TopFormation Voyagez au cŇďur de l'arch√©ologie biblique !

Actes 12

    • 1 L'Eglise pers√©cut√©e par H√©rode.

      Chapitre 12.

      1 à 19 Persécution et délivrance.

      Vers ce temps-l√†, c'est-√†-dire dans le temps o√Ļ Barnabas et Saul portaient √† J√©rusalem les secours recueillis √† Antioche. (Actes 11.30) Ils furent probablement t√©moins de cette nouvelle pers√©cution qui eut lieu, en tous cas, avant leur d√©part de J√©rusalem, mentionn√© au verset verset 25 de notre chapitre.

      - H√©rode Agrippa, n√© l'an 10 avant J.-C., √©lev√© √† la cour de Rome, √©tait petit-fils d'H√©rode le grand, (Matthieu 2.1) fils d'Aristobule et de B√©r√©nice et neveu d'H√©rode Antipas, dont le nom para√ģt souvent dans les √©vangiles. Il avait re√ßu de Caligula les provinces du nord et du nord-est de la Palestine, avec le titre de roi. Claude y avait ajout√© la Samarie et la Jud√©e, de sorte qu'il r√©unissait alors sous son sceptre tout le royaume d'H√©rode le grand. (Jos√®phe, Ant. XIX, 5, 1.) Il r√©sidait √† C√©sar√©e, (verset 19) d'o√Ļ il √©tait venu √† J√©rusalem pour la f√™te de P√Ęque. (verset 4)

      "Prince rusé, léger, prodigue, quoique moins mauvais encore que son grand-père." Meyer.

      - Au lieu de se mit à maltraiter, il y a littéralement : mit les mains à maltraiter, expression qui indique une action hostile et violente.

      - Quelques-uns de l'Eglise ; ce n'était pas une persécution générale. Hérode, avec une ruse satanique, voulait priver l'Eglise de ses conducteurs, afin de l'affaiblir. Il commence donc par Jacques et Pierre.

      2 Il fit mourir par l'épée, c'est-à-dire il fit décapiter, Jacques, fils de Zébédée (Matthieu 10.2) et frère de Jean.

      Jacques fut ainsi le premier des ap√ītres qui souffrit le martyre. (Marc 10.38,39)

      Il para√ģt avoir √©t√© l'un des principaux fondateurs et conducteurs de l'Eglise de J√©rusalem. C'est ce qui le d√©signait aux coups d'H√©rode.

      Clément d'Alexandrie avait reçu des anciens une belle tradition que nous a conservée Eusèbe (Hist. ecclés. II, 9) : "L'un de ceux qui avaient dénoncé Jacques, touché de la fermeté avec laquelle il confessait sa foi, se déclara chrétien. Tous deux furent donc emmenés au supplice. En chemin il pria Jacques de lui pardonner. Celui ci après un instant de réflexion, dit : Que la paix soit avec toi ! Et il lui donna le baiser fraternel. Ainsi tous deux moururent ensemble."

      3 Grec : Il ajouta à ce premier acte de persécution celui d'arrêter Pierre.

      La faveur dont les chrétiens avaient joui auprès du peuple (Actes 2.47) avait fait place à la haine.

      Mais, en tout ceci, il n'y a pas de doute qu'H√©rode ne f√Ľt pouss√© par les membres du sanh√©drin, qui voyaient avec une am√®re jalousie les progr√®s de l'Eglise chr√©tienne.

      Hérode, quoique Juif, ne se souciait nullement de sa religion, mais il s'en faisait le champion par politique, afin de se rendre populaire, à la fois à Jérusalem et à Rome. (Josèphe, Ant. XIX, 7, 3.)

      C'est-√†-dire la f√™te de P√Ęque, qui durait huit jours. H√©rode ne fit pas mourir Pierre tout de suite, voulant offrir son jugement et son supplice en spectacle au peuple apr√®s la f√™te. (verset 4¬†; comparez Jean 19.13)

      4 Ordinairement un prisonnier était gardé par quatre soldats qui se relevaient à chacune des quatre veilles de la nuit.

      Ici, la garde fut quadruplée : deux soldats veillaient dans la prison, et deux à la porte. (verset 6) Les douze autres devaient les relever de veille en veille.

      5 Grec : Mais une prière était faite instamment par l'Eglise à Dieu à son sujet.

      L'adverbe que nous traduisons par instamment signifie aussi continuellement, mais le premier sens convient mieux, car c'est le même terme qui caractérise la prière de Jésus en Gethsémané. (Luc 22.44, comparez 1Pierre 1.22)

      Les chrétiens priaient ainsi dans toutes leurs petites assemblées. (verset 12)

      Admirable contraste ! Deux pouvoirs sont ici en présence : d'une part, Hérode, sa prison et ses soldats, de l'autre, l'Eglise en prière. Qui l'emportera ? Notre récit va répondre.

      6 Cette nuit même : le danger suprême est imminent ; le lendemain, Pierre sera conduit à la mort.

      Il est li√© de deux cha√ģnes, selon l'usage romain, une cha√ģne √† chaque bras, attach√© au bras d'un soldat, √† droite et √† gauche, tandis que, devant la porte, des sentinelles gardent la prison.

      Et Pierre dort paisiblement.

      9 R√©veill√© de son sommeil durant la nuit, √©bloui par la lumi√®re qui resplendissait dans le cachot (grec l'appartement ou le b√Ętiment), Pierre ne savait si ce qui lui arrivait √©tait r√©el ou s'il avait une vision.

      Il resta quelques moments dans cet état et ne revint à lui que dans la rue, lorsque l'ange l'eut quitté. (verset 11)

      10 Luc a raconté cette délivrance jusque dans les moindres détails.

      Le teste occidental ajoute même : étant sortis, ils descendirent les sept degrés, et s'avancèrent.

      Un tel récit ne peut provenir que d'un témoin oculaire, et ce témoin, c'est Pierre lui-même, qui va tout raconter dans une assemblée de fidèles en prière pour sa délivrance. (verset 17)

      Cette assembl√©e se tenait dans la maison d'une femme chr√©tienne dont le fils, Marc, deviendra l'auteur de notre second √©vangile et le compagnon d'Ňďuvre de Pierre et de Paul. (verset 12, note.)

      Marc fournit très probablement à Luc les informations sur lesquelles repose notre récit.

      11 Pierre sait maintenant que c'est Dieu qui l'a sauvé de la mort par le moyen d'un ange.

      Hérode et le peuple seront déçus dans leur attente.

      Il m'a délivré, dit Pierre (grec) de toute l'attente avide du peuple des Juifs.

      On pourrait aussi donner à ce mot le sens de crainte, qu'il a dans Luc 21.26, et traduire : Il m'a délivré de toute la crainte que je pouvais avoir du peuple juif, de tout ce que j'avais à craindre de lui. La première interprétation est pourtant plus naturelle.

      - Il n'y a pas à expliquer cette délivrance ; un miracle ne s'explique pas. (Comparer Actes 5.19,16.25 et suivants, Actes 27.23)

      Mais combien cette intervention de Dieu doit para√ģtre n√©cessaire aux yeux des croyants, puisqu'il s'agissait d'arracher √† la mort le principal des ap√ītres.

      12 Pierre, ayant compris, vu, constaté, (Actes 14.6) ce mot résume le verset précédent : Maintenant je sais...

      - Pierre se rendit dans une maison amie, o√Ļ il savait qu'il trouverait des fr√®res.

      Cette maison appartenait √† Marie, dont le fils, appel√© Jean Marc, ou simplement Marc, aura une belle mission √† remplir dans l'Eglise, ne f√Ľt ce qu'en √©crivant l'√©vangile qui porte son nom. (Voir sur ce jeune disciple Actes 12.25,Actes 13.13¬†; 15.37¬†; Colossiens 4.10¬†; 2Timoth√©e 4.11¬†; Phil√©mon 24¬†; 1Pierre 5.13)

      Si Marc était le jeune homme qui suivait la troupe par laquelle Jésus fut arrêté, (Marc 14.52, note) la maison de sa mère pouvait se trouver dans le voisinage de Gethsémané.

      13 Pour √©couter et ainsi pour reconna√ģtre qui √©tait l√†.

      Pierre heurtait √† la porte d'entr√©e (grec) √† la porte du pyl√īne.

      Ce dernier terme désigne la porte d'entrée d'une maison, (Actes 10.17) le porche d'un temple, (Actes 14.13) le vestibule ou l'espace compris sous le portique. (Matthieu 26.71 ; Luc 16.20)

      On a suppos√© que, dans notre passage, la porte du pyl√īne √©tait une petite porte pratiqu√©e dans la porte coch√®re. Dans le verset suivant le mot pyl√īne est employ√© seul, les deux fois.

      15 Combien est naturel et pris sur le fait le mouvement de cette servante qui, dans sa joie, au lieu d'ouvrir, rentre en courant annoncer la grande nouvelle !

      Non moins naturelle est la conduite de ces chrétiens qui viennent de prier pour la délivrance de Pierre et qui quand on la leur annonce, refusent d'y croire, si profonde est leur joie. (Comparer Luc 24.41)

      Au lieu de dire simplement avec la servante¬†: c'est lui, ils font une supposition qui nous para√ģt √©trange¬†: c'est son ange.

      D'apr√®s une id√©e populaire tr√®s r√©pandue chez les Juifs, chaque homme a son ange tut√©laire qui le garde dans le danger. (Psaumes 34.8) Cette opinion n'est pas express√©ment confirm√©e dans le Nouveau testament, mais il est une parole de J√©sus qui y para√ģt favorable. (Matthieu 18.10, voir la note.)

      17 On comprend que ces fidèles assemblés, en écoutant le récit de Pierre, aient été dans l'étonnement, (grec) ravis hors d'eux-mêmes. Ils voyaient leurs prières exaucées, l'angoisse faisait place à la joie.

      Pierre veut faire partager à ses frères la joie de sa délivrance.

      Quel est ce Jacques, à qui il envoie personnellement son message ?

      D'apr√®s la tradition catholique, il s'agirait de l'un des deux ap√ītres de ce nom, de Jacques, fils d'Alph√©e.

      Les interpr√®tes protestants s'accordent aujourd'hui g√©n√©ralement √† reconna√ģtre en lui, Jacques, "fr√®re du Seigneur.," (Galates 1.19) Il parvint √† la foi au moment de la mort de J√©sus (Jean 7.5, comparez 1Corinthiens 15.7), il s'√©tait joint aux disciples avant la Pentec√īte (Actes 1.14) et prit de bonne heure une place pr√©pond√©rante dans l'Eglise de J√©rusalem. (Actes 15.13¬†; 21.18¬†; Galates 1.19¬†; 2.9)

      S'il est seul nomm√©ment d√©sign√© par Pierre, c'est que les ap√ītres √©taient absents de J√©rusalem. (Actes 11.30, 2e note¬†; voir l'Introduction √† l'√©p√ģtre de Jacques.)

      Etant sorti, de la maison de Marie. (verset 12.) D'autres entendent¬†: sorti de la ville. Le texte ne d√©cide pas. Peu importe¬†; ce que Luc veut faire comprendre c'est que Pierre, se sentant peu en s√Ľret√© dans une maison chr√©tienne bien connue, s'en √©loigne pour s'en aller dans un autre lieu, qui n'est pas d√©sign√©.

      Que n'a-t-on pas imaginé à l'occasion de ce fait si simple ? Des interprètes font aller Pierre dès ce moment à Antioche (Galates 2.11) ce qui est très improbable ; une très ancienne tradition catholique nous le montre se rendant à Rome et devenant dès lors évêque de la capitale du monde !

      19 Ce (grec) pas petit trouble parmi les soldats ne se comprend que trop, si l'on se souvient que selon la loi romaine, ils répondaient sur leur vie des prisonniers confiés à leur garde. Aussi Hérode après des recherches inutiles pour retrouver Pierre, fit-il interroger et mettre à mort les soldats.

      Il y a dans le grec : les fit emmener, mais c'est là le terme judiciaire pour dire : conduire au supplice.

      Peut √™tre H√©rode ne fit-il ainsi p√©rir que les quatre soldats qui √©taient de garde au moment fatal, (verset 6) mais ceux-l√† m√™me √©taient bien innocents. Pl√Ľt √† Dieu que ce meurtre juridique e√Ľt √©t√© le dernier¬†!

      20 20 à 25 Mort d'Hérode.

      Il est dit littéralement qu'Hérode combattait avec colère les Tyriens et les Sidoniens.

      Cette expression ne signifie point qu'il f√Ľt en guerre avec les villes de Tyr et de Sidon ni qu'il e√Ľt "le dessein de leur faire la guerre," selon la traduction d'Ostervald, car ces villes de la Ph√©nicie √©taient sous la domination romaine, et H√©rode, qui lui-m√™me devait tout aux empereurs, se serait bien gard√© de cette folie.

      Le mot grec signifie qu'il était irrité, animé de dispositions hostiles contre ces villes commerçantes, il cherchait à nuire à leurs intérêts matériels, comme le montre ce verset même.

      Les Phéniciens tiraient, par leur négoce, des états d'Hérode, du blé, des fruits et d'autres denrées nécessaires à leur subsistance. Aussi s'empressèrent-ils de s'assurer la paix avec lui.

      Leurs délégués ayant gagné un chambellan du roi, obtinrent une audience publique, que Luc va décrire.

      23 H√©rode √©tait juif, il devait donc savoir combien √©tait coupable cet orgueil dont il s'enivrait. Et quand le peuple aveugl√© lui rendit publiquement des honneurs divins il aurait d√Ľ les repousser comme une idol√Ętrie et un sacril√®ge. Il ne le fit pas, et un ch√Ętiment terrible manifesta la Justice de Dieu sur celui qui, en outre, avait sur sa conscience le meurtre d'un ap√ītre du Seigneur.

      La maladie mortelle dont il fut atteint est attribuée à l'action d'un ange qui le frappa, (comparez 2Samuel 24.17 ; 2Rois 19.35) mais cette expression n'implique pas nécessairement que l'ange apparut aux spectateurs.

      Luc indique lui même la cause de la mort d'Hérode dans l'affreuse maladie dont il fut atteint : rongé des vers. Il mourut comme Antiochus Epiphane. ( /RAPC 2Ma 9 :5,9.)

      Josèphe (Ant. XIX 8, 2) raconte longuement la mort d'Hérode. Son récit diffère, en quelques détails, d'avec celui de Luc mais, dans le fond, les deux écrivains sont d'accord.

      L'historien juif place la sc√®ne en plein th√©√Ętre, o√Ļ l'on c√©l√©brait des jeux en l'honneur de l'empereur en pr√©sence d'une foule immense. H√©rode parut, couvert d'un manteau royal dont les broderies d'argent √©tincelaient aux rayons du soleil.

      Lorsque le peuple lui rend les honneurs divins Josèphe, indigné, fait lui-même cette réflexion : "Le roi ne les reprit point et il ne repoussa pas loin de lui cette impie adulation."

      Selon cet historien, H√©rode, √† l'instant m√™me, se sentit atteint d'une maladie myst√©rieuse qui lui d√©chirait les entrailles, et il fut emport√© dans son palais, o√Ļ il mourut quelques jours apr√®s.)

      Josèphe (Ant. XIX 8, 2) raconte longuement la mort d'Hérode. Son récit diffère, en quelques détails, d'avec celui de Luc mais, dans le fond, les deux écrivains sont d'accord.

      L'historien juif place la sc√®ne en plein th√©√Ętre, o√Ļ l'on c√©l√©brait des jeux en l'honneur de l'empereur en pr√©sence d'une foule immense. H√©rode parut, couvert d'un manteau royal dont les broderies d'argent √©tincelaient aux rayons du soleil.

      Lorsque le peuple lui rend les honneurs divins Josèphe, indigné, fait lui-même cette réflexion : "Le roi ne les reprit point et il ne repoussa pas loin de lui cette impie adulation."

      Selon cet historien, H√©rode, √† l'instant m√™me, se sentit atteint d'une maladie myst√©rieuse qui lui d√©chirait les entrailles, et il fut emport√© dans son palais, o√Ļ il mourut quelques jours apr√®s.

      24 Mais ; il faut remarquer cette particule qui fait ressortir un contraste frappant : tandis que le puissant persécuteur périssait misérablement, la parole de Dieu (B porte : du Seigneur) marchait de conquête en conquête.

      Grec : Elle croissait et se multipliait, c'est-à-dire que le nombre des disciples augmentait. (Actes 6.7)

      25 Grec : après avoir rempli le service, la diaconie, c'est-à-dire avoir remis la collecte dont ils étaient chargés. (Actes 11.29,30)

      Luc achève ainsi sa relation du voyage de Barnabas et de Saul à Jérusalem. (Actes 11.30)

      On peut donc conclure que tous les faits rapportés dans notre chapitre se passèrent pendant ce voyage. (verset 1, note)

      Quant à Jean, surnommé Marc, voir verset 12, note.

Seuls les √Čvangiles sont disponibles en vid√©o pour le moment.
  • versets s√©lectionn√©s
  • Vid√©os et messages relatifs
  • Commentaires bibliques
  • H√©breu / Grec
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Favoris
  • Partager

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Générer un verset illustré
Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Vous avez aim√© ? Partagez autour de vous !

Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.