TopFormation Voyagez au cŇďur de l'arch√©ologie biblique !

Esa√Įe 5

    • 1

      1 √† 7 Esa√Įe veut contraindre les hommes de Juda √† prononcer leur propre jugement. Nathan se sert aussi d'une parabole pour forcer David √† se condamner lui-m√™me (2Samuel 12). J√©sus raconte aux pharisiens la parabole des vignerons dans un but tout pareil (Matthieu 21.33-41).

      Pour mon ami. C'est √† la fois au sujet de son ami et en son nom, que le proph√®te va chanter. Son chant s'adresse √† Isra√ęl et a pour but de justifier son divin ami √† la face du peuple. Pour le faire, il n'aura qu'√† rapporter le cantique que cet ami a compos√© pour se plaindre de sa vigne et pour annoncer le ch√Ętiment qu'il lui r√©serve. Ce cantique ne commence proprement qu'au verset 3. Dans les versets 1 et 2, c'est Esa√Įe qui parle et qui pr√©lude au chant de son ami en expliquant quelles ont √©t√© jusqu'ici les relations entre celui-ci et sa vigne.

      2

      Une tour : pour y installer un gardien, comme on fait encore aujourd'hui en Orient.

      Une cuve : un pressoir taillé dans le roc vif.

      Du verjus : des raisins sauvages (Jérémie 2.21).

      3

      Habitants de J√©rusalem... La parabole et le discours qui suit concernent tout le peuple, les dix tribus aussi bien que Juda (la maison d'Isra√ęl, verset 7)¬†; mais plus directement les hommes de Juda, au milieu desquels vit et parle le proph√®te.

      6

      Je commanderai aux nuées... Ces mots font comprendre quel est le mystérieux ami du prophète, dont le nom ne sera prononcé qu'au verset 7.

      7

      Le chant termin√©, Esa√Įe en fait l'application. Il donne d'abord le mot de l'√©nigme : l'Eternel des arm√©es. Le car se rattache au dernier trait du verset 6, la d√©fense faite aux nu√©es, d√©fense qui s'explique par le fait que le propri√©taire de la vigne n'est autre que Dieu lui-m√™me.

      La vigne : image ordinaire du peuple d'Isra√ęl, et qui exprime le prix qu'il a pour Dieu (Exode 15.17¬†; Psaumes 80.9¬†; les paraboles de J√©sus). On peut appliquer en d√©tail les diff√©rents traits qui d√©peignent les soins fid√®les que Dieu a pris d'Isra√ęl (tour, pressoir, haie, etc.), et y retrouver les diverses institutions par lesquelles il avait pourvu au bien mat√©riel et spirituel de son peuple (royaut√©, sacerdoce, loi). L'id√©e essentielle est qu'il a fait pour ce peuple. ce qu'il n'a fait pour nul autre, et qu'il n'a √©t√© pay√© que d'ingratitude¬†; il va donc le livrer aux pa√Įens (repr√©sent√©s dans la parabole par les animaux broutant la vigne) et lui retirer toutes les b√©n√©dictions qu'il lui a accord√©es jusqu'ici.

      Le cri de détresse : celui des opprimés.

      Le verset 7 est le th√®me du reste du discours, c'est-√†-dire des six malheur¬†! dans lesquels Esaie √©num√®re les divers aspects de l'injustice qui attire sur Isra√ęl la col√®re divine.

      8

      8 à 10 Malheur aux accapareurs, qui réduisent le reste du peuple à la misère !

      9

      Il y a littéralement : A mes oreilles l'Eternel des armées, ce qui signifie : Il me l'a lui-même clairement révélé, et tout ce que je vais dire est la propre parole de Dieu.

      10

      Journaux. Le mot h√©breu signifie couple et d√©signe l'√©tendue de terrain qu'une paire de bŇďufs peut labourer en un jour.

      Le bath et l'épha étaient les mesures le plus fréquemment employées chez les Juifs, l'une pour les liquides, l'autre pour les solides. Leur contenance était de 35 à 40 litres. Le homer ou cor valait dix éphas. Le sens est donc : on ne récoltera que le dixième de ce qu'on aura semé.

      11

      11 √† 17. Ce deuxi√®me malheur s'adresse √† ceux qui s'√©tourdissent dans le p√©ch√© et ne savent point reconna√ģtre l'Ňďuvre de Dieu.

      Le mot schécar, que l'on traduit ordinairement par cervoise, désigne toutes les boissons fortes autres que le vin (cidre, vin de dattes, bière, etc.).

      12

      L'Ňďuvre de l'Eternel : ses r√©v√©lations, les b√©n√©dictions qu'il promet, les ch√Ętiments dont il menace. Comparez l'ignorance coupable que Paul reproche aux pa√Įens (Romains 1.20-22).

      14

      Le mot schéol, que nous rendons ici par sépulcre, désigne le monde inférieur (l'hadès des Grecs, les inferi des Latins), séjour des morts, que les anciens plaçaient dans l'intérieur de la terre (Nombres 16.30 ; Psaumes 63.10 ; 88.7, etc.). Ce mot vient du verbe schaal, demander : le schéol est la puissance insatiable qui redemande tous les êtres et à laquelle tous sont tenus d'obéir (Proverbes 27.20 ; 30.15-16 ; Habakuk 2.5), On peut aussi dériver ce mot d'une racine qui signifie s'affaisser, être creux.

      15

      15 et 16 Comparez 2.9,11,17

      17

      Des étrangers dévoreront. 1.7 nous présente l'accomplissement de cette menace (comparez 7.17-25).

      18

      18 et 19 Le troisième malheur : il s'adresse aux moqueurs.

      Cordes... traits... Ces impies sont compar√©s √† des animaux qui tirent un pesant chariot. Ils ne p√®chent pas par entra√ģnement comme les pr√©c√©dents¬†; ils tra√ģnent le vice apr√®s eux : ce sont les p√©cheurs obstin√©s qui insultent Dieu et se raillent de ses r√©v√©lations, sous pr√©texte que ses paroles ne se r√©alisent pas (on les retrouve 2Pierre 3). Mais ils se trompent eux-m√™mes : aussi les liens qui les attachent au p√©ch√© sont-ils appel√©s des cordes de vanit√©.

      20

      Quatrième malheur, dirigé contre ceux qui, non seulement pratiquent, mais justifient par leurs sophismes les maximes immorales (Romains 1.32).

      21

      Cinquième malheur : contre ceux qui, dans leur présomption, oublient que l'homme n'est pas son propre Dieu (Romains 1.22 ; Proverbes 26.12)

      22

      22 et 23 Sixième malheur : à l'adresse des juges, qui oublient dans le vin le devoir de rendre la justice (1.17 ; 3.14-15). Le caractère de magistrats distingue ces buveurs de ceux du verset 11.

      Mêler : c'est-à-dire mixtionner, aromatiser, fabriquer du vin épicé.

      24

      24 √† 30 Les calamit√©s renferm√©es dans le mot malheur¬†! n'ont pas √©t√© indiqu√©es pour toutes les cat√©gories de p√©cheurs qu'Esa√Įe a mentionn√©es. Les versets 24 √† 30 comblent cette lacune. C'est un tableau g√©n√©ral du jugement qui attend tous les p√©cheurs indistinctement¬†; il forme la conclusion de la proph√©tie chapitres 2 √† 5. Le ch√Ętiment est d√©crit d'abord par une image (verset 24), puis en propres termes (versets 25 √† 30). il s'accomplira en deux actes successifs. Un premier ch√Ętiment d√©j√† terrible ne suffira pas pour apaiser le courroux de Dieu (verset 25)¬†; il sera suivi d'un second plus cruel (versets 26 √† 30).

      Leur racine sera... Le peuple est comparé ici à une plante dont la racine pourrit dans la terre et dont la fleur, desséchée et réduite en poussière, est emportée par le. vent. Cette ruine, qui l'attend, sera aussi rapide que l'incendie quand il dévore les matières les plus inflammables.

      La racine est l'image des richesses (celles du sol, par exemple) qui sont les sources de la prospérité nationale ; la fleur représente l'épanouissement extérieur de cette prospérité.

      25

      Le premier jugement est oppos√© √† un autre plus lointain. Ce dernier (versets 26 √† 30) est √©videmment l'invasion assyrienne (7.17¬†; 8.7¬†; 10.5). Quant au premier, qui est d√©crit ici par des images emprunt√©es aux effets d'un tremblement de terre, nous croyons le reconna√ģtre dans les cruelles d√©faites que les Syriens et les Ephra√Įmites inflig√®rent √† Achaz, peu apr√®s le moment o√Ļ le proph√®te pronon√ßait ce discours (2Chroniques 28.6).

      La fin du verset se retrouve littéralement dans le discours 9.7-10.4, dont elle forme le refrain.

      26

      Les nations (go√Įm) : c'est le terme employ√© dans l'Ancien Testament pour d√©signer les peuples pa√Įens. Le pluriel s'explique par le fait que l'empire assyrien, form√© par une longue s√©rie de conqu√™tes, renfermait un grand nombre de peuples diff√©rents.

      Il les siffle. De même qu'on ramène, en le sifflant, un essaim d'abeilles (7.8), Dieu n'a qu'à donner un signal pour faire arriver un nouvel ennemi, bien plus redoutable que le précédent.

      28

      Les Assyriens étaient d'habiles archers. Dans les bas-reliefs de Ninive, ils sont toujours représentés debout, l'arc tendu, prêts à tirer.

      30

      Le peuple : Isra√ęl. L'invasion assyrienne est compar√©e aux flots bruyants et d√©bord√©s d'une mer en tumulte.

      La fin du verset est difficile. Le sens est probablement celui-ci : dans le pays il n'y a partout qu'obscurité ; si on regarde vers la terre, ténèbres ; et si on regarde vers le ciel (la source de la lumière), sombres nuages. Cette obscurité est l'image d'une angoisse universelle et en apparence sans issue. Comparez 8.22.

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