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Esa√Įe 1

    • 1

      Chapitres 1 √† 12 : Proph√©ties concernant les royaumes de Juda et d'Ephra√Įm

      L'acte d'accusation et l'appel à la conversion : 1.1 à 2.31

      Ce titre se rapporte non seulement √† ce chapitre mais au livre entier¬†; car il mentionne les quatre rois sous lesquels Esa√Įe a exerc√© tout son minist√®re.

      Vision d'Esa√Įe. Le livre d'Esa√Įe ne renferme qu'une vision proprement dite, celle du chapitre 6¬†; mais toute communication divine, lors m√™me qu'elle n'a pas lieu sous forme d'image sensible, peut recevoir le nom de vision. Comparez 2.1 : la parole qu'Esa√Įe a vue. (Amos 1.1¬†; Mich√©e 1.1 etc.). L'ouvrage qu'Esa√Įe avait compos√© sur la vie d'Ez√©chias portait aussi le nom de vision (2Chroniques 32.32). L'antique nom des proph√®tes √©tait celui de voyants : Dieu r√©v√®le aux yeux de leur esprit ce qui reste cach√© au commun des hommes.

      Touchant Juda et J√©rusalem. Les proph√©ties d'Esa√Įe concernant les peuples √©trangers et le royaume des dix tribus ont toujours pour objet supr√™me Juda et J√©rusalem, parce que J√©rusalem est le si√®ge du r√®gne de Dieu, et Juda la tribu royale qui doit enfanter le Messie.

      Sur les quatre rois mentionn√©s ici (Os√©e 1.1¬†; Mich√©e 1.1), voyez l'introduction sur Esa√Įe.

      2

      1.1 √† 2.31 Ce discours a √©t√© plac√© en t√™te du livre d'Esa√Įe, non qu'il soit la plus ancienne de ses proph√©ties, mais en raison de son contenu. Il sert d'introduction au livre entier. D'apr√®s les versets 6 √† 8, le pays est ravag√© par une arm√©e √©trang√®re. C'est ce qui n'eut lieu que deux fois pendant la vie d'Esa√Įe : sous Achaz, lorsque Retsin et P√©kach envahirent la Jud√©e (7.1)¬†; puis sous Ez√©chias, lorsque Sanch√©rib se disposait √† attaquer J√©rusalem (chapitres 36 et 37). C'est √† cette derni√®re √©poque qu'appartient notre discours. D'apr√®s les versets 11 √† 15, le culte est fid√®lement c√©l√©br√© en Juda¬†; ce n'√©tait point le cas sous Achaz. D'apr√®s les versets 7 et 8, J√©rusalem seule est √©pargn√©e au milieu d'un pays d√©vast√© par des √©trangers : ces traits conviennent √† merveille √† l'invasion assyrienne (2Rois 18.13¬†; 19.26,29-32).

      Ce discours d'ouverture r√©sume les exp√©riences du proph√®te durant son long minist√®re. Il d√©nonce l'impi√©t√© et l'immoralit√© qui se couvrent du manteau du formalisme, et pr√©dit des ch√Ętiments nouveaux et toujours plus s√©v√®res. Ce r√©quisitoire se d√©veloppe en trois strophes :

      1. tableau de l'état misérable du pays, versets 2 à 9
      2. invitation à une conversion sincère, versets 10 à 20
      3. le glorieux pass√© oppos√© au triste pr√©sent¬†; les b√©n√©dictions et les ch√Ętiments que r√©serve l'avenir, selon le parti que prendront les auditeurs, versets 21 √† 31

      Comparez le d√©but du cantique de Mo√Įse, Deut√©ronome 32.1. La plainte de Dieu est celle d'un p√®re odieusement trahi par ses enfants. Elle est si grave, qu'il veut la faire entendre aux t√©moins les plus antiques et les plus v√©n√©rables, √† ceux-l√† m√™mes qui ont assist√© √† la conclusion de son alliance avec Isra√ęl et aux soins fid√®les qu'il lui a vou√©s. Comparez Mich√©e 6.1-2¬†; 1.2¬†; Psaumes 50.4¬†; Esa√Įe 34.1

      Des enfants. Comparez Exode 4.22¬†; Deut√©ronome 32.6, et surtout Os√©e 11.1-4 : Lorsqu'Isra√ęl √©tait jeune enfant, je l'aimai, je l'appelai hors d'Egypte...¬†; j'ai appris √† Ephra√Įm √† marcher..., je lui ai pr√©sent√© la nourriture.

      3

      Le bŇďuf et l'√Ęne √©taient les animaux domestiques les plus communs en Palestine. (Exode 20.17¬†; Luc 14.5)

      4

      Ha ! exprime l'indignation et la surprise.

      Le Saint d'Isra√ęl. Ce nom de Dieu se trouve 29 fois dans le livre d'Esa√Įe, 5 fois seulement dans le reste de l'Ancien Testament Le chapitre 6 explique la pr√©dilection du proph√®te pour cette expression. La saintet√© est √† ses yeux le trait saillant du caract√®re de Dieu (voir √† 6.3). De cette perfection r√©sulte la n√©cessit√© du jugement en g√©n√©ral. Mais le terme Saint d'Isra√ęl exprime l'id√©e d'un rapport sp√©cial de Dieu avec Isra√ęl. Dieu se sanctifie dans ce peuple¬†; il l'a choisi pour s'y r√©v√©ler et en faire l'organe de sa propre saintet√© dans le monde. Dieu est le Saint d'Isra√ęl, afin qu'Isra√ęl soit √† son tour le saint de Dieu. De l√† d√©coule une garantie, de protection pour les justes (Os√©e 11.9)¬†; mais de l√† r√©sulte aussi la gravit√© exceptionnelle de l'infid√©lit√© d'Isra√ęl.

      5

      5 et 6 Esa√Įe a √©videmment sous les yeux le spectacle qu'il d√©peint. Le pays et ses habitants sont compar√©s √† un homme bless√©, dont le corps, tout en plaies vives, n'offre plus m√™me au juge une place o√Ļ le frapper encore.

      7

      Accomplissement littéral des menaces Lévitique 26.14-39 et Deutéronome 28.15-67.

      Des √©trangers. Il n'y a que des √©trangers (des barbares dans le sens antique du mot) qui ont pu en agir ainsi (Reuss). Remarquez la r√©p√©tition du mot √©trangers √† la fin de la phrase : tournure oratoire qu'Esa√Įe emploie souvent pour faire ressortir le mot essentiel.

      8

      La fille de Sion : la ville de Jérusalem. Sion désigne primitivement la montagne qui portait la citadelle de David ; puis la citadelle elle-même ; enfin la ville qui s'établit à l'entour et ses habitants. Dans la locution fille de Sion, la ville, par une figure poétique familière à l'Ancien Testament et employée aussi par la statuaire moderne, est personnifiée sous les traits d'une jeune fille. Comparez 47.1 : fille de Babylone. Le mot Sion n'est donc pas le complément, mais l'apposition du mot fille : la fille qui est ou qui se nomme Sion (exactement comme nous disons : la ville de Rome, la ville de Paris). Les habitants sont envisagés comme les enfants de la ville ainsi personnifiée (54.1 ; 60.4 ; 66.8).

      Est restée... Tout le pays est ravagé ; Jérusalem demeure seule debout, semblable à une hutte de gardien dans une vigne ou dans un champ.

      Tour de garde, litt√©ralement : une ville de garde, c'est-√†-dire, o√Ļ veillent constamment des gardiens : un de ces forts isol√©s que l'on √©l√®ve sur les fronti√®res d'un pays pour d√©fendre les passages. Comparez 2Rois 17.9, o√Ļ ces forts sont oppos√©s aux grandes villes.

      9

      L'Eternel des arm√©es. Voir √† 1Samuel 1.3 (o√Ļ ce nom para√ģt pour la premi√®re fois). Le mot h√©breu tsebaoth signifie moins des arm√©es pourvues de moyens de destruction que des cohortes rang√©es. Ces cohortes sont les astres et les anges. Le Dieu des arm√©es est donc celui qui, dans l'univers, gouverne tout avec ordre.

      Un faible reste : J√©rusalem avec ses habitants et le peuple r√©fugi√© dans son enceinte. Sans ce dernier reste, Isra√ęl serait effac√© de la terre comme le furent les villes de la plaine (Gen√®se 19.24-29).

      10

      10 à 20 La fidélité dans le culte, loin d'excuser le péché, le rend plus odieux ; une repentance sincère, qui aura pour fruit la justice, peut seule procurer la bénédiction de Dieu.

      Vous ne différez de Sodome et de Gomorrhe que par le sort que la miséricorde de Dieu vous a fait. (3.9 ; Deutéronome 32.32 ; Ezéchiel 16.44-58).

      11

      Comparez Amos 5.21-23. La loi ordonnait sans doute tous ces actes de culte, mais elle les prescrivait pour former l'homme à l'obéissance, non pour l'en dispenser. La pratique du bien voilà le vrai sacrifice que Dieu demande. Comparez 1Samuel 15.22 ; Psaumes 40.7 ; 51.18 ; Osée 6.6 ; Michée 6.6-8, etc.)

      12

      Fouler les parvis. Cette expression indique que si l'on n'y vient dans un vrai esprit d'adoration, les fouler, c'est les profaner (Apocalypse 11.2).

      13

      Esa√Įe mentionne quatre esp√®ces de solennit√©s :

      • les c√©r√©monies quotidiennes, oblations de l'encens, matin et soir, sur l'autel d'or du Lieu saint (Exode 30.7-8¬†; Luc 1.9)
      • les f√™tes hebdomadaires : sabbats
      • les f√™tes mensuelles : nouvelles lunes, qu'on annon√ßait au son de la trompette et qu'on c√©l√©brait par des sacrifices sp√©ciaux (Nombres 10.10¬†; 28.11-15¬†; comparez 1Samuel 20.5,18)
      • les f√™tes annuelles (P√Ęques, Pentec√īte, Tabernacles), o√Ļ avaient lieu dans le temple des assembl√©es solennelles (Exode 23.14-16)

      15

      Vous étendez vos mains. La coutume juive n'était pas de joindre les mains, mais de les élever vers le ciel pour la prière (Exode 17.11 ; comparez 1Timothée 2.8).

      Pleines de sang : des mains qui ont servi d'instruments de meurtre¬†; on osait venir au temple apr√®s avoir tu√©. Les mŇďurs de ce temps √©taient d'une violence dont nous nous faisons avec peine une id√©e (Proverbes 1.10-16).

      16

      La nouvelle, comme l'ancienne alliance, √©tablissent que Dieu ne peut pardonner au p√©cheur qu'autant qu'il a rompu int√©rieurement avec le mal¬†; de cette rupture r√©sultent infailliblement dans la conduite de s√©rieuses am√©liorations. Ce qu'Esa√Įe r√©clame ici, comme condition du pardon, c'est exactement ce que Jean-Baptiste demandait aux Isra√©lites comme condition de leur entr√©e dans le royaume du Messie (Luc 3.7-14).

      17

      La loi avait express√©ment recommand√© √† la bienveillance du peuple et surtout des magistrats, les orphelins et les veuves, en g√©n√©ral tous les √™tres priv√©s de leurs appuis naturels (Exode 22.21-27). Les violences commises contre eux sont un des p√©ch√©s les plus fr√©quemment censur√©s par les proph√®tes, et en particulier par Esa√Įe (3.14-15¬†; 10.2)

      18

      Oh! venez, et d√©battons nos droits... Poursuivant son appel √† la conversion (versets 16 et 17), le proph√®te invite le peuple √† se pr√©senter devant Dieu avec les dispositions qu'il r√©clame. Alors il verra si ses droits de peuple de l'alliance ne seront pas reconnus, malgr√© l'injustice qui a jusqu'ici souill√© ses mains. Isra√ęl, en effet, mis en accusation par son Dieu, se permet de l'accuser √† son tour, et le force ainsi √† se d√©fendre. Mais c'est en vain qu'il fait valoir ses observances ext√©rieures¬†; l'injustice en d√©truit tout le m√©rite. Qu'il entre donc dans la voie que Dieu lui trace, et il verra si le pardon et la b√©n√©diction divine ne lui seront pas rendus¬†! Que si Dieu en agit autrement, alors Isra√ęl pourra justement l'accuser. Comparez le proc√®s de Dieu avec son peuple, dans Mich√©e 6.2-8. Dieu veut non seulement √™tre juste, mais √™tre reconnu tel par ses cr√©atures.

      Blancs comme la neige... comme la laine. La blancheur de la neige et de la laine est l'embl√®me de la parfaite puret√© (Apocalypse 7.9-14¬†; 19.8), tandis que le rouge, couleur du sang (verset 15), est le symbole du crime (comparez le v√™tement √©carlate de la prostitu√©e, Apocalypse 17.1-6). L'acte de blanchir repr√©sente ici l'Ňďuvre de la gr√Ęce qui purifie l'√Ęme par un complet pardon.

      Ecarlate, cramoisi. Les deux mots d√©signent la m√™me couleur, le rouge √©clatant. Le second signifie proprement ver (sanscrit krimi, arabe kermes) et d√©signe une esp√®ce d'insecte(coccus ilicis) qui d√©pose ses Ňďufs sur certains ch√™nes nains, tr√®s communs dans l'Asie occidentale et dans le sud de l'Europe (quercus coccifera). On obtient, en broyant l'insecte, un rouge vif, dont les anciens se servaient pour teindre, les v√™tements de luxe.

      19

      19 et 20 Si le peuple répond à l'appel de Dieu, il jouira de nouveau des biens du pays, dont il est maintenant privé (verset 7). Mais s'il persiste dans sa rébellion, la menace Lévitique 26.25 se réalisera.

      20

      La bouche de l'Eternel a parlé. Ces mots indiquent que nous avons ici la citation textuelle d'une antique parole prophétique.

      21

      21 √† 31 Quelle diff√©rence morale entre le pass√© et le pr√©sent (versets 21 √† 23)¬†! C'est ce contraste qui rend n√©cessaire un nouveau jugement (versets 24 √† 25). Esa√Įe d√©veloppe enfin l'alternative √©nonc√©e versets 19 et 20, c'est-√†-dire la promesse d'une part (versets 26 et 27), la menace de l'autre (versets 28 √† 31).

      Cité fidèle : Jérusalem sous David et dans les premiers temps de Salomon.

      Une prostitu√©e. Expression symbolique qui caract√©rise l'idol√Ętrie et les d√©sordres qui s'y rattachaient. L'infid√©lit√© du peuple provoque la jalousie de Dieu, qui est son Epoux. Cette image se retrouve dans une foule de passages (Exode 20.5¬†; 34.14¬†; J√©r√©mie 31.32¬†; Ez√©chiel 16.1-63 etc.¬†; comparez Matthieu 16.4).

      22

      Ton argent : les éléments les plus nobles, les princes du peuple (verset 23), qui devraient donner l'exemple du bien.

      Changé en scories : les chefs se sont rendus semblables à ce qu'il y a de plus vil dans la nation.

      Vin coupé d'eau. Image de la piété nationale, qui n'est plus de bon aloi, car elle ne consiste que dans des apparences trompeuses.

      24

      Comparez Genèse 49.24. Les adversaires sont les Israélites rebelles.

      25

      M√©lang√©e aux m√©taux en fusion, la potasse sert √† activer la s√©paration entre les parties viles (plomb, etc.) et le m√©tal noble, qui sort ainsi pur du creuset. C'est l'effet que produira en Isra√ęl le jugement qui d√©truira les rebelles et ne laissera subsister que les fid√®les. Comparez Malachie 3.3

      26

      Apr√®s le jugement, Isra√ęl aura de nouveau des chefs tels que ceux qu'il eut dans ses meilleurs jours, Mo√Įse, Samuel, David. Comparez le tableau de cette restauration trac√© J√©r√©mie 23.4-6.

      27

      Sion ne pouvant √™tre sauv√©e que par la justice (versets 16 √† 20), des individus seulement participeront au salut, non toute la nation (verset 28 et suivants). La gr√Ęce qui sauve ne porte donc point atteinte √† la justice, qui est l'√©ternel fondement du r√®gne de Dieu (Psaumes 89.15).

      29

      T√©r√©binthes, jardins : les bocages consacr√©s aux idoles et √† leurs cultes inf√Ęmes (2Rois 16.1). Le t√©r√©binthe, arbre r√©sineux, dont il existe deux esp√®ces en Palestine, y atteint une hauteur de 7,5 √† 9 m√®tres, et y perd ses feuilles en hiver (contrairement √† ce qui est quelquefois avanc√© par erreur). Des arbres de cette taille √©taient l'objet d'une v√©n√©ration particuli√®re. On c√©l√©brait volontiers sous leur ombre des c√©r√©monies religieuses, on s'y assemblait (Juges 4.5), on enterrait les morts √† leur pied (Gen√®se 35.8).

      30

      Celui qui a péché sous ces arbres, dans ces jardins, devient lui-même semblable à un térébinthe flétri, à un jardin sans eau (Psaumes 37.35-36).

      31

      L'homme fort : l'homme d'autorit√©, dont le peuple suit les conseils. Il est soudainement consum√©, comme le serait la mati√®re la plus inflammable, et sa propre Ňďuvre est l'√©tincelle qui allume cet incendie : c'est-√†-dire que sa ruine est amen√©e par les cons√©quences m√™mes de sa m√©chancet√©.

      Personne n'√©teindra. Comparez 66.21. Le livre entier d'Esa√Įe se termine par cette pens√©e qui cl√īt le discours d'introduction.

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