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2 Thessaloniciens 2

    • 1 Chapitre 2.

      1 √† 12 Le retour de Christ n'est pas imminent¬†; l'homme de p√©ch√© doit para√ģtre auparavant.

      Cette r√©union √©ternelle de tous les rachet√©s de Christ avec lui (2Thessaloniciens 1.10¬†; 1Thessaloniciens 4.17¬†; comparez Matthieu 24.31) a √©t√© d√©j√† l'objet d'une instruction de l'ap√ītre dans la premi√®re √©p√ģtre. (1Thessaloniciens 4.13 et suivants¬†; 1Thessaloniciens 5.1 et suivants)

      Paul revient √† ce sujet et s'efforce de compl√©ter son enseignement par des vues proph√©tiques sur l'avenir de l'Eglise de Christ. Il para√ģt que cela √©tait devenu n√©cessaire par le fait de quelques hommes mal √©claires ou t√©m√©raires qui sur ce point troublaient les √Ęmes (verset 3)

      2 Les uns comprennent par entendement le sentiment, la pens√©e des Thessaloniciens, leur mani√®re d'envisager la question √† la suite des instructions de l'ap√ītre, avant qu'on les e√Ľt √©branl√©s. D'autres, avec plus de raison, prennent ce mot dans son sens naturel, comme facult√© de l'√Ęme¬†: "Ne vous laissez pas emporter loin de votre raison, de votre bon sens." (Comparer verset 3)

      Grec : "esprit," c'est-à-dire par quelque membre de l'Eglise parlant ou prétendant parler sous l'inspiration du Saint-Esprit, avoir le don de prophétie, par exemple. Toutes ces manifestations particulières, Paul le répète souvent, ne devaient point être reçues avec une confiance aveugle, mais être soigneusement éprouvées d'après l'enseignement apostolique et par l'Esprit de Dieu lui-même agissant au sein de l'Eglise entière. (1Corinthiens 14.32,37 ; 1Thessaloniciens 5.20,21, note ; comparez 1Jean 4.1)

      Paul savait, para√ģt-il, qu'on avait fait circuler dans l'Eglise quelque lettre qu'on lui attribuait¬†; sans cela, on ne comprendrait pas qu'il e√Ľt eu la pens√©e de donner cet avertissement. Cette lettre √©tait probablement anonyme¬†; si son auteur l'avait faussement sign√©e du nom de l'ap√ītre, celui-ci protesterait avec plus de vivacit√©. Dans notre √©p√ģtre, Paul prend ses pr√©cautions pour que semblable erreur ne puisse se reproduire. (2Thessaloniciens 3.17)

      Ce mot de notre part (Grec : "comme de nous") peut se rapporter aussi bien à la parole qu'à la lettre, l'une et l'autre faussement attribuées à Paul. Mais une parole peut désigner aussi quelque discours fallacieux tenu par un membre de l'Eglise.

      Il ne faut pas traduire¬†: "√©tait proche," car tous les enseignements du Nouveau Testament, tant de J√©sus-Christ que de ses ap√ītres, annoncent comme proche le jour du Seigneur, c'est-√†-dire sa seconde venue pour le jugement du monde et l'√©tablissement final de son r√®gne. (1Thessaloniciens 5.2, note¬†; 1Thessaloniciens 4.15, note.)

      C'est de ce jour que Paul parle ici ; mais on troublait les esprits à Thessalonique en voulant lever témérairement le voile que le Sauveur avait, à dessein, laissé sur l'époque de son retour, on fixait cette époque par de vains calculs, on disait : "le jour de Christ est là," et on abandonnait les devoirs journaliers de sa vocation, pour vivre d'une manière contraire à tout bon ordre. (2Thessaloniciens 3.6 suivants)

      - C'est le sujet des instructions qui suivent.

      3 Bien que ce mot signifie, dans la langue originale, toute défection d'un parti politique, et que son sens religieux soit secondaire, il est évident, d'après l'ensemble de la prophétie suivante, (versets 3-12) qu'il indique ici une infidélité ou une révolte morale contre Dieu et la vérité de Dieu.
      4 Grec : "qu'il est Dieu."

      Le texte reçu porte : "s'asseoir, comme Dieu, dans le temple de Dieu." Les deux mots soulignés ne sont pas authentiques.

      - Avec toute l'Ecriture (comparez surtout Matthieu 24 1Timothée 2.1 et suivants ; 1Jean 4.1 et suivants ; Apocalypse 13 et Apocalypse 17), Paul annonce que le règne de Dieu sur la terre, l'Eglise de Jésus-Christ en particulier, n'atteindront point la perfection qui leur est promise, par un paisible développement au sein de notre humanité déchue, mais que le retour de Christ (verset 2) sera précédé d'un temps redoutable d'opposition et d'apostasie.

      Par cette apostasie, on ne peut pas entendre quelque défection ou révolte universelle dans le monde et en dehors de l'Eglise. (verset 3, note.) Tout au moins est-on forcé d'admettre que celui qui en sera le chef aura la prétention de se substituer à toute autre autorité, à celle de Dieu lui-même. (verset 4)

      Ce temple de Dieu dans lequel il ira s'asseoir pour y √©tablir sa domination, ne peut pas √™tre le temple de J√©rusalem, qui existait bien encore, quand Paul √©crivait mais qui √©tait loin d'avoir pour lui l'importance qu'il attribue √† ce si√®ge de la d√©fection, et qui en aurait eu bien moins encore pour les pa√Įens convertis auxquels il adresse cette instruction. Il a en vue le temple spirituel, la maison de Dieu en esprit, l'Eglise. (Comparer 1Corinthiens 3.16¬†; 2Corinthiens 6.16¬†; Eph√©siens 2.21¬†; 1Pierre 2.5)

      Cette apostasie sera donc dans l'Eglise, et elle aura un chef, que l'ap√ītre nomme l'homme du p√©ch√©, le fils de la perdition. On ne peut pas g√©n√©raliser ces termes de mani√®re √† n'y voir que l'apostasie elle-m√™me, pour ainsi dire personnifi√©e. Les noms donn√©s √† l'homme de p√©ch√©, l'action qui lui est attribu√©e, montrent que Paul entend d√©signer une personne, un individu dans lequel viendra s'incarner la m√©chancet√©, la r√©volte contre Dieu, "le myst√®re d'iniquit√©." (verset 6) Et cela est tout √† fait conforme √† l'exp√©rience, constamment renouvel√©e dans l'histoire¬†: les tendances d'un si√®cle atteignent toujours leur point culminant dans un homme qu'elles ont produit, qui est leur fils¬†; mais lui, √† son tour, les exprime, les repr√©sente, les domine, pour en faire la p√Ęture de son √©go√Įsme, le pi√©destal de son orgueil.

      - Jusqu'ici, tout est simple et facile dans l'interprétation de cette prophétie. Mais qui est le personnage historique dans lequel elle sera accomplie ? C'est sur cette question difficile que les vues se divisent à l'infini. Il faut remarquer, d'abord, que toute interprétation qui place l'accomplissement unique et absolu dans le passé ne saurait être vraie, puisque le chef de l'apostasie, "l'inique," subsistera encore à la venue du Seigneur, qui le "détruira par le souffle de sa bouche." (verset 8)

      Ainsi sont écartées les applications à la révolte des Juifs contre les Romains, à l'empire romain lui-même ou à tel de ses empereurs, aussi bien qu'à Mahomet, etc.

      On a cherch√© ailleurs et dans l'Eglise m√™me l'accomplissement de cette proph√©tie. D√®s le moyen √Ęge, les hommes s√©rieux qui faisaient opposition de la supr√©matie de l'Eglise de Rome virent dans le pape lui-m√™me l'Ant√©christ ici pr√©dit, et cette opinion se r√©pandit au XVIe si√®cle dans les Eglises de la R√©forme. L'apostasie de la vraie foi, alors si g√©n√©rale dans l'Eglise romaine¬†; l'abandon complet des saintes √Čcritures, obstin√©ment soustraites √† la connaissance du peuple¬†; l'arbitraire imp√©rieux avec lequel le pape substituait son autorit√© √† celle de la Parole de Dieu, ses d√©crets aux volont√©s de Dieu r√©v√©l√©es dans cette Parole¬†; sa pr√©tention de dominer comme "repr√©sentant de Dieu" et comme "Dieu sur la terre," non seulement sur la chr√©tient√© enti√®re, mais sur tous les royaumes du monde dont les princes devaient tenir de lui seul leur pouvoirs¬†; l'usage √©tabli que le pape s'assied sur l'autel, lors de son intronisation, et que ses cardinaux qui l'entourent se prosternent devant lui¬†; les "miracles de mensonge" (verset 9) auxquels l'Eglise romaine a eu recours pour affermir son autorit√©¬†: tout cela, et tant d'autres traits encore, pouvait assur√©ment donner aux r√©formateurs la pens√©e que le myst√®re d'iniquit√© √©tait accompli, et l'on comprend qu'ils ne cherchassent plus √† notre proph√©tie d'autre interpr√©tation.

      Aujourd'hui toutefois, beaucoup d'excellents ex√©g√®tes, sans d√©clarer fausse cette application, la trouvent trop absolue et trop exclusive. Ils y objectent que le myst√®re d'iniquit√© "agissait d√©j√†" (verset 7) quand l'ap√ītre √©crivait, ce qui ne peut pas s'entendre de l'Eglise de Rome qui √©tait √† peine fond√©e, si m√™me elle l'√©tait¬†; que le signe principal de l'Ant√©christ c'est de nier le P√®re et le Fils, (1Jean 2.22) tandis que l'Eglise de Rome les confesse¬†; que "l'homme de p√©ch√©" ne peut pas √™tre une charge comme la dignit√© papale, ni une succession d'hommes, mais un homme, etc.

      Pour ces raisons, les mêmes interprètes, sans nier que le papisme n'ait été "la plus épouvantable manifestation de la puissance de l'Antéchrist dans l'Eglise chrétienne," portent plus loin leurs regards pour découvrir la réalisation finale, selon eux, de la prophétie de Paul.

      "Dans les temps m√™mes de sa plus profonde d√©ch√©ance, dit Gerlach, la papaut√© remplissait la chr√©tient√© d'une fausse adoration de Dieu, elle ne s'√©levait pas au-dessus de toute adoration¬†; tandis que de nos jours on a vraiment commenc√© √† c√©l√©brer un culte dont l'humanit√© est le seul Dieu et le seul objet d'adoration. Un grand nombre s'attendent √† ce que l'Eglise chr√©tienne, absorb√©e par l'√Čtat, se r√©soudra compl√®tement dans les royaumes de la terre. Toutes ces tendances pr√©parent les voies √† la pleine r√©v√©lation de l'homme du p√©ch√©."

      Les attaques contre les fondements de la foi chrétienne, qui ont une portée plus étendue et plus profonde que jamais auparavant, et sont accueillies par les applaudissements d'une multitude dont le dieu de ce siècle a aveuglé l'entendement, sont aussi des signes de la manifestation de l'Antéchrist tels que le papisme, dans sa plus grande puissance, ne les a jamais présentés. Maintenant, il ne manque plus qu'une chose : que ces puissances d'iniquité s'unissent ; qu'un homme assez bien doué et assez habile pour s'en emparer, paraisse, que la foule aveugle le proclame le représentant de l'esprit du siècle, et l'événement prédit sera accompli.

      - Que faut-il conclure de ces vues diverses¬†? Que toutes ont leur part de v√©rit√©¬†; que la proph√©tie de l'ap√ītre a, comme toute proph√©tie, son accomplissement graduel¬†; qu'il y a plusieurs ant√©christs (1Jean 2.18) et des forces infiniment diverses qui leur appartiennent¬†; que le dernier, le plus puissant de tous, r√©unira toutes ces forces sous sa domination avant d'√™tre "d√©truit par le Seigneur et par son av√®nement."

      Ce qu'il sera, sous quelles formes et par quels moyens il réalisera sa puissance, ce sont là des questions auxquelles il faut savoir répondre : Je ne sais pas.

      Mais ce qui importe, c'est de recueillir l'avertissement sans cesse répété par le Sauveur quand il jetait un regard prophétique sur l'avenir : Veillez !

      5 Ainsi, d√©j√† en pr√™chant l'Evangile √† Thessalonique, l'ap√ītre avait donn√© des instructions concernant l'avenir. L'avait-il fait en s'appuyant sur des proph√©ties de l'Ancien Testament, et en particulier sur Daniel 11.36 et suivants, o√Ļ il avait pu trouver, dans une pr√©diction relative √† Antiochus Epiphane, le profanateur du temple de J√©rusalem, un prototype de l'Ant√©christ¬†?

      Nous avons fait remarquer, dans la note précédente, qu'on ne saurait identifier le temple de Dieu avec le temple de Jérusalem. Cependant plusieurs interprètes de notre passage croient y voir une allusion à cette prophétie, dont le dernier et entier accomplissement serait encore réservé à l'avenir.

      6 Grec : "Ce qui retient" ou "ce qui fait obstacle à l'avènement de l'Antéchrist."

      Les Thessaloniciens le savaient, parce que l'ap√ītre le leur avait dit¬†; nous, nous ne le savons pas.

      L'ex√©g√®se n'a absolument que des conjectures sur ce trait de notre proph√©tie. Les P√®res de l'Eglise pensaient que l'ap√ītre avait en vue l'empire romain ou le chef de cet √©tat, et s'expliquaient ainsi pourquoi Paul emploie d'abord un nom neutre (CE qui retient), puis un nom masculin (CELUI qui retient). (verset 7)

      Au moyen √Ęge, la lutte des empereurs contre la papaut√© confirmait cette opinion, et aujourd'hui encore beaucoup d'interpr√®tes l'adoptent¬†; ils estiment que celui qui retient, c'est le pouvoir de l'√©tat, soit qu'ils continuent √† voir l'Ant√©christ dans le papisme, soit qu'ils le cherchent dans quelque manifestation future de la puissance des t√©n√®bres. "Quand ce dernier appui de l'ordre et de la morale publique aura disparu, disent-ils, quand quelque dominateur de l'esprit du si√®cle √©tant parvenu au pouvoir, se servira des armes de l'autorit√© pour atteindre son but, alors tout ce qui retient encore l'homme de p√©ch√© sera √īt√©, et la proph√©tie de l'ap√ītre sera accomplie."

      - Calvin entend par ce qui retient le conseil de Dieu, qui veut qu'avant le triomphe momentan√© de l'Ant√©christ l'Evangile soit annonc√© √† toutes les nations. Cette interpr√©tation serait admissible et m√™me tr√®s telle, s'il ne s'agissait que de ce qui retient¬†; mais celui qui retient (verset 7) serait Dieu m√™me¬†; on ne peut l'admettre, puisque cet obstacle doit √™tre "√īt√© du milieu." (verset 7)

      Remarque¬†: la raison qui selon Bonnet emp√™che que celui qui retient ne d√©signe Dieu, s'applique pareillement au Saint-Esprit dont il ne peut pas non plus √™tre dit qu'il doive √™tre mis de c√īt√©. Assez t√īt dans l'histoire certains √©mirent l'hypoth√®se que les dons du Saint-Esprit emp√™chaient l'apparition de l'impie. Orig√®ne r√©fute cette id√©e¬†: "s'il s'agissait du Saint-Esprit, Paul le dirait". Effectivement, la fa√ßon dont Paul s'exprime montre qu'il ne d√©sire pas √©crire ouvertement quels sont cette puissance et ce personnage qui retiennent. Toute explication qui ne rend pas compte de sa r√©ticence ne saurait √™tre la bonne. R√©cemment certains ont propos√© que le retenant soit l'archange Mica√ęl¬†; mais on ne voit toujours pas pourquoi Paul ne le nommerait pas clairement. Fr√©d√©ric Godet nous met sur la voie en soulignant que Paul √©tait persuad√© de l'origine juive du faux-messie √† venir. On comprend dans ce sens qu'il parle en termes couverts afin de ne pas provoquer ceux qui l'avaient fait arr√™ter, pr√©cis√©ment √† Thessalonique, et dont il souffrait encore pr√©sentement √† Corinthe. Le pouvoir et la personne auxquels Paul fait allusion, auraient √©t√©, de son temps, l'empire romain et son repr√©sentant qui comprimaient alors la r√©volte du peuple juif. C'√©tait l√† l'id√©e g√©n√©rale des premiers commentateurs. Cette explication tient elle encore, apr√®s la destruction du temple, la diaspora, puis le retour des juifs dans leur pays¬†? Oui si l'on s'attend √† ce qu'Isra√ęl, qui pour l'heure n'est qu'une petite nation controvers√©e, devienne brusquement, √† la surprise g√©n√©rale, la premi√®re puissance mondiale. (CR)

      7 Paul, comme Jean, (1Jean 2.18,19) voit dans les erreurs et les souillures qui se glissaient alors déjà au sein des Eglises le commencement de l'action de l'Antéchrist. (Comparer verset 2, dernière note ; 1Thessaloniciens 4.15, note.)

      - Il nomme ce mal un myst√®re, parce qu'il est cach√© dans les profondeurs du monde moral, comme le bien qui est cach√© en Dieu et dans le cŇďur des fid√®les s'appelle le "myst√®re de pi√©t√©." Aussi la manifestation de ce myst√®re d'iniquit√© sera-t-elle une r√©v√©lation. (versets 3-6)

      - Alors appara√ģtra dans sa hideuse puissance l'iniquit√© ou l'ill√©galit√©, qui comprend tout ce qui est oppos√© √† la loi de Dieu.

      Grec¬†: "Seulement celui qui le retient pr√©sentement (le retiendra) jusqu'√† ce qu'il soit √īt√© du milieu," enlev√©, qu'il cesse de faire obstacle. C'est ce dernier mot qui s'oppose surtout √† l'opinion de Calvin cit√©e ci-dessus. Car si m√™me on pr√©tendait qu'il signifie seulement que Dieu cessera de retenir la manifestation du mal, luim√™me ne peut √™tre √īt√©, dispara√ģtre, cesser de r√©gner.

      Remarque¬†: Bonnet ne parle pas de la supposition que celui qui retient soit le Saint-Esprit dans l'Eglise, parce qu'√† son √©poque cette id√©e n'avait pas la popularit√© que lui ont donn√©e les milieux dispensationalistes de la premi√®re moiti√© du vingti√®me si√®cle. Elle revient √† dire que la pr√©sence de l'Eglise sur terre emp√™che la manifestation de l'Ant√©christ. Outre qu'il serait inexplicable que Paul ne l'e√Ľt pas dit s'il l'avait su, cette explication est absolument contredite par le but m√™me de son √©p√ģtre¬†: rappeler aux Thessaloniciens que notre r√©union avec le Seigneur ne peut avoir lieu avant qu'on ait vu para√ģtre l'homme impie. Les nombreuses contorsions qui ont √©t√© imagin√©es pour √©chapper √† ce fait sont indignes de tout ex√©g√®te s√©rieux. L'argument souvent avanc√© que l'Eglise, comme le sel dans les aliments, emp√™cherait la corruption du monde, n'a √©videmment aucun poids face au d√©veloppement actuel du mal. La pr√©sence m√™me du Seigneur sur terre n'a pas emp√™ch√© l'apparition du fils de la perdition qui l'a livr√©¬†; c'est bien plut√īt la pr√©sence de la saintet√© qui exacerbe le mal. (CR)

      8 C'est-à-dire "celui qui est sans loi," parce qu'il s'élève au-dessus de toutes les lois divines et humaines, (verset 4) prétendant lui-même être la loi souveraine de l'humanité

      Ces mots le souffle de sa bouche (emprunt√©s √† Esa√Įe 11.4) signifient sa Parole rendue toute-puissante par son Esprit. (Souffle et esprit s'expriment par le m√™me mot en h√©breu et en grec.)

      Mais l'action de cette Parole qui d√©truira l'inique, co√Įncide avec le glorieux retour de Christ pour le jugement du monde¬†; et il suffira de son av√®nement (Grec¬†: "l'apparition de sa pr√©sence") pour an√©antir toute la puissance de l'adversaire. C'est l√† la consolation de l'Eglise¬†!

      9 Il ne s'agit pas seulement de faux miracles, de récits légendaires et apocryphes jetés à la superstition de la multitude ignorante ; mais encore d'actes réels de puissance, de signes, de prodiges accomplis par l'efficace de Satan. (Comparer Matthieu 24.24)

      Le mensonge consiste pr√©cis√©ment en ce que, tandis que ces signes donnent au m√©chant l'autorit√© d'un envoy√© de Dieu, ils proc√®dent du prince des t√©n√®bres, et contribuent √† plonger ceux qu'ils s√©duisent plus profond√©ment encore dans l'ab√ģme d'erreur o√Ļ ils √©taient d√©j√†. (versets 10,11)

      10 La séduction de l'injustice a prise sur ceux qui périssent dans leur endurcissement, sur eux seuls, et la raison en est qu'ils n'ont pas reçu (accepté) l'amour de la vérité pour être sauvés.

      La v√©rit√© divine sauve ceux qui l'aiment, comme le mensonge perd ceux qui s'y adonnent, parce que l'un et l'autre de ces attachements constitue tout un √©tat d'√Ęme. (verset 12)

      L'amour de la v√©rit√©, cet √©tat d'√Ęme qui nous dispose √† l'accueillir, ne nous est pas naturel¬†; nous devons le recevoir de Dieu qui cr√©e en nous un cŇďur nouveau. (2Corinthiens 3.14,15¬†; Eph√©siens 3.16-19)

      12 Ces trois versets (versets 10-12) renferment tous les mystères de la perdition.

      Ces hommes, dont parle l'ap√ītre, ayant pr√©f√©r√© le mensonge √† la v√©rit√©, ayant pris plaisir √† l'injustice, tombent sous un jugement de Dieu qui consiste non seulement √† permettre qu'ils croient au mensonge, mais √† leur envoyer une efficace d'erreur, un esprit d'aveuglement, pour qu'ils y croient toujours plus. (Comparer Romains 1.24, note, Romains 1.26-28)

      Jugement d'autant plus terrible qu'on ne le sent pas, qu'on s'en glorifie même !

      13 13 √† 17 Actions de gr√Ęces et pri√®re de l'ap√ītre.
      14 Ce regard proph√©tique que l'ap√ītre vient de jeter sur l'avenir, et en particulier sur le redoutable jugement de Dieu, (versets 10-12) lui fait √©prouver le besoin de rassurer les fid√®les, en leur donnant le beau et doux titre de bien-aim√©s du Seigneur, en leur rappelant sur quel in√©branlable fondement repose leur salut, en les exhortant √† y demeurer fermes, et enfin, en faisant des vŇďux ardents pour que Dieu lui-m√™me les console et les fortifie. (versets 13-17) C'est ainsi que, √† la vue des ravages exerc√©s par la puissance des t√©n√®bres, l'enfant de Dieu, sachant sa faiblesse, se sent press√© de se r√©fugier dans les bras de son Dieu Sauveur.

      En pr√©sence du danger l'ap√ītre rend gr√Ęces √† Dieu de ce qu'il en a pr√©serv√© les chr√©tiens de Thessalonique¬†:

      1¬į par leur √©lection pour le salut d√®s le commencement¬†; (comparez Eph√©siens 1.4¬†; 3.9-11)

      2¬į par l'Ňďuvre du Saint-Esprit en eux¬†;

      3¬į par la foi qu'il leur a donn√©e en la v√©rit√©, tandis que tant d'autres croient au mensonge¬†; (versets 9-11)

      4¬į par la vocation efficace qu'il leur a adress√©e dans l'Evangile, (1Thessaloniciens 5.24, note) et dont la derni√®re fin sera l'acquisition de la gloire de J√©sus-Christ, qu'il partagera avec tous ses rachet√©s, comme leur Fr√®re a√ģn√©. (Jean 17.22)

      15 Grec : "Les traditions." (Voir sur ce mot 1Corinthiens 11.2, note.)

      Soit par ce mot, soit par le verbe qui en d√©rive, (1Corinthiens 11.23) l'ap√ītre entend les enseignements ou les v√©rit√©s qu'il a transmises aux Eglises par la pr√©dication de l'Evangile. (Voir la note suivante.)

      Par notre parole, quand il √©tait √† Thessalonique¬†; par notre lettre, c'est-√†-dire par la premi√®re √©p√ģtre. Cette simple remarque de l'ap√ītre peut servir √† r√©futer deux erreurs oppos√©es¬†: l'une qui consiste √† ne pas attribuer la m√™me autorit√© √† la parole des ap√ītres qu'√† leurs √©crits¬†; l'autre qui pr√©tend, aujourd'hui encore, devoir compl√©ter les √©crits apostoliques par des traditions orales qui n'existent plus nulle part. La premi√®re de ces erreurs vient d'une id√©e fausse de l'inspiration, la seconde est un moyen habile de substituer l'autorit√© d'une Eglise √† celle de la Parole de Dieu.

      17 Ces douces paroles de consolation et d'esp√©rance, ce vŇďu pour l'affermissement des chr√©tiens de Thessalonique, devaient p√©n√©trer dans leurs cŇďurs comme une ros√©e rafra√ģchissante, apr√®s les impressions de crainte et de tristesse, qu'ils avaient sans doute re√ßues de la proph√©tie qu'ils venaient de lire. (versets 3-12¬†; comparez verset 14, note.)

      - Il y a un magnifique t√©moignage rendu √† la divinit√© de J√©sus-Christ dans cette invocation qui s'adresse √† lui, comme √† Dieu le P√®re, et qui lui attribue, ainsi qu'√† Dieu, le pouvoir divin d'agir sur le cŇďur des fid√®les et d'y op√©rer toutes les gr√Ęces que Paul demande ici. (Comparer 1Thessaloniciens 3.13, note.)

      - L'amour √©ternel de Dieu en Christ, sa gr√Ęce qu'il nous a r√©v√©l√©e en lui, tel est le seul fondement d'une vraie et permanente consolation, non moins que d'une bonne esp√©rance. Et chaque exp√©rience nouvelle que le chr√©tien fait de cette gr√Ęce, est √† la fois pour lui un moyen d'affermissement, et un gage que l'Ňďuvre de Dieu en lui sera consomm√©e jusqu'√† la perfection. En effet, toute bonne Ňďuvre et toute bonne parole constituent la vie chr√©tienne tout enti√®re. C'est √† tort que Calvin et d'autres restreignent ce mot de parole √† la doctrine¬†; √† tort aussi que le texte re√ßu intervertit l'ordre de ces deux termes.

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