Esa√Įe 41

    • 1

      1 √† 7 L'Eternel d√©montre qu'il est Dieu par l'envoi d'un conqu√©rant devant qui les peuples pa√Įens tremblent.

      J√©hova invite les pa√Įens (les √ģles : les peuples √©loign√©s) √† d√©battre avec lui la question de savoir qui, de lui ou de leurs idoles, est Dieu¬†; ils doivent d'abord √©couter quelles preuves il a lui-m√™me √† donner de sa divinit√©, puis, rassemblant leurs forces, se d√©fendre √† leur tour contre lui.

      2

      Il en appelle, pour prouver sa divinit√©, √† l'Ňďuvre qu'il a commenc√© d'accomplir (versets 2 √† 4). Un h√©ros parcourt la terre en vainqueur : quelqu'un des dieux des pa√Įens peut-il se vanter de l'avoir suscit√©¬†? J√©hova seul a pu le faire, car ce h√©ros arrive pour d√©truire les oppresseurs d'Isra√ęl et pr√©parer ainsi sa d√©livrance. Le proph√®te voit, ce conqu√©rant sortir de l'Orient¬†; il sera nomm√© plus tard : c'est le roi des Perses, Cyrus (voir √† 44.28 et 45.1-3).

      La justice rencontre ses pas, se trouve sur sa route, l'accompagne : il accomplit, par ses victoires, les jugements de Dieu (40.4) ; il est comme le grand justicier de l'Eternel.

      4

      Comparez 44.6.

      6

      A la venue de Cyrus, les idol√Ętres √©pouvant√©s cherchent en vain du secours dans les hommes et dans les idoles (verset 7)¬†; ils multiplient celles-ci, afin de s'assurer la faveur des dieux.

      7

      Fabrication d'idoles précipitée et ridicule. Comparez 40.19 ; 44.12.

      8

      8 √† 20 Le proph√®te n'attend pas de voir si les pa√Įens ont quelque chose √† r√©pondre √† ce discours. Il se tourne vers Isra√ęl pour le rassurer¬†; lui n'a rien √† craindre de Cyrus¬†; n'est-ce pas son Dieu m√™me qui l'envoie pour sa d√©livrance¬†?

      L'Eternel accumule les termes de tendresse. Nous rencontrons ici pour la première fois l'expression de serviteur de l'Eternel qui reviendra si souvent dans la suite de cette prophétie. Abraham avait déjà porté ce titre (Genèse 26.24) ; sa race en a hérité. Voir, sur le sens de cette expression, la note 42.1.

      Que j'ai choisi : comparez Deutéronome 7.6 ; 14.2 .

      Mon ami, c'est-√†-dire : qui m'aimait. Ce : qui m'aimait r√©pond au : que j'ai choisi¬†; c'est le c√īt√© humain dans l'√©lection. Abraham est appel√© l'ami de Dieu par Josaphat (2Chroniques 20.7) et par Jacques (Jacques 2.23). C'est son titre constant chez les Arabes¬†; le Coran l'appelle m√™me tout court, l'ami¬†; la ville d'H√©bron o√Ļ il a r√©sid√©, porte par cette raison actuellement le nom de El-Ch√Ęlil : le bien-aim√©.

      9

      Les bouts de la terre... : la lointaine M√©sopotamie o√Ļ Abraham demeurait jusqu'√† sa vocation.

      Je ne t'ai pas rejet√©, c'est-√†-dire m√©pris√© et mis de c√īt√©, comme ta petitesse, puis tes fautes m'en eussent donn√© le droit.

      10

      Citation de Gen√®se 26.24. Ainsi aim√© dans le pass√©, Isra√ęl n'a rien √† redouter de l'avenir.

      14

      Vermisseau de Jacob, c'est-√†-dire : Jacob, qui es semblable √† un ver. Le ver est l'image d'un √™tre humili√©, qu'on foule aux pieds. Tel est Isra√ęl, impuissant et mis√©rable sous le joug des Chald√©ens (21.10¬†; comparez Psaumes 2.7). C'est pourtant ce peuple qui bient√īt dominera sur ses oppresseurs (versets 15 et 16).

      Restes d'Isra√ęl : Isra√ęl n'est plus un peuple¬†; il n'y a plus que des individus dispers√©s parmi les Gentils.

      Ton R√©dempteur. Ce titre est employ√© avec pr√©dilection par l'auteur d'Esa√Įe chapitres 40 √† 66. Il d√©signe celui qui prend en mains la cause d'une personne, son champion, son vengeur (Job 19.25¬†; comparez 35.9, note.

      15

      Montagnes, collines : images des puissants ennemis d'Isra√ęl. Comparez 40.4¬†; Mich√©e 4.11-13.

      17

      L'√©tat de souffrance et d'humiliation dans lequel se trouve Isra√ęl, est pr√©sent√© sous l'image d'un d√©sert que Dieu changera en un lieu bien arros√©. Comparez 29.19.

      18

      18 et 19. Comparez les tableaux semblables 30.25 ; 36.6-7, etc.

      20

      Le monde entier devra reconna√ģtre le doigt de Dieu dans les dispensations extraordinaires dont Isra√ęl sera l'objet (versets 18 et 19).

      21

      21 √† 29 Cette Ňďuvre (l'envoi de Cyrus) est bien celle de Dieu, puisque lui, et lui seul, l'a pr√©dite.

      Dans le morceau du pr√©c√©dent discours analogue √† celui-ci (40.12-26), le proph√®te s'√©tait adress√© √† Isra√ęl, √† ceux qui √©taient tent√©s d'√™tre incr√©dules¬†; dans le passage 41.1-7, aux idol√Ętres¬†; ici, il s'adresse aux idoles elles-m√™mes. Il les invite √† produire la preuve qu'elles sont quelque chose et que J√©hova n'est pas le seul Dieu qui existe.

      Le Roi de Jacob : expression qui ne se trouve qu'ici. Mais comparez l'expression très-usitée : le puissant de Jacob (49.26 ; Genèse 49.21) ; et pour le terme de Roi : 33.22.

      22

      Les idoles auraient deux moyens de prouver leur r√©alit√© : ou bien de pr√©dire maintenant les choses √† venir, ou bien de rappeler des proph√©ties anciennes dont on puisse reconna√ģtre l'accomplissement. Mais elles n'ont jamais rien pr√©dit ni ne le feront jamais. Annoncer l'avenir est le privil√©ge exclusif du vrai Dieu et de ses proph√®tes (Deut√©ronome 18.21-22¬†; J√©r√©mie 28.9).

      23

      Faites du bien ou du mal, c'est à-dire : Si vous ne pouvez prédire, faites n'importe quoi, pour prouver au moins que vous existez ! (Jérémie 10.5).

      24

      Celui qui adore de tels dieux est pour J√©hova, le Dieu vivant, un objet d'abomination (expression appliqu√©e fr√©quemment dans le Deut√©ronome aux pratiques idol√Ętres¬†; Deut√©ronome 12.31¬†; 18.12, etc).

      25

      A cette sommation, les idoles restent muettes (versets 21 à 24). Eh bien, moi, reprend l'Eternel, j'ai suscité Cyrus, et ce qui prouve que c'est bien moi qui accomplis cela, c'est que je l'ai d'avance annoncé, ce que nul de vous n'avait su faire (versets 26 et 27).

      D'après ce verset, Cyrus arrive du septentrion, puis de l'Orient (comparez verset 2). Le prophète ne veut donner qu'une indication générale.

      Cyrus est appel√© celui qui invoque mon nom (de l'Eternel). Nous avons d√©j√† remarqu√© (21.9, note) que les Perses √©taient ennemis des images (H√©rodote, I, 131). En la personne de Cyrus, Dieu donne donc la victoire sur le paganisme grossier √† une religion plus pure et plus rapproch√©e de la religion isra√©lite. Avec lui s'ouvre une nouvelle √®re dans l'histoire¬†; c'est la fin de l'ancien Orient, le commencement d'un monde nouveau. Mais le terme invoquer mon nom exprime quelque chose de plus encore. L'√©dit par lequel Cyrus lib√©ra les Juifs (2Chroniques 36.23¬†; Esdras 1.2-3) nous montre que ce conqu√©rant rendit dans une certaine mesure hommage √† l'Eternel et reconnut sa grandeur (comme l'avaient fait avant lui momentan√©ment ses pr√©d√©cesseurs, N√©bucadnetsar, Darius, Daniel 2.47¬†; 4.34¬†; 6.26). Il mit J√©hova au nombre de ses dieux, et d√©sirait en faisant reb√Ętir son temple s'assurer sa faveur et son secours.

      Comme sur la boue : comparez 10.6.

      26

      Qui : d'entre vous, les idoles ?

      D√®s le commencement, bien √† l'avance. Esa√Įe se place par la pens√©e au moment o√Ļ ses propres proph√©ties, celle-ci m√™me, par exemple, se r√©aliseront, c'est-√†-dire o√Ļ Cyrus para√ģtra¬†; et il en appelle, pour prouver la divinit√© de J√©hova, qui l'inspire, √† la pr√©diction qu'il a faite longtemps √† l'avance de l'apparition de ce conqu√©rant. Si ce n'est pas Esa√Įe, mais un proph√®te du temps de l'exil, qui a √©crit ceci, il faut voir dans ces paroles une allusion aux proph√©ties plus anciennes annon√ßant la d√©livrance de la captivit√© (comme Esa√Įe 11.11¬†; Mich√©e 4.10¬†; J√©r√©mie 25.12-14¬†; 29.10-14, etc.).

      27

      Les bonnes nouvelles sont avant tout celle de la libération et du retour des exilés : Les voici !

      Le messager, ce sont les prophètes qui, à la fin de l'exil, se lèveront pour proclamer le salut (40.9).

      28

      Le proph√®te formule, en terminant, le r√©sultat de tout ce d√©bat : les idol√Ętres ont eu la bouche ferm√©e, le n√©ant de leurs dieux a √©t√© d√©montr√©.

      Personne... : parmi les idol√Ętres qu'Esa√Įe avait interpell√©s (verset 1).

      Un conseiller, c'est-√†-dire un homme capable de faire conna√ģtre l'avenir (Nombres 24.14).

      29

      Leurs Ňďuvres : les idoles qu'ils se sont fabriqu√©es (verset 7).

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