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Ezéchiel 23

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      Deux femmes. Les deux peuples des dix tribus et de Juda, séparés plus tard, n'en formaient encore qu'un seul en Egypte ; mais le prophète les considère déjà comme distincts, tout en rappelant leur unité primitive par ces mots : filles d'une même mère.

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      L'influence corruptrice de l'idol√Ętrie √©gyptienne sur le peuple de Dieu avait d√©j√† √©t√© indiqu√©e plusieurs fois (comparez 16.26 et 20.7).

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      Voici leurs noms : dans l'allégorie qui va suivre.

      Ohola signifie : sa tente, √† elle¬†; Oholiba : ma tente en elle. Ces deux noms rappellent ce contraste : que le peuple des dix tribus, apr√®s s'√™tre s√©par√© du sanctuaire de J√©rusalem, s'√©tait √©lev√© un sanctuaire √† lui, celui de B√©thel, dont il est si souvent parl√© dans Amos et dans Os√©e, et o√Ļ l'on adorait Dieu sous l'image √©gyptienne du veau d'or¬†; tandis que le peuple de Juda continuait √† adorer l'Eternel dans son sanctuaire, √† J√©rusalem.

      La plus grande, non l'a√ģn√©e, comme quelques-uns traduisent¬†; comparez 16.46. Le royaume du nord, comprenant dix tribus, √©tait plus grand que celui de Juda.

      Elles furent √† moi : en vertu des grands faits de la sortie d'Egypte et de la l√©gislation du Sina√Į.

      Elles enfantèrent... Allusion à la multiplication du peuple en Egypte et plus tard en Canaan. Le prophète ne s'assujettit pas servilement à l'ordre chronologique des faits.

      Leurs noms : cette fois-ci, leurs vrais noms.

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      5 √† 10 Conduite et ch√Ętiment de Samarie.

      5 et 6 Isra√ęl se laissa s√©duire par la puissance et le luxe des Assyriens¬†; il rechercha leur alliance, ce qu'il ne pouvait faire sans abandonner sa confiance en l'Eternel et sans s'associer au culte des dieux du peuple √©tranger. Comparez ce qui est dit de l'ambassade de M√©nahem aupr√®s du roi assyrien Phul, 2Rois 15.19, et de celle du roi Os√©e aupr√®s de Salmanasar, 2Rois 17.3¬†; comparez Os√©e 8.9.

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      Gouverneurs et chefs: gouverneurs de province et magistrats locaux (Néhémie 2.16 ; 12.40, etc.)

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      C'est cette fausse politique et cette apostasie religieuse qu'Ezéchiel réunit dans l'image de la prostitution.

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      On pourrait appliquer ce trait au culte du veau d'or, qui rappelait le culte du bŇďuf Apis. Mais il est plus probable qu'Ez√©chiel fait allusion aux trait√©s d'alliance si souvent contract√©s avec les souverains √©gyptiens.

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      9 et 10 Isra√ęl a √©t√© puni par o√Ļ il avait p√©ch√©.

      10

      Découvert sa nudité : en emmenant tous les habitants du pays en captivité.

      Egorgée avec l'épée : par la destruction du royaume.

      Elle devint célèbre... Toutes les autres nations entendirent parler de sa chute et s'en moquèrent.

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      11 √† 21 L'infid√©lit√© de Juda d√©passe encore le crime de Samarie, malgr√© le ch√Ętiment exemplaire de celle-ci.

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      Depuis Achaz, Juda rechercha √† prix d'argent l'alliance d'Assur¬†; voir 2Rois 16.7 et Esa√Įe 7.1 et suivants.

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      14 à 16 Après que les Assyriens eurent succombé dans la lutte avec les Chaldéens, ce fut à ceux-ci que Juda adressa ses hommages.

      Des hommes dessinés sur le mur. Les Assyriens et les Babyloniens couvraient les murailles de leurs palais de peintures représentant des scènes de guerre, de triomphe, de chasse, encore aujourd'hui admirablement conservées. Les ambassadeurs envoyés de Jérusalem à Ninive et à Babylone racontaient avec admiration à leur retour ce qu'ils avaient vu dans ces villes ; et les rois qui, comme Sédécias, s'étaient eux-mêmes rendus à Babylone, imitaient sans doute dans leurs propres palais ces peintures brillantes.

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      De grands seigneurs. Le mot schalischim désigne soit les trois guerriers qui occupent ensemble un chariot de guerre, soit les personnages de la haute aristocratie qui forment le troisième degré dans l'Etat après le monarque.

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      17 et 18 Par ces relations politiques et, assur√©ment aussi, commerciales avec Babylone, l'idol√Ętrie chald√©enne avait facilement p√©n√©tr√© dans le peuple de Juda.

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      19 √† 21 Mais lorsque Babylone fit peser trop lourdement son joug sur Juda, celui-ci se d√©go√Ľta de cette d√©pendance et chercha dans le secours de l'Egypte un moyen de s'en affranchir. C'√©tait, revenir, selon l'expression du proph√®te, √† l'impudicit√© de sa jeunesse. Comparez 2Rois 24.7¬†; J√©r√©mie 37.5-7.

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      Ces impudiques. Le proph√®te caract√©rise ici par les expressions les plus r√©pugnantes la sensualit√© animale que l'on attribuait aux Egyptiens¬†; comparez des expressions analogues relatives √† Isra√ęl lui-m√™me J√©r√©mie 2.23-25.

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      22 √† 35 Le ch√Ętiment de Juda. C'est √©videmment avec intention que le proph√®te reproduit en quelque sorte litt√©ralement, dans le tableau de l'arm√©e ennemie qui envahit Juda, le portrait qu'il avait fait de ces m√™mes √©trangers en d√©crivant l'attrait qu'ils avaient exerc√© sur l'imagination du peuple isra√©lite (versets 11 √† 15). Ses s√©ducteurs eux-m√™mes deviennent ses bourreaux.

      23

      Princes, riches et grands : trois termes obscurs et dont le sens a été diversement compris.

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      Ils te couperont le nez... Il n'y a point ici, comme on l'a cru, une allusion √† l'usage √©gyptien de couper le nez aux femmes adult√®res, mais plut√īt aux mutilations que les Assyriens et les Chald√©ens faisaient subir √† leurs prisonniers.

      Ce qui restera de toi : ce qui ne sera pas emmené captif sera massacré.

      26

      Le prophète revient à l'image précédemment employée pour décrire la honte et le pillage que subira le peuple.

      27

      Tes d√©bauches du pays d'Egypte. L'infid√©lit√© envers J√©hova qui avait commenc√© d√®s le s√©jour du peuple en Egypte, trouvera son terme dans ce ch√Ętiment terrible.

      28

      Ceux dont ton √Ęme s'est d√©tach√©e : les Chald√©ens, que Juda avait d'abord encens√©s et envers lesquels il avait ensuite viol√© le serment de fid√©lit√© en s'alliant contre eux avec l'Egypte.

      31

      Sa coupe. La coupe est fréquemment l'image d'une douleur inévitable (Matthieu 26.39 ; Jean 18.11).

      32

      La grandeur même de cette coupe entre les mains de l'infortunée qui doit la vider tout entière, excite la risée de toutes les autres nations, témoins de ce spectacle.

      33

      La coupe de ta sŇďur Samarie. Par cette expression, le proph√®te remet devant les yeux de Juda un tableau effrayant et bien connu, celui du sac de Samarie¬†; cette terrible r√©alit√© allait se r√©p√©ter pour lui. Quand on a partag√© le crime, il faut partager la peine.

      34

      L'image continue ; quand Oholiba aura vidé la coupe, et l'aura jetée à terre pour la briser, dans sa rage insensée elle en relèvera les morceaux pour les mordre et s'en déchirer le sein. C'est l'image du dernier degré de fureur et de désespoir, ce que Jésus appelle les pleurs et les grincements de dents.

      35

      Tu m'as oublié. Il y a dans ce mot tout l'amour de Dieu et toute l'ingratitude de l'homme.

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      36 √† 44 Tableau sommaire et final de la corruption des deux sŇďurs.

      Jugeras-tu ? Comparez 20.4 et 22.2.

      Quatre traits de grossière infidélité à l'Eternel sont signalés dans les versets suivants.

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      Premier trait : l'idol√Ętrie, sp√©cialement sous la forme du culte de Moloch et des sacrifices d'enfants.

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      Second trait : la pratique des cultes idol√Ętres, jusque dans le temple et au jour m√™me du sabbat.

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      Troisi√®me trait : le m√©lange continuel de ces cultes idol√Ętres avec celui de l'Eternel. L√† o√Ļ il y avait une f√™te √† c√©l√©brer, on y courait, sans s'inqui√©ter de savoir √† quelle divinit√© elle s'adressait, que ce f√Ľt aux faux dieux ou √† l'Eternel. On ne songeait dans tout cela √† la satisfaction d'aucun besoin religieux¬†; on ne cherchait que le plaisir.

      40

      40 et 41 Quatri√®me trait : les alliances avec les Assyriens et les Chald√©ens, dont il a d√©j√† √©t√© parl√© au verset 16. J√©rusalem est repr√©sent√©e sous l'image d'une femme vicieuse qui a convi√© chez elle des h√ītes √©trangers (venant de loin), et qui, apr√®s s'√™tre par√©e, les re√ßoit magnifiquement chez elle. Ce tableau repr√©sente les efforts des rois et du peuple de Juda pour gagner les bonnes gr√Ęces des puissants monarques de Ninive et de Babylone, et la grossi√®re infid√©lit√© avec laquelle on s'appropriait √† J√©rusalem l'idol√Ętrie de ces peuples pa√Įens.

      Fard√© les yeux : voir J√©r√©mie 4.30, et Esa√Įe 54.11, note.

      41

      Mon encens et mon huile. Les pr√©sents que les Isra√©lites offraient aux √©trangers, √©taient des biens qu'ils tenaient de la munificence de Dieu m√™me, qui leur avait donn√© la terre de Canaan¬†; ces biens, ils auraient donc d√Ľ les consacrer √† son culte et √† son service.

      42

      Ce verset est presque incompréhensible, et il est difficile de supposer que le texte n'ait pas subi quelque altération. On pourrait traduire : Et la voix de la multitude bruyante se calme en elle, et aux hommes venus d'un peuple éloigné se joignent les buveurs du désert, et ils mettent à ses mains, etc. Ce bruit qui s'apaise se rapporterait à l'époque de tranquillité relative qui suivit l'annexion de Juda à l'empire d'Assyrie. Les buveurs du désert, qui viennent s'ajouter aux ennemis plus anciens, aux Assyriens, seraient les Chaldéens, dont un ancien historien (Quinte-Curce V, 1) dit qu'ils étaient extrêmement adonnés au vin et à tous les vices qui procèdent de l'ivrognerie. Ils seraient désignés comme venant du désert, parce que c'était par le désert de Syrie, à l'est de la Palestine, qu'arrivaient à Jérusalem les ambassadeurs babyloniens.

      Les bracelets et les couronnes d'or, dont ils ornent la prostituée, seraient les symboles de l'état de prospérité momentanée dont Jérusalem fut redevable à la protection des monarques babyloniens, une fois qu'elle se fut soumise à eux. Mais ce passage peut recevoir un autre sens que nous avons suivi dans la traduction.

      Une foule joyeuse : le mot schalev indique l'aise, le bien-être.

      Les gens venus des amas d'hommes sont les Assyriens et les Chald√©ens avec qui Juda a form√© des alliances et auxquels il paie tribut. Les amas d'hommes sont les grandes capitales de Ninive et de Babylone, dans lesquelles une immense population √©tait concentr√©e. Les buveurs du d√©sert, convi√©s √† l'impie rendez-vous de tous les cultes idol√Ętres √† J√©rusalem et dans le temple m√™me (comparez chapitre 8), sont les tribus arabes du d√©sert, qui vivent en dehors des grandes agglom√©rations humaines et repr√©sentent un degr√© d'√©tat religieux et social inf√©rieur √† celui des grands Etats des plaines du Tigre et de l'Euphrate. Le nom de buveurs : sora√Įm para√ģt faire allusion au nom de Sch√©ba que portait l'un de ces peuples (27.22). Ce peuple √©tait riche¬†; comparez Psaumes 72.10¬†; Esa√Įe 55.6¬†; 1Rois 10.1 et suivants. C'est sans doute ce qui explique le don des ornements d'or, bracelets et couronnes, offerts par ces √©trangers √† Oboliba.

      On a aussi appliqué le terme de buveurs aux idoles qu'apportaient avec eux ces peuples et auxquelles on offrait du vin.

      43

      43 et 44 L'Eternel constate que J√©rusalem est absolument incorrigible, aussi bien que l'avait √©t√© sa sŇďur Samarie.

      44

      Au commencement du verset il faut sous-entendre la réponse : Oui.

      Suit l'annonce du jugement qui va √™tre ex√©cut√© sur les deux sŇďurs incorrigibles.

      45

      Les hommes justes sont les Chald√©ens qui, tout corrompus qu'ils sont eux-m√™mes, jouent, dans cette ex√©cution sanglante, le r√īle d'agents de la justice divine.

      46

      Fais monter contre elles. C'est la m√™me sc√®ne que 16.40-41 : la peine des adult√®res appliqu√©e aux deux sŇďurs infid√®les.

      Que l'assemblée les assomme de pierre : allusion à la formule juridique ordinaire (Lévitique 24.16 ; Nombres 15.35, etc.).

      48

      Toutes les femmes : les autres nations que le ch√Ętiment de J√©rusalem engagera √† renoncer √† l'idol√Ętrie¬†; comparez 16.41.

      49

      Vous saurez que je suis... Ces mots, quoiqu'exprimant proprement une menace, renferment cependant la seule lueur d'esp√©rance qui √©claire ce discours. Reconna√ģtre la main de Dieu dans le ch√Ętiment qui nous frappe, c'est en effet le premier pas pour sortir de l'√©tat de p√©ch√© o√Ļ l'on √©tait plong√©.

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