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GenĂšse 4.25

Adam et sa femme eurent encore un fils. Ève l’appela Seth ; elle disait en effet : « Dieu m’a accordĂ© un autre fils pour remplacer Abel, que CaĂŻn a tuĂ©. »
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      GenĂšse 4

      1

      La naissance, le travail et la vie spirituelle de CaĂŻn et d'Abel. (GenĂšse 4:1-7)
      Caïn tue Abel, la malédiction de Caïn. (GenÚse 4:8-15)
      La conduite de CaĂŻn, sa famille. (GenĂšse 4:16-18)
      Lémec et ses femmes, L'habileté des descendants de Caïn. (GenÚse 4:19-24)
      La naissance d'un autre fils et petit fils d'Adam. (GenĂšse 4:25,26)

      Quand CaĂŻn est nĂ©, Ève a dit : « J'ai acquis un homme avec l'Eternel ». Elle pensa peut ĂȘtre que cette naissance reprĂ©sentait la semence promise ce qui aurait pu vraiment la dĂ©sappointer. Abel signifie « vanité ». Quand elle a pensĂ© avoir la semence promise avec CaĂŻn, dont le nom signifie « possession », l'arrivĂ©e de ce deuxiĂšme fils lui a donnĂ© des pensĂ©es vaniteuses. Notez bien que chacun de ses fils avait sa vocation. C'est la volontĂ© de Dieu que chacun, ici bas, ait une tĂąche Ă  accomplir. Les parents devraient enseigner Ă  leurs enfants cette notion du travail. « Donnez-leur une bible et une vocation » disait un certain Mr. Dod, et Dieu sera avec eux. On peut croire que Dieu, aprĂšs la chute, ait commandĂ© Ă  Adam de faire couler le sang des animaux innocents et qu'aprĂšs leur mort, de brĂ»ler ce qui restait de leur corps. Une telle punition Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©figurĂ©e, Ă  savoir que les pĂ©cheurs mĂ©ritent de subir la mort physique et la colĂšre divine, bien reprĂ©sentĂ©es par l'image des souffrances de Christ. Il faut remarquer que l'adoration divine n'Ă©tait pas quelque chose de nouveau. Cela existait dĂšs les temps anciens et c'Ă©tait une excellente pratique, Jer 6:16. Les offrandes de CaĂŻn et d'Abel Ă©taient fort diffĂ©rentes. CaĂŻn a montrĂ© qu'il avait un cƓur fier et incrĂ©dule, ce qui a fait rejeter son offrande. Abel s'est approchĂ© de son Dieu, en tant que pĂ©cheur, avec un sacrifice rempli d'humilitĂ©, de sincĂ©ritĂ© et d'obĂ©issance.

      Ayant ainsi recherchĂ© le bĂ©nĂ©fice de la GrĂące, au travers de la Semence promise, son sacrifice a Ă©tĂ© tel que Dieu l'a acceptĂ©. Abel a offert ce sacrifice par la foi, Ă  l'inverse de CaĂŻn, Heb 11:4. Il s'est trouvĂ© de tout temps deux sortes d'adorateurs, tels CaĂŻn et Abel ; d'une part, il y a ceux, qui comme CaĂŻn sont fiers et mĂ©prisent les mĂ©thodes indiquĂ©es par l'Évangile et tentent de plaire Ă  Dieu en suivant leur propre imagination ; d'autre part, on trouve d'humbles croyants, suivant de prĂšs le chemin divin qui leur a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©. CaĂŻn a cĂ©dĂ© Ă  sa colĂšre envers Abel. Il a Ă©tĂ© animĂ© d'un mauvais esprit, Ă  savoir le mĂ©contentement et la rĂ©bellion contre Dieu.

      Celui-ci constate avec tristesse les passions qui sont inhérentes à nos péchés. Il n'y a aucune colÚre, envie ou convoitise qui ne puisse échapper à Sa vue.

      Le Seigneur n'a pu, hélas, que constater la rébellion de l'homme ; ce dernier aurait pu revenir dans le droit chemin tout en étant bien accepté par Dieu. Certains interprÚtent cela comme une invitation à s'approcher du trÎne de la grùce. « Certainement, si tu agis bien, tu relÚveras ton visage ; et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui ».

      Le mot « péché » signifie à la fois péché, mais aussi, sacrifice pour le péché. « Quoi que tu n'aies pas pratiqué le bien, ne désespÚre pas ; le remÚde est à la portée de ta main ».

      Christ s'étant volontairement offert pour nos péchés, se tient à la porte, Apocalypse 3:20. Et ceux qui n'ouvrent pas la porte pour pouvoir bénéficier de l'offre de rédemption du péché, ne méritent que la mort. Le fait que Dieu ait accepté l'offrande d'Abel n'a changé en rien le droit d'aßnesse de Caïn. Pourquoi Caïn s'est-il donc mis tant en colÚre ? Le péché avive les discordes et les vanités, il ne peut que fausser l'impartialité de nos jugements.

      8 La malice du cƓur finit par pousser au meurtre. CaĂŻn a attaquĂ© Abel, son propre frĂšre, le fils de sa mĂšre, celui qu'il aurait dĂ» aimer, ce jeune frĂšre, qui lui, ne lui avait jamais fait de mal. Un des rĂŽles de CaĂŻn Ă©tait de protĂ©ger Abel. Quelle fatalitĂ©, le pĂ©chĂ© de nos premiers parents a pu entraĂźner et quelle colĂšre se trouvait alors dans les cƓurs ! Observez l'orgueil et l'incrĂ©dulitĂ© de CaĂŻn. Il nia son crime, comme s'il pouvait le dissimuler devant Dieu. Il tenta de couvrir un meurtre dĂ©libĂ©rĂ©, par un mensonge. Le meurtre est un pĂ©chĂ© que l'on ne peut cacher. Le sang appelle le sang ; le sang de la victime crie aprĂšs celui du meurtrier.

      Qui peut connaĂźtre les consĂ©quences et le poids d'une sentence divine ? Elle peut nous atteindre n'importe oĂč et nous blesser profondĂ©ment. Seuls sont en Christ ceux qui sont rachetĂ©s, ils hĂ©riteront de nombreuses bĂ©nĂ©dictions. CaĂŻn a Ă©tĂ© maudit sur la terre. Il a Ă©tĂ© puni lĂ  mĂȘme oĂč il a exĂ©cutĂ© son crime et oĂč il avait placĂ© son cƓur. Chaque crĂ©ature nous apporte ce en quoi Dieu l'a façonnĂ©e, soit du rĂ©confort soit une croix Ă  porter, soit une bĂ©nĂ©diction ou une malĂ©diction. Le cƓur du mĂ©chant disperse ce contexte de malĂ©diction tout autour de lui. CaĂŻn ne s'est pas plaint de son pĂ©chĂ©, mais de sa punition. Il faut avoir une grande duretĂ© de cƓur pour ĂȘtre davantage affectĂ© par ses souffrances que par ses pĂ©chĂ©s. Dieu fait preuve de sagesse et de saintetĂ© en prolongeant la vie mĂȘme des mĂ©chants.

      Il serait vain de chercher Ă  savoir quel genre de marque portait CaĂŻn. Il devait ĂȘtre connu, Ă  la fois, pour son infamie et par la protection que Dieu lui avait procurĂ©e afin de ne pas ĂȘtre tuĂ©. Abel mĂȘme mort, tĂ©moignait de sa souffrance. Il dĂ©nonçait la faute hideuse du meurtrier en nous avertissant qu'il est bon de tuer la colĂšre dĂšs qu'elle naĂźt et en nous enseignant qu'il est profitable de rester sur la voie de la droiture. Il nous montre aussi qu'il existe une vie Ă©ternelle future oĂč l'on trouvera toutes les rĂ©compenses, au travers de la foi en Christ et de son sacrifice rĂ©conciliateur. Il nous parle Ă©galement de l'excellence de la foi dans le sacrifice et dans le sang de l'Agneau de Dieu. Abel a Ă©tĂ© massacrĂ© par CaĂŻn car les Ɠuvres de ce dernier Ă©taient mauvaises, Ă  l'inverse de celles du premier qui n'Ă©taient que droiture, 1Jean 3:12. C'est aussi la consĂ©quence de l'inimitiĂ© entre la Semence de la femme et celle du serpent ; cette guerre a tout dĂ©truit. Et nous sommes tous concernĂ©s par ce combat, nous ne sommes pas neutres ; notre MaĂźtre a dĂ©claré : « celui qui n'est pas avec moi, est contre moi ».

      Engageons-nous fermement sur la voie de la vérité et de la droiture, contre Satan !

      25 Nos premiers parents ont été réconfortés dans leur affliction par la naissance d'un fils, dont le nom, Seth, signifie « établi » ou « placé » ; de cette descendance, l'humanité a continué sa lignée jusqu'à la fin des temps, en particulier, avec le Messie.

      Alors qu'avec Caïn, le vagabond, l'apostasie est née, au contraire, avec Seth, la véritable future lignée de l'église a réellement débuté. En Christ et son église, se trouve le seul et vrai fondement.

      Seth a marché dans les pas de son frÚre martyr, Abel ; il a été animé d'une grande foi, et d'une vraie droiture vis-à-vis de notre Dieu et de notre Sauveur Jésus Christ, en devenant par là le témoin vivant de la grùce divine et de l'influence du Saint Esprit.

      Dieu a donnĂ© Ă  Adam et Ève une nouvelle possibilitĂ© de pratique religieuse au sein de leur famille. Les adorateurs de Dieu ont alors vraiment commencĂ© Ă  s'investir dans la religion ; certains ont mĂȘme rĂ©agi contre la mĂ©chancetĂ© qui rĂ©gnait Ă  cette Ă©poque dans le monde environnant.

      Plus les autres sont mauvais, plus nous nous devons d'exercer le bien, avec le plus grand zÚle. C'est alors que l'on pourra distinguer la différence entre celui qui, sauvé, recherche la sainteté et celui qui se laisse aller, selon son propre gré, ici-bas.

      GenĂšse 5

      1 Chroniques 1

      1

      Les Chroniques sont, dans une large mesure, une répétition de ce qui est décrit dans les livres de Samuel et des Rois ; cependant, nous pouvons y découvrir d'excellents enseignements utiles, que nous ne nous trouvons nulle part ailleurs.

      Le PREMIER LIVRE retrace la croissance du peuple juif, à partir d'Adam, et fait ensuite un exposé sur le rÚgne de David.

      Dans le DEUXIÈME LIVRE, le rĂ©cit continue et retrace l'ascension, puis la dĂ©cadence du royaume de Juda ; il dĂ©crit Ă©galement le retour des juifs, de leur captivitĂ© Ă  Babylone. JĂ©rĂŽme (PĂšre de l'Église latine) annonce, que celui qui prĂ©tend avoir une bonne connaissance des Écritures, sans connaĂźtre vraiment le livre des Chroniques, se sĂ©duit lui-mĂȘme. Des faits historiques, des noms, et des concordances de passages sont regroupĂ©s ici, ainsi que beaucoup de rĂ©ponses aux questions que l'on peut se poser sur l'Ă©vangile.

      * Généalogie d'Adam à Abraham. (1 Chroniques 1:1-27) Les descendants d'Abraham. (1 Chroniques 1:28-54)

      1 Chroniques 1:1-27 Ce chapitre, comme quelques suivants, rĂ©pĂšte la gĂ©nĂ©alogie de l'histoire biblique, en donnant la liste des pĂšres et de leurs enfants, avec bon nombre d'informations supplĂ©mentaires. En comparaison avec d'autres passages de la Bible, il y a quelques diffĂ©rences notoires ; nous ne devons pas malgrĂ© tout, ĂȘtre Ă©branlĂ©s par cette Ă©ventuelle incohĂ©rence de noms, mais nous pouvons louer Dieu, de ce que, dans Sa Parole, tous les Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires Ă  notre salut sont vraiment clairs !

      L'origine de la nation juive est ici retracée à partir du premier homme, créé par Dieu ; cette généalogie se distingue en fait des origines obscures, fabuleuses et absurdes, que l'on trouve parfois pour d'autres populations.

      Mais les lignĂ©es des nations Ă©tant maintenant plus ou moins mĂ©langĂ©es, aucune ne peut revendiquer une puretĂ© absolue Ă  ce sujet. Par contre nous pouvons ĂȘtre sĂ»rs que Dieu a créé les diffĂ©rentes nations Ă  partir du sang d'un seul ĂȘtre original ; tous sont descendus d'Adam, voire de NoĂ©. « N'y a-t-il pas pour nous tous, un seul pĂšre ? Un seul Dieu ne nous a-t-il pas créés » ? Malachie 2:10.

      Luc 3

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