Campagne collectif missionnaire

1 Corinthiens 13.2

Les dons de proph√©tie, de science et de foi, (1Corinthiens 12.8-10, note) sans la charit√©, ne trouvent pas gr√Ęce aux veux de l'ap√ītre, non plus que le don des langues.

"Il para√ģt impossible de poss√©der ces dons, et cela au plus haut degr√© (toute la connaissance, toute la foi), sans la charit√©. Dirons-nous que l'ap√ītre a pr√©cis√©ment voulu supposer l'impossible, afin de relever d'autant plus la valeur de la charit√©¬†? Les termes de l'original sont contraires √† cette interpr√©tation (Tous les verbes sont √† un temps positif avec quand ou si, et non au conditionnel, comme nos versions sont forc√©es de les rendre.) Nous devons plut√īt avouer que, bien que contre nature, une telle s√©paration de ce qui para√ģt ins√©parable n'est que trop possible. Le p√©ch√© a jet√© dans l'homme un tel d√©saccord, qu'il peut s'√©tablir un complet divorce entre la t√™te et le cŇďur, de sorte qu'alors la force divine se maintient et se manifeste dans l'intelligence et m√™me dans la volont√©, tandis que l'inclination la plus intime du cŇďur s'est d√©j√† d√©tourn√©e de lui, et ne puise plus l'amour √† sa vraie source. C'est cette triste exp√©rience que l'ap√ītre d√©peint avec de vives couleurs, afin de mettre au jour la nature de la charit√©, qui donne seule √† tous les faits religieux la v√©rit√©, la vie, l'harmonie." Olshausen.

Balaam est un exemple frappant de la proph√©tie sans la charit√©. (Nombres 22) Quant √† la connaissance sans la charit√©, voir les remarquables paroles de l'ap√ītre, 1Corinthiens 8.1,3. La foi ici (comme 1Corinthiens 12.9) n'est pas celle qui est imput√©e √† justice, (Romains 4.5 et suivants) qui nous unit au Sauveur, et nous rend participants de Christ tout entier¬†; car une telle foi est ins√©parable de la charit√©.

Il s'agit ici d'un don (charisme), comme celui des langues ou des miracles, et cette foi, quoiqu'elle ne soit pas absolument différente de l'autre, du moins dans son principe, ne saisit guère comme son objet que la toute-puissance de Dieu, dont elle s'empare, et, par elle, se rend possible l'impossible, jusqu'à transporter les montagnes. (Comparer Matthieu 17.20)

Ceci trouvait surtout son application dans l'√©tat de l'Eglise de Corinthe, au milieu de la fermentation des dons extraordinaires, o√Ļ l'humain se m√™lait d'une mani√®re √©trange au divin. Mais de tout temps une foi tr√®s forte peut exister sans la charit√©, t√©moin le fanatique qui pers√©cute avec sinc√©rit√©, ou qui devient lui-m√™me martyr de son erreur.


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      15 Balaam pronon√ßa son oracle¬†: ¬ę¬†D√©claration de Balaam, fils de Beor, d√©claration de l'homme qui a l'Ňďil ouvert,
      16 déclaration de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui possède la connaissance du Très-Haut, de celui qui discerne la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s'ouvrent.
      17 ¬Ľ Je le vois, mais non pour maintenant, je le contemple, mais non de pr√®s¬†: un astre sort de Jacob, un sceptre s'√©l√®ve d'Isra√ęl. Il transperce les flancs de Moab et renverse tous les descendants de Seth.
      18 Il se rend ma√ģtre d'Edom, il se rend ma√ģtre de S√©ir, ses ennemis. Isra√ęl manifeste sa force.
      19 Celui qui sort de Jacob r√®gne en souverain, il fait mourir ceux qui s'√©chappent des villes.¬†¬Ľ
      20 Balaam vit Amalek et il pronon√ßa son oracle¬†: ¬ę¬†Amalek est la premi√®re des nations, mais un jour il sera d√©truit.¬†¬Ľ