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Genèse 32

    • 1

      1 et 2 Rencontre avec les anges

      Des anges de Dieu le rencontr√®rent Ils lui √©taient apparus √† B√©thel pour l'encourager au moment o√Ļ, fuyant la col√®re de son fr√®re, il sortait du pays de Canaan. Ils se pr√©sentent de nouveau √† lui au moment o√Ļ il rentre en Canaan, comme pour le prot√©ger contre le ressentiment de son fr√®re. C'est pourquoi ils forment un camp. Jacob les voit non plus en songe, comme au chapitre 28, mais en √©tat de veille, comme Elis√©e √† Dothan (2Rois 6.17).

      2

      Mahana√Įm : deux camps, le camp de Jacob et celui des anges. Cette localit√©, qui a jou√© un grand r√īle au temps de David et de Salomon (2Samuel 11.8¬†; 17.24¬†; 1Rois 4.14), devait √™tre √† peu pr√®s √† √©gale distance du Jourdain, du Jabbok et du Jarmuk.

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      3 √† 23 Pr√©paratifs de la rencontre avec Esa√ľ

      Au pays de S√©ir. Voir 14.6, note. Esa√ľ avait donc d√©j√† quitt√© son p√®re et avait choisi ce pays, pr√©parant ainsi l'accomplissement de la proph√©tie d'Isaac (27.39-40). Sur le rapport de ce passage avec 36.6-8, voir √† ces versets.

      4

      Mon seigneur..., ton serviteur. Jacob cherche √† effacer, √† force de t√©moignages respectueux, l'impression p√©nible que devait √©prouver Esa√ľ en se rappelant la sup√©riorit√© attribu√©e par la b√©n√©diction paternelle √† son fr√®re cadet.

      5

      Jacob ne veut pas seulement donner de ses nouvelles √† Esa√ľ¬†; il veut lui faire comprendre qu'il ne lui demandera rien et qu'en particulier il peut lui laisser l'h√©ritage paternel que celui-ci lui avait vendu.

      Trouver gr√Ęce : obtenir un bon accueil.

      6

      Il vient √† ta rencontre. Esa√ľ s'√©tait mis en route imm√©diatement apr√®s avoir re√ßu le message de Jacob.

      Il a quatre cents hommes avec lui. Une pareille troupe indique une expédition guerrière ; il n'est que trop à craindre que Jacob et ses richesses en soient le but.

      7

      7 et 8 Jacob ne se sent pas en état de lutter contre une pareille force armée. Il a d'abord recours aux moyens humains que lui dicte son habileté naturelle. Le premier est indiqué ici ; le second le sera versets 13 à 21.

      Il partagea... Il partage ses troupeaux et ses serviteurs en deux bandes. Quant à sa famille, il la garde auprès de lui (33.2).

      Mais ces mesures de prudence sont inutiles si Dieu n'y met la main. Aussi a-t-il recours à la prière (versets 9 à 12).

      9

      Les raisons pour lesquelles il ose s'approcher de Dieu : c'est le Dieu de sa famille, et c'est lui qui, en lui ordonnant de revenir, l'a mis dans la position critique o√Ļ il se trouve.

      10

      Actions de gr√Ęces √† Dieu pour ses bienfaits pass√©s

      11

      Supplication proprement dite

      12

      Fondement de sa confiance pour l'avenir, les promesses divines

      13

      13 à 21 Seconde mesure de Jacob

      Il prit. le lendemain.

      14

      14 et 15 Il fait un gros sacrifice en pr√©levant en quelque sorte une d√ģme pour Esa√ľ sur les cinq esp√®ces d'animaux qui forment sa richesse. Le pr√©sent tout entier s'√©l√®ve √† 580 t√™tes de b√©tail. Il est curieux de remarquer que la proportion entre les m√Ęles et les femelles est justement celle que recommande l'auteur romain Varron dans son ouvrage De re rustic√Ę.

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      Laissez une distance : pour que cette succession de troupeaux et de messages agisse d'une mani√®re plus efficace sur Esa√ľ.

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      Qui va devant toi : le berger marche derrière son troupeau.

      20

      Je l'apaiserai, litt√©ralement : je couvrirai sa face, expression technique dans la loi pour d√©signer l'expiation. Quand Esa√ľ regardera vers Jacob, il verra non plus ses tromperies pass√©es, mais son offrande.

      Me fera bon accueil, litt√©ralement : √©l√®vera ma face. Un suppliant qui para√ģt devant un sup√©rieur ne rel√®ve la t√™te que quand sa demande lui est accord√©e. Voir 4.7, note.

      21

      Tandis que le présent s'en va, lui demeure avec celle des deux bandes avec laquelle se trouve sa famille.

      Cette nuit-l√† : la nuit qui suivit celle indiqu√©e au verset 13. Il a pass√© la journ√©e √† pr√©parer les pr√©sents destin√©s √† Esa√ľ.

      22

      22 et 23 Tourment√© par l'inqui√©tude, il fait passer le Jabbok √† tout son monde, sans doute avec l'ordre donn√© aux deux bandes de se s√©parer au-del√† du torrent, en se dirigeant chacune d'un c√īt√© diff√©rent.

      Gu√© du Jabbok. Le Jabbok pr√©sente deux gu√©s, l'un dans son cours sup√©rieur, sur la route des caravanes de Syrie¬†; l'autre √† l'endroit o√Ļ il sort d'une gorge profonde pour entrer dans la plaine. C'est probablement de ce dernier que profite Jacob.

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      24 à 32 Lutte de Jacob avec Dieu

      Jacob a maintenant fait tout ce qui √©tait en son pouvoir pour se mettre √† l'abri du danger qui le menace. Il a pr√©par√© son fr√®re par un message plein de soumission¬†; il a cherch√© √† amollir son cŇďur par une s√©rie d'offrandes qui sont des hommages¬†; il a divis√© ses troupeaux et ses serviteurs en deux parts, dont l'une au moins a chance d'√©chapper¬†; il a m√™me pri√©.

      Et pourtant l'angoisse √©treint encore son cŇďur¬†; la pens√©e du massacre qui le menace, lui et les siens, ne le quitte point. Il a tout fait, et cependant il sent que rien n'est fait tant qu'il n'est pas certain d'avoir Dieu pour lui. Rest√© seul dans l'obscurit√© de la nuit, il cherche la face de Celui dont le secours lui est indispensable.

      Mais voici qu'√† ce moment un inconnu se trouve devant lui, et au lieu d'un alli√©, c'est un adversaire. La suite seulement montre √† Jacob lui-m√™me √† qui il a affaire. Cette apparition divine est du m√™me genre que celle qui est racont√©e Josu√© 5.13-6.5 o√Ļ l'Eternel se pr√©sente √† Josu√© sous la forme d'un homme tenant une √©p√©e nue en sa main.

      Lutta avec lui. Le mot très rare employé ici (jéabek) est choisi pour établir un rapprochement entre ce fait et le nom du torrent au bord duquel il a lieu, le Jabbok.

      On pourrait supposer qu'il s'agit ici d'une simple vision, et non d'une apparition réelle ; mais le verset 31, qui nous montre l'effet physique de cette lutte sur Jacob, ne permet pas cette interprétation purement spirituelle. Mais d'autre part, une lutte purement corporelle n'aurait pu amener chez Jacob le renouvellement moral profond qu'indique le changement de son nom (verset 28).

      Il faut donc admettre qu'il s'agit d'une lutte essentiellement morale, mais accompagn√©e d'une lutte corporelle, symbole de la premi√®re et qui lui donnait, pour la conscience du patriarche, toute l'intensit√© d'une compl√®te r√©alit√©. Ce moment dans la vie de Jacob ressemble √† la lutte de Geths√©man√©, o√Ļ l'agonie de J√©sus √©clate jusque dans sa nature physique.

      Il y avait deux hommes en Jacob : d'un c√īt√©, le croyant, objet des promesses divines¬†; de l'autre, l'homme naturel, rus√© et trompeur. Dieu, tout en voulant sauver et b√©nir le premier, voulait faire p√©rir le second. De cette lutte terrible devait sortir un Jacob purifi√©, un Isra√ęl, ne connaissant plus d'autre force que celle de Dieu.

      Le r√©cit sacr√© avait racont√© les fautes de Jacob sans les signaler comme telles, si ce n'est pourtant par les cons√©quences douloureuses qu'elles avaient entra√ģn√©es. Mais maintenant le jugement de Dieu p√©n√®tre enfin jusque tout au fond. A la conscience de Jacob se rappellent ces vieilles fautes qui l'ont forc√© √† fuir la maison paternelle et la Terre promise dans laquelle il rentre en ce moment. Ces p√©ch√©s lui paraissaient oubli√©s¬†; ils se dressent maintenant devant lui dans toute leur horreur : son √©go√Įsme et sa duret√© envers son fr√®re¬†; sa l√Ęche tromperie envers son vieux p√®re aveugle.

      Sans doute il peut en appeler aux directions de sa m√®re, √† la n√©cessit√© o√Ļ il se trouvait de ne pas laisser √©chouer les promesses divines. Mais l'inconnu, dont les bras nerveux le tiennent embrass√© et cherchent √† le terrasser, r√©duit √† n√©ant l'une apr√®s l'autre toutes ses excuses. Enfin il lui fait comprendre tout ce que sa conduite chez Laban a eu de vil et comment elle l'a rendu indigne d'√™tre plus longtemps le d√©positaire des promesses d'un Dieu saint.

      Et voil√† √† quoi ont abouti toutes ses tromperies : √† l'amener √† ce moment terrible o√Ļ il se voit livr√© √† l'√©p√©e d'un fr√®re justement courrouc√©, vis-√†-vis duquel aucune r√©sistance n'est possible, et o√Ļ il ne peut se reposer sur Dieu, dont il a perdu l'appui.

      Ainsi se passent les heures de cette longue nuit, sans que l'un des deux adversaires renonce à défendre sa cause.

      25

      Le jour commence à luire ; cette lutte doit finir ; Jacob doit aller au-devant de son sort. A ce moment, l'inconnu frappe un coup décisif, tellement que Jacob ne peut plus se soutenir sur ses pieds et qu'il est obligé, pour ne pas tomber, de se jeter au cou de son adversaire en faisant de la force de celui-ci la sienne.

      C'est le moment o√Ļ la r√©sistance morale de Jacob est bris√©e, o√Ļ, par une manifestation irr√©sistible de sa saintet√©, Dieu an√©antit en lui tout espoir de d√©fendre sa cause, et o√Ļ il ne lui reste pins qu'√† se jeter √† discr√©tion entre les bras de Celui avec lequel il a opini√Ętrement lutt√©. C'est ici le moment signal√© par le proph√®te Os√©e quand, rappelant cette lutte myst√©rieuse (12.4-5), il dit du patriarche :
      Il eut le dessus en pleurant et demandant gr√Ęce.

      Jacob passe condamnation, se reconna√ģt indigne de la d√©livrance dont il a besoin pour ce jour m√™me, mais par un appel d√©sesp√©r√©, √† la mis√©ricorde de son Dieu, il n'en r√©clame pas moins pardon et salut.

      26

      Mystère plus grand que tout ce qui précède ! Ce n'est plus Jacob qui prie, c'est son adversaire lui-même. Il ne peut en quelque sorte se dégager des bras de ce suppliant désespéré, auquel il s'est lui-même livré en s'approchant de lui comme il l'a fait.

      Jacob use du pouvoir qui lui a √©t√© accord√© de serrer dans ses bras un pareil √™tre, et prononce cette parole, qui serait le comble de la folie de la part d'un homme, si elle n'√©tait le supr√™me h√©ro√Įsme de la foi : Je ne te laisserai point aller¬†!

      Ce moment rappelle celui o√Ļ dans le r√©cit √©vang√©lique, la femme canan√©enne, s'agenouillant aux pieds de J√©sus, lui barre le chemin en lui disant en quelque sorte : Passe sur moi, ou exauce-moi¬†!

      Que tu ne m'aies béni.- Voilà ce qu'il lui faut désormais, pour cette journée en particulier ; c'est de cette bénédiction que tout dépend. Il le comprend maintenant. Cela montre le changement radical qui vient de se produire en lui.

      27

      Quel est ton nom¬†? Pour le b√©nir, l'inconnu doit le d√©signer par son nom. Mais ne le conna√ģt-il pas¬†? Pourquoi donc le lui demander¬†? C'est que le nom de Jacob (supplanteur) est l'expression du caract√®re naturel de celui qui le porte. Le prononcer, ce sera de sa part avouer son indignit√©, sa souillure. En se nommant le supplanteur, il r√©sumera √† sa honte sa vie pass√©e. Et c'est √† ce retour humiliant sur son pass√© que se rattachera la promesse du renouvellement qui doit caract√©riser son avenir.

      28

      Isra√ęl. Ce nom peut signifier Dieu combat, comme Samuel signifie Dieu exauce, ou Daniel, Dieu juge. Mais l'explication qui suit conduit plut√īt au sens : Celui qui combat Dieu, qui lutte avec lui.

      Cependant le premier sens est renfermé dans le second ; car pour que l'homme puisse lutter avec Dieu, il faut que Dieu condescende à s'approcher de lui, à se mettre à sa portée, à combattre lui-même avec l'homme.

      Avec Dieu et les hommes, litt√©ralement : avec Dieu et hommes. Esa√ľ et tous les ennemis qui pourraient se pr√©senter sont d'avance vaincus, du moment o√Ļ Dieu lui-m√™me s'est rendu.
      L'Eternel est pour moi que me ferait l'homme ?
      Psaumes 118.6
      Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
      Romains 8.34

      Béni de Dieu, Jacob peut marcher tranquillement à la rencontre de son frère et de tous ses ennemis à venir.

      29

      Enhardi par cette déclaration, Jacob ose demander à celui qu'il tient encore embrassé quel est son nom. Il sait bien maintenant à qui il a affaire ; cette fin du récit le montre clairement. Pourquoi donc cette question ? Comme il a été béni par son nom, il veut remercier aussi son interlocuteur par son nom. Et ce nom lui révélera le mystère suprême, l'essence de cet. être qu'il presse dans ses bras comme un homme et qu'il sait être Dieu lui-même.

      La question reste sans réponse Jacob doit demeurer sous l'impression du mystère qui plane sur toute cette scène. Le moment n'est pas encore venu de donner aux hommes la pleine révélation qui nous est accordée dans la connaissance de l'Homme-Dieu.
      Comparez un refus semblable Juges 13.18.

      Il le bénit là. A la notion du lieu s'unit dans cette expression celle du temps : on pourrait presque dire : Il le bénit sur-le-champ. C'était le résultat voulu de cette lutte. Ce n'était pas pour le faire périr, mais pour le purifier et le sauver que Dieu s'était approché de lui en ennemi.

      30

      P√©niel, ou P√©nuel (verset 31), face de Dieu. Ce nom de P√©nuel se retrouve dans Juges 8.8, o√Ļ il d√©signe une localit√© situ√©e dans cette m√™me contr√©e.

      Ma vie a été épargnée. C'était un principe établi, qu'on ne pouvait voir Dieu et vivre (Exode 23.20). Jacob célèbre l'exception faite en sa faveur.

      31

      Il vit le soleil se lever, litt√©ralement : le soleil se leva pour lui. Cette expression est remarquable. Le soleil se leva pour toute la nature, mais il y avait comme un rapport particulier entre ce soleil radieux qui √©clairait sa route apr√®s l'obscurit√© de la nuit, et le soleil de la gr√Ęce, qui brillait dans son cŇďur apr√®s cette nuit de sombre agonie. Comparez une relation analogue Jean 13.30

      Il boitait. Jacob avait √©t√© jusque-l√† un homme d'une force extraordinaire (29.10¬†; 31.40). Maintenant le voil√† estropi√©¬†! Il doit conserver en son corps la marque ineffa√ßable de la crise d'an√©antissement par laquelle il vient de passer, afin d'en garder toujours le souvenir dans son cŇďur. Les natures fortes, comme celles de saint Paul et de Luther, une fois bris√©es, demeurent bris√©es.

      32

      Le grand nerf : le nerf sciatique (nervus ischiadicus). Ce nerf, le plus gros et le plus long de tout le corps, part de la colonne vert√©brale et va jusqu'√† la cheville du pied en passant par l'embo√ģture de la hanche, o√Ļ il est particuli√®rement gros. On comprend qu'en paralysant ce nerf, l'adversaire de Jacob l'ait r√©duit √† l'impuissance.

      La coutume ici mentionnée n'est rappelée nulle part dans la loi, et pourtant elle a été observée dans tous les temps au sein du peuple juif. Le Talmud en fait même une prescription à laquelle les Juifs d'aujourd'hui se conforment encore.

      Cette lutte avec Dieu est le moment le plus important de la vie de Jacob. Abraham, Isaac et Jacob ont eu chacun dans leur vie un moment d√©cisif, o√Ļ le trait essentiel de leur nature, celui qui leur donnait √† chacun son caract√®re respectif, s'est affirm√© dans toute sa force.

      Ce moment a √©t√© pour Abraham celui o√Ļ il a sacrifi√© son fils sur Morija (chapitre 12), couronnant ainsi par un acte de foi sublime une vie toute de foi soumise et ob√©issante.

      Pour Isaac, ce moment caract√©ristique est, marqu√© par la triste sc√®ne de la b√©n√©diction de ses fils (chapitre 27). Nature faible, d√©pourvue de toute √©nergie, et n'appr√©ciant rien tant que le bien-√™tre mat√©riel, tel nous appara√ģt Isaac dans cette histoire, comme dans tout ce qui nous est connu de lui.

      Jacob enfin se montre √† nous dans la sc√®ne de P√©niel comme une nature complexe, qui a d√Ľ passer par une crise profonde pour arriver √† la vraie foi. Jusqu'au moment o√Ļ il est bris√© √† P√©niel, il a foi aux promesses divines, mais il s'imagine qu'il doit se les approprier par tous les moyens, m√™me les moins louables, qui sont en son pouvoir. Mais d√®s le moment o√Ļ, dans cette lutte m√©morable, Dieu l'a r√©duit √† l'impuissance, il comprend que la foi consiste non seulement √† croire aux promesses, mais aussi √† en attendre de Dieu seul la r√©alisation.

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