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DIVINATION

Comme un aveugle perdu dans la forêt prête l'oreille aux bruits extérieurs dans l'espoir de retrouver son chemin, l'humanité déchue, privée de révélation directe, s'est efforcée, par tous les moyens, de percevoir les directions célestes. De tous ces moyens, le plus répandu et le plus populaire fut, dans l'antiquité, la mantique ou divination. Cet art de découvrir les choses cachées se retrouve chez tous les peuples, et il était pratiqué sous les formes les plus variées parmi les nations qui entouraient Israël : Cananéens, Syriens, Caldéens, Égyptiens, etc. La Bible, surtout l'A.T., nous présente la divination sous de nombreux aspects. En voici trois réunis dans le même texte : (Eze 21:28) « Le roi de Babylone s'est arrêté au carrefour où se partage la route, pour faire de la divination. Il agite les flèches ; il interroge les théraphim ; il examine le foie. »

1.

Les flèches.

Ce procédé consiste à mettre des flèches dans un carquois, après avoir écrit dessus des noms ou y avoir marqué des signes. On agite ensuite les flèches, puis, après avoir invoqué son dieu, on retourne le carquois. La première flèche qui tombe est celle qui fixe le sort. Dans l'exemple de Eze 21, la première flèche qui tomba portait « Jérusalem ». Le roi devait donc d'abord mettre le siège devant la capitale de Judée. Os 4:12 montre qu'Israël s'adonnait aussi à ce genre de divination. Quand les apôtres, avant que la Pentecôte leur eût donné l'esprit de discernement, tirent au sort pour savoir qui doit remplacer Judas (Ac 1:26), ils agissent dans la simplicité de leur coeur après avoir prié Dieu de les diriger. Il n'en demeure pas moins qu'ils font entrer dans les moeurs chrétiennes un usage qui remonte à la plus lointaine divination.

2.

Le foie.

L'hépatoscopie donnait lieu chez les Babyloniens à toute une science (voir Foie). Les aruspices, qui examinent le foie ou les entrailles (voir ce mot), et de façon générale tous les devins étaient tenus en grand mépris par les prophètes d'Israël, d'abord parce que leurs prédictions étaient vagues et trompeuses (Jer 14:14 27:9 29:8, Mic 3:7) ; ensuite parce qu'avec leur fausse science, ceux-ci battaient monnaie effrontément. Michée accuse les faux prophètes de trafic avec la divination (Mic 3:5-11, cf. No 22:7).

3.

Les théraphim.

L'usage des théraphim ou dieux pénates dans la pratique divinatoire paraît fort ancien. Aben-Esra suppose que Rachel déroba à Laban ses théraphim afin que celui-ci fût privé du moyen de connaître dans quelle direction ses filles avaient fui avec Jacob (Ge 31:19). Dans l'histoire de Mica (Jug 17 à Jug18) les théraphim sont liés à l'éphod et l'on sait que l'éphod était en Israël, avec l'Ourim et le Toummim, un moyen de divination (voir Éphod).

Osée, parlant d'un temps où tout moyen de consulter Dieu sera retiré à Israël, dit : « Les enfants d'Israël resteront longtemps sans éphod et sans théraphim » (Os 3:4). Zacharie déclare : « Les théraphim disent de fausses prophéties, les songes mentent » (Za 10:2). Josias, dans sa réforme, avait détruit du même coup ceux qui invoquaient les esprits, ceux qui prédisaient l'avenir et les théraphim (2Ro 23:24). Nous ne savons pas de quelle manière on faisait parler les théraphim. Il est probable que c'était par un procédé semblable à celui de l'Ourim et Toummim, l'agitation de dés ou d'osselets portant oui et non et qu'on faisait jouer après avoir formulé la question devant la divinité. Les derniers textes cités mettent en cause deux autres procédés de divination : les songes et l'évocation des morts.

4.

Les songes.

Il s'agit ici des hiérogrammates, des scribes sacrés, des sages, des disciples du dieu Thot en Egypte, dont l'action s'était répandue dans tout le Proche Orient asiatique. Ces sages ou devins possédaient toutes les formules d'incantations et les livres magiques dont les recettes étaient destinées tantôt à provoquer des songes et tantôt à les interpréter. Par les songes, le dieu faisait connaître sa volonté et orientait les actions des hommes. La supériorité de Joseph sur les hiérogrammates de son temps était que ceux-ci n'avaient pu expliquer au pharaon ses songes à l'aide de leurs formules, tandis que Joseph, par inspiration directe et sans le secours d'aucun livre, avait tout expliqué au souverain (Ge 41:8-44). Ce fut la même supériorité qui établit l'autorité de Daniel sur les devins de son temps, appelés aussi « Caldéens » (Da 2-4). On sait le rôle que le songe et son interprétation ont joué dans l'histoire profane, on en trouve des exemples frappants dans la littérature classique. La Bible mentionne les songes tantôt comme occasions d'égarement (Jer 23:32 29:8), tantôt comme moyens mis par Dieu au service de sa providence (Ge 20:3 31:24 37:19, Jug 7:13, Job 33:14-18,1Ro 3:5-15, Mt 1:20,24 2:12,13,19,22 etc.). Voir Songe.

5.

L'évocation des morts.

La nécromancie appartient plutôt à la magie qu'à la divination ; cependant l'évocation des morts, surtout lorsqu'elle est accompagnée de ventriloquie, (cf. Esa 29:4 : « sons étouffés, voix sortant de terre ») n'a guère d'autre but que d'obtenir la révélation de l'avenir ou l'interprétation de faits du passé. C'est ainsi qu'on voit Saül, après avoir chassé les évocateurs de morts, s'adresser à une nécromancienne, « la pythonisse d'Endor ». (cf. 2Ro 21:6, Esa 8:19)

6.

L'ophiomancie.

Le texte de Esa 8:19 fait allusion à un autre procédé de divination : il s'agit ici de l'art de proférer des oracles par le sifflement ou par des soupirs. L'enchantement de Balaam (No 24 ; voir surtout le No 24:4 dont les termes, dans l'hébr., caractérisent la transe), et ceux dont il est parlé dans 2Ro 17:17 relèvent, du moins en partie, de cette sorte de pratique, car le verbe hébreu (au mode piel) employé ici, nâkhach, signifie « faire entendre un chuchotement sourd », « siffler comme le serpent » (rapprocher de ce passage le nebôn-lâkhach, « l'habile enchanteur » de Esa 3:3 et les lekhâchim ou amulettes de Esa 3:20, qui peuvent avoir été des serpents porte-bonheur) ; le même verbe dans Le 19:26,2Ro 21:6 montre qu'en Israël on pratiquait aussi la divination qui consistait à observer les serpents pour en tirer des pronostics. On a voulu voir dans nâkhach l'augure, celui qui pratique la divination en observant le vol des oiseaux. Mais cette pratique, courante chez les Grecs et les Romains, ne paraît pas avoir existé en Orient avant l'invasion des moeurs'helléniques et nous ne la trouvons nulle part mentionnée dans la Bible, où il est seulement question, semble-t-il, du cours des nuages (Le 19:26,2Ro 21:6). Mais ce point est incertain.

On trouve un curieux emploi du terme nâkhach dans l'histoire de Joseph (Ge 44:5-15). Il s'agit dans ce passage de la « culicomancie » ou pratique divinatoire par le moyen d'une coupe (voir ce mot). On jette dans une coupe pleine des fragments de métal ou de pierre précieuse, et les figures produites par ces objets au fond de la coupe servent à révéler les choses cachées. « Consulter la coupe » est encore en usage dans le Proche Orient, en Egypte, en Perse ; il existe même en Chine une pratique analogue.

Notons encore la « lécanomancie » ou divination. au moyen d'un bassin de métal. Dans les premiers siècles du III e millénaire av. J. -C, on connaissait déjà chez les Sumériens la pratique de verser de l'huile sur l'eau pour connaître la volonté des dieux et il fallait payer pour cela sept sicles d'argent au clergé, dont un sicle pour le devin qui dirigeait la cérémonie.

7.

Le délire sacré.

L'ophiomancie et le délire sacré ont une parenté rendue évidente par l'histoire. L'oracle de Delphes était gardé par un serpent gigantesque, le python, qu'Apollon mit à mort ; d'où le nom d'Apollon-Pythien et la faculté pour Apollon d'inspirer la pythie. L'esprit de python est celui qui accorde la divination aux devins, aux nécromanciens, à tous les vaticinants, depuis le ventriloque, assimilé par Plutarque aux pythons, jusqu'aux faux prophètes ou aux prophétesses démoniaques, telle la jeune fille de Ac 16 qui procurait un grand profit à ses maîtres en devinant et qui poursuivit Paul et Silas en clamant : « Ces hommes-là sont des serviteurs du Dieu Très-Haut, ils vous annoncent la voie du salut. » Les faux prophètes avaient aussi un autre moyen de se mettre dans le délire sacré et d'en imposer par l'exaltation visionnaire : c'était non plus les vapeurs capiteuses qui enveloppent le trépied des oracles, mais l'usage des spiritueux, des stupéfiants (voir Dionysos). Quand le cycle dionysiaque eut fait fortune chez les Aryens occidentaux, le terme bacchos servit chez les Grecs pour caractériser la puissance de divination, et le terme baccheueïn désigna le diseur d'oracles, en latin bacchari =se livrer aux transports de l'inspiration :

immanis in antro Bacchatur vates... (Virgile, En., VI, 77.)

Par le délire sacré, les prophètes d'Israël rejoignaient la inantique courante. Comp. Jer 23:9 à propos des faux prophètes ; l'accusation des Juifs lors de la Pentecôte : « Ils sont pleins de vin doux » (Ac 2:13), et les avertissements de saint Paul : « Soyez remplis non de vin, mais d'Esprit saint » (Eph 5:18, cf. Esa 29:9).

8.

L'astrologie.

Dès les temps les plus reculés, les Mésopotamiens attribuèrent la plus grande importance à l'observation des astres. Ils étaient persuadés que la vie d'ici-bas n'était qu'une réplique de la vie dans les étoiles peuplées de dieux. Savoir regarder le ciel, étudier les phénomènes célestes, c'était lever le voile qui couvre le mystère du présent et cache l'avenir au commun des mortels. Celui qui savait voir dans les étoiles était appelé « voyant ». On sait que les prophètes d'Israël portaient à l'origine le nom de « voyants » (1Sa 9:9). L'influence des voyants en Syrie, en Babylonie, fut immense. Les astrologues formaient des corporations puissantes à qui des siècles d'observations, consignées dans des codes, donnaient une autorité incontestée pour interpréter les événements de la vie, pour guérir les maux et pour orienter les rois. Daniel les mentionne à la cour de Caldée (Da 1:20 2:27 4:7 5:7,11).

La loi mosaïque interdisait toutes les pratiques de la divination qui auraient eu pour effet de mettre les Hébreux dans la dépendance religieuse des peuples qui les entouraient et où les devins pullulaient (Le 19:26,31 20:6, De 18:10 et suivant). Israël devait regarder à Jéhovah seul et marcher par la foi : « L'enchantement ne peut rien contre Jacob ni la divination contre Israël ; au temps marqué, il sera dit à Jacob et à Israël ce que Dieu veut accomplir » (No 23:23). Les hommes de Dieu suscités par Jéhovah au sein de son peuple, les vrais « voyants », parce qu'ils ne sont pas livrés aux incertitudes et aux égarements humains, sont là pour découvrir à Israël la volonté divine et pour lui révéler ce qu'il a besoin de savoir. Tout recours aux artifices de la divination vulgaire est une trahison du commandement : « Tu n'auras point d'autres dieux devant ma face. » Esa 8:19 et suivant formule la règle à laquelle Israël doit se tenir sous peine de disparaître : « Si l'on vous dit : Consultez les nécromanciens, les devins, ceux qui poussent des sifflements et qui chuchotent, répondez : Un peuple ne doit-il pas consulter son Dieu ? A la loi et au témoignage ! Sinon pas d'aurore ! »

On pourrait nommer encore bien d'autres procédés secondaires de la divination, apparentés à la magie (à laquelle appartient tout ce qui est de l'ordre des « Jugements de Dieu », ordalie, etc.) ou à la sorcellerie (voir ces mots). La traduction des qualificatifs hébreux est d'ailleurs ici difficile, et nos versions françaises les rendent souvent avec imprécision. Mais nous croyons en avoir assez dit pour montrer qu'il y avait en cette matière ample occasion de profits pour ceux qui, dans le monde antique, s'entendaient à exploiter la crédulité. Toutefois, condamner en bloc la divination comme superstition ou supercherie est bientôt dit. Ceux qui promulguent ce jugement tranchant oublient que nous savons bien peu de chose des ressources du monde spirituel, de ses attaches avec la nature et des possibilités de l'action psychique au sein de l'humanité. En l'état de nos connaissances, le plus prudent et le plus équitable est de reconnaître qu'à côté de procédés mensongers et parfois criminels, la divination antique renferme des éléments qui ont contribué puissamment à tenir le front de l'humanité levé vers les réalités invisibles et à entretenir dans les âmes l'inquiétude de Dieu, portique de la révélation de Dieu. Et pourquoi le Maître de toutes les forces de la nature, Dieu, qui aime tous les hommes, qui récompense tous les efforts sincères et qui parle à chacun sa langue, ne se serait-il jamais servi de la divination pour orienter les peuples non bibliques, alors que nous voyons dans la Bible qu'il n'a point dédaigné de se servir de l'Ourim et Toummim pour parler à Israël, de songes pour soustraire l'enfant Jésus aux vengeances d'Hérode ou pour ouvrir l'Europe à l'action missionnaire, du sort pour élever Matthias, à la dignité d'apôtre et du langage des étoiles pour conduire les mages d'Orient jusqu'à la crèche de Bethléhem ? Alex. W.

Voir Mage, Magie, Étoile, Sorcellerie.

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Versets relatifs

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      Genèse 20

      3 Mais Dieu apparut la nuit dans un songe à Abimélec, et lui dit : Voici, tu es mort, à cause de la femme que tu as prise, car elle a un mari.

      Genèse 31

      19 Or comme Laban était allé tondre ses brebis, Rachel déroba les marmousets qui étaient à son père.
      24 Mais Dieu apparut à Laban le Syrien en songe la nuit, et lui dit : Prends garde de ne rien dire à Jacob en bien ni en mal.

      Genèse 37

      19 Et ils se dirent l'un à l'autre : Voici, ce maître songeur vient.

      Genèse 41

      8 Et il arriva au matin que son esprit fut effrayé, et il envoya appeler tous les magiciens et tous les sages d'Egypte, et leur récita ses songes, mais il n'y avait personne qui les lui interprétât.
      9 Alors le grand Echanson parla à Pharaon, en disant : Je rappellerai aujourd'hui le souvenir de mes fautes.
      10 Lorsque Pharaon fut irrité contre ses serviteurs, et nous fit mettre, le grand Panetier et moi, en prison, dans la maison du Prévôt de l'hôtel ;
      11 Alors lui et moi songeâmes un songe en une même nuit, chacun songeant [ce qui lui est arrivé] selon l'interprétation de son songe.
      12 Or il y avait là avec nous un garçon Hébreu, serviteur du Prévôt de l'hôtel, et nous lui contâmes nos songes, et il nous les expliqua, donnant à chacun l'explication selon son songe.
      13 Et la chose arriva comme il nous l'avait interprétée ; [car le Roi] me rétablit en mon état, et fit pendre l'autre.
      14 Alors Pharaon envoya appeler Joseph, et on le fit sortir en hâte de la prison ; et on le rasa, et on lui fit changer de vêtements ; puis il vint vers Pharaon.
      15 Et Pharaon dit à Joseph : J'ai songé un songe, et il n'[y a] personne qui l'explique ; or j'ai appris que tu sais expliquer les songes.
      16 Et Joseph répondit à Pharaon, en disant : Ce sera Dieu, et non pas moi, qui répondra [ce qui concerne] la prospérité de Pharaon.
      17 Et Pharaon dit à Joseph : Je songeais que j'étais sur le bord du fleuve.
      18 Et voici, sept jeunes vaches grasses, et en bon point, et fort belles, sortaient du fleuve, et paissaient dans des marécages.
      19 Et voici, sept autres jeunes vaches montaient après celles-là, chétives, si laides, et si maigres, que je n'en ai jamais vu de semblables en laideur dans tout le pays d'Egypte.
      20 Mais les jeunes vaches maigres et laides dévorèrent les sept premières jeunes vaches grasses ;
      21 Qui entrèrent dans leur ventre, sans qu'il parut qu'elles y fussent entrées ; car elles étaient aussi laides à voir qu'au commencement ; alors je me réveillai.
      22 Je vis aussi en songeant, et il me semblait que sept épis sortaient d'un [même] tuyau, pleins et beaux.
      23 Puis voici sept épis petits, minces, et flétris par le vent d'Orient, qui germaient après.
      24 Mais les épis minces engloutirent les sept beaux épis ; et j'ai dit [ces songes] aux magiciens ; mais aucun ne me les a expliqués.
      25 Et Joseph répondit à Pharaon : Ce que Pharaon a songé n'est qu'une même chose ; Dieu a déclaré à Pharaon ce qu'il s'en va faire.
      26 Les sept belles jeunes vaches sont sept ans ; et les sept beaux épis sont sept ans ; c'est un même songe.
      27 Et les sept jeunes vaches maigres et laides qui montaient après celles-là, sont sept ans ; et les sept épis vides [et] flétris par le vent d'Orient, seront sept ans de famine.
      28 C'est ce que j'ai dit à Pharaon, [savoir] que Dieu a fait voir à Pharaon ce qu'il s'en va faire.
      29 Voici, sept ans viennent [auxquels il y aura] une grande abondance dans tout le pays d'Egypte.
      30 Mais après ces années-là viendront sept ans de famine ; alors on oubliera toute cette abondance au pays d'Egypte, et la famine consumera le pays.
      31 Et on ne reconnaîtra plus cette abondance au pays, à cause de la famine qui viendra après ; car elle sera très-grande.
      32 Et quant à ce que le songe a été réitéré à Pharaon pour la seconde fois, c'est que la chose est arrêtée de Dieu, et que Dieu se hâte de l'exécuter.
      33 Or maintenant, que Pharaon choisisse un homme entendu et sage, et qu'il l'établisse sur le pays d'Egypte.
      34 Que Pharaon aussi fasse ceci : Qu'il établisse des Commissaires sur le pays, et qu'il prenne la cinquième partie [du revenu] du pays d'Egypte durant les sept années d'abondance.
      35 Et qu'on amasse tous les vivres de ces bonnes années qui viendront, et que le blé qu'on amassera, [demeure] sous la puissance de Pharaon pour nourriture dans les villes, et qu'on le garde.
      36 Et ces vivres-là seront pour la provision du pays durant les sept années de famine qui seront au pays d'Egypte, afin que le pays ne soit pas consumé par la famine.
      37 Et la chose plut à Pharaon, et à tous ses serviteurs.
      38 Et Pharaon dit à ses serviteurs : Pourrions-nous trouver un homme semblable à celui-ci, qui eût l'Esprit de Dieu ?
      39 Et Pharaon dit à Joseph : Puisque Dieu t'a fait connaître toutes ces choses, il n'y a personne qui soit si entendu ni si sage que toi.
      40 Tu seras sur ma maison, et tout mon peuple te baisera la bouche ; seulement je serai, plus grand que toi quant au trône.
      41 Pharaon dit encore à Joseph : Regarde, je t'ai établi sur tout le pays d'Egypte.
      42 Alors Pharaon ôta son anneau de sa main, et le mit en celle de Joseph, et le fit vêtir d'habits de fin lin, et lui mit un collier d'or au cou.
      43 Et le fit monter sur le chariot qui était le second après le sien, et on criait devant lui ; qu'on s'agenouille ; et il l'établit sur tout le pays d'Egypte.
      44 Et Pharaon dit à Joseph : Je suis Pharaon, mais sans toi nul ne lèvera la main ni le pied dans tout le pays d'Egypte.

      Genèse 44

      5 N'est-ce pas la coupe dans laquelle mon Seigneur boit, et par laquelle très-assurément il devinera ? C'est mal fait à vous d'avoir fait cela.
      6 Et il les atteignit, et leur dit ces [mêmes] paroles.
      7 Et ils lui répondirent : Pourquoi mon Seigneur parle-t-il ainsi ? A Dieu ne plaise que tes serviteurs aient fait une telle chose !
      8 Voici, nous t'avons rapporté du pays de Canaan l'argent que nous avions trouvé à l'ouverture de nos sacs, et comment déroberions-nous de l'argent ou de l'or de la maison de ton maître ?
      9 Que celui de tes serviteurs à qui on trouvera [la coupe], meure ; et nous serons aussi esclaves de mon Seigneur.
      10 Et il leur dit : Qu'il soit fait maintenant selon vos paroles ; qu'il soit ainsi ; que celui à qui on trouvera [la coupe] me soit esclave, et vous serez innocents.
      11 Et incontinent chacun posa son sac en terre ; et chacun ouvrit son sac.
      12 Et il fouilla, en commençant depuis le plus grand, et finissant au plus petit ; et la coupe fut trouvée dans le sac de Benjamin.
      13 Alors ils déchirèrent leurs vêtements, et chacun rechargea son âne, et ils retournèrent à la ville.
      14 Et Juda vint avec ses frères en la maison de Joseph, qui était encore là, et ils se jetèrent devant lui en terre.
      15 Et Joseph leur dit : Quelle action avez-vous faite ? Ne savez-vous pas qu'un homme tel que moi ne manque pas de deviner ?

      Lévitique 19

      2 Parle à toute l'assemblée des enfants d'Israël, et leur dis : Soyez saints ; car je suis saint, moi l'Eternel votre Dieu.
      26 Vous ne mangerez rien avec le sang. Vous n'userez point de divinations, et vous ne pronostiquerez point le temps.
      31 Ne vous détournez point après ceux qui ont l'esprit de Python, ni après les devins ; ne cherchez point de vous souiller par eux ; je suis l'Eternel votre Dieu.

      Lévitique 20

      6 Quant à la personne qui se détournera après ceux qui ont l'esprit de Python, et après les devins, en paillardant après eux, je mettrai ma face contre cette personne-là, et je la retrancherai du milieu de son peuple.

      Nombres 22

      7 Les Anciens donc de Moab s'en allèrent avec les Anciens de Madian, ayant en leurs mains de quoi payer le devin, et ils vinrent à Balaam, et lui rapportèrent les paroles de Balac.

      Nombres 23

      23 Car il n'y a point d'enchantements contre Jacob, ni de divinations contre Israël. En pareille saison, il sera dit de Jacob et d'Israël : Qu'est-ce que le [Dieu] Fort a fait ?

      Nombres 24

      1 Or Balaam voyant que l'Eternel voulait bénir Israël, n'alla plus comme les autres fois, à la rencontre des enchantements, mais il tourna son visage vers le désert.
      2 Et élevant les yeux, il vit Israël qui se tenait rangé selon ses Tribus ; et l'Esprit de Dieu fut sur lui.
      3 Et il proféra à haute voix son discours sentencieux, et dit : Balaam, fils de Béhor, dit, et l'homme qui a l'oeil ouvert, dit ;
      4 Celui qui entend les paroles du [Dieu] Fort ; qui voit la vision du Tout-Puissant ; qui tombe à terre, et qui a les yeux ouverts, dit :
      5 Que tes Tabernacles sont beaux, ô Jacob ! [et] tes pavillons, ô Israël !
      6 Ils sont étendus comme des torrents, comme des jardins près d'un fleuve, comme des arbres d'aloé que l'Eternel a plantés, comme des cèdres auprès de l'eau.
      7 L'eau distillera de ses seaux, et sa semence [sera] parmi de grandes eaux, et son Roi sera élevé par-dessus Agag, et son royaume sera haut élevé.
      8 Le [Dieu] Fort qui l'a tiré d'Egypte, lui est comme les forces de la Licorne ; il consumera les nations qui lui sont ennemies, il brisera leurs os, et les percera de ses flèches.
      9 Il s'est courbé, il s'est couché comme un lion qui est en sa force, et comme un vieux lion ; qui l'éveillera ? Quiconque te bénit, sera béni, et quiconque te maudit, sera maudit.
      10 Alors Balac se mit fort en colère contre Balaam, et frappa des mains ; et Balac dit à Balaam, je t'avais appelé pour maudire mes ennemis, et voici, tu les as bénis très-expressément déjà par trois fois.
      11 Or maintenant fuis t'en en ton pays. J'avais dit que je te donnerais une grande récompense ; mais voici, l'Eternel t'a empêché d'être récompensé.
      12 Et Balaam répondit à Balac : N'avais-je pas dit à tes ambassadeurs que tu avais envoyés vers moi :
      13 Si Balac me donnait sa maison pleine d'argent et d'or, je ne pourrais transgresser le commandement de l'Eternel, pour faire de moi-même du bien ou du mal ; mais ce que l'Eternel dira, je le dirai.
      14 Maintenant donc voici, je m'en vais vers mon peuple ; viens, je te donnerai un conseil, [et je te dirai] ce que ce peuple fera à ton peuple, au dernier temps.
      15 Alors il proféra à haute voix son discours sentencieux, et dit : Balaam, fils de Béhor, dit, et l'homme qui a l'oeil ouvert, dit :
      16 Celui qui entend les paroles du [Dieu] Fort, et qui a la science du Souverain, [et] qui voit la vision du Tout-Puissant, qui tombe à terre, et qui a les yeux ouverts, dit :
      17 Je le vois, mais non pas maintenant ; je le regarde, mais non pas de près. Une étoile est procédée de Jacob, et un sceptre s'est élevé d'Israël : il transpercera les coins de Moab, et détruira tous les enfants de Seth.
      18 Edom sera possédé, et Séhir sera possédé par ses ennemis, et Israël se portera vaillamment.
      19 Et il y en aura un de Jacob qui dominera, et qui fera périr le résidu de la ville.
      20 Il vit aussi Hamalec, et proféra à haute voix son discours sentencieux, et dit : Hamalec [est] un commencement de nations, mais à la fin il périra.
      21 Il vit aussi le Kénien, et il proféra à haute voix son discours sentencieux, et dit : Ta demeure est dans un lieu rude, et tu as mis ton nid dans le rocher ;
      22 Toutefois Kaïn sera ravagé, jusqu'à ce qu'Assur te mène en captivité.
      23 Il continua encore à proférer à haute voix son discours sentencieux, et il dit : Malheur à celui qui vivra quand le [Dieu] Fort fera ces choses.
      24 Et les navires viendront du quartier de Kittim, et affligeront Assur et Héber, et lui aussi sera détruit.
      25 Puis Balaam se leva, et s'en alla pour retourner en son pays ; et Balac aussi s'en alla son chemin.

      Juges 7

      13 Gédeon donc y étant arrivé, voilà, un homme récitait à son compagnon un songe, et lui disait : Voici, j'ai songé un songe ; il me semblait qu'un gâteau de pain d'orge se roulait vers le camp de Madian, et qu'étant venu jusqu'aux tentes, il les a frappées, de sorte qu'elles en sont tombées, et il les a renversées, [en roulant] du haut [de la montagne], et elles sont tombées.

      Juges 17

      1 Or il y avait un homme de la montagne d'Ephraïm, duquel le nom était Mica ;
      2 Qui dit à sa mère : Les onze cents [pièces] d'argent qui te furent prises, pour lesquelles tu fis des imprécations, en ma présence, voici, j'ai cet argent-là par-devers moi ; je l'avais pris. Alors sa mère dit : Béni soit mon fils par l'Eternel.
      3 Et quand il rendit à sa mère les onze cents [pièces] d'argent, sa mère dit : J'avais entièrement dédié de ma main cet argent à l'Eternel pour mon fils, afin d'en faire une image taillée, et une de fonte, ainsi je te le rendrai maintenant.
      4 Après donc qu'il eut rendu cet argent à sa mère, elle en prit deux cents [pièces], et les donna au fondeur, qui en fit une image taillée, et une de fonte ; et elles furent dans la maison de Mica.
      5 Ainsi cet homme, [savoir] Mica, eut une maison de dieux, et fit un Ephod et des Théraphims, et consacra l'un de ses fils, qui lui servit de Sacrificateur.
      6 En ce temps-là il n'y avait point de Roi en Israël ; chacun faisait ce qui lui semblait être droit.
      7 Or il y eut un jeune homme de Bethléhem de Juda, [ville] de la famille de Juda, qui était Lévite, et qui avait fait là son séjour ;
      8 Lequel partit de cette ville-là, [savoir] de Bethléhem de Juda, pour aller demeurer où il trouverait [sa commodité], et continuant son chemin, il vint en la montagne d'Ephraïm jusqu'à la maison de Mica.
      9 Et Mica lui dit : D'où viens-tu ? Le Lévite lui répondit : Je suis de Bethléhem de Juda, et je m'en vais pour demeurer où je trouverai [ma commodité].
      10 Et Mica lui dit : Demeure avec moi, et sois-moi pour père et pour Sacrificateur, et je te donnerai dix [pièces] d'argent par an, et ce que tes habits coûteront, et ta nourriture. Et le Lévite y alla.
      11 Ainsi le Lévite convint de demeurer avec cet homme-là, et ce jeune homme lui fut comme l'un de ses enfants.
      12 Et Mica consacra le Lévite, et ce jeune homme lui servit de Sacrificateur, et demeura en sa maison.
      13 Alors Mica dit : Maintenant je connais que l'Eternel me fera du bien, parce que j'ai un Lévite pour Sacrificateur.

      Juges 18

      1 En ce temps-là il n'y avait point de Roi en Israël, et en ce même temps la tribu de Dan cherchait un héritage pour soi afin d'y demeurer ; car jusqu'à ce temps-là il ne lui en était point échu entre les Tribus d'Israël pour le posséder.
      2 C'est pourquoi les enfants de Dan envoyèrent de leur famille cinq hommes, d'une et d'autre qualité, gens vaillants, de Tsorah et d'Estaol, pour reconnaître le pays, et le reconnaître exactement ; et leur dirent : Allez [et] reconnaissez exactement le pays. Ils vinrent donc en la montagne d'Ephraïm jusqu'à la maison de Mica, et y passèrent la nuit.
      3 Et quand ils furent auprès de la maison de Mica, ils reconnurent la voix du jeune homme Lévite ; et s'étant détournés vers cette maison-là, ils lui dirent : Qui t'a amené ici, qu'y fais-tu ? et qu'as-tu ici ?
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