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NABAL

(=fou). Descendant de Caleb, riche propriétaire de troupeaux dans les montagnes du S. de Juda. Son histoire (1Sa 25) le présente comme un homme à l'esprit borné, dur, impulsif, intempérant et méchant : sa femme reconnaît qu'il porte bien son nom de fou (verset 25). Invité par David, alors chef de bande, qui avait respecté et même protégé ses biens, à contribuer au ravitaillement de ses hommes harassés par Saül, Nabal, sous l'influence du vin, renvoya avec mépris les émissaires de son bienfaiteur. Celui-ci, outré, avait juré sa perte, et Nabal ne fut épargné que par l'intervention de sa femme, Abigaïl (voir ce mot), qui alla au-devant de David avec de riches présents et d'habiles excuses. Lorsque, le lendemain, revenu de son ivresse, il apprit par sa femme ce qui s'était passé, il fut frappé d'une attaque, sans doute d'apoplexie, dont il mourut au bout de quelques jours.

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    • 1 Samuel 25

      1 Samuel mourut. Tout Israël s'étant assemblé le pleura, et on l'enterra dans sa demeure à Rama. Ce fut alors que David se leva et descendit au désert de Paran.
      2 Il y avait à Maon un homme fort riche, possédant des biens à Carmel ; il avait trois mille brebis et mille chèvres, et il se trouvait à Carmel pour la tonte de ses brebis.
      3 Le nom de cet homme était Nabal, et sa femme s'appelait Abigaïl ; c'était une femme de bon sens et belle de figure, mais l'homme était dur et méchant dans ses actions. Il descendait de Caleb.
      4 David apprit au désert que Nabal tondait ses brebis.
      5 Il envoya vers lui dix jeunes gens, auxquels il dit : Montez à Carmel, et allez auprès de Nabal. Vous le saluerez en mon nom,
      6 et vous lui parlerez ainsi : Pour la vie soit en paix, et que la paix soit avec ta maison et tout ce qui t'appartient !
      7 Et maintenant, j'ai appris que tu as les tondeurs. Or tes bergers ont été avec nous ; nous ne leur avons fait aucun outrage, et rien ne leur a été enlevé pendant tout le temps qu'ils ont été à Carmel.
      8 Demande-le à tes serviteurs, et ils te le diront. Que ces jeunes gens trouvent donc grâce à tes yeux, puisque nous venons dans un jour de joie. Donne donc, je te prie, à tes serviteurs et à ton fils David ce qui se trouvera sous ta main.
      9 Lorsque les gens de David furent arrivés, ils répétèrent à Nabal toutes ces paroles, au nom de David. Puis ils se turent.
      10 Nabal répondit aux serviteurs de David : Qui est David, et qui est le fils d'Isaï ? Il y a aujourd'hui beaucoup de serviteurs qui s'échappent d'auprès de leurs maîtres.
      11 Et je prendrais mon pain, mon eau, et mon bétail que j'ai tué pour mes tondeurs, et je les donnerais à des gens qui sont je ne sais d'où ?
      12 Les gens de David rebroussèrent chemin ; ils s'en retournèrent, et redirent, à leur arrivée, toutes ces paroles à David.
      13 Alors David dit à ses gens : Que chacun de vous ceigne son épée ! Et ils ceignirent chacun leur épée. David aussi ceignit son épée, et environ quatre cents hommes montèrent à sa suite. Il en resta deux cents près des bagages.
      14 Un des serviteurs de Nabal vint dire à Abigaïl, femme de Nabal : Voici, David a envoyé du désert des messagers pour saluer notre maître, qui les a rudoyés.
      15 Et pourtant ces gens ont été très bons pour nous ; ils ne nous ont fait aucun outrage, et rien ne nous a été enlevé, tout le temps que nous avons été avec eux lorsque nous étions dans les champs.
      16 Ils nous ont nuit et jour servi de muraille, tout le temps que nous avons été avec eux, faisant paître les troupeaux.
      17 Sache maintenant et vois ce que tu as à faire, car la perte de notre maître et de toute sa maison est résolue, et il est si méchant qu'on ose lui parler.
      18 Abigaïl prit aussitôt deux cents pains, deux outres de vin, cinq pièces de bétail apprêtées, cinq mesures de grain rôti, cent masses de raisins secs, et deux cents de figues sèches. Elle les mit sur des ânes,
      19 et elle dit à ses serviteurs : Passez devant moi, je vais vous suivre. Elle ne dit rien à Nabal, son mari.
      20 Montée sur un âne, elle descendit la montagne par un chemin couvert ; et voici, David et ses gens descendaient en face d'elle, en sorte qu'elle les rencontra.
      21 David avait dit : C'est bien en vain que j'ai gardé tout ce que cet homme a dans le désert, et que rien n'a été enlevé de tout ce qu'il possède ; il m'a rendu le mal pour le bien.
      22 Que Dieu traite son serviteur David dans toute sa rigueur, si je laisse subsister jusqu'à la lumière du matin qui que ce soit de tout ce qui appartient à Nabal !
      23 Lorsque Abigaïl aperçut David, elle descendit rapidement de l'âne, tomba sur sa face en présence de David, et se prosterna contre terre.
      24 Puis, se jetant à ses pieds, elle dit : A moi la faute, mon seigneur ! Permets à ta servante de parler à tes oreilles, et écoute les paroles de ta servante.
      25 Que mon seigneur ne prenne pas garde à ce méchant homme, à Nabal, car il est comme son nom ; Nabal est son nom, et il y a chez lui de la folie. Et moi, ta servante, je n'ai pas vu les gens que mon seigneur a envoyés.
      26 Maintenant, mon seigneur, aussi vrai que l'Éternel est vivant et que ton âme est vivante, c'est l'Éternel qui t'a empêché de répandre le sang et qui a retenu ta main. Que tes ennemis, que ceux qui veulent du mal à mon seigneur soient comme Nabal !
      27 Accepte ce présent que ta servante apporte à mon seigneur, et qu'il soit distribué aux gens qui marchent à la suite de mon seigneur.
      28 Pardonne, je te prie, la faute de ta servante, car l'Éternel fera à mon seigneur une maison stable ; pardonne, car mon seigneur soutient les guerres de l'Éternel, et la méchanceté ne se trouvera jamais en toi.
      29 S'il s'élève quelqu'un qui te poursuive et qui en veuille à ta vie, l'âme de mon seigneur sera liée dans le faisceau des vivants auprès de l'Éternel, ton Dieu, et il lancera du creux de la fronde l'âme de tes ennemis.
      30 Lorsque l'Éternel aura fait à mon seigneur tout le bien qu'il t'a annoncé, et qu'il t'aura établi chef sur Israël,
      31 mon seigneur n'aura ni remords ni souffrance de coeur pour avoir répandu le sang inutilement et pour s'être vengé lui-même. Et lorsque l'Éternel aura fait du bien à mon seigneur, souviens-toi de ta servante.
      32 David dit à Abigaïl : Béni soit l'Éternel, le Dieu d'Israël, qui t'a envoyée aujourd'hui à ma rencontre !
      33 Béni soit ton bon sens, et bénie sois-tu, toi qui m'as empêché en ce jour de répandre le sang, et qui as retenu ma main !
      34 Mais l'Éternel, le Dieu d'Israël, qui m'a empêché de te faire du mal, est vivant ! si tu ne t'étais hâtée de venir au-devant de moi, il ne serait resté qui que ce soit à Nabal, d'ici à la lumière du matin.
      35 Et David prit de la main d'Abigaïl ce qu'elle lui avait apporté, et lui dit : Monte en paix dans ta maison ; vois, j'ai écouté ta voix, et je t'ai favorablement accueillie.
      36 Abigaïl arriva auprès de Nabal. Et voici, il faisait dans sa maison un festin comme un festin de roi ; il avait le coeur joyeux, et il était complètement dans l'ivresse. Elle ne lui dit aucune chose, petite ou grande, jusqu'à la lumière du matin.
      37 Mais le matin, l'ivresse de Nabal s'étant dissipée, sa femme lui raconta ce qui s'était passé. Le coeur de Nabal reçut un coup mortel, et devint comme une pierre.
      38 Environ dix jours après, l'Éternel frappa Nabal, et il mourut.
      39 David apprit que Nabal était mort, et il dit : Béni soit l'Éternel, qui a défendu ma cause dans l'outrage que m'a fait Nabal, et qui a empêché son serviteur de faire le mal ! L'Éternel a fait retomber la méchanceté de Nabal sur sa tête. David envoya proposer à Abigaïl de devenir sa femme.
      40 Les serviteurs de David arrivèrent chez Abigaïl à Carmel, et lui parlèrent ainsi : David nous a envoyés vers toi, afin de te prendre pour sa femme.
      41 Elle se leva, se prosterna le visage contre terre, et dit : Voici, ta servante sera une esclave pour laver les pieds des serviteurs de mon seigneur.
      42 Et aussitôt Abigaïl partit, montée sur un âne, et accompagnée de cinq jeunes filles ; elle suivit les messagers de David, et elle devint sa femme.
      43 David avait aussi pris Achinoam de Jizreel, et toutes les deux furent ses femmes.
      44 Et Saül avait donné sa fille Mical, femme de David, à Palthi de Gallim, fils de Laïsch.
    • 1 Samuel 25

      1

      La mort de Samuel. (1 Samuel 25:1)
      La requête David ; le refus désobligeant de Nabal. (1 Samuel 25:2-11)
      David a l'intention de détruire Nabal. (1 Samuel 25:12-17)
      Abigaïl offre un présent à David. (1 Samuel 25:18-31)
      David accueille favorablement Abigaïl, Nabal meurt. (1 Samuel 25:32-39)
      David épouse Abigaïl. (1 Samuel 25:39-44)

      Tous les enfants d'Israël se lamentèrent, avec juste raison, de la mort de Samuel. Ce dernier priait quotidiennement pour eux.

      Ceux qui assistent aux obsèques de fidèles serviteurs de Dieu, sans ressentir la moindre tristesse, ont vraiment un cœur rebelle : il est triste de n'éprouver aucune peine pour la perte de ceux qui ont prié pour nous et qui nous ont enseigné les voies du Seigneur.

      2 Nous n'aurions jamais entendu parler de Nabal, si rien ne s'était passé entre lui et David. L'étymologie de « Nabal » est remarquable : ce nom signifie « imbécile ».

      Les richesses tendent à élever « artificiellement » les hommes, aux yeux du monde ; mais en étant objectif, on découvre que Nabal avait un niveau de vie relativement moyen. Il n'avait aucun renom, aucune honnêteté ; il était grossier, souvent maussade et de mauvaise humeur ; il était dur en affaires, méchant, accablant les autres ; c'était un homme sans scrupule, parvenant à ses fins par la fraude et la violence.

      Que de difficultés avons-nous pour évaluer les vraies « valeurs » de ce monde ! D'un côté nous voyons une profusion de « Nabal » grossiers, et de l'autre, des « David », ne cherchant qu'à accomplir le bien, avec difficulté ! David fit rappeler par ses messagers, la bonne façon dont il avait traité les bergers de Nabal. Considérant la détresse, les dettes, le mécontentement et la pénurie auxquels les hommes de David étaient exposés, il était possible d'annoncer que ce dernier les avait gardés de se livrer au pillage. Nabal resta sur son entêtement, comme les avares savent si bien le faire : malgré la demande qu'il reçut, il tenait à garder ce qu'il possédait par tous les moyens, persuadé que son péché d'avarice serait masqué par la soi-disant mauvaise conduite des serviteurs de David. Mais Dieu n'était pas dupe !

      Que cette triste attitude nous aide à supporter patiemment les médisances et les reproches éventuels auxquels nous pourrions êtres exposés. Ce genre de situation se rencontre hélas ici-bas, même à l'encontre des personnes pleines de bonté.

      Nabal insista beaucoup trop sur le fait que tous ses biens, et en particulier, ceux de sa table, lui appartenaient. N'était-il pas maître de la gestion de ses richesses ?

      Nous sommes fautifs, quand nous pensons être les « seigneurs absolus » de nos possessions, pouvant en disposer comme bon nous semble. En fait, nous ne sommes que les administrateurs de nos biens, et nous devons employer ce que nous possédons, selon la volonté du Seigneur, en nous rappelant que rien ne nous appartient vraiment dans tout ce qu'Il nous a confié !

      12 Parfois, Dieu est bon, même envers celui qui est méchant et qui manque de reconnaissance pour ce qu'il possède ; pourquoi n'aurions-nous pas la même attitude ?

      David était déterminé à détruire Nabal, et tout ce qui lui appartenait. Était-ce bien là dans ses habitudes ? N'avait-il pas appris suffisamment à supporter l'affliction, à être patient, et à ne pas tomber dans le piège que lui tendaient ses passions ?

      David fut à maintes reprises, calme et prévenant, mais cette fois, il était animé d'une terrible ardeur, cherchant à détruire toute la famille de Nabal.

      Dans quel triste état peut se trouver le cœur du meilleur des hommes, quand Dieu le laisse ainsi, livré à lui-même ! Que cela nous incite à prier de la sorte : « Seigneur, préserve nous de tomber dans la tentation » !

      18 Par un simple cadeau, Abigaïl se réconcilia avec David, suite au précédent refus de Nabal. Abigaïl s'approcha de David, dans un esprit de soumission. Dans les disputes, le fait de céder à l'opposant, apaise souvent les graves offenses que l'on aurait pu lui occasionner. Abigaïl se repentit devant David, tout en lui demandant une certaine indulgence : elle ne pouvait pas excuser la conduite odieuse de son mari. Elle ne s'appuyait pas, pour convaincre David, sur sa propre force de persuasion, mais sur la Grâce divine, sachant que Dieu l'aiderait, dans sa Toute Puissance. Elle dit à David que ce serait s'abaisser que de se venger sur un ennemi aussi faible et ignoble que Nabal, qui, pour sa part ne lui accorderait d'ailleurs aucune indulgence : la meilleure solution consistait à le laisser et à ne lui faire aucun mal. Elle discernait la destinée illustre que David allait connaître, malgré ses ennuis du temps présent : « Dieu préservera ta vie ; il serait vraiment injuste de faire mourir inutilement un homme, en particulier s'il fait partie du peuple de Dieu ».

      Abigaïl garda en dernier recours, cet argument, pour convaincre David : plus il renoncerait à son entêtement, plus il aurait la conscience en paix et le repos de l'âme.

      Beaucoup se vengent, dominés par la colère, et regrettant plus tard, mille fois leur geste. Le plaisir de cette vengeance se transforme alors rapidement en amertume.

      Quand nous sommes tentés de pécher, il nous faut considérer d'abord, quelle sera la suite des évènements !

      32 David remercia l'Éternel pour Sa merveilleuse réponse, évitant ainsi au futur roi de pécher, en portant la main sur Nabal.

      Quelles que soient les personnes qui peuvent nous rencontrer dans le but de nous conseiller, de nous donner la direction à suivre, le réconfort, la prudence, voire des réprimandes pertinentes, nous devons discerner en elles, une démarche divine. Nous devrions être très reconnaissants pour la merveilleuse Providence, qui nous met en garde de commettre le péché. La plupart des personnes pensent qu'il est suffisant d'entendre patiemment les avertissements de la Parole ; mais bien peu, hélas, accepteront ces avertissements dans un esprit de reconnaissance, louant Celui qui, dans Sa Grâce, les envoie.

      Plus nous sommes prêts à commettre le péché, plus la Grâce tente de nous en dissuader : les pécheurs sont souvent le plus en sécurité quand ils frôlent de près le danger.

      Nabal était complètement ivre. Il portait bien son nom, qui signifiait « l'imbécile » : il ne savait pas jouir de l'abondance de ses biens, sans toutefois en abuser ; il ne savait pas être agréable envers ses amis, sans s'abaisser de façon bestiale. Il n'y a rien de plus évident que l'ivrognerie, pour révéler le peu de sagesse d'un homme : cette calamité arrive même à détruire le peu que l'on puisse posséder. Quel changement trouvait-on chez cet homme, le lendemain matin ! Son cœur, qui durant la nuit, s'égayait avec du vin, devint le jour suivant, lourd comme pierre ; le rire des imbéciles s'efface aussi rapidement que les illusions des plaisirs charnels ; la fin de cette nuit de gaieté fut bien sombre et pénible. Les ivrognes sont toujours tristes au sortir de leur ébriété. Environ dix jours plus tard, l'Éternel frappa Nabal, et le fit mourir. David remercia Dieu pour l'avoir gardé de massacrer Nabal.

      La douleur que l'on rencontre ici-bas, l'orgueil, et une conscience interpellée, ternissent parfois les joies de celui qui abuse des plaisirs, et séparent l'homme avare de ses richesses ; mais, le Seigneur finit par frapper de mort ces hommes, quand bon Lui semble, par le moyen de Son choix.

      39 Abigaïl était persuadée que David deviendrait le futur roi d'Israël ; elle avait une estime considérable pour lui, au vu de sa piété et de son excellent caractère. Elle pensait que sa proposition de mariage avec David était tout à fait convenable et avantageuse pour elle, malgré les difficultés qu'elle venait de traverser. Avec une grande humilité, et sans aucun scrupule, selon les coutumes de cette époque, elle s'engagea dans cette demande, voulant partager avec son futur mari, ses joies comme ses épreuves.

      Ceux qui s'approchent de Christ, doivent être disposés à souffrir avec Lui, pouvant être persuadés que plus tard, ils régneront avec Lui.

    • 1 Samuel 25

      1 Or Samuel mourut, et tout Israël s'assembla, et le pleura, et on l'ensevelit en sa maison à Rama. Et David se leva, et descendit au désert de Paran.
      2 Or il y avait à Mahon un homme qui avait ses troupeaux en Carmel, et cet homme-là était fort puissant ; car il avait trois mille brebis, et mille chèvres ; et il était en Carmel quand on tondait ses brebis.
      3 Et cet homme-là avait nom Nabal, et sa femme avait nom Abigaïl, qui était une femme de bon sens, et belle de visage ; mais lui, il était un homme grossier, et avec qui il faisait mauvais avoir affaire ; et il était de la race de Caleb.
      4 Or David ouït dire dans le désert, que Nabal tondait ses brebis.
      5 Et il envoya dix de ses gens, et leur dit : Montez en Carmel, et allez-vous-en vers Nabal, et saluez-le en mon nom,
      6 Et lui dites : Autant en puisses-tu faire l'année prochaine en la même saison, et que tu te portes bien, toi, ta maison, et tout ce qui est à toi.
      7 Et maintenant j'ai appris que tu as les tondeurs ; or tes bergers ont été avec nous, et nous ne leur avons fait aucune injure, et rien du leur ne s'est perdu pendant tout le temps qu'ils ont été en Carmel.
      8 Demande le leur, et ils te le diront ; Que ces gens donc soient dans tes bonnes grâces, puisque nous sommes venus en un bon jour. Nous te prions de donner à tes serviteurs, et à David ton fils, ce qui te viendra en main.
      9 Les gens donc de David vinrent, et dirent à Nabal au nom de David toutes ces paroles ; puis ils se tinrent tranquilles.
      10 Et Nabal répondit aux serviteurs de David, et dit : Qui est David, et qui est le fils d'Isaï ? Aujourd'hui est multiplié le nombre des serviteurs qui se débandent d'avec leurs maîtres.
      11 Et prendrais-je mon pain, et mon eau, et la viande que j'ai apprêtée pour mes tondeurs, afin de la donner à des gens que je ne sais d'où ils sont ?
      12 Ainsi les gens de David s'en retournèrent par leur chemin. Ils s'en retournèrent donc, et étant venus ils lui firent leur rapport selon toutes ces paroles-là.
      13 Et David dit à ses gens : Que chacun de vous ceigne son épée ; et ils ceignirent chacun leur épée. David aussi ceignit son épée : et il monta avec David environ quatre cents hommes ; mais deux cents demeurèrent près du bagage.
      14 Or un des serviteurs d'Abigaïl femme de Nabal lui fit rapport, et lui dit : Voici, David a envoyé du désert des messagers pour saluer notre maître, qui les a traités rudement.
      15 Et cependant ces hommes-là nous ont été fort bonnes gens, et nous n'en avons reçu aucun outrage, et rien de ce qui est à nous ne s'est perdu, pendant tout le temps que nous avons été avec eux, quand nous étions aux champs.
      16 Ils nous ont servi de muraille nuit et jour, tout le temps que nous avons été avec eux, paissant les troupeaux.
      17 C'est pourquoi maintenant, avise et prends garde à ce que tu auras à faire ; car le mal est arrêté contre notre maître, et contre toute sa maison ; mais c'est [un homme] si grossier qu'on n'oserait lui parler.
      18 Abigaïl donc se hâta, et prit deux cents pains, et deux outres de vin, et cinq moutons tout prêts, et cinq mesures de grain rôti, et cent paquets de raisins secs, et deux cents cabas de figues sèches, et les mit sur des ânes.
      19 Puis elle dit à ses gens : Passez devant moi, voici, je m'en vais après vous ; et elle n'en déclara rien à Nabal son mari.
      20 Et étant montée sur un âne, comme elle descendait à couvert de la montagne, voici David et ses gens descendant la rencontrèrent, et elle se trouva devant eux.
      21 Or David avait dit : Certainement c'est en vain que j'ai gardé tout ce que celui-ci avait au désert, en sorte qu'il ne s'est rien perdu de tout ce qui était à lui ; car il m'a rendu le mal pour le bien.
      22 Dieu fasse ainsi aux ennemis de David, et ainsi il y ajoute, si d'ici au matin je laisse rien de tout ce qui appartient à [Nabal], depuis l'homme jusqu'à un chien.
      23 Quand donc Abigaïl eut aperçu David, elle se hâta de descendre de dessus son âne, et se jeta sur son visage devant David, et se prosterna en terre.
      24 Elle se jeta donc à ses pieds et lui dit : Que l'iniquité soit sur moi, sur moi, mon Seigneur ; et je te prie que ta servante parle devant toi, et écoute les paroles de ta servante.
      25 Je te supplie que mon Seigneur ne prenne point garde à cet homme de néant, à Nabal, car il est tel que son nom ; il a nom Nabal, et il y a de la folie en lui ; et moi, ta servante, je n'ai point vu les gens que mon Seigneur a envoyés.
      26 Maintenant donc, mon Seigneur, [aussi vrai que] l'Eternel est vivant, et que ton âme vit, l'Eternel t'a empêché d'en venir au sang, et il en a préservé ta main. Or que tes ennemis, et ceux qui cherchent de nuire à mon Seigneur, soient comme Nabal.
      27 Mais maintenant voici un présent que ta servante a apporté à mon Seigneur, afin qu'on le donne aux gens qui sont à la suite de mon Seigneur.
      28 Pardonne, je te prie, le crime de ta servante ; vu que l'Eternel ne manquera point d'établir une maison ferme à mon Seigneur ; car mon Seigneur conduit les batailles de l'Eternel, et il ne s'est trouvé en toi aucun mal pendant toute ta vie.
      29 Que si les hommes se lèvent pour te persécuter, et pour chercher ton âme, l'âme de mon Seigneur sera liée dans le faisseau de la vie par devers l'Eternel ton Dieu ; mais il jettera au loin, [comme] avec une fronde, l'âme de tes ennemis.
      30 Et il arrivera que l'Eternel fera à mon Seigneur selon tout le bien qu'il t'a prédit, et il t'établira Conducteur d'Israël.
      31 Que ceci donc ne soit point en obstacle, ni un sujet de regret dans l'âme de mon Seigneur, d'avoir répandu du sang sans cause, et de s'être vengé lui-même ; [et] quand l'Eternel aura fait du bien à mon Seigneur, tu te souviendras de ta servante.
      32 Alors David dit à Abigaïl : Béni soit l'Eternel le Dieu d'Israël, qui t'a aujourd'hui envoyée au devant de moi.
      33 Et béni soit ton conseil, et bénie sois-tu qui m'as aujourd'hui empêché d'en venir au sang, et qui en as préservé ma main.
      34 Car certainement l'Eternel le Dieu d'Israël qui m'a empêché de te faire du mal, est vivant, que si tu ne te fusses hâtée, et ne fusses venue au devant de moi, il ne fût rien demeuré de reste à Nabal d'ici au matin, soit homme soit bête.
      35 David donc prit de sa main ce qu'elle lui avait apporté, et lui dit : Remonte en paix dans ta maison ; regarde, j'ai écouté ta voix, et je t'ai accordé ta demande.
      36 Puis Abigaïl revint vers Nabal ; et voici, il faisait un festin en sa maison, comme un festin de Roi ; et Nabal avait le coeur joyeux, et était entièrement ivre ; c'est pourquoi elle ne lui dit aucune chose ni petite ni grande de cette affaire, jusqu'au matin.
      37 Il arriva donc au matin, après que Nabal fut désenivré, que sa femme lui déclara [toutes] ces choses, et son coeur s'amortit en lui, de sorte qu'il devint [comme] une pierre.
      38 Or il arriva qu'environ dix jours après l'Eternel frappa Nabal, et il mourut.
      39 Et quand David eut appris que Nabal était mort, il dit : Béni soit l'Eternel qui m'a vengé de l'outrage [que j'avais reçu] de la main de Nabal, et qui a préservé son serviteur de faire du mal, et a fait retomber le mal de Nabal sur sa tête. Puis David envoya des gens pour parler à Abigaïl, afin de la prendre pour sa femme.
      40 Les serviteurs donc de David vinrent vers Abigaïl en Carmel, et lui parlèrent, en disant : David nous a envoyés vers toi, afin de te prendre pour sa femme.
      41 Alors elle se leva, et se prosterna le visage contre terre, et dit : voici, ta servante sera pour servante à laver les pieds des serviteurs de mon Seigneur.
      42 Puis Abigaïl se leva promptement et monta sur un âne, et cinq de ses servantes la suivaient ; et elle s'en alla après les messagers de David, et fut sa femme.
      43 Or David avait pris aussi Ahinoham de Jizréhel, et toutes deux ensemble furent ses femmes.
      44 Car Saül avait donné Mical sa fille femme de David, à Palti, fils de Laïs, qui était de Gallim.
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