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Nombres 12

    • 1

      Marie et Aaron. Marie est nomm√©e en t√™te parce que c'est celle qui est l'auteur du conflit qui avait pour motif ou pour pr√©texte la personne de sa belle-sŇďur. Aaron se laisse entra√ģner par elle comme nagu√®res par le peuple (Exode 32.1-35).

      La femme cuschite. Sur les Cuschites, voir Gen√®se 10.6, note. Il n'est gu√®re possible d'admettre que ce soit S√©phora qui soit d√©sign√©e par ces mots¬†; le peuple des Madianites auquel elle appartenait, se rattachait √† la famille d'Abraham (Exode 2.16, notes), tandis que les Cuschites √©taient de race chamite. Comme il y avait d√©j√† longtemps que Mo√Įse avait √©pous√© S√©phora, on ne comprendrait pas pourquoi Marie lui chercherait querelle √† ce sujet apr√®s tant d'ann√©es.

      Il est plus probable que S√©phora √©tait morte et que Mo√Įse s'√©tait remari√©, soit avec une femme faisant partie de ces √©trangers sortis d'Egypte avec les Isra√©lites, soit avec une femme issue de cette race cuschite dont l'Arabie √©tait en grande partie peupl√©e (Gen√®se 10.1-32). La loi n'interdisait que les mariages avec les Canan√©ennes (Exode 34.16¬†; Deut√©ronome 7.3-4). La fi√®re Isra√©lite m√©prisait cette √©trang√®re √† la peau noire. Le reproche que Marie adressait √† Mo√Įse √©tait sans doute un effet de la jalousie qu'elle √©prouvait, ainsi qu'Aaron, de la position sup√©rieure de leur fr√®re cadet. Voil√† donc Mo√Įse, qui, accabl√© d√©j√† par les soucis que lui causait le peuple, au lieu de trouver du secours dans sa famille, y rencontre de nouveaux sujets de peine¬†!

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      N'a-t-il pas parl√© par nous¬†? Marie est appel√©e proph√©tesse (Exode 15.20)¬†; Aaron, comme souverain sacrificateur, d√©tient les Urim et les Thummim (Exode 28.30, note), et il a souvent √©t√© associ√© √† Mo√Įse pour recevoir les r√©v√©lations de Dieu. A l'inverse de Josu√©, qui redoutait de voir amoindrir les droits de Mo√Įse, Aaron et Marie se refusent √† reconna√ģtre sa pr√©√©minence.

      3

      Mo√Įse √©tait fort doux. D√®s qu'il s'agit de sa position personnelle, Mo√Įse ne r√©clame point. Il est ardent quand il s'agit de la gloire de l'Eternel, doux et humble dans sa propre cause.

      Cette remarque du narrateur, plac√©e apr√®s les mots : Et l'Eternel l'entendit, explique pourquoi l'Eternel intervient imm√©diatement et sans que Mo√Įse se soit plaint √† lui. Celui-ci a laiss√© place √† la col√®re (divine), selon l'expression de saint Paul (Romains 12.19). Le lecteur m√™me qui pense que ce r√©cit est proc√©d√© de la main de Mo√Įse, doit, semble-t-il, reconna√ģtre que cette remarque a √©t√© introduite ici par une autre main, mais √©videmment par la main de quelqu'un qui connaissait de Mo√Įse autre chose que les deux traits racont√©s Exode 2.12 et 23.19.

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      Sortez, vous trois... On a vu ici un retour √† l'intuition du passage Exode 33.7-11, d'apr√®s laquelle la Tente d'assignation avait √©t√© transport√©e hors du camp. Mais c'√©tait l√† une √©poque de ch√Ętiment pass√©e d√®s longtemps. Dans tout le r√©cit interm√©diaire nous avons vu le sanctuaire plac√© dans l'enceinte du camp. Il faut entendre le mot sortir dans le sens de sortir de leur tente pour s'approcher du sanctuaire, de m√™me qu'au verset suivant ce mot signifie : s'avancer hors du groupe form√© par les trois, pour se rapprocher de l'Eternel. L'Eternel fait approcher les plaignants¬†; il va juger lui-m√™me.

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      Descendit dans : envelopp√© dans... La nu√©e se transporta de dessus le Lieu tr√®s saint jusqu'√† la porte du Tabernacle¬†; c'est l√† que Dieu voulait parler √† Aaron et √† Marie. Il n'e√Ľt pas √©t√© convenable que Marie entr√Ęt dans le Tabernacle.

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      Si vous avez quelque proph√®te. Dieu aurait pu leur dire : Quand je vous parle, √† vous, comme proph√®tes... Mais il les humilie davantage en les faisant rentrer tous deux dans une classe plus g√©n√©rale, celle de ces serviteurs d'ordre inf√©rieur (comparativement √† Mo√Įse), qu'il appelle proph√®tes de l'Eternel.

      Vision, songe. Tant√īt le proph√®te tombe dans l'√©tat de sommeil dans lequel il re√ßoit un songe, tant√īt il est transport√© dans un √©tat d'extase o√Ļ une vision lui est pr√©sent√©e. Ce sont des tableaux √©nigmatiques (verset 8, √©nigmes), dans lesquels lui est manifest√©e plus ou moins obscur√©ment la pens√©e divine (comparez Jo√ęl 2.28). C'est que de tels serviteurs n'ont qu'une mission particuli√®re et momentan√©e au service de la grande Ňďuvre de Dieu.

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      Il n'en est pas ainsi de mon serviteur Mo√Įse. Mo√Įse n'a pas un minist√®re partiel seulement. Tout l'ensemble de la maison, c'est-√†-dire du peuple de Dieu et de son administration, lui est remis¬†; il est pour Dieu ce qu'Eli√©zer √©tait pour Abraham, l'intendant auquel est confi√©e la totalit√© des biens de son ma√ģtre. A cette position unique correspond un mode de communication unique, √† la fois plus distinct, plus familier, plus constant, plus libre. Dieu lui dit en propres termes, comme un homme parle √† un autre, ce qu'il veut lui dire (Exode 33.11). Mo√Įse vient √† lui librement, √† toute heure, chaque fois qu'il a quelque direction √† lui demander.

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      Ils s'entretiennent bouche √† bouche, comme dans une libre conversation. Faut-il se repr√©senter la voix divine comme retentissant uniquement dans l'esprit de Mo√Įse, √† la fa√ßon d'une suggestion, ou comme parvenant d'une mani√®re audible √† son oreille¬†? Cette seconde interpr√©tation est difficile √† admettre sans doute, mais c'est pourtant la seule qui r√©ponde √† l'expression : bouche √† bouche, laquelle suppose que Mo√Įse de son c√īt√© r√©pondait aussi tout haut et de ses l√®vres, comme dans un entretien ordinaire entre hommes. C'est √©galement le sens naturel de la parole Exode 33.11 : L'Eternel parlait √† Mo√Įse face √† face, comme un homme parle √† un autre.

      A ce sens parait se rapporter aussi l'expression : Il contemple la figure de l'Eternel¬†; parole transform√©e en son contraire dans nos anciennes traductions. Cette figure n'√©tait pas sans doute la Face de l'Eternel (la r√©v√©lation de son essence) qui fait partie de son √™tre, que nul homme ne peut contempler durant son existence terrestre et que nous ne conna√ģtrons que dans l'√©tat de perfection (Exode 33.20¬†; 1Corinthiens 13.12¬†; Jean 1.18). C'√©tait, comme dans les th√©ophanies, une forme sensible dont Dieu se rev√™tait pour converser ainsi avec lui.

      Jamais une relation semblable n'a exist√© entre l'Eternel et aucun autre de ses proph√®tes. Ceux-ci √©taient appel√©s √† leur heure, pour recevoir et transmettre un message d√©termin√©, apr√®s quoi la communication cessait jusqu'√† un nouvel appel. C'est ainsi que Samuel entend la voix de l'Eternel qui appelle pour lui confier un message √† l'adresse d'Elie (toutefois il ne voit personne) ou qu'Esa√Įe voit l'Eternel et entend sa voix, mais en vision (chapitre 6). Mais aucun n'a joui de la libert√© d'entr√©e et de sortie journali√®res que poss√®de Mo√Įse, l'homme de confiance, sup√©rieur √† tous les simples serviteurs, et auquel un seul a ressembl√© au point de vue de l'intimit√© des communications, avec cette diff√©rence que le commerce continuel, d'ext√©rieur qu'il √©tait pour Mo√Įse, √©tait int√©rieur pour J√©sus.

      En me faisant voir (mare√©). Ce mot d√©signe la vue de la personne elle-m√™me et ne doit pas √™tre confondu avec mar√©a, verset 6, qui n'indique qu'une apparition ou un reflet. La vue accompagnait l'ou√Įe.

      9

      La colère. Il semble qu'à mesure que Dieu récapitule toutes ces circonstances, la culpabilité de Marie et d'Aaron l'indigne au point qu'enfin sa colère, jusqu'ici contenue, éclate. Elle se manifeste doublement : par l'éloignement de la nuée et par la lèpre de Marie.

      10

      De dessus la Tente : comparez 5.6. La nuée était descendue à l'entrée de la Tente pour parler à Aaron et Marie. Elle s'élève de là pour retourner à sa place au-dessus du Lieu très saint.

      11

      Aaron √©pouvant√© craint, malgr√© sa charge de souverain sacrificateur, d'√™tre frapp√© comme Marie, et connaissant la mansu√©tude de Mo√Įse il s'adresse √† lui pour qu'il soit son m√©diateur et celui de sa sŇďur.

      Mon seigneur. Il reconna√ģt maintenant sans arri√®re-pens√©e la sup√©riorit√© de son fr√®re. Comparez l'emploi de ce m√™me terme Exode 32.22.

      Ne mets pas sur nous. Il sait bien que le pardon de Dieu d√©pendra de celui de Mo√Įse.

      12

      L'enfant mort-né. Un corps atteint de la lèpre est déjà en état de dissolution.

      14

      Si son P√®re avait crach√©... Malgr√© la gu√©rison et le pardon, elle doit subir en plein le traitement inflig√© aux l√©preux (L√©vitique 14.18), parce qu'elle a re√ßu de l'Eternel une fl√©trissure semblable √† celle de l'enfant conspu√© par son p√®re. Cette parole fait allusion √† un trait de mŇďurs qui ne nous est pas connu. Comparez cependant Deut√©ronome 25.9¬†; Job 17.6¬†; 30.10¬†; Esa√Įe 50.6.

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