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Jude 1

    • 1

      Chapitre 1.

      1 √† 7 Salutation. Occasion de la lettre¬†: apparition de faux docteurs. Leur ch√Ętiment certain.

      Le beau titre de serviteur de J√©sus-Christ est pris ici non dans le sens g√©n√©ral o√Ļ il caract√©rise la relation de tout disciple avec le Ma√ģtre, mais dans l'acception sp√©ciale o√Ļ il d√©signe un ministre charg√© de faire entendre √† ses fr√®res le message √©vang√©lique. C'est pourquoi il est √©nonc√© avant toute autre qualification. (Comparer Jacques 1.1¬†; Romains 1.1)

      Ensuite, pour se faire conna√ģtre √† ses lecteurs et leur inspirer confiance en sa mission, Jude se pr√©sente √† eux comme fr√®re de Jacques, ce qui √©tait une recommandation pour lui, √† cause de la haute consid√©ration dont ce dernier jouissait parmi les Juifs et parmi les chr√©tiens. (Voir l'Introduction √† l'√©p√ģtre de Jacques.)

      Jude écrit à des hommes qui ont été appelés d'une vocation divine et efficace (Romains 1.1) note ; (Galates 1.15) ils sont dès lors aimés en Dieu, c'est-à-dire que Dieu est le lien qui les unit entre eux et avec celui qui leur écrit. (Romains 16.8)

      Quelques interpr√®tes pensent que cette mention des sentiments fraternels ne serait pas naturelle dans notre contexte et que la proposition parall√®le¬†: gard√©s pour J√©sus-Christ oblige d'entendre cette expression de l'amour divin. Ils traduisent, en supposant un h√©bra√Įsme¬†: aim√©s de Dieu. Westcott et Hort conjecturent une erreur du texte qui aurait port√© primitivement¬†: aim√©s de Dieu et gard√©s en J√©sus Christ. Le texte re√ßu, avec quelques majuscules, porte sanctifi√©s.

      Jude, voulant donner à ses lecteurs tous les motifs de leur assurance, leur rappelle encore qu'ils sont gardés pour Jésus-Christ, qu'ils ne sont pas revenus en arrière comme d'autres, mais qu'ils sont demeurés de fidèles disciples du Sauveur et seront conservés tels pour son royaume et sa gloire. (Comparer 1Pierre 1.5 ; Jean 17.11)

      2 1Timothée 1.2 ; 2Timothée 1.2 ; 1 ; 4.

      La mis√©ricorde de Dieu, la piti√© que lui inspire l'homme p√©cheur, le pousse √† lui donner la paix par la r√©conciliation avec lui¬†; et gr√Ęce √† elle aussi l'homme est l'objet de l'amour de Dieu. On a propos√© encore de voir dans la mis√©ricorde, la compassion avec laquelle Christ accueillera ceux qui auront √©t√© gard√©s pour lui. (Comparer verset 21)

      D'autres enfin rapportent les deux derni√®res expressions aux sentiments que l'homme √©prouve. La paix qui remplit son cŇďur, quand ses p√©ch√©s sont pardonn√©s¬†; l'amour qu'il ressent pour ses fr√®res et pour Dieu. Mais la premi√®re interpr√©tation convient mieux au vŇďu formul√© par Jude¬†: qu'ils vous soient multipli√©s.

      3 Jude, d√©j√† occup√© avec z√®le √† √©crire √† ces m√™mes chr√©tiens sur le sujet g√©n√©ral du salut qui est commun √† lui et √† ses lecteurs et qui est le lien de leurs √Ęmes, se trouva dans l'imp√©rieuse n√©cessit√©, quand il apprit ce qu'il indique √† verset 4, de les exhorter √† combattre pour la foi¬†; et alors, suivant les uns, il aurait trait√©, √† ce point de vue sp√©cial, le sujet du salut¬†; suivant d'autres, il aurait abandonn√© la lettre commenc√©e pour √©crire celle-ci.

      D'autres interpr√®tes pensent que Jude dit seulement¬†: "J'avais √† cŇďur de vous √©crire," et qu'il n'avait pas encore commenc√© d'ex√©cuter son projet. Quoi qu'il en soit, il s'agit maintenant pour lui d'exhorter ses fr√®res √† combattre pour leur foi, cette foi qui a √©t√© transmise aux saints une fois par la pr√©dication de l'Evangile, et qui ne le sera pas une seconde lois s'il leur arrive de se la laisser ravir par les s√©ducteurs. (verset 5. note.)

      4 Parmi vous n'est pas dans le texte, mais il va sans dire que c'est parmi les chrétiens, dans les Eglises, que ces hommes se sont glissés, introduits secrètement. (Galates 2.4)

      L'auteur annonce le jugement pour lequel ils sont depuis longtemps inscrits d'avance, et auquel ils n'échapperont point.

      Calvin entend par là leur réprobation dans le conseil éternel de Dieu, qui est figuré comme un livre ; (Actes 1.16) von Soden pense que les réprouvés sont inscrits dans l'enfer comme les élus le sont dans les cieux. (Hébreux 12.23) Il est plus probable que Jude voit ce jugement écrit d'avance dans les exemples de condamnation qu'il va citer. (verset 5 et suivants)

      D'autres interpr√®tes (Spitta, K√ľhl), au lieu de prendre le mot de jugement dans le sens de condamnation, lui donnent celui d'appr√©ciation, et l'appliquent √† la description que Jude fait des faux docteurs dans les derniers mots de verset 4¬†: des impies...Mais cette description n'est pas pr√©cis√©ment une sentence, et, dans 2Pierre 2.3, le mot jugement a bien le sens de condamnation, ch√Ętiment.

      Abusant de la libert√© chr√©tienne pour vivre selon leurs convoitises, disant¬†: "P√©chons, afin que la gr√Ęce abonde." (Romains 6.1¬†; Galates 5.13¬†; 1Pierre 2.16)

      Selon Sin., B. A, C. Le texte re√ßu (majuscules) porte¬†: "qui renient Dieu, notre seul Ma√ģtre, et J√©sus Christ notre Seigneur." Quelques interpr√®tes rapportent notre seul Ma√ģtre √† Dieu¬†; mais l'absence de l'article devant Seigneur montre que les deux titres Ma√ģtre et Seigneur s'appliquent √† J√©sus-Christ.

      5 Grec :, d'après Sin., B. A : "Je veux vous rappeler, à vous sachant une fois toutes choses." C'est-à-dire : quoique vous connaissiez toutes les choses relatives au salut.

      Une fois, comme à verset 3, se dit d'une chose connue ; bien établie et arrêtée. Le texte reçu remplace : toutes choses par ceci.

      - Les ap√ītres ne craignent pas de rappeler sans cesse ce qui est connu, parce qu'ils savent qu'entre la connaissance et la pratique, il y a un ab√ģme.

      Son peuple, grec un peuple. Quelques interprètes pensent que l'auteur a omis l'article pour exprimer l'idée que Dieu avait sauvé un peuple tout entier, auquel se trouvent opposés ceux qui ne crurent pas. Mais, de fait, ces derniers constituèrent la presque totalité des Israélites condamnés à cause de leur incrédulité à mourir dans le désert. (Nombres 14.11-35 ; 26.65 ; Hébreux 3.17)

      Ils √©taient d√©j√† sauv√©s, et pourtant Dieu les fit p√©rir la seconde fois¬†; ce fut le second acte de l'intervention divine. D'autres expliquent cette expression en supposant une ellipse¬†: la seconde fois, o√Ļ une semblable d√©livrance leur e√Ľt √©t√© n√©cessaire, il les fit p√©rir. L√† est la force de l'avertissement pour les chr√©tiens expos√©s √† l'influence des s√©ducteurs. (1Corinthiens 10.1-13) B. A, minusc., versions ont J√©sus, au lieu de le Seigneur.

      6 Comparer 2Pierre 2.4 ; Genèse 6.1. D'autres traduisent : leur origine. Le mot a les deux sens. Il désigne, au pluriel, les puissances célestes. (Ephésiens 1.21, etc.)

      Leur propre demeure, leur demeure appropriée, naturelle était le ciel.

      Il les tient en réserve (grec), il les a gardés et les garde (parfait), dans l'obscurité, (grec) sous l'obscurité, recouverts par elle, par ou dans des liens éternels ou, suivant une autre étymologie, des liens de l'Hadès, du séjour des morts.

      - Comparer Hénoch 10 : 4-12. Dans tous les êtres responsables, le péché est inévitablement suivi de la ruine.

      7 2Pierre 2.6 ; Genèse 19.24,25.

      Jude voit dans le feu qui dévora Sodome une image du feu éternel de la géhenne.

      - Il est dit ici de Sodome et Gomorrhe, et d'autres villes, qu'elles avaient (grec) commis fornication et recherché une autre chair de la même manière que ceux-ci.

      Par ceux-ci Jude ne peut désigner que les anges dont il vient de parler, (verset 6) comme le reconnaissent aujourd'hui tous les exégètes.

      On ne peut rapporter ce pronom aux habitants de Sodome et de Gomorrhe, car l'auteur n'a aucun intérêt à exprimer l'idée que les villes d'alentour avaient commis les mêmes péchés que les habitants de Sodome et Gomorrhe ; et d'ailleurs, il désigne ces dernières car un pronom au féminin. (Grec : les villes autour d'elles.) Quant à voir dans ceux-ci les hommes, les impies dont Jude parle (verset 4) et qu'il désigne dans la suite par le même pronom démonstratif, (voir versets 8,11,12,14,16,19) cela est difficile, parce que dans ce cas, l'auteur, pour caractériser le crime des villes maudites, ferait allusion à une sentence sur les faux docteurs, qu'il ne formule qu'au verset suivant.

      Jude voit la chute des anges (verset 6) dans le récit qui nous montre "les fils de Dieu" s'unissant "aux filles des hommes." Cette interprétation de Genèse 6.1 et suivants était répandue chez les Juifs, elle se trouve dans le livre d'Hénoch (12 : 4), que Jude avait sous les yeux.

      Leur péché fut de même nature que celui des habitants de Sodome. Ils s'unirent aux filles des hommes, dont la chair était autre, d'une autre nature, que la leur. Les habitants de Sodome de même voulurent s'unir à des anges. L'assimilation des deux sortes de débordements était tout indiquée.

      8 8 à 19 Description des séducteurs.

      2Pierre 2.10, note.

      Vraiment¬†; d'autres traduisent¬†: n√©anmoins, malgr√© l'avertissement qui leur est donn√© par les exemples pr√©cit√©s. Cette particule est plut√īt destin√©e √† renforcer l'expression¬†: de la m√™me mani√®re, sur laquelle porte l'accent.

      Des particules que la traduction ne peut rendre opposent les verbes¬†: souillent la chair d'une part, m√©prisent et blasph√®ment d'autre part. Le premier terme reprend le mot "dissolution" de verset 4, et d√©crit les √©garements de conduite des h√©r√©tiques, surtout dans les relations sexuelles¬†; les deux autres reproduisent l'accusation du verset 4 "Ils renient notre seul Ma√ģtre et Seigneur J√©sus-Christ," et s'appliquent √† leurs enseignements erron√©s.

      L'expression : ils méprisent l'autorité (grec la seigneurie), s'applique le plus naturellement à des négations portant sur l'autorité divine du Seigneur Jésus-Christ.

      Le mot seigneurie se trouve appliqué aux anges, mais il est alors employé au pluriel ; (Ephésiens 1.21 ; Colossiens 1.16) et, dans ce sens, il ferait double emploi avec les gloires qui désignent cette catégorie d'êtres. Les exégètes se divisent sur la question de savoir si les gloires sont de bons anges, que l'auteur se représenterait entourant le Seigneur Jésus-Christ, ou des anges déchus. Ceux qui soutiennent cette dernière opinion se fondent sur la comparaison établie au verset suivant entre la conduite des faux docteurs et celle de Michel à l'égard de Satan. L'archange ne se permit pas de porter une sentence injurieuse contre le prince des ténèbres, et eux, ils injurient les anges tombés, probablement en se moquant de leur pouvoir, ou en niant leur existence, quand on les mettait en garde contre leurs séductions.

      Il est vrai que le terme¬†: injurier (grec blasph√©mer) les gloires, serait √©trangement choisi pour exprimer l'id√©e de braver leur pouvoir ou de nier leur existence, et que le contraste entre les versets versets 8,9 est plus marqu√© si l'on voit dans les gloires de bons anges¬†: ils blasph√®ment ces anges, alors que Michel ne s'est pas m√™me permis de porter une sentence injurieuse contre l'ange d√©chu qu'est Satan¬†! (Spitta, von Soden.) Cependant, ainsi comprise, la pens√©e nous para√ģt bien alambiqu√©e.

      Nous préférons voir dans les gloires des anges déchus. (Comparer verset 6) Ce sens est le seul admissible dans le passage parallèle, 2Pierre 2.10.

      9 Cette contestation de Michel l'archange avec le diable, concernant le corps de Mo√Įse, √©tait d√©crite dans un livre apocryphe juif intitul√©¬†: l'Assomption de Mo√Įse, dans lequel, selon Orig√®ne et d'autres P√®res de l'√Čglise, Jude a puis√© ce r√©cit.

      Un fragment de l'Assomption de Mo√Įse a √©t√© retrouv√© dans une vieille traduction latine. Il ne s'√©tend pas jusqu'au r√©cit auquel Jude fait allusion. (Die Pseudepigraphen des Alten Testaments √ľbersetzt und herausgegeben von E. Kautzsch, 1900, p. 311 et suivants)

      La parole attribuée à l'archange se retrouve dans Zacharie 3.2. Les conjectures qu'on a faites sur l'objet de cette contestation entre l'archange et Satan ne sont pas du ressort de l'exégèse. Jude ne s'y arrête pas. Son but est simplement de citer l'exemple d'un archange qui n'osa point porter (grec) un jugement de blasphème contre Satan lui-même, se souvenant que tout jugement appartient à Dieu seul. Si le fait est légendaire, l'idée qu'il illustre est juste. (Comparer versets 14,15, note.)

      10 Comparer 2Pierre 2.12. Ce qu'ils (grec) blasph√®ment sans le conna√ģtre, c'est tout ce qui concerne la "seigneurie" et les "Gloires," (verset 8) les choses spirituelles pour lesquelles ils n'ont pas d'intelligence. (1Corinthiens 2.9-16)

      Mais il est d'autres choses qu'ils connaissent très bien par nature, des choses terrestres et visibles que leurs sens perçoivent et qu'un instinct naturel leur fait apprécier.

      Cet instinct ils l'ont en commun avec les b√™tes d√©nu√©es de raison¬†; mais il les guide moins s√Ľrement, car dans ces choses m√™me, ils se corrompent et se perdent, descendant ainsi r√©ellement au-dessous des brutes.

      11 Voie de l'envie et de la haine, qui les conduit au meurtre spirituel ou même corporel de leurs frères.

      Nombres 31.16 ; 22.5 et suivants ; Nombres 22.23. On a traduit aussi : "par la tromperie du salaire de Balaam," c'est-à-dire pour un salaire trompeur comme celui qui séduisit Balaam. (2Pierre 2.16 note.)

      R√©volte, grec contradiction. Ils s'insurgent, sous pr√©texte d'√©galit√©, contre les institutions √©tablies dans l'√Čglise et s'ing√®rent, sans aucun droit dans la sacrificature spirituelle des chr√©tiens, comme Cor√© se souleva contre Mo√Įse. (Nombres 16)

      12 Comparer 2Pierre 2.13, 1re note.

      On peut traduire aussi : "Ce sont eux qui font tache (grec sont des taches) dans vos agapes, festoyant avec vous sans crainte, se repaissant."

      Le mot que nous traduisons par taches est pris par plusieurs dans le sens d'écueils. Mais l'image d'écueils ne s'accorde guère avec l'idée d'agapes.

      Parfois ce mot, de m√™me qu'un autre de m√™me racine employ√© 2Pierre 2.13, para√ģt prendre le sens de taches. C'est probablement ce sens que Jude lui a donn√©.

      Les mots : se repaissant, sont pris par les uns au sens matériel : faire bonne chère ; (1Corinthiens 11.20 et suivants) par d'autres, au sens figuré : se paissant eux-mêmes, (Ezéchiel 34.2 ; 1Pierre 5.2) ils marqueraient leur esprit insubordonné, leurs pensées intéressées. Dans le premier sens, ils caractériseraient la tenue des hérétiques dans les agapes ; dans le second, leur conduite en général.

      Comparer 2Pierre 2.17, note.

      13 Toutes ces vives images d√©peignent fort bien des hommes qui, sous de belles apparences et de s√©duisantes promesses, ne cachent que le n√©ant et ne r√©servent aux √Ęmes que d'am√®res d√©ceptions.

      - La terrible menace qui termine verset 13 se trouve dans 2Pierre 2.17, directement appliqu√©e aux faux docteurs¬†; dans Jude l'image d'astres errants, qui ne suivent pas, comme les autres, le cours que Dieu leur a assign√©, et qui, apr√®s avoir fait para√ģtre de fausses lueurs, vont s'√©teindre dans d'√©ternelles t√©n√®bres, rend cette redoutable pens√©e plus saisissante encore.

      14 Gen√®se 5.18. Sept est le nombre sacr√©. Le fait qu'H√©noch √©tait le septi√®me patriarche depuis Adam le d√©signait pour ce r√īle auguste.

      Cette circonstance est relevée aussi dans le livre d'Hénoch (60 :8 93 :3)

      15 On savait, par de nombreuses citations des P√®res de l'√Čglise, qu'il existait dans les premiers si√®cles de l'√®re chr√©tienne un livre apocryphe portant le nom d'H√©noch.

      En 1773, Bruce rapporta d'Abyssinie trois manuscrits d'une traduction éthiopienne de cet ouvrage. Une traduction anglaise, par Laurence, parut en 1821, et le même savant publia en 1838 le texte éthiopien.

      D'autres traductions en ont été données, en français par Sylvestre de Sacy, en allemand par Hoffmann, puis par Dillmann. Dans l'hiver de 1886 à 1887 le texte grec des 32 premiers chapitres du livre fut trouvé dans un tombeau de la Haute-Egypte et publié en 1892 par Bouriant.

      La plupart des savants modernes contestent que le livre entier soit l'Ňďuvre d'un m√™me auteur. Ses parties principales remontent au second si√®cle avant J√©sus Christ.

      Quant aux chapitres 36-71, la plupart les placent avant notre √®re, tandis que d'autres leur donnent pour auteur un chr√©tien. L'ensemble de l'ouvrage est d'origine palestinienne. Il a √©t√©, de l'avis de la plupart, compos√© en h√©breu ou en aram√©en. Il contient une longue suite de r√©v√©lations et de visions eschatologiques o√Ļ domine l'id√©e du jugement dernier, qui sera exerc√© par le Messie.

      On trouve litt√©ralement, au chapitre 1¬†: 9, la proph√©tie cit√©e par Jude. (Comparer Sch√ľrer, Geschichte des j√ľdischen Volkes, 3e √©dit., III, p. 190-203. - Beer, introduction et traduction allemande, dans la collection de Kautzsch Pseudepigraphen des Alten Testaments p. 217 et suivants)

      - Les saintes myriades avec lesquelles viendra le Juge sont des myriades d'anges. (Hébreux 12.22 ; Apocalypse 5.11)

      16 Des gens qui murmurent, grec des murmurateurs.

      - Grec : Admirant des personnes, pour le profit. Jude veut dire qu'ils les flattent dans des vues intéressées.

      18 Grec : Selon les convoitises d'eux mêmes, des impies. 2Pierre 3.3.

      Comparer 1Timothée 4.1 et suivants ; 2Timothée 3.1 et suivants

      19 Grec : des gens qui séparent, c'est-à-dire qui provoquent des schismes, des partis.

      Le texte re√ßu (C) porte¬†: "qui se s√©parent" de l'√Čglise, pour former une secte.

      Weiss interprète : "Ils font des distinctions entre psychiques et spirituels, eux qui sont psychiques et n'ont pas l'esprit." Mais si l'auteur avait donné ce sens au verbe délimiter, séparer, il aurait sous-entendu l'idée principale.

      Grec¬†: Des psychiques comparez Jacques 3.15, note, 1Corinthiens 2.14, note, ayant comme les b√™tes, (verset 10) une √Ęme, si√®ge de la vie, mais (grec) n'ayant pas l'Esprit, c'est-√†-dire priv√©s de l'Esprit de Dieu.

      D'après quelques interprètes, Jude voudrait dire qu'ils sont dépourvus même de l'esprit humain, en tant que celui-ci est l'organe des relations de l'homme avec Dieu. Mais celui-ci subsiste en tout homme, au moins comme virtualité. (1Corinthiens 2.11 ; 1Thessaloniciens 5.23, note.) Ils n'ont pour guides que leurs convoitises charnelles.

      20 20 à 25 Exhortation à persévérer. Doxologie.

      Grec : "Vous édifiant vous-mêmes sur ou par (datif) votre très sainte foi."

      La foi objective, la vérité divine, l'Evangile est le fondement inébranlable sur lequel, ou le moyen par lequel, les croyants s'édifient, (comparez 1Pierre 2.4,5 ; Matthieu 7.24) et cela par opposition aux erreurs et aux corruptions dont il a été parle jusqu'ici. Pour échapper aux influences de l'erreur et en triompher, il faut se nourrir de la sainte vérité.

      21 Comparer Romains 8.26,27, notes.

      Prier par ou dans l'Esprit-Saint est un second moyen de se conserver dans l'amour de Dieu et d'attendre la mis√©ricorde de notre Seigneur J√©sus-Christ pour la vie √©ternelle, c'est-√†-dire compter sur la gr√Ęce du Seigneur, qui a pour but de nous assurer la vie √©ternelle et qui suffit pour nous l'assurer.

      D'autres construisent : "Conservez-vous...pour la vie éternelle." (Comparer versets 1,2)

      23 Il faut, dans la direction des √Ęmes malades, tout le discernement que donnent la v√©rit√© et la charit√©¬†: reprendre les uns, ceux qui h√©sitent (Jacques 1.6, 1e note) ou qui contestent¬†; (verset 9) sauver les autres en les arrachant du feu, comme des tisons qu'on se h√Ęte de retirer avant qu'ils soient consum√©s¬†; (Amos 4.11,Zacharie 3.2) pour d'autres encore, avoir piti√© d'eux, leur t√©moigner de la compassion, mais (grec) avec crainte, ha√Įssant jusqu'au contact ext√©rieur de la souillure, voil√† ce que recommande Jude.

      - Nous avons suivi le texte de Tischendorf et de Nestle (1re édit.), qui se fonde sur A, C, et est adopté par la plupart des commentateurs. (Spots, Burger, von Soden, Wandel.)

      Ce texte présente trois catégories de personnes : ceux qu'il faut reprendre, ceux qu'il faut sauver, ceux dont il faut avoir pitié.

      - Sin. et B pr√©sentent un texte plus obscur, admis par Westcott et Hort, Weiss, Nestle (3e √©dit.), qui r√©duit √† deux les cat√©gories de personnes √† diriger¬†; on peut le traduire¬†: "et quant aux uns, ayez-en piti√©, sauvez ceux qui h√©sitent, en les arrachant au feu¬†; mais quant aux autres, ayez-en piti√© avec crainte, ha√Įssant jusqu'au v√™tement souill√© par la chair."

      25 Cette magnifique doxologie a quelque ressemblance avec celle qui termine l'√©p√ģtre aux Romains. La derni√®re fin de toutes les instructions apostoliques est toujours de nous porter √† donner √† Dieu seul la gloire de notre salut, en lui consacrant toute notre vie.

      - Chaque pensée de ce chant de louange a son importance ; il est plus riche encore d'après le texte des plus anciens manuscrits ici rétabli. (Le texte reçu porte : à Dieu seul sage. Il omet : par Jésus-Christ notre Seigneur, et : avant toute la durée (grec) tout le siècle).

      Le grand motif de reconnaissance et d'adoration qui remplit le cŇďur de Jude, (verset 24) c'est l'assurance que Dieu est puissant pour pr√©server ses enfants de toute chute (grec de les garder, ne bronchant pas) qui mettrait en danger leur salut final, et pour les faire parvenir jusqu'√† cette gloire, o√Ļ tout sera pleine all√©gresse.

      L'ap√ītre Paul revient souvent, dans ses deux apostoliques, √† celte sainte et consolante pens√©e. (Romains 16.25 et suivants¬†; 1Corinthiens 1.8¬†; Colossiens 1.22¬†; 1Thessaloniciens 3.13)

      - Comment, avec cette doctrine qui dépouille l'homme de tout ce qui lui est propre, pour l'enrichir gratuitement d'un si grand salut comment ne pas donner à Dieu toute gloire ?

      Ce Dieu n'est il pas notre Sauveur¬†? Ce titre, attribu√© √† Dieu, ne se trouve qu'ici et dans les √©p√ģtres pastorales. (1Timoth√©e 1.1¬†; 2.3¬†; 1.3¬†; 2.10¬†; 3.4) Mais Dieu est Sauveur uniquement par J√©sus-Christ notre Seigneur.

      Apr√®s ces paroles d'adoration dont chacune a sa signification¬†: Au Dieu unique gloire, majest√©, force, autorit√©, l'auteur, dans la pl√©nitude de sa pi√©t√© exprime le vŇďu que Dieu ait √©t√© ainsi ador√© par tous d√®s avant toute la dur√©e et qu'il le soit et maintenant et dans tous les si√®cles √† venir.

      - Quel enfant de Dieu ne dira avec lui, du fond de son cŇďur, amen¬†?

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