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1 Corinthiens 8

    • 1 Chapitre 8.

      Instructions sur la liberté de manger des aliments sacrifiés aux idoles.

      1 à 6 Selon la connaissance chrétienne, les idoles ne sont rien.

      L'ap√ītre passe brusquement ici d'un sujet √† un autre. Mais la liaison de ses pens√©es se trouvait dans la lettre que lui avaient √©crite les fid√®les de Corinthe, (1Corinthiens 7.1) et √† laquelle il r√©pond dans l'ordre des questions qu'ils lui avaient adress√©es.

      Celle-ci, concernant la liberté que s'attribuaient plusieurs de manger des viandes qui avaient servi aux sacrifices des idoles, était alors d'une grande importance, à cause de la diversité d'opinions qui régnaient là-dessus entre les chrétiens. Une partie de la chair des victimes offertes en sacrifice, revenait aux prêtres : une autre partie était rendue à ceux qui avaient fourni le sacrifice, et ils l'employaient à des repas sacrés, soit dans les temples, soit dans leurs maisons.

      Ces repas étaient d'ordinaire accompagnés des plus abominables souillures, qui faisaient partie du culte corrompu du paganisme. Les pauvres, après avoir offert une victime, en vendaient la chair sur les marchés. Il se présentait donc aux chrétiens diverses occasions de manger de ces viandes. De là, un sujet de contestation dans l'Eglise de Corinthe.

      Les Juifs convertis consid√©raient cette participation indirecte aux sacrifices idol√Ętres comme une grande souillure, tandis que d'autres disciples, abusant d'une libert√© que l'ap√ītre ne leur conteste pas, mais qui blessait la conscience des faibles, ne s'en faisaient aucun scrupule. De l√†, pour les uns et les autres, l'importance qu'ils avaient mise √† conna√ģtre l'opinion de Paul¬†; de l√† aussi des instructions qui remplissent ici les 1Corinthiens 8¬†; 1Corinthiens 9¬†; 1Corinthiens 10.

      Ce sujet a quelque similarit√© avec celui que l'ap√ītre traite dans Romains 14 et Romains 15¬†; mais il y a cette diff√©rence que l√† des chr√©tiens, faibles dans la connaissance et dans la foi, regardaient comme √©tant encore en vigueur des lois mosa√Įques abolies par l'Evangile¬†; tandis qu'ici ils veulent √©viter une participation √† des actes du paganisme dans lesquels il pouvait r√©ellement y avoir du p√©ch√©.

      - Il ne faudrait pas croire que ces sujets, pour ne plus se pr√©senter √† nous sous la m√™me forme, soient sans application √† nos temps. Il y a dans le monde bien des choses qui, indiff√©rentes en elles-m√™mes, sont devenues des p√©ch√©s par l'usage qu'en font les hommes sans Dieu¬†; y prendre part peut √™tre un scandale pour les faibles et une occasion de souillure pour les forts. Ainsi, en changeant le nom des choses, leurs formes et leurs rapports, les instructions de l'ap√ītre conservent toute leur opportunit√© et leur importance.

      De qui parle l'ap√ītre en disant¬†: nous avons tous de la connaissance¬†? et comment expliquer la contradiction entre ces paroles et verset 7¬†?

      A cela, on a fait diverses réponses.

      1¬į Les uns prennent ici le mot connaissance dans un sens g√©n√©ral et th√©orique, tandis qu'√† verset 7 il s'agit de la connaissance sp√©ciale et pratique du sujet trait√© dans ce chapitre. Mais cela est en contradiction avec verset 1, qui d√©termine tr√®s bien l'objet sp√©cial de cette connaissance¬†: les choses sacrifi√©es aux idoles.

      2¬į D'autres entendent par nous, tous, les chr√©tiens √©clair√©s, Paul et ses pareils. Mais comment alors s'expliquer la critique s√©v√®re que l'ap√ītre fait de cette connaissance, dans la parenth√®se qui suit¬†?

      3¬į On a vu enfin dans ces paroles une ironie par la quelle Paul veut humilier les pr√©tentions d'une partie des Corinthiens √† la science. Et ce sens qui est bien en harmonie avec le verset 7 et avec la parenth√®se, est celui auquel nous nous arr√™tons. verset 2, en particulier, se trouve ainsi clairement expliqu√©.

      Les Corinthiens, riches en connaissance, (1Corinthiens 1.5) en faisaient un aliment de l'orgueil. Par la science sans la charit√©, l'homme se compla√ģt √† lui-m√™me¬†; par la charit√©, il compla√ģt √† ses fr√®res. Par l'une, il dit¬†: "Toutes choses me sont permises¬†;" par l'autre, il ajoute¬†: "Mais toutes n'√©difient pas." (1Corinthiens 10.23) Quant √† l'objet sp√©cial de la connaissance que l'ap√ītre a ici en vue, et dont il dit¬†: nous savons, voir verset 6, note.

      3 D'apr√®s le contraste exprim√© (verset 1) entre la connaissance et l'amour, on attendrait ici¬†: "Si quelqu'un aime son fr√®re, il conna√ģt comme il faut conna√ģtre."

      Au lieu de cela, l'ap√ītre met Dieu comme objet de l'amour, et source de la connaissance. Par l√†, l'antith√®se est plus vraie encore, et elle renferme une profonde pens√©e¬†: la source de toute connaissance de Dieu en l'homme, c'est qu'il a √©t√© d'abord connu de Dieu¬†; mais, pour Dieu, conna√ģtre c'est reconna√ģtre comme lui appartenant, (Jean 10.14,15) c'est aimer ceux qui sont les objets de cette connaissance, c'est cr√©er en eux tout ce qui les rend agr√©ables √† ses yeux.

      Il ne conna√ģt pas les m√©chants, car le mal en eux consiste √† se d√©tourner de Dieu pour se jeter dans une n√©gation, dans le n√©ant. (Comparer 2Timoth√©e 2.19¬†; Matthieu 7.23¬†; Psaumes 1.6)

      Celui que Dieu conna√ģt, il lui communique, en faisant sa demeure chez lui, quelque chose de son essence divine¬†; or, Dieu est amour, chaleur et vie aussi bien que lumi√®re. L'amour est donc la marque seule infaillible que j'ai √©t√© connu de Dieu et que je connais Dieu. Sans amour, ma connaissance n'est qu'une science st√©rile et froide, qui bient√īt va tarir et rentrer dans le n√©ant.

      C'est pourquoi l'ap√ītre, en disant aimer Dieu, quand, dans son antith√®se, on attendait aimer son fr√®re, prend l'amour √† sa source, et nous fait ainsi comprendre que celui qui n'aime pas Dieu n'aime pas son fr√®re, (1Jean 4.20) et que tout p√©ch√© contre l'amour d√Ľ √† nos fr√®res est un p√©ch√© contre Dieu. (versets 11,12. Comparer, sur l'ensemble de cette pens√©e, 1Corinthiens 13.12, note¬†; Galates 4.9, note.)

      6 Tout ce passage (versets 4-6) se rapporte √† l'objet sp√©cial de la connaissance que l'ap√ītre avait en vue en disant (versets 1,4) nous savons...quoi¬†? qu'une idole n'est rien, qu'il n'y a qu'un seul Dieu.

      Mais comment cette idée vient-elle sous sa plume et entret-elle dans son plan ?

      Le voici : Les Juifs convertis (et même plusieurs Pères de l'Eglise), croyaient, malgré les plus clairs enseignements de l'Ancien Testament, que les faux dieux du paganisme étaient des êtres réels, des esprits méchants, qui remplissaient de leur présence et de leur influence mauvaise les choses qui leur étaient offertes en sacrifices.

      Ils croyaient donc aussi qu'en mangeant de ces sacrifices, ils entraient d'esprit et de corps en communion avec les d√©mons, et se pla√ßaient sous leur d√©pendance¬†; de l√†, leur horreur pour les choses sacrifi√©es. Et parmi les pa√Įens convertis il pouvait y en avoir aussi qui partageaient ce pr√©jug√©, et qui y joignaient le triste souvenir de leur vie pass√©e dans les souillures de l'idol√Ętrie¬†; double raison pour rompre enti√®rement avec tout ce qui les leur rappelait.

      Mais le plus grand nombre des Corinthiens, les plus √©clair√©s, savaient que les idoles ne sont rien, rien qu'une invention de l'imagination de l'homme. Ceux-ci, s'appuyant avec orgueil sur cette connaissance, sans pr√©jug√© √† l'√©gard des sacrifices, mais aussi sans condescendance et sans amour pour leurs fr√®res plus faibles, dont ils blessaient la conscience ou qu'ils entra√ģnaient par leur exemple, (versets 7,9,10) p√©chaient contre la charit√© (verset 12) et s'exposaient eux-m√™mes t√©m√©rairement aux tentations ins√©parables des habitudes pa√Įennes.

      Or, en √©crivant √† l'ap√ītre sur cette question, ils s'√©taient justifi√©s par le fait que l'idole n'est rien, ce que Paul leur conc√®de, car √©videmment il r√©p√®te (versets 4-6) leur argument¬†; mais il ajoute aussit√īt¬†: Tous n'ont pas cette connaissance, (verset 7) et bl√Ęme pour cela leur mani√®re d'agir. (Comparer 1Corinthiens 10.19-21)

      - Bien que l'ap√ītre accorde aux Corinthiens qu'une idole n'est rien, il ne peut pas oublier que le paganisme, en lui-m√™me, avec toutes ses abominations, est une Ňďuvre du d√©mon, ni qu'il existe r√©ellement des esprits m√©chants¬†; (1Corinthiens 8.5¬†; Eph√©siens 2.2¬†; 6.12¬†; Colossiens 2.15¬†; 2Corinthiens 4.4) mais ce qu'il d√©clare surtout, c'est qu'il n'y a pour le chr√©tien que le seul et vrai Dieu, de qui et pour qui nous sommes (motif de le glorifier)¬†; et qu'un seul Seigneur, J√©sus-Christ, √† qui il attribue la cr√©ation de toutes choses, (Jean 1.3¬†; Colossiens 1.16) et par qui nous avons le salut et la vie. (Eph√©siens 2.10)

      7 Grec : "La conscience de l'idole ;" c'est le sentiment non raisonné, l'opinion instinctive, ou, si l'on veut, le préjugé persistant que l'idole est un être réel, et la crainte de se mettre en contact avec elle.

      Pour de telles consciences faibles, manger des viandes sacrifi√©es √† une idole √©tait r√©ellement une souillure √† laquelle elles se laissaient entra√ģner par fausse honte et par l'exemple des forts. On voit en cela quel grand mal faisaient ces derniers en usant de leur libert√© sans √©gard pour leurs fr√®res. (verset 9)

      8 Pourquoi donc ne pas y renoncer, puisque cette action, inutile en elle-même, peut être accompagnée de dangers réels pour nos frères ? (Vers 9.)

      - On remarquera que les deux dernières phrases de ce verset sont interverties dans le texte reçu et la plupart des versions, qui ont d'abord la proposition positive : si nous mangeons, puis la négative,

      - contrairement à de fortes autorités

      10 Grec : "Sa conscience, qui est faible, ne sera-t-elle pas édifiée pour manger... ?"

      Tu dois édifier sa conscience par une vie sainte ; mais si tu l'édifies de manière à le faire agir contre sa persuasion, c'est démolir au lieu d'édifier.

      11 Effrayant reproche¬†! Christ a donn√© sa vie pour ce fr√®re, et toi, tu ne peux lui sacrifier quelque chose de ta libert√©¬†! Tu l'exposes plut√īt √† p√©rir¬†!

      - Témoignage décisif contre l'opinion erronée que Christ n'est mort que pour les élus. Même si ce faible frère périt, il n'en reste pas moins éternellement vrai que Christ est mort pour lui. (Comparer Romains 14.15 ; Hébreux 10.29 ; 2Pierre 2.1 ; 1Jean 2.2)

      - Ce verset est également rétabli selon les meilleurs manuscrits, et il en reçoit plus de force. Quel contraste : le faible périra par ta connaissance, le frère, pour qui Christ est mort !

      12 Surtout parce qu'il est mort pour eux, (verset 11) qu'il se les est acquis, qu'ils sont sa propriété.
      13 Comparer Romains 14. Plut√īt renoncer √† toute viande, √† tout ce qui m'est permis, que de p√©cher contre la charit√© et de froisser une conscience¬†!
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