Actes 15

    • 1 Conf√©rence de J√©rusalem Ch. 15¬†: 1-35

      Chapitre 15.

      1 √† 35 D√©lib√©ration des d√©l√©gu√©s d'Antioche avec les chr√©tiens de J√©rusalem sur la position dans l'Eglise des pa√Įens convertis.

      Nous retrouvons ici (comparez Actes 11.1-18, notes) en conflit les deux partis qui existaient alors dans l'Eglise : d'une part, les Juifs qui avaient embrassé l'Evangile, mais sans renoncer aux observances de la loi, auxquelles ils attachaient la plus haute importance.

      Ils n'√©taient point oppos√©s √† l'entr√©e des pa√Įens dans l'Eglise mais, convaincus de la perp√©tuit√© et des droits divins du juda√Įsme, ils exigeaient que les pa√Įens convertis fussent circoncis et s'engageassent par l√† √† observer toutes les prescriptions de la loi¬†; en un mot, que les pa√Įens devinssent juifs avant de devenir chr√©tiens.

      L'observation de la loi n'était pas à leurs yeux la cause du salut, puisqu'eux-mêmes avaient cru au Sauveur, mais ils en faisaient une condition absolue : Si vous n'avez été circoncis, vous ne pouvez être sauvés.

      Si leur opinion avait pr√©valu, c'en √©tait fait du salut par gr√Ęce, par la foi seule, et de la libert√© chr√©tienne et de l'universalit√© de l'Evangile. L'Eglise chr√©tienne serait rest√©e une simple modification du mosa√Įsme, une secte juive, semblable √† celles qui persist√®rent durant les premiers si√®cles. Elle aurait √©t√© incapable de conqu√©rir le monde.

      C'est ce que sentit vivement l'homme qui avait pour vocation sp√©ciale de porter l'Evangile aux pa√Įens. Les besoins de son Ňďuvre¬†; (Galates 2.2) et plus encore les exp√©riences nul avaient fait de lui, pharisien z√©l√© pour la loi, l'ap√ītre de la gr√Ęce, l'amen√®rent √† combattre vivement les doctrines des jud√©o-chr√©tiens.

      Paul ne s'opposait pas √† ce qu'on observ√Ęt les c√©r√©monies de la loi en les consid√©rant comme moyens d'√©dification ou par respect pour les traditions des p√®res. Lui-m√™me fit circoncire son disciple Timoth√©e. (Actes 16.3) Mais d√®s que les exigences des juda√Įsants n'allaient √† rien moins qu'√† fausser ou √† renverser le pur Evangile, alors il leur opposait une r√©sistance invincible. (verset 2)

      Le conflit √©tait in√©vitable, l'entr√©e de nombreux pa√Įens dans L'Eglise le rendait toujours plus aigu.

      L'orage √©clata √† Antioche, la principale Eglise du monde pa√Įen, √† la suite de l'arriv√©e de quelques fr√®res de Jud√©e.

      Le texte occidental ajoute qu'ils étaient de ceux de la secte des Pharisiens qui avaient cru. (Comparer verset 5, note.)

      2 Grec : Or une agitation étant advenue et à Paul et Barnabas une non petite dispute contre eux.

      L'agitation (le mot signifie soulèvement, sédition, Actes 19.40) se produisit dans L'Eglise, Paul et Barnabas s'opposant vivement aux docteurs judéens.

      Ils résolurent (grec ils ordonnèrent), savoir les chrétiens de L'Eglise d'Antioche. L'Eglise choisit pour cette délégation Paul et Barnabas, qu'elle considérait comme ses conducteurs, et quelques autres de ses membres.

      Parmi les délégués était Tite disciple bien-aimé de Paul. (Galates 2.1 ; 1.4)

      L'Eglise de J√©rusalem, tr√®s nombreuse, (Actes 21.20) ayant √† sa t√™te les ap√ītres et les anciens, √©tait la m√©tropole de la chr√©tient√©. Il √©tait donc naturel que celle d'Antioche d√©sir√Ęt avoir son avis sur la grave question qui l'agitait¬†; d'autant plus que ceux qui avaient soulev√© le conflit (verset 1) se donnaient comme agissant par l'autorit√© de L'Eglise de J√©rusalem. (verset 24) Il importait donc de s'entendre pour conserver la paix.

      Quant √† Paul, c'est bien aussi par amour de la paix qu'il consentit √† cette d√©l√©gation¬†; (Galates 2.2) car, comme il le d√©clare positivement, il n'avait point √† soumettre l'Evangile qu'il pr√™chait aux jugements des autres ap√ītres, ayant re√ßu son apostolat directement de Dieu et de J√©sus Christ. (Galates 1.1)

      Dans le chapitre 2 de l'√©p√ģtre aux Galates, (Galates 2) Paul a √©crit une relation abr√©g√©e de ce voyage √† J√©rusalem, dans laquelle se trouvent quelques traits qui paraissent diff√©rer du r√©cit de Luc et dont il faut tenir compte dans l'explication de ce dernier.

      Ainsi, d'après Galates 2.1, ce voyage serait le second depuis sa conversion, tandis que, selon Luc, ce serait le troisième. (Voir sur cette question, Actes 11.30, note.)

      Ainsi encore, Paul nous dit qu'il le fit "par une r√©v√©lation de Dieu," (Galates 2.2) tandis que, dans notre r√©cit, il ne para√ģt ob√©ir qu'au vŇďu de l'Eglise d'Antioche.

      Mais ces deux motifs se concilient parfaitement. Paul aurait probablement refusé cette délégation comme contraire à l'autorité de son apostolat, s'il n'avait eu une direction d'en haut.

      - Quant √† l'√©poque de ce voyage, la relation de Luc peut s'accorder avec celle de l'ap√ītre. Nous lisons dans Galates 2.1 qu'il retourna √† J√©rusalem "quatorze ans apr√®s," apr√®s sa conversion ou apr√®s sa premi√®re visite, (Galates 1.18) c'est-√†dire dix-sept ans apr√®s sa conversion. Or, comme on place cette conversion en 35 ou 36, et le concile de J√©rusalem dans les ann√©es 50 √† 52, le voyage racont√© par Paul (Galates 2.1) eut lieu dans le m√™me temps que celui-ci.

      3 Les mots : accompagnés par l'Eglise, montrent que L'Eglise, pénétrée de l'importance de cette délégation, et désireuse de témoigner son attachement à ceux qu'elle envoyait, leur fit la conduite, avec solennité, jusqu'à quelque distance d'Antioche. (Actes 20.38 ; 21.5)

      - La Phénicie avait déjà été visitée par des chrétiens, (Actes 11.19) et quant à la Samarie, nous savons qu'il s'y trouvait des frères en grand nombre, qui se réjouirent à l'écoute des récits de Paul et de Barnabas. (Actes 8.5-8)

      4 Ils furent reçus, accueillis par l'Eglise, dans une assemblée convoquée pour les entendre.

      Ils le furent, en particulier, par les ap√ītres et les anciens. (verset 6, note.)

      Les termes employés montrent qu'ils furent reçus officiellement comme délégués de L'Eglise d'Antioche.

      Le texte occidental (C, Peschito, etc.) porte : Ils furent reçus grandement.

      5 On peut trouver √©trange la mani√®re dont le d√©bat est introduit devant les ap√ītres et les anciens de J√©rusalem.

      Les délégués d'Antioche racontent les succès missionnaires de Paul et de Barnabas, (verset 4) mais ils ne disent mot du conflit qui avait éclaté dans leur Eglise, et au sujet duquel ils avaient été envoyés à Jérusalem. (verset 1)

      Ce sont des membres de l'Eglise de J√©rusalem, anciens pharisiens, qui commencent le d√©bat en √©levant leurs pr√©tentions relatives √† la circoncision des pa√Įens. Il semblerait, √† nous en tenir au texte des principaux manuscrits, que la discussion naqu√ģt spontan√©ment √† J√©rusalem, sans √™tre provoqu√©e par la d√©putation d'Antioche.

      Pour éviter cette incohérence du récit, quelques interprètes ont supposé que le verset 5 faisait encore partie du rapport des délégués ; (verset 4) ils racontèrent,...mais que quelques-uns...s'étaient élevés...

      Cette explication est peu naturelle.

      La difficulté peut être aplanie d'une manière plus naturelle, si l'on admet l'adjonction du texte occidental à verset 1. (Voir la note.) D'après ce texte les membres de l'Eglise de Jérusalem, qui avaient été troubler l'Eglise d'Antioche étaient déjà d'anciens pharisiens, et sans doute les mêmes personnages qui élevèrent les premiers leurs prétentions à Jérusalem. Revenus au sein de leur Eglise, ils engagèrent la lutte, à l'arrivée des délégués d'Antioche, en répétant les exigences qu'ils avaient formulées à Antioche.

      Ces adversaires, nous dit Luc, avaient appartenu, avant leur conversion à la secte des pharisiens, et n'en avaient point renié les principes. (verset 1, note.) Ils n'avaient cru que par l'intelligence, et animés peut-être par ce zèle de prosélytisme qui caractérisait les pharisiens, (Matthieu 23.15) ils n'avaient admis l'Evangile que par des motifs intéressés.

      En effet, Paul les appelle des "faux frères qui s'étaient introduits parmi nous et s'y étaient glissés secrètement pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ." (Galates 2.1)

      6 Paul ne parle (Galates 2.2) que d'une conf√©rence priv√©e o√Ļ il "exposa l'Evangile qu'il pr√™chait, dans le particulier, √† ceux qui √©taient le plus consid√©r√©s," c'est-√†-dire, aux ap√ītres.

      Le r√©cit de Luc nous pr√©sente, √† partir de verset 7 du moins, la convocation d'une grande assembl√©e de l'Eglise, o√Ļ il fut d√©lib√©r√© sur la question d√©j√† r√©solue dans la conf√©rence qui avait eu lieu entre ses conducteurs, (Voir versets 12,22,25¬†; d√©j√† √† verset 6, le texte occidental ajoute¬†: avec la multitude.)

      On a pr√©tendu que cette assembl√©e g√©n√©rale n'√©tait qu'une invention de Luc, sans r√©alit√© historique. On se fonde sur le silence de Paul dans l'√©p√ģtre aux Galates. Mais ce silence s'explique par le fait que ce qui importait √† Paul, c'√©tait de d√©montrer aux Galates qu'√† J√©rusalem, il s'√©tait trouv√© d'accord avec les ap√ītres et les conducteurs de l'Eglise. (Galates 2.7-9)

      La solennelle d√©putation d'Antioche ne pouvait rester ignores de l'Eglise, non plus que la grave question dont il s'agissait. Or, il eut √©t√© contraire √† tous les usages du temps apostolique d'exclure l'Eglise de toute participation √† un d√©bat d'o√Ļ d√©pendait sa vie. (Voir Actes 6 et Actes 11)

      Le parti pharisa√Įque, d'ailleurs, ardent √† faire triompher sa cause, ne dut pas manquer d'insister pour qu'elle f√Ľt port√©e devant L'Eglise enti√®re. Il y a donc mainte bonne raison pour admettre le r√©cit de Luc et la r√©alit√© de cette grande assembl√©e, improprement appel√©e concile apostolique.

      7 Il y eut une grande discussion, parce que les partisans de la circoncision expos√®rent les premiers leurs pr√©tentions. On voit quelle libert√© les ap√ītres laissaient √† leurs fr√®res.

      Mais Pierre se leva pour parler. Il √©tait l'ap√ītre de la circoncision, et pourtant il avait √©t√© choisi le premier de Dieu pour faire entendre √† des pa√Įens la parole de l'Evangile.

      Il rappelle ce grand événement raconté à Actes 10 et qui, depuis longtemps (grec dès les jours anciens), avait décidé la question. Il y avait, en effet, dix ans au moins que ce fait avait eu lieu et que l'Eglise de Jérusalem l'avait approuvé ; pourquoi donc revenir sur ce sujet ?

      - Pierre ne dit pas : Dieu m'a choisi, mais : Dieu s'est fait un choix, a décidé que...Cette tournure fait mieux ressortir l'autorité de Dieu, et quant à Pierre, elle est plus modeste.

      - Nous avons admis, avec la plupart des critiques, la leçon : parmi vous (Sin., B, A, C) au lieu de parmi nous (majuscules récents).

      Meyer estimait que le sens exigeait nous, car Pierre a d√Ľ naturellement se compter au nombre de ses fr√®res.

      M. Blass admet nous dans les deux textes.

      Mais on peut dire que ce vous accentue le fait que c'√©tait dans l'Eglise de J√©rusalem que Dieu avait choisi Pierre pour introduire le premier pa√Įen dans son Eglise.

      9 Voil√† un argument auquel il n'y avait absolument rien √† r√©pondre, car reposait sur le t√©moignage de Dieu, (gr) le connaisseur des cŇďurs, qui avait donn√© aux pa√Įens convertis le Saint Esprit, sans faire aucune diff√©rence entre eux et les Juifs.

      Pierre avait déjà, dans une autre occasion, produit cette raison irréfutable. (Actes 11.15,17)

      Ce don de Dieu aux pa√Įens avait purifi√© leurs cŇďurs par la foi, sans le secours de la circoncision, qui n'√©tait que le signe de la purification.

      Les Juda√Įsants exigeaient encore ce signe, parce qu'ils ignoraient que c'est le cŇďur qui doit √™tre circoncis. (Actes 7.51¬†; Romains 2.28,29)

      11 Maintenant donc, puisque l'Ňďuvre de Dieu est si √©vidente √† nos yeux, pourquoi tentez vous Dieu¬†?

      Tenter Dieu, c'est provoquer ses jugements, en méconnaissant sa volonté et en lui opposant notre incrédulité et nos révoltes. (Exode 17.2)

      Les chr√©tiens juda√Įsants tentaient Dieu, puisque la gr√Ęce de notre Seigneur J√©sus leur √©tait pr√™ch√©e comme unique moyen par lequel l'homme p√©cheur peut √™tre sauv√©, et que, malgr√© cela, ils voulaient imposer aux pa√Įens convertis le joug intol√©rable de la loi. (Comparer Matthieu 23.4¬†; Galates 5.1)

      Pierre professe hautement sa foi en ce salut par gr√Ęce, et puisque Dieu n'a point fait de diff√©rence entre les Juifs et les pa√Įens, (verset 9) l'ap√ītre n'en fait aucune non plus¬†: de la m√™me mani√®re qu'eux aussi. Il est donc en pleine harmonie avec Paul dans cette grande doctrine. Ce dernier, comme le remarque Meyer, le reconna√ģt lui m√™me¬†; car, si plus tard, √† Antioche, il dut reprocher √† Pierre un moment d'incons√©quence, (Galates 2.14) il put dans cette circonstance en appeler √† leur parfait accord sur le principe m√™me de la justification par la foi. (Galates 2.15,16)

      Le discours de Pierre est le dernier acte de cet ap√ītre que Luc raconte.

      12 Le discours de Pierre eut pour effet d'imposer silence aux adversaires, (comparez Actes 11.18) et toute la multitude y donna son assentiment tacite.

      Barnabas et Paul profit√®rent de ce calme de l'assembl√©e pour raconter les grands r√©sultats qu'ils avaient obtenus parmi les pa√Įens.

      Ils en attribuent toute la gloire √† Dieu, car lui seul peut faire ces miracles et ces prodiges, par o√Ļ il faut entendre, non seulement des gu√©risons, mais aussi et surtout, les effets puissants de la Parole et de l'Esprit de Dieu dans les √Ęmes.

      Leur récit était une confirmation éclatante du discours de Pierre.

      14 Après que les deux missionnaires eurent achevé leur exposé, Jacques, (voir Actes 12.17, 2e note) qui exerçait une si grande influence dans l'Eglise de Jérusalem, prit la parole (grec répondit, car son discours répond à la situation créée par ce qui venait d'être dit, comparez Actes 3.12 ; 5.8).

      Il approuve d'abord l'expos√© que Pierre (il l'appelle Sym√©on, selon l'ancienne forme h√©bra√Įque de son nom primitif) vient de faire, de la conversion des premiers pa√Įens¬†; il montre ensuite dans ce grand √©v√©nement l'accomplissement de la parole proph√©tique¬†; (versets 16-18) enfin, il fait une proposition pratique qui puisse r√©pondre au vŇďu de tous. (versets 19-21)

      - Les termes par lesquels il exprime le fait de l'entr√©e des pa√Įens dans l'Eglise, sont remarquables¬†: Dieu, dit-il pour la premi√®re fois, (comparez Actes 14.16) a pris soin (grec a jet√© les regards, consid√©r√©) de prendre du milieu des pa√Įens un peuple √† son nom, c'est-√†-dire qui port√Ęt ce nom.

      Le terme de peuple n'√©tait jamais donn√© qu'aux Juifs¬†; en l'appliquant aux nations pa√Įennes, Jacques les rend √©gales √† Isra√ęl¬†; c'√©tait, comme le remarque Bengel, "une √©nigme topique pour des oreilles juives." (Comparer Romains 9.24-26)

      17 Amos 9.11,12.

      Jacques, comme tous les ap√ītres, tient √† montrer l'accord de ses affirmations avec les paroles des proph√®tes.

      Ainsi, il trouve la conversion des pa√Įens annonc√©e dans cette proph√©tie d'Amos, qui, en un temps malheureux de l'histoire d'Isra√ęl, promet le r√©tablissement de la maison de David, de sa dynastie, de son royaume spirituel.

      Cette maison n'était plus alors, aux yeux du prophète, qu'un tabernacle, une frêle tente, tombée en ruine, parce que dix tribus du peuple s'étaient séparées d'elles.

      Mais il viendra des temps o√Ļ Dieu la r√©√©difiera, la r√©tablira dans son antique splendeur. Et alors le reste des hommes, toutes les nations pa√Įennes sur lesquelles le nom de Dieu sera invoqu√©, rechercheront le Seigneur et seront re√ßues en gr√Ęce, sans autres conditions.

      C'est ce que dit le Seigneur qui, maintenant, fait ces choses, qui sont connues de lui de toute éternité.

      Jacques cita cette prophétie dans la langue originale. Luc la rapporte librement d'après la version grecque.

      Celle-ci diff√®re √† divers √©gards de l'h√©breu, dont voici la traduction litt√©rale¬†: "En ce jour-l√†, je rel√®verai la tente de David qui est tomb√©e¬†; je r√©parerai ses br√®ches¬†; je rel√®verai ses ruines et je la reb√Ętirai comme aux jours anciens, afin qu'ils poss√®dent le reste d'Edom et toutes les nations sur lesquelles mon nom est invoqu√©, dit l'Eternel, qui fait cela."

      On voit les deux principales différences entre l'hébreu et la version grecque. Celle-ci porte : le reste des hommes, au lieu de le reste d'Edom.

      Ensuite, les traducteurs Grecs transforment l'affirmation que les Isra√©lites poss√©deront les nations en celle-ci¬†: les nations rechercheront le Seigneur, pens√©e qui n'est pas dans l'h√©breu. Ils avaient √©videmment sous les yeux un texte diff√©rent de notre texte h√©breu actuel. Et l'on peut se demander s'il n'en √©tait pas de m√™me pour Jacques, car la parole d'Amos, telle que nous la lisons aujourd'hui dans les bibles h√©bra√Įques, ne renferme que tr√®s indirectement la proph√©tie que Jacques invoque.

      18 La leçon que nous avons adoptée avec la plupart des éditeurs, sur l'autorité de Sin., B, C, réduit verset 18 à ces seuls mots : connues dès l'éternité.

      Ces choses que Dieu avait annonc√©es par le proph√®te, et qu'il connaissait de toute √©ternit√©, parce qu'il les avait arr√™t√©es dans son conseil, c'√©tait la conversion des pa√Įens et la destination du salut √† tous les hommes.

      Elles ne devaient donc pas √™tre, pour les auditeurs de Jacques, un sujet d'√©tonnement ou de doute. Lachmann et M. Blass adoptent le texte de A, D, Vulgate¬†: "Son Ňďuvre est connue du Seigneur d√®s l'√©ternit√©"

      Enfin le texte re√ßu, avec quelques majuscules et la plupart des minusc., porte¬†: "Toutes ses Ňďuvres sont connues de Dieu d√®s l'√©ternit√©."

      Dans les trois leçons, l'idée reste la même.

      20 Avec une sagesse tout apostolique Jacques propose donc de ne point (grec) importuner √† c√īt√©, en outre, les pa√Įens qui se convertissent √† Dieu, en leur imposant, en plus de la foi, la circoncision et l'observation de la loi de Mo√Įse, (verset 5) mais simplement de leur recommander l'abstention, toute n√©gative et facile, de certaines pratiques autoris√©es dans le paganisme, mais qui, interdites par la loi, √©taient un objet d'horreur pour les Juifs.

      Sans cette pr√©caution, aucunes relations fraternelles n'auraient pu s'√©tablir entre les croyants n√©s dans le juda√Įsme et ceux qui se convertissaient du paganisme.

      Ces prescriptions, que les Juifs faisaient d√©j√† aux pros√©lytes d'entre les pa√Įens, portaient sur trois points¬†: d'abord les souillures des idoles, ce qui, d'apr√®s verset 29, signifie les viandes sacrifi√©es aux idoles. On en faisait des festins qui d√©g√©n√©raient en orgies. Et, m√™me sans ces abus, manger de ces b√™tes sacrifi√©es aux idoles √©tait aux yeux de quelques-uns participer au culte pa√Įen. (Voir 1Corinthiens 8)

      Jacques nomme en second lieu la fornication, ou l'impuret√©. (Comparer verset 29, o√Ļ l'ordre de ces prescriptions est diff√©rent.) On s'est √©tonn√© de rencontrer ce pr√©cepte tout moral au milieu d'ordonnances qui n'avaient qu'un caract√®re rituel. Mais si l'on se souvient de ce qu'√©taient les mŇďurs du paganisme si l'on consid√®re que les meilleurs de ses moralistes ne r√©prouvaient que l'adult√®re, et encore celui de la femme seule, on ne pensera plus que des pa√Įens convertis arrivassent, en un jour, √† pratiquer la pure morale chr√©tienne. Au reste, il se peut, comme le pensent beaucoup d'interpr√®tes, qu'il s'agisse de mariages √† des degr√©s prohib√©s par la loi, (L√©vitique 18) ou de relations contraires √† la stricte monogamie. (1Timoth√©e 3.2, 1re note.)

      Enfin, la loi de Mo√Įse interdisait aux Juifs de manger des animaux √©touff√©s (grec de l'√©touff√©) ou du sang conserv√© dans les b√™tes qui n'avaient pas √©t√© saign√©es. (L√©vitique 3.17¬†; 17.10-14) Ils avaient donc horreur du sang comme aliment, et leurs fr√®res devaient, par charit√©, respecter ce scrupule.

      Plusieurs interpr√®tes comptent quatre pr√©ceptes en distinguant l'interdiction de manger fa viande des animaux √©touff√©s de l'interdiction de go√Ľter du sang, ils fondent cette distinction sur le fait que dans les sacrifices, les pa√Įens buvaient le sang des victimes, m√©lang√© √† du vin.

      21 Grec : Dès les générations anciennes.

      Les paroles par lesquelles Jacques termine son discours sont évidemment destinées à motiver sa proposition.

      Comme elles ne sont pas tr√®s claires, on les comprend de deux mani√®res¬†: puisque Mo√Įse est lu et pr√™ch√©, il n'est pas n√©cessaire de rien prescrire aux chr√©tiens juifs qui sont instruits par lui¬†; ils n'ont qu'√† observer la loi comme ils l'ont fait jusqu'ici.

      Ou bien¬†: Mo√Įse √©tant depuis si longtemps pr√™ch√© dans chaque ville et lu dans les synagogues chaque jour de sabbat, la loi √©tant ainsi profond√©ment graves dans l'esprit des Juifs et connue m√™me des pa√Įens qui les entourent, il faut emp√™cher que des hommes admis comme membres dans des Eglises aient une conduite en contradiction flagrante avec les principes de cette loi. Ce serait un scandale pour leurs fr√®res sortis du juda√Įsme et un sujet d'√©tonnement pour les pa√Įens eux m√™mes.

      Nous pensons que cette derni√®re pens√©e est celle que Jacques a voulu exprimer. Si c'est dans un tel esprit de charit√© que ces prescriptions furent propos√©es par Jacques et vot√©es par l'assembl√©e, on comprend que Paul ait pu les accepter sans rien conc√©der de ses principes relatifs au salut par gr√Ęce et √† la libert√© chr√©tienne. Lui-m√™me, traitant plus tard ces questions dans ses √©p√ģtres aux Corinthiens (1Corinthiens 8-10) et aux Romains (Romains 14 et Romains 15), exhortera les forts √† faire des concessions aux faibles.

      On a dit que le vote de l'assembl√©e de J√©rusalem, qui aurait prescrit ces conditions aux chr√©tiens sortis du paganisme, √©tait en contradiction avec l'affirmation de Paul¬†: (Galates 2.6) "Ceux qui sont les plus consid√©r√©s ne m'ont rien impos√©." Mais s'exprimant ainsi Paul parlait de la circoncision, dont les juda√Įsants exigeaient l'application √† Tite. Il pouvait, malgr√© les ordonnances √©dict√©es par l'assembl√©e de J√©rusalem, dire en toute v√©rit√© qu'on ne lui avait rien "impos√©," car ces ordonnances, d√©j√† observ√©es par les pros√©lytes, n'introduisaient aucune condition nouvelle et laissaient intacte la question de principe.

      Quant √† ce que Paul √©crit¬†: (Galates 2.10) Seulement que nous nous souvenions des pauvres, ces paroles expriment un vŇďu, une recommandation, non une prescription. On ne saurait donc les opposer au r√©cit de Luc.

      22 Avec toute l'Eglise ; il faut bien remarquer ces mots qui complètent verset 6.

      L'histoire de cette assemblée, qu'on a nommée concile de Jérusalem, répand une précieuse lumière sur la constitution de l'Eglise primitive.

      Les partisans du cl√©ricalisme ont pr√©tendu que ce concile n'avait √©t√© tenu que par les ap√ītres, assist√©s des anciens, et que, comme il s'agissait d'une question de doctrines, les simples fid√®les de L'Eglise n'y avaient point eu de part.

      Il est vrai que L'Eglise d'Antioche envoie √† J√©rusalem pour consulter "les ap√ītres et les anciens," (verset 2) qui se r√©unissent afin de d√©lib√©rer sur cette importante question¬†; (verset 6) il est m√™me tr√®s naturel que leur avis e√Ľt le plus d'importance et d'autorit√©.

      Mais, qu'on le remarque bien, du commencement à la fin de cette transaction, l'Eglise, comme telle, y prend part. C'est ce qui ressort d'une manière évidente de versets 5,12,22,23,30. Il en avait été de même lors de l'élection des premiers diacres. (Actes 6)

      Outre la lettre qui va suivre et dont furent chargés Paul et Barnabas, l'Eglise décida très sagement d'envoyer à Antioche, avec eux, deux de ses principaux membres (grec gouvernants, comparez Luc 22.26), qui rendraient témoignage de vive voix de ce qui s'était passé à Jérusalem. (verset 27)

      - Jude Barsabas n'est pas connu d'ailleurs.

      Quant √† Silas, il allait devenir le compagnon d'Ňďuvre de l'ap√ītre Paul¬†: verset 40¬†; comparez Actes 17.4,18.5¬†; 2Corinthiens 1.19¬†; 1Thessaloniciens 1.1¬†; 2Thessaloniciens 1.1. Dans ces derniers passages, Paul le nomme Silvain, ce qui est la forme latine du nom.

      23 Grec¬†: par leur main¬†; cet h√©bra√Įsme ne signifie pas que les envoy√©s de l'Eglise r√©dig√®rent la lettre, mais qu'ils en furent les porteurs aupr√®s des Eglises nomm√©es ci-apr√®s.

      - Cette lettre, dont on a, sans raison suffisante, révoqué en doute l'authenticité, porte cependant tous les caractères de son origine. Elle est claire et complète dans sa brièveté. Et, comme cet important document fut bien vite répandu dans les Eglises d'Asie Mineure, pour lesquelles il avait un si haut intérêt, (Actes 16.4 ; 21.25) rien ne fut plus facile pour Luc que de s'en procurer une copie, qu'il nous a conservée.

      Une variante de Sin., B, A, C, D, admise par Tischendorf et plusieurs critiques, supprime ces deux mots : et les, devant frères, en sorte que ce dernier terme s'appliquerait aux anciens et non aux autres membres de l'Eglise.

      Il faudrait donc traduire¬†: "Les ap√ītres et les fr√®res anciens."

      Cette variante a tout l'air d'une correction inspirée par le cléricalisme naissant, qui ne voulait pas que les frères fussent aussi signataires de la lettre.

      Il n'est pas probable qu'on e√Ľt ajout√© ces mots, s'ils n'avaient pas fait partie du texte primitif.

      - La lettre est adress√©e aux fr√®res qui sont d'entre les pa√Įens √† Antioche et en Syrie, o√Ļ, de la capitale du pays, l'Evangile s'√©tait r√©pandu¬†; enfin en Cilicie, patrie de Paul, o√Ļ luim√™me avait annonc√© J√©sus-Christ. (Actes 9.30¬†; 11.25¬†; 15.41)

      Il faut relever le fait que la lettre est adressée seulement aux Eglises de ces provinces, dans lesquelles les Juifs étaient particulièrement nombreux.

      Il explique d'une part que Paul n'y fait aucune allusion dans 1Corinthiens 8 √† 1Corinthiens 10, o√Ļ il traite le m√™me sujet¬†: le d√©cret de J√©rusalem √©tait inconnu des chr√©tiens de la Gr√®ce.

      Et d'autre part, on peut voir, avec M. Wendt, dans cette adresse limitée une preuve de l'authenticité du document.

      Si Luc ne l'avait trouv√© r√©dig√© en ces termes, il lui e√Ľt sans doute attribu√© une destination plus g√©n√©rale, d'autant plus que, d'apr√®s son propre r√©cit, (Actes 16.4) les missionnaires, dans leur second voyage, recommandaient les d√©cisions de J√©rusalem m√™me √† des Eglises situ√©es dans des contr√©es plus lointaines.

      - La salutation grecque que nous rendons par salut, signifie : réjouissez-vous ou joie vous soit ! (Comparer Actes 23.26)

      On a remarqu√© que de tous les √©crivains du Nouveau Testament, Jacques est le seul qui emploie cette formule dans son √©p√ģtre¬†; (Jacques 1.1) et l'on en a conclu que c'est lui qui r√©digea notre lettre. Vu sa haute position dans L'Eglise de J√©rusalem et la part qu'il avait eue √† la conclusion du d√©bat, cette opinion n'est pas invraisemblable.

      24 On voit que l'assembl√©e de J√©rusalem a √©prouv√© de la peine de ce que les chr√©tiens d'Antioche ont √©t√© troubl√©s et boulevers√©s dans leurs √Ęmes et qu'elle d√©savoue les hommes par qui cela √©tait arriv√©.

      Aucun ordre, aucun mandat ne leur avait été donné, comme ils l'avaient probablement prétendu.

      - Le texte reçu avec C, majuscules, versions, ajoute ces mots : disant qu'il faut être circoncis et garder la loi. Les critiques et les exégètes les suppriment.

      Cependant il est possible que la lettre exprim√Ęt la cause du conflit.

      26 Il y a dans cette partie de la lettre deux choses qui seront de la plus haute importance pour les Eglises aux quelles elle est adressée : c'est d'abord le fait Que l'assemblée de Jérusalem était tombée d'accord (grec devenue unanime) et qu'ainsi sa décision n'avait point été prise par une majorité seulement.

      C'est ensuite que la lettre parle de Paul et Barnabas avec vénération et amour. Ils sont reconnus comme de fidèles serviteurs de Dieu qui ont exposé leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus-Christ.

      C'est là une allusion aux persécutions qu'ils avaient souffertes dans leur premier voyage de mission. (Voir en particulier Actes 14.19)

      - Quoique, depuis Actes 13.9, Paul soit ordinairement nommé avant Barnabas, il est naturel qu'ici et à verset 12 se trouve l'ordre inverse, parce que Barnabas était connu à Jérusalem depuis plus longtemps que Paul ; c'est même lui qui l'avait introduit auprès de l'Eglise. (Actes 9.27)

      Bleek et Meyer voient avec raison dans ce détail une preuve de l'authenticité du document conservé par Luc.

      27 Les mêmes choses que celles qui sont renfermées dans la leurs.

      Ils les confirmeront de bouche, avec l'autorit√© d'hommes qui sont d√©l√©gu√©s par les ap√ītres de J√©rusalem.

      29 Voir verset 20, note.

      Cette parole solennelle : il a semblé bon au Saint-Esprit et à nous, distingue l'influence du Saint Esprit de la conviction personnelle dans ceux qui parlent ; mais ces deux choses sont inséparables comme la cause et l'effet.

      C'est le SaintEsprit qui a opéré cette conviction, et les auteurs de la lettre en ont clairement conscience. (Comparer Actes 5.32,Jean 15.26,27, note.)

      - Combien de fois cette formule a-t-elle √©t√© r√©p√©t√©e dans des conciles o√Ļ l'erreur et les passions humaines avaient beaucoup plus de part que le Saint-Esprit¬†!

      On traduit ordinairement : Choses dont vous ferez bien de vous garder. Mais l'expression grecque signifie : vous vous en trouverez bien.

      Les ap√ītres veulent dire¬†: Vous aurez ainsi la paix et la concorde dans l'Eglise. Rilliet et Oltramare traduisent aussi de cette mani√®re.

      Quelques documents présentent à verset 29 trois variantes, dont les deux premières se trouvent également à verset 20 :

      1¬į les mots¬†: et des animaux √©touff√©s sont omis¬†;

      2¬į apr√®s les mots¬†: et de la fornication, on lit¬†: et tout ce que vous ne voulez pas qui vous arrive √† vous-m√™mes, de ne pas le faire aux autres¬†;

      3¬į apr√®s¬†: vous vous en trouverez bien, D., Iren√©e, Tertullien ajoutent¬†: Etant port√©s par le Saint Esprit.

      - M. Blass admet les trois variantes dans son texte occidental. Pour M. Zahn la premi√®re r√©sulte en tous cas d'une mutilation texte original¬†; la seconde est une interpolation faite en Orient d'abord et pour les motifs suivants¬†: le d√©cret de J√©rusalem n'avait plus d'application¬†; on chercha √† le transformer en une sorte de cat√©chisme moral¬†; on laissa tomber l'interdiction relative aux animaux √©touff√©s¬†; on entendit celle relative aux viandes sacrifi√©es aux idoles du culte pa√Įen en g√©n√©ral et celle relative au sang, de l'effusion du sang humain¬†; √† la mention des trois p√©ch√©s capitaux¬†: idol√Ętrie, homicide, adult√®re, on ajouta ce sommaire de toute la loi¬†: tout ce que vous ne voulez pas qui vous soit fait, ne le faites pas aux autres. (Comparer Matthieu 7.12¬†; Romains 13.8-10)

      31 A Antioche, comme à Jérusalem, c'est la multitude de l'Eglise qui s'assemble pour recevoir la réponse attendue.

      On conçoit qu'en écoutant la lecture de la lettre tous se réjouirent de la consolation.

      C'√©tait en effet pour eux une consolation immense de savoir qu'ils ne seraient plus troubl√©s (verset 24) dans leur foi au salut par gr√Ęce et qu'ils restaient affranchis du joug de la loi juive.

      Il ne faut pas traduire, comme le font plusieurs : ils se réjouirent de l'exhortation.

      Le mot grec a bien aussi ce sens, mais l'exhortation reçue à Antioche était de s'abstenir des choses sacrifiées aux idoles, etc. Or qu'y avait-il de réjouissant dans ces prescriptions ?

      32 Voir, sur ce don de prophétie, Actes 11.27,28, note ; Actes 13.1.

      Jude et Silas, ayant ce don là, étaient capables d'exhorter avec puissance.

      33 Grec : Ils furent congédiés en paix, c'est-à-dire, avec des souhaits de paix et de prospérité pour leur voyage.

      Le texte re√ßu porte¬†: vers les ap√ītres au lieu de¬†: vers ceux qui les avaient envoy√©s. (Sin., B, A, C, D.)

      - A la suite de ces mots le même texte renferme ceux-ci, qui forment verset 34 "Toutefois Silas jugea à propos de rester là."

      Cette remarque se lit dans C, D, beaucoup de minusc. et de versions.

      M. Blass la considère comme appartenant aux deux recensions. Dans le texte occidental, il admet de plus cette adjonction de D. "et Jude seul partit."

      Il est nécessaire, en tout cas, de sous-entendre cette indication, puisque, à verset 40, Silas se trouve encore à Antioche.

      35 Grec : Enseignant et évangélisant la parole élu Seigneur.

      Ces deux disciples, et même plusieurs autres, trouvaient, dans la grande ville d'Antioche et ses environs, un champ assez vaste pour leurs travaux.

      36 Second voyage missionnaire. L'évangile en Grèce. 15 :36 à 18 :22

      36 à 41 Le départ

      Comment ils vont, c'est-√†-dire quel est leur √©tat spirituel, depuis leur conversion. L'ap√ītre montre son amour et sa vive sollicitude pour les √Ęmes qu'il avait amen√©es √† J√©sus-Christ.

      Fonder des Eglises est une grande chose ; les affermir, les faire avancer dans la vie chrétienne, en est une autre, non moins importante.

      - Il y a dans le texte, après le mot retournons, une particule qui indique que cette proposition doit être exécutée immédiatement, sans délai.

      39 On se souvient que Jean surnommé Marc (voir sur ce disciple Actes 12.12, note) était parti avec Paul et Barnabas lors de leur premier voyage de mission ; (Actes 13.5) et qu'il les avait quittés depuis la Pamphylie pour retourner à Jérusalem. (Actes 13.13)

      Il para√ģt que Paul avait d√©sapprouv√© et jugeait s√©v√®rement les motifs, √† nous inconnus, de cette retraite. Il appliquait sans doute √† Marc la parole du Seigneur¬†: (Luc 9.62) "Celui qui a mis la main √† la charrue et qui regarde en arri√®re, n'est pas propre au royaume de Dieu."

      Il ne veut donc plus prendre avec lui, comme compagnon d'Ňďuvre, celui qui avait recul√© peut-√™tre devant les fatigues et les dangers de la mission. Barnabas, de son c√īte, par une affection pleine d'indulgence pour Marc qui √©tait son parent, (Colossiens 4.10) voulait l'emmener avec eux.

      Il y eut un dissentiment (grec de l'irritation) tel qu'ils se s√©par√®rent l'un de l'autre, et que Barnabas, persistant dans son id√©e, prit Marc avec lui et s'embarqua pour l'√ģle de Chypre, o√Ļ il aimait √† retourner, parce que c'√©tait sa patrie. (Actes 4.36¬†; 13.4, note.)

      Ce r√©cit laisse dans l'√Ęme du lecteur une impression de tristesse. Il nous montre que les plus √©minents serviteurs de Dieu sont encore des hommes, et que le Ma√ģtre seul fut "sans p√©ch√©."

      Nous savons heureusement qu'il ne resta, dans le cŇďur de ces trois hommes, aucune trace d'animosit√©. Plus tard, Paul parle de Barnabas avec la plus haute estime, (1Corinthiens 9.6) et de Marc avec la plus tendre affection. (Colossiens 4.10¬†; 2Timoth√©e 4.11¬†; Phil√©mon 24)

      40 Silas (versets 22,33, notes) était encore à Antioche, puisque Paul le choisit pour soi, comme son compagnon dans ce second voyage de mission.

      Avant de partir, ils furent recommand√©s (grec) livr√©s √† la gr√Ęce de Dieu par les fr√®res, c'est √† dire par l'Eglise. (Comparer Actes 14.26)

      Il résulte de ce fait, selon toute vraisemblance, que l'Eglise d'Antioche approuva la conduite de Paul dans son différend avec Barnabas.

      41 Pour aller d'Antioche dans l'Asie Mineure, o√Ļ l'ap√ītre avait fond√© les Eglises qu'il voulait visiter, (verset 36) Paul et Sites devaient traverser la partie septentrionale de la Syrie, ils p√©n√©tr√®rent bient√īt dans la Cilicie, patrie de Paul.

      Dans ces deux provinces ils rencontrèrent déjà des Eglises à affermir. (verset 23, 2e note ; Actes 9.30, note.)

      Mais le principal but de leur voyage √©tait les provinces du centre de l'Asie Mineure, o√Ļ avaient √©t√© fond√©es plusieurs Eglises importantes pendant le premier voyage de mission. (Actes 13 et Actes 14¬†; comparez Actes 16.4,5)

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