Jérémie 17

    • 1

      1 √† 4 En opposition √† la conversion future des pa√Įens, le proph√®te contemple et d√©crit de nouveau avec douleur l'endurcissement persistant d'Isra√ęl.

      Cette parole signifie ou que le p√©ch√© est enracin√© dans le cŇďur des hommes de Juda et qu'il ne peut plus en √™tre extirp√©¬†; ou plut√īt : que les preuves du p√©ch√© de ce peuple sont tellement patentes, qu'il ne saurait √™tre ni√© par personne. La premi√®re preuve est int√©rieure¬†; c'est l'√©tat des cŇďurs, le penchant inv√©t√©r√© √† l'idol√Ętrie. La seconde est ext√©rieure¬†; ce sont les autels souill√©s par le sang des victimes offertes aux idoles.

      Style de fer. Comparez 8.8, note.

      Pointe de diamant. Les sculpteurs se servaient, selon Pline, de morceaux de diamant, ench√Ęss√©s dans le fer, pour attaquer les pierres les plus dures.

      Aux cornes de leurs autels. Comme Josias avait détruit tous les autels des faux dieux, il est probable qu'il s'agit ici des autels de Jéhova (l'autel des holocaustes et l'autel des parfums). On n'avait pas craint aux jours de Manassé d'oindre les coins de ces autels du sang des victimes impures.

      2

      Le texte h√©breu est susceptible de deux interpr√©tations, selon que l'on fait du mot enfants l'objet ou le sujet : Comme ils pensent √† leurs enfants, ainsi ils pensent avec regret √† leurs autels (idol√Ętres)
      Ou bien : Pendant que (ou en ce que) leurs enfants ont un si vivant souvenir des actes d'idol√Ętrie de leurs p√®res, que chaque arbre touffu et chaque haut-lieu les leur rappelle.
      Le second sens s'accorde mieux avec celui que nous avons donné au verset 1.

      Asch√®res. La d√©esse Asch√©ra (dont le nom signifie probablement heureuseou qui rend heureux √©tait l'√©pouse de Baal (de l√† son autre nom de Baaltis). Elle √©tait repr√©sent√©e par un simple poteau de bois √† c√īt√© de la statue de Baal. De l√† l'expression Deut√©ronome 16.21 : Tu ne te dresseras pas une asch√®re, de quelque bois que ce soit, √† c√īt√© de l'autel de J√©hova. C'e√Ľt √©t√© identifier cet autel avec celui de Baal.

      3

      La montagne du champ est sans doute la ville de J√©rusalem, envisag√©e comme la forteresse o√Ļ les habitants du pays se r√©fugient en temps de guerre, avec leurs biens.

      Comparez 21.13, o√Ļ J√©rusalem est appel√©e le rocher de la plaine.

      4

      Tu laisseras en friche... : peut-être allusion à la loi Exode 23.11 ; Deutéronome 15.1 ; 31.10. Comparez 2Chroniques 36.21.

      Par ta faute, littéralement : à cause de toi.

      Les versets 3 et 4 sont la reproduction presque textuelle de 15.13-14.

      5

      5 à 13 La cause cachée de la ruine de Juda : la confiance en l'homme et aux moyens humains, au lieu de la confiance en Jéhova seul.

      L'homme : les grands ou les peuples dont on recherche la faveur et l'appui.

      La chair : toutes les ressources d'habileté et de puissance dont les autres disposent ou que l'on possède soi-même. Le verset 11 prouve qu'il s'agit ici particulièrement de richesses injustement acquises.

      Dont le cŇďur se retire. Cette confiance en la chair bannit du cŇďur la confiance en l'Eternel. De l√† le : Maudit soit... Dieu abandonne celui qui l'abandonne.

      6

      Cet homme sera puni par o√Ļ il a p√©ch√© : il a cherch√© des auxiliaires terrestres¬†; il restera seul.

      Banni. On est r√©duit √† des conjectures sur le sens de ce mot qui sert √† d√©crire l'√©tat de mis√®re et d'abandon o√Ļ se trouvent ces serviteurs de la chair, acqu√©reurs de richesses injustes. Les uns y voient le nom de quelque plante ou animal du d√©sert. D'autres, s'appuyant sur Psaumes 102.18, le seul passage o√Ļ ce terme se retrouve, estiment avec raison, selon nous, qu'il ne peut d√©signer qu'un √™tre humain, un fugitif abandonn√© de tous, un exil√© sans patrie, un banni.

      Il ne verra pas venir... Il en arrivera ainsi pour Isra√ęl, aussi longtemps qu'il ne regardera pas uniquement √† son Dieu.

      7

      Qui se confie... est la confiance : deux expressions dont l'une rench√©rit sur l'autre¬†; la premi√®re d√©signe le mouvement du cŇďur croyant qui se porte vers Dieu¬†; la seconde, l'√©tat permanent de ce cŇďur.

      8

      Comparez Psaumes 1.3. Ces images si vives sont comme l'illustration de la parole d'Habakuk : Le juste vivra par la foi.

      9

      9 et 10 L'id√©e qui lie ces versets aux pr√©c√©dents est celle-ci : L'homme se persuade mal et m√©chamment √† lui-m√™me que c'est par la chair qu'il r√©ussira et que Dieu ne lui servira de rien. Dieu sonde ces ruses du cŇďur et les confondra par son jugement.

      10

      Ces mots : Moi, l'Eternel, sont la réponse à la question du verset 9.

      11

      De m√™me que la perdrix couve des Ňďufs qu'elle n'a point pondus, la confiance en la chair aura des cons√©quences contraires √† celles que l'homme avait esp√©r√©es. Le fait mentionn√© dans ce dicton populaire n'est pas constat√©, du moins chez nous, par l'histoire naturelle¬†; mais cela n'importe pas √† la chose.

      Elles le quittent... : comme les oisillons étrangers quittent celle qui n'était pas leur mère.

      Il n'est plus qu'un fou. Cette fin misérable prouve combien il a agi en insensé.

      12

      Nous pensons qu'il faut envisager tous ces mots comme des vocatifs. Le premier terme d√©signe l'arche¬†; le second, le temple, non le sanctuaire c√©leste, comme quelques-uns le pensent¬†; le mot notre ne convient pas √† ce sens. Enfin, par le troisi√®me (verset 13), le proph√®te s'adresse √† l'Eternel lui-m√™me. On peut se demander s'il n'en est pas ainsi d√©j√† dans les deux premiers et si J√©hova n'est pas invoqu√© comme la vraie arche et comme le vrai temple. Sa gr√Ęce est la r√©alit√© de tous ces symboles.

      Dès l'origine : dès la fondation de l'alliance. Les Juifs de l'époque postérieure, pour éviter l'emploi du nom sacré de Jéhova, appelaient Dieu lui-même le Ciel, le Lieu. Cet usage superstitieux se rattache peut-être aux expressions de notre texte.

      13

      Ceux qui se d√©tournent de moi. Le proph√®te, apr√®s avoir parl√© √† Dieu au nom d'Isra√ęl, s'adresse maintenant √† Isra√ęl de la part de Dieu. Puis √† la fin du verset il parle de nouveau √† Dieu √† la seconde personne.

      Inscrits sur la terre : non sur la poussière, comme plusieurs traduisent ; sur la terre, de manière à passer avec elle. Cette image est opposée à celle de l'inscription du nom dans le livre de vie, en vertu de laquelle le fidèle demeure à toujours. Peut-être allusion au péché verset 1.

      14

      14 à 18 La malédiction si souvent annoncée ne s'accomplit pas immédiatement ; et les méchants se moquent de l'homme qui prédit sans cesse des malheurs qui n'arrivent jamais. Le prophète se plaint d'être mis dans une situation aussi critique et demande secours à Dieu.

      Guéris-moi, de mes défaillances.

      Sauve-moi, en confondant mes ennemis. Le prophète donne ici l'exemple de la confiance en Jéhova, en face de ces moqueurs qui se confient en la chair.

      15

      Comparez Psaumes 42.4¬†; Esa√Įe 5.19 et Ez√©chiel 12.27-28. De pareilles railleries, que semblent appuyer les faits, sont plus difficiles √† affronter que les mauvais traitements.

      16

      Jérémie n'avait pas plus repoussé que recherché la vocation de pasteur (prophète).

      A ta suite : pour répéter les paroles de Jéhova.

      Je n'ai pas désiré... Il n'a pas pris plaisir à la menace. Preuve en était sa fidèle et constante intercession, si souvent repoussée.

      Ce qui est sorti de mes l√®vres... Je n'ai rien dit qui me f√Ľt inspir√© par la passion. Ma parole n'a √©t√© que la tienne.

      17

      Ma confusion : en laissant démentir mes prophéties par l'événement.

      19

      19 à 27 Le retour à la confiance en l'Eternel, qui seul pourrait sauver le peuple, se manifesterait immédiatement par l'observation fidèle de ses commandements, en particulier de celui qui concerne le jour du sabbat.

      L'absence de tout titre, au commencement de ce morceau, prouve qu'il ne doit pas être isolé du précédent.

      On ignore o√Ļ √©tait situ√©e cette porte des fils du peuple. Probablement c'√©tait une porte qui conduisait de la ville dans la partie du parvis du temple destin√©e au peuple. Les sacrificateurs et les L√©vites avaient des portes particuli√®res qui les conduisaient directement dans la partie du parvis o√Ļ ils officiaient.

      Fils du peuple : les Israélites en général, en opposition aux sacrifcateurs et Lévites ; 2Chroniques 35.5,7.

      On a suppos√© qu'il y avait devant cette porte un march√©, o√Ļ le sabbat √©tait viol√© d'une mani√®re d'autant plus coupable que cela se passait tout pr√®s du temple et comme sous les yeux de J√©hova.

      21

      A ne pas porter des fardeaux. Ces mots s'adressent non seulement √† ceux qui portent (manŇďuvres et domestiques), mais aussi a ceux qui font porter (ma√ģtres et riches), et m√™me √† ceux qui laissent porter (les magistrats et rois qui eussent d√Ľ emp√™cher ces violations du commandement divin). Comparez N√©h√©mie 12.15-22.

      23

      La mention des violations des père ; rappelle combien le mal est ancien et invétéré.

      24

      On peut s'étonner que le prophète attache de si grandes bénédictions à l'observation d'un commandement aussi particulier que celui du sabbat ; il semble, d'après ses paroles, qu'il suffirait d'être fidèle sur ce seul point pour que tous les malheurs annoncés fussent conjurés. C'est que, en effet, l'observation sincère et loyale de ce seul devoir envers Dieu conduirait à celle de tous les autres.

      25

      Le prophète pense à l'une de ces processions triomphales semblables à celle racontée 2Chroniques 20.27-28, et qui n'appartiennent qu'à un temps de prospérité nationale.

      Des princes. A proprement parler, les rois seuls sont assis sur le tr√īne. Mais les membres de leur famille partagent indirectement cet honneur.

      26

      La restauration du culte cérémonial est présentée ici, non comme la condition de la restauration future, mais comme une glorieuse promesse. C'est un privilège que de rendre à Dieu l'hommage du culte.

      Jérusalem redeviendra alors le centre religieux de toutes les contrées environnantes. La même énumération des districts du royaume de Juda se retrouve 32.44 :

      1. la contrée là plus voisine de Jérusalem
      2. Benjamin,ou le district septentrional
      3. Séphéla, la plaine occidentale le long de la Méditerranée, de Joppé à Gaza
      4. la montagne, le centre du pays de Juda (Hébron)
      5. le midi, les confins du désert (Béerséba)

      Cette parole, déjà citée précédemment à propos de 7.22, prouve bien que dans ce dernier passage Jérémie n'entendait nullement condamner les sacrifices comme tels.

      Actions de gr√Ęces : ce sera le sentiment qui inspirera toutes ces c√©r√©monies. Les sacrifices sont partag√©s, ici comme dans la loi, en offrandes sanglantes et non sanglantes.

Seuls les √Čvangiles sont disponibles en vid√©o pour le moment.
  • versets s√©lectionn√©s
  • Vid√©os et messages relatifs
  • Commentaires bibliques
  • H√©breu / Grec
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Favoris
  • Partager

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Générer un verset illustré
Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Vous avez aim√© ? Partagez autour de vous !

Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.