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Jo√ęl 3

    • 1

      1 √† 8 C'est ici l'acte d'accusation dress√© contre les ennemis du r√®gne de Dieu. Ces consid√©rants de la sentence sont pr√©sent√©s sous la couleur des circonstances qui avaient pr√©c√©d√© le moment o√Ļ Jo√ęl pronon√ßa cet oracle. Quelque lointaine que soit la port√©e des discours proph√©tiques, ils se rattachent toujours aux faits les plus rapproch√©s de la vie du proph√®te.

      En ces jours : ceux de l'envoi du Saint-Esprit, qui, en conduisant le peuple de Dieu √† l'accomplissement de sa destination, pr√©parent la supr√™me manifestation de la haine de ses adversaires. L'expression : en ce temps, n'est pas une r√©p√©tition de : en ces jours¬†; elle se lie √©troitement aux mots suivants : o√Ļ je ram√®nerai.

      Je ram√®nerai les captifs. Il s'agit √©videmment de ceux dont parle Jo√ęl dans les versets suivants, qui avaient √©t√© faits prisonniers et vendus √† des peuples √©loign√©s, par les Ph√©niciens, les Philistins et les Edomites. Comparez 2Chroniques 21.16-17. Voir verset 6, note. Mais si l'on se rappelle qu'il s'agit dans ce paragraphe du jugement g√©n√©ral des pa√Įens qui aura lieu apr√®s l'envoi du Saint-Esprit, on reconna√ģtra qu'aux yeux du proph√®te les nombreuses incursions dont Juda avait souffert jusqu'√† son temps se confondent avec toutes les d√©portations futures, dont ce m√™me peuple sera la victime jusqu'√† la fin. Comparez L√©vitique 26.33-35¬†; Deut√©ronome 28.36-37,41.

      2

      J'assemblerai les nations. Pour leur arracher leurs captifs, il faut qu'elles soient vaincues, et pour qu'elles soient vaincues, il faut qu'elles se soulèvent. Si donc elles croient agir spontanément, elles se trompent, elles ne font qu'accomplir les secrètes volontés de Dieu.

      La vall√©e de Josaphat. Ce nom n'est mentionn√© que dans ce verset et au verset 12. Nous constatons seulement que depuis les temps d'Eus√®be et de J√©r√īme (IVi√®me si√®cle apr√®s J-C), on l'applique √† la partie de la vall√©e du C√©dron situ√©e √† l'est de J√©rusalem, entre la colline du temple et la montagne des Oliviers. On appelle √©galement encore aujourd'hui tombeau de Josaphat un monument tumulaire qui se trouve dans cette vall√©e sur le versant de la montagne des Oliviers, lors m√™me que, d'apr√®s 2Chroniques 21.1, ce roi doit avoir √©t√© enseveli dans la cit√© de David, √† l'ouest de la colline du temple. L'on ne con√ßoit pas bien comment une arm√©e innombrable, comme celle que suppose le tableau de Jo√ęl, pourrait se trouver r√©unie dans un espace aussi √©troit que cette vall√©e du C√©dron au pied du temple. Le mot dont se sert Jo√ęl (√©mek) d√©signe d'ailleurs non une gorge, mais une tr√®s large vall√©e. On pourrait penser avec quelques interpr√®tes √† la partie plus septentrionale de la vall√©e du C√©dron, pr√®s de la source du torrent, √† laquelle plusieurs appliquent le nom de vall√©e de la plaine, ou vall√©e royale (Gen√®se 14.17). Mais n'est-il pas plus probable que le proph√®te a form√© lui-m√™me le nom de vall√©e de Josaphat, en faisant allusion √† la vall√©e dans laquelle avait √©t√© d√©truite par l'Eternel l'arm√©e des peuples du midi qui, au temps de Josaphat, avaient fait irruption dans le pays (2Chroniques 20.16-17), et qui avait re√ßu d√®s lors le nom de vall√©e (√©mek) de la b√©n√©diction, √† cause des cantiques de louange qu'avait fait retentir l√† le peuple si miraculeusement d√©livr√© (versets 22 et 26). Le proph√®te change ici le nom de vall√©e de b√©n√©diction en celui de vall√©e de Josaphat, non seulement en souvenir de ce qui s'√©tait pass√© sous ce roi, mais aussi par allusion au sens de son nom : l'Eternel juge. C'est ainsi qu'il cr√©e lui-m√™me au verset 14 le nom de vall√©e de la d√©cision.

      La situation de la vall√©e de la b√©n√©diction (beraca) est sans doute indiqu√©e par le nom de la ruine de Bereikout, qui se trouve aujourd'hui √† l'ouest du village de T√©koa, √† deux lieues au sud de Bethl√©hem. Et comme le nom de vall√©e de Josaphat n'a pour le proph√®te qu'un sens typique, il est probable que la localit√© d√©sign√©e n'est qu'un symbole du th√©√Ętre de la derni√®re d√©faite du monde pa√Įen en lutte avec le peuple de Dieu. Comparez l'emploi semblable du mot Armagueddon (montagne de M√©guiddo), Apocalypse 16.16. C'est probablement notre passage qui a fait donner √† la vall√©e du C√©dron le nom de Josaphat.

      Mon peuple dispers√©. Cette dispersion n'avait eu lieu que dans une faible mesure dans les agressions pr√©c√©dentes. Les expressions de Jo√ęl font pr√©voir une dispersion de tout le peuple et une conqu√™te du pays bien plus compl√®te dans l'avenir.

      Mon peuple, mon pays. C'est contre l'Eternel lui-m√™me que p√©chent ces pa√Įens¬†; c'est pourquoi c'est lui qui les juge. Comparez J√©r√©mie 12.14.

      3

      Il était d'usage de partager les prisonniers de guerre entre les vainqueurs ; ce partage se faisait au sort. Après la conquête de la Palestine par les Romains, le peuple juif tout entier fut ou massacré, ou condamné aux travaux forcés dans les mines à perpétuité, ou vendu en esclavage à des prix dérisoires. Un auteur rapporte que, sous le règne d'Adrien, des Juifs furent vendus sur le marché à Hébron au prix d'une mesure d'orge pour quatre hommes.

      Ce verset caractérise bien le mépris avec lequel ont été traités les membres du peuple de Dieu. On faisait de l'un le prix de la satisfaction de la luxure, de l'autre celui de l'intempérance.

      4

      Et vous aussi... Le prophète avait parlé dans ce qui précède des peuples au sud et à l'est de la Palestine, mais les Phéniciens et les Philistins au nord et à l'ouest n'échapperont pas non plus. Ces deux peuples habitant au bord de la mer avaient vendu les captifs aux trafiquants étrangers.

      Est-ce une vengeance... ? Non, car ils n'avaient aucun motif pour cela ; c'est donc une provocation, elle retombera sur eux.

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      Mon argent, mon or. Ces expressions ne s'appliquent pas seulement √† ce qu'ils ont pill√© dans le temple de Dieu (2Chroniques 12.9¬†; 36.7,18), mais en g√©n√©ral √† ce qu'ils ont enlev√© sur la terre d'Isra√ęl, qui est proprement celle de Dieu.

      6

      Les Ph√©niciens s'entendaient avec les Arabes pillards pour leur acheter leurs prisonniers de guerre, dont ils faisaient trafic avec les Grecs, appel√©s ici Ioniens ou fils de Javan (les Grecs descendent de Javan d'apr√®s Gen√®se 10.2,4). Ceux-ci avaient, comme l'on sait, de riches colonies sur les c√ītes de l'Asie-Mineure. Etre captif dans un pays √©loign√©, c'√©tait pour l'Isra√©lite le comble du malheur, parce qu'il √©tait √† la fois priv√© de patrie et de culte.

      7

      L'accomplissement ne peut se comprendre que d'une manière générale, lorsque, par les jugements qui frapperont les nations rebelles à Dieu, les fidèles seront délivrés de l'oppression sous laquelle ils gémissent. Cependant on peut citer comme accomplissement particulier le fait rapporté par Josèphe, qu'Alexandre et ses successeurs rendirent plusieurs fois la liberté à de nombreux Juifs captifs en Grèce (Antiquités XIII, 2 et 3).

      Faire lever, proprement réveiller.

      8

      Expression figurée de l'idée de la rétribution.

      9

      9 à 17 L'Eternel convoque, lui-même toutes les nations à la guerre finale contre son peuple, afin de pouvoir les juger toutes ensemble. On l'a dit : Le mal doit arriver à son comble pour que le jugement intervienne. Voir ce qui est dit de Gog Ezéchiel 38.3,8 ; 39.2,21, et de l'Antéchrist dans le Nouveau Testament.

      10

      L'entra√ģnement qui s'exerce sur le monde pa√Įen est tel que les paysans eux-m√™mes abandonnent leurs champs et font de leurs instruments de labourage des armes de guerre¬†; comparez la transformation inverse Esa√Įe 2.4¬†; Mich√©e 4.3.

      11

      O Eternel ! fais descendre... Courte invocation du prophète, interrompant ce tableau sinistre. En présence de cette multitude, l'Eternel ne ferait-il pas avancer ses braves ?

      Descendre. Ce mot prouve qu'il s'agit d'une armée céleste, des légions d'anges dont parle Jésus, Matthieu 26.53. Comparez Josué 5.13-15 ; 2Rois 6.17 ; Psaumes 103.20-21 ; Daniel 10.13.

      12

      Je siégerai : comme un juge sur son tribunal ; allusion au nom de Josaphat (Dieu juge).

      13

      Les ennemis qui s'avancent de toutes parts, pour gagner le lieu du rendez-vous que leur donne √† leur insu l'Eternel, sont compar√©s √† une moisson m√Ľre qu'il est temps de faucher, √† une cuve remplie de raisins qu'il est temps de fouler. Comparez Esa√Įe 63.1-6¬†; Apocalypse 14.14-20¬†; 19.15-18.

      14

      Vallée de la décision. C'est l'expression, sous une forme locale, de ce grand acte de jugement par lequel Dieu décidera entre ceux qui, dans cette crise suprême, ont pris parti pour ou contre lui.

      15

      La nature elle-m√™me s'associe √† cet acte solennel (voir 2.10). Le jugement n'est pas d√©crit. Le rideau se tire sur la sc√®ne de destruction. Il suffit que l'ordre soit venu de l'Eternel pour qu'on soit s√Ľr de son ex√©cution.

      16

      Lorsque le rugissement du lion retentit dans les solitudes du désert, il produit un saisissement à nul autre pareil ; de même la voix de l'Eternel épouvantera les cieux et la terre.

      Un refuge... Comparez les r√©chapp√©s 2.32. Ce qui fait trembler les pa√Įens, rassure l'Isra√ęl fid√®le.

      17

      Après une telle déroute, le mal sera à jamais impuissant contre le peuple de Dieu.

      18

      La prospérité spirituelle et temporelle du peuple de Dieu est décrite sous des images empruntées au bien-être terrestre. L'avenir seul pourra montrer dans quelle mesure cette description doit se réaliser littéralement. Dans tous les cas, comme on l'a dit, elle ne comprend rien de matériel qui ne doive être animé du souffle divin, rien de divin qui ne doive se manifester extérieurement.

      La vallée des Acacias (hébreux : Sittim) ne peut être sans doute l'endroit de ce nom situé à l'est du Jourdain dans le pays de Moab (Josué 2.1 ; 3.1). Mais ce peut bien être la partie inférieure de la vallée du Jourdain, à l'occident du fleuve connue par l'aridité extrême de son sol. Ce serait la même localité que dans le tableau tout semblable Ezéchiel 47.8 (note). Cependant on peut aussi appliquer ce nom à la vallée du Cédron au-dessus de son embouchure dans la mer Morte ; ainsi s'expliquerait bien l'expression : Les torrents de Juda seront pleins d'eau. Car le lit du Cédron est à sec la plus grande partie de l'année. Ainsi s'explique bien aussi ce trait du tableau d'après lequel la source sort de la maison de l'Eternel, car le Cédron coule au pied de la colline du temple.

      L'acacia cro√ģt dans les parties les plus arides de la Palestine.

      La source qui sort du temple est √©videmment l'embl√®me des b√©n√©dictions spirituelles qui se r√©pandront sur les fid√®les. Comparez la belle description d'Ez√©chiel, chapitre 47, qui est √† la parole de Jo√ęl ce que le tableau est au croquis, ainsi que les d√©veloppements nouveaux donn√©s √† la m√™me image Zacharie 14.8 et Apocalypse 22.12. Cette gr√Ęce spirituelle aura naturellement pour effet les b√©n√©dictions temporelles.

      19

      Tandis que les parties les plus st√©riles du territoire de Juda sont fertilis√©es par la source sortant du temple, l'Egypte, ce pays arros√© avec tant d'art par les hommes, est priv√©e de sa f√©condit√©, et les p√Ęturages (un d√©sert) d'Edom sont d√©sol√©s. Ces deux pays sont d√©sign√©s, comme patrie des deux peuples qui venaient de jouer le r√īle le plus hostile envers le peuple d'Isra√ęl. Pour Edom, voir Abdias¬†; Esa√Įe, chapitre 24. Pour l'Egypte, 1Rois 14.25-26 et 2Chroniques 12.2-9.

      A cause de la violence. Cette d√©solation est le ch√Ętiment du traitement des fils de Juda, dont ils ont tu√© une partie et vendu l'autre (verset 6).

      On pourrait traduire : des Fils de Juda dont ils ont versé le sang dans leur propre pays (celui d'Edom et celui d'Egypte) ; mais il est plus naturel et plus conforme au verset 21 de penser au pays de Juda, sur le sol duquel ils avaient répandu le sang de ses habitants.

      Comme la prosp√©rit√© de Juda, verset 18, figure celle du peuple de Dieu √† la fin des temps, de m√™me la d√©solation de l'Egypte et d'Edom repr√©sente le sort final du monde ennemi de Dieu. La vaste intuition de la justice divine, jusque dans ses plus lointaines applications, se pr√©sente √† l'Ňďil du proph√®te sous des formes emprunt√©es aux circonstances r√©centes de son temps. Il en est de m√™me dans les deux versets suivants, qui d√©peignent le bonheur final du peuple de Dieu.

      20

      La ligne de démarcation tracée entre les rebelles et les fidèles se prolonge jusqu'à l'infini.

      21

      Je laverai... par le jugement éternel dont je frapperai les meurtriers.

      Et l'Eternel habite. En vertu de cette expiation opérée, rien n'empêche plus l'Eternel d'accomplir la pensée suprême de son amour, de venir habiter lui-même au sein de son peuple. Apocalypse 21.3 décrit ainsi ce moment : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il y habitera avec eux. C'est le règne de Dieu parfaitement réalisé, à la suite du jugement définitif.

      Conclusion

      Aucun proph√®te ne part d'un fait aussi particulier et en apparence aussi insignifiant que Jo√ęl pour s'√©lever √† des vues plus g√©n√©rales : une plaie de sauterelles, une s√©cheresse, voici son point de d√©part. A l'occasion de cette circonstance vulgaire contempl√©e la lumi√®re d'en-haut, les plus hautes pens√©es de Dieu lui sont d√©voil√©es. La nature n'est pas une machine ob√©issant √† une loi aveugle, c'est un instrument pr√©par√© et mani√© par le Cr√©ateur, en vue de son r√®gne parmi les hommes. Chaque fl√©au, comme en g√©n√©ral chaque souffrance particuli√®re, est un avertissement qui doit mettre l'homme en face du jugement final, de la journ√©e de l'Eternel. Si, plac√© dans cette position s√©rieuse, entre le ch√Ętiment actuel et le jugement futur, l'homme rentre en lui-m√™me, s'humilie et en appelle sinc√®rement de la justice √† la gr√Ęce, non seulement Dieu le d√©livre du mal pr√©sent et √©loigne de lui le ch√Ętiment √† venir, mais √† l'occasion de ce retour √† lui, il lui fait part des plus pr√©cieux de ses dons et l'√©l√®ve √† une vie nouvelle. La journ√©e de l'Eternel n'en reste pas moins l√† pour ceux qui persistent dans leur inimiti√© naturelle contre Dieu et contre son peuple. Une derni√®re agression de ces rebelles am√®nera leur ruine √©ternelle, tandis que les fid√®les, ceux d'Isra√ęl et ceux des autres peuples qui auront accept√© l'appel divin, habitant dans un jardin de Dieu deviendront eux-m√™mes sa vivante demeure.

      Telles sont les pens√©es de Jo√ęl. Elles planent au-dessus de l'histoire dans laquelle elles descendent et s'incarnent au fur et √† mesure que les conditions morales de leur r√©alisation sont fournies par l'homme, soit en bien, soit en mal. C'est le cas sans doute des pens√©es expos√©es par tous les proph√®tes¬†; mais Jo√ęl a ceci de particulier qu'il les pr√©sente sous un jour absolument favorable au peuple de Dieu. Il montre celui-ci repentant et d√©tournant par l√† le ch√Ętiment pr√©sent et le jugement futur. C'est comme si la voie du salut √©tait encore ouverte devant Isra√ęl, sans que le peuple f√Ľt d√©j√† corrompu au point de devoir n√©cessairement passer par la journ√©e de l'Eternel, le jugement de la destruction nationale.

      Il n'en est plus ainsi chez Os√©e, qui ne proph√©tise pas longtemps apr√®s Jo√ęl¬†; √† ses yeux, le mal est d√©j√† si grave, (il est vrai qu'il parle sp√©cialement du royaume des dix tribus), que le jugement d'extermination ne peut plus √™tre √©vit√©, ce sera de la ruine compl√®te, du s√©pulcre, que Dieu retirera son peuple : il ne peut plus arriver au salut que par la voie de la mort et de la r√©surrection.

      Ce trait caract√©ristique de Jo√ęl provient sans doute de ce que, au moment o√Ļ il proph√©tisait, le peuple marchait encore dans les voies de la pi√©t√© et de la fid√©lit√© √† J√©hova. Les parvis du temple sont ouverts pour la pri√®re et pour le je√Ľne, les sacrificateurs fonctionnent √† l'autel, les sacrifices et les oblations sont offerts r√©guli√®rement¬†; aucun reproche ni d'idol√Ętrie, ni d'immoralit√© ne se fait jour dans le discours du proph√®te¬†; le peuple est dans un √©tat relativement normal ce qui confirme la date ant√©rieure √† celle de tous les autres proph√®tes (sauf Abdias) que nous lui avons assign√©e.

      De l'avenir messianique, un seul trait ressort d'une mani√®re saillante et propre √† Jo√ęl, c'est la promesse de l'envoi du Saint-Esprit qui fera du peuple entier un peuple de proph√®tes. Jo√ęl avait sans doute devant lui un peuple marchant en g√©n√©ral dans les voies de la pi√©t√© et de l'ob√©issance¬†; mais, s'il n'avait pas des m√©faits positifs √† lui reprocher, il sentait n√©anmoins tout ce qui lui manquait et surtout ce que l'alliance premi√®re ne pouvait donner. Au don de la loi devait succ√©der un jour celui de l'Esprit, qui seul rend la loi vivante dans le cŇďur. D√®s le commencement de la p√©riode proph√©tique, Jo√ęl √©nonce la promesse que J√©r√©mie d√©veloppera vers la fin de cette p√©riode (J√©r√©mie 31.31 et suivants).

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