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Genèse 22

    • 1

      1-2 L'ordre divin

      Après ces choses. Voir à 15.1. Le temps écoulé depuis qu'Isaac avait été sevré (chapitre 21) doit avoir été assez long, puisqu'Isaac était devenu un jeune homme capable de porter un fardeau (verset 6).

      Mit √† l'√©preuve. Le verbe que nous traduisons ainsi est celui qui est habituellement traduit par tenter. Tenter, c'est mettre √† l'√©preuve la force morale, soit afin de faire p√©cher, (c'est ainsi que tente Satan, et c'est √† ce genre d'√©preuves qu'est ordinairement appliqu√© le terme tenter), soit pour exercer cette force et l'accro√ģtre par une lutte victorieuse¬†; c'est ainsi qu'√©prouve Dieu.

      Il arrive pourtant aussi que Dieu tente de la premi√®re mani√®re, et cela par le moyen de Satan, quand il veut humilier un cŇďur orgueilleux et briser sa confiance en lui-m√™me. C'est ainsi que Dieu tente David (2Samuel 24.1), par l'interm√©diaire de Satan (1Chroniques 21.1).

      Ici, c'est un cas semblable à l'épreuve dispensée à Job : Dieu veut couronner la vie d'Abraham par un acte d'obéissance qui soit le fruit le plus glorieux de sa foi et qui en démontre, malgré toutes les fautes commises par lui, la pleine réalité.

      Et il lui dit : Abraham¬†! C'√©tait sans doute durant la nuit, car Abraham se l√®ve ensuite de bon matin pour ex√©cuter l'ordre de Dieu. Abraham conna√ģt cette voix : c'est celle qui l'a appel√© en M√©sopotamie, qui lui a dit plus tard : Je suis ton bouclier¬†; c'est celle enfin qui lui a promis son Isaac¬†; c'est la voix de son berger, la brebis la reconna√ģt. Sans cette connaissance certaine, l'ob√©issance √† l'ordre qui va suivre ne serait que du fanatisme.

      Et il r√©pondit : Me voici¬†; comme le serviteur pr√™t √† accomplir la volont√© de son ma√ģtre.

      2

      Prends ton fils... Abraham avait quitt√© sa patrie, sa famille, s'√©tait s√©par√© de Lot, le dernier repr√©sentant de sa parent√©, avait chass√© Isma√ęl, devenu cher √† son cŇďur. Isaac lui restait, le don de Dieu, le porteur des promesses, la joie de ses derniers jours. Dieu lui dit : Prends-le, lui, ton fils, et il ajoute, comme s'il voulait lui retourner le poignard dans la plaie ton unique, celui que tu aimes, et pour qu'il ne s'y trompe pas, Isaac.

      Il ne doit pas seulement se le laisser prendre par Dieu au moyen d'un accident, d'une maladie¬†; il doit le prendre et l'immoler lui-m√™me, Dieu a le droit de redemander ses propres dons, et il le fait lorsque le don menace de prendre dans le cŇďur la place du donateur. Mais il ne le fait pas par un sacrifice forc√©, car il faut que le sacrifice passe par le cŇďur et la volont√© de celui qui est appel√© √† passer par cette √©preuve¬†; la perte simplement subie n'est point encore le sacrifice.

      Au pays de Morija : le pays dont la montagne appelée Morija était le point central. Ce pays ne portait probablement. pas encore ce nom, qui ne peut guère lui avoir été donné qu'à la suite de l'événement raconté dans ce chapitre (comparez verset 14).

      Morija signifie, en effet, apparition de l'Eternel. Ce mot aura remplac√©, dans la tradition qui est √† la base de notre r√©cit, l'expression m√™me que Dieu a employ√©e en parlant √† Abraham. Ce mot ne se retrouve dans tout l'Ancien Testament que dans 2Chroniques 3.1, o√Ļ il d√©signe la colline sur laquelle fut b√Ęti le temple de J√©rusalem.

      Quelques interpr√®tes, qui n'admettent pas l'identification de ces deux localit√©s, pensent qu'il est ici question de Mor√©, pr√®s de Sichem (12.6). Mais de B√©ers√©ba, o√Ļ il habitait, Abraham n'aurait, pas pu arriver en trois jours (verset 4)¬†; jusqu'√† cet endroit qui en est √©loign√© de trente-cinq lieues, tandis qu'il pouvait fort, bien arriver dans cet espace de temps jusqu'√† la localit√© o√Ļ est situ√©e J√©rusalem, qui n'est distante de B√©ers√©ba que de vingt lieues.

      Offre-le en holocauste. Les sacrifices humains √©taient en usage chez tous les peuples environnants (Ph√©niciens, Moabites, Ammonites). Il est dit d'eux sp√©cialement qu'ils faisaient passer leurs enfants par le feu, et quand les Isra√©lites se laiss√®rent aller √† l'idol√Ętrie, ils les imit√®rent aussi sur ce point. Voir 2Rois 16.3¬†; 17.17¬†; 21.6, etc.

      Dieu ne voulait en r√©alit√© que le sacrifice int√©rieur. Mais pour que celui-ci f√Ľt s√©rieusement offert, il fallait qu'Abraham se f√Ľt montr√© pr√™t √† offrir m√™me le sacrifice ext√©rieur. Et pour que le peuple d'Isra√ęl comprit bien que le don de ses enfants r√©clam√© par son Dieu √©tait non l'immolation ext√©rieure, mais l'offrande de la reconnaissance et de la cons√©cration spirituelle, il fallait plus qu'une parole abstraite¬†; il fallait une sc√®ne vivante et √† jamais ineffa√ßable, telle que celle qui va suivre.

      Sur une montagne... Comme, lors de son premier appel √† Abraham (12.1), Dieu ne lui avait indiqu√© que la direction dans laquelle il devait marcher, se r√©servant de lui d√©signer plus tard le pays o√Ļ il devrait s'arr√™ter, il en agit de m√™me en ce moment. Ce sera peu avant le sacrifice qu'il lui en indiquera le lieu pr√©cis (versets 4 et 9).

      Ce passage suffirait √† prouver combien peu la voix de l'Eternel, dont parle si souvent l'Ecriture, peut √™tre confondue avec les inspirations de l'√Ęme religieuse. L'ordre divin √©tait diam√©tralement √† tous les sentiments du cŇďur d'Abraham.

      3

      3-14 L'obéissance d'Abraham

      Se leva de bon matin. Abraham se h√Ęte, et il a raison¬†; une fois le sacrifice clairement demand√©, chaque instant de retard est un commencement de d√©faite et ne fait qu'augmenter la difficult√© de l'ob√©issance. Il fait avec calme, sans rien oublier, les pr√©paratifs du voyage et du sacrifice. Et cette soumission est d'autant plus compl√®te qu'Abraham ne comprend pas lui-m√™me le but de Dieu dans une pareille dispensation. C'est l√† le comble de la foi : marcher en avant sans comprendre¬†; qu'on se rappelle l'ob√©issance de Geths√©man√©.

      4

      Le troisi√®me jour. Dieu le fait aller bien loin et marcher bien longtemps aux c√īt√©s de celui qu'il a mission d'immoler. Le vrai sacrifice ne doit pas √™tre l'effet d'une exaltation momentan√©e¬†; c'est l√† la diff√©rence entre le faux et le vrai d√©vouement. Celui-l√† est un feu factice qui s'√©teint d√®s que l'√©preuve se prolonge, celui-ci jette une flamme moins vive, mais plus durable.

      Vit le lieu de loin. Ce fut à ce moment sans doute que Dieu indiqua exactement le lieu choisi par lui.

      5

      Nous voulons aller..., puis revenir. Il n'y a rien d'étonnant à ce qu'Abraham ait voulu être seul dans la scène qui allait suivre. Mais comment peut-il dire qu'Isaac reviendra ? Abraham savait par la promesse divine qu'Isaac devait être le père de sa postérité par laquelle s'accomplirait le salut du monde ; et dans cette certitude de foi, il est prêt à plonger le couteau dans le sein de l'enfant, parce que la parole divine est plus certaine pour lui que le fait même de la mort.

      C'est cette solution que nous donne l'√©p√ģtre aux H√©breux (11.19) : Abraham estima que Dieu est puissant jusqu'√† ressusciter les morts¬†; c'est pourquoi aussi il recouvra Isaac par une sorte de r√©surrection.

      6

      6-7. Plus de distraction¬†; le p√®re et l'enfant sont seuls en face l'un de l'autre. Un vague, mais affreux pressentiment a-t-il travers√© l'√Ęme d'Isaac en se voyant ainsi seul, au milieu de ces appr√™ts de sacrifice, avec son p√®re, sur la figure duquel se peint le d√©chirement int√©rieur¬†? Il semble que la question d'Isaac doive faire √©clater l'√©motion du p√®re et l'explosion de sa tendresse lui √īter la derni√®re force du sacrifice. Mais non¬†; la foi l'a conduit jusque-l√†¬†; la foi le soutiendra jusqu'au bout¬†; c'est elle qui r√©pondra.

      8

      Verra à trouver, littéralement : verra pour lui. La traduction se pourvoira de n'est pas tout à fait exacte.

      Ils allaient tous deux ensemble. Cette touchante répétition (comparez verset 6), qui ressemble à un refrain, est le seul indice de l'émotion qu'éprouve l'auteur, en écrivant ce récit d'une si parfaite simplicité.

      9

      Il lia Isaac son fils. Isaac ne résiste pas : empire saisissant d'un père pieux sur son enfant ! C'est parce qu'Abraham obéit ainsi à Dieu, qu'Isaac obéit ainsi à Abraham. Mais il y a plus : Isaac ne se plaint même pas ; Dieu ne permet pas qu'Abraham soit tenté au-delà de ses forces. Il n'y a qu'un Père qui puisse entendre ce cri d'angoisse de son enfant : Père! que cette coupe passe loin de moi ! et continuer le sacrifice.

      10

      Jusque-l√†, mais pas plus loin, dit Dieu √† l'√©preuve. Ce qu'il voulait, ce n'√©tait pas le sang d'Isaac, c'√©tait le cŇďur d'Abraham, et ce cŇďur, il l'a obtenu en plein.

      11

      Me voici : toujours la même réponse : à Dieu (verset 1), à Isaac (verset 7), à l'ange de l'Eternel. C'est le mot de la résignation : il est prêt.

      12

      Et l'ange dit. Dieu est satisfait, car il n'est pas un Moloch ou un Baal. La consommation du sacrifice, c'est pour lui-même qu'il la réserve.

      Maintenant je sais. L'acte d'Abraham vient de prouver qu'il n'y a rien qu'il ne soit capable de donner à son Dieu.

      Tu ne m'as pas refusé. L'ange de l'Eternel parle comme étant l'Eternel lui-même. Saint Paul fait certainement allusion à cette parole de l'ange dans Romains 8.32. Le sacrifice de Dieu en Golgotha doit prouver à l'homme ce que celui d'Abraham a prouvé à Dieu : c'est qu'il n'y a rien que Dieu n'ait la volonté et le pouvoir de lui donner.

      13

      Mais le feu et le couteau ne doivent pas avoir √©t√© apport√©s en vain. Il y a dans le cŇďur d'Abraham un torrent de reconnaissance qui demande √† s'√©pancher mieux qu'en paroles¬†; il lui faut un sacrifice d'actions de gr√Ęces exprimant la cons√©cration toute nouvelle qu'il fait √† Dieu de lui-m√™me, d'Isaac et de tout ce qu'il a.

      C'√©tait l√† le sens des sacrifices qui portaient le nom d'holocaustes et dans lesquels la victime √©tait compl√®tement br√Ľl√©e. Dieu lui-m√™me trouve dans ce lieu d√©sert la victime destin√©e √† remplacer sur le b√Ľcher d√©j√† dress√© celle qu'Abraham s'√©tait pr√©par√© √† immoler.

      14

      L'Eternel verra (J√©hova Jir√©). Nous traduisons ici litt√©ralement le m√™me mot que nous avons d√Ľ rendre au verset 8 par : verra √† trouver. Le sens est : Dans tous les cas qui pourront se rencontrer, l'Eternel verra le besoin et saura trouver le moyen d'y r√©pondre comme il l'a fait cette fois.

      De l√† le proverbe populaire usit√© au temps de l'auteur : Sur la montagne de l'Eternel, il (l'Eternel) sera vu, ce qui √©quivaut au nom qu'Abraham vient de donner √† ce lieu, en ce sens que, o√Ļ Dieu intervient pour secourir (voit) il est aussi vu lui-m√™me. Cela s'applique d'abord √† la montagne o√Ļ Abraham a fait le premier cette exp√©rience et sans doute aussi √† la montagne du temple, o√Ļ l'Eternel ne cessait de se manifester.

      Il est clair qu'il n'y a rien √† conclure de cette application √† la montagne du temple pour le temps o√Ļ tout ce r√©cit a √©t√© compos√©, puisque cette notice a pu √™tre intercal√©e post√©rieurement, pour √©tablir le rapprochement entre la colline du sacrifice et celle du temple.

      Nous avons renoncé à la traduction habituelle : sera pourvu, parce que le passif du verbe rad (voir) n'a jamais ce sens en hébreu.

      C'est probablement de l'ensemble des idées exprimées dans ce verset qu'on a tiré plus tard le nom de Morija (apparition de l'Eternel). Comparez verset 2.

      15

      15-19 Le serment divin

      L'ange prend la parole une seconde fois : il veut couronner la vie de foi d'Abraham par une bénédiction suprême.

      16

      J'ai juré par moi-même. Le Pentateuque fait fréquemment allusion à ce serment (Genèse 24.7 ; 26.3 ; 50.24 ; Exode 13.5, 11 ; Exode 33.1, etc.) car c'est là un fait unique dans l'histoire du règne de Dieu.

      L'√©p√ģtre aux H√©breux fait ressortir aussi la diff√©rence entre les simples promesses de Dieu faites jusqu'alors et son serment (H√©breux 6.17). D√©sormais, quoi qu'il arrive, la promesse tiendra bon et aboutira, f√Ľt-ce apr√®s de longs si√®cles, √† sa pleine r√©alisation dans la post√©rit√© d'Abraham. Comparez Romains 11.29

      17

      Les trois traits de la promesse que nous avons retrouvés à travers toute l'histoire d'Abraham sont relevés et réunis ici avec une solennité particulière : une, postérité nombreuse comme les étoiles du ciel (15.5), comme le sable de la mer (13.16) ; cette postérité possédant la porte de ses ennemis c'est-à-dire occupant leurs villes, ce qui équivaut ici à la promesse de la conquête de Canaan (13.14-15) ; enfin cette postérité jouissant d'une bénédiction si grande que tous les peuples se béniront en se souhaitant mutuellement d'y participer (comparez 12.3).

      Voilà ce que Dieu promet une dernière fois, en engageant par serment sa propre personne, parce qu'il ne peut donner une garantie plus grande de sa parole. Abraham a ainsi donné sa postérité pour la retrouver au centuple.

      19

      Il habita à Béerséba. Comparez 21.34, note.

      20

      20-24. Avec le r√©cit du sacrifice d'Isaac, l'auteur de la Gen√®se a atteint le but qu'il se proposait en racontant la vie d'Abraham¬†; il a montr√© le d√©veloppement de la foi du patriarche jusqu'au moment o√Ļ par cet acte d'ob√©issance supr√™me elle est parvenue √† son apog√©e. Des ann√©es qui suivront, il ne nous rapportera que quelques faits isol√©s. Les d√©tails qu'il va nous donner sur la famille de Nachor ont pour but de pr√©parer le r√©cit du chapitre 24.

      Après ces choses. Voir 15.1, note. Plusieurs des noms indiqués dans les versets, suivants se retrouvent comme noms de tribus soit chez les auteurs anciens, soit dans la Bible.

      21

      Uts, Voir 10.23, note. Cette tribu ne devait pas être homogène, on y trouvait des descendants d'Aram et des descendants de Thérach, qui s'étaient amalgamés de manière à former une tribu distincte.

      Buz. Nom d'une tribu arabe voisine du pays d'Edom. Comparez Jérémie 25.23. Elihu, l'un des amis de Job, appartenait à cette tribu (Job 32.2). Les inscriptions assyriennes parlent d'un pays de Bazou, dans la partie septentrionale de l'Arabie.

      Kémuel, inconnu.

      Père d'Aram. Aram est probablement ici le nom de l'une des nombreuses tribus qui formaient la race araméenne. Comparez 10.22, note.

      22

      Késed, père non pas des Kasdim (Chaldéens) bien connus dans l'histoire mais seulement des Chaldéens de Job 1.17, qui semblent avoir été une tribu de bédouins pillards.

      Haz√ī. Les inscriptions assyriennes parlent d'un pays de Hazou, qui devait se trouver dans l'Arabie septentrionale.

      Pildas. Inconnu. On a retrouvé le mot Pildasou comme nom d'homme dans des inscriptions nabatéennes.

      Jidlaph. Inconnu.

      B√©thuel : certainement nom d'un individu plut√īt que d'une tribu (chapitre 24).

      Les versets 23 et 24 ne rentrent pas dans le rapport fait à Abraham (verset 20) ; c'est une notice ajoutée par l'auteur. En effet, au chapitre 24, Abraham semble ignorer l'existence de cette fille de Béthuel.

      23

      D'après ce verset, on voit bien que le but de ce morceau est de préparer le récit du chapitre 24.

      24

      Tébach. On retrouve en Syrie et en Mésopotamie plusieurs noms de villes qui rappellent celui de Tébach, sans que nous sachions s'il faut l'identifier avec l'un ou l'autre de ces noms. Voir en particulier 1Chroniques 18.8, et le passage parallèle 2Samuel 8.8.

      Gaham. Inconnu.

      Thahas. Inconnu ; il est peu probable qu'on puisse l'identifier avec Atahas, ville mentionnée par un auteur ancien au nord-ouest de Nisibis en Mésopotamie.

      Maaca, appelé ailleurs Aram-Maaca (1Chroniques 19.6), est le nom d'une tribu araméenne qui, d'après Deutéronome 3.14 et Josué 12.5 doit avoir habité dans le voisinage du Hermon.

      Remarquons que Nachor a douze fils, comme Isma√ęl (25.16) et Jacob (35.22). On a conclu de cette co√Įncidence que nous n'avons ici qu'une combinaison l√©gendaire marquant le moment o√Ļ la famille devient un peuple. Cependant certains d√©tails propres √† l'une ou l'autre de ces trois traditions semblent indiquer que nous avons affaire √† des donn√©es historiques positives. C'est ainsi que les douze fils d'Isma√ęl proviennent d'une seule m√®re, tandis que ceux de Nachor sont les enfants de deux m√®res, et ceux de Jacob de quatre m√®res diff√©rentes.

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