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Genèse 49

    • 1

      Dans la suite des jours. On peut traduire aussi : A la fin des jours, comme nous l'avons fait dans Esa√Įe 11.2. L'expression h√©bra√Įque d√©signe √† la fois le temps qui s'√©coulera jusqu'aux derniers jours et ces derniers jours eux-m√™mes. C'est tout l'avenir envisag√© comme d√©veloppement et conclusion de l'√©tat pr√©sent. Comparez Esa√Įe 2.2, note.

      2

      Rassemblez-vous. Après avoir fait convoquer ses fils (verset 1), il leur ordonne de se réunir autour de son lit.

      3

      3 et 4 Ruben

      Jacob commence par refuser sa b√©n√©diction √† ses trois fils a√ģn√©s, Ruben, Sim√©on et L√©vi, et par motiver ce refus.

      A la vue de Ruben, son premier-n√©, qui s'est par sa faute priv√© du droit d'a√ģnesse, son cŇďur s'√©meut : il lui adresse d'abord la parole directement, comme il le fera pour Juda et Joseph, appel√©s √† prendre sa place. Puis il passe √† la troisi√®me personne, qu'il emploie seule avec les deux autres. Le verset 3 indique ce que Ruben √©tait de droit, le verset 4 rappelle la cause de son rejet.

      Tu as bouillonné comme l'eau : comme un torrent qui franchit ses limites. Sur l'événement auquel Jacob fait allusion, voir 35.22.

      Il est mont√©... Le patriarche passe √† la troisi√®me personne : il se d√©tourne avec indignation de celui qui a pu commettre un pareil acte. La tribu de Ruben habita √† l'est du Jourdain, en dehors du pays de Canaan proprement dit¬†; elle ne joua pour ainsi dire aucun r√īle dans l'histoire du peuple.

      5

      5 à 7 Siméon et Lévi

      Frères : non seulement physiquement, mais moralement.

      Des instruments de violence : ils se sont, servi de glaive, non pour se défendre, mais pour attaquer et massacrer perfidement. Voir 34.25 et suivants.

      6

      Ma gloire : expression synonyme de mon √Ęme¬†; la partie la plus noble de l'√™tre humain. Comparez l'h√©breu dans Psaumes 16.9¬†; 57.9.
      Le sens est : Mon √Ęme n'approuve pas leurs desseins.

      Dans leur caprice : dans l'ivresse de la victoire.

      Coupé les jarrets : moyen le plus expéditif de réduire, l'animal à l'impuissance. Comparez Josué 11.6 ; 2Samuel 8.4
      Jacob fait allusion à des détails dont notre récit n'avait pas parlé. Quant au reste du bétail, il avait été emmené ensuite par les autres fils de Jacob (34.27-29).

      7

      Maudite soit leur colère. Sur l'accord de cette malédiction avec la parole de Jacob 48.22, voir 34.30, note.

      Je les diviserai... Cette parole s'est accomplie exactement. Lors du partage du pays, la tribu de Sim√©on, (r√©duite d√©j√†, entre le premier et le second d√©nombrement, de 59 300 √† 22 200 √Ęmes) ne re√ßut pas de territoire propre, mais seulement un certain nombre de villes, dispers√©es en Juda, et quelques possessions au midi de cette tribu (1Chroniques 4.42). Quant √† la tribu de L√©vi, elle re√ßut 48 villes, diss√©min√©es dans toutes les autres tribus. Ainsi fut r√©alis√©e la parole de Jacob.

      Mais, dans l'intervalle, il était intervenu un fait nouveau : le zèle montré par les Lévites pour la cause de l'Eternel, lors de l'affaire du veau d'or, fait qui avait changé la position morale de cette tribu. C'est par cette raison que la malédiction du patriarche, tout en s'accomplissant littéralement, fut transformée en bénédiction. Voir Exode 37.25-29 ; Deutéronome 33.8-11

      8

      8 à 12 Juda

      Tes frères te loueront. Allusion au nom de Juda, qui signifie objet de louange (29.35).

      Ses fr√®res, ici probablement dans le sens le plus restreint : les fils de la m√™me m√®re. Ils l'honoreront pour le r√īle glorieux qu'il jouera au milieu d'eux, pareil √† celui qu'il a jou√© dans l'histoire de Joseph.

      Les fils de son père, ses frères en général, lui rendront hommage à cause de ses victoires sur les ennemis du dehors.

      9

      Juda est comparé à un lion qui, après avoir dévoré sa proie, retourne à son antre dans les rochers de la montagne et s'y accroupit, sans que nul ose troubler son repos.

      Comme une lionne : qui est plus terrible, quand elle est attaquée, que le lion lui-même.

      10

      C'est √† ce chef redout√©, dont ses fr√®res reconnaissent la sup√©riorit√©, que sera naturellement d√©volue l'autorit√© royale en Isra√ęl.

      B√Ęton du commandement. Le mot h√©breu mechokek d√©signe ordinairement le commandant lui-m√™me, le l√©gislateur¬†; mais le parall√©lisme avec le mot sceptre oblige √† le prendre ici dans le sens de b√Ęton du commandement. Comparez pour ce sens Nombres 21.18

      D'entre ses pieds. Il faut se représente le prince assis, tenant en sa main le sceptre, dont l'extrémité repose sur le sol entre ses pieds.

      Jusqu'à ce que vienne Schilo. Jacob indique ici le terme auquel aboutira la souveraineté de Juda sur le peuple entier.

      Le mot Schilo peut être pris soit comme régime, soit comme sujet du verbe venir : Jusqu'à ce qu'il (ou qu'on) vienne à Schilo, ou : Jusqu'à ce que Schilo vienne.

      Dans la premi√®re construction, le mot Schilo a √©t√© interpr√©t√© de diff√©rentes mani√®res. Plusieurs l'on pris dans le sens g√©ographique qu'a ce mot dans les autres passages o√Ļ il se rencontre et o√Ļ il d√©signe la ville de Silo aujourd'hui Seil√Ľn (quelques ruines), dans la tribu d'Ephra√Įm. C'est l√† que le tabernacle fut plac√© apr√®s la conqu√™te de Canaan, et l√† aussi que le partage du pays fut ex√©cut√©. On a suppos√© qu'en d√©signant ainsi cette ville, Jacob faisait allusion au sens de son nom qui signifierait repos. Juda serait √† la t√™te du peuple jusqu'√† son arriv√©e en Canaan, son lieu de repos. D'apr√®s ce sens, la souverainet√© de Juda sur Isra√ęl consisterait dans le premier rang qui fut accord√© √† cette tribu d√®s la sortie d'Egypte pendant le s√©jour au d√©sert.

      Mais comment cette premi√®re place, dans les campements et dans les marches, pourrait-elle √™tre appel√©e une souverainet√©¬†? Et comment admettre que la promesse du r√īle royal de Juda en Isra√ęl n'ait trait en aucune mani√®re au grand fait de la royaut√© th√©ocratique attach√©e pendant des si√®cles √† la famille de David et √† la tribu de Juda. De plus, Silo n'est mentionn√©e nulle part dans l'histoire patriarcale. L'on peut douter qu'elle exist√Ęt d√©j√† au temps de Jacob ou qu'elle f√Ľt connue de lui.

      En admettant la m√™me construction, on s'est born√© au sens suppos√© du mot Schilo, repos, du verbe schala, √™tre tranquille, en faisant abstraction de sa signification g√©ographique. Mais cette explication se heurte √† la m√™me difficult√© que la pr√©c√©dente¬†; la souverainet√© proprement dite de Juda sur Isra√ęl n'a pas pr√©c√©d√©, mais a suivi, et apr√®s un temps assez long, l'arriv√©e du peuple au repos, en Canaan.

      D'après la seconde construction, Schilo est le sujet du verbe. Il peut avoir le sens abstrait, repos : Jusqu'à ce que le repos vienne ; c'est-à-dire qu'on soit arrivé en Canaan ; ou bien le sens concret, personnel, de pacificateur : Jusqu'à ce que vienne un pacificateur.

      Il faut remarquer en effet que le mot Schilo est sans article : un pacificateur, et non pas : le pacificateur¬†; √† moins qu'on ne veuille lui donner la valeur d'un nom propre, ce qui est peu naturel, puisque ce mot ne repara√ģt nulle part ailleurs. Le premier de ces deux sens rencontre les m√™mes difficult√©s que les pr√©c√©dents. D'apr√®s le second, il s'agit √©videmment, dans la pens√©e de Jacob, d'un personnage attendu par lui comme celui qui doit donner le repos √† la terre. Le patriarche connaissait la promesse faite √† Abraham : Toutes les nations de la terre seront b√©nies en ta post√©rit√©. Il pouvait donc attendre dans, un avenir lointain un personnage en qui s'accomplirait cette grande esp√©rance. On comprendrait que l'attente messianique e√Ľt rev√™tu dans son esprit cette forme au moment o√Ļ la division entre les peuples s'accentuait dans l'humanit√© et prenait un caract√®re de plus en plus marqu√© d'hostilit√© et de violence.

      On a objecté que l'idée d'un Messie personnel n'a pu exister à une époque si reculée. Mais il n'est pas possible de décider cette question a priori, et la parole du père de Noé (5.29) montre certainement que l'espérance d'un pacificateur final a existé dès le commencement au sein de l'humanité croyante.

      Plusieurs interprètes, n'étant satisfaits par aucun des sens indiqués, ont essayé de corriger le texte. Les anciens traducteurs grecs paraissent avoir lu schello, mot composé de la conjonction sché (pour ascher) : que, et du pronom lo : à lui. Cette correction admise, il faudrait traduire : Jusqu'à ce que vienne celui à qui..., en sous-entendant comme fin de phrase : appartient le sceptre, c'est-à-dire le Messie. L'ellipse serait forte et le sens n'est guère justifié par le passage analogue que l'on cite, Ezéchiel 21.32 : Jusqu'à ce que vienne celui à qui appartient le jugement. Car la pensée est ici complètement exprimée. La correction proposée suppose d'ailleurs une forme grammaticale sans exemple dans le Pentateuque.

      Et c'est à lui qu'appartient l'obéissance des peuples. Si l'on entendait la proposition précédente dans ce sens : Jusqu'à ce qu'on vienne à Silo, ou au repos, l'expression : C'est à lui, ne pourrait se rapporter qu'à Juda. Mais si l'on donne à Schilo un sens personnel et qu'on en fasse le sujet de vienne, le pronom lui doit naturellement se rapporter à ce sujet nouveau, au Messie.

      Les principaux interpr√®tes modernes s'accordent √† reconna√ģtre que le terme ammim, les peuples, ne peut d√©signer ici les tribus isra√©lites (dans ce sens, ces mots n'ajouteraient rien √† ce qui pr√©c√®de) mais seulement les peuples pa√Įens, les familles de la terre dont Dieu avait parl√© √† Abraham. Juda doit, r√©gner en Isra√ęl jusqu'√† ce qu'il obtienne ou que vienne celui qui obtiendra l'ob√©issance de tous les peuples de la terre.

      M√™me si l'on admet le sens messianique du mot Schilo, ce passage n'annonce point express√©ment que le Messie sortira de Juda. Mais c'est pourtant, d'apr√®s le contexte la supposition la plus naturelle, puisqu'autrement la promesse du Messie, point culminant dans la b√©n√©diction de Juda, se changerait en une menace pour cette tribu, qui serait, d√®s cette venue, priv√©e de sa souverainet√©. Le sens dans cette application au Messie est donc probablement celui-ci : Juda ne perdra point sa souverainet√© sur Isra√ęl jusqu'√† ce que, par la venue du Messie, elle se trouve transform√©e dans sa personne en souverainet√© sur tous les peuples. Mais la promesse ainsi comprise s'est-elle r√©alis√©e¬†? Il semble que la souverainet√© de Juda ait subi de nombreuses interruptions avant la venue du Sauveur. Mais la pr√©pond√©rance de Juda en Isra√ęl n'en a pas moins √©t√© un fait constant, le trait saillant dans l'histoire du peuple. Il y conserve le rang pr√©√©minent qu'il a occup√© d√©j√† dans la famille patriarcale (37.26¬†; 43.8 et suivants¬†; 44.14 et suivants¬†; 46.28).

      Dans les dénombrements, cette tribu est trouvée la plus nombreuse (Nombres 1.27 ; 26.22) ; au camp et dans les marches, elle occupe la première place (Nombres 2.3 ; 10.14) ; à l'époque des Juges, elle a l'initiative des guerres auxquelles toutes les tribus prennent part (Juges 1.17-20 ; 20.18) ; avec David, enfin, elle devient la tribu royale, et après le retour de la captivité, le peuple s'absorbe pour ainsi dire en elle et tout entier prend son nom (Juifs = hommes de Juda).

      11

      Il attache... Apr√®s ce coup d'Ňďil jet√© dans l'avenir le plus lointain qui se rattache au r√īle de la tribu de Juda, Jacob revient √† l'avenir plus rapproch√© qui attend celle-ci en Canaan.

      Au cep. Le territoire de Juda abondait en vignes excellentes.

      Son √Ęnon. En Juda, on attachera un √Ęnon √† un excellent cep, sans craindre le dommage qu'il y pourrait causer, tant l'abondance du raisin sera grande.

      Il lave son vêtement dans le vin. Même pensée sous une autre image. L'abondance du vin sera telle qu'on s'en servira, comme ailleurs de l'eau, pour les usages les plus vils.

      12

      Lait. Le territoire de Juda n'√©tait pas moins riche en p√Ęturages qu'en vignobles.

      13

      Zabulon

      Zabulon ne s'√©tant distingu√© ni en bien, ni en mal, et sa tribu n'√©tant pas appel√©e √† jouer un r√īle pr√©pond√©rant, Jacob se borne √† d√©crire son territoire, en faisant allusion √† son nom, qui signifie habitation (30.20).

      A Sidon : √† la Ph√©nicie, dont Sidon √©tait la ville principale dans ces temps recul√©s. Si Tyr avait d√©j√† √©t√© une ville importante au moment o√Ļ Jacob parlait, il ne se serait pas exprim√© ainsi¬†; car Tyr √©tait plus rapproch√©e des fronti√®res de la Palestine que Sidon.

      La b√©n√©diction de Mo√Įse repr√©sente aussi Zabulon habitant au bord de la mer (Deut√©ronome 33.19). Cependant, lors du partage du pays, il re√ßut sa portion dans l'int√©rieur des terres, entre Nephthali, qui habitait au bord du lac de G√©n√©sareth. et Asser, qui touchait √† la M√©diterran√©e et √† la Ph√©nicie. Nouvelle preuve de l'authenticit√© de la proph√©tie. Car si elle e√Ľt √©t√© invent√©e apr√®s coup, elle l'e√Ľt √©t√© d'une mani√®re exactement conforme aux faits.

      14

      14 à 15 Issacar

      Cette caract√©ristique a trait tout d'abord au caract√®re physique et moral d'Issacar, puis aussi au r√īle de la tribu qui na√ģtra de lui.

      Ane osseux : une bête de somme vigoureuse. Symbole à la fois de la vigueur physique de la tribu et de sa prédestination à servir (verset 15).

      Que le pays est agréable. Le territoire d'Issacar fut l'une des meilleures portions de la Palestine ; il partageait avec Zabulon la fertile plaine d'Esdraélon. Un sol aussi riche ne contribua pas à développer chez lui les instincts guerriers ; aussi, dans le chapitre 1 des Juges, Issacar n'est pas mentionné parmi les tribus qui ont dépossédé les Cananéens. Il marcha cependant avec Barak et Débora contre l'armée de Sisera (Juges 5.15).

      Homme de corv√©e : ou bien soumis aux travaux p√©nibles de l'agriculture, ou plut√īt serviteur des marchands ph√©niciens et syriens, dont les caravanes traversaient son territoire et auxquels il fournissait des porteurs. Cet asservissement lucratif √©tait un d√©shonneur pour une tribu isra√©lite¬†; c'est pourquoi Issacar se trouve rel√©gu√© du cinqui√®me rang, qui lui appartenait, au sixi√®me et dernier parmi les fils de L√©a. Comparez 30.18-20

      Les quatre noms des fils des servantes suivent maintenant¬†; ils ne sont rang√©s ni d'apr√®s leurs m√®res, puisque les deux fils de Zilpa se trouvent plac√©s entre les fils de Bilha, ni d'apr√®s la situation g√©ographique de leurs tribus¬†; mais leur ordre para√ģt d√©termin√© par le contraste suivant : d'abord deux tribus guerri√®res, Dan et Gad¬†; puis deux tribus pacifiques. Asser et Nephtlali.

      16

      16 et 17 Dan

      Jugera son peuple. Allusion au sens du nom de Dan (Juge). Malgré sa petitesse, cette tribu aura sa pleine autonomie vis-à-vis des autres tribus ; elle sera même en état d'accomplir des actes de vaillance et d'audace. Comparez l'histoire de Samson et celle de l'invasion des Danites dans le Nord, Juges 13.1-25 et suivants.

      17

      Jacob lui souhaite le succ√®s dans ses guerres o√Ļ, trop faible pour attaquer ses ennemis en face, elle devra lutter par la ruse.

      Une vipère : proprement un céraste, serpent très venimeux, qui se cache dans le sable, dont il a la couleur, et surprend ainsi sa proie.

      Les p√Ęturons du cheval : la partie inf√©rieure de la jambe, au-dessus du sabot. Cette proph√©tie a trouv√© son accomplissement dans la mani√®re dont les Danites firent la conqu√™te de la ville de La√Įs (Juges 18.27).

      18

      Selon plusieurs, Jacob, apr√®s avoir fait entrevoir les luttes redoutables o√Ļ seront engag√©s ses descendants, exprimerait ici l'espoir que Dieu les secourra comme il l'a secouru lui-m√™me. Ce sens est bien recherch√©. Ce verset doit plut√īt √™tre rapport√© √† Jacob lui-m√™me, qui, sentant ses forces faiblir, exprime le besoin de repos et l'aspiration √† la pleine d√©livrance.

      19

      Gad

      Sur six mots dont cette phrase est composée dans le texte hébreu, trois présentent une assonance avec le nom de Gad. Il est mis particulièrement en relation avec le verbe goud, attaquer, presser : Gad est pressé par une troupe ennemie, mais lui-même la presse à son tour et la met en fuite. Gad, en effet, montra sa vaillance dans ses luttes avec les bédouins du désert, qui menaçaient son territoire situé à l'est du Jourdain. Comparez 1Chroniques 5.18 ; 12.8-15

      20

      Asser

      Le territoire qui √©chut √† Asser, sur la c√īte entre le Carmel et la Ph√©nicie, √©tait tr√®s fertile. C'est probablement de l√† qu'on tirait la plus grande partie des produits qu'Isra√ęl √©changeait avec les Ph√©niciens (1Rois 5.11¬†; Actes 12.20).

      21

      Nephtlali

      L'idée exprimée ici est sans doute que cette tribu fournira tout à la fois des coureurs agiles et des hommes éloquents. Les LXX, qui ont lu deux mots du texte avec d'autres voyelles, traduisent : Nephthali est un térébinthe élancé, jetant de beaux rameaux.

      22

      22 à 26 Joseph

      Arbre fertile au bord d'une source. Image de la fécondité et de la prospérité. Comparez Psaumes 1.3 ; Jérémie 17.8

      Ses branches : il y a littéralement ses filles.

      23 et 24 Comme son ancêtre, la tribu de Joseph aura de nombreux ennemis. Mais Dieu sera avec elle, comme avec Joseph., et lui donnera tout ensemble force de résistance (son arc reste ferme) et promptitude dans l'attaque (ses bras et ses mains, littéralement : les bras de ses mains, sont rendus agiles).

      Par celui qui est le berger... Dans l'interpr√©tation de ce passage tr√®s difficile, nous nous en tenons √† la ponctuation massor√©tique, qui nous para√ģt offrir encore le meilleur sens.

      Le berger. Comparez 48.15

      Le rocher d'Isra√ęl : Dieu, comme l'Etre immuable, dans lequel Isra√ęl pourra toujours avoir une enti√®re confiance. Comparez les expressions √©quivalentes Deut√©ronome 32.4¬†; 1Samuel 2.2¬†; Psaumes 18.32, etc.

      25

      B√©n√©dictions des cieux... de l'ab√ģme... : b√©n√©dictions de tous genres¬†; pluie et ros√©e des cieux, sources jaillissant des nappes d'eau souterraines, f√©condit√© enfin des animaux et de l'homme.

      26

      Les b√©n√©dictions des montagnes antiques. Le mot traduit par montagnes peut aussi √™tre le participe du verbe h√Ęr√Ę : concevoir, et le mot ad : antique, peut √™tre une pr√©position qui signifie : jusqu'√†. C'est pourquoi d'autres ont traduit : Les b√©n√©dictions de ton p√®re ont surpass√© les b√©n√©dictions de mes p√®res (ceux qui m'ont engendr√©), jusqu'√† la cime des collines √©ternelles.

      Mais ce sens n'est pas clair, le parall√©lisme est bris√©, et il faut prendre h√Ęr√Ę (concevoir) dans le sens d'engendrer, qu'il n'a jamais. Comparez une construction identique √† celle que nous avons ici, Deut√©ronome 33.15¬†; Habakuk 3.6

      Montagnes antiques, collines éternelles. Les montagnes sont censées être ce qu'il y a de plus antique et de plus stable sur la terre (Psaumes 90.2).

      Les b√©n√©dictions des montagnes et la beaut√© des collines d√©signent sans doute les b√©n√©dictions temporelles d√©crites dans le verset pr√©c√©dent¬†; et Jacob veut dire qu'il a eu en partage des b√©n√©dictions plus grandes encore que celles-l√†, des b√©n√©dictions de l'ordre spirituel, et qu'il les transmet √† Joseph, comme √† un autre premier-n√© √† c√īt√© de Juda.

      Prince de ses frères, en hébreu nazir : mis à part. Il n'est pas question ici du naziréat lévitique (Nombres 6.1-21) ; Joseph se trouve mis à part par le fait de l'élévation qui lui a été accordée en Egypte.

      27

      Benjamin

      Un loup qui déchire. L'image du loup est généralement employée dans un sens défavorable (Sophonie 3.3 ; Habakuk 1.8 ; Ezéchiel 22.27, etc.). Ce n'est pas, sans doute, le cas ici. L'auteur, ayant appliqué l'image du lion à Juda compare Benjamin à un animal sauvage plus petit, pour dépeindre la vaillance d'une tribu moins importante.

      Le matin..., sur le soir... : en tout temps pr√™t √† combattre et √† vaincre. Sur le caract√®re belliqueux de la tribu de Benjamin, voir Juges 20.19 et suivants¬†; 1Chroniques 8.40¬†; 12.2, etc. Le juge Ehud et le roi Sa√ľl furent benjamites.

      Plusieurs interpr√®tes pensent que ce morceau est la description de l'√©tat de choses existant au moment o√Ļ √©crivait l'auteur, et non une proph√©tie de Jacob, et cherchent dans l'histoire d'Isra√ęl le moment o√Ļ cette description a correspondu √† la r√©alit√©. Pour les uns, c'est l'√©poque des Juges¬†; pour d'autres, celle de Samuel¬†; pour d'autres enfin, celle de David. On va m√™me jusqu'√† nommer le proph√®te Nathan comme l'auteur du morceau.

      Mais plusieurs faits t√©moignent de la haute antiquit√© de ce chapitre. Le style a un caract√®re tr√®s antique. Bien des traits nous transportent √† une √©poque ant√©rieure √† celle des Juges (comparez, par exemple, ce qui est dit de Zabulon, Issacar et Dan dans les versets 13 √† 17 avec ce qui en est dit Juges 5.15,17-18). L'auteur ne para√ģt pas conna√ģtre la division du pays, telle qu'elle, a en lieu au temps de Josu√© (par exemple, il attribue √† Zabulon un territoire maritime). Au verset 13, il ne para√ģt pas conna√ģtre Tyr, mentionn√©e pourtant d√©j√† Josu√© 19.29. L'auteur semble avoir devant lui des individus, les p√®res des futures tribus, plut√īt que ces tribus elles-m√™mes. C'est en particulier le cas de Ruben, Sim√©on, L√©vi, dont il rappelle certains traits individuels, et de Joseph qui, s'il figurait ici comme tribu, serait √©videmment divis√© en Ephra√Įm et Manass√©. Il est impossible, enfin, de se figurer que la dispersion de L√©vi p√Ľt √™tre pr√©sent√©e comme une mal√©diction √† une √©poque post√©rieure o√Ļ d√©j√† elle avait √©t√© transform√©e en b√©n√©diction. Les paroles prononc√©es sur cette tribu nous transportent donc dans une √©poque ant√©rieure √† la sc√®ne du veau d'or. Du reste, la parole du verset 18 ne saurait √™tre invent√©e. Ces raisons nous autorisent √† conclure √† l'authenticit√© du morceau.

      29

      49.29 à 50.14 Mort et ensevelissement de Jacob

      29 à 32 Derniers ordres et mort de Jacob

      Ces ordres avaient déjà été communiqués à Joseph, sans la participation duquel ils ne pouvaient être exécutés (47.29-31).

      La prophétie messianique dans la genèse

      Si nous r√©unissons un certain nombre de promesses d'une port√©e messianique (voir l'ex√©g√®se), qui se trouvent diss√©min√©es dans le r√©cit de la Gen√®se et cela sans aucune relation, ni de circonstances, ni de forme, les unes avec les autres (sauf les promesses faites √† Abraham, Isaac et Jacob), nous voyons se former comme une s√©rie de cercles concentriques, circonscrivant successivement dans des limites de plus en plus √©troites et pr√©cises le domaine d'o√Ļ doit proc√©der le salut :

      • L'humanit√© : la post√©rit√© de la femme, 3.15
      • La race de Seth : la parole de L√©mec √† No√©, 5.29
      • La branche de Sem : dont J√©hova doit demeurer le Dieu et qui doit un jour abriter Japheth sous ses tentes, 9.26-27
      • La famille d'Abraham : la post√©rit√© en qui doivent √™tre b√©nies toutes les. familles de la terre, 12.3, etc.
      • La famille d'Isaac : 26.1-4
      • La famille de Jacob : 35.9 et suivants¬†; 27.29
      • La tribu de Juda : 49.10

      Pour achever la d√©termination du berceau messianique, il ne manque plus que l'indication de celle d'entre les familles de Juda qui doit devenir la famille royale. C'est ce que fera conna√ģtre l'oracle de Nathan, 2Samuel 7.5-16

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