬†; (comparez Apocalypse 10.1) suivant d'autres, de la puissance avec laquelle il √©crasera ses ennemis. (Psaumes 60.12¬†; Esa√Įe 14.25¬†; 63.3)

      Daniel 10.6 ; Ezéchiel 1.24 ; 43.2 ; puissance, dont le bruit de l'océan est la magnifique image. Quelques interprètes entendent cette expression du "bruit" de ses pas. Mais, comme il était question de voix à versets 10,12, il vaut mieux laisser au mot grec son sens premier.

      16 Ces étoiles, il les tient en sa main droite, pour montrer qu'elles sont entièrement en sa puissance. Comparer Jean 10.28. Le sens de l'image est indiqué au verset 20.

      L'√©p√©e √† deux tranchants symbolise ici, non la Parole de Dieu, ou la pr√©dication de l'√Čvangile en g√©n√©ral, comme dans Eph√©siens 6.17¬†; H√©breux 4.12, mais la parole de Christ lui-m√™me, puisqu'elle sort de sa bouche. Cette parole est dirig√©e contre ses ennemis dans l'√Čglise (Apocalypse 2.12,16) et au dehors. (Apocalypse 19.15,21)

      On peut traduire son visage ou son aspect, son apparence. Il s'agit de la gloire céleste du Fils de Dieu, dont sa transfiguration avait déjà donné une faible idée à ses disciples. (Matthieu 17.2) Une comparaison semblable se trouve dans le chant de Débora. (Juges 5.31)

      - L'ap√ītre √©puise toutes les images que lui offre la nature, sans parvenir √† rendre enti√®rement les traits glorifi√©s de son Sauveur. Un jour, nous le verrons tel qu'il est, (1Jean 3.2) car "il transformera le corps de notre humiliation, pour le rendre conforme au corps de sa gloire." (Philippiens 3.21) Tel est celui qui va dicter les lettres aux Eglises (Apocalypse 2 et Apocalypse 3) et qui rappellera √† chacune d'elles quelque trait de son image divine, en rapport avec l'√©tat o√Ļ il la trouvera.

      17 Daniel 10.12¬†; Luc 1.13,30¬†; 2.10¬†; Marc 16.6. Parole c√©leste, toujours n√©cessaire pour dissiper la crainte qu'inspire √† l'homme mortel et p√©cheur une manifestation du Dieu saint et juste, ou seulement du monde invisible. Comparer¬†: Esa√Įe 6.5¬†; Ez√©chiel 1.28¬†; Exode 33.20¬†; Daniel 8.17,18¬†; 10.7¬†; Luc 1.12¬†; 5.8.

      Jean, qui avait repos√© sur le sein de J√©sus, ne peut toutefois supporter la vue du Fils de Dieu dans sa gloire¬†: il faut que son Ma√ģtre le rassure, qu'il pose sur lui cette main qui avait, ici-bas, rendu la vue aux aveugles, la sant√© aux malades, la vie aux morts. Toute la confiance de la foi, la plus intime communion de l'amour ne doivent jamais bannir de notre cŇďur "la crainte et le tremblement" l'humble adoration du Sauveur glorifi√©.

      Titre pris par J√©hova lui-m√™me, (Esa√Įe 44.6¬†; 48.12) et que le fils de Dieu s'attribue ici. Le sens est le m√™me que versets 4,8. C'est la pens√©e que J√©sus est le premier et le dernier, qui doit rassurer son disciple.

      18 Celui qui est vivant, vivant au siècle des siècles (Q ajoute : Amen), source de la vie, rappelle à son disciple qu'il a été mort, qu'il est le même que celui-ci a vu expirer sur la croix, que c'est par là qu'il a acquis le pouvoir absolu sur la mort et le séjour des morts (grec l'hadès, lieu invisible, Matthieu 11.23 ; Actes 2.27,31 ; 1Corinthiens 15.55) que lui seul en délivre qui il veut.

      L'image des clefs est n√©e de celle des "portes" de la mort (Psaumes 9.14) et du s√©jour des morts. (Esa√Įe 38.10¬†; Matthieu 16.18)

      Le vivant apporte la vie : pensée propre à dissiper les craintes du disciple et de tout pauvre pécheur. En même temps, cette manifestation de la gloire et de la puissance du Sauveur devait préparer Jean à recevoir les révélations qui vont lui être faites sur l'avenir du règne de Dieu.

      19 Jean doit écrire (verset 11) les choses qu'il a vues, la vision qu'il vient d'avoir (versets 12-16) et dont l'explication, qui commence au verset 20, se continue encore dans les lettres (Apocalypse 2 et Apocalypse 3) : et celles qui sont, l'état présent des Eglises, décrit dans les deux chapitres suivants ; et celles qui doivent arriver après celles-ci, les visions relatives à l'avenir, Apocalypse 4 et suivants
      20 Avec la ponctuation que nous adoptons, le mot mystère dépend encore du verbe écris. (verset 19) D'autres mettent un point après verset 19, et sous-entendent : "Voici," au commencement de verset 20.

      En g√©n√©ral, dans le style du Nouveau Testament, un myst√®re est une v√©rit√© que l'homme ne conna√ģt et ne comprend que par une r√©v√©lation. (Matthieu 13.11¬†; Romains 11.25¬†; Eph√©siens 3.3 et suivants)

      Que faut-il entendre par ces anges des sept Eglises ?

      1¬į On a vu dans l'ange de chaque Eglise l'√©v√™que, ou le pasteur, de cette Eglise. A cela il y a bien des objections √† faire. Les Eglises apostoliques n'avaient pas encore un √©v√™que ou ancien √† qui appartint seul le gouvernement du troupeau¬†; ils avaient plusieurs anciens √©gaux entre eux. (Philippiens 1.1)

      Pourquoi donner √† l'√©v√™que ce nom inusit√© d'ange¬†? Les anges ont dans l'Apocalypse un r√īle trop auguste pour que leur nom soit donn√© sans explication √† des hommes. La m√™me consid√©ration emp√™che de voir dans ces anges des messagers envoy√©s par les sept Eglises √† Jean, comme Epaphrodite et Epaphras le furent √† Paul. (Philippiens 4.18¬†; Colossiens 1.7¬†; 4.12)

      Les sept lettres ne s'adressent pas √† des individus dont le Seigneur aurait √† reprendre les d√©fauts ou a approuver les Ňďuvres, mais toujours √† une Eglise enti√®re, qui ne saurait se personnifier ainsi dans un homme¬†; car celui-ci, quelles que soient son autorit√© et sa responsabilit√©, ne peut √™tre rendu solidaire devant Dieu de toute l'√Čglise.

      2¬į On substitue √† l'√©v√™que unique l'√©piscopat ou le pastorat de l'Eglise, lequel en serait l'ange¬†; on aurait alors l'abstrait pour le concret, la charge, au lieu de celui qui en est rev√™tu, et ainsi chaque lettre s'adresserait au corps des anciens, au presbyt√®re entier. Par l√†, sans doute, on se rapproche d√©j√† plus du troupeau m√™me, mais on rend encore moins compte de ce titre d'ange.

      3¬į D'autres pensent que l'ange d√©signe l'esprit de l'Eglise, l'ensemble id√©alis√© et personnifi√© de ses bonnes ou de ses mauvaises dispositions. On arrive ainsi √† ne faire plus de distinction entre l'ange de l'Eglise et l'Eglise elle-m√™me. Il faut avouer qu'on y serait pleinement autoris√© par le contenu des lettres, qui toujours, sous le nom de l'ange, parlent √† toute l'Eglise.

      Mais, dans notre verset, est-il permis d'identifier les étoiles, représentant les anges, et les chandeliers, qui symbolisent les Eglises mêmes ? On ne saurait passer sur cette objection.

      4¬į Le plus naturel est donc peut-√™tre de conserver au mot ange son sens ordinaire et de voir dans ces √™tres √©nigmatiques les anges gardiens ou repr√©sentants de chaque Eglise. Sans doute, il n'est nulle part enseign√© que chaque Eglise ait ainsi un envoy√© c√©leste pr√©pos√© √† sa garde ou charg√© de la repr√©senter. Mais la croyance √† des anges tut√©laires existait chez les Juifs, et J√©sus n'y contredit pas. (Matthieu 18.10) Paul y fait peut-√™tre allusion dans 1Corinthiens 11.10.

      Dans l'Apocalypse surtout, les anges sont souvent nomm√©s comme dirigeant ou repr√©sentant les vents, (Apocalypse 7.1) l'ab√ģme, (Apocalypse 9.11) le feu, (Apocalypse 14.18) les eaux, (Apocalypse 16.5) comparez H√©breux 1.14. Pourquoi ne seraient-ils pas con√ßus dans notre passage comme pr√©pos√©s aux Eglises et les repr√©sentant devant Dieu¬†? Les reproches que les √©p√ģtres contiennent √† l'adresse des anges ne sont pas une objection d√©cisive √† cette explication, car, dans la pens√©e de Jean, l'Eglise est personnifi√©e dans l'ange. Si nous avons ici de vrais anges, il para√ģtra naturel qu'ils aient pour embl√®mes des √©toiles.

      - Pour quelque interprétation qu'on se décide, ce qui reste indubitable, c'est que le Seigneur adresse les sérieuses et profondes paroles des lettres qui suivent à chacune des sept Eglises, à tout le troupeau, et par là même aux Eglises de tous les temps et de tous les lieux qui peuvent se trouver dans le même état religieux. (Comparer Apocalypse 2.1, 1e note.)

      Voir verset 12, note. Quelle idée le Seigneur nous donne de l'Eglise en général et de chaque Eglise en particulier, en la comparant à un flambeau dont la lumière resplendit dans le monde ! (Comparer Philippiens 2.15)

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