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Jérémie 31

    • 1

      De toutes les familles d'Isra√ęl : aussi bien de celles des dix tribus que de celles de Juda.

      Sur l'accomplissement de cette prophétie à l'égard des dix tribus, voir 3.12 et suivants, notes. Ce premier verset résume le contenu de tout ce chapitre : le rétablissement de l'alliance sous la double forme de la relation de Dieu avec son peuple et du peuple avec son Dieu.

      2

      L'expression : réchappé de l'épée, prouve qu'il ne s'agit pas ici, comme pourrait le faire penser le terme de désert, de la sortie d'Egypte. Le prophète parle du futur retour des Juifs après la captivité, qu'il contemple comme déjà accompli. Cependant le grand souvenir du séjour dans le désert et de la conquête de Canaan est présent à son esprit et lui fournit les couleurs du tableau. Comparez Osée 2.14.

      Mis en repos, comme au temps de Josu√©¬†; comparez Esa√Įe 62.8-9¬†; 63.14.

      3

      De loin. L'Eternel est représenté comme apparaissant de Sion à son peuple qui est encore dans l'exil, et l'invitant à revenir. Comparez Psaumes 14.7.

      Entre ces mots et les suivants (je t'ai aimée... ) il faut sous-entendre : Et il m'a dit. Le passé est le gage de l'avenir. L'Eternel qui a aimé son peuple de toute éternité, lui restera à jamais fidèle.

      4

      Tu seras reb√Ętie : grande libert√© d'image¬†; la vierge d'Isra√ęl est compar√©e √† un √©difice.

      Tambourin : instrument employ√© dans les f√™tes religieuses en Isra√ęl (Exode 15.20¬†; Juges 11.34¬†; Psaumes 68.26)

      5

      Ils recueilleront. On a vu ici une allusion √† la loi, L√©vitique 19.23-25, qui ordonnait que les trois premi√®res r√©coltes de toute plantation fussent laiss√©es sur place, et enfin la quatri√®me consacr√©e √† l'Eternel¬†; la jouissance ne commen√ßait donc qu'√† partir de la cinqui√®me ann√©e. L'Eternel fera abandon de ce droit en faveur d'Isra√ęl rapatri√©. Mais il est plus simple d'expliquer d'apr√®s Esa√Įe 62.8-9¬†; 65.21-22 : L'ennemi ne r√©coltera plus ce qu'Isra√ęl aura sem√©.

      6

      Les gardes : peut-être les sentinelles postées sur les endroits élevés pour annoncer l'apparition du premier croissant de la lune, car c'était par ce moyen que l'on fixait l'époque des fêtes religieuses. En tout cas, le sens est : le peuple des dix tribus, si longtemps empêché par la politique de ses rois, puis par l'exil, de participer aux actes du culte à Jérusalem, viendra de nouveau célébrer les fêtes en Sion.

      7

      Celui qui est la t√™te des nations. C'est Isra√ęl qui est ainsi d√©sign√©, en tant que peuple choisi de Dieu (Deut√©ronome 7.6¬†; 26.19).

      8

      L'aveugle et... Ceux-là mêmes qui sont le moins en état de voyager, reviendront des bouts de la terre ; car ce sera Dieu qui les ramènera.

      Du septentrion : voir notes 1.13 ; 3.12.

      9

      En pleurant. Ces larmes sont à la fois celles du repentir et de la reconnaissance ; comparez les expressions semblables Osée 12.5. C'est en faisant l'expérience de la gratuité du salut que le pécheur verse les larmes à la fois les plus douces et les plus amères.

      Un p√®re. Esa√Įe 63.16¬†; 64.8.

      Mon premier-n√©. Ce terme pourrait signifier simplement qu'Ephra√Įm, malgr√© son long exil, participera de nouveau au privil√®ge du peuple tout entier¬†; comparez Exode 4.22 : Isra√ęl est mon premier-n√©. Cependant, si l'on se rappelle que Jacob mourant avait, √† certains √©gards, donn√© √† Joseph le droit d'a√ģnesse, en lui accordant une double part d'h√©ritage par l'adoption de ses deux fils, Manass√© et Ephra√Įm¬†; bien plus, qu'il avait encore privil√©gi√© Ephra√Įm, le cadet de ces deux fr√®res, en le pla√ßant avant son a√ģn√©, Manass√© (Gen√®se 48.1-21), on ne pourra m√©conna√ģtre, dans l'expression que Dieu emploie ici, la promesse d'une position particuli√®rement honorable.

      10

      Nations. Les nations pa√Įennes qui avaient assist√© aux d√©sastres du peuple de Dieu, avaient pu en conclure que J√©hova √©tait moins puissant que leurs idoles. Ce scandale cessera par le miracle de la d√©livrance de son peuple et aboutira √† un hommage √©clatant rendu √† J√©hova et √† ce peuple par tous les pa√Įens. Comparez Ez√©chiel 36.20-21¬†; Psaumes 79.9-10.

      13

      La danse chez les Orientaux est telle qu'elle peut s'allier m√™me avec la gravit√© de l'√Ęge. Comparez les chŇďurs dans la trag√©die grecque.

      14

      L'√Ęme des sacrificateurs. On offrira de nouveau et en grande abondance les sacrifices de reconnaissance, dont une part √©tait d√©volue, d'apr√®s la loi (L√©vitique 7.31-34), aux ministres du sanctuaire.

      15

      Ces perspectives du rétablissement futur ramènent par contraste les pensées du prophète aux lugubres réalités du temps présent.

      Rachel, l'√©pouse bien-aim√©e du patriarche, la m√®re de Joseph, l'a√Įeule d'Ephra√Įm et de Manass√© dont le proph√®te vient de pr√©dire le retour, avait expir√© en donnant le jour √† son second fils, Benjamin, et avait √©t√©, enterr√©e √† Ephrata, pr√®s de Bethl√©em (Gen√®se 35.19¬†; comparez 1Samuel 10.2, note). L'ombre de cette tendre m√®re semble planer sur toute la contr√©e voisine, qu'habitent les descendants de ses deux fils Benjamin et Joseph du haut de la colline de Rama (au nord de J√©rusalem), d'o√Ļ l'on d√©couvre tout le pays d'Ephra√Įm et de Manass√©, elle fait retentir les cris de sa douleur maternelle sur ses descendants √©gorg√©s par l'ennemi. Saint Matthieu (Matthieu 2.17-18) signale une relation morale entre le massacre des enfants de Bethl√©em √©gorg√©s par un roi d'origine √©domite, et tout ce peuple d'Ephra√Įm livr√© jadis dans son propre pays √† l'√©p√©e de l'√©tranger.

      16

      Mais l'Eternel n'a rappelé les larmes de Rachel, la représentante de toutes les mères israélites, que pour montrer la source de ces larmes à jamais tarie.

      Ton Ňďuvre aura sa r√©compense. Le proph√®te parle ici √† Rachel comme personnification de la Sion fid√®le.

      Son Ňďuvre d√©signe ou le travail de l'enfantement et de l'√©ducation des membres du peuple, ou le long deuil qu'Isra√ęl subit durant le temps de son exil.

      18

      J'ai entendu. J√©hova entend par avance le cri d'Ephra√Įm qui, dans la terre √©trang√®re, fait la confession de ses fautes et reconna√ģt la justice de son ch√Ętiment.

      Ram√®ne-moi et je reviendrai, c'est-√†-dire : ram√®ne-moi en Canaan pour que j'y puisse revenir¬†; forme na√Įve exprimant ce sentiment, que la force de Dieu seul peut accomplir ce retour. Ces mots se rapportent uniquement au retour ext√©rieur. Puis, au verset 49, Ephra√Įm donne pour motif de sa demande le retour int√©rieur qui s'est op√©r√© chez lui. Nous avons d√©j√† remarqu√©, dans Esa√Įe, que le mot revenir comporte √† la fois le sens ext√©rieur de retour de l'exil et le sens moral de conversion. J√©r√©mie passe ici du premier de ces sens au second. Ainsi s'explique le car : Que je revienne en Canaan¬†; car de cŇďur je suis d√©j√† revenu √† toi. Ephra√Įm s'est retourn√© de cŇďur vers son p√®re¬†; c'est pourquoi il peut rentrer maintenant dans la maison paternelle.

      J'ai frapp√© sur ma cuisse : geste d'effroi (Ez√©chiel 21.17). Ephra√Įm est comme terrifi√©, maintenant que dans la lumi√®re de Dieu ses yeux s'ouvrent pour juger sa conduite pass√©e.

      20

      Dieu s'√©tonne lui-m√™me de l'effet que produit sur lui la voix de son fils repentant. Il se demande comment il se fait que la tendresse subsiste encore en lui, qu'il en soit domin√© comme malgr√© lui, au moment m√™me o√Ļ il le frappe si s√©v√®rement : Ephra√Įm est-il donc un enfant favori¬†? Nous dirions vulgairement : un enfant g√Ęt√©. Ce tableau de ce qui se passe dans le cŇďur de Dieu √† l'ou√Įe du g√©missement de son enfant si longtemps rebelle est comme une parabole anticip√©e de l'enfant prodigue.

      21

      Ce verset contient la r√©ponse de l'Eternel √† la pri√®re d'Ephra√Įm (versets 18 et 19). Du cŇďur paternel vaincu par l'amour sort cette permission : Reviens¬†!

      Dresse-toi des signaux. Isra√ęl, avant de quitter la terre √©trang√®re, doit envoyer levant lui des √©claireurs qui jalonnent la route du retour, afin que nul ne s'√©gare.

      Le chemin par lequel tu as march√©. A chaque pas il doit se souvenir du jour o√Ļ ses ennemis l'emmenaient captif par ce m√™me chemin dans la terre √©trang√®re.

      22

      Il n'y a pas √† s'attarder sur la route. Le moment est propice, le d√©part urgent¬†; Dieu va faire de Canaan le th√©√Ętre d'une Ňďuvre nouvelle.

      A cr√©√©. Le proph√®te contemple d√©j√† cette Ňďuvre comme accomplie, lors m√™me qu'il l'annonce encore comme future dans les mot suivants : La femme entourera l'homme. C'√©tait peut-√™tre l√† une expression proverbiale. La question est de savoir dans quel sens il faut l'appliquer ici. Cette difficult√© a √©t√© r√©solue par les commentateurs d'une foule de mani√®res. Les anciens ont vu dans cette image une allusion √† l'incarnation du Christ s'enfermant dans le sein de la vierge. Ce sens de l'expression entourer est √©videmment forc√©. Mieux vaudrait, si l'on applique cette promesse au Messie, rapporter le mot entourer aux soins dont la femme (en la personne de la m√®re de Christ) entourera l'homme (en la personne de ce dernier). Mais sous cette forme le sens est peu naturel. D'autres traduisent : La femme sera chang√©e en homme¬†; c'est-√†-dire que les plus faibles deviendront des h√©ros, ou bien que le fort sera vaincu par le faible, etc., etc. Si nous tenons compte de cette id√©e : cr√©er une chose nouvelle, nous devons chercher dans l'Ňďuvre que Dieu va faire, un contraste bien tranch√© avec tout ce qui s'est pass√© pr√©c√©demment. Or, quel avait √©t√© jusqu'alors le caract√®re de l'histoire d'Isra√ęl¬†? Dieu l'avait cherch√©, mais sans que ce peuple se laiss√Ęt trouver. Comme dit Esa√Įe : il avait √©tendu tout le jour ses mains vers un peuple rebelle (Esa√Įe 65.2). Son amour l'avait de toutes mani√®res poursuivi, entour√©¬†; jamais Isra√ęl n'avait r√©ellement r√©pondu √† cet amour. Maintenant tout sera chang√© : ce sera Isra√ęl, cette fille rebelle du verset 22, qui, comme une femme pleine d'amour, entourera de ses bras J√©hova son √©poux, et ne voudra plus √† aucun prix se s√©parer de lui. La forme un peu √©trange de l'expression s'explique ais√©ment, si J√©r√©mie applique ici un dicton populaire caract√©risant ce qu'il y a d'insolite, surtout dans les mŇďurs de l'Orient, √† ce que ce soit la femme qui recherche l'homme. La suite, verset 31 et suivants, nous para√ģt confirmer ce sens. L'expression : une alliance nouvelle (verset 31), rappelle celle du verset 22 : une chose nouvelle. La parole : Je les avais √©pous√©s (verset 32), explique les termes : la femme, l'homme, dans le sens figur√© o√Ļ nous les prenons¬†; et toute l'Ňďuvre d√©crite versets 33 et 34 : Je mettrai ma loi dans leur cŇďur, et ils me conna√ģtrout tous, r√©pond exactement au sens que nous donnons √† ces mots entourer l'homme.

      23

      Le prophète passe ici à Juda, qui ne saurait être oublié dans ce tableau de la restauration du peuple de Dieu.

      26

      Cette parole, qui rompt le fil du discours, ne peut √™tre mise que dans la bouche de l'Eternel ou dans celle du proph√®te. Dans le premier cas, le sommeil ne saurait √™tre que le temps de l'exil. Mais comment un pareil sommeil pourrait-il avoir √©t√© doux au cŇďur de Dieu¬†? Le second sens est donc seul admissible. Ce verset marque une interruption dans la vision. J√©r√©mie se r√©veille de l'extase o√Ļ il √©tait plong√© durant la r√©v√©lation pr√©c√©dente.

      Je vis que mon sommeil..., litt√©ralement : Je vis et mon sommeil. C'est ici un h√©bra√Įsme fr√©quent. Comparez Gen√®se 1.31 : Et Dieu vit... et cela √©tait bon, pour : Et Dieu vit que.... En revenant √† lui, J√©r√©mie se rend compte de la suavit√© infinie des moments qu'il vient de passer. Apr√®s tant de r√©v√©lations accablantes, des messages de jugements, il vient de contempler les ravissants tableaux de l'avenir messianique. Il a ainsi b√©n√©fici√© le premier de la promesse du verset 25.

      27

      Les versets suivants se rapportent au peuple dans son ensemble. La formule : Voici, des jours viennent, y est répétée trois fois : au verset 27 en rapport avec le repeuplement du pays ; au verset 31 en rapport avec la régénération spirituelle du peuple ; au verset 38 pour annoncer la reconstruction de Jérusalem, à la gloire de l'Eternel.

      28

      Répétition des termes employés lors de la vocation du prophète 1.10.

      J'ai veillé : allusion au symbole de l'amandier, 1.11-12 (note).

      29

      La maxime proverbiale, mise ici dans la bouche du peuple, veut dire : que les enfants paient d'ordinaire pour les p√©ch√©s de leurs p√®res. Elle renferme une accusation contre la justice de Dieu. Sans doute la loi elle-m√™me semble dire quelque chose de semblable quand elle annonce que Dieu punira les p√©ch√©s des p√®res sur les enfants jusqu'√† la troisi√®me et quatri√®me g√©n√©ration (Exode 20.5)¬†; mais il ne faut pas oublier qu'elle ajoute : de ceux qui me ha√Įssent. La dette, s'accumulant alors durant une s√©rie de g√©n√©rations qui continuent √† marcher et √† progresser dans le mal, finit par retomber tout enti√®re sur la derni√®re (Luc 11.49-51). Mais il n'en est pas ainsi quand les enfants se d√©tournent du p√©ch√© des p√®res et rompent le lien de solidarit√© qui les unissait aux g√©n√©rations pr√©c√©dentes. Alors s'applique √† eux le principe express√©ment formul√© Ez√©chiel 18.2-4 et d√©velopp√© dans la suite de ce chapitre¬†; comparez Galates 6.5. Le sens du verset 29 n'est donc pas que Dieu suivra alors d'autres principes de gouvernement que ceux qu'il suit aujourd'hui¬†; mais que, la conduite de l'homme ayant chang√©, le r√©sultat du jugement de Dieu se trouvera √™tre l'oppos√© de ce qu'il √©tait auparavant. Pour ce peuple graci√©, renouvel√©, toute solidarit√© avec les p√©ch√©s de leurs p√®res prendra fin, et si quelqu'un p√©rit encore, il n'en devra accuser que lui-m√™me et sa folie.

      31

      31 et 32 Ces versets d√©crivent enfin la chose nouvelle que l'Eternel annon√ßait verset 22. Dans tout l'Ancien Testament c'est ici le seul passage o√Ļ soit employ√©e cette expression hardie de nouvelle alliance, qui semble rel√©guer au nombre des choses un jour pass√©es et p√©rim√©es le contrat solennel conclu avec le peuple au pied du Sina√Į. J√©sus s'est appropri√© cette expression, Luc 22.20¬†; et saint Paul l'a d√©velopp√©e dans toute sa profondeur, 2Corinthiens 3.6-18.

      Alliance qu'eux ont rompue. L'intention de ces mots est de mettre enti√®rement √† la charge du peuple la rupture de ce premier contrat qui e√Ľt pu et d√Ľ demeurer toujours. A supposer en effet que le peuple y e√Ľt √©t√© fid√®le, le contrat nouveau ne lui e√Ľt pas √©t√© refus√© sans doute. Mais, au lieu de le conclure √† la suite d'un douloureux divorce, le peuple e√Ľt pass√© d'une alliance √† l'autre par une transformation paisible de la relation qui l'unissait √† son Dieu. L'alliance de la lettre se f√Ľt √©panouie sans r√©volution en celle de l'Esprit. L'enfant mineur f√Ľt devenu majeur.

      33

      Ma loi. Comme expression de la sainte volont√© de Dieu, elle restera √† jamais l'essence du contrat entre Dieu et l'homme¬†; elle ne sera ni chang√©e, ni abolie (Matthieu 5.17-19¬†; Luc 16.17). Seulement, au lieu d'√™tre impos√©e √† l'homme par une volont√© √©trang√®re et comme une obligation ext√©rieure, elle s'emparera de son cŇďur et deviendra l'expression de la volont√© m√™me du fid√®le.

      Sur leur cŇďur. A Sina√Į, la loi avait √©t√© √©crite sur les tables de pierre¬†; sous cette forme elle se pr√©sentait comme une lettre imp√©rative, qui rencontrait dans l'homme une volont√© oppos√©e √† elle. Par la venue du Saint-Esprit, d√©j√† promise dans Jo√ęl 2.28 et suivants, ce conflit de volont√©s entre Dieu et l'homme prend fin. Le contenu de la loi, ce que Dieu veut, devient ce que l'homme veut. J√©sus-Christ, le premier, a r√©alis√© cet id√©al du parfait accord entre la volont√© humaine et la volont√© divine (Jean 4.31). La nouvelle naissance produit cette m√™me harmonie avec la loi dans le cŇďur de l'enfant de Dieu. Le conflit est apais√©¬†; et √† l'alliance de la lettre, qui n'√©tait que temporaire, se substitue celle de l'Esprit, qui est √©ternelle.

      Je serai leur Dieu... en toute vérité cette fois. Ainsi sera accomplie la promesse du verset 1.

      34

      L'homme n'a une connaissance imm√©diate de Dieu que lorsqu'il re√ßoit de lui le pardon de ses p√©ch√©s. Jusqu'alors un obstacle le s√©pare de lui, le sentiment de sa condamnation¬†; et Dieu lui appara√ģt autre qu'il n'est. Pour conna√ģtre Dieu, dans cette situation, il a besoin d'√™tre instruit par le t√©moignage de ses fr√®res. Mais le pardon, en lui ouvrant l'acc√®s jusqu'√† Dieu m√™me, le rend apte √† recevoir le Saint-Esprit, qui devient son docteur et grave la volont√© divine dans son cŇďur (verset 33). Ainsi sont rendus superflus les interm√©diaires humains qui lui √©taient jadis n√©cessaires. Lui-m√™me conna√ģt Dieu. Comparez Esa√Įe 54.13¬†; Jean 6.45¬†; H√©breux 7.8-12¬†; 10.15-18.

      35

      Du conflit entre la loi et la volonté de l'homme dans l'ancienne alliance, il résultait que cet ordre de choses ne pouvait être que temporaire ; mais une fois l'harmonie rétablie, le nouvel état de choses est, par sa nature même, immuable.

      La stabilit√© des lois de la nature est le symbole visible de l'immutabilit√© de la gr√Ęce.

      Dans les derniers mots du verset 36 est affirm√©e la perp√©tuit√© d'Isra√ęl comme nation. Chez tous les autres peuples, il y a des individus √©lus¬†; Isra√ęl seul est √©lu comme peuple (Romains 11.2).

      37

      Toute la race : la nation enti√®re. Car des individus isra√©lites pourront certainement √™tre rejet√©s. Comparez Esa√Įe 54.9-10.

      38

      D'après tout ce passage, la Jérusalem nouvelle doit occuper à peu près le même emplacement que l'ancienne, seulement avec une extension un peu plus considérable. Mais la différence essentielle entre les deux, c'est que la nouvelle renfermera certaines localités jadis complètement souillées et situées en dehors des murs. Jamais la Jérusalem postérieure n'a compris dans son enceinte les localités indiquées. Tout ce tableau est symbolique ; son sens spirituel est aisé à comprendre ; comparez Zacharie 14.20-21.

      La tour de Hananéel : dans la partie nord-est de la muraille de la ville (Néhémie 3.1 ; Zacharie 14.10).

      La porte de l'angle : à l'angle nord-ouest de la ville (2Rois 14.13 ; Zacharie 14.10). Ces points forment donc les extrémités de la muraille septentrionale.

      39

      Gareb et Goa sont des localit√©s inconnues. Le premier de ces noms para√ģt signifier : la colline de la l√®pre¬†; cette localit√©, situ√©e certainement hors de la muraille, se trouvait sans doute vers le sud-ouest de la ville. La ligne droite qui la traversait, en partant de l'angle nord-ouest, dans la direction m√©ridionale, aboutissait un peu plus au sud √† la tour de Goa, qui formait par cons√©quent l'angle sud-ouest de la ville. Cette ligne marque donc la limite occidentale de la future ville sainte.

      40

      L'expression : la vall√©e de la voirie et des cendres, d√©signe certainement la vall√©e impure de Hinnom, au sud de la ville, sp√©cialement deux localit√©s o√Ļ l'on jetait les carcasses d'animaux et les corps des malfaiteurs, et br√Ľlait des d√©bris de toute sorte.

      Les champs jusqu'au torrent de Cédron. L'orthographe et le sens du mot rendu par champs sont incertains. Il s'agit en tout cas de la partie orientale de la vallée de Hinnom qui aboutissait à la vallée du Cédron.

      La porte des chevaux. De Néhémie 3.28, il résulte qu'elle était située vers l'extrémité méridionale de la colline du temple (Ophel) et qu'elle formait ainsi l'angle sud-est de la muraille. Goa et la porte des chevaux marquent par conséquent les deux extrémités de la limite méridionale de la ville. Quant à la limite orientale, le prophète n'en parle pas. Elle était marquée tout naturellement et sans changement possible, par la vallée abrupte du Cédron, au pied oriental de la montagne du temple.

      Saints à l'Eternel. Cette devise sacrée, gravée sur la lame d'or de la tiare du souverain sacrificateur, deviendra un jour celle de la ville entière.

      Ni arrachés, ni ruinés. On demandera comment cette promesse s'accorde avec la nouvelle destruction de Jérusalem par les Romains. Mais nous avons vu que cette description, tout en prenant son point de départ dans le retour de l'exil, se rapporte aux derniers temps. Nous attendons encore pour Jérusalem une restauration à la fois spirituelle et extérieure, lorsque le peuple aura enfin cru à son Messie et obtenu le pardon de son Dieu.

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