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Daniel 5

    • 1

      1 à 4 La profanation des vases sacrés.

      Belsatsar, en grec Balthasar, en assyro-babylonien, Bel-sar-oussour ( Bel protége le roi !). Ce nom ressemble pour la consonance au nom babylonien de Daniel, Beltsatsar, mais s'en distingue par l'orthographe et par le sens (voyez 1.7).

      Au nombre de mille. Ces festins vraiment monstrueux n'√©taient pas rares dans l'antiquit√©. Le livre d'Esther, chapitre 1, nous parle d'un festin plus consid√©rable encore. Quinte-Curce raconte que dix mille convives furent invit√©s au banquet de noces d'Alexandre-le-Grand √† Babylone. Ces principaux seigneurs √©taient probablement, puisque la ville √©tait en √©tat de si√®ge et renfermait une nombreuse arm√©e, des g√©n√©raux et de hauts fonctionnaires de Babylone et de la province occup√©e par les troupes de Cyrus. Les assi√©g√©s se croyaient en parfaite s√Ľret√©. Cette s√©curit√©, qui peut para√ģtre extraordinaire, s'explique par les formidables moyens de r√©sistance dont Babylone √©tait pourvue¬†; elle est confirm√©e par H√©rodote et X√©nophon. Les fl√®ches des archers perses ne pouvaient pas m√™me atteindre √† la hauteur des murailles de la ville de pr√®s de 100 m√®tres (Strabon n'indique que 25 m√®tres de hauteur. Mais il est probable que cette indication se rapporte √† la muraille int√©rieure. Comparez J√©r√©mie 51.58, note). Un assaut √©tait impossible. La ville √©tait munie de vivres pour vingt ann√©es. De plus, Cyrus, pour ex√©cuter son plan, s'√©tait retir√© avec une grande partie de son arm√©e vers le nord, et les Babyloniens pouvaient croire qu'il allait abandonner le si√®ge.

      En présence des mille, il but. Il faut se représenter, selon la coutume orientale, le roi assis à une table spéciale, sur un siège élevé, en face de ses convives, et donnant le signal de boire. On ne commençait à boire le vin qu'à la fin du repas.

      2

      N√©bucadnetsar son p√®re. Belsatsar n'√©tait pas fils de N√©bucadnetsar, mais bien de Naboned, qui lui-m√™me n'√©tait pas fils de N√©bucadnetsar, mais un Babylonien que les grands du royaume avaient √©lev√© sur le tr√īne. Si N√©bucadnetsar, fondateur de la puissance de Babylone, est appel√© ici p√®re de Belsatsar, c'est dans le m√™me sens que, dans les inscriptions assyriennes, J√©hu, roi d'Isra√ęl, est appel√© fils de Omri, fondateur de Samarie, tandis qu'en r√©alit√© il √©tait fils de Josaphat (2Rois 9.2). Ce titre de p√®re, donn√© √† N√©bucadnetsar, revient tour √† tour dans la bouche de l'auteur du r√©cit (verset 2), de la m√®re du roi (verset 11), de Belsatsar (verset 13) et de Daniel (verset 18), et sert √† faire ressortir le lien √©troit de solidarit√© qui unit le premier grand monarque de Babylone et le dernier. Il se peut fort bien du reste que Naboned e√Ľt pris la pr√©caution, fr√©quente chez les usurpateurs, d'√©pouser une personne du sang royal, par exemple une fille de N√©bucadnetsar afin d'affermir sa dynastie. Ce qui confirme cette supposition, c'est que, d'apr√®s les inscriptions, un fils pu√ģn√© de Naboned s'appelait N√©bucadnetsar. Belsatsar aurait √©t√© ainsi le petit-fils du grand monarque. Les exemples du mot p√®re, employ√© pour d√©signer un anc√™tre, sont fr√©quents dans la Bible¬†; ainsi Gen√®se 28.13.

      Avait enlevés. Voyez 1.2.

      Ses femmes et ses concubines. Les Babyloniens, contrairement à l'usage des Perses et d'autres nations orientales, admettaient les femmes à leurs banquets, qui devinrent proverbiaux par leur licence.

      3

      3 et 4 La profanation est double : elle consiste d'abord √† se servir des vases sacr√©s dans une orgie, puis √† boire √† la louange des faux dieux, dans ces vases consacr√©s √† J√©hova. A l'excitation du vin dut se m√™ler dans le cŇďur des pr√©somptueux assi√©g√©s la joie insolente de la bravade. Cette conduite √©tait d'autant plus outrageante √† Dieu que Belsatsar avait appris √† le conna√ģtre (verset 22).

      5

      5 à 9 La réponse divine.

      A ce moment même. La réponse ne se fait pas attendre.

      Des doigts de main d'homme. L'apparition était d'autant plus effrayante que ce bout de main semblait animé d'une vie propre et n'appartenait à personne.

      Vis-à-vis du candélabre, qui se trouvait sur la table du roi, ou était suspendu au milieu de la salle, et dont la lumière tombait sur cet endroit de la muraille.

      Sur la chaux. Les murs de la salle n'étaient pas lambrissés, mais seulement enduits de chaux et peut-être ornés çà et là de peintures comme l'étaient les appartements des palais de Ninive dont les restes ont été découverts.

      6

      Quel tableau que celui de cet homme, qui tout à l'heure bravait et profanait, et qui, par l'apparition de cette main, est réduit à un état de détresse que tous peuvent constater !

      7

      Non seulement il tremble de tous ses membres, mais il pousse des cris d'effroi et appelle √† son secours ses sages. Ils sont sans doute tous compris dans les trois classes mentionn√©es ici : magiciens, Chald√©ens, astrologues¬†; comparez 1.20 et 2.2, notes. Daniel ne para√ģt pas avec les sages : il semble ressortir de 8.1, qu'il √©tait √† ce moment occup√© des affaires de l'Etat.

      Le vêtement de pourpre était une distinction princière chez les Perses et les Mèdes (Esther 8.15). Dans l'antiquité, Babylone était célèbre, à l'égal de Tyr, par ses étoffes de pourpre (Ezéchiel 27.24 ; Josué 7.21).

      Une cha√ģne d'or : signe de faveur royale (Gen√®se 41.42).

      En troisième. Pourquoi le troisième et non le second, comme dans les cas semblables Genèse 41.40 ; Esther 10.3 ? Ce trait curieux ne s'explique que par le fait qu'il y avait alors deux souverains dans le royaume, Naboned et Belsatsar.

      8

      Alors tous les sages du roi entrèrent. Comme d'après le verset 7, Belsatsar leur avait déjà parlé, cette tournure particulière aux langues orientales doit être comprise dans ce sens : tous les sages étant donc entrés, ils ne purent, etc.

      Ce qui est √©crit. On a suppos√© que les mots aram√©ens (verset 25) √©taient √©crits en caract√®res ph√©niciens ou h√©bra√Įques. Mais ces caract√®res ne devaient pas √™tre inconnus aux lettr√©s de Babylone. Il faut donc penser plut√īt √† une √©criture id√©o-graphique, peignant les pens√©es √† la mani√®re des hi√©roglyphes, √©trang√®re √† tout alphabet humain et ind√©chiffrable sans une illumination divine (voyez verset 25).

      9

      L'insuccès des sages rend le mystère d'autant plus effrayant.

      10

      10 à 12 Conseil de la reine.

      La reine. Ce ne peut être une des femmes du roi, qui assistaient au banquet (verset 2). Elle parle avec une autorité que n'avaient et que n'ont pas en Orient les épouses des souverains et qui n'appartient qu'aux reines, veuves d'un souverain défunt et mères du souverain régnant. C'était donc soit la mère de Belsatsar, femme de Naboned, et d'après notre supposition (verset 2), fille de Nébucadnetsar, soit même la veuve de celui-ci. Un espace de vingt-trois ans seulement sépare notre époque de la mort de Nébucadnetsar, et l'on sait combien les femmes se marient jeunes en Orient.

      13

      13 à 28 Arrivée et réponse de Daniel.

      17

      Que tes dons te demeurent. Daniel sent bien que le message qu'il a à transmettre au roi n'est pas de nature à mériter une récompense, aussi la refuse-t-il d'avance. Cet exorde devait préparer le roi à ce qu'il allait entendre.

      18

      Comparez 2.37-38.

      19

      Comparez 3.4-7 ; 3.13-15 ; 3.19-23.

      20

      Comparez 4.28-33.

      21

      Comparez 4.34-37.

      22

      Bien que tu saches¬†; litt√©ralement : parce que tu savais. Il y avait en Belsatsar la volont√© bien arr√™t√©e de ne pas glorifier le vrai Dieu. Si Belsatsar √©tait le petit-fils de N√©bucadnetsar, il n'est pas √©tonnant qu'il f√Ľt au courant de l'histoire de son anc√™tre.

      23

      Les dieux d'argent, etc. Comparez Deutéronome 4.28 ; Psaumes 115.5 et suivants.

      Tes voies : ta destinée.

      25

      Le premier de ces trois termes est développé par les deux suivants : Ton compte est fait : tu as été pesé et livré aux briseurs.

      Mené. Forme du participe passif du verbe mena : compter. Ce terme est répété pour indiquer que le compte est bien réglé ; et de manière à former par sa répétition le premier hémistiche du vers dont les deux autres mots forment le second.

      Tekèl. Forme irrégulière du participe passif de tekal : peser, avec allusion à kalal, être léger.

      Le mot, oupharsin, est composé de la copule ou (et) et de pharsin, participe actif du verbe peras, au pluriel, les briseurs, avec allusion au nom paras, le Perse.

      26

      Ton règne ; c'est-à-dire les jours de ton règne.

      27

      Comparez Job 31.4-6.

      28

      Dans l'explication, au lieu de pharsin il y a per√®s, forme du verbe peras semblable √† tek√®l. Cette substitution de per√©s √† pharsin nous para√ģt venir √† l'appui de notre hypoth√®se (verset 8, note). Si en effet cette √©criture √©tait id√©ographique, Daniel a d√©chiffr√© d'abord un caract√®re repr√©sentant l'id√©e de compter, puis un second repr√©sentant l'id√©e de peser, enfin un troisi√®me celle de briser, qu'il rend d'abord par le participe actif les briseurs, verset 25, et ensuite par le passif, verset 28, afin d'obtenir l'assonance de per√®s (bris√©) avec paras (le Perse).

      Ta royauté a été brisée, et non ton royaume a été divisé et donné aux Mèdes et aux Perses, comme si les deux nations devaient se partager entre elles l'empire chaldéen.

      29

      29 et 30 Récompense de Daniel et chute de l'empire.

      Belsatsar espère sans doute qu'en tenant sa promesse au serviteur de Dieu, il pourra obtenir de cette divinité puissante le retrait de la sentence. Et comme Belsatsar ne trouve pas dans le contenu sinistre du message une raison de retirer ses dons, Daniel peut les accepter sans scrupules ; comparez verset 17. Il le fait sans doute en vue de l'influence qu'il est appelé à exercer encore sur les vainqueurs de la Chaldée.

      On publia. Cette proclamation peut n'avoir eu lieu que dans le palais même et devant les grands rassemblés.

      30

      Nous empruntons le récit de la prise de Babylone par Cyrus et de ses préparatifs, à un auteur moderne, racontant d'après Hérodote et Xénophon :

      Laissant un corps d'observation sous les murs de Babylone, Cyrus s'alla porter √† quelques lieues plus haut et ex√©cuta sur les bords de l'Euphrate les travaux de d√©rivation qui lui avaient si bien r√©ussi sur les bords du Gynd√®s. Il √©tablit des barrages, remit en √©tat et agrandit la r√©seau des canaux qui faisaient communiquer la rivi√®re avec les r√©servoirs √† moiti√© vides, dont la l√©gende populaire pla√ßait la construction au compte de la reine Nitocris, et se m√©nagea la facult√© de mettre √† sec, en quelques heures, la partie du fleuve qui traverse la ville. Les travaux termin√©s, il attendit pour faire √©couler l'eau le moment o√Ļ les Babyloniens c√©l√©braient une de leurs grandes f√™tes, engagea son arm√©e dans le lit √† moiti√© vide, et se glissa le long des quais √† la tomb√©e de la nuit. Si les assi√©g√©s avaient veill√© tant soit peu, ils pouvaient prendre l'arm√©e perse d'un coup de filet et la d√©truire sans qu'il en √©chapp√Ęt un seul homme : Cyrus avait compt√© sur leur n√©gligence et l'√©v√©nement donna raison √† sa t√©m√©rit√©. Il trouva les murs d√©serts, les portes ouvertes et sans gardes : les sentinelles avaient abandonn√© leur poste pour se joindre √† la f√™te. Le cri de guerre des Perses √©clata soudain au milieu des chants de f√™te¬†; la foule affol√©e se laissa massacrer sans se d√©fendre, Bel-sar-oussour p√©rit dans la bagarre, le palais royal prit feu. Au point, du jour, Cyrus √©tait ma√ģtre de la ville.
      (Maspéro, Histoire ancienne de l'Orient, page 549.)

      31

      Ce verset, d'après le texte araméen, appartient au chapitre suivant, dont il forme l'introduction.

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