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Psaumes 104

    • 1

      1 à 4 L'Eternel, dans sa haute demeure (premier et deuxième jours).

      2

      Il s'enveloppe de lumi√®re... La pens√©e du psalmiste n'est point de repr√©senter la gloire de Dieu telle qu'elle est en elle-m√™me, cette gloire que l'homme ne peut voir sans mourir (Exode 33.18-20). Il s'agit ici du reflet de la splendeur divine, tel qu'il appara√ģt dans la cr√©ation. La lumi√®re qui resplendit au sein du chaos (Gen√®se 1.3) et qui, chaque matin de nouveau, dissipe les t√©n√®bres, est comme le v√™tement incomparable par lequel Dieu se r√©v√®le tout en se voilant.

      Il d√©ploie les cieux... : Gen√®se 1.7-8¬†; Esa√Įe 40.2. C'est ici, et dans les versets suivants, l'Ňďuvre du deuxi√®me jour.

      3

      Il lambrisse... ses chambres hautes. L'univers est compar√© √† un immense et magnifique palais. Les espaces sans bornes de l'atmosph√®re (les eaux d'en-haut, Gen√®se 1.7) apparaissent au psalmiste comme les hautes demeures de l'Eternel¬†; les nuages, o√Ļ se joue la lumi√®re, en sont comme les lambris.

      4

      Il fait des nuées ses chariots. Les images se modifient, dans leur succession rapide, ce qui suffit pour nous montrer que le psalmiste lui-même n'y voit que des comparaisons insuffisantes, toutes grandioses qu'elles soient. Les nuées apparaissent maintenant, dans leur course rapide, comme le char de l'Eternel.

      Il fait des vents ses anges. Cette traduction, g√©n√©ralement admise, offre un sens qui se rattache tr√®s naturellement au verset pr√©c√©dent et √† tout l'ensemble de la strophe : L'Eternel fait de la lumi√®re son v√™tement, du ciel sa tente, des nu√©es son char, des vents qui les emportent ses serviteurs, des flammes de feu qui en jaillissent ses messagers. Cependant les Septante traduisent : Il fait de ses anges des vents et de ses serviteurs des flammes de feu¬†; le√ßon qui oblige √† prendre le mot anges dans son sens propre et non dans le sens figur√© de messagers ou serviteurs. D'apr√®s cette traduction, le psalmiste rappellerait ici l'autorit√© absolue avec laquelle Dieu dispose des anges, pour agir sur la nature, et la prompte ob√©issance avec laquelle ils ex√©cutent les ordres re√ßus. L'√©p√ģtre aux H√©breux adopte la traduction des Septante, pour faire ressortir l'inf√©riorit√© de la position des anges vis-√†-vis du Fils, auquel elle applique au contraire cette parole : Ton tr√īne, √ī Dieu, est √©ternel... (H√©breux 1.7-8).

      5

      5 à 18 Les continents apparaissent ; les eaux, cessant d'être un élément de mort, sont une condition de vie (troisième jour, Genèse 1.9-13).

      Il a fondé la terre sur ses bases. La pensée du psalmiste n'est pas de déterminer en quoi consistent ces bases, mais d'affirmer que, quelles qu'elles soient, elles sont inébranlables. C'est ici, en langage biblique, quelque chose de pareil à ce qu'entendent, les savants par la fixité des lois de la nature, idée que l'on prétend à tort avoir été étrangère aux écrivains sacrés. (Comparez comme appartenant au même ordre d'idées Genèse 1.12,14 ; 8.22 ; 9.11) La terre est représentée ailleurs comme fondée sur les mers (Psaumes 24.2), et, dans Job, comme suspendue sur le néant (Job 26.7).

      6

      Tu l'avais couverte de l'ab√ģme... : de la mer immense, qui l'enveloppait de toutes parts (Gen√®se 1.2). C'est sous ces eaux profondes que se formaient la terre ferme et les montagnes, pr√™tes √† surgir au commandement de l'Eternel.

      7

      Elles s'enfuirent, à la voix de ton tonnerre : Dieu parle avec autorité, pour régler le jeu des forces qui s'agitaient dans le chaos. La phrase est interrompue par ce qui est dit au début du verset 8 de la formation des montagnes et des vallées ; elle est reprise et se termine verset 8 par ces mots : au lieu que tu leur avais assigné. Cette interruption fait ressortir avec vivacité ce qu'il y eut de soudain dans l'apparition des montagnes.

      9

      Une borne qu'elles ne passeront point : voir la note de verset 5. L'ordre fixé dès la création n'empêche pas un jugement de Dieu, comme le déluge, de se produire.

      10

      10 √† 18 Ces deux strophes d√©crivent les effets permanents de l'Ňďuvre du troisi√®me jour : la terre, d√©gag√©e de l'eau, est cependant arros√©e, de mani√®re √† produire des r√©coltes de toute esp√®ce et √† faire vivre ainsi des multitudes d'animaux.

      11

      Les √Ęnes sauvages, ou onagres, absolument r√©fractaires √† la domesticit√© (voir Job 39.8, note). Dieu pense, dans sa bont√©, m√™me aux plus sauvages d'entre les animaux. Comparez Psaumes 147.9.

      13

      De ses chambres hautes : des nuées, inépuisables réservoirs destinés à abreuver les montagnes, qui, à leur tour, donnent naissance aux sources et aux fleuves.

      La terre est rassasiée... Dieu lui donne tout ce qui la fait subsister, elle et les êtres qui la peuplent. Ces mots forment transition entre cette strophe et la suivante.

      14

      La nourriture, littéralement : le pain ; mais ce mot est pris ici dans le sens général d'aliment ; il est employé au verset 15 dans son sens spécial.

      15

      Le vin..., l'huile..., le pain : trois exemples des produits les plus précieux ou les plus utiles.

      Le vin qui réjouit. Comparez Juges 9.13 ; Ecclésiaste 10.19.

      L'huile, qui, dans les pays orientaux, est d'un emploi tr√®s fr√©quent dans les aliments, aussi bien que comme parfum (Marc 14.3 : huile odorif√©rante) et comme onction, pour rafra√ģchir le corps fatigu√©, est souvent, le symbole de la joie (Psaumes 23.5¬†; 45.8).

      16

      Les arbres de l'Eternel... Comparez Psaumes 80.11les cèdres de Dieu, et Psaumes 36.7 (des montagnes de Dieu.) Cette expression désigne les phénomènes d'une grandeur en quelque sorte divine.

      17

      La cigogne : voir Lévitique 11.19, note.

      Les cypr√®s, ou pins et sapins, dont plusieurs esp√®ces existent en Palestine. C'est l√† qu'elle cherche sa demeure, plut√īt que sur les toits plats des maisons orientales, qui ne lui offrent pas la m√™me s√©curit√© que les pignons √©lev√©s d'Europe.

      18

      Les chamois, ou boucs sauvages, bouquetins. On trouve encore maintenant des bouquetins au Liban et des chamois sur le mont Carmel.

      Gerboises : voir Lévitique 11.5, note. Ces rongeurs habitent en grand nombre les creux des rochers, dans les environs de la mer Morte.

      19

      19 à 23 La succession des jours et des nuits (quatrième jour, Genèse 1.14-19).

      La lune est nommée avant le soleil, parce que ses phases servaient aux Hébreux à marquer les divisions de l'année (Genèse 1.14) ; les journées elles-mêmes allaient d'un soir à l'autre (Lévitique 23.32).

      Le soleil conna√ģt son coucher : le moment et le lieu o√Ļ il doit dispara√ģtre. Voir verset 5, note.

      20

      Amènes-tu les tenèbres... Si régulière que soit la succession des jours et des nuits, ce n'en est pas moins, à chaque fois, Dieu qui amène, soit l'obscurité, soit le jour. Et par là il assigne à chaque classe d'êtres sa sphère et son heure, à l'homme le jour, aux bêtes de la forêt la nuit.

      21

      Pour demander √† Dieu... Nous parlons de l'instinct du lion, qui le pousse √† chercher sa nourriture¬†; le psalmiste dit avec plus de v√©rit√© et de pi√©t√© : il demande √† Dieu sa p√Ęture. Son rugissement est en quelque sorte une demande, appropri√©e √† sa nature et √† ses besoins. Comparez Psaumes 147.9¬†; Job 39.1.

      23

      Pour son ouvrage. Ce n'est plus seulement de nourriture qu'il est question pour l'homme, mais d'une Ňďuvre √† accomplir, pour laquelle il y a douze heures au jour.
      A la vie agitée et sauvage de la nature est opposée l'activité calme et laborieuse de l'homme, qui commence au lever du soleil, pour durer jusqu'à ce que le soir marque la fin de la journée de travail. (Humboldt).

      24

      Tes Ňďuvres... Un cri d'√©tonnement et d'admiration √©chappe au psalmiste, au moment o√Ļ il se tourne vers un nouveau domaine de l'Ňďuvre divine.

      Avec sagesse : assignant √† chacun son but et son r√īle dans l'ensemble de l'univers.

      De tes richesses, proprement : de tes possessions ; le terme hébreu signifie : ce que l'on a acquis.

      26

      Les navires, le léviathan : parallélisme indiquant d'un trait ce qu'est à la fois la mer pour l'homme, dont les navires la sillonnent en tous sens, et pour les animaux qu'elle renferme. Le mot de léviathan désigne parfois le crocodile (voir Job 40.20, note), ailleurs une sorte de monstre légendaire censé habiter le ciel étoilé et provoquer des éclipses (Job 3.8). Ici, il désigne évidemment les monstres marins, spécialement la baleine.

      27

      Tous... : non seulement les animaux de la mer, mais tous les êtres créés, y compris l'homme lui-même (Psaumes 145.15-16).

      29

      Retires-tu leur souffle... ou leur esprit. Il s'agit ici du principe de vie qui anime chaque être vivant et qui procède de l'Esprit créateur (Genèse 1.2). Dieu ne pourvoit pas seulement à la nourriture de ses créatures ; c'est de son souffle qu'elles vivent. S'il cache sa face, s'il cesse de leur communiquer la vie, elles défaillent (Matthieu 10.29).

      30

      Tu renouvelles la face de la terre. Cela a lieu √† chaque naissance, si insignifiante soit-elle, comme √† chaque printemps, o√Ļ la nature enti√®re reprend vie.

      31

      31 √† 35 Que l'Eternel soit glorifi√© et puisse se r√©jouir en ses Ňďuvres¬†!

      Que l'Eternel se r√©jouisse... C'est ici, sous forme de vŇďu, l'√©cho du refrain du r√©cit de la cr√©ation : Dieu vit que cela √©tait bon. Mais dans ce vŇďu m√™me est contenue d√©j√† en principe la protestation √©nergique qui se fera entendre, au dernier verset du cantique, contre tout ce qui g√Ęte et ternit l'Ňďuvre divine.

      32

      Elle tremble. Le psalmiste vient de voir se d√©rouler devant lui une succession de miracles, contenus dans le grand miracle de la cr√©ation. Si merveilleux que soit ce spectacle, son cŇďur ne s'y absorbe et ne s'y √©gare pas. Il sait que l'Eternel est infiniment √©lev√© au-dessus de son Ňďuvre et que, d'un simple attouchement, il peut la d√©truire. Toute manifestation de la pr√©sence ou simplement de l'approche de l'Eternel est pour la terre le signal d'un embrasement qui pourrait la consumer (Exode 19.18).

      34

      Pour moi, je me r√©jouirai... Comparez verset 31 : Que l'Eternel se r√©jouisse... L'Eternel se r√©jouit en son Ňďuvre, et la cr√©ature, lorsqu'elle comprend les intentions de son Dieu, se r√©jouit en lui. Mais qu'ils sont en petit nombre, ceux qui jouissent ainsi des biens de la nature¬†! C'est cette pens√©e qui am√®ne le psalmiste √† mettre l'accent sur le mot moi.

      35

      Que les p√©cheurs soient retranch√©s... Nous dirions : Que le mal soit retranch√©, lui qui couvre d'une tache si horrible l'Ňďuvre de l'Eternel, et que le p√©cheur soit sauv√©¬†! Cette pens√©e n'est du reste pas √©trang√®re √† l'Ancien Testament (voir entre autres Psaume 103). Il est √©vident qu'il est question ici des p√©cheurs qui veulent le rester, de ceux dont le Seigneur lui-m√™me annonce la destruction (Matthieu 24.51¬†; 25.46¬†; comparez 1Thessaloniciens 5.3).

      Louez l'Eternel, h√©breu : All√©luia¬†! Ce cri d'adoration appara√ģt pour la premi√®re fois √† la fin de ce beau psaume, mais il devient de plus en plus fr√©quent dans les psaumes des quatri√®me et cinqui√®me livres. Comme on ne le trouve dans aucun des cantiques les plus anciens des premiers livres, il se peut qu'il ne soit devenu d'un usage courant que dans les derniers si√®cles de l'histoire d'Isra√ęl, ce qui assignerait aux psaumes qui le contiennent une date relativement r√©cente. L'auteur a emprunt√© au Psaume 103, plus ancien, le premier et le dernier mot de son cantique : Mon √Ęme, b√©nis l'Eternel¬†! c√©l√©brant ainsi le Dieu Cr√©ateur de la m√™me mani√®re que l'on avait c√©l√©br√© le Dieu Sauveur.

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