TopFormation Voyagez au cŇďur de l'arch√©ologie biblique !

Actes 2

    • 1 1 √† 13 L'effusion du Saint-Esprit le jour de la Pentec√īte.

      Grec¬†: Comme le jour de la Pentec√īte s'accomplissait, ce qui ne peut signifier¬†: au soir de ce jour, √† cause de la remarque du verset 15¬†; on ne peut non plus justifier cette expression par la consid√©ration que pour les Juifs la journ√©e avait d√©j√† commenc√© la veille au soir.

      La pens√©e de l'auteur est que le temps qui devait s'√©couler avant ce jour de la Pentec√īte, peut √™tre aussi la p√©riode qui s√©para√ģt cette f√™te de celle de la P√Ęque, √©taient accomplis. Le terme marqu√© pour l'accomplissement de la promesse (Actes 1.4) √©tait arriv√©. (Marc 1.15¬†; Luc 1.57¬†; 9.51¬†; Galates 4.4)

      - Le mot Pentec√īte signifie cinquanti√®me, parce que cette grande f√™te se c√©l√©brait cinquante jours apr√®s la P√Ęque, comme f√™te d'actions de gr√Ęces pour la moisson. (Exode 23.16¬†; Nombres 28.26¬†; Deut√©ronome 16.9 et suivants)

      D'apr√®s le Talmud les Juifs solennisaient en m√™me temps ce jourl√† le souvenir de la promulgation de la loi sur la montagne de Sina√Į Jos√®phe ni Philon ne mentionnent cette signification de la f√™te.

      Il para√ģt qu'on comptait les cinquante jours en prenant pour le premier d'entre eux le second jour de la f√™te de P√Ęque. (L√©vitique 23.15)

      D'après la tradition synoptique, rapportée par Luc, (Luc 22.7 ; 23.54) ce second jour (16 Nisan) fut cette année un jour de sabbat.

      Luc se repr√©senterait donc le cinquanti√®me jour, celui de la Pentec√īte, comme co√Įncidant √©galement avec le sabbat. Mais d'apr√®s Jean, (Jean 13.1, note) J√©sus est mort le 14 Nisan, et le 16 Nisan, second jour de la f√™te de P√Ęque, fut le dimanche o√Ļ J√©sus ressuscita¬†; et par cons√©quent la Pentec√īte aussi tomba sur un dimanche. La tradition confirme cette donn√©e. L'Eglise, en effet, a toujours c√©l√©br√© la Pentec√īte, de m√™me que la f√™te anniversaire de la r√©surrection du Sauveur, le dimanche.

      - Il y a, entre les grands √©v√©nements de l'ancienne alliance et ceux de la nouvelle, une remarquable harmonie¬†: la P√Ęque chr√©tienne accomplissait, dans un sens spirituel et profond, la P√Ęque des H√©breux, l'Agneau de Dieu r√©alisant ce que l'agneau pascal pr√©figurait. De m√™me, le jour de la Pentec√īte Juive, l'Esprit de vie, qui affranchit de la servitude de la loi et qui seul inspire les vraies actions de gr√Ęce, fut r√©pandu sur l'Eglise.

      Le texte reçu porte : tous d'un commun accord, terme emprunté au Actes 1.14, mais qui rend bien l'idée du mot tous ensemble (Sin., B, A, C.) C'est quand les disciples de Jésus sont bien unis dans la prière (1 :14) que vient sur eux l'Esprit de Dieu.

      - Qui étaient ces disciples assemblés, simplement désignés par ce pronom ils ?

      Non seulement les ap√ītres, non seulement les cent vingt qui attendaient l'accomplissement de la promesse, (Actes 1.15) mais sans doute d'autres encore, qui croyaient en J√©sus et qui √©taient venus de Galil√©e pour la f√™te.

      - Une autre question se présente ici : quel était le lieu de cette assemblée ? Plusieurs interprètes ont pensé que c'était une de ces nombreuses salles dépendantes du temple et qui, selon Josèphe, s'appelaient aussi des maisons. (verset 2)

      On appuie cette opinion sur l'idée qu'il était convenable que l'Eglise chrétienne fut fondée dans le sanctuaire même de l'ancienne alliance. Rien n'est moins probable :

      1¬į parce que le lieu ordinaire des r√©unions de la petite Eglise √©tait une maison priv√©e avec sa "chambre haute¬†;" (Actes 1.13, note)

      2¬į parce que Luc ne dirait pas (verset 2) la maison s'il s'agissait du temple, mais d√©signerait celui-ci clairement, comme il le fait Actes 2.46¬†; 3.2,11¬†; 5.21¬†;

      3¬į parce qu'il est plus que douteux que les ennemis du Sauveur et de ses disciples eussent permis √† ces derniers de s'assembler en si grand nombre dans le lieu sacr√©, plus que douteux aussi que les disciples, encore remplis de crainte, l'eussent d√©sir√©. Tout porte donc √† croire que le miracle de la Pentec√īte s'accomplit dans une maison particuli√®re, celle probablement o√Ļ Luc nous montre les disciples r√©unis le soir de l'Ascension, (Actes 1.13,15) peut√™tre, comme on l'a suppos√©, la m√™me o√Ļ J√©sus avait pass√© sa derni√®re soir√©e avec les douze.

      2 Ces ph√©nom√®nes qui se produisirent d'abord √† l'ou√Įe, puis √† la vue, (verset 3) √©taient des symboles de l'Esprit.

      Le bruit qui vint tout à coup d'en haut (du ciel), manifestation de la présence et de l'action de Dieu et qui remplit toute la maison, fit sur les disciples l'impression d'un vent qui souffle avec violence.

      Image très juste de la puissance (Actes 1.8) et de la liberté de l'Esprit qui, comme le vent, souffle ou il veut. (Jean 3.8 ; 20.22)

      Deux expressions marquent le caract√®re inattendu de l'effusion de l'Esprit¬†: le mot tout √† coup, plac√© en t√™te de la phrase et qui porte l'accent¬†; puis ce d√©tail¬†: ils √©taient assis, d'o√Ļ l'on peut conclure qu'ils n'√©taient pas en pri√®re, car les Juifs priaient debout.

      Ils attendaient l'Esprit depuis dix jours¬†; leur attente devait √™tre rendue plus vive par la f√™te de ce jour, et cependant le don de Dieu les surprit √† un moment o√Ļ ils ne l'attendaient pas pr√©cis√©ment.

      3 Encore un symbole d'une signification profonde.

      Les langues, comme de feu, étaient une double image de l'Esprit saint.

      D'abord cet Esprit, sanctifiant le beau don de la parole humaine, allait en faire le puissant instrument de la prédication de l'Evangile dans le monde.

      Ensuite, cette apparence de feu, de l'élément qui est, dans toute la nature, lumière, chaleur, vie, non moins que moyen actif de purification, pouvait révéler aux disciples l'action universelle de l'Esprit qui allait devenir pour eux un baptême de feu. (Actes 1.5, note.)

      - Deux remarques encore :

      1¬į le participe traduit par langues s√©par√©es est dans l'original au pr√©sent, se s√©parant, √† la vue des disciples, au moment o√Ļ le ph√©nom√®ne se produit¬†;

      2¬į bien que le sujet du verbe se pos√®rent soit les langues, ce verbe est, en grec, au singulier (sauf dans Sin., D, versions syr.), irr√©gularit√© destin√©e √† faire sentir d'autant mieux qu'une langue se posa sur chacun d'eux.

      Chacun, en effet, doit recevoir individuellement le Saint-Esprit et en être pénétré, régénéré, sanctifié. (Voir la note suivante.)

      4 Il ne faut rien retrancher de la richesse de ces expressions¬†: Tous, non seulement les ap√ītres, comme on l'a souvent dit, mais tous les disciples assembl√©s, furent remplis de l'Esprit saint.

      Ils en furent p√©n√©tr√©s dans toutes les facult√©s de leur √Ęme, ils re√ßurent toute la pl√©nitude de ses dons, lumi√®re, v√©rit√©, vie, amour, principe de toute saintet√©¬†; car il s'agit de l'Esprit saint.

      - Il ne faudrait pourtant pas penser que cet Esprit vint sur eux et resta en eux d'une manière magique, sans participation de leur volonté et de leur foi. Ils s'y étaient préparés par la prière, (Actes 1.14) et nul d'entre eux ne conserva cet Esprit sans se placer constamment sous son influence. Aussi lisons-nous que, dans des circonstances solennelles, tel des disciples fut, tout de nouveau, "rempli de l'Esprit saint." (Actes 6.5 ; 11.24)

      Parler en d'autres langues, et non parler les langues étrangères, selon nos versions ordinaires. En effet, cette manière de traduire, contraire au texte original, tranche l'une des questions exégétiques les plus difficiles du Nouveau Testament.

      Que faut-il entendre par ces autres langues ?

      La plus ancienne réponse qui ait été faite à notre question est celle-ci : ce don extraordinaire de l'Esprit consistait pour les disciples dans la faculté de parler sans les avoir apprises les langues les plus diverses et de se faire comprendre de tous les peuples. (versets 8,1)

      Quelques P√®res de l'Eglise, Ir√©n√©e, Tertullien, pensaient que ce don resta permanent et que les ap√ītres s'en servirent pour annoncer l'Evangile √† toutes les nations.

      Sans retenir cette dernière opinion, qui n'a pas le moindre fondement dans l'histoire, plusieurs exégètes modernes (Baumgarten, Lange, Ebrard, Lechler, Barde) admettent la même interprétation, mais envisagent cet effet de l'Esprit comme un don momentané, magnifique symbole de l'union nouvelle de tous les peuples, divisés autrefois par la confusion des langues. (Genèse 11.7-9)

      Meyer aussi estime que, dans l'idée de l'auteur des Actes, ceux qui avaient reçu le Saint-Esprit se mirent à parler des idiomes qui leur étaient jusque-là étrangers, et dont la connaissance et l'usage leur furent communiqués par l'Esprit même. Mais il voit dans notre récit, ainsi compris, un embellissement légendaire.

      Le phénomène qui se produisit réellement serait celui que Paul décrit 1Corinthiens 14.1 : un langage particulier, proféré en état d'extase, et qui devait être interprété pour devenir intelligible aux auditeurs.

      Cette explication √©tait d√©j√† celle de De Wette. M. Holtzmann la d√©fend encore aujourd'hui¬†; il trouve une analogie entre ce "miracle philologique" et la l√©gende, rapport√©e par Philon, d'apr√®s laquelle la loi, au moment de sa promulgation sur le Sina√Į, fut communiqu√©e √† tous les peuples dans leur langue maternelle.

      A cette interprétation de notre récit, qui fait parler les disciples en langues étrangères, on peut faire les objections suivantes :

      1¬į versets 6-11 ne nous montrent pas les disciples parlant chacun une langue diff√©rente et la multitude les √©coutant divis√©e en groupes suivant les nationalit√©s. Ils nous les pr√©sentent plut√īt c√©l√©brant dans une commune pri√®re, dans une sorte de chant peut-√™tre, "les choses magnifiques de Dieu¬†;" ou parlant les uns apr√®s les autres, mais s'adressant chacun √† la foule enti√®re. Le miracle consiste dans le fait que chacun de leurs auditeurs les entend tous s'exprimer dans sa langue maternelle.

      2¬į Ce qui prouve que 1'auteur ne pr√™te pas aux disciples la facult√© de parler diverses langues √©trang√®res, mais leur attribue plut√īt un seul et m√™me langage nouveau et extraordinaire, c'est qu'il mentionne (verset 9) parmi les auditeurs √©tonn√©s de les comprendre, comme s'ils s'exprimaient dans leurs propre dialecte, "les habitants de la Jud√©e."

      3¬į Un langage extatique explique mieux que des discours en idiomes √©trangers, la remarque des moqueurs. (verset 13)

      4¬į Les auditeurs class√©s par nationalit√©s (versets 9-11) √©taient tous "des Juifs et des pros√©lytes," (verset 11) venus √† J√©rusalem pour la f√™te¬†; les contr√©es √©num√©r√©es sont celles de leur domicile, pour quelques-uns le lieu de leur naissance, (verset 8) mais non leur pays d'origine. Ils savaient par cons√©quent tous l'h√©breu ou le grec. Il eut √©t√© sans utilit√© de leur faire ou√Įr des langues diverses. Ce qui cause leur surprise, c'est d'entendre les disciples s'exprimer dans leur dialecte particulier et avec l'accent propre √† leur terroir.

      5¬į Ce "parler en langues" est mentionn√© √† deux reprises encore dans le livre des Actes.

      A Actes 10.44-48, lorsque l'Esprit descend sur la famille de Corneille¬†; et dans ce r√©cit Pierre rel√®ve express√©ment l'identit√© de cette manifestation de l'Esprit avec celle qui se produisit le jour de la Pentec√īte. (Actes 10.47¬†; 11.15)

      AAc 19 :6, quand Paul impose les mains aux disciples de Jean-Baptiste.

      Dans ces deux cas, il ne peut être question de langues étrangères. Or, ne doit-on pas supposer que l'auteur du livre des Actes a écrit avec assez de soin pour ne pas rapporter en termes semblables des faits sans analogies.

      On ne pourrait expliquer ce manque de concordance qu'en admettant, avec plusieurs critiques récents, des sources différentes juxtaposées par un rédacteur peu attentif. M. Wendt, qui oppose à l'interprétation de Meyer la plupart de ces objections, insiste sur le fait qu'à verset 3 les "langues de feu" figurent les organes de la parole.

      Le don de l'Esprit eut pour effet de renouveler ceux-ci, et ensuite de ce renouvellement les disciples parlèrent un langage nouveau, différent de leur parler habituel comme de toutes les langues connues.

      Ce langage miraculeux avait cette propriété spéciale que tous ceux qui l'entendaient, l'entendaient comme leur langue maternelle.

      Le texte, en effet, ne porte pas que les disciples parlaient le dialecte des Parthes, etc., mais que les Parthes, etc., les entendaient chacun parler dans leur propre dialecte. (versets 6,8,11)

      Le miracle ne consista pas dans le fait que les auditeurs crurent entendre leur propre langue, tandis que les disciples parlaient celle qui leur était habituelle, l'araméen ou le grec, comme le supposait déjà Grégoire de Naziance.

      Les disciples parlaient un langage nouveau et surnaturel, mais ce langage, par un autre miracle, était intelligible à tous.

      "Il y avait dans ce langage exceptionnel une puissance extraordinaire, allant de l'√Ęme √† l'√Ęme et triomphant des diversit√©s d'idiomes." (De Pressens√©, Hist. les trois premiers si√®cles de l'Eglise, tome I, p. 356.)

      Le terme : en d'autres langues doit donc être interprété : "en un langage nouveau."

      Les mots qui suivent¬†: selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer, confirment ce sens, car ils montrent que ce langage nouveau, produit par l'action imm√©diate de l'Esprit, √©tait parl√© dans un √©tat d'√Ęme √©lev√© jusqu'√† l'enthousiasme et √† l'extase.

      Si nous rapprochons le fait qui marqua l'effusion de l'Esprit √† la Pentec√īte de celui qui se produisait dans l'Eglise de Corinthe, et dont il est question dans 1Corinthiens 14.1, la ressemblance des deux ph√©nom√®nes nous para√ģtra frappante¬†: dans l'un et l'autre cas, ce langage extraordinaire est un don de l'Esprit, don distinct de celui de l'enseignement et m√™me de la proph√©tie¬†; (1Corinthiens 12.10¬†; 14.2) ce langage sert √† exprimer, dans la pri√®re et l'action de gr√Ęces, des √©motions intenses de l'√Ęme. (1Corinthiens 14.14 et suivants) Ceux qui le parlent paraissent aux √©trangers √™tre hors de sens. (1Corinthiens 14.23)

      La seule diff√©rence est que, √† Corinthe, celui qui parle en langues doit √™tre interpr√©t√© pour √™tre compris, m√™me des fid√®les, (1Corinthiens 14.2-19) tandis qu'√† la Pentec√īte les auditeurs bien dispos√©s comprirent imm√©diatement les disciples comme s'ils parlaient leur langue maternelle.

      On peut en conclure que sous l'influence première de l'Esprit, le langage que celui-ci s'était créé possédait une force de pénétration qu'il perdit dans la suite, par la faute, sans doute, des croyants qui tirèrent vanité de ce don merveilleux et ne se préoccupèrent pas assez de l'édification des autres. (1Corinthiens 14.4,6,9,12,19)

      5 Ces Juifs, hommes pieux, (Actes 8.2 ; 22.12) après avoir vécu dispersés dans les diverses contrées ci-après désignées, (verset 9) se trouvaient alors à Jérusalem, soit en séjour pour la fête, soit à demeure permanente ; le mot grec exprime cette dernière idée. Il n'est pas en contradiction avec l'expression de verset 9 ceux qui habitent la Mésopotamie,...car les contrées indiquées étaient celles de leur précédent établissement.

      Luc fait cette remarque afin de pr√©parer ce qui va suivre et de pr√©venir chez le lecteur l'id√©e que les hommes dont les divers lieux d'habitation sont √©num√©r√©s versets 9-11 √©taient des pa√Įens, ressortissants de ces nationalit√©s.

      Les mots : de toutes les nations qui sont sous le ciel, forment ici une hyperbole signifiant tous les peuples alors connus. L'expression est classique.

      8 Au lieu de : ce bruit ayant eu lieu, on pourrait traduire : la nouvelle s'étant répandue.

      Mais, d'après le verset 2, il s'agit du bruit que produisit le "violent coup de vent," qui "remplit toute la maison" et se répandit au dehors. (Comparer pour cet emploi du mot grec Jean 3.8)

      La multitude s'assembla probablement devant la maison o√Ļ √©taient les disciples. La cause de son √©tonnement, si vivement exprim√©, (comparez verset 12) fut de les entendre parler, eux, Galil√©ens, dans les divers dialectes de leurs pays d'origine.

      Nous conservons (verset 6 et 8) le mot grec dialecte, car le langage de ces Juifs venus de diverses contr√©es, √©tait plut√īt des dialectes diff√©rents que des langues proprement dites.

      - Les termes vagues de ce récit ne disent pas si chacun entendait et comprenait les disciples qui parlaient les uns après les autres, ou tous à la fois dans une commune prière. (verset 4, 2e note.)

      11 Ceux qui parlaient glorifiaient donc avec enthousiasme les grandes choses que Dieu avait faites pour la Rédemption du monde, depuis l'envoi du Sauveur jusqu'à sa résurrection et à l'effusion du Saint-Esprit. Quel sujet de louanges !

      - Dans la liste de ces nationalités et de ces pays divers, on est étonné de trouver, entre la Mésopotamie et la Cappadoce, la Judée.

      La mention de celle-ci embarrasse les interprètes qui admettent que les disciples parlaient des langues étrangères, car la langue des habitants de la Judée était celle même des disciples. Ils ont proposé de lire : Inde ou Idumée, mais ne peuvent s'appuyer sur aucun manuscrit.

      Tertullien lisait ici Arm√©nie, et J√©r√īme Syrie.

      Enfin, l'auteur remarque que les hommes de cette multitude étaient, quant à la religion, Juifs de naissance ou prosélytes, c'est-à-dire convertis du paganisme. Il est possible aussi que cette indication : Juif et prosélytes ne se rapporte qu'aux Romains en séjour. Cela expliquerait qu'elle soit suivie encore de deux noms de peuples : Crétois et Arabes. (Blass.)

      M. Wendt est porté à les considérer comme une interpolation, car on ne comprendrait pas pourquoi la distinction entre Juifs et prosélytes serait spécialement relevée chez les Romains.

      12 Que veut dire ceci ? (grec) Que veut être ceci ?

      On a traduit aussi : que va-t-il en résulter ? quel est l'événement qui se prépare ?

      13 C'est-à-dire, ils sont ivres. (verset 15)

      On entend ordinairement par vin doux du mo√Ľt ou vin non ferment√©¬†; mais ce n'√©tait pas la saison des vendanges¬†; il s'agit donc d'une liqueur pr√©par√©e avec du mo√Ľt.

      - Il est √©vident que ces moqueurs ne comprenaient pas la langue nouvelle de l'Esprit¬†; et comme les disciples s'exprimaient avec enthousiasme, ils leur parurent priv√©s de la raison. C'est ainsi qu'√† Corinthe, l'ap√ītre Paul dit que "parler en langues," sans interpr√©tation, pourrait faire penser que ceux qui parlent sont "hors de sens." (1Corinthiens 14.23)

      14 14 à 42 Le discours de Pierre.

      Il y a dans la manière dont le discours de Pierre est introduit quelque chose de très solennel.

      Il se présente, dans l'attitude de l'orateur, entouré des onze ; il élève la voix ; le mot que nous traduisons par il parla est le même que nous rendions par s'exprimer à verset 4, il est employé par les Septante (1Chroniques 25.1 ; Zacharie 10.2) pour désigner des paroles prononcées sous l'influence du Saint-Esprit.

      Pierre lui-même, pénétré de la sainte gravité de ce qu'il a à dire, réclame l'attention de son auditoire (grec recevez dans vos oreilles).

      Dans ce premier discours, il explique d'abord le miracle de la Pentec√īte par la grande proph√©tie de Jo√ęl, (versets 14-21) puis il annonce aux Juifs que J√©sus de Nazareth, crucifi√© par eux, mais ressuscit√© et √©lev√© √† la droite de Dieu, d'o√Ļ il a r√©pandu sur ses disciples le Saint-Esprit, est bien le Messie. (versets 22-36)

      15 Sans s'arr√™ter √† ce qu'il y avait d'injurieux dans la parole des moqueurs, l'ap√ītre, calme et digne, r√©pond simplement qu'ils se trompent, puisqu'il n'est que la troisi√®me heure du jour, c'est-√†dire neuf heures du matin. On conteste aujourd'hui que ce fut l'heure de la pri√®re, avant laquelle les Juifs ne prenaient rien et ne buvaient point de vin.

      L'ap√ītre se fonde plut√īt sur le fait d'exp√©rience cit√© 1Thessaloniciens 5.7¬†; Romains 13.12,13.

      16 Jo√ęl 3.1-5 dans la Bible h√©bra√Įque, versets 28-32 dans les Septante et dans nos traductions. Ce passage est cit√© d'apr√®s la version grecque, avec quelques variantes intentionnelles que nous ferons remarquer.

      Le miracle qui cause l'étonnement de la foule est l'accomplissement d'une prophétie bien connue, qui annonçait cette effusion de l'Esprit de Dieu sur notre humanité. La prophétie est citée tout au long, bien qu'elle dépasse les temps de la fondation de l'Eglise et s'étende jusqu'aux signes qui précéderont la seconde venue du Sauveur pour le jugement du monde. (versets 19,20)

      18 Telle est la promesse de l'Esprit dans toute sa richesse et son universalité. Déjà le verbe répandre, verser, dénote l'abondance du don de l'Esprit. (verset 4, 1re note.)

      Toute chair, signifie l'humanit√© enti√®re, (Romains 3.20¬†; Galates 2.16) par opposition √† l'ancienne alliance, o√Ļ l'Esprit n'√©tait r√©pandu que sur quelques proph√®tes.

      Il n'y a ici aucune distinction, ni d'√Ęge (vieillards, jeunes gens), ni de sexe (vos fils, vos filles), ni de rang (serviteurs, servantes).

      Quant aux effets de cet Esprit, outre l'influence morale et sanctifiante qui est l'essentiel, il se manifestera par des dons extraordinaires, tels que celui de prophétiser, c'est-à-dire de parler au nom de Dieu de manière à produire la conviction et la repentance, (voir 1Corinthiens 14.2, note) ou encore par des visions et des songes qui, dans l'Ancien Testament, étaient souvent des moyens de révélations divines.

      - Quelques termes de la citation diffèrent, soit des Septante, soit de l'hébreu.

      1¬į Ces deux textes portent simplement¬†: apr√®s ces choses¬†; Pierre substitue √† cette formule les mots¬†: dans les derniers jours, parce que √©videmment la proph√©tie qu'il cite s'√©tend bien au del√† de l'√©conomie √©vang√©lique. (versets 19,20, note.)

      2¬į Il y a dans l'h√©breu¬†: Je r√©pandrai mon Esprit¬†; Pierre dit, avec la version grecque¬†: de mon Esprit, expression partitive qui, selon Meyer, signifie que de la pl√©nitude de son Esprit, Dieu accorde √† chacun une certaine mesure, selon ses besoins, sa capacit√© ou sa vocation. D'apr√®s Olshausen, cette tournure d√©signerait la mesure de l'Esprit dispens√©e √† l'√©glise actuelle, par opposition √† la pl√©nitude qui sera r√©pandue sur l'Eglise des derniers temps.

      3¬į Le texte h√©breu porte enfin¬†: les serviteurs et les servantes, ce qui signifie que les esclaves eux-m√™mes ne sont point exclus de la promesse.

      D'après la version grecque qui porte : mes serviteurs, mes servantes, ces mots ne désignent pas une nouvelle catégorie de personnes, mais caractérisent ceux dont il vient d'être question, et qui, par l'Esprit, deviennent serviteurs et servantes de Dieu.

      Les mots¬†: et ils proph√©tiseront, (verset 18) ne se trouvent ni dans l'h√©breu ni dans la version grecque du passage de Jo√ęl.

      21 Ces versets, (versets 19,20) décrivent les signes et les jugements redoutables qui précéderont le jour grand et éclatant du Seigneur.

      Les signes qui l'annonceront auront lieu sur la terre : ce sont des images de guerres, de meurtres. d'incendies ; (comp Matthieu 24.6,7) ils auront lieu aussi dans le ciel : (verset 20) ce sont des symboles de chute et de ruine pour les puissances et les empires.

      Pierre, en annonçant ainsi le jugement dernier par les paroles du prophète, voulait porter ses auditeurs à la repentance.

      Mais c'√©tait pour ajouter aussit√īt avec Jo√ęl cette mis√©ricordieuse promesse¬†: quiconque, au milieu de ces calamit√©s des derniers jours, invoquera avec confiance le nom du Seigneur, sera sauv√©. (Romains 10.13¬†; Actes 7.59¬†; 9.14)

      L'ap√ītre aurait pu citer encore les derniers mots de cette belle proph√©tie¬†: "Le salut sera sur la montagne de Sion, √† J√©rusalem¬†;" car son premier discours dans cette ville √©tait la proclamation de ce salut.

      22 Pierre, apr√®s avoir expliqu√© le miracle de la Pentec√īte, de la mani√®re la plus lumineuse, par la grande proph√©tie de Jo√ęl, en vient imm√©diatement √† parler de J√©sus, dont il va rappeler la mort et prouver la r√©surrection, dont il affirmera qu'il a, du sein de la gloire, r√©pandu sur son Eglise l'Esprit de Dieu, pour conclure que c'est lui le Seigneur et le Christ. (verset 36)

      Il donne √† J√©sus le nom de Nazar√©en, par lequel le peuple juif le d√©signait, mais il ajoute aussit√īt les titres glorieux dont Dieu l'avait rev√™tu aupr√®s de son peuple.

      Dieu l'avait autoris√© ou accr√©dit√© ou d√©montr√© par des Ňďuvres de puissance divine dont l'ap√ītre accumule les termes, et qui √©taient comme autant de lettres de cr√©ance. (Comparer H√©breux 2.4¬†; Romains 15.19)

      Et afin de faire sentir à ses auditeurs leur responsabilité en présence de ce message divin, Pierre leur déclare qu'il avait eu lieu auprès d'eux, au milieu d'eux.

      Il en appelle enfin à leur propre témoignage : comme vous le savez vous-mêmes. Quelle préparation aux terribles reproches qu'il va leur adresser !

      23 Il y a dans ces paroles une vue lumineuse sur les causes de la mort de J√©sus¬†; l'ap√ītre y trouve des causes humaines, mais domin√©es d'en haut par des causes divines.

      1¬į J√©sus fut livr√© par Judas, puis clou√© (nous ajoutons √† la croix, bien que ce mot ne soit pas dans le grec) par la main d'infid√®les (grec), c'est-√†-dire d'hommes sans loi, (1Corinthiens 9.21) de pa√Įens, par o√Ļ Pierre d√©signe les Romains qui crucifi√®rent J√©sus.

      Mais comment alors peut-il dire √† ses auditeurs¬†: Vous l'avez fait mourir¬†? car s√Ľrement plusieurs d'entre eux √©taient rest√©s √©trangers au meurtre juridique de J√©sus.

      C'est qu'il envisage avec raison ce crime comme étant celui de tout le peuple. Ce peuple, séduit par ses chefs, n'a-t-il pas rejeté son Messie, demandé sa mort, crié : "Que son sang soit sur nous et sur nos enfants ?" Cette solidarité de tout le peuple avec le sanhédrin qui condamna le Sauveur fut profondément sentie par les auditeurs de Pierre (verset 37, note.)

      2¬į Mais ils ne devaient pas croire pourtant que la vie du Messie p√Ľt d√©pendre uniquement de la volont√© perverse des hommes¬†; non, si tout cela lui est arriv√©, c'est parce que tel a √©t√© le conseil d√©termin√© de Dieu dont la prescience a tout pr√©vu et tout dirig√©.

      Quel sens divin et quelle portée immense cette déclaration donne à la mort du Sauveur ! Si cette mort n'avait pas été indispensable pour le salut du monde, Dieu l'aurait-il voulue ?

      - Le texte reçu avec D, E, porte : l'ayant pris vous l'avez fait mourir. Le même texte porte : par les mains au lieu de par la main.

      24 Si la mort de Jésus semblait être la négation de sa messianité, sa résurrection en est l'affirmation éclatante. Aussi Pierre prononcet-il sans aucune transition cette grande parole : Dieu l'a ressuscité, et il emploie tout le reste de son discours à le prouver.

      - L'ap√ītre explique cette d√©claration par une phrase qui pr√©sente quelque difficult√©¬†: ayant dissip√© les douleurs de la mort. Cette locution est emprunt√©e au Psaumes 48.5 ou au Psaumes 116

      Le mot hébreu rendu ici par douleurs signifie les liens. Les Septante l'ont traduit par douleurs (d'enfantement).

      Plusieurs ex√©g√®tes (de Wette, Meyer, N√∂sgen) pensent que Pierre, qui parlait h√©breu, l'a pris dans le premier sens, et Luc dans le second. Cela est possible, mais nullement d√©montr√©. Le mot h√©breu, avec une l√©g√®re diff√©rence dans les points voyelles, signifie aussi douleurs de l'enfantement. (Esa√Įe 66.7¬†; J√©r√©mie 13.21¬†; 22.23)

      Au Psaumes 116.3 en particulier, le parall√©lisme est beaucoup plus favorable √† ce sens qu'√† l'autre. Cette traduction √©tait devenue courante gr√Ęce √† la version des Septante. Pierre peut avoir pris l'expression du Psaume dans le sens de douleurs de l'enfantement.

      Quoi qu'il en soit, notre texte grec ne saurait signifier autre chose que les douleurs d'enfantement qu'√©prouve la mort. La mort para√ģt √™tre personnifi√©e¬†; elle souffre les douleurs de l'enfantement, parce qu'e1le ne peut garder le Messie dans son sein. Dieu met un terme √† ces douleurs en appelant J√©sus √† la vie.

      Cette explication para√ģt seule admissible √† Meyer, car, dit-il, si l'on entend ces douleurs des souffrances qu'√©prouvait J√©sus, ce n'est pas par sa r√©surrection qu'il en a √©t√© d√©livr√©, mais par sa mort m√™me.

      Pourquoi cela n'était-il pas possible ? Parce que, répondent plusieurs interprètes, la résurrection de Jésus était prédite. (verset 25 et suivants) Sans aucun doute, mais elle était prédite parce qu'elle était dans la volonté souveraine de Dieu, parce que "le Saint" ne pouvait "voir la corruption," parce que le Fils de Dieu "avait la vie en lui-même," (Jean 5.26) et qu'il était "la résurrection et la vie." (Jean 11.25)

      25 Grec : Pour lui ou en vue de lui, par rapport à lui.

      La citation suivante est empruntée au Psaumes 16.8-11 ; elle est faite exactement d'après les Septante.

      28 Le psalmiste chante le bonheur que lui donne sa confiance en Dieu, qui est toujours près de lui, à sa droite, comme son défenseur, (Psaumes 109.31 ; 121.5) afin qu'il ne soit point ébranlé.

      Aussi tout son √™tre est rempli de joie¬†: son cŇďur la savoure, sa langue l'exprime par ce chant (le texte h√©breu porte¬†: ma gloire, expression que nos versions rendent par mon √Ęme, mon esprit)¬†; m√™me sa chair reposera avec esp√©rance, et au terme de ses jours il ne deviendra point la proie d√©finitive de la mort¬†; son √Ęme ne sera pas abandonn√©e dans le had√™s, s√©jour des morts, ni (h√©br.) "le bien-aim√© de Dieu dans la fosse."

      Et voici le fondement de cette esp√©rance¬†: Tu m'as fait conna√ģtre (h√©br. "tu me feras conna√ģtre," m√™me dans la mort) les chemins de la vie¬†; tu me rempliras de joie en ta pr√©sence (h√©br. "rassasiement de joies devant ta face, d√©lices √©ternelles √† ta droite¬†!").

      29 L'ap√ītre, s'adressant avec respect et affection √† ses auditeurs, leur prouve que les paroles de David, qui ne se sont pas pleinement accomplies pour lui, puisqu'il est mort et qu'il a √©t√© enseveli, et qu'ils ont sous les yeux son s√©pulcre, l'ont √©t√© dans un de ses descendants, le Messie, dont, anim√© par l'esprit proph√©tique, il annon√ßait en ces termes la r√©surrection. (versets 30,31)

      - Pierre nomme David patriarche, comme chef de la lignée royale dans laquelle les Israélites attendaient leur Messie.

      - David fut enseveli à Jérusalem. (1Rois 2.10 ; Néhémie 3.16 ; Josèphe, Antiq. VII, 15, 3 ; XIII, 8, 4 ; Guerre des Juifs I, 2, 5.)

      31 C'est donc comme proph√®te que David a parl√© et l'ap√ītre lui attribue la vue de deux faits importants dans l'avenir¬†:

      1¬į il savait par la promesse infaillible de Dieu (2Samuel 7.12¬†; Psaumes 89.4,5) qu'un de ses descendants (grec du fruit de ses reins) serait assis sur son tr√īne, r√©gnant sur un royaume qui serait la r√©alisation spirituelle et √©ternelle du royaume de David.

      2¬į (Grec¬†:) Pr√©voyant, il a parl√© en proph√®te de la r√©surrection du Christ, par qui seulement ont √©t√© accomplies les esp√©rances exprim√©es dans le Psaume.

      Il faut remarquer le mot prévoyant ou voyant à l'avance : le don de prophétie est une vue que l'Esprit de Dieu ouvre sur l'avenir.

      L'aoriste (n'a point été laissé, n'a point vu) est employé à la place du futur, (verset 27) parce que Pierre exprime le fait à son propre point de vue.

      Meyer, Rilliet, M. Barde traduisent : "C'est par prévision qu'il a parlé de la résurrection du Christ, car celui-ci n'a point été laissé dans le séjour des morts."

      Notre version, plus conforme à l'usage, est admise par la grande majorité des interprètes.

      - Le texte re√ßu, avec D, pr√©sente ainsi le commencement de verset 30 "Sachant que Dieu lui avait promis avec serment que, du fruit de ses reins, il susciterait selon la chair le Christ, et le ferait asseoir sur son tr√īne."

      Les mots soulign√©s manquent dans Sin., B, A, C. A verset 31 le texte re√ßu porte¬†: "Son √Ęme n'a point √©t√© laiss√©e¬†;" d'apr√®s Sin, B, A, C, D, le sujet est simplement¬†: il, J√©sus.

      32 Pour la seconde fois, (comparez verset 24) Pierre fait entendre cette solennelle déclaration : ce Jésus, objet de la prophétie, Dieu l'a ressuscité.

      Et il appuie ce grand √©v√©nement sur le t√©moignage de tous les ap√ītres.

      On peut traduire : de quoi ou de qui nous sommes tous témoins, c'est-à-dire témoins de la résurrection ou témoins de Jésus-Christ ou de Dieu. La première traduction est préférable.

      33 Donc, en conséquence de la résurrection que devait nécessairement suivre son élévation dans la gloire.

      Plusieurs traduisent¬†: il a √©t√© √©lev√© √† la droite de Dieu, c'est-√†-dire rendu participant de l'autorit√© divine dans le gouvernement du monde¬†; mais la plupart des interpr√®tes pr√©f√®rent la version¬†: √©lev√© par la droite de Dieu, c'est-√†-dire par sa puissance. (Actes 5.31¬†; Esa√Įe 63.12)

      Ce dernier sens est plus conforme à l'usage du grec ; le premier semble, il est vrai, s'accorder mieux avec le contexte et avec d'autres enseignements de l'Ecriture. (Actes 2.34 ; Ephésiens 1.20 ; 2.6)

      Le miracle de la Pentec√īte a √©t√© la cons√©quence directe de l'√©l√©vation du Sauveur dans la gloire.

      Il a reçu du Père l'EspritSaint qu'il avait promis. (grec la promesse de l'Esprit-Saint).

      La pensée que c'est du Père qu'émane le Saint-Esprit est en harmonie avec les enseignements de Jésus lui-même. (Jean 14.16 ; 15.26) Mais cet Esprit, c'est le Fils qui le répand et l'envoie. (Jean 16.7)

      "Il a répandu ce que vous-mêmes aussi voyez et entendez", ce phénomène qui vous remplit d'étonnement.

      On pourrait traduire : "Il a répandu l'Esprit que vous voyez ;" mais il vaut mieux prendre le pronom relatif au sens neutre et indéterminé, comme Actes 2.32,3.15.

      Le texte reçu porte : "ce que maintenant vous aussi voyez."

      34 Pierre prouve, également par un témoignage de l'Ecriture, l'élévation du Sauveur, comme il avait prouvé sa résurrection.

      David n'est point monté au ciel, donc ce n'est pas de lui-même qu'il parle quand il déclare que Dieu a dit à son Seigneur : Assieds-toi à ma droite.

      Ce Seigneur, c'est le Messie qui, lui, est monté au ciel et s'est assis à la droite de Dieu.

      Voir, sur cette parole du Psaumes 110.1, les notes de Matthieu 22.44,45,Luc 20.43.

      Dans le passage de Matthieu, la citation doit prouver la divinité de Jésus-Christ ; ici Pierre s'en sert pour démontrer la réalité de son élévation dans la gloire.

      36 Donc, conclusion de tout le discours. Et quelle grandeur, quelle énergie dans ces dernières paroles !

      C'est un appel √† toute la maison d'Isra√ęl, √† tout le peuple, qui doit savoir (grec reconna√ģtre) avec certitude, par tous les faits qui viennent d'√™tre expos√©s, que Dieu a constitu√© et Seigneur et Christ, Ma√ģtre de tous et de toutes choses, (Actes 10.36) aussi bien que Messie, ce J√©sus que vous avez crucifi√©.

      Quel contraste ! Dieu l'a élevé au-dessus de tout, comme souverain de son royaume, et vous, vous l'avez crucifié !

      Pierre veut produire la repentance dans ses auditeurs¬†; "son dernier mot est un aiguillon qui restera enfonc√© dans les √Ęmes jusqu'√† ce qu'il en soit retir√© par la conversion et le pardon." Lechler.

      - Il ne faut pas, avec quelques ex√©g√®tes, m√©conna√ģtre la port√©e des paroles de Pierre, comme s'il n'avait attribu√© ces titres au Sauveur qu'apr√®s son √©l√©vation.

      "Avant celle-ci il était Seigneur et Christ, (Matthieu 16.16 ; Jean 16.30) mais sous la forme de serviteur, s'étant dépouillé de cette dignité qu'il recouvra ensuite dans toute sa réalité effective, même selon son humanité." Meyer.

      37 Transperc√©, c'est-√†-dire p√©n√©tr√© d'un douloureux regret. Ils sentent dans leur cŇďur, organe des affections morales, et dans leur conscience, le crime de leur peuple, dont ils sont solidaires¬†; (verset 23 Note) ils reconnaissent leur propre p√©ch√© de n'avoir pas plus t√īt cru en ce Sauveur que Pierre leur annonce, peut-√™tre m√™me d'avoir √©t√© au nombre de ses ennemis. Ce sont l√† le premier trouble et les premi√®res douleurs de la repentance. (verset 36)

      Ces hommes n'en restent pas √† un sentiment qui aurait pu √™tre st√©rile et passager¬†; leur volont√© est d√©j√† engag√©e √† faire ce que l'ap√ītre leur conseillera, et ce conseil, ils le demandent en termes respectueux et affectueux (hommes fr√®res) qui montrent que leur cŇďur est gagn√©.

      Que devons-nous faire pour √™tre sauv√©s¬†? C'est le premier cri de l'√Ęme qui na√ģt √† la vie du ciel. (Actes 16.30)

      38 La r√©ponse de Pierre, claire, pr√©cise et profonde, renferme en quatre mots tout ce qui constitue le salut, ce salut qui est √† la fois l'Ňďuvre de Dieu et l'Ňďuvre de l'homme.

      Il leur demande :

      1¬į de se repentir, terme qui emporte √† la fois le sentiment douloureux du p√©ch√© et le d√©sir d'un complet renouvellement moral (voir Matthieu 3.2, note¬†; comparez Luc 24.47)¬†;

      2¬į de recevoir le bapt√™me (grec) sur le fondement du nom de J√©sus-Christ (B, C, D portent¬†: dans le nom), c'est-√†-dire en croyant en lui comme Sauveur et comme Messie. Le bapt√™me sera le sceau de leur foi.

      Deux gr√Ęces divines sont promises √† ceux qui se repentiront et seront baptis√©s¬†:

      1¬į la r√©mission ou le pardon des p√©ch√©s, qui rend la paix √† l'√Ęme et la r√©concilie avec Dieu¬†;

      2¬į le don du Saint-Esprit qui r√©g√©n√®re et sanctifie. Ces gr√Ęces constituent la r√©alit√© de la vie divine, dont le bapt√™me d'eau n'est que le symbole.

      Naturellement les ap√ītres expliqu√®rent √† la foule le sens de ces v√©rit√©s profondes. Leur parole et l'Esprit de Dieu, op√©rant ainsi ensemble, produisirent l'√©tonnant r√©sultat racont√© au verset 41.

      39 L'ap√ītre confirme (car) sa d√©claration¬†: "Vous recevrez le don du Saint-Esprit."

      En effet, ce don est l'objet de la promesse. Cette promesse, dit-il, est faite d'abord √† vous, peuple d'Isra√ęl¬†; ensuite √† vos enfants et descendants¬†; enfin √† ceux qui sont √©loign√©s.

      Que signifie ce dernier mot ? L'expression littérale au loin est employée par les Septante (2Samuel 7.19) pour désigner un "avenir lointain." Th. de Bèze proposait de traduire : "Pour vos descendants les plus lointains." Cette traduction, qui a été reprise par un interprète récent, a le tort de répéter une idée déjà exprimée par le terme précédent : vos enfants.

      Plusieurs (Meyer, Wendt, Holtzmann) entendent par ceux qui sont au loin les Juifs dispersés parmi toutes les nations du monde connu.

      D'autres, depuis Calvin jusqu'√† de Wette, Olshausen, Lechler, N√∂sgen, Z√∂ckler admettent que l'ap√ītre pense aux pa√Įens et √† leur conversion.

      Il est vrai que, d'apr√®s Actes 10, Pierre n'avait pas encore saisi ce dessein universel de la mis√©ricorde de Dieu, que l'ap√ītre Paul nomme "le myst√®re de Christ." (Eph√©siens 3.4-6) Mais ne pouvait-il pas en ce moment, √† la lumi√®re de l'Esprit, s'√©lever jusqu'√† cette pens√©e, sans bien comprendre encore comment elle se r√©aliserait, d'autant plus qu'il la trouvait dans la proph√©tie qu'il venait de citer (toute chair, verset 17. Comparer Actes 3.26, note)

      L'ap√ītre Paul aussi appelle les pa√Įens "ceux qui sont √©loign√©s." (Eph√©siens 2.13)

      Les mots¬†: autant que le Seigneur en appellera ne sauraient cependant √™tre invoqu√©s en faveur de l'application du passage aux pa√Įens, car, bien que les Juifs formassent le peuple √©lu, ils devaient, d'apr√®s Actes 2.47¬†; 17.4, √™tre individuellement appel√©s et choisis pour √™tre sauv√©s.

      40 Le mot grec, auquel nous avons laissé son sens premier : il rendit témoignage, signifie aussi : adjurer en prenant Dieu à témoin. (1Timothée 5.21) Plusieurs interprètes lui donnent ici ce sens : il les conjurait et les exhortait.

      Mais le sens de rendre t√©moignage, qui est plus habituel dans le livre des Actes (Actes 8.25¬†; 10.42, comparez Luc 16.28), nous para√ģt s'imposer √† cause du changement de temps du verbe¬†; √† l'aoriste¬†: il rendit t√©moignage succ√®de l'imparfait¬†: il les exhortait.

      Le pronom les ne dépend donc que de ce dernier verbe ; le premier doit être pris sans régime.

      Le t√©moignage que rendit l'ap√ītre par plusieurs autres paroles ou discours avait pour objet la v√©rit√© divine qu'il venait d'annoncer.

      Comme conséquence pratique, il pressait ses auditeurs de se séparer moralement de cette génération perverse qui avait crucifié son Messie, afin de ne pas périr avec elle sous les jugements de Dieu. (versets 19-21)

      De là ce mot énergique : (grec) Soyez sauvés du milieu d'elle !

      41 Ajoutées "à l'Eglise," comme disent la plupart de nos versions ; mais ce mot n'est pas dans le texte. (comparez verset 47, note)

      Le petit troupeau de croyants qui existait avant la Pentec√īte s'accrut de ces trois mille √Ęmes. Quelle riche moisson, fruit d'une seule pr√©dication sous la puissance du Saint-Esprit¬†!

      - Les premiers mots du verset ont été traduits de trois manières différentes :

      1¬į Ceux donc qui re√ßurent,...ce qui signifie que ce ne furent pas tous les auditeurs. Ainsi traduisent toutes nos versions, depuis Calvin, Luther, la Vulgate.

      2¬į Eux donc, ayant re√ßu...Ainsi tous ceux qui sont d√©sign√©s au verset 37 seraient devenus croyants et auraient re√ßu le bapt√™me. (Comparer Actes 1.6¬†; 8.4,25, etc., o√Ļ se trouve la m√™me tournure.) Telle est l'interpr√©tation de De Wette, Wendt, Holtzmann, Meyer.

      3¬į Les uns ayant re√ßu,...tandis que d'autres, qui sont sousentendus, n'auraient pas cru. Il nous para√ģt que la seconde de ces versions est la plus conforme au style de Luc.

      - Le texte re√ßu porte¬†: qui re√ßurent de bon cŇďur ou avec joie la parole. Ce mot, qui s'entend de soi-m√™me, a √©t√© ajout√© pour rendre la description plus compl√®te.

      - Les trois mille croyants ne furent pas tous baptisés à l'instant, ce qui n'eut pas été possible.

      L'expression : ils furent ajoutés ce jour-là, n'implique pas nécessairement que leur baptême ait été célébré ce même jour. Une instruction complète leur fut donnée plus tard. (verset 42)

      42 La plupart des commentateurs et éditeurs récents (Holtzmann, Wendt, Nestle) rattachent verset 42 à ce qui précède. Ceux dont il parle sont les trois mille baptisés.

      Luc nomme quatre moyens de gr√Ęce dans lesquels ils pers√©v√©raient. Ces moyens sont, selon leur nature, plac√©s deux √† deux, unis par la conjonction et.

      Ce sont :

      1¬į La doctrine ou plut√īt l'enseignement des ap√ītres, d'autant plus n√©cessaire que la plupart de ces convertis avaient encore fort peu de lumi√®res lors de leur bapt√™me.

      2¬į La communion, par o√Ļ il ne faut entendre ni la sainte c√®ne qui vient ensuite, ni la communaut√© des biens, ni la communication des aum√īnes aux pauvres, (Romains 15.26¬†; 2Corinthiens 8.4) ainsi que l'ont pens√© quelques ex√©g√®tes¬†; mais bien la communion mutuelle, cette union intime dans l'amour du m√™me Sauveur qui constitue l'Eglise.

      Les premiers chrétiens la pratiquaient, même au dehors, en s'assemblant chaque jour. (verset 46)

      Le texte occidental portait¬†: la communion mutuelle de la fraction du pain¬†; les deux moyens de gr√Ęce qui sont distingu√©s dans le texte ordinaire sont donc r√©unis en un seul qui est la sainte c√®ne. M. Blass affirme m√™me que ce texte est le seul authentique et que la le√ßon des principaux manuscrits est le r√©sultat d'une erreur de copiste.

      3¬į La fraction du pain qu'on rompait en c√©l√©brant la c√®ne et dans les repas pris en commun.

      4¬į Enfin les pri√®res. Ce pluriel ne d√©signe pas, selon l'opinion de Meyer, diverses esp√®ces de pri√®res, demandes, actions de gr√Ęces, etc., ni les heures r√©serv√©es √† la pri√®re chez les Juifs. (Psaumes 55.18¬†; Daniel 6.10) Il est motiv√© par la fr√©quence de ces pri√®res en commun, dans chaque assembl√©e, sp√©cialement avant et apr√®s la c√®ne.

      Ces moyens de gr√Ęce √©taient tout ce qu'il y avait de plus propre √† d√©velopper la vie de l'Esprit dans les √Ęmes et dans l'Eglise¬†; ils restent aujourd'hui encore, pour les chr√©tiens, les vrais √©l√©ments du progr√®s et de la sanctification. Mais pour cela il s'agit de pers√©v√©rer.

      43 43 à 47 Vie de l'Eglise primitive.

      Grec¬†: de la crainte devenait en toute √Ęme.

      Toute √Ęme, h√©bra√Įsme qui signifie chacun, (Actes 3.23¬†; Romains 13.1) telle fut l'impression produite sur le peuple.

      Les causes de cette crainte √©taient les ph√©nom√®nes de la Pentec√īte, la vie sainte de ces premiers chr√©tiens et enfin la vue des miracles (grec signes) qu'op√©raient les ap√ītres. Toute manifestation du ciel inspire √† l'homme p√©cheur une sorte de terreur. Une var. de Sin., A, C, ajoute, √† la fin du verset 43¬†: √† J√©rusalem¬†: et une grande crainte √©tait sur tous.

      44 Ceux qui avaient cru ou qui étaient devenus des croyants (Sin., B ; le texte reçu porte le participe présent) étaient ensemble, ils avaient de fréquentes réunions. (Comparer Actes 1.14,15 ; 2.1)

      Dans B, verset 44 se lit ainsi : tous ceux qui avaient cru, avaient ensemble toutes choses communes. Westcott et Hort, Weiss adoptent ce texte.

      45 Ces termes : ils avaient toutes choses communes, ils vendaient leurs possessions (biens immeubles) et leurs biens (objets mobiliers), ont donné l'idée d'une vraie et complète communauté des biens.

      La plupart des interprètes cependant voient dans ces versets non la description d'une rigoureuse organisation sociale, mais le tableau du premier élan d'une ardente charité, qui portait les chrétiens à mettre à la disposition de leurs frères pauvres tous les biens qu'exigeaient leurs nécessités. (Comparer Actes 4.34,35)

      En effet,

      1¬į cette mise en commun des biens, si elle eut lieu, ne se vit jamais qu'√† J√©rusalem, dans les premiers temps de l'Eglise, sous l'action de l'Esprit de la Pentec√īte¬†; l'histoire n'en a pas conserv√© de trace dans aucune autre Eglise, o√Ļ, bien souvent, les ap√ītres durent exhorter les chr√©tiens riches √† la bienfaisance. (Voir les collectes de Paul √† Corinthe et comparez Jacques 5.1)

      2¬į Il n'y eut jamais, m√™me √† J√©rusalem, aucune institution l√©gale √† cet √©gard, mais tout ce d√©tachement des biens terrestres fut l'effet spontan√© de l'amour, joint peut-√™tre √† l'id√©e du retour prochain de Christ.

      3¬į Tous les chr√©tiens restaient donc parfaitement libres de conserver leurs biens, (Actes 5.4) et nous voyons en effet Marie, m√®re de Marc, en possession de sa maison. (Actes 12.12)

      Aussi quand le communisme moderne s'est appuyé de ce récit, il a confondu une ardente charité avec son esprit niveleur.

      "Le communisme biblique dit : ce qui est à moi est à toi ; l'autre dit : ce qui est à toi est à moi. L'un dit : ce que j'ai, je te le donne ; l'autre : donne moi ce que tu as." K. Gerock, Bibelwerk de Lange.

      Mais ce qu'implique ce trait de la vie chrétienne aux premiers jours de l'Eglise, c'est la condamnation de l'avarice des riches qui prétendent porter le nom de chrétiens.

      47 Quel admirable tableau Luc nous trace ici en quelques coups de pinceau. Il y a dix-neuf siècles que les chrétiens relisent avec émotion et édification ces traits de la vie de l'Eglise à Jérusalem.

      Relevons les l'un après l'autre.

      1¬į Chaque jour ils √©taient assidus (grec ils pers√©v√©raient, m√™me mot qu'au verset 42) d'un commun accord dans le temple, aux heures de la pri√®re, prenant part au culte public de leurs p√®res. Jusqu'ici ils n'avaient pas l'id√©e de se s√©parer de ces pieuses institutions de leur peuple. Ils avaient pour cela l'exemple de J√©sus lui-m√™me, et ils savaient, comme l'observe Meyer, que le christianisme √©tait l'accomplissement spirituel du mosa√Įsme. Plus tard, la s√©paration aura lieu, mais par l'inimiti√© des Juifs et non par la volont√© des chr√©tiens. (Actes 13.46)

      2¬į A c√īt√© de ces exercices religieux dans le temple, ils pratiquaient une communion plus intime dans les maisons¬†; et comme l'Eglise comptait des milliers de membres, ils se r√©partissaient en petits troupeaux, comme les Isra√©lites pour c√©l√©brer la P√Ęque. L√† ils rompaient le pain, c'est-√†-dire prenaient la c√®ne du Seigneur et avaient des repas fraternels (agapes) o√Ļ r√©gnaient la joie (grec all√©gresse), avec une grande simplicit√© de cŇďur.

      3¬į Cette joie intime du Saint-Esprit s'exhalait en chants de louanges qu'ils faisaient monter vers Dieu. (Luc 24.53)

      Il r√©sultait d'une vie si belle et si sainte qu'ils trouvaient faveur (grec gr√Ęce) aupr√®s de tout le peuple.

      Se fondant sur les persécutions qui ne tardèrent pas à atteindre les disciples, on a prétendu que ce dernier trait ne pouvait pas être vrai. C'est confondre les temps et oublier que l'opinion populaire est fort versatile.

      Le Seigneur, Christ, qui du sein de sa gloire r√®gne sur son Eglise. (verset 36) L'action de l'Esprit de Dieu n'avait point cess√© depuis la Pentec√īte, mais chaque jour de nouvelles √Ęmes sauv√©es du p√©ch√© et de la ruine √©taient ajout√©es √† l'Eglise.

      Ce fait si réjouissant pour ces premiers chrétiens, achève le tableau de leur vie religieuse, dont l'exemple contribuait puissamment à cet accroissement de l'Eglise.

      - Sin, B, A, C, D omettent les mots à l'Eglise, et rattachent à ce verset les premiers mots du chapitre suivant : "Le Seigneur ajoutait les sauvés ensemble." c'est-à-dire, pour être ensemble, dans un même lieu, un même corps.

      D'après le texte reçu, en effet, Actes 3 commence ainsi en grec : "Ensemble Pierre et Jean montaient au temple." Tous les éditeurs modernes et la plupart des commentateurs récents considèrent la locution que nous rendons par ensemble comme appartenant à la fin de Actes 2. Si l'on partage leur manière de voir, il faut, dans la traduction de Actes 3.1, supprimer le mot ensemble.

Seuls les √Čvangiles sont disponibles en vid√©o pour le moment.
  • versets s√©lectionn√©s
  • Vid√©os et messages relatifs
  • Commentaires bibliques
  • H√©breu / Grec
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Favoris
  • Partager

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Générer un verset illustré
Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Vous avez aim√© ? Partagez autour de vous !

Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.