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Matthieu 25

    • 1 Chapitre 25.

      1 à 13 Exhortations à la vigilance. (Suite.) Parabole des dix vierges.

      Alors, c'est-à-dire lors du retour de Christ, annoncé dans le chapitre précédent. (Voir en particulier Matthieu 24.44-51)

      Le royaume des cieux (Matthieu 3.2, note) est décrit par diverses paraboles, dans divers moments de son développement (comparez par ex., Matthieu 13) ; ici il s'agit du dernier triomphe de ce royaume qui sera semblable (grec, sera fait semblable) aux divers traits de la parabole que Jésus va raconter.

      Allusion à un usage de l'Orient. Les noces se célèbrent de nuit, l'époux se rend le soir, à la lueur des flambeaux, chez sa fiancée, afin de l'épouser et de l'emmener dans sa maison. Les amies de noce qui entourent l'épouse sortent au devant de l'époux à son arrivée, et prennent part aux cérémonies du mariage, aussi bien qu'au banquet qui a lieu chez l'époux.

      2 Le texte reçu nomme ces vierges dans un ordre inverse, d'abord les sages, puis les folles. La suite de la parabole montre en quoi consistait la folie des unes et la sagesse des autres. (Voir verset 13, note.)
      3 Le texte reçu a : celles qui étaient folles, au lieu de : car les folles.

      La particule (car) explique en quoi consistait leur folie : c'est qu'elles n'avaient point pris d'huile avec elles.

      4 Grec : selon le vrai texte : avec leurs propres lampes.

      Chacune devait avoir la sienne. Mais outre cette lampe, bien pourvue d'huile, les sages en firent encore provision dans des vases, de sorte que leurs lampes pouvaient toujours être alimentées.

      5 La pensée de ce retard de l'époux doit être remarquée, elle peut jeter de la lumière sur quelques parties du discours précédent. (Voir en particulier verset 29, note.)

      Quoi qu'il en soit, c'est pendant ce temps solennel, inconnu dans sa durée, que toutes les vierges s'assoupirent et s'endormirent. (Comparer verset 13, note.)

      6 Ce cri se fait entendre au milieu de la nuit, c'est-à-dire à l'heure la plus inattendue. (Matthieu 25.13 ; 24.36,42,44,50)
      7 Encore ici : leurs propres lampes.

      Elles les pr√©parent (grec, les mettent en ordre, les ornent) et s'assurent qu'elles br√Ľlent.

      8 La faible portion d'huile renfermée dans leurs lampes s'étant consumée pendant l'attente, (verset 5) ces lampes commencent à s'éteindre.

      On sent que le langage des vierges folles est plein d'angoisse.

      10 Ce dernier trait, qui a quelque chose de si absolu, est expliqué et motivé au verset 12.
      11 Ces mots : mais plus tard ou mais enfin forment un contraste frappant avec ceux-ci : la porte fut fermée.

      Et, dans cette situation, la prière des vierges folles est un cri d'angoisse, ainsi que le montre déjà cette double exclamation : Seigneur, Seigneur ! (Matthieu 7.21)

      12 Pour comprendre ce motif d'une si rigoureuse exclusion, il faut se rappeler que, dans le style de l'Ecriture, conna√ģtre d√©signe l'exp√©rience personnelle de l'amour envers l'objet de cette connaissance, en d'autres termes, une communion intime et vivante avec lui. ( 10.14¬†; 1Corinthiens 8.3¬†; 13.12¬†; Galates 4.9.)

      Par cons√©quent, ne pas conna√ģtre dit clairement que cette exp√©rience personnelle, cette communion, n'a jamais exist√©. (Comparer Matthieu 7.23¬†; Luc 13.25-27)

      13 Le texte reçu ajoute : à laquelle le fils de l'homme vient.

      Mais ces paroles, empruntées au verset 42 du chapitre précédent, ne sont ici ni authentiques ni nécessaires pour compléter la pensée.

      - Le dernier mot de cette belle parabole en exprime tout le sens, il en est la sérieuse conclusion (donc). Aussi tous les traits de la parabole qui servent à recommander plus vivement ce saint devoir de veiller, de se tenir prêt, (Matthieu 25.10 ; 24.44) sont évidents par eux-mêmes ; tandis que les traits secondaires ne sauraient être interprétés sans tomber dans l'arbitraire.

      Au nombre des premiers se trouvent :

      - 1¬į L'√©poux, belle et douce image sous laquelle le Seigneur J√©sus se repr√©sente lui-m√™me, (Matthieu 22.2, note) au moment de son retour, inattendu de tous (au milieu de la nuit), et o√Ļ il recueillera les siens dans le s√©jour de la joie et de la f√©licit√©. (Les noces, Apocalypse 19.7)

      - 2¬į Les dix vierges, repr√©sentant √©videmment toutes les √Ęmes de ceux qui font profession d'√™tre les amies de l'√©pouse (l'Eglise du Sauveur, Eph√©siens 5.25), d'attendre avec elle l'arriv√©e de l'√©poux, et qui esp√®rent avoir part avec lui au bonheur √©ternel.

      - 3¬į Ce qui constitue la sagesse ou la folie des vierges, c'est d'avoir ou de n'avoir pas une provision suffisante d'huile dans des vases. Ce trait joue un r√īle si important dans la parabole, qu'il doit √©videmment avoir une signification spirituelle correspondante. Or, dans la symbolique de l'Ecriture, l'huile repr√©sente constamment l'Esprit-Saint¬†; elle est ici l'embl√®me de la vie cr√©√©e et entretenue dans l'√Ęme, par l'Esprit de Dieu.

      - 4¬į L'impossibilit√© o√Ļ sont les vierges sages de donner aux folles de leur huile est d√®s lors tr√®s claire, car nul homme ne saurait communiquer √† un autre les gr√Ęces de la foi, de l'exp√©rience personnelle d'une vie de saintet√© et d'amour, qui sont de leur nature incommunicables et doivent √™tre acquises par chacun pour son propre compte. Dieu seul en est la source et ce n'est qu'en nous approchant individuellement de lui que nous pouvons les acqu√©rir.

      - 5¬į Enfin ces mots¬†: la porte fut ferm√©e, et la r√©ponse de J√©sus aux vierges folles, exprimant une exclusion effrayante redisent de la mani√®re la plus p√©n√©trante¬†: veillez¬†! soyez pr√™ts¬†!

      - Quant aux traits secondaires de la parabole, qui n'appartiennent point à l'idée principale, et sur lesquels on a hasardé un grand nombre d'opinions plus ou moins arbitraires, il faut mentionner :

      1¬į Les lampes, dans lesquelles on a vu tant√īt une profession ext√©rieure, tant√īt le cŇďur br√Ľlant¬†; "les lampes sans huile sont les bonnes Ňďuvres sans la foi." Luther.

      2¬į Le sommeil des vierges interpr√©t√©, soit comme une chute dans quelque tentation, soit comme un rel√Ęchement dans la foi et dans la vie religieuse, soit comme une distraction, caus√©e par les occupations du monde (Calvin), soit enfin comme le moment de la mort corporelle.

      3¬į Le cri qui annonce l'arriv√©e de l'√©poux serait, selon les uns la voix des serviteurs de Dieu, les avertissements de l'Evangile¬†; selon d'autres, les signes des temps dans le r√®gne du Sauveur, selon d'autres encore, le moment inattendu de la mort, selon d'autres enfin, le cri de r√©surrection au dernier jour.

      4¬į Il n'y a pas jusqu'√† ceux qui vendent de l'huile qui n'aient √©t√© l'objet de suppositions pareilles, admissibles dans certaines applications de la vie religieuse, mais qui ne sont plus du domaine de l'ex√©g√®se.

      14 14 à 30 La parabole des talents

      Cette particule (Car) montre dès l'abord que la parabole qui va suivre explique et développe, en les appliquant à la vie pratique, les leçons de celle qui précède, c'est-à-dire le saint devoir de la vigilance et de la fidélité. Ce n'est point assez d'attendre l'époux, il faut encore, jusqu'à sa venue, mettre à profit le temps qui nous est laissé, et l'employer à une activité qui mette notre responsabilité à couvert.

      - Luc (Luc 19.12 et suivants) rapporte une parabole qui a des traits de ressemblance avec celle-ci, mais qui, √† d'autres √©gards, en diff√®re profond√©ment. Plusieurs interpr√®tes, consid√©rant ces deux r√©cits comme une seule et m√™me parabole, diversement modifi√©e par la tradition apostolique, se demandent auquel des deux appartient la priorit√© et l'originalit√©. Mais pourquoi ne pas admettre plut√īt que J√©sus a employ√© deux fois une forme si frappante d'instruction, en la modifiant de mani√®re √† exprimer deux id√©es diff√©rentes¬†? C'est le r√©sultat auquel conduit une √©tude attentive des deux paraboles.

      Grec :, ses propres serviteurs, non des étrangers, des banquiers, par exemple, mais des hommes qui lui appartenaient comme esclaves, qu'il pouvait employer comme il l'entendait, et dont aussi il avait éprouvé la fidélité et le dévouement.

      15 Voir sur la valeur du talent : Matthieu 18.24.

      - Dans la parabole rapportée par Luc, tous les serviteurs reçoivent la même somme à faire valoir. Ici les dons confiés sont individualisés selon la force particulière, c'est-à-dire selon la capacité et les moyens de chacun.

      - Ayant ainsi confi√© ses biens, le ma√ģtre partit, ou, selon nos versions ordinaires, partit aussit√īt, ce qui signifierait qu'il ne voulut g√™ner en rien la libert√© de ses serviteurs, d√©sormais responsables. Mais il nous parait pr√©f√©rable de joindre ce mot au verset suivant. (Voir la note.)

      16 Aussit√īt il s'en alla et fit valoir ses talents¬†; il ne perdit pas un moment, sentant sa responsabilit√©, et combien le temps √©tait pr√©cieux. D√®s cet instant (grec) il travailla, op√©ra avec eux (avec les talents) et fit cinq autres talents.

      Telle serait la traduction littérale, exprimant toute l'énergique activité de ce serviteur. C'est ainsi qu'on dit dans la vie ordinaire : faire de l'argent.

      18 L'argent de son seigneur.

      Ces mots font ressortir combien étaient coupables la paresse et l'infidélité de ce serviteur.

      19 Il vient, il règle ; comme ces verbes au présent font sentir la solennité de l'action ! Pourtant, il ne revient qu'après un long temps, ayant laissé à ses serviteurs le temps nécessaire pour leur travail.

      Et comme ce retour du ma√ģtre repr√©sente la seconde venue du Sauveur, on voit que J√©sus ne l'annonce pas dans un avenir si prochain que le veut une certaine ex√©g√®se, (Matthieu 24.29, note) bien qu'il en laisse le moment parfaitement inconnu. (versets 24-36)

      20 Le texte reçu, avec A, C, la trad. Syriaque, porte ici : que j'ai gagnés de plus.

      Ce dernier mot, qui du reste n'ajoute rien à l'idée, est omis par les meilleurs critiques. Il en est de même au verset 22.

      21 Les cinq talents confi√©s n'√©taient pas si peu de chose¬†; mais le ma√ģtre les d√©signe ainsi en comparaison de ce qu'il confiera encore de ses immenses richesses √† ce serviteur qui s'est montr√© bon et fid√®le.

      Que signifie dans la parabole, ce mot¬†: la joie de ton seigneur¬†? Les uns ont pens√© √† la satisfaction que le ma√ģtre √©prouvait au sujet de ce bon serviteur, d'autres √† quelque banquet ou quelque f√™te qu'il voulait instituer pour c√©l√©brer son retour.

      Le plus naturel est d'admettre qu'ici Jésus passe tout à coup de l'image à la réalité, et que cette joie, c'est la félicité et la gloire dont il jouit, et dans laquelle il introduit son fidèle serviteur. (Comparer Romains 8.17)

      23 L'approbation et la récompense sont exactement les mêmes pour les deux talents gagnés que pour les cinq. Le Seigneur ne les mesure pas à la grandeur des dons confiés, mais à la fidélité.
      25 Le langage de ce m√©chant serviteur est emprunt√© aux usages de l'agriculture. Il exprime m√™me, sous deux formes diff√©rentes, son accusation contre son ma√ģtre¬†: vouloir moissonner sans avoir sem√©, et ramasser sans avoir r√©pandu.

      Cette dernière image est empruntée à l'usage de battre le blé, dont on répand (grec disperse) les épis sur la terre, pour ramasser ensuite le grain dans le grenier.

      Le serviteur veut prouver √† son ma√ģtre qu'il est un homme dur, trop exigeant, injuste. Mais lui-m√™me trahit le fond de son cŇďur, o√Ļ il n'y a que de la crainte et point de confiance, point d'amour, point de sollicitude pour les int√©r√™ts de son ma√ģtre. Il se place vis-√†-vis de lui sur le terrain de la propre justice¬†: ce qui est √† toi. Il lui fait aussi le reproche sous-entendu de lui avoir trop peu confi√©. (Comparer Luc 19.20-26, note.)

      27 M√©chancet√© et paresse, tels sont les deux vices que le ma√ģtre voit dans le cŇďur et dans la conduite de son serviteur. Celui-ci les a abondamment d√©voil√©s, soit dans sa mani√®re d'agir, soit dans ses sentiments envers son ma√ģtre. Ce ma√ģtre ne r√©fute pas l'accusation port√©e contre lui, il l'admet (et il y a dans cette admission une ironie pleine de tristesse), mais pour en tirer aussit√īt une conclusion (donc) tout oppos√©e √† la conduite du serviteur.

      En effet, m√™me s'il √©tait un homme dur et injuste, qui ne p√Ľt inspirer √† son serviteur que de la crainte, celui-ci aurait d√Ľ, par cette crainte seule, faire valoir l'argent de son ma√ģtre par des banquiers¬†: s√©parant ainsi son bien de celui de son ma√ģtre, il n'aurait pas, √† proprement parler, fait de tort √† celui-ci¬†; il aurait au moins r√©alis√© cette justice √† laquelle il en appelle.

      Cette pensée ressort finement du contraste formé par ces deux mots : ce qui est à toi, (verset 25) ce qui est à moi. (verset 27)

      On a donn√© de ce dernier trait¬†: porter l'argent aux banquiers des explications plus ou moins arbitraires. Les uns ont vu dans ces banquiers des associations chr√©tiennes auxquelles le serviteur paresseux aurait pu confier les ressources qu'il ne voulait pas faire valoir lui-m√™me¬†; d'autres, des chr√©tiens plus avanc√©s, sous la direction desquels il aurait d√Ľ se placer.

      D'autres encore voient dans l'acte de porter l'argent aux banquiers, le renoncement √† la profession chr√©tienne qui est command√© √† ceux qui n'ont pas dans le cŇďur la foi et l'amour de leur Ma√ģtre.

      M. Godet pense que la banque est "le tr√©sor divin, et l'acte de d√©p√īt, r√©clam√© du serviteur, un √©tat de pri√®re dans lequel le serviteur, qui se croit incapable d'agir lui-m√™me pour la cause de Christ, peut au moins demander √† Dieu de tirer de lui et de sa connaissance chr√©tienne le parti qu'il trouvera bon." Il est peut-√™tre prudent de ne pas presser ce d√©tail de la parabole.

      28 Donc, conséquence inévitable de l'infidélité.

      - Quand le Seigneur √īte √† un homme le talent qu'il lui avait confi√©, il lui retranche par l√† tout moyen de travailler encore pour lui. L√† commence le jugement qui va suivre.

      29 Ce principe général est destiné à justifier la décision énoncée au verset 28.

      Quant au sens de cette sentence, voir Matthieu 13.12, note.

      30 Comparer Matthieu 8.12, note ; Matthieu 13.42 et 50 ; 22 :13 ; 24 :51.

      - Quelle est l'explication de cette parabole ?

      L'homme qui confie ses biens avant de s'absenter, c'est le Seigneur lui-m√™me, qui bient√īt allait se s√©parer de ses disciples.

      Les serviteurs sont les disciples d'alors et les rachetés de tous les temps, quelles que soient leur position ou leurs fonctions dans l'Eglise.

      Les talents repr√©sentent tous les dons de Dieu, avantages naturels et gr√Ęces spirituelles, et en particulier l'effusion de son Saint-Esprit qui allait √™tre accord√©e √† l'Eglise, pour v cr√©er une vie nouvelle et y vivifier tous les autres dons.

      Ces talents sont r√©partis √† chacun selon sa capacit√©, (verset 15) conform√©ment √† la souveraine sagesse de celui qui sonde les cŇďurs, mesure les forces morales et intellectuelles et conna√ģt le degr√© de r√©ceptivit√© de chaque √Ęme. Il s'agit pour tous d'augmenter ces talents en les faisant valoir. De m√™me, en effet, que des capitaux s'augmentent par les int√©r√™ts, par le travail, de m√™me toutes les gr√Ęces de Dieu se multiplient par leur emploi fid√®le dans la vie pratique.

      Le retour du ma√ģtre qui vient r√©gler compte avec ses serviteurs, c'est l'av√®nement solennel, au dernier jour, du Seigneur devant qui seront manifest√©s tous les secrets des cŇďurs et tous les fruits du travail de chacun.

      Le bonheur des serviteurs fidèles qui entrent dans la joie de leur Seigneur, aussi bien que l'inexprimable malheur du serviteur méchant et paresseux qui se voit dépouillé de son talent et jeté dans les ténèbres du dehors ce dénouement si grand, si tragique de la parabole, s'explique de lui-même.

      31 31 à 46 Le jugement dernier.

      La mention solennelle du retour de Christ, pour le jugement du monde, indiqué par ces mots quand le fils de l'homme viendra dans sa gloire, reporte la pensée sur le dénouement des deux paraboles qui précèdent et sur la grande prophétie du ch. 24, prononcée en réponse à la question des disciples. (verset 3) La scène que Jésus va décrire est donc la conclusion naturelle des discours qui précèdent.

      - C'est comme fils de l'homme (voir sur ce terme Matthieu 8.20) que le Christ vient exercer le jugement. (Comparer Jean 5.27) Mais pour remplir cette fonction, il doit poss√©der les attributs divins de la toute-science pour sonder les secrets des cŇďurs, de la parfaite justice pour rendre √† chacun selon ses Ňďuvres. Pour juger le monde comme pour le sauver, il faut qu'il soit l'homme-Dieu.

      - Au reste, l'intention du Sauveur n'est pas de d√©crire dans les versets qui suivent tout ce qui aura lieu dans les grandes sc√®nes du dernier jour, mais d'indiquer seulement quelques traits g√©n√©raux du jugement, tels que la s√©paration d√©finitive des justes et des injustes, et le caract√®re principal qui sera recherch√© en ceux qui compara√ģtront en sa pr√©sence, √† savoir l'amour dans un cŇďur humble, d√©pris de tout √©go√Įsme, abondant en Ňďuvres de charit√©.

      Le fils de l'homme appara√ģt non plus dans ses humiliations, mais dans sa gloire divine, que rehausse la pr√©sence de tous les anges, ex√©cuteurs de ses volont√©s. (Matthieu 24.31, etc.)

      Le texte re√ßu dit¬†: les saints anges, expression non authentique et qui appartient au langage adopt√© plus tard par l'Eglise. La royaut√© du Fils de Dieu maintenant voil√©e √† tous les yeux, para√ģtra alors dans tout son √©clat. Il si√®ge sur le tr√īne de sa gloire¬†; il s'appelle lui m√™me le Roi. (versets 34,40)

      32 "Tous les anges, toutes les nations quelle solennité !" Bengel.

      Ce dernier terme : toutes les nations, montre que le jugement ici décrit est le jugement universel (Romains 2.5-9 ; Apocalypse 20.11-13 ; Actes 17.31)

      Mais comme, d'autre part, ceux qui sont admis √† la Droite du Sauveur, (verset 34 et suivants) aussi bien que les r√©prouv√©s eux-m√™mes, (verset 41 et suivants) sont des hommes qui ont eu l'occasion de conna√ģtre le Sauveur et de lui faire du bien dans la personne des pauvres, il est √©vident que J√©sus savait qu'√† l'√©poque de sa venue pour le jugement du monde, il serait connu de tous les peuples par la pr√©dication de l'Evangile. (Matthieu 24.14¬†; 28.19)

      Et comme, d'ailleurs, "le nom de Jésus est le seul nom donné aux hommes par lequel il nous faut être sauvés," (Actes 4.12) on peut en inférer que tous les hommes seront placés en présence de Jésus-Christ et mis en demeure d'accepter ou de repousser le salut qu'il leur offre.

      Au jour du jugement, il deviendra manifeste s'ils ont accueilli par la foi l'Evangile de la gr√Ęce et si cet Evangile a p√©n√©tr√© dans le cŇďur de ceux qui le professent, ou si leur religion n'a √©t√© qu'une religion des l√®vres. Les consid√©rants du jugement indiqu√©s dans cette description proph√©tique n'excluent donc nullement la grande doctrine chr√©tienne du salut par la foi¬†; ils manifestent seulement ceux en qui cette foi "aura √©t√© op√©rante par la charit√©." (Galates 5.6)

      33 La s√©paration, c'est-√†-dire, pour le peuple de Dieu, la cessation du m√©lange confus o√Ļ il vit maintenant avec le monde, telle est l'id√©e principale qui est repr√©sent√©e par cette image.

      Jésus y ajoute pour les siens le privilège d'être placés à sa droite, ce qui, chez tous les peuples, est considéré comme un honneur. On cherche ordinairement dans cette image une autre antithèse, qui reposerait sur le contraste entre les brebis et les boucs : les unes représentant la douceur, la paix, l'innocence, les autres doués d'un naturel farouche, querelleur et impur.

      Il ne faut pas attacher trop d'importance à cette comparaison, car si les brebis sont, dans toute l'Ecriture, l'image du peuple de Dieu, l'idée opposée ne se trouve pas dans le terme que nous traduisons par les boucs, car ce mot signifie proprement des chevreaux et n'implique point les mêmes idées défavorables.

      34 Le Roi, c'est Christ dont la royaut√© divine appara√ģt dans tout son √©clat, maintenant qu'il entre dans son r√®gne. C'est lui qui dispose des biens √©ternels, que ce r√®gne apporte avec lui.

      Puisque ce royaume √©tait pr√©par√© dans le conseil de la gr√Ęce divine d√®s la fondation du monde √† ceux qui sont b√©nis du P√®re, eux-m√™mes y √©taient destin√©s par cette m√™me gr√Ęce. (Eph√©siens 1.4)

      Ces paroles montrent donc √©videmment que la r√©compense des justes est un don de la mis√©ricorde divine et non le prix des Ňďuvres qui vont √™tre mentionn√©es. Ces Ňďuvres sont moins la cause de la f√©licit√© ici d√©crite que le t√©moignage et le fruit de la foi et de l'amour de ceux qui les ont faites.

      36 Ainsi vous m'avez rendu tous les services et tous les soins de la charité la plus active et la plus dévouée.

      - Le mot que nous traduisons par : vous m'avez recueilli, signifie littéralement : vous m'avez emmené avec vous, c'est-à-dire introduit dans votre demeure, dans votre cercle de famille

      39 On a interpr√©t√© de diverses mani√®res ces questions des justes. On y a vu un signe de leur modestie, de leur humilit√©, dont pourtant ils n'avaient pas m√™me conscience. On y a trouv√© encore la pens√©e qu'ils avaient oubli√© leurs bonnes Ňďuvres pour ne se souvenir que de leurs fautes, n'ayant jamais esp√©r√© en quoi que ce soit pour subsister en jugement, si ce n'est en la gr√Ęce et la mis√©ricorde de Dieu.

      Sans doute, ces suppositions sont fond√©es, mais la cause principale de l'√©tonnement des justes, c'est l'id√©e exprim√©e par le Sauveur, (versets 35,36) qu'ils aient fait √† lui-m√™me ce qu'ils avaient fait pour des malheureux. Ils refusent √† leurs Ňďuvres la valeur immense qu'elles acqui√®rent tout √† coup √† leurs yeux par le fait que le Roi (verset 34) s'identifie ainsi avec les plus pauvres des hommes.

      "Les fid√®les n'estiment point leurs bonnes Ňďuvres, ni les impies leurs mauvaises, (verset 44) comme le fait le juge." Bengel.

      Du reste l'expression de l'étonnement des justes est destinée à provoquer la réponse du Roi. (verset 40)

      40 Grec : en tant que vous l'avez fait à un seul de ces frères de moi, des plus petits.

      Les interprètes discutent cette question : Qui est-ce que Jésus désigne par ce pronom démonstratif ces frères, ces petits ?

      Les uns ont pensé qu'il s'agissait des chrétiens en général, d'autres, de ses disciples qui l'entouraient.

      A quoi bon ces distinctions¬†? J√©sus n'a-t-il pas enseign√©, dans la parabole du Samaritain, que tout homme malheureux doit √™tre l'objet de notre charit√©¬†? Comme lui-m√™me √©tait sans cesse entour√© de pauvres, de petits, de malades, de p√©agers et de p√©cheurs m√©pris√©s, il se repr√©sente qu'ils se presseront encore autour de lui au jour du jugement, d√©sireux d'obtenir son salut et ce sont eux qu'il d√©signe par ce mot mes fr√®res, ces petits. Seulement cette expression √† moi-m√™me, indique nettement le motif des Ňďuvres qu'il accepte et r√©compense. Par l√† il ne mentionne qu'un trait de la vie chr√©tienne, qu'un fruit de l'amour de ses disciples pour lui, mais ce trait, ce fruit, en suppose beaucoup d'autres provenant de la m√™me source.

      - Les chr√©tiens ne peuvent rien faire directement pour Celui qui les a tant aim√©s¬†; mais puisqu'il s'identifie avec le plus petit de ses fr√®res, ils peuvent faire beaucoup pour lui, dans la personne de ces malheureux. C'est l√† une pr√©cieuse gr√Ęce qu'il ajoute √† toutes ses gr√Ęces.

      41 Ces redoutables paroles forment le pendant et le contraste du verset 34

      Jésus conserve à dessein la même tournure et quelques-uns des mêmes termes. Mais il faut remarquer aussi les différences voulues : il ne dit pas maudits de mon Père, ni : le feu éternel préparé dès la fondation du monde, ni : qui vous est préparé.

      Ces différences portent avec elles leur profond enseignement. Elles ne font pas remonter la cause de la condamnation des réprouvés jusqu'à Dieu, mais la montrent dans leur propre faute ; eux seuls en portent la responsabilité.

      - Toutes les fois que la Bible nous peint les peines morales des r√©prouv√©s sous ces images d'un feu, d'une flamme, d'un ver, etc., il faut se garder de les mat√©rialiser. C'est dans la conscience avec ses remords, dans l'√Ęme avec ses regrets, que se trouveront les ch√Ętiments de la justice divine.

      43 Ici encore, l'absence de ces Ňďuvres d√©peint un √©tat d'√Ęme. Le manque d'amour pour le Sauveur, d'amour fraternel, est en lui-m√™me la mort et la condamnation. (1Corinthiens 13.1 et suivants¬†; 1Jean 3.10,11¬†; 4.8¬†; 5.1)
      44 Ceux-ci croient trouver une excuse dans la pens√©e que par leur indiff√©rence et leur √©go√Įsme ils n'avaient point agi contre le Seigneur personnellement. Ils n'√©taient point des impies. Et dans leur propre justice ils donnent √† entendre que, s'ils avaient reconnu le Sauveur dans ses fr√®res, ils l'auraient secouru.
      45 Le fait que Jésus s'identifie encore avec tous les malheureux montre que le manque d'amour à l'égard du prochain suppose l'absence de l'amour de Jésus, source unique de toute charité.
      46 Telle est l'issue tragique et définitive du jugement. (Daniel 12.2)

      Ceux qui nient la dur√©e infinie des peines ne peuvent pas appuyer leur opinion sur le fait que le mot grec que nous traduisons par √©ternel n'a pas toujours le sens d'une dur√©e sans fin, car le contraste √©vident et voulu qui se trouve ici entre ch√Ętiment √©ternel et vie √©ternelle ne permet pas de donner √† l'un de ces deux termes une signification diff√©rente de l'autre.

      Beaucoup plut√īt pourrait-on appuyer cette opinion, comme l'ont fait quelques ex√©g√®tes, sur cette consid√©ration que, rigoureusement, l'oppos√© de la vie n'est point le ch√Ętiment, mais serait l'absence de toute vie, la mort, la destruction, l'an√©antissement.

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