Proverbes 31

    • 1

      1 à 9

      Exhortation adress√©e √† un jeune roi par sa m√®re, peut-√™tre √† l'occasion de son av√®nement au tr√īne. Trois recommandations principales relatives aux mŇďurs (verset 3), √† la boisson (versets 1 √† 7) et √† la justice, que le roi doit rendre √† tous (versets 8 et 9). Ce prince les avait conserv√©es pr√©cieusement dans son cŇďur et se pla√ģt √† les transmettre √† ses successeurs, parce qu'il en a reconnu la valeur.

      Suscription : Ici aussi, comme 30.1, nous avons rendu le texte massorétique. Il présente un sens satisfaisant. Plusieurs cependant, s'achoppant à la position du mot roi et au sens de sentence donné au mot massa (voir à 30.1), lient étroitement ces deux mots, du second desquels ils font un nom géographique, et traduisent : Paroles de Lémuel, roi de Massa, que sa mère lui a enseignées. Alors nous aurions ici un produit de la sagesse sémitique en général !

      L√©muel ou L√©mo√ęl (verset 4) signifie : √† Dieu, [consacr√©] √† Dieu. C'est l√† un nom r√©el, si nous avons affaire √† un roi non isra√©lite¬†; un nom figur√©, si nous admettons plut√īt, que cette petite collection est due √† un prince isra√©lite, car nous ne connaissons aucun roi d'Isra√ęl ou de Juda de ce nom. Ce serait une esp√®ce de surnom que sa m√®re se serait plu √† lui donner par reconnaissance envers Dieu, qui aurait exauc√© ses vŇďux (verset 2). On a tr√®s souvent vu dans L√©muel Salomon, √©levant ce monument √† la sagesse de Baths√©ba. Mais le peu de compte que Salomon a tenu de la premi√®re de ces trois recommandations, ne parle pas en faveur de cette opinion.

      2

      Que te dirai-je... ? L'hébreu dit simplement quoi ? répété par trois fois, peut-être pour préparer la triple réponse qui va suivre. On pourrait sous-entendre : Que vas-tu faire, maintenant que tu arrives au pouvoir ? Nous préférons notre traduction. Non pas que cette mère ne sache que dire. Elle hésite, au contraire, parce qu'elle a tant de recommandations importantes à faire à son fils. Auxquelles s'en tiendra-t-elle ?

      Mon fils. Nous avons ici par trois fois, au lieu du mot ordinaire ben, le mot rare et araméen bar (Psaumes 2.6), bien connu par les noms postérieurs de Bartimée, Barjésu, Barabbas, Barnabas, etc. On a fait valoir ceci en faveur de l'origine étrangère de Lémuel ; mais nous n'avons probablement dans cette expression que la marque de la composition tardive de ce morceau.

      Fils de mes vŇďux. Comparez 1Samuel 1.11

      3

      Qui perdent les rois, litt√©ralement : les balaient, les effacent, les font dispara√ģtre de la sc√®ne du monde. De cette recommandation √† la suivante, la transition est naturelle : la luxure est souvent favoris√©e par l'excitation de l'ivresse.

      4

      Ni aux princes [de boire] de la cervoise. Plusieurs, d'apr√®s une correction du texte massor√©tique, traduisent : Ni aux princes de dire : O√Ļ y a-t-il de la cervoise¬†?

      5

      De peur qu'ils n'oublient la loi, littéralement : ce qui a été statué comme ayant force de loi.

      Le deuxième membre prépare déjà les versets 8 et 9.

      6

      Le vin r√©jouit le cŇďur de l'homme (Psaumes 104.15). Il est moins fait pour ceux qui sont d√©j√† dans la joie que pour ceux qui ont l'amertume dans l'√Ęme (Job 3.20). Le trait√© Sanh√©drin rapporte que les femmes de J√©rusalem, prenant cet ordre au pied de la lettre, avaient l'habitude d'offrir aux condamn√©s √† mort des boissons fortes. Voir Marc 15.23.

      La pensée de la bienveillance due aux misérables (verset 6) va être reprise et appliquée au domaine spécial de la justice.

      8

      Le muet n'est pas seulement l'homme priv√© de la parole, mais quiconque est emp√™ch√© par son √Ęge, par son incapacit√©, par sa timidit√©, de para√ģtre devant le tribunal pour d√©fendre son droit. Que le monarque lui-m√™me s'int√©resse √† lui¬†!

      Qui risquent de dispara√ģtre : qui sont au bord d'un ab√ģme et y tomberont, si une main puissante et secourable ne les retient.

      10

      10 à 31: Eloge de la femme vaillante.

      Ce beau morceau de po√©sie d√©crit, en des traits qui sont tous emprunt√©s √† la vie r√©elle et qui pourtant sont remplis de bon go√Ľt et de d√©licatesse, l'activit√© multiple et b√©nie de la femme attach√©e √† ses devoirs d'√©pouse, de m√®re de famille et de ma√ģtresse de maison. Plusieurs ont vu dans cette femme la Loi ou bien le Saint-Esprit, exer√ßant leur action √©ducatrice et r√©g√©n√©ratrice en Isra√ęl ou dans l'Eglise. L'image que nous offrent ces 22 versets est bienfaisante par elle-m√™me¬†; pourquoi demander √† l'interpr√©tation all√©gorique, si sujette √† caution, un suppl√©ment d'√©dification¬†? Il est bien vrai que cette femme d'√©lite est √©minemment juive : elle gagne beaucoup d'argent √† son mari. La pri√®re, les exhortations pieuses ne paraissent pas √™tre de ses principaux moyens d'action. Cependant elle doit toute son habilet√© √† sa crainte de l'Eternel (verset 30), elle exerce la bienfaisance (verset 20) et elle sait √† l'occasion parler avec sagesse et. donner d'aimables instructions (verset 26).

      Sur les poèmes alphabétiques, voir Introduction aux Psaumes, et notes au psaume 25.

      Une femme vaillante, litt√©ralement : une femme de vaillance. Le mot cha√Įl signifie d'abord force physique, vigueur, puis vaillance morale, vertu.

      Qui la trouvera¬†? Ici, il ne faut pas sous-entendre une r√©ponse absolument n√©gative : Personne¬†! dans le sens de Eccl√©siaste 7.25. Voir verset 29. L'auteur veut plut√īt encourager les lecteurs √† chercher, et √† s'inspirer dans leurs recherches du tableau qu'il va tracer. Comparez Job 28.12,20. On peut trouver une femme vaillante, comme on peut trouver la sagesse. Mais c'est difficile¬†!

      Sa valeur surpasse de beaucoup celle du corail. Il semble (voir 3.15 et Job 28.18) que l'auteur voie dans la femme qu'il va décrire une des plus parfaites incarnations de la sagesse.

      11

      De butin, dans le sens populaire, mais bien français de ce mot. Le mari de la femme forte sera toujours, lui et toute sa maison, abondamment fourni de tout ce qui est nécessaire à la vie. Comparez 14.1.

      12

      C'est le bon ange de la maison. Voir au contraire 21.9 ; 25.24 ; 27.15.

      13

      Premier trait de détail. Elle travaille, littéralement : elle fait, elle est agissante (Ruth 2.19).

      D'une main joyeuse, litt√©ralement : dans le bon plaisir de ses mains, image gracieuse et expressive qui montre le bon plaisir, la joyeuse humeur passant du cŇďur aux membres qui lui servent d'organes.

      14

      Développement du premier mot du verset 13 : elle se pourvoit, littéralement : elle cherche.

      Elle fait venir... de loin, non pas tout, mais les matières premières et les denrées que le pays ne fournit pas. Sa prévoyance a un large horizon.

      15

      Elle distribue la nourriture : elle la prépare, car chacun n'est point encore levé autour d'elle.

      Et la t√Ęche √† ses servantes : la t√Ęche de la journ√©e.

      Tout ceci est digne de remarque, comme indiquant une sph√®re tr√®s √©tendue d'activit√© f√©minine. Nous sommes √† cent lieues de la d√©gradation o√Ļ la polygamie a fait tomber la femme en Orient.

      16

      Elle augmente même le patrimoine de ses enfants.

      17

      Elle ceint ses reins de force. Comparez Psaumes 93.1.

      Elle se montre en exemple à ses domestiques.

      18

      La réussite qui couronne ses efforts lui est un continuel stimulant.

      Sa lampe ne s'√©teint point. Bien que lev√©e de tr√®s bonne heure (verset 15), elle se couche tard (Psaumes 127.2). Mais le texte, pris √† la lettre, dit plus que cela, et plusieurs pensent qu'il faut entendre cette expression figur√©ment, dans ce sens : elle est √† l'abri de la pauvret√©. Chez les H√©breux la lampe, comme chez les Grecs et les Romains le foyer, devait br√Ľler toute la nuit, et aujourd'hui encore, quand on dit -chez les B√©douins ou les Fellahs : Un tel dort dans l'obscurit√©, cela revient √† dire qu'il est dans la mis√®re.

      19

      Ce tableau de l'industrie féminine rappelle Virgile, Enéide, VIII, 410-412, et Catulle, De Nup. Pel., 311-314.

      Le mot traduit par quenouille ne se trouve qu'ici. Celui de pélek (fuseau) signifie proprement boule ou cercle et désigne le bout arrondi et conique du bas du fuseau, le peson, qui donne à ce dernier la pesanteur nécessaire.

      20

      Jusqu'ici la femme vaillante n'a travaillé que pour le bonheur des siens. Voici maintenant l'une des raisons qui expliquent la bénédiction particulière qui repose sur son travail.

      21

      En Palestine, on n'avait pour se prémunir contre le froid que la chaleur des vêtements. En fait de chauffage des maisons, on ne connaissait que les réchauds portatifs (Jérémie 26.22).

      De cramoisi : sans doute des vêtements de laine cramoisie. Ces étoffes précieuses, aux teintes chaudes, étaient épaisses. En été on portait des vêtements blancs (fin lin, verset 22) qui n'attirent pas les rayons du soleil.

      22

      Elle se fait des coussins : non pas qu'elle pense √† son propre bien-√™tre, ou qu'elle sacrifie √† des go√Ľts personnels, √† l'amour du luxe, mais elle confectionne elle-m√™me des coussins (7.16) pour en garnir les lits de sa maison.

      23

      Elle est la couronne de son mari (12.4), sa gloire (1Corinthiens 11.7).

      24

      Apr√®s avoir largement fourni aux besoins de sa maison, cette femme industrieuse trouve encore le temps de fabriquer des objets qu'elle vend aux marchands ambulants : des tuniques ou chemises en √©toffe l√©g√®re (Juges 14.12-13¬†; Esa√Įe 3.23), et des ceintures, objet de toilette en g√©n√©ral richement orn√© (J√©r√©mie 2.32) et souvent offert en cadeau (1Samuel 18.4).

      Au Cananéen, au trafiquant. Voir Job 40.25, note. Les habitants de la Phénicie, appelés souvent Cananéens, ont été le peuple le plus commerçant de l'antiquité.

      On peut d'ailleurs conserver ici à ce mot son sens propre, en se rappelant qu'au verset 22 il a été question de pourpre, que la femme forte peut s'être procurée en l'échangeant auprès des Phéniciens contre le produit de son travail.

      25

      Force. Voir verset 17. Elle se sent, par la gr√Ęce de Dieu, et telle est aussi impression qu'elle produit, au-dessus des coups qui √©branlent les positions ordinaires.

      Splendeur. Rien en elle de mesquin.

      26

      Avec sagesse. Quand elle rompt le silence, c'est à bon escient.

      Une instruction aimable est sur ses l√®vres : un enseignement de gr√Ęce, d'amour, de pi√©t√©. On sent en elle une personne d√©sireuse de procurer le bien de tous ceux qui l'entourent, et qui sait que le bonheur consiste √† ob√©ir √† Dieu.

      27

      Elle a l'Ňďil ouvert sur tout ce que font enfants et serviteurs.

      28

      La ville entière sait ce qu'elle vaut (versets 23 et 31). Mais les témoignages de respect et de vive gratitude ne lui font pas défaut dans son intérieur : Son mari aussi se lève et prononce à sa louange le verset 29.

      29

      Des filles. Comme dans Genèse 30.13 ; Cantique 6.9, cette expression a quelque chose de plus doux, de plus tendre et de plus gracieux que celle de femmes.

      30

      Voici qui nous rend attentifs à un point important. D'après notre poète, la femme vaillante peut n'être pas belle, ou ne l'être plus.

      Qui sera louée : qui pourra l'être toujours. La louange qui porte sur l'extérieur est éphémère. La crainte de Dieu, voilà une beauté qui résiste à l'action du temps. Elle ne fait même que s'épanouir davantage à mesure que s'accumulent les années.

      31

      R√©citez, chantez ce po√®me comme juste r√©compense du bien qu'elle a fait. Ce cantique a √©t√© inspir√© par ses Ňďuvres. Ce sont elles qui la louent par nos l√®vres.

      Conclusion

      Cic√©ron, parlant de la pr√©dilection des Orientaux pour les maximes et les sentences, vante la finesse d'expression avec laquelle ils savent rendre le produit de leurs r√©flexions. Mais, ajoute-t-il, dans ces proverbes la concision et l'√©l√©gance de la forme sont plus remarquables encore que la valeur de la pens√©e (De Clar. Orat., 9). S'il avait connu notre livre des Proverbes, il aurait probablement √©tabli une relation inverse entre la forme et le fond. Cependant, au sortir de notre √©tude, cet √©loge nous revient √† la m√©moire. Que de fois ne nous sommes-nous pas vus forc√©s, pour rendre sept ou huit mots, d'en employer une vingtaine, et n'avons-nous pas √©prouv√© le m√©compte d'un lapidaire qui verrait entre ses mains un cam√©e se changer en un caillou. Comme Ňďuvre litt√©raire, maints proverbes, lus dans l'original, sont comparables aux pens√©es de La Rochefoucauld les plus r√©ussies, aux vers d'Horace les plus soign√©s. Quoi de plus gracieux que cet √©loge de la parole dite au bon moment :

      Des pommes d'or dans un vase d'argent ciselé,
      Telles sont des paroles dites à propos.
      (24.11)

      Ici et là nous avons pu conserver quelque chose de la concision de l'hébreu, si habile à tracer, en quelques coups de crayon, toute une scène prise sur le vif :

      Mauvais, mauvais ! dit l'acquéreur ;
      Puis, s'en allant, il se félicite.
      (20.14) Mais comment rendre en sept mots, comme le fait le texte hébreu, la pensée du verset 25 du même chapitre :

      Il y a danger pour l'homme à prendre à la légère un engagement sacré,
      Et, apr√®s avoir fait son vŇďu, √† r√©fl√©chir.

      Parfois aussi le texte présente des assonances et des jeux de mots qui donnent à la pensée un tour plus piquant, mais que le traducteur doit absolument renoncer à rendre. Voir 11.2, note.

      Cependant, la multiplicit√© des objets sur lesquels les sages isra√©lites ont port√© leur attention n'est pas moins frappante que l'art avec lequel ils savent s'exprimer. De loin et lus cursivement, par chapitres, comme on le fait ordinairement, les 541 proverbes que renferment les chapitres 10 √† 29, paraissent assez monotones. Ce n'est, en apparence, qu'une perp√©tuelle opposition des deux p√īles du monde moral, la Sagesse et la Folie. Mais quand on √©tudie ces maximes les unes apr√®s les autres et qu'on les examine isol√©ment, on revient bien vite de cette impression et l'on est au contraire √©merveill√© de la vari√©t√© des sujets qui y sont trait√©s. Qui s'attendrait, par exemple, √† trouver dans les Proverbes la condamnation de ces caract√®res √©go√Įstes et personnels qui ne cherchent le bonheur que dans un froid isolement :

      Qui se tient à l'écart suit son caprice ;
      A tout ce qui réussit il montre les dents.
      (18.1)

      Ou bien l'éloge du beau langage :

      La douceur du langage augmente l'instruction ; (16.21 ; comparez 22.11.)

      D'une parole dite au bon moment :

      Des pommes d'or dans un vase d'argent ciselé,
      Telles sont des paroles dites à propos ;
      (25.11)

      Ou encore celui de l√† vie agricole, comme d'un travail plus p√©nible, mais plus s√Ľrement r√©mun√©rateur que tout autre :

      Qui cultive son champ a du pain en abondance ;
      Mais qui poursuit des choses vaines n'a pas de sens.
      (12.11)

      Applique ton cŇďur √† bien conna√ģtre l'√©tat de ton menu b√©tail¬†;
      Sois attentif à tes troupeaux,
      Car l'opulence n'est pas éternelle !
      (27.23-24)

      Ce n'est pas non plus sans surprise qu'on rencontre cette allusion au mal du pays, qui rappelle, et pour le fond et pour la forme, notre adage : Chaque oiseau trouve son nid beau :

      Tel le passereau qui erre loin de son nid,
      Tel l'homme qui erre loin de son pays.
      (27.8.)

      Ou bien enfin cette pens√©e sto√Įque, que c'est dans les heures critiques que l'homme donne sa vraie mesure :

      Si tu faiblis au jour de la détresse,
      Ta force est bien peu de chose !
      (24.10)

      Mo√Įse avait √©t√© le l√©gislateur d'Isra√ęl, Salomon en est le moraliste. Un l√©gislateur religieux, tout occup√© √† tracer les grandes lignes de la vie nationale, ne peut descendre dans tous les d√©tails des obligations de la vie priv√©e¬†; c'est aussi ce que Mo√Įse n'a point tent√©. Salomon et les sages l'ont fait : il n'est aucune disposition de caract√®re, aucune condition de la soci√©t√©, aucune circonstance de la vie, aucune de ces difficult√©s qui naissent du froissement des int√©r√™ts ordinaires de chaque jour, dont on ne trouve dans ces maximes une peinture fid√®le, en m√™me temps que l'indication du parti √† prendre en pareil cas. A l'√©poque √©mouvante des angoisses et des luttes ardentes qui pr√©c√©d√®rent et accompagn√®rent le r√®gne de David, ce roi et les po√®tes qui l'entouraient composaient des cantiques de supplication ou de d√©livrance. Au temps paisible de Salomon, on avait le loisir d'observer, de critiquer, de deviser, parfois m√™me de plaisanter et de sourire. Elev√© alors au comble des progr√®s que pouvait atteindre l'√©tat social de l'antiquit√©, devenu n√©gociant sans cesser d'√™tre cultivateur, combl√© de luxe et d'or, le peuple juif avait besoin de cette morale d√©taill√©e qui suit l'homme, non seulement √† la porte de sa ville o√Ļ se rend la justice et dans le sanctuaire o√Ļ il adore, mais au coin de son foyer, au bord de son lit, au berceau de ses enfants, et c'est une admirable dispensation de la Providence, que le r√®gne qui porte au plus haut degr√© la civilisation d'Isra√ęl, lui donne ce qu'il n'avait pas eu, un philosophe moraliste. (Coquerel, Biographie sacr√©e.)

      Cette morale est si détaillée que nous avons pensé nous rendre utiles en offrant ci-après un répertoire des principaux sujets qui se trouvent touchés dans notre livre.

      A l'élégance et à la variété, s'ajoute l'autorité.

      Les Sages en Isra√ęl (J√©r√©mie 18.18) n'avaient pas, comme les sacrificateurs, une loi rituelle qui, en r√©glant leur office, leur serv√ģt de base aupr√®s du peuple¬†; ils ne poss√©daient pas non plus, comme les proph√®tes, des r√©v√©lations sp√©ciales. Ils ne disaient ni : Telle est l'ordonnance¬†! ni : Ainsi a dit l'Eternel¬†! Pas une seule fois ils n'en appellent √† la Loi. Ils se bornent √† signaler les suites naturelles du bien et du mal. Ils auraient pu sans doute citer soit les promesses, soit les menaces th√©ocratiques, mais ce proc√©d√© e√Ľt √©t√© pour eux trop particulariste et e√Ľt mis une borne √† leur point de vue plus large et, si l'on ose dire ainsi, plus humain. En faisant abstraction de la Loi, ils anticipaient sur le temps o√Ļ la religion de l'Eternel serait la religion universelle. Salomon lui-m√™me √©tait dou√© d'une grande largeur d'esprit et de cŇďur (1Rois 4.29). Sans doute, les Sages qui l'entouraient connaissaient la Loi et s'en nourrissaient (16.20)¬†; ils en recommandaient l'observation (3.9)¬†; ils n'en ignoraient pas m√™me les ordonnances rituelles, relatives, par exemple, aux vŇďux (20.25) ou aux sacrifices de r√©paration (14.9). Bien loin √©galement d'ignorer la proph√©tie, ils lui rendaient hommage :

      Quand il n'y a pas de vision, le peuple est sans frein. (29.18)

      Mais, avant tout, les Sages étaient des penseurs.

      Avec les ressources, (raison, cŇďur, conscience), qui sont le partage de toute cr√©ature humaine, et non pas de l'Isra√©lite seulement, ils cherchaient √† jeter une parfaite clart√© morale sur tous les cas qui peuvent se pr√©senter dans la vie de tout homme. Et quand on les lit, on a l'impression tr√®s nette qu'ils ont la conscience de poss√©der eux-m√™mes cette pleine clart√©. Ils ne hasardent pas des conseils timides¬†; ils projettent sur toutes les circonstances et conditions imaginables des rayons qu'ils sentent parfaitement √™tre lumineux.

      D'o√Ļ leur vient cette assurance¬†? Aurions-nous √† faire √† des libres penseurs¬†? Non¬†! Ils se m√©fient singuli√®rement du cŇďur de l'homme (voir l'Introduction) :

      Ne sois pas sage à tes propres yeux ! (3.7)
      Celui qui abandonne la répréhension s'égare. (10.17)
      Ne t'appuie pas sur ton propre sens ! (3.5).

      Et pourquoi abandonne-t-on si facilement la r√©pr√©hension¬†? Parce que le commandement d√©pla√ģt √† l'homme naturel :

      La sottise est attach√©e au cŇďur de l'enfant. (22.15)

      Ces Sages croient au péché originel. Et c'est bien pour cela qu'ils parlent si fréquemment de la correction et de la discipline comme d'un élément indispensable dans toute éducation, divine et humaine.

      Les choses étant telles, comment se fait-il donc qu'ils parlent avec tant d'autorité ?

      Ils ont des yeux qui voient. Et ces yeux ont per√ßu dans l'ensemble de l'univers et dans la marche de la vie humaine certaines lois physiques et morales qui dirigent imperceptiblement le cours des choses et en vertu desquelles tout, depuis ce qu'il y a de plus humble jusqu'√† ce qui ressort avec le plus d'√©clat, est √† la fois but et moyen¬†; et, par dessus tout, cette loi supr√™me en vertu de laquelle le bien r√©guli√®rement produit le bien, le bonheur, la prosp√©rit√©, la vie, et le mal le mal, la mis√®re, la ruine, la maladie, la mort. Et au sommet de ce grand syst√®me de lois, ils ont contempl√©, tr√īnant dans sa divine s√©v√©rit√©, cette Sagesse, d√©crite au chapitre 8, source cach√©e de toutes ces lois, qui se communique √† celui qui l'aime, qui devient la sagesse de celui qui l'adopte en renon√ßant √† son propre sens pour suivre ses conseils et l'adapter √† tous les d√©tails de sa vie. Voil√† le principe, unique au fond, qui est √† la base de tous ces proverbes si vari√©s. Le chapitre 8 est la clef de tout le livre. Voil√† la source d'o√Ļ provient l'autorit√© des Sages. Eux qui promettent √† leurs adeptes un esprit d'intelligence :

      La Sagesse crie bien haut dans les rues,
      Sur les places elle fait entendre sa voix :
      Revenez à mes remontrances !
      Voici, je vais faire jaillir sur vous mon esprit !
      (1.20,23)

      Ils connaissent, par une heureuse exp√©rience, cet esprit de sagesse¬†; ils l'ont re√ßu eux-m√™mes les premiers, et ils contemplent partout ici-bas de si √©videntes traces de la divine Sagesse, qu'elle est devenue pour eux une personne. Ils r√©p√®tent en faveur de chacun de leurs disciples la pri√®re d'Elis√©e : Eternel¬†! ouvre ses yeux, et qu'il voie¬†! Ils sont assur√©s que quiconque arrive √† contempler dans toute sa beaut√© cette Sagesse, qu'ils aiment √† d√©signer par un pluriel de richesse et d'admiration (1.20, note), sera gagn√© √† sa cause et la laissera r√©gner dans son cŇďur. Car la sagesse de l'homme n'est autre chose que de se conformer √† la loi trac√©e par Dieu dans l'univers. Renoncer √† sa volont√© pour acquiescer pratiquement √† celle de Dieu dans tous les d√©tails de la vie, voil√† le principe qui est au fond de chaque proverbe particulier. Ce n'est pas, comme on pourrait le croire, de la morale ind√©pendante¬†; c'est bien la sagesse qui crie dans les rues, mais elle vient d'En-haut. La folie, au contraire, consiste √† marcher √† sa guise, sans tenir compte des lumi√®res dues √† la sagesse d'En-haut.

      Celui qui seul a été plus sage que Salomon disait : Je juge selon ce que jentends, et mon jugement est juste. (Jean 5.30). Les Sages déjà avaient le sentiment que leurs sentences étaient valables, parce qu'elles n'étaient autre chose que la sagesse éternelle monnayée pour l'usage courant de la vie.

      Mais l'assurance avec laquelle s'expriment les auteurs de notre livre est-elle de bon aloi ? Cette allure est-elle justifiée par la valeur intrinsèque de toutes leurs affirmations ? Pouvons-nous les suivre, par exemple, quand ils promettent une vie longue et heureuse aux adeptes de la Sagesse :

      Ecoute, mon fils, et reçois mes paroles,
      Et les années de ta vie en seront multipliées.
      (4.10)

      Quand ils prétendent que la crainte de l'Eternel ajoute des jours et que le juste ne sera jamais ébranlé (10.27-30) ; qu'aucun mal n'arrive au juste (12.21) que l'homme de bien laisse un héritage aux enfants de ses enfants (13.22). Voilà toute une série de déclarations contre lesquelles s'inscrit en faux l'expérience de tous les jours et qui rappellent d'une manière frappante les prétentions des amis de Job. Le problème des souffrances du juste ne s'est-il donc jamais dressé devant l'esprit des Sages ? Ou bien l'auraient-ils volontairement ignoré ?

      Evidemment pas ! Le livre de Job, qui est peut-être de l'un d'eux, prouve le contraire. Les proverbes des Sages énoncent la loi qui se réalise régulièrement dans la nature et dans la vie, ce qui n'empêche pas qu'il y ait dans l'une des jours d'orage exceptionnels, et dans l'autre des perturbations dispensées extraordinairement en vertu d'une loi appartenant à un ordre de choses supérieur. La régularité de la loi persiste néanmoins à travers ces cas exceptionnels, qui ne font que de la rendre plus sensible. Mais, et ceci nous amène à une nouvelle remarque, par un long travail de réflexion, en pesant les vérités révélées, en cherchant à les accorder avec l'expérience de tous les jours et à en tirer toutes les conclusions légitimes, en prolongeant les lignes dont le commencement seul était fourni, ils sont arrivés à se faire de la vie (nous ne disons pas de cette vie) une notion bien plus complète que celle qu'avaient eue les générations précédentes. Sans doute, Christ seul a mis en évidence la vie et l'immortalité. Mais pendant les siècles mêmes d'attente et d'obscurité, il y a eu une révélation successive. L'Eternel a toujours été celui qui est et qui vient. Une aube a précédé l'aurore. Les croyants et les sages ont souffert dans les ténèbres, ils ont aspiré, cherché, reçu. Et nous pensons que, tout particulièrement, les mots de mort et de vie, de malheur et de félicité, en sont venus à prendre pour eux une signification bien plus absolue que ce n'avait été le cas pour leurs devanciers.

      Le sentier de la vie, celui du sage, mène en haut,
      Afin qu'il se détourne du sépulcre en bas.
      (15.21)

      Le sentier que suit le sage monte régulièrement dans la vie et vers la vie. La mort peut survenir ; c'est un accident qui n'a rien de définitif et qui même est la condition de l'accès à la vraie vie. Le sépulcre est vaincu par la foi et n'existe plus que pour les méchants.

      Sur le chemin de la justice est la vie ;
      En le suivant, pas de mort !
      (12.28)

      Tandis que David arrivait par un élan de foi à postuler la résurrection, du nom de la communion qui l'unissait à son Dieu (Psaumes 17.15), les Sages, par un long effort, faisaient la même découverte et parvenaient à l'intuition de la vie, de la vie parfaite et immortelle que Dieu possède et qu'il donne à ceux qui le craignent. Ils ont en quelque sorte retrouvé l'arbre de vie, que la chute avait rendu inaccessible à l'humanité (3.18 ; 11.30 ; 13.12 ; 15.4) :

      Saisis l'instruction... elle est ta vie (4.13).
      Mes paroles sont la vie de ceux qui les trouvent. (4.22)
      Garde mes préceptes, et tu auras la vie. (7.2)
      Celui qui trouve la sagesse a trouvé la vie. (8.35).

      Voil√† qui leur permet de dire que le juste ne sera jamais √©branl√© et qu'aucun mal digne de ce nom ne lui arrivera jamais. Le moment viendra o√Ļ l'on verra que toutes choses concouraient r√©ellement au vrai bien du disciple docile de la Sagesse.

      Quand la tempête a passé, le méchant n'est plus,
      Mais le juste possède un fondement éternel.
      (10.25)

      Les branches du sage peuvent être agitées ; ses racines ne sont jamais ébranlées (12.5).

      Il est vrai que parfois Salomon est plus précis. Le juste, dit-il, est rétribué sur la terre (11.31). Mais, malgré les cas dont nous parlions, ce fait reste bien celui que constate l'observation quotidienne. Saint Paul lui-même n'affirme-t-il pas que la piété est utile à toutes choses, ayant les promesses de la vie présente, aussi bien que de celle qui est à venir ? (1Timothée 4.8)

      Au reste, la doctrine de la vie n'est pas le seul point par lequel notre livre confine au Nouveau Testament. Comme dans Job (Job 31.1,13-15,31), on y trouve bien des traits pleins de délicatesse et dignes du sermon sur la montagne :

      Ne dis pas : Comme il m'a fait je lui ferai ;
      Je rendrai √† cet homme selon son cŇďur.
      (24.29)

      Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ;
      S'il a soif, donne-lui à boire.
      (25.21)

      Ne dis pas : Je rendrai le mal !
      Attends-toi à l'Eternel, et il te délivrera.
      (20.22)

      Dans les derniers si√®cles de l'ancienne alliance, il ne manqua pas en Isra√ęl de docteurs qui, abusant de la loi du talion, laquelle n'√©tait √©dict√©e que pour l'usage des juges, se crurent autoris√©s √† l'appliquer aux relations mutuelles des particuliers. C'est √† ces faux sages que fait allusion le Seigneur quand il dit : Vous avez appris qu'il a √©t√© dit : Tu aimeras ton prochain et tu ha√Įras ton ennemi (Matthieu 5.43). Or, cette derni√®re parole ne se trouve nulle part dans l'Ancien Testament, et les auteurs de notre livre ne sont point de ces sages-l√†. Ils ont trop bien remarqu√© dans la Loi tant de paroles recommandant la bienveillance, m√™me pour les ennemis, ainsi Exode 23.4-5. C'est l√† qu'ils ont pressenti la vraie et permanente pens√©e de Dieu, et ils ne se sont pas tromp√©s, puisque les ap√ītres eux-m√™mes, en plein Evangile, n'ont pas cru d√©roger en appuyant leurs exhortations sur des passages des Proverbes (Romains 12.20¬†; 1Pierre 5.5-6). On voit combien les sages des Proverbes sont plus fid√®les au sens de la Loi et plus dans la direction de l'Evangile que les docteurs post√©rieurs, cit√©s par J√©sus dans le sermon sur la montagne.

      Peut-être trouvera-t-on, par places, la sagesse des Proverbes un peu terre à terre :

      Soigne tes affaires au dehors,
      Mets en bon état tes champs ;
      Apr√®s, tu b√Ętiras ta maison.
      (24.27)

      C'est par la sagesse que la maison se b√Ętit
      Et par l'intelligence qu'elle s'affermit.
      C'est par la science que les chambres se remplissent
      De toutes sortes de biens précieux et agréables.
      (24.4)

      Mais, pour être d'application toute pratique, cette sagesse n'en est pas moins animée du souffle le plus élevé : chaque homme, réalisant dans sa modeste sphère la même sagesse que Dieu lui-même exerce dans son immense domaine, marche sur les traces de Celui qui a dit qu'il ne faisait que ce qu'il voyait faire à son Père (Jean 5.19).

      Principaux sujets touchés dans le livre des proverbes :

      • Acception des personnes : 18.15¬†; 24.23¬†; 28.21
      • Amis : 17.9,17¬†; 18.24¬†; 19.4,6¬†; 25.16-17¬†; 25.10,17
      • Assurance du fid√®le : 3.23-26¬†; 28.1
      • Avarice, usure, gain d√©shonn√™te : 1.19¬†; 11.26¬†; 15.27¬†; 17.8¬†; 23.6-8¬†; 28.8,16,20,22¬†; 29.13
      • Avenir : 27.1
      • Bienfaisance : 3.9-10,27-29¬†; 11.17,25,27¬†; 14.21,31¬†; 16.6¬†; 19.7¬†; 21.13,21,26¬†; 22.9¬†; 25.21¬†; 28.27
      • Bornes : 15.25¬†; 22.28¬†; 23.10,11
      • Cautionner (ne pas) : 6.1-5¬†; 11.15¬†; 17.18¬†; 20.16¬†; 22.26¬†; 27.13
      • Col√®re de l'homme : 12.16¬†; 14.17,29¬†; 15.18¬†; 16.32¬†; 17.27¬†; 19.11¬†; 22.24¬†; 25.28¬†; 27.3¬†; 29.22¬†; 30.33
      • Conseil (prendre) : 12.15¬†; 13.10¬†; 15.22¬†; 19.20¬†; 20.5¬†; 24.6¬†; 27.9
      • Correction des enfants : 13.24¬†; 19.18¬†; 20.11¬†; 22.6¬†; 23.13¬†; 29.15
      • Compagnie des m√©chants : 1.10,15-16¬†; 4.14-17¬†; 11.9¬†; 13.20¬†; 14.7¬†; 24.1
      • CŇďur scrut√© par l'Eternel : 15.11¬†; 16.2¬†; 17.3¬†; 21.2¬†; 24.12
      • Confiance en Dieu : 3.5-7,25-26¬†; 16.3,20¬†; 18.10¬†; 19.21¬†; 21.31¬†; 28.25¬†; 29.25¬†; 30.5
      • Confiance (fausse) : 10.15¬†; 11.28¬†; 18.11¬†; 25.19¬†; 28.26
      • Diligente (la main) : 10.4¬†; 12.11,24¬†; 13.4¬†; 16.26¬†; 21.5¬†; 22.29¬†; 28.19
      • Dissimulation : 12.9¬†; 13.7
      • Enfants, sujets de joie ou d'ennui : 10.1¬†; 15.20¬†; 17.21¬†; 19.13,26¬†; 23.24¬†; 27.11¬†; 29.3
      • Envie. Ne pas porter... aux m√©chants : 3.31¬†; 23.17¬†; 24.1,19
      • Faux t√©moins : 6.16-19¬†; 12.17¬†; 14.5,25¬†; 19.5,9,28¬†; 21.28¬†; 25.18
      • Femme (la) : 11.16¬†; 12.4¬†; 14.1¬†; 18.22¬†; 19.13¬†; 21.9,19¬†; 25.24¬†; 27.15-16¬†; 30.23¬†; 31.10,31
      • Femme adult√®re : 2.16 19¬†; 5.3-14,20¬†; 6.24-35¬†; 7.6-27¬†; 9.13-18¬†; 22.14¬†; 23.27-28
      • Flatterie : 26.8¬†; 27.14¬†; 28.23¬†; 29.5
      • Gourmandise et ivrognerie : 20.1¬†; 21.17¬†; 23.1-3,20-21,29-35¬†; 28.7¬†; 31.4-5
      • Haine : 10.12,18¬†; 15.17¬†; 26.24-26¬†; 27.6
      • Jalousie : 6.34-35¬†; 14.30¬†; 27.4
      • Joie : 14.10¬†; 15.13¬†; 17.22
      • M√©disance : 4.24¬†; 10.18¬†; 11.13¬†; 12.18¬†; 20.19¬†; 25.23¬†; 26.28
      • Mensonge : 6.17¬†; 8.13¬†; 12.19,22¬†; 13.5¬†; 14.25¬†; 17.4,7¬†; 19.5¬†; 21.6¬†; 29.12¬†; 30.8
      • M√©pris : 11.12¬†; 14.21
      • Moqueurs : 14.6¬†; 15.12¬†; 19.29¬†; 22.10¬†; 24.9
      • Orgueil : 6.16-17¬†; 8.13¬†; 11.2¬†; 12.9¬†; 13.10¬†; 14.3¬†; 15.25¬†; 16.5,18-19¬†; 17.19¬†; 18.12¬†; 21.4,24; 25.27¬†; 28.25¬†; 29.23
      • Paresse : 6.6-11¬†; 10.4,26¬†; 12.11,24,27¬†; 13.4¬†; 15.19¬†; 18.9¬†; 19.15,24¬†; 20.4,13¬†; 21.25-26¬†; 22.13¬†; 23.21¬†; 24.30-34¬†; 26.13-16¬†; 28.19
      • Pardon : 19.11¬†; 20.22¬†; 24.29¬†; 25.21-21
      • Parole de Dieu : 8.8-9¬†; 16.20¬†; 29.18¬†; 30.5-6
      • Parole de l'homme : 10.11,14,20-21,31-32¬†; 12.14,25¬†; 13.2-3¬†; 14.3,7,23¬†; 15.1,2,4,7,14,23,28,30¬†; 16.21,23,24¬†; 17.7,20¬†; 18.4,6,7,8,20,21¬†; 20.15¬†; 21.23¬†; 22.11¬†; 23.9¬†; 24.26¬†; 25.11¬†; 26.9
      • Paroles (multitude des) : 10.19¬†; 14.23¬†; 17.27
      • Pauvres et pauvret√© : 10.15¬†; 13.8¬†; 14.20,21,31¬†; 15.16¬†; 16.8¬†; 17.5¬†; 18.23¬†; 19.1,4,7,22¬†; 21.13¬†; 22.2,7,16,22,23¬†; 28.3,6,11¬†; 29.13¬†; 30.7-9
      • Pr√©cipitation (contre la) : 19.2¬†; 20.21¬†; 29.20
      • Pr√©somption (contre la) : 3.7¬†; 12.15¬†; 26.12¬†; 28.26
      • Providence : 15.3¬†; 16.1,3,7,9¬†; 20.24¬†; 21.1,30,31¬†; 29.26
      • Prudence : 10.5¬†; 11.14,29¬†; 12.8,15,16,23¬†; 13.10,16,23¬†; 14.1,8,18,35¬†; 15.21-28¬†; 17.2,24¬†; 18.15¬†; 20.5¬†; 22.3¬†; 24.3-7¬†; 27.12¬†; 28.11
      • Querelles, proc√®s, discussions : 3.30¬†; 6.19¬†; 16.28¬†; 17.14,19¬†; 18.19¬†; 20.3¬†; 22.10¬†; 25.8-10¬†; 26.17,20-21¬†; 29.9¬†; 30.33
      • Rapporteur : 16.28¬†; 18.8¬†; 26.20,22
      • Respect d√Ľ aux parents : 20.20¬†; 23.22¬†; 18.24¬†; 30.17
      • R√©tributions : 1.33¬†; 2.7-8¬†; 3.32-35¬†; 4.18-19¬†; 5.22-23¬†; 6.15¬†; 8.20-21¬†; 10.2,3,7,9,16,24,25,27,28,30¬†; 11.3-8,18-21,28¬†; 12.2,3,7,12,14,21,26,28¬†; 13.6,9,21,22,25¬†; 14.11,14,19,32,34¬†; 15.6,8,9,26,29¬†; 16.7,31¬†; 17.20¬†; 19.16,23¬†; 20.7,30¬†; 21.7,18,21¬†; 22.5,8,12¬†; 24.16,20¬†; 28.1,2,18,20¬†; 29.6
      • Richesses (vanit√©, avantage, danger des) : 10.2,15¬†; 11.4,28¬†; 13.8,11,22¬†; 14.20¬†; 15.16¬†; 16.8¬†; 18.11,23¬†; 19.4¬†; 21.6¬†; 22.1,2,7¬†; 23.4-5¬†; 27.24¬†; 28.6,11¬†; 30.7-9
      • Sacrifices : 15.8¬†; 21.3,27
      • Souhaits : 11.23¬†; 13.12,19¬†; 21.25-26
      • Tristesse : 12.25¬†; 14.10¬†; 15.13,15¬†; 17.22¬†; 18.14¬†; 25.20

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