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Amos 5

    • 1

      1 et 2 Un pr√©ambule, sous forme de complainte, sur la chute imminente et certaine d'Isra√ęl.

      C'est une complainte. Le mot employé ici est le terme technique pour désigner les chants de deuil (comparez le titre du livre des Lamentations de Jérémie et 2Samuel 1.17). La ruine est si certaine qu'Amos fait entendre d'avance le chant funèbre.

      2

      La vierge d'Isra√ęl : la nation personnifi√©e sous l'image d'une jeune fille pure. Quel contraste avec cette nation semblable √† un √™tre couch√© dans la boue¬†!

      Elle ne se rel√®vera pas. Le proph√®te ne veut pas nier l'esp√©rance finale d'Isra√ęl, mais simplement dire que la ruine totale ne peut plus maintenant √™tre d√©tourn√©e¬†; le temps des ch√Ętiments simplement pr√©alables est pass√©.

      Sur son sol : sur son propre terrain. C'est une catastrophe qui fondra sur le peuple dans son propre pays. Telle a bien été la calamité finale, la ruine de Samarie.

      Personne ne la relève : aucun allié humain ne vient à son aide et ne la soutient au moment de sa chute.

      3

      3 à 7 Le prophète revient au moment présent et aux temps qui précèdent la ruine.

      Il voit la population du royaume successivement diminuée par une série de batailles malheureuses ; chaque ville ne peut plus livrer à l'armée nationale que la dixième partie du contingent qu'elle fournissait autrefois.

      4

      4 et 5 Opposition entre le Dieu esprit qui s'est r√©v√©l√© √† Isra√ęl et le Dieu mat√©rialis√© sous la forme du veau d'or qu'on adore √† B√©thel.

      5

      Béthel, Guilgal : voir 4.4, note.

      B√©ers√©ba. Ce nom √©tonne en cet endroit, car B√©ers√©ba appartenait au royaume de Juda (Josu√© 15.28). Elle √©tait situ√©e √† l'extr√©mit√© m√©ridionale de cet Etat, sur les confins du d√©sert d'Arabie. Il est probable qu'il y avait l√† un sanctuaire pour un culte semi-idol√Ętre, comme √† B√©thel et √† Guilgal. De m√™me que B√©thel, B√©ers√©ba √©tait un lieu c√©l√®bre par les souvenirs de l'histoire patriarcale (Gen√®se 21.31¬†; 26.23-24¬†; 46.1-2). Peut-√™tre les habitants des dix tribus se rendaient-ils parfois aux f√™tes c√©l√©br√©es en ce lieu

      Guilgal sera déporté ; en hébreu : galo jiglé ; assonnance.

      Béthel... néant : allusion au nom de Beth-Aven (maison de néant) que les prophètes substituent parfois à celui de Béthel (maison de Dieu). Comparez Osée 4.15 ; 10.5, et particulièrement Osée 10.8. Béerséba n'est plus mentionnée ici, parce qu'il s'agit de la menace qui ne concerne que le royaume des dix tribus.

      6

      La maison de Joseph : les deux tribus du royaume d'Isra√ęl, Ephra√Įm et Manass√©, repr√©sentant le pays tout entier.

      Personne pour éteindre. Aucun sacrificateur de Béthel ne pourra détourner la ruine par son intercession.

      7

      Qui changez le droit en absinthe. Comme le droit de l'innocent, une fois reconnu, r√©jouit son cŇďur, ainsi, lorsqu'il est m√©connu, il se change pour lui en amertume.

      8

      8 et 9 Description de la puissance de Dieu, destinée à prouver que, le coupable ne lui échappera point.

      D'abord Dieu, comme créateur du cours ordinaire des choses (comparez 4.13).

      Les Pléiades, littéralement : le monceau. Le groupe d'étoiles ainsi nommé fait partie de la constellation du Taureau et comprend sept astres très rapprochés les uns des autres.

      Orion, littéralement : le fou ou le géant, l'une des plus belles constellations de notre hémisphère céleste. Elles sont aussi réunies toutes deux Job 9.9 ; 38.31.

      Après les étoiles, la succession régulière du jour et de la nuit.

      Mais Dieu n'est pas seulement le fondateur de l'ordre r√©gulier des choses¬†; lui qui a resserr√© les mers dans leurs bassins, il peut les en faire sortir, quand il lui pla√ģt, pour les r√©pandre sur les continents.

      9

      Ainsi son bras renverse l'homme qu'il a √©lev√© et brise les murailles que les hommes se sont b√Ęties. J√©hova est le ma√ģtre de l'histoire comme de la nature.

      10

      10 √† 12 Nouvelle description des p√©ch√©s par lesquels Isra√ęl s'attire le ch√Ętiment.

      Ils ha√Įssent √† la porte... Celui qui se fait l'organe de la v√©rit√© et censure courageusement les p√©ch√©s r√©gnants, est d√©test√© de tous. La porte de la ville est le lieu o√Ļ le peuple se r√©unit et o√Ļ se passent toutes les transactions (Ruth 4.1¬†; Deut√©ronome 25.7¬†; Psaumes 127.5)¬†; c'est l√† qu'on lui fait sentir le m√©contentement qu'il excite.

      11

      Sur l'oppression du pauvre, voir 2.6-8 ; 8.4,6.

      Vous pr√©levez un tribut : ils exigent des paiements injustes (comparez 2.8). Ils seront punis par o√Ļ ils ont p√©ch√©¬†; ils ont commis ces exactions pour s'enrichir et vivre en sybarites, ils seront priv√©s des fruits de leurs injustices.

      12

      Qui recevez des présents... de la part des riches pour les favoriser en justice à la porte (au tribunal, voir verset 10).

      13

      13 √† 15 Conseils aux justes en vue des temps mauvais o√Ļ l'on se trouve comparez Eph√©siens 5.15-17.

      On a vu dans ce verset un trait nouveau de la corruption r√©gnante : Amos se plaindrait du l√Ęche silence des fid√®les qui restent en petit nombre, silence avec lequel contrasterait sa propre franchise. Il nous para√ģt plus simple de voir ici un conseil de la sagesse divine : il est des temps o√Ļ le mal domine tellement que le juste n'est plus √©cout√©, et ne fait, en parlant, qu'exciter la perversit√©, tout en s'attirant √† lui-m√™me des souffrances inutiles. Naturellement, la position d'un proph√®te comme Amos, qui a re√ßu charge de l'Eternel pour avertir, est diff√©rente¬†; aussi continue-t-il sa mission dans les paroles suivantes.

      14

      14 et 15 Un dernier appel adress√© au cŇďur du peuple, au nom de son propre int√©r√™t.

      Comme vous l'avez dit. Allusion aux vanteries fréquentes des Israélites, qui se flattaient d'avoir avec eux et pour eux le Dieu des armées : oui, si seulement ils eussent réformé leur conduite !

      15

      A la porte : voir aux versets 10 et 12.

      Peut-être : tout espoir n'est pas perdu. Cependant, s'il y a salut, ce ne peut plus être que pour un reste ; la masse du peuple est irrévocablement condamnée, comme le montre la menace qui suit.

      16

      16 et 17 Le proph√®te annonce un deuil universel qui aura lieu dans les places et dans les rues des villes, puis dans les campagnes, et sp√©cialement dans les vignes, qui sont ordinairement le th√©√Ętre des rassemblements joyeux.

      Ceux qui savent gémir : les pleureurs et les pleureuses de profession.

      Je passerai : comme autrefois l'ange exterminateur √† travers l'Egypte (Exode 11.4¬†; 12.12). Isra√ęl est devenu par sa conduite semblable aux ennemis de Dieu¬†; il sera trait√© comme tel.

      Cette menace est d√©velopp√©e dans le tableau suivant, o√Ļ le proph√®te oppose le ch√Ętiment in√©vitable qui s'approche, √† la pi√©t√© apparente avec laquelle le peuple rend √† l'Eternel l'hommage ext√©rieur du culte, versets 18 √† 27.

      18

      18 √† 20 Le jour de l'Eternel, que les Isra√©lites attendaient, d'apr√®s les d√©clarations d'Abdias 1.15 et de Jo√ęl 3.14, comme celui de la destruction de leurs ennemis, les frappera avant tout eux-m√™mes d'une ruine compl√®te.

      Hélas ! Ce mot a été traduit par Malheur à... ! Mais ce n'est pas une malédiction ; c'est, comme plus bas (6.1), la constatation douloureuse d'un mal inévitable et prochain.

      Vous qui souhaitez... : ils attendaient ce jour comme celui du triomphe, comme celui o√Ļ Isra√ęl arriverait au fa√ģte de la gloire.

      Qu'avez-vous affaire... ? Votre espérance n'est qu'illusion.

      19

      Les images suivantes sont destin√©es √† faire sentir l'impossibilit√© pour chaque Isra√©lite d'√©chapper √† la main de Dieu, quand elle se mettra √† ch√Ętier : celui qui √©chappe au premier danger (le lion), tombe dans le second (l'ours), et s'il a √©chapp√© au second, voil√† qu'au moment o√Ļ d√©j√† il croit s'√™tre mis en s√Ľret√©, il en rencontre inopin√©ment un troisi√®me dans sa maison m√™me (le serpent), auquel il succombe.

      20

      Et non de l'éclat, comme vous espérez ; voir verset 18.

      21

      21 √† 24 Ces versets stigmatisent le formalisme religieux du peuple qui, par les c√©r√©monies du culte, esp√®re d√©tourner les ch√Ętiments qu'attire sa vie de p√©ch√©. Comparez Esa√Įe 1.12-14, passage qui para√ģt √™tre une imitation de celui-ci.

      24

      Lejugement, la justice peuvent, d√©signer ce que l'Eternel r√©clame (Esa√Įe 1.16-17). Ou bien on peut appliquer aussi les expressions de justice et de jugement, non √† la conduite les Isra√©lites, mais √† celle de Dieu : le jugement de Dieu qui va s'exercer sur le peuple coupable, et la justice qui va le condamner, malgr√© ses actes de d√©votion. L'expression coule, litt√©ralement roule, qui exprime la violence, et la relation avec ce qui suit, paraissent parler en faveur du second sens.

      Un ruisseau permanent : coulant toute l'année, ce qui est rare en Orient. Le jugement, cette fois-ci, ne sera pas passager.

      25

      25 √† 27 Ces versets sont d'entre les plus difficiles de tous les livres proph√©tiques. Les uns pensent qu'Amos veut rapprocher la conduite des Isra√©lites de son temps de celle de leurs p√®res au d√©sert : Ils ont √©t√© idol√Ętres : vous √™tes comme eux, et voil√† ce qui √īte toute valeur aux sacrifices et au culte que vous m'offrez : M'avez-vous r√©ellement offert des sacrifices jadis, en la personne de vos p√®res¬†? Non¬†; tout en me servant en apparence, c'√©taient vos faux dieux que vous honoriez r√©ellement dans votre culte. Mais cette interpr√©tation n'est pas conforme au reste du livre d'Amos, dans lequel on ne trouve pas un passage o√Ļ le p√©ch√© de l'idol√Ętrie soit formellement reproch√© aux Isra√©lites des dix tribus. Ils avaient sans doute le culte du veau d'or¬†; mais c'√©tait, cependant l'Eternel qu'ils pensaient adorer sous cette image.

      D'autres pensent qu'Amos veut opposer la conduite des Isra√©lites de son temps √† celle des p√®res sortis d'Egypte. Ceux-ci, dirait-il, n'avaient pas de culte organis√©, de sacrifices et d'offrandes, comme les Isra√©lites d'aujourd'hui¬†; mais ils pratiquaient la justice et jugeaient justement, ce qui valait mieux : c'est pourquoi, tandis qu'eux sont entr√©s en Canaan, vous en serez chass√©s : M'offriez-vous des sacrifices et des offrandes pendant les quarante ans au d√©sert¬†? Non¬†; c'est pourquoi vous emporterez vos idoles en captivit√© au-del√† de Damas (en traduisant le verbe h√©breu par le futur : vous porterez, et non par le pass√© : vous avez port√©). Mais ce sens est de toutes mani√®res impossible. Jamais les quarante ans du d√©sert ne sont pr√©sent√©s autrement, que comme une √©poque de jugement et de mal√©diction¬†; et ils le seraient ici comme un temps de fid√©lit√© et de b√©n√©diction, l'√Ęge d'or en quelque sorte de la vie nationale¬†! Puis l'accusation d'idol√Ętrie √©lev√©e par Amos contre ses contemporains ne trouve aucun point d'appui dans le reste du livre.

      Ou bien l'on admet que la r√©ponse √† la premi√®re question est affirmative : M'avez-vous offert des sacrifices...¬†? Oui¬†; mais en m√™me temps, vous vous livriez √† l'idol√Ętrie¬†; c'est pourquoi vos p√®res ont p√©ri au d√©sert, et puisque vous faites comme eux, vous irez en exil, malgr√© les observances auxquelles vous mettez votre confiance. Rien de plus forc√© que la transition ainsi √©tablie entre le verset 25 et le verset 26¬†; et toujours m√™me supposition non prouv√©e de l'existence de l'idol√Ętrie dans le royaume des dix tribus.

      Laissant de c√īt√© d'autres explications plus forc√©es encore, nous arrivons √† la seule qui nous paraisse admissible. Amos vient de menacer Isra√ęl du jugement, malgr√© son attachement aux observances du culte. Il lui annonce ici comme ch√Ętiment la fin prochaine de ce culte tout ext√©rieur et lui cite comme exemple ce qui est arriv√© √† leurs p√®res au d√©sert. Quand Dieu les eut rejet√©s apr√®s leur r√©volte, qu'arriva-t-il¬†? Ils v√©curent en excommuni√©s. Nous apprenons par Josu√© 5.4-9 que la circoncision cessa tout √† fait¬†; le verset 10 montre aussi que les grandes f√™tes ne furent plus c√©l√©br√©es. Nombres 15.3,19 semble m√™me prouver que les sacrifices institu√©s par la loi cess√®rent, bient√īt apr√®s le d√©part du Sina√Į. La tradition juive est positive √† cet √©gard, et c'est √† ce fait connu de l'interruption du culte, pendant la plus grande partie du p√©lerinage du Sina√Į en Canaan, qu'Amos para√ģt faire allusion dans la question du verset : M'avez-vous offert des sacrifices pendant....¬†? Les Isra√©lites du d√©sert se d√©dommageaient de cette absence du culte officiel en se livrant √† des cultes idol√Ętres qu'ils pratiquaient plus on moins ostensiblement : Et vous avez port√©... Eh bien¬†! dit Dieu, verset 27, je vais vous renvoyer, vous aussi comme vos p√®res, au d√©sert, le d√©sert au-del√† de Damas, ou vous ne pourrez pas non plus continuer √† m'offrir ces sacrifices et ce culte qui me sont devenus odieux. Je vous replacerai sous l'interdit o√Ļ j'avais plac√© vos p√®res apr√®s leur r√©volte¬†; et si vous voulez encore c√©l√©brer un culte, ce ne sera pas m√™me celui du veau d'or, mais celui des dieux de ces peuples orientaux an milieu desquels vous serez captifs.

      26

      Vous avez porté Siccouth, votre roi. Le mot Siccouth ne se retrouve nulle part ailleurs dans l'Ecriture. On lui a donné (en le rapprochant d'un mot hébreu voisin) le sens de tente : la tente, petite litière voilée de votre roi (Moloch ou Milcom, nom qui signifie roi). Mais on a trouvé dans une liste de divinités assyriennes en écriture cunéiforme le nom de Sakkut comme un surnom du dieu de la planète Saturne Adar, on Adrammélec, (c'est-à-dire Adar le roi). Comparez le nom du dieu babylonien Succoth-Benoth, 2Rois 17.30.

      Le mot Kijoun, en h√©breu K√©wan, a √©t√© appliqu√© aussi √† un ustensile servant au culte d'une idole : le support ou pi√©destal sur lequel on posait l'image. Mais depuis qu'il est prouv√© que Siccouth est le nom d'un dieu, le parall√©lisme exige que le nom de Kijoun soit aussi envisag√© comme tel. Et comme le nom h√©breu peut se prononcer aussi Kaiwan et que le mot K√©wan est connu comme un surnom assyrien du m√™me dieu Saturne, il est √©vident que nous devons prendre ici dans ce sens le nom Kijoun. Nous aurions donc deux d√©signations diff√©rentes du dieu Saturne. Les anciens avaient, diff√©rents termes pour d√©signer le m√™me dieu, selon les situations diverses de l'astre qui portait son nom. On a object√© que les Isra√©lites sortant d'Egypte ne pouvaient avoir emport√© que les cultes des divinit√©s √©gyptiennes, mais non des assyriennes. Mais on a d√©couvert dans un hi√©roglyphe le nom Repan-Neteru (jeune entre les dieux), donn√© √† Seb, le Saturne des Egyptiens¬†; et c'est probablement l√† la raison pour laquelle les Septante, qui traduisaient Amos sur le sol √©gyptien, ont substitu√© √† Kaiwan Remphan. Du reste, il ne faut, point oublier que, lorsque les Isra√©lites sont sorlis d'Egypte, ils venaient de passer dans ce pays des si√®cles sous la domination d'un peuple oriental et s√©mitique (les rois Pasteurs ou Hyksos) et qu'ils avaient pu contracter avec eux des habitudes d'idol√Ętrie plus conformes aux cultes asiatiques qu'au culte √©gyptien. Nous devons donc conclure de ce passage qu'en sortant d'Egypte les Isra√©lites √©taient infect√©s d'idol√Ętrie et qu'ils s'y livraient dans le d√©sert. C'est ce qu'Etienne rappelle en plein sanh√©drin, Actes 7.42-43, √† leurs descendants, en citant librement les paroles d'Amos dans notre passage, d'apr√®s les Septante.

      Votre roi : probablement allusion au nom d'Adrammélec (Adar : le roi) donné à ce dieu.

      Vos idoles : on les portait en secret dans le d√©sert √† c√īt√© du tabernacle de l'Eternel.

      L'étoile de votre dieu : l'étoile dont vous vous êtes fait un dieu et par l'image de laquelle vous le représentez.

      27

      Par-delà Damas : au désert à l'est de cette ville, comme vos pères au désert à l'orient de l'Egypte. C'est la première fois que la contrée des Assyriens et Babyloniens, est désignée ; elle ne l'est encore qu'en termes vagues.

      Le Dieu des arm√©es : celui qui domine sur les arm√©es des cieux devant lesquelles on se prosterne. La menace renferm√©e dans ce verset, s'est r√©alis√©e lors de la destruction de Samarie, en 722, environ 80 ans apr√®s le moment o√Ļ Amos proph√©tisait.

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