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Jo√ęl 1

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      Jo√ęl n'indique pas, comme la plupart des autres proph√®tes (dix sur seize), le souverain sous lequel il proph√©tise. Nous avons expliqu√© les raisons qui nous font penser que c'est sous Joas (877 √† 833 avant J-C).

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      2 à 20 La calamité actuelle

      2 à 12 Description du fléau

      Les habitants du pays. Ce sont, comme le montre la suite, les habitants du royaume de Juda. Les vieillards sont apostrophés comme dépositaires des souvenirs nationaux. On sait combien les campagnards conservent précieusement la tradition.

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      L'insecte commun√©ment appel√© la sauterelle est le criquet voyageur : acridium peregrinum. Les criquets sont agiles¬†; ils marchent mal, mais ils sautent avec facilit√©. Ils voyagent par bandes de pays en pays. Leurs mandibules sont arm√©es d'un grand nombre de dents aigu√ęs. Par les quatre noms que le proph√®te donne ici √† ces insectes, nous entendons les diff√©rents √©tats que traverse la m√™me sauterelle pour arriver √† l'√©tat parfait. Le gazam est la sauterelle quand elle arrive dans le pays comme en √©claireur¬†; arb√© est la larve qui na√ģt bient√īt des Ňďufs d√©pos√©s dans le sol par le gazam¬†; le j√©lek est cette larve devenue nymphe¬†; le chasil est la nymphe arriv√©e √† l'√©tat d'insecte parfait, de sorte que le chasil serait √† peu pr√®s l'√©quivalent du gazam. D'autres interpr√®tes entendent par ces quatre noms quatre esp√®ces diff√©rentes soit de sauterelles, soit d'insectes en g√©n√©ral. Les H√©breux connaissaient diverses esp√®ces de sauterelles ou criquets (L√©vitique 11.22).

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      Partout o√Ļ la sauterelle a pass√©, non seulement les r√©coltes de l'ann√©e sont an√©anties, mais celles des ann√©es suivantes perdent en qualit√©.

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      L'essaim de sauterelles est comparé à une nation envahissante (comparez Proverbes 30.25-27). Voici comment Thomson, (The Land of the Book, pages 416 et suivantes) parle de l'invasion dont il a été témoin :
      A chaque phase de leur existence, les sauterelles produisent l'impression d'un jugement de Dieu atteignant le monde coupable. Voici les pionniers de l'arm√©e : ce sont les escadrons volants qui apparaissent au commencement du printemps. C'est par millions et pouss√©s par une sorte de g√©nie malfaisant qu'ils d√©posent leurs Ňďufs dans les cultures, dans la plaine et dans le d√©sert. Ceci fait, ils s'√©vanouissent comme la vapeur du matin... Six √† huit semaines plus tard, la poussi√®re m√™me semblait s'animer, des vers grouillaient en quantit√© extraordinaire¬†; ils donn√®rent bient√īt naissance √† de fort petites sauterelles qui, se tra√ģnant et sautant toutes dans la m√™me direction, commenc√®rent leur marche d√©vastatrice. Quelques jours plus tard, leur app√©tit vorace se calma, elles devinrent paresseuses, puis elles se mirent √† je√Ľner comme les vers √† soie. Ce je√Ľne quatre fois r√©p√©t√©, elles achev√®rent de se transformer et furent pourvues d'ailes... Une fois en marche, les sauterelles d√©vorent toute verdure avec une merveilleuse c√©l√©rit√©. Une vigne voisine de mon jardin √©tait le matin verte comme un pr√©¬†; longtemps avant la nuit, elle √©tait nue et d√©pouill√©e comme un champ fra√ģchement labour√© ou comme une route poudreuse. Le bruit qu'elles produisent, en marchant et en d√©vorant, ressemble √† celui que fait une forte averse sur une for√™t √©loign√©e... Les derniers jours de mai 1845, nous appr√ģmes que des millions de jeunes sauterelles remontaient la vall√©e en marchant dans la direction de notre village, (situ√© sur les prolongements inf√©rieurs). On vint enfin m'annoncer que la colonne arrivait. R√©unissant autant de monde que nous p√Ľmes, nous all√Ęmes √† la rencontre des sauterelles pour les attaquer, dans l'espoir, sinon de les arr√™ter du moins d'en d√©tourner le torrent d√©vastateur. Je n'oublierai jamais l'impression que produisit sur moi leur aspect. Elles √©taient d√©pourvues d'ailes et en quantit√© incroyable. Nous creus√Ęmes des foss√©s, nous allum√Ęmes des feux, nous en d√©truis√ģmes monceaux apr√®s monceaux, mais ce fut en vain. Une vague apr√®s l'autre de ce d√©luge vivant remonta la pente de la montagne, passant par dessus les rochers et les murs, les foss√©s et les haies. Les derniers arrivants couvraient imm√©diatement l'espace que venaient d'occuper les insectes d√©truits. Apr√®s un combat prolong√© et vain, je descendis dans la plaine pour me faire une id√©e de l'√©tendue de cette colonne, mais il me fut impossible d'en voir la fin. Fatigu√© de marcher dans cette masse grouillante, je pris le parti de rentrer chez moi, renon√ßant √† tout espoir d'arr√™ter ce fl√©au dans sa marche progressive.

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      La vigne et les figuiers sont souvent mentionnés dans l'Ecriture comme constituant une des principales richesses de la Palestine (comparez 1Rois 4.25 ; Michée 4.4 ; Zacharie 3.10).

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      L'apostrophe : d√©sole-toi¬†! est adress√©e √† la terre d'Isra√ęl (verset 6) que le proph√®te identifie avec le peuple de Dieu (comparez J√©r√©mie 31.4 et d'autres).

      Une vierge : vierge, soit dans le sens de fiancée, soit désignant ici une très jeune femme qui perd son mari dès les premiers jours après le mariage.

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      Le service même de l'Eternel est en souffrance par cette calamité. Les sacrifices de victimes peuvent bien encore être offerts, mais les offrandes et les libations qui proviennent des produits du sol cessent tout à fait. De là aussi le deuil des sacrificateurs.

      Ce passage prouve que le culte officiel de l'Eternel √©tait en vigueur √† l'√©poque o√Ļ vivait le proph√®te de sorte qu'une interruption m√™me partielle du rituel prescrit √©tait un sujet de douleur publique.

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      Le grenadier est un fort buisson √©pineux, il en existe plusieurs vari√©t√©s en Palestine. La grenade atteint la grosseur d'une orange et m√™me d'un Ňďuf d'autruche. Ce fruit est tr√®s appr√©ci√© dans les pays chauds √† cause de ses propri√©t√©s rafra√ģchissantes.

      Ce tableau de la désolation du pays se termine par une personnification poétique de la joie qui se retire confuse devant le deuil universel.

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      13 à 20 Premier appel à la repentance

      Le prophète reprend l'idée énoncée au verset 9 et la développe.

      Sac : comparez Esa√Įe 3.24, etc.

      Vous qui faites le service de mon Dieu : peut-√™tre Jo√ęl les distingue-t-il de ceux qui font le service de l'autel (les sacrificateurs)¬†; ce seraient dans ce cas les l√©vites.

      Mon, Dieu : le Dieu dont je suis le prophète. Comparez Romains 1.8 et ailleurs.

      Votre Dieu. Et le prophète et les sacrificateurs doivent s'unir dans une douleur commune pour l'honneur du Dieu dont ils sont dans des fonctions différentes les serviteurs.

      Passez la nuit : dans le parvis destiné aux sacrificateurs, entre le portique et l'autel (voir 2.17),

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      Ordonnez un je√Ľne, litt√©ralement : sanctifiez un je√Ľne, c'est-√†-dire consacrez solennellement un jour o√Ļ tout le peuple sera appel√© √† je√Ľner.

      Les anciens, tous ceux qui habitent le pays, c'est-à-dire non seulement les anciens de la capitale, mais ceux du pays tout entier. Voilà pourquoi une convocation était nécessaire.

      Le r√īle pr√©pond√©rant qui est attribu√© aux sacrificateurs indique une √©poque o√Ļ cette caste jouissait d'une tr√®s grande autorit√© dans la th√©ocratie (voir l'introduction).

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      La journ√©e de lEternel (voir Esa√Įe 2.12-21¬†; 13.6, notes). Ce terme solennel, si fr√©quemment employ√© par les proph√®tes et dans le Nouveau Testament, ne para√ģt avant Jo√ęl que chez Abdias. Il d√©signe, dans un sens relatif, la crise qui met fin √† chaque √©poque de l'histoire ou √† l'existence de chaque peuple. C'est dans ce sens que le mot de journ√©e est employ√© Psaumes 137.7, o√Ļ le psalmiste s'√©crie apr√®s la destruction de J√©rusalem : O Eternel, souviens-toi des enfants d'Edom, qui disaient dans la journ√©e de J√©rusalem. Dans le sens absolu du mot, ce terme d√©signe la crise finale qui terminera le d√©veloppement de l'humanit√© sur la terre. Dieu juge successivement dans le cours de l'histoire tout ce qui s'√©l√®ve contre lui¬†; ce ne sont l√† pourtant que des jugements partiels, incomplets, provisoires, qui pr√©ludent √† l'acte divin par lequel tout ce qui s'est √©lev√© sera abattu et tout ce qui a √©t√© opprim√© sera relev√©, Esa√Įe 13.6 reproduit presque textuellement ce passage de Jo√ęl, a l'occasion du jugement de Dieu sur Babylone.

      Est proche. La journ√©e de l'Eternel, que Jo√ęl voit approcher pour Isra√ęl, est celle du jugement final de ce peuple, jugement dont cette invasion de sauterelles est √† ses yeux le pr√©lude et la menace. Le regard des proph√®tes, passant sur la distance du temps, met en relation chaque jugement particulier avec la crise derni√®re. Nous retrouvons le m√™me ph√©nom√®ne dans les proph√©ties du Nouveau Testament relatives au retour de Christ et √† la fin des choses.

      Fait par le Tout-Puissant : Jo√ęl remonte de la cause naturelle jusqu'au Tout-Puissant qui op√®re ce ravage par son agent visible. Il y a ici un jeu de mots, ravage et puissant √©tant fort semblables en h√©breu (schod, schadda√Į). -

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      Réunion du malheur privé et du malheur public.

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      Au fl√©au des sauterelles est venu s'ajouter celui de la s√©cheresse. Le naturaliste Pline √©tablit une liaison entre ces deux fl√©aux¬†; il pr√©tend que, lorsque les pluies du printemps ont manqu√©, la multiplication des sauterelles dont les Ňďufs n'ont pas √©t√© noy√©s est par l√† facilit√©e.

      Les greniers : ils tombent en ruines comme des maisons abandonnées.

      Le blé est misérable. Les graines semées en automne, sans doute après le passage des sauterelles, avaient séché faute de pluie. Par la même raison, l'herbe avait manqué (verset 18).

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      C'est ici la conclusion du discours, que chaque Israélite doit s'approprier.

      Criez à l'Eternel : la seule ressource du peuple de Dieu dans cette affreuse calamité.

      Le feu : soit l'ardeur du soleil qu'aucune pluie ne vient temp√©rer, soit plut√īt le vent br√Ľlant venant du d√©sert d'Orient.

      Les p√Ęturages du d√©sert. Le d√©sert d√©signe en Orient les endroits non labourables qui servent √† la nourriture des troupeaux et qui ne se couvrent de v√©g√©tation que parce qu'ils sont ordinairement arros√©s par quelque filet d'eau.

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