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Genèse 37

    • 1

      Le récit revient à Jacob et à la ligne directe de l'histoire patriarcale.

      Dans le pays o√Ļ... On pourrait traduire aussi : dans la contr√©e : la partie du pays de Canaan o√Ļ son p√®re avait s√©journ√©.

      2

      2 à 4 Jalousie des frères de Joseph

      Voici la postérité de Jacob. Ces mots sont le titre de toute la dernière partie du livre, jusqu'au chapitre 50.

      Jeune gar√ßon. Les plus jeunes des fils de L√©a se tenaient sans doute avec leurs a√ģn√©s¬†; Joseph avait donc pour compagnons les fils des deux servantes, qui √©taient plus rapproch√©s de son √Ęge.

      De mauvais rapports. Ce n'étaient pas les rapports qui étaient mauvais, mais les actes qu'ils racontaient. On a traduit aussi : les mauvais bruits qui couraient sur leur compte ; ou : les mauvais propos qu'ils tenaient.

      3

      Isra√ęl. Depuis la sc√®ne de la lutte avec l'ange, l'auteur emploie indiff√©remment les deux noms du patriarche.

      C'était un fils de sa vieillesse. D'après le chapitre 30, Joseph était le contemporain des derniers des fils de Léa, ce qui fait que plusieurs ont entendu cette expression dans ce sens : un fils de prédilection, comme le sont les enfants qu'on a dans sa vieillesse.

      Mais dans ce cas, la fin du verset ne serait qu'une r√©p√©tition oiseuse du commencement. Il para√ģt donc plus naturel de l'entendre dans le sens de fils cadet, Benjamin √©tant encore trop jeune pour √™tre mis sur le m√™me rang que ses fr√®res.

      Robe longue. Robe descendant jusqu'à la cheville du pied et pourvue de manches. C'était un vêtement de luxe (comparez 2Samuel 13.18). L'habit de travail était plus court et sans manches. La traduction ordinaire, robe bigarrée, repose sur une erreur des LXX et de la Vulgate.

      En donnant √† Joseph ce v√™tement, Jacob le distinguait comme fils a√ģn√© de la femme pr√©f√©r√©e.

      5

      5 à 11 Deux songes de Joseph

      5 √† 8 Il r√©sulte de ce r√©cit que la famille patriarcale, suivant l'exemple d'Isaac (26.12), s'occupait aussi d'agriculture √† c√īt√© de la vie nomade.

      Il le raconta √† ses fr√®res. Joseph montre un grand empressement √† rapporter √† ses fr√®res, puis √† ses fr√®res et √† son p√®re, ces songes qui devaient les humilier et les irriter. Il para√ģt c√©der ici √† un mouvement de vanit√©¬†; c'est le seul trait d√©favorable que nous connaissions de l'histoire de Joseph, et il devra l'expier durement.

      9

      Le soleil, la lune et onze étoiles. Toute la famille, père, mère, enfants. Et pourtant Rachel était morte depuis un certain temps (35.19). Mais l'élément maternel était encore représenté par trois femmes dans la famille.

      11

      Son père retint la chose. Il vit dans ces songes une révélation d'en-haut. Comparez Luc 2.19.

      12

      12 à 24 Joseph jeté dans un puits

      A Sichem. On se demande comment ils osaient y retourner après leur trahison du chapitre 34. Mais nous avons vu que cette scène était probablement racontée par anticipation.

      14

      Vallée d'Hébron. Voir 13.18, note. Après la mort de son père, Jacob, suivant la tradition de la famille, s'était établi dans cette localité.

      17

      Dothan ou Dotha√Įn : les deux puits. Cette localit√© √©tait situ√©e √† environ sept heures au nord de Sichem, √† l'entr√©e de la grande vall√©e de Jizr√©el. C'√©tait une plaine fertile o√Ļ les bergers devaient trouver des p√Ęturages forts abondants. La grande route des caravanes qui font le commerce entre la Syrie et l'Egypte passe encore maintenant par l√† (comparez verset 25). Une colline couverte de ruines qui se trouve en cet endroit, et au pied de laquelle sont des puits le plus souvent sans eau, porte encore aujourd'hui le nom de Tell-Doth√Ęn.

      20
      21

      Ruben. Comme a√ģn√©, il se sent une responsabilit√© plus grande, mais il choisit pour emp√™cher le crime un moyen d√©tourn√©.

      Ne le frappons pas à mort. Pour le moment, Ruben ne cherche à obtenir qu'une chose, c'est qu'on le descende vivant dans le puits.

      24

      Le passage 42.21 fait comprendre qu'il se passa ici une scène déchirante, sur laquelle l'auteur se tait.

      Ces citernes √©tant plus larges au fond qu'√† l'orifice, les fr√®res de Joseph pouvaient √™tre s√Ľrs qu'il ne s'√©chapperait pas. Sur cet usage des citernes comme prisons, comparez J√©r√©mie 23.6¬†; Lamentations 3.53.

      25

      25 à 30 Joseph vendu

      Ils s'assirent pour manger. Calme effrayant après un pareil crime.

      Caravane d'Ismaélites. Habitant le désert de Syrie, les Ismaélites étaient tout désignés par la position géographique et la stérilité de leur pays pour faire le commerce entre l'Asie occidentale et l'Egypte.

      Galaad ; la contrée située à l'est du Jourdain. Comparez 21.25, note.

      Astragale, baume, ladanum. Ces produits sont la résine d'arbres ou d'arbrisseaux abondant tous trois en Palestine, en Syrie et en Arabie. L'astragale (astragalus gummifer), appelé aussi tragacanthe, est un arbrisseau épineux d'un mètre environ. Le second arbre (pistacia lentiscus ou mastix), qui fournit le fameux baume de Galaad, atteint une hauteur de quinze mètres. Le ladanum enfin (ne pas confondre avec laudanum) provient d'un buisson de un à trois mètres de hauteur, le cistus creticus, qui porte de jolies fleurs jaunes ou blanches.

      Ces résines odoriférantes étaient employées en grande quantité par les Egyptiens pour l'embaumement des corps, pour les encensements à faire aux dieux, pour la purification de l'air et la préparation des couleurs. C'est un fait intéressant, que les noms des deux premiers de ces parfums ont été retrouvés sur les murs du laboratoire d'un temple égyptien ; l'astragale y est appelé nekpat (hébreu nehoth, arabe nakoath) ; le baume, tara (hébreu tsori) ; tous deux entraient dans la composition du fameux parfum appelé kyphi. Quant au ladanum (hébreu lot, arabe ladan, assyrien ladounou), son nom n'a pas été retrouvé en Egypte, mais on l'a reconnu en grande quantité dans les momies.

      Qu'ils allaient porter en Egypte. Aujourd'hui encore, des caravanes composées de ces mêmes habitants du désert transportent de la même manière ces mêmes produits en Egypte.

      26

      Juda, en faisant cette proposition, visait au même but que Ruben, dont il ignorait le projet : sauver la vie de Joseph. Mais il semble bien que l'amour du gain soit l'un de ses mobiles.

      28

      Marchands madianites. Ces marchands sont appel√©s dans ce m√™me verset et ailleurs Isma√©lites. On a pens√© que les chameliers appartenaient √† l'une des tribus et les marchands √† l'autre. Mais les marchands, ceux qui vendent Joseph, sont appel√©s indiff√©remment Madianites et Isma√©lites (comparez 37.36 avec 29.1). Il faut donc admettre soit que le d√©but du verset 28 et le verset 36 appartiennent √† un autre document, soit que le mot Isma√©lites d√©signe d'une mani√®re g√©n√©rale tous les habitants du d√©sert, parmi lesquels √©taient les Madianites. Cette seconde explication est confirm√©e par Juges 8.24 o√Ļ il est dit des Madianites qu'ils √©taient Isma√©lites.

      Vingt pièces d'argent, probablement sicles. Ce fut plus tard, d'après la loi, le prix d'un esclave de cinq à vingt ans (Lévitique 17.5).

      L'emmenèrent en Egypte. Les anciens papyrus et les monuments nous montrent que, dès la plus haute antiquité, on avait des foules d'esclaves en Egypte et que les plus appréciés étaient ceux du pays de Canaan et des contrées voisines. Le mot qui servait à désigner les esclaves au temps de Ramsès II était même un mot sémitique, abata, en hébreu ébed, serviteur. Le commerce, d'esclaves se fait encore aujourd'hui de la même manière dans ces contrées.

      29

      Ruben avait probablement quitt√© ses fr√®res d√®s le moment o√Ļ l'on avait descendu Joseph dans la fosse¬†; il ne savait, par cons√©quent, rien de ce qui venait de se passer.

      30

      Moi, o√Ļ irai-je¬†? Comme a√ģn√©, il n'ose repara√ģtre devant Jacob sans son fr√®re.

      31

      31 à 35 Les fils de Jacob trompent leur père

      32

      Ils laissent leur père tirer lui-même la conclusion du fait prétendu.

      34

      D√©chira ses v√™tements. Symbole du d√©chirement du cŇďur. Cet acte devint plus tard un signe de convention dans les deuils, et les Juifs se born√®rent √† d√©chirer leur robe sur la poitrine, sur une longueur d'environ dix centim√®tres.

      Mit un sac sur ses reins. Un vêtement fait du même tissu rude que les sacs, c'est-à-dire de poil de chèvre ou de chameau. C'était le vêtement de deuil ordinaire.

      35

      Tous ses fils... C'est le comble de la fourberie.

      Toutes ses filles. Il en a donc eu d'autres que Dina (comparez 30.21, note), à moins que ce ne soient des belles-filles.

      Je descendrai en menant deuil. Il veut mener deuil jusqu'à sa mort.

      Au s√©pulcre : en h√©breu sch√©ol, le s√©jour des morts. Voir Esa√Įe 5.14, note. Il r√©sulte de notre passage que le sch√©ol, o√Ļ va l'√Ęme s√©par√©e du corps, ne doit pas √™tre confondu avec le tombeau¬†; le corps de Joseph, en effet, qui a √©t√© d√©chir√©, semble-t-il, par une b√™te f√©roce, ne sera jamais d√©pos√© dans le tombeau de sa famille. Comparez 15.15, note.

      36

      Madianites ; hébreu : Medanim, les fils de Médan, frère de Madian. Les deux familles s'étaient probablement fondues en une seule. Comparez 25.2, note.

      Le vendirent. Voilà Joseph esclave ; c'est absolument l'opposé de ses songes, et c'est cependant ce qui conduira à leur réalisation.

      Potiphar, dans les LXX : Pétéphrès ; en égyptien, ce serait Pétiphra, c'est-à-dire : consacré à Phra, ou Ra, le dieu du soleil, qu'on adorait surtout à On, ou Héliopolis (comparez 41.45). On a retrouvé sur les monuments les noms analogues de Pétisis : consacré à Isis, et de Pétammon : consacré à Ammon.

      Officier de Pharaon, littéralement : eunuque (saris). Il est probable que ce terme, employé encore dans la suite pour désigner le chef des échansons et le chef des panetiers, avait perdu dans l'usage son sens primitif et était devenu synonyme d'officier de la cour.

      Chef des gardes ; proprement chef des exécuteurs, de ceux qui étaient chargés d'exécuter toutes les sentences du roi et des tribunaux. On l'appellerait en langage moderne : ministre de la justice et de la police.

      Comme tel, il avait la surveillance de la prison d'Etat (40.3). Dans les inscriptions égyptiennes, un dignitaire semblable est appelé : les deux yeux du roi de la Haute-Egypte, les deux oreilles du roi de la Basse-Egypte. Nous savons par les monuments égyptiens que, dès les temps les plus reculés, la police était très bien organisée en Egypte et comptait un grand nombre de fonctionnaires de tous les degrés.

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