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Esa√Įe 9

    • 1

      Le peuple qui marchait... : en première ligne, les habitants de la Galilée, mais ensuite ceux de toute la Palestine, car tout le pays est devenu le pays de l'ombre de la mort.

      L'ombre de la mort. La nuit qui r√®gne dans le s√©jour des morts, la plus √©paisse qu'on puisse imaginer (Psaumes 23.4), est l'image de l'abaissement profond o√Ļ g√©mit Isra√ęl en attendant le Messie.

      2

      Tu as accru la nation. Isra√ęl, r√©duit par le jugement √† un faible reste (7.17-22), redevient un grand peuple par le concours des nombreux pa√Įens qui se joignent √† lui au moment du retour de l'exil et de l'av√®nement du Messie¬†; car ces deux termes se confondent dans l'horizon du proph√®te (11.10¬†; comparez 14.2¬†; 49.18-23¬†; Zacharie 8.22-23¬†; Ez√©chiel 37.26). C'est l√† le motif de la joie (J√©r√©mie 30.19).

      Devant toi. Leur joie sera sainte, comme celle des repas de sacrifice (Deut√©ronome 12.7). L'image de la moisson (Psaumes 126.5-6¬†; Jean 4.36) et celle du partage du butin se rattachent √† l'accroissement du peuple dont il vient d'√™tre parl√© : Isra√ęl sera enrichi des tr√©sors des pa√Įens (Esa√Įe 60.5-12).

      3

      Joug, verge, b√Ęton. Le peuple est compar√© √† une b√™te de somme : le joug qui p√®se sur elle, la verge dont on le frappe, l'aiguillon avec lequel on l'excite, tout cela est bris√©.

      Exacteur : le mot h√©breu d√©signe proprement le piqueur, l'√Ęnier, qui aiguillonne sa b√™te. La servitude d'Egypte est caract√©ris√©e par les m√™mes termes (Exode 3.7¬†; 5.6). Ici l'exacteur est l'Assyrien (10.5,24¬†; comparez Mich√©e 5.5-6), qui est dans la pens√©e d'Esa√Įe, le repr√©sentant de tous les ennemis du r√®gne de Dieu (Luc 1.69-71).

      La journ√©e de Madian. Comparez 10.26. La victoire de G√©d√©on sur les Madianites (Juges 7.1-25) est choisie comme type de la d√©livrance messianique parce que la d√©route de l'ennemi fut aussi compl√®te que possible et que ce triomphe fut d√Ľ, plus visiblement qu'aucun autre, √† l'intervention de Dieu (Juges 7.2,7). Remarquez qu'il fut remport√© sur les confins de la Galil√©e et par les tribus qui habitaient cette contr√©e (Juges 6.35¬†; 7.23).

      4

      Car toute armure... L'oppression a cess√©, et pour toujours : les d√©pouilles de l'ennemi sont br√Ľl√©es par les Isra√©lites¬†; les derniers vestiges de la lutte disparaissent. Comparez Ez√©chiel 39.9-10.

      5

      Car un enfant... un fils... Ces mots expliquent la victoire (verset 4), en d√©signant celui qui en est l'auteur. Esa√Įe ne dit point de qui ce personnage est fils, mais le verset 6 (comparez 11.1) ne laisse aucun doute l√†-dessus : il est l'h√©ritier promis √† David (2Samuel 7). Cet enfant est √©videmment identique √† Emmanuel (7.14).

      Sur son épaule. Les insignes d'une charge se portaient sur l'épaule (22.22).

      L'enfant reçoit quatre noms ; chacun d'eux se compose de deux mots. Ce ne sont évidemment pas des noms propres, mais des titres destinés à exprimer ce qu'il est réellement.

      • Conseiller admirable, litt√©ralement : Miracle (en fait) de conseiller¬†; il est le proph√®te par excellence¬†; ses conseils sont les conseils de Dieu m√™me¬†; il a l'infaillibilit√© de la toute-science, parce qu'il a l'Esprit de Dieu sans mesure (11.2¬†; comparez Jean 3.34). La m√™me qualit√© est attribu√©e √† Dieu : L'Eternel est merveilleux en conseil. 28.29.
      • Dieu fort. A l'esprit de conseil il joint l'esprit de force, la puissance d'ex√©cuter ses desseins (11.2). L'expression El-Guibbor est appliqu√©e 10.21 √† Dieu lui-m√™me (comparez Deut√©ronome 10.17¬†; J√©r√©mie 32.18¬†; Psaumes 24.8)¬†; ce qui ne permet pas d'en affaiblir le sens et de traduire vaillant h√©ros ou h√©ros divin. Le mot El signifie constamment Dieu, et ne pourrait d'ailleurs √™tre pris ici dans un autre sens que celui qu'il a dans le nom d'Emmanuel, Dieu avec nous (7.14). J√©r√©mie appelle le Messie J√©hova notre justice (33.6)¬†; dans Malachie 3.1, il est le Seigneur venant dans son temple. Esa√Įe l'appelle Dieu. Ce nom implique l'existence d'une relation particuli√®re et myst√©rieuse entre Dieu et ce fils de David, en qui r√©side la pl√©nitude des forces divines (11.2) et en la personne duquel Dieu lui-m√™me appara√ģt au milieu de son peuple pour le sauver (Emmanuel).
      • P√®re √† toujours. Un roi est envisag√© comme le p√®re de son peuple (22.21). Le roi divin ne meurt pas¬†; il est donc √† jamais le protecteur puissant des siens¬†; l'√©ternel avenir du r√®gne de Dieu est en ses mains. Quelques-uns veulent traduire : p√®re de l'√©ternit√©, en ce sens que l'√©ternit√© tirerait de lui son origine¬†; ce qui impliquerait la pr√©existence √©ternelle du Messie. Mais l'√©ternit√© n'a pas de p√®re. D'autres interpr√®tent : p√®re du butin, traduction qui, grammaticalement, n'est pas impossible¬†; mais que signifierait-elle¬†? Quel rapport √©tablir entre l'image du p√®re et celle du butin¬†?

      Prince de paix. Il réalise en sa personne les deux types les plus glorieux de la royauté théocratique : celui du conquérant et celui du pacificateur ; il est le vrai David et le vrai Salomon. La paix de son peuple est pour toujours assurée par le triomphe qu'il a remporté sur ses ennemis (versets 3 et 4 ; comparez 11.6-9 ; Michée 5.4 ; Luc 1.74-79).

      6

      Comparez 2Samuel 7.12-16.

      Pour augmenter, c'est-à-dire : il est né, il a été donné... pour...
      Trois traits caractérisent la prospérité de ce règne :

      • l'accroissement du nombre des sujets¬†; voyez verset 2¬†;
      • la dur√©e √©ternelle, la paix sans fin¬†;
      • l'affermissement int√©rieur par le droit (le jugement exerc√© sur tous sans distinction, 11.4) et la justice (la droiture et l'√©quit√© dont tous seront p√©n√©tr√©s, 11.9).

      Le zèle de l'Eternel (37.32) est sa volonté arrêtée de réaliser ses desseins et de briser toute volonté qui s'y opposerait. Ce zèle n'est point en désaccord avec la patience de Dieu, qui découle précisément de sa volonté de sauver tout ce qui doit être sauvé (Luc 18.7 ; 2Pierre 3.9).

      La portée messianique du passage 9.1-6 a été reconnue par les anciens interprètes juifs eux-mêmes ; plus tard, les besoins de la polémique contre le christianisme ont engagé les rabbins à abandonner cette interprétation et à affaiblir le sens des expressions prophétiques pour les appliquer au roi Ezéchias. Mais cette explication n'est pas soutenable, vu le rapport étroit qui existe entre notre prophétie et d'autres, dont le caractère messianique ne saurait être contesté (2.2-4 ; 11.1-9).

      7

      9.7 √† 10.4 Le jugement de Samarie et du royaume d'Ephra√Įm. Ce discours a pour objet la ruine de Samarie et du royaume des dix tribus¬†; ruine dont Esa√Įe n'avait parl√© jusqu'ici qu'incidemment et en relation avec la d√©livrance de Juda (7.16¬†; 8.4). Il se r√©sume dans le nom proph√©tique de Maherschalal-Chaschbaz (versets 3 et 4), comme celui du chapitre 8 dans le nom d'Emmanuel. L'id√©e du morceau est celle-ci : Le peuple d'Ephra√Įm a d√©j√† √©t√© frapp√©, par la main de Dieu, et il s'imagine que le jugement est pass√©, mais ce n'en est encore que le, commencement, et les coups vont se r√©p√©ter jusqu'au jour de la grande catastrophe, de l'exil, au-del√† duquel le proph√®te fait pressentir que le jugement se prolongera encore. Ces ch√Ętiments sont m√©rit√©s, car le peuple ne s'est point humili√© apr√®s un premier jugement (versets 7 √† 11)¬†; il est aveugle et perverti (versets 12 √† 16)¬†; il est d√©vor√© par le le feu de la discorde int√©rieure (versets 17 √† 20)¬†; l'injustice envers les petits met le comble √† son iniquit√© (10.1-4).

      Quatre strophes, termin√©es par le m√™me refrain, reproduction litt√©rale du passage 5.25¬†; ce qui d√©note chez l'auteur l'intention de faire du jugement d'Ephra√Įm (chapitre 9) le pendant du jugement prononc√©, chapitres 2 √† 5, sur Isra√ęl en g√©n√©ral et Juda en particulier.

      Le morceau 7.1-9.6 √©tait ant√©rieur √† l'exp√©dition assyrienne contre Ephra√Įm et la Syrie¬†; le morceau 10.5-12.6 est post√©rieur a la prise de Samarie (10.9). Le discours 9.7-10.4 date du temps qui s'√©coula entre l'exp√©dition de Tiglath-Pil√©ser et la ruine de Samarie (740-722). Voir 9.9 note.

      7 √† 11 L'orgueil d'Ephra√Įm ne s'est pas humili√© sous la main qui le frappait.

      Le Seigneur a envoyé une parole.La parole de Dieu est personnifiée, elle vient comme un messager du haut du ciel. (Reuss.) Cette parole est la prophétie même qui va suivre.

      En Jacob, en Isra√ęl. La proph√©tie concerne le royaume des dix tribus (verset 8), mais c'est le peuple tout entier, Jacob m√™me, qui est frapp√© dans l'un de ses membres, Ephra√Įm.

      9

      Les Assyriens (Tiglath-Pil√©ser) ont d√©j√† pill√© et d√©membr√© le royaume des dix tribus (8.4, note). Des pierres sont tomb√©es de l'√©difice. Mais on se flatte de le reconstruire plus solide qu'auparavant. L'image est tir√©e de l'√©tat pr√©sent du pays, o√Ļ l'on s'occupe √† reb√Ętir les villes d√©truites par l'ennemi.

      Le sycomore est une esp√®ce de m√Ľrier tr√®s commun dans les parties basses de la Palestine. Le bois de c√®dre a bien plus de valeur.

      10

      Les adversaires de Retsin : les Assyriens qui lui ont √īt√©, son royaume et sa vie (8.4, note). Ces mots supposent la ruine de Retsin d√©j√† consomm√©e.

      Il am√®ne p√™le-m√™le. Des peuples, d'ordinaire ennemis, se mettent ensemble pour se jeter sur Ephra√Įm.

      Les Syriens et les Philistins sont les ennemis s√©culaires d'Isra√ęl. Ils sont nomm√©s ici, comme repr√©sentants de l'Orient et de l'Occident (comparez 2.6)¬†; Isra√ęl sera attaqu√© de tous les c√īt√©s √† la fois. Il n'est donc pas n√©cessaire de chercher dans l'histoire un accomplissement litt√©ral de cette parole.

      Ne s'est point détournée, proprement n'est point revenue. Le même terme est employé au verset suivant, évidemment à dessein, en parlant du peuple : Dieu n'est point revenu de sa colère, parce que le peuple n'est pas revenu à lui.

      12

      12 à 16. Grands et petits sont tous des rebelles ; Dieu va donc les frapper tous de nouveaux jugements. Comparez les menaces adressées à Juda 3.2 et suivants.

      Comparez ce verset avec Deutéronome 4.29-30

      13

      Tête et queue, palme et jonc, ce qu'il y a de plus noble et de plus méprisable dans le corps des animaux et dans le monde des plantes, est une expression proverbiale pour dire : tous sans exception. Ces images sont appliquées au verset 15.

      La t√™te, la pa1me (la couronne √©lev√©e du palmier), c'est ce qu'il y a de plus distingu√©, dans la nation, ceux qui guident, les chefs indignes, princes, magistrats, faux proph√®tes, qui conduisent Isra√ęl √† la ruine (3.2-3,12)¬†; la queue, le jonc, c'est le menu peuple, ceux qui sont guid√©s. Comparez les m√™mes images appliqu√©es √† la chute de l'Egypte 19.15.

      14

      Ce verset est évidemment une glose tirée de 3.2. L'explication des images, donnée ici, contredit celle du verset 15 ; le faux prophète est au nombre de ceux qui guident, il appartient à la tête et non à la queue (comparez Deutéronome 28.13,44). La strophe versets 12 à 16 aurait d'ailleurs un verset de trop.

      15

      Ceux qui guident ce peuple l'égarent. Il va de soi qu'en égarant les autres, ils se perdent eux-mêmes : le guide et le guidé tombent tous deux dans la fosse (Matthieu 15.14).

      Nos anciennes traductions disent, au lieu de :
      ceux qui guident, et ceux qui sont guidés :
      ceux qui font accroire à ce peuple qu'il sera heureux, et ceux auxquels on fait accroire qu'ils seront heureux.
      Sens qui est possible, mais qui revient au m√™me que le n√ītre, puisque c'√©tait par de fausses promesses de bonheur que les proph√®tes menteurs √©garaient le peuple.

      16

      Dieu restera indifférent aussi bien à ce qui réjouit les regards, la jeunesse (il la laissera périr dans le combat), qu'à ce qui est, selon sa propre loi, le plus digne de pitié, la veuve et l'orphelin.

      17

      17 à 20 Ils seront détruits par leur propre injustice ; elle les perdra par l'anarchie. Même menace faite à Juda, 3.5.

      Le peuple est comparé à une forêt, l'injustice à un incendie qui dévore tout, buissons et grands arbres (dans l'application, le peuple et les chefs ; même image appliquée à l'armée assyrienne, 10.16-18). L'homme est consumé par sa propre méchanceté (1.31).

      18

      Au verset 17, le feu est la m√©chancet√© de l'homme¬†; au verset 18, c'est la col√®re de Dieu. Il n'y a pas contradiction : Dieu dans sa col√®re livre l'homme √† sa propre injustice. C'est le pire des ch√Ętiments (Romains 1.24). Chacun ne connaissant d'autre loi que celle de ses app√©tits √©go√Įstes, il y a guerre de tous contre tous.

      19

      Son bras : chacun nuit à ses plus proches ; et tous ensemble ruinent le peuple dont ils font partie.

      20

      Manass√© et Ephra√Įm : les deux principales d'entre les dix tribus, qui auraient d√Ľ √™tre le plus unies, √©tant issues toutes deux de Joseph. L'histoire du royaume des dix tribus n'est qu'une longue s√©rie de meurtres et de r√©volutions. Les tribus √©taient divis√©es entre elles, unies seulement dans leur commune haine contre Juda. Voir 1Rois 15.27¬†; 16.21¬†; 2Rois 9.14¬†; 15, etc.

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