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DIVINATION

Comme un aveugle perdu dans la forêt prête l'oreille aux bruits extérieurs dans l'espoir de retrouver son chemin, l'humanité déchue, privée de révélation directe, s'est efforcée, par tous les moyens, de percevoir les directions célestes. De tous ces moyens, le plus répandu et le plus populaire fut, dans l'antiquité, la mantique ou divination. Cet art de découvrir les choses cachées se retrouve chez tous les peuples, et il était pratiqué sous les formes les plus variées parmi les nations qui entouraient Israël : Cananéens, Syriens, Caldéens, Égyptiens, etc. La Bible, surtout l'A.T., nous présente la divination sous de nombreux aspects. En voici trois réunis dans le même texte : (Eze 21:28) « Le roi de Babylone s'est arrêté au carrefour où se partage la route, pour faire de la divination. Il agite les flèches ; il interroge les théraphim ; il examine le foie. »

1.

Les flèches.

Ce procédé consiste à mettre des flèches dans un carquois, après avoir écrit dessus des noms ou y avoir marqué des signes. On agite ensuite les flèches, puis, après avoir invoqué son dieu, on retourne le carquois. La première flèche qui tombe est celle qui fixe le sort. Dans l'exemple de Eze 21, la première flèche qui tomba portait « Jérusalem ». Le roi devait donc d'abord mettre le siège devant la capitale de Judée. Os 4:12 montre qu'Israël s'adonnait aussi à ce genre de divination. Quand les apôtres, avant que la Pentecôte leur eût donné l'esprit de discernement, tirent au sort pour savoir qui doit remplacer Judas (Ac 1:26), ils agissent dans la simplicité de leur coeur après avoir prié Dieu de les diriger. Il n'en demeure pas moins qu'ils font entrer dans les moeurs chrétiennes un usage qui remonte à la plus lointaine divination.

2.

Le foie.

L'hépatoscopie donnait lieu chez les Babyloniens à toute une science (voir Foie). Les aruspices, qui examinent le foie ou les entrailles (voir ce mot), et de façon générale tous les devins étaient tenus en grand mépris par les prophètes d'Israël, d'abord parce que leurs prédictions étaient vagues et trompeuses (Jer 14:14 27:9 29:8, Mic 3:7) ; ensuite parce qu'avec leur fausse science, ceux-ci battaient monnaie effrontément. Michée accuse les faux prophètes de trafic avec la divination (Mic 3:5-11, cf. No 22:7).

3.

Les théraphim.

L'usage des théraphim ou dieux pénates dans la pratique divinatoire paraît fort ancien. Aben-Esra suppose que Rachel déroba à Laban ses théraphim afin que celui-ci fût privé du moyen de connaître dans quelle direction ses filles avaient fui avec Jacob (Ge 31:19). Dans l'histoire de Mica (Jug 17 à Jug18) les théraphim sont liés à l'éphod et l'on sait que l'éphod était en Israël, avec l'Ourim et le Toummim, un moyen de divination (voir Éphod).

Osée, parlant d'un temps où tout moyen de consulter Dieu sera retiré à Israël, dit : « Les enfants d'Israël resteront longtemps sans éphod et sans théraphim » (Os 3:4). Zacharie déclare : « Les théraphim disent de fausses prophéties, les songes mentent » (Za 10:2). Josias, dans sa réforme, avait détruit du même coup ceux qui invoquaient les esprits, ceux qui prédisaient l'avenir et les théraphim (2Ro 23:24). Nous ne savons pas de quelle manière on faisait parler les théraphim. Il est probable que c'était par un procédé semblable à celui de l'Ourim et Toummim, l'agitation de dés ou d'osselets portant oui et non et qu'on faisait jouer après avoir formulé la question devant la divinité. Les derniers textes cités mettent en cause deux autres procédés de divination : les songes et l'évocation des morts.

4.

Les songes.

Il s'agit ici des hiérogrammates, des scribes sacrés, des sages, des disciples du dieu Thot en Egypte, dont l'action s'était répandue dans tout le Proche Orient asiatique. Ces sages ou devins possédaient toutes les formules d'incantations et les livres magiques dont les recettes étaient destinées tantôt à provoquer des songes et tantôt à les interpréter. Par les songes, le dieu faisait connaître sa volonté et orientait les actions des hommes. La supériorité de Joseph sur les hiérogrammates de son temps était que ceux-ci n'avaient pu expliquer au pharaon ses songes à l'aide de leurs formules, tandis que Joseph, par inspiration directe et sans le secours d'aucun livre, avait tout expliqué au souverain (Ge 41:8-44). Ce fut la même supériorité qui établit l'autorité de Daniel sur les devins de son temps, appelés aussi « Caldéens » (Da 2-4). On sait le rôle que le songe et son interprétation ont joué dans l'histoire profane, on en trouve des exemples frappants dans la littérature classique. La Bible mentionne les songes tantôt comme occasions d'égarement (Jer 23:32 29:8), tantôt comme moyens mis par Dieu au service de sa providence (Ge 20:3 31:24 37:19, Jug 7:13, Job 33:14-18,1Ro 3:5-15, Mt 1:20,24 2:12,13,19,22 etc.). Voir Songe.

5.

L'évocation des morts.

La nécromancie appartient plutôt à la magie qu'à la divination ; cependant l'évocation des morts, surtout lorsqu'elle est accompagnée de ventriloquie, (cf. Esa 29:4 : « sons étouffés, voix sortant de terre ») n'a guère d'autre but que d'obtenir la révélation de l'avenir ou l'interprétation de faits du passé. C'est ainsi qu'on voit Saül, après avoir chassé les évocateurs de morts, s'adresser à une nécromancienne, « la pythonisse d'Endor ». (cf. 2Ro 21:6, Esa 8:19)

6.

L'ophiomancie.

Le texte de Esa 8:19 fait allusion à un autre procédé de divination : il s'agit ici de l'art de proférer des oracles par le sifflement ou par des soupirs. L'enchantement de Balaam (No 24 ; voir surtout le No 24:4 dont les termes, dans l'hébr., caractérisent la transe), et ceux dont il est parlé dans 2Ro 17:17 relèvent, du moins en partie, de cette sorte de pratique, car le verbe hébreu (au mode piel) employé ici, nâkhach, signifie « faire entendre un chuchotement sourd », « siffler comme le serpent » (rapprocher de ce passage le nebôn-lâkhach, « l'habile enchanteur » de Esa 3:3 et les lekhâchim ou amulettes de Esa 3:20, qui peuvent avoir été des serpents porte-bonheur) ; le même verbe dans Le 19:26,2Ro 21:6 montre qu'en Israël on pratiquait aussi la divination qui consistait à observer les serpents pour en tirer des pronostics. On a voulu voir dans nâkhach l'augure, celui qui pratique la divination en observant le vol des oiseaux. Mais cette pratique, courante chez les Grecs et les Romains, ne paraît pas avoir existé en Orient avant l'invasion des moeurs'helléniques et nous ne la trouvons nulle part mentionnée dans la Bible, où il est seulement question, semble-t-il, du cours des nuages (Le 19:26,2Ro 21:6). Mais ce point est incertain.

On trouve un curieux emploi du terme nâkhach dans l'histoire de Joseph (Ge 44:5-15). Il s'agit dans ce passage de la « culicomancie » ou pratique divinatoire par le moyen d'une coupe (voir ce mot). On jette dans une coupe pleine des fragments de métal ou de pierre précieuse, et les figures produites par ces objets au fond de la coupe servent à révéler les choses cachées. « Consulter la coupe » est encore en usage dans le Proche Orient, en Egypte, en Perse ; il existe même en Chine une pratique analogue.

Notons encore la « lécanomancie » ou divination. au moyen d'un bassin de métal. Dans les premiers siècles du III e millénaire av. J. -C, on connaissait déjà chez les Sumériens la pratique de verser de l'huile sur l'eau pour connaître la volonté des dieux et il fallait payer pour cela sept sicles d'argent au clergé, dont un sicle pour le devin qui dirigeait la cérémonie.

7.

Le délire sacré.

L'ophiomancie et le délire sacré ont une parenté rendue évidente par l'histoire. L'oracle de Delphes était gardé par un serpent gigantesque, le python, qu'Apollon mit à mort ; d'où le nom d'Apollon-Pythien et la faculté pour Apollon d'inspirer la pythie. L'esprit de python est celui qui accorde la divination aux devins, aux nécromanciens, à tous les vaticinants, depuis le ventriloque, assimilé par Plutarque aux pythons, jusqu'aux faux prophètes ou aux prophétesses démoniaques, telle la jeune fille de Ac 16 qui procurait un grand profit à ses maîtres en devinant et qui poursuivit Paul et Silas en clamant : « Ces hommes-là sont des serviteurs du Dieu Très-Haut, ils vous annoncent la voie du salut. » Les faux prophètes avaient aussi un autre moyen de se mettre dans le délire sacré et d'en imposer par l'exaltation visionnaire : c'était non plus les vapeurs capiteuses qui enveloppent le trépied des oracles, mais l'usage des spiritueux, des stupéfiants (voir Dionysos). Quand le cycle dionysiaque eut fait fortune chez les Aryens occidentaux, le terme bacchos servit chez les Grecs pour caractériser la puissance de divination, et le terme baccheueïn désigna le diseur d'oracles, en latin bacchari =se livrer aux transports de l'inspiration :

immanis in antro Bacchatur vates... (Virgile, En., VI, 77.)

Par le délire sacré, les prophètes d'Israël rejoignaient la inantique courante. Comp. Jer 23:9 à propos des faux prophètes ; l'accusation des Juifs lors de la Pentecôte : « Ils sont pleins de vin doux » (Ac 2:13), et les avertissements de saint Paul : « Soyez remplis non de vin, mais d'Esprit saint » (Eph 5:18, cf. Esa 29:9).

8.

L'astrologie.

Dès les temps les plus reculés, les Mésopotamiens attribuèrent la plus grande importance à l'observation des astres. Ils étaient persuadés que la vie d'ici-bas n'était qu'une réplique de la vie dans les étoiles peuplées de dieux. Savoir regarder le ciel, étudier les phénomènes célestes, c'était lever le voile qui couvre le mystère du présent et cache l'avenir au commun des mortels. Celui qui savait voir dans les étoiles était appelé « voyant ». On sait que les prophètes d'Israël portaient à l'origine le nom de « voyants » (1Sa 9:9). L'influence des voyants en Syrie, en Babylonie, fut immense. Les astrologues formaient des corporations puissantes à qui des siècles d'observations, consignées dans des codes, donnaient une autorité incontestée pour interpréter les événements de la vie, pour guérir les maux et pour orienter les rois. Daniel les mentionne à la cour de Caldée (Da 1:20 2:27 4:7 5:7,11).

La loi mosaïque interdisait toutes les pratiques de la divination qui auraient eu pour effet de mettre les Hébreux dans la dépendance religieuse des peuples qui les entouraient et où les devins pullulaient (Le 19:26,31 20:6, De 18:10 et suivant). Israël devait regarder à Jéhovah seul et marcher par la foi : « L'enchantement ne peut rien contre Jacob ni la divination contre Israël ; au temps marqué, il sera dit à Jacob et à Israël ce que Dieu veut accomplir » (No 23:23). Les hommes de Dieu suscités par Jéhovah au sein de son peuple, les vrais « voyants », parce qu'ils ne sont pas livrés aux incertitudes et aux égarements humains, sont là pour découvrir à Israël la volonté divine et pour lui révéler ce qu'il a besoin de savoir. Tout recours aux artifices de la divination vulgaire est une trahison du commandement : « Tu n'auras point d'autres dieux devant ma face. » Esa 8:19 et suivant formule la règle à laquelle Israël doit se tenir sous peine de disparaître : « Si l'on vous dit : Consultez les nécromanciens, les devins, ceux qui poussent des sifflements et qui chuchotent, répondez : Un peuple ne doit-il pas consulter son Dieu ? A la loi et au témoignage ! Sinon pas d'aurore ! »

On pourrait nommer encore bien d'autres procédés secondaires de la divination, apparentés à la magie (à laquelle appartient tout ce qui est de l'ordre des « Jugements de Dieu », ordalie, etc.) ou à la sorcellerie (voir ces mots). La traduction des qualificatifs hébreux est d'ailleurs ici difficile, et nos versions françaises les rendent souvent avec imprécision. Mais nous croyons en avoir assez dit pour montrer qu'il y avait en cette matière ample occasion de profits pour ceux qui, dans le monde antique, s'entendaient à exploiter la crédulité. Toutefois, condamner en bloc la divination comme superstition ou supercherie est bientôt dit. Ceux qui promulguent ce jugement tranchant oublient que nous savons bien peu de chose des ressources du monde spirituel, de ses attaches avec la nature et des possibilités de l'action psychique au sein de l'humanité. En l'état de nos connaissances, le plus prudent et le plus équitable est de reconnaître qu'à côté de procédés mensongers et parfois criminels, la divination antique renferme des éléments qui ont contribué puissamment à tenir le front de l'humanité levé vers les réalités invisibles et à entretenir dans les âmes l'inquiétude de Dieu, portique de la révélation de Dieu. Et pourquoi le Maître de toutes les forces de la nature, Dieu, qui aime tous les hommes, qui récompense tous les efforts sincères et qui parle à chacun sa langue, ne se serait-il jamais servi de la divination pour orienter les peuples non bibliques, alors que nous voyons dans la Bible qu'il n'a point dédaigné de se servir de l'Ourim et Toummim pour parler à Israël, de songes pour soustraire l'enfant Jésus aux vengeances d'Hérode ou pour ouvrir l'Europe à l'action missionnaire, du sort pour élever Matthias, à la dignité d'apôtre et du langage des étoiles pour conduire les mages d'Orient jusqu'à la crèche de Bethléhem ? Alex. W.

Voir Mage, Magie, Étoile, Sorcellerie.

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    • Genèse 20

      3 Alors Dieu apparut en songe à Abimélec pendant la nuit, et lui dit : Voici, tu vas mourir à cause de la femme que tu as enlevée, car elle a un mari.

      Genèse 31

      19 Tandis que Laban était allé tondre ses brebis, Rachel déroba les théraphim de son père ;
      24 Mais Dieu apparut la nuit en songe à Laban, l'Araméen, et lui dit : Garde-toi de parler à Jacob ni en bien ni en mal !

      Genèse 37

      19 Ils se dirent l'un à l'autre : Voici le faiseur de songes qui arrive.

      Genèse 41

      8 Le matin, Pharaon eut l'esprit agité, et il fit appeler tous les magiciens et tous les sages de l'Égypte. Il leur raconta ses songes. Mais personne ne put les expliquer à Pharaon.
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      10 Pharaon s'était irrité contre ses serviteurs ; et il m'avait fait mettre en prison dans la maison du chef des gardes, moi et le chef des panetiers.
      11 Nous eûmes l'un et l'autre un songe dans une même nuit ; et chacun de nous reçut une explication en rapport avec le songe qu'il avait eu.
      12 Il y avait là avec nous un jeune Hébreu, esclave du chef des gardes. Nous lui racontâmes nos songes, et il nous les expliqua.
      13 Les choses sont arrivées selon l'explication qu'il nous avait donnée. Pharaon me rétablit dans ma charge, et il fit pendre le chef des panetiers.
      14 Pharaon fit appeler Joseph. On le fit sortir en hâte de prison. Il se rasa, changea de vêtements, et se rendit vers Pharaon.
      15 Pharaon dit à Joseph : J'ai eu un songe. Personne ne peut l'expliquer ; et j'ai appris que tu expliques un songe, après l'avoir entendu.
      16 Joseph répondit à Pharaon, en disant : Ce n'est pas moi ! c'est Dieu qui donnera une réponse favorable à Pharaon.
      17 Pharaon dit alors à Joseph : Dans mon songe, voici, je me tenais sur le bord du fleuve.
      18 Et voici, sept vaches grasses de chair et belles d'apparence montèrent hors du fleuve, et se mirent à paître dans la prairie.
      19 Sept autres vaches montèrent derrière elles, maigres, fort laides d'apparence, et décharnées : je n'en ai point vu d'aussi laides dans tout le pays d'Égypte.
      20 Les vaches décharnées et laides mangèrent les sept premières vaches qui étaient grasses.
      21 Elles les engloutirent dans leur ventre, sans qu'on s'aperçût qu'elles y fussent entrées ; et leur apparence était laide comme auparavant. Et je m'éveillai.
      22 Je vis encore en songe sept épis pleins et beaux, qui montèrent sur une même tige.
      23 Et sept épis vides, maigres, brûlés par le vent d'orient, poussèrent après eux.
      24 Les épis maigres engloutirent les sept beaux épis. Je l'ai dit aux magiciens, mais personne ne m'a donné l'explication.
      25 Joseph dit à Pharaon : Ce qu'a songé Pharaon est une seule chose ; Dieu a fait connaître à Pharaon ce qu'il va faire.
      26 Les sept vaches belles sont sept années : et les sept épis beaux sont sept années : c'est un seul songe.
      27 Les sept vaches décharnées et laides, qui montaient derrière les premières, sont sept années ; et les sept épis vides, brûlés par le vent d'orient, seront sept années de famine.
      28 Ainsi, comme je viens de le dire à Pharaon, Dieu a fait connaître à Pharaon ce qu'il va faire.
      29 Voici, il y aura sept années de grande abondance dans tout le pays d'Égypte.
      30 Sept années de famine viendront après elles ; et l'on oubliera toute cette abondance au pays d'Égypte, et la famine consumera le pays.
      31 Cette famine qui suivra sera si forte qu'on ne s'apercevra plus de l'abondance dans le pays.
      32 Si Pharaon a vu le songe se répéter une seconde fois, c'est que la chose est arrêtée de la part de Dieu, et que Dieu se hâtera de l'exécuter.
      33 Maintenant, que Pharaon choisisse un homme intelligent et sage, et qu'il le mette à la tête du pays d'Égypte.
      34 Que Pharaon établisse des commissaires sur le pays, pour lever un cinquième des récoltes de l'Égypte pendant les sept années d'abondance.
      35 Qu'ils rassemblent tous les produits de ces bonnes années qui vont venir ; qu'ils fassent, sous l'autorité de Pharaon, des amas de blé, des approvisionnements dans les villes, et qu'ils en aient la garde.
      36 Ces provisions seront en réserve pour le pays, pour les sept années de famine qui arriveront dans le pays d'Égypte, afin que le pays ne soit pas consumé par la famine.
      37 Ces paroles plurent à Pharaon et à tous ses serviteurs.
      38 Et Pharaon dit à ses serviteurs : Trouverions-nous un homme comme celui-ci, ayant en lui l'esprit de Dieu ?
      39 Et Pharaon dit à Joseph : Puisque Dieu t'a fait connaître toutes ces choses, il n'y a personne qui soit aussi intelligent et aussi sage que toi.
      40 Je t'établis sur ma maison, et tout mon peuple obéira à tes ordres. Le trône seul m'élèvera au-dessus de toi.
      41 Pharaon dit à Joseph : Vois, je te donne le commandement de tout le pays d'Égypte.
      42 Pharaon ôta son anneau de la main, et le mit à la main de Joseph ; il le revêtit d'habits de fin lin, et lui mit un collier d'or au cou.
      43 Il le fit monter sur le char qui suivait le sien ; et l'on criait devant lui : A genoux ! C'est ainsi que Pharaon lui donna le commandement de tout le pays d'Égypte.
      44 Il dit encore à Joseph : Je suis Pharaon ! Et sans toi personne ne lèvera la main ni le pied dans tout le pays d'Égypte.

      Genèse 44

      5 N'avez-vous pas la coupe dans laquelle boit mon seigneur, et dont il se sert pour deviner ? Vous avez mal fait d'agir ainsi.
      6 L'intendant les atteignit, et leur dit ces mêmes paroles.
      7 Ils lui répondirent : Pourquoi mon seigneur parle-t-il de la sorte ? Dieu préserve tes serviteurs d'avoir commis une telle action !
      8 Voici, nous t'avons rapporté du pays de Canaan l'argent que nous avons trouvé à l'entrée de nos sacs ; comment aurions-nous dérobé de l'argent ou de l'or dans la maison de ton seigneur ?
      9 Que celui de tes serviteurs sur qui se trouvera la coupe meure, et que nous soyons nous-mêmes esclaves de mon seigneur !
      10 Il dit : Qu'il en soit donc selon vos paroles ! Celui sur qui se trouvera la coupe sera mon esclave ; et vous, vous serez innocents.
      11 Aussitôt, chacun descendit son sac à terre, et chacun ouvrit son sac.
      12 L'intendant les fouilla, commençant par le plus âgé et finissant par le plus jeune ; et la coupe fut trouvée dans le sac de Benjamin.
      13 Ils déchirèrent leurs vêtements, chacun rechargea son âne, et ils retournèrent à la ville.
      14 Juda et ses frères arrivèrent à la maison de Joseph, où il était encore, et ils se prosternèrent en terre devant lui.
      15 Joseph leur dit : Quelle action avez-vous faite ? Ne savez-vous pas qu'un homme comme moi a le pouvoir de deviner ?

      Lévitique 19

      2 Parle à toute l'assemblée des enfants d'Israël, et tu leur diras : Soyez saints, car je suis saint, moi, l'Éternel, votre Dieu.
      26 Vous ne mangerez rien avec du sang. Vous n'observerez ni les serpents ni les nuages pour en tirer des pronostics.
      31 Ne vous tournez point vers ceux qui évoquent les esprits, ni vers les devins ; ne les recherchez point, de peur de vous souiller avec eux. Je suis l'Éternel, votre Dieu.

      Lévitique 20

      6 Si quelqu'un s'adresse aux morts et aux esprits, pour se prostituer après eux, je tournerai ma face contre cet homme, je le retrancherai du milieu de son peuple.

      Nombres 22

      7 Les anciens de Moab et les anciens de Madian partirent, ayant avec eux des présents pour le devin. Ils arrivèrent auprès de Balaam, et lui rapportèrent les paroles de Balak.

      Nombres 23

      23 L'enchantement ne peut rien contre Jacob, Ni la divination contre Israël ; Au temps marqué, il sera dit à Jacob et à Israël : Quelle est l'oeuvre de Dieu.

      Nombres 24

      1 Balaam vit que l'Éternel trouvait bon de bénir Israël, et il n'alla point comme les autres fois, à la rencontre des enchantements ; mais il tourna son visage du côté du désert.
      2 Balaam leva les yeux, et vit Israël campé selon ses tribus. Alors l'esprit de Dieu fut sur lui.
      3 Balaam prononça son oracle, et dit : Parole de Balaam, fils de Beor, Parole de l'homme qui a l'oeil ouvert,
      4 Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, De celui qui voit la vision du Tout Puissant, De celui qui se prosterne et dont les yeux s'ouvrent.
      5 Qu'elles sont belles, tes tentes, ô Jacob ! Tes demeures, ô Israël !
      6 Elles s'étendent comme des vallées, Comme des jardins près d'un fleuve, Comme des aloès que l'Éternel a plantés, Comme des cèdres le long des eaux.
      7 L'eau coule de ses seaux, Et sa semence est fécondée par d'abondantes eaux. Son roi s'élève au-dessus d'Agag, Et son royaume devient puissant.
      8 Dieu l'a fait sortir d'Égypte, Il est pour lui comme la vigueur du buffle. Il dévore les nations qui s'élèvent contre lui, Il brise leurs os, et les abat de ses flèches.
      9 Il ploie les genoux, il se couche comme un lion, comme une lionne : Qui le fera lever ? Béni soit quiconque te bénira, Et maudit soit quiconque te maudira !
      10 La colère de Balak s'enflamma contre Balaam ; il frappa des mains, et dit à Balaam : C'est pour maudire mes ennemis que je t'ai appelé, et voici, tu les as bénis déjà trois fois.
      11 Fuis maintenant, va-t'en chez toi ! J'avais dit que je te rendrais des honneurs, mais l'Éternel t'empêche de les recevoir.
      12 Balaam répondit à Balak : Eh ! n'ai-je pas dit aux messagers que tu m'as envoyés :
      13 Quand Balak me donnerait sa maison pleine d'argent et d'or, je ne pourrais faire de moi-même ni bien ni mal contre l'ordre de l'Éternel ; je répéterai ce que dira l'Éternel ?
      14 Et maintenant voici, je m'en vais vers mon peuple. Viens, je t'annoncerai ce que ce peuple fera à ton peuple dans la suite des temps.
      15 Balaam prononça son oracle, et dit : Parole de Balaam, fils de Beor, Parole de l'homme qui a l'oeil ouvert,
      16 Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, De celui qui connaît les desseins du Très Haut, De celui qui voit la vision du Tout Puissant, De celui qui se prosterne et dont les yeux s'ouvrent.
      17 Je le vois, mais non maintenant, Je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Jacob, Un sceptre s'élève d'Israël. Il perce les flancs de Moab, Et il abat tous les enfants de Seth.
      18 Il se rend maître d'Édom, Il se rend maître de Séir, ses ennemis. Israël manifeste sa force.
      19 Celui qui sort de Jacob règne en souverain, Il fait périr ceux qui s'échappent des villes.
      20 Balaam vit Amalek. Il prononça son oracle, et dit : Amalek est la première des nations, Mais un jour il sera détruit.
      21 Balaam vit les Kéniens. Il prononça son oracle, et dit : Ta demeure est solide, Et ton nid posé sur le roc.
      22 Mais le Kénien sera chassé, Quand l'Assyrien t'emmènera captif.
      23 Balaam prononça son oracle, et dit : Hélas ! qui vivra après que Dieu l'aura établi ?
      24 Mais des navires viendront de Kittim, Ils humilieront l'Assyrien, ils humilieront l'Hébreu ; Et lui aussi sera détruit.
      25 Balaam se leva, partit, et retourna chez lui. Balak s'en alla aussi de son côté.

      Juges 7

      13 Gédéon arriva ; et voici, un homme racontait à son camarade un songe. Il disait : J'ai eu un songe ; et voici, un gâteau de pain d'orge roulait dans le camp de Madian ; il est venu heurter jusqu'à la tente, et elle est tombée ; il l'a retournée sens dessus dessous, et elle a été renversée.

      Juges 17

      1 Il y avait un homme de la montagne d'Éphraïm, nommé Mica.
      2 Il dit à sa mère : Les mille et cent sicles d'argent qu'on t'a pris, et pour lesquels tu as fait des imprécations même à mes oreilles, voici, cet argent est entre mes mains, c'est moi qui l'avais pris. Et sa mère dit : Béni soit mon fils par l'Éternel !
      3 Il rendit à sa mère les mille et cent sicles d'argent ; et sa mère dit : Je consacre de ma main cet argent à l'Éternel, afin d'en faire pour mon fils une image taillée et une image en fonte ; et c'est ainsi que je te le rendrai.
      4 Il rendit à sa mère l'argent. Sa mère prit deux cents sicles d'argent. Et elle donna l'argent au fondeur, qui en fit une image taillée et une image en fonte. On les plaça dans la maison de Mica.
      5 Ce Mica avait une maison de Dieu ; il fit un éphod et des théraphim, et il consacra l'un de ses fils, qui lui servit de prêtre.
      6 En ce temps-là, il n'y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon.
      7 Il y avait un jeune homme de Bethléhem de Juda, de la famille de Juda ; il était Lévite, et il séjournait là.
      8 Cet homme partit de la ville de Bethléhem de Juda, pour chercher une demeure qui lui convînt. En poursuivant son chemin, il arriva dans la montagne d'Éphraïm jusqu'à la maison de Mica.
      9 Mica lui dit : D'où viens-tu ? Il lui répondit : Je suis Lévite, de Bethléhem de Juda, et je voyage pour chercher une demeure qui me convienne.
      10 Mica lui dit : Reste avec moi ; tu me serviras de père et de prêtre, et je te donnerai dix sicles d'argent par année, les vêtements dont tu auras besoin, et ton entretien. Et le Lévite entra.
      11 Il se décida ainsi à rester avec cet homme, qui regarda le jeune homme comme l'un de ses fils.
      12 Mica consacra le Lévite, et ce jeune homme lui servit de prêtre et demeura dans sa maison.
      13 Et Mica dit : Maintenant, je sais que l'Éternel me fera du bien, puisque j'ai ce Lévite pour prêtre.

      Juges 18

      1 En ce temps-là, il n'y avait point de roi en Israël ; et la tribu des Danites se cherchait une possession pour s'établir, car jusqu'à ce jour il ne lui était point échu d'héritage au milieu des tribus d'Israël.
      2 Les fils de Dan prirent sur eux tous, parmi leurs familles, cinq hommes vaillants, qu'ils envoyèrent de Tsorea et d'Eschthaol, pour explorer le pays et pour l'examiner. Ils leur dirent : Allez, examinez le pays. Ils arrivèrent dans la montagne d'Éphraïm jusqu'à la maison de Mica, et ils y passèrent la nuit.
      3 Comme ils étaient près de la maison de Mica, ils reconnurent la voix du jeune Lévite, s'approchèrent et lui dirent : Qui t'a amené ici ? que fais-tu dans ce lieu ? et qu'as-tu ici ?
    • Genèse 20

      3 Mais Dieu visita Abimélek de nuit en songe et lui dit : —Tu vas mourir, à cause de cette femme que tu as enlevée, car elle est mariée.

      Genèse 31

      19 Quant à Laban, il était parti tondre ses moutons. En partant, Rachel vola les idoles domestiques de son père.
      24 Mais, pendant la nuit, Dieu vint parler à Laban l’Araméen dans un rêve. Il lui dit : —Garde-toi de dire quoi que ce soit à Jacob, ni en bien ni en mal.

      Genèse 37

      19 —Voilà le maître-rêveur qui arrive, se dirent-ils les uns aux autres.

      Genèse 41

      8 Au matin, inquiet, il fit convoquer tous les magiciens et les sages d’Egypte et leur raconta ses rêves, mais aucun d’eux ne put les lui interpréter.
      9 Alors le chef des échansons prit la parole et dit au pharaon : —Je vais évoquer aujourd’hui le souvenir de ma faute.
      10 Le pharaon s’était emporté contre ses serviteurs et m’avait fait mettre aux arrêts avec le chef des panetiers dans la maison du commandant des gardes.
      11 Une nuit, nous avons fait tous deux un rêve ayant sa signification propre.
      12 Or, il y avait là avec nous un jeune homme hébreu, un esclave du commandant des gardes ; nous lui avons raconté nos deux rêves et il a donné l’interprétation de chacun d’eux.
      13 Par la suite, les choses se sont passées conformément à l’interprétation qu’il nous avait donnée : moi j’ai été rétabli dans mes fonctions, et le panetier a été pendu.
      14 Alors le pharaon envoya chercher Joseph et, sur le champ, on courut le faire sortir du cachot ; on le rasa, on le fit changer d’habits et on l’introduisit auprès du pharaon.
      15 Celui-ci dit à Joseph : —J’ai fait un rêve et personne n’est capable de l’interpréter. Or, j’ai entendu dire qu’il te suffit d’entendre raconter un rêve pour pouvoir l’interpréter.
      16 Joseph répondit au pharaon : —Ce n’est pas moi, c’est Dieu qui donnera au pharaon l’explication qui convient.
      17 Le pharaon dit alors à Joseph : —Dans mon rêve, je me tenais debout sur le bord du Nil.
      18 Sept vaches grasses et belles sortirent du fleuve et se mirent à paître sur la rive.
      19 Puis sept autres vaches surgirent derrière elles, maigres, laides et décharnées ; elles étaient si misérables que je n’en ai jamais vues de pareilles dans tout le pays d’Egypte.
      20 Ces vaches décharnées et laides dévorèrent les sept vaches grasses,
      21 qui furent englouties dans leur ventre sans que l’on remarque qu’elles avaient été avalées : les vaches maigres restaient aussi misérables qu’auparavant. Là-dessus je me suis réveillé.
      22 Puis j’ai fait un autre rêve : Je voyais sept épis pleins et beaux pousser sur une même tige.
      23 Puis sept épis secs, maigres et desséchés par le vent d’orient poussèrent après eux.
      24 Les épis maigres engloutirent les sept beaux épis. J’ai raconté tout cela aux magiciens, mais aucun d’eux n’a pu me l’expliquer.
      25 Joseph dit au pharaon : —Ce que le pharaon a rêvé constitue un seul et même rêve. Dieu a révélé au pharaon ce qu’il va faire.
      26 Les sept belles vaches représentent sept années, tout comme les sept beaux épis ; c’est un seul et même songe.
      27 Les sept vaches décharnées et laides qui ont surgi derrière les premières représentent aussi sept années, et les sept épis maigres, desséchés par le vent d’orient, seront sept années de famine.
      28 Comme je l’ai dit au pharaon : Dieu a révélé au pharaon ce qu’il va faire.
      29 Il y aura d’abord sept années de grande abondance dans toute l’Egypte.
      30 Elles seront suivies de sept années de famine qui feront oublier toute cette abondance en Egypte, tant la famine épuisera le pays.
      31 Le souvenir même de l’abondance dont le pays aura joui s’effacera à cause de cette famine, car elle sévira très durement.
      32 Si le rêve du pharaon s’est répété par deux fois, c’est que Dieu a irrévocablement décidé la chose et qu’il va l’exécuter sans délai.
      33 Maintenant donc, que le pharaon choisisse sans tarder un homme avisé et sage et qu’il le mette à la tête du pays.
      34 Que le pharaon agisse ainsi : Qu’il nomme dans tout le pays des commissaires qui prélèveront le cinquième de toutes les récoltes d’Egypte durant les sept années d’abondance.
      35 Ils collecteront les vivres que produiront les bonnes années qui viennent, ils emmagasineront le blé dans les villes sous l’autorité du pharaon, et le garderont comme réserve de vivres.
      36 Ces provisions serviront de réserve pour le pays, en prévision des sept années de famine qui s’abattront sur l’Egypte. Ainsi les habitants du pays ne mourront pas de faim.
      37 Cette proposition plut au pharaon et à tous ses hauts fonctionnaires.
      38 Alors le pharaon leur dit : —Trouverions-nous un homme aussi compétent que celui-ci en qui habite l’Esprit de Dieu ?
      39 Le pharaon dit à Joseph : —Puisque Dieu t’a fait connaître toutes ces choses, il n’y a personne qui soit aussi avisé et aussi sage que toi.
      40 Tu seras donc à la tête de mon royaume, et tout mon peuple obéira à tes ordres. Moi-même je ne serai au-dessus de toi que par le trône.
      41 Ainsi, lui dit-il, je te mets à la tête de toute l’Egypte.
      42 Et le pharaon retira son anneau de sa main et le passa au doigt de Joseph ; il le fit revêtir d’habits de fin lin et lui suspendit un collier d’or au cou.
      43 Il le fit monter sur son deuxième char et, sur son parcours, on cria : —A genoux ! C’est ainsi qu’il le mit à la tête de toute l’Egypte.
      44 Le pharaon dit encore à Joseph : —Je suis le pharaon. Mais sans ton ordre, personne dans tout le pays ne lèvera le petit doigt ni ne se déplacera.

      Genèse 44

      5 Pourquoi avez-vous volé la coupe dont mon maître se sert pour boire et pour lire les présages ? Vous avez très mal agi. »
      6 L’intendant les rattrapa donc et leur parla comme son maître le lui avait dit.
      7 Mais ils lui répondirent : —Pourquoi mon seigneur dit-il pareille chose ? Tes serviteurs n’ont jamais eu la pensée de commettre une telle action !
      8 Nous t’avons rapporté du pays de Canaan l’argent que nous avons trouvé à l’ouverture de nos sacs. Pourquoi aurions-nous donc volé de l’argent ou de l’or dans la maison de ton maître ?
      9 Que celui de tes serviteurs chez qui on trouvera cette coupe soit mis à mort et que nous-mêmes nous devenions esclaves de mon seigneur !
      10 L’intendant répondit : —Bien ! Je vous prends au mot ! Celui sur qui on la trouvera sera mon esclave, mais tous les autres seront traités en innocents.
      11 Ils se hâtèrent de déposer chacun son sac par terre et de l’ouvrir.
      12 L’intendant fouilla leurs sacs en commençant par celui de l’aîné et en finissant par celui du plus jeune. Et la coupe fut trouvée dans le sac de Benjamin.
      13 Ses frères déchirèrent leurs vêtements, chacun rechargea son âne, et ils retournèrent tous à la ville.
      14 Juda se rendit avec ses frères à la maison de Joseph ; celui-ci s’y trouvait encore ; ils se prosternèrent à terre devant lui.
      15 Joseph leur dit : —Qu’est-ce que vous avez fait là ? Ne saviez-vous pas qu’un homme tel que moi a un pouvoir de deviner les choses cachées ?

      Lévitique 19

      2 —Parle à toute la communauté des Israélites et dis-leur : Soyez saints, car je suis saint, moi l’Eternel, votre Dieu.
      26 Vous ne mangerez aucune viande contenant encore son sang. Vous ne pratiquerez pas la divination ; vous ne rechercherez pas les augures.
      31 Ne vous adressez ni à des médiums, ni à des devins ; ne les consultez pas, vous vous rendriez impurs. Je suis l’Eternel, votre Dieu.

      Lévitique 20

      6 J’en ferai de même de ceux qui consultent les médiums et les devins pour se prostituer à eux : je me retournerai contre eux et je les retrancherai de leur peuple.

      Nombres 22

      7 Les responsables de Moab et ceux de Madian partirent en emportant des présents pour payer le devin. Ils arrivèrent chez Balaam et lui transmirent le message de Balaq.

      Nombres 23

      23 et la divination est absente en Jacob : on ne consulte pas d’augure en Israël, il est dit à Jacob au moment opportun, oui, il est dit à Israël ce que Dieu accomplit.

      Nombres 24

      1 Balaam, voyant bien que l’Eternel trouvait bon de bénir Israël, n’alla pas, comme les autres fois, à la recherche d’augures. Il se tourna vers le désert et
      2 regarda Israël campé par tribus. Alors l’Esprit de Dieu vint sur lui.
      3 Et il prononça son oracle : C’est là ce que déclare Balaam, le fils de Beor, voici ce que proclame l’homme au regard pénétrant,
      4 oui, celui qui entend les paroles de Dieu, qui perçoit la révélation du Tout-Puissant, dont les yeux se dessillent quand il tombe, prostré :
      5 Que tes tentes sont belles, ô peuple de Jacob ! Et tes demeures, ô Israël !
      6 Comme des torrents, elles se répandent, c’est comme des jardins alignés près d’un fleuve, comme des aloès plantés par l’Eternel, ou bien comme des cèdres croissant au bord des eaux.
      7 De ses réservoirs l’eau déborde, la semence est plantée dans des champs irrigués. Son roi est grand, plus que le roi Agag ; et son royaume gagnera en puissance.
      8 Quand Dieu le fit sortir d’Egypte, avec une puissance semblable à la force du buffle, il dévora les peuples qui lui étaient hostiles, il leur brisa les os et les cribla de flèches.
      9 Le voici couché comme un lion, au repos comme un lion. Qui le fera lever ? Il est béni celui qui te bénit, il est maudit celui qui te maudit !
      10 Alors Balaq se mit en colère contre Balaam, frappa des mains et lui dit : —C’est pour maudire mes ennemis que je t’ai appelé ; et voici la troisième fois que tu les combles de bénédictions !
      11 Puisqu’il en est ainsi, retourne chez toi ! Je voulais te combler d’honneurs, mais voici que l’Eternel te frustre de ces honneurs.
      12 Balaam lui répondit : —N’ai-je pas expressément dit aux messagers que tu m’as envoyés :
      13 « Même si Balaq me donnait son palais rempli d’argent et d’or, je ne pourrais pas transgresser l’ordre de l’Eternel pour faire quoi que ce soit en bien ou en mal » ? Je ne pourrai dire que ce que l’Eternel dira.
      14 Maintenant, je m’en retourne chez les miens. Mais auparavant, viens, je vais t’annoncer ce que ce peuple-ci fera au tien dans les temps à venir.
      15 Et il prononça son oracle : C’est là ce que déclare Balaam, le fils de Beor, voici ce que proclame l’homme au regard pénétrant,
      16 oui, celui qui entend les paroles de Dieu, qui a accès à la science du Très-Haut, qui perçoit la révélation du Tout-Puissant, dont les yeux se dessillent quand il tombe, prostré :
      17 Je le vois bien, mais ce n’est pas pour maintenant, je le contemple, mais non de près ; un astre monte de Jacob, un sceptre surgit d’Israël ; il brise les flancs de Moab, il abat tous les fils de Seth.
      18 Edom sera conquis ; Séir, son ennemi, tombera en sa possession. Le peuple d’Israël accomplit des exploits.
      19 Celui qui surgira de Jacob régnera, et il fera périr des villes les derniers survivants.
      20 Balaam aperçut Amalec et il prononça son oracle : Amalec était à la tête de toutes les nations, mais sa postérité en fin de compte disparaîtra.
      21 Puis il vit les Qéniens et prononça son oracle : Ta demeure est solide, ton nid est juché sur le roc,
      22 mais finalement le Qénien sera exterminé quand, en captivité, Assour t’emmènera captif.
      23 Enfin il prononça encore un oracle : Hélas : Qui survivra lorsque Dieu agira ?
      24 Des bateaux viennent de Kittim, ils soumettront Assour, ils soumettront Héber, et même ce dernier court à sa ruine.
      25 Puis Balaam se mit en route et s’en retourna chez lui. Balaq, lui aussi, s’en alla de son côté.

      Juges 7

      13 Gédéon s’approcha et il entendit un homme raconter un rêve à son camarade. —Ecoute, disait-il, j’ai fait un rêve. Je voyais une miche de pain d’orge rouler à travers le camp de Madian ; arrivée à la tente, elle l’a frappée de plein fouet, l’a fait tomber et l’a renversée sens dessus-dessous, si bien que la tente était par terre.

      Juges 17

      1 Dans la région montagneuse d’Ephraïm vivait un homme nommé Mika.
      2 Il déclara à sa mère : —Tu te souviens qu’on t’a volé onze cents pièces d’argent et que tu as maudit le voleur en ma présence. Eh bien, c’est moi qui ai pris cet argent, il est chez moi. —Que mon fils soit béni de l’Eternel ! lui dit sa mère.
      3 Il rendit les onze cents pièces d’argent à sa mère qui dit : —Je consacre cet argent à l’Eternel en faveur de mon fils pour en faire une statue et une idole en métal fondu. Je vais donc te le rendre.
      4 Le fils remit l’argent à sa mère, qui en préleva deux cents pièces pour les donner à un orfèvre. Celui-ci en fit une statue et une idole en métal fondu, qu’on plaça dans la maison de Mika.
      5 Ayant donc chez lui un lieu de culte, il fit faire une autre statue et des idoles domestiques, puis il établit prêtre l’un de ses fils.
      6 En ce temps-là, il n’y avait pas de roi en Israël. Chacun faisait ce qu’il jugeait bon.
      7 Or, il y avait là un jeune lévite, originaire de Bethléhem en Juda, qui appartient à la tribu de Juda. Il résidait là.
      8 Il avait quitté Bethléhem pour aller s’établir là où il trouverait un domicile. En cours de route, il était arrivé dans la région montagneuse d’Ephraïm et jusqu’à la maison de Mika.
      9 —D’où viens-tu ? lui demanda celui-ci. —Je suis un lévite, répondit-il, de Bethléhem en Juda. Je suis en route pour m’établir là où je trouverai un endroit.
      10 —Eh bien, lui dit Mika, reste donc chez moi. Tu me serviras de « père » et de prêtre, et je te donnerai dix pièces d’argent par an, en plus du vêtement et de la nourriture. Le lévite entra à son service.
      11 Il accepta de rester chez cet homme qui le traita comme l’un de ses fils.
      12 Mika établit le lévite dans sa charge, et le jeune homme devint donc son prêtre. Il logea dans sa propre maison.
      13 Mika dit : —Maintenant, je suis certain que l’Eternel me fera du bien, puisque j’ai pu avoir un lévite pour prêtre.

      Juges 18

      1 En ce temps-là, il n’y avait pas de roi en Israël. La tribu de Dan cherchait un territoire pour s’y établir, car jusqu’à ce moment-là, elle n’avait pas obtenu de *patrimoine parmi les autres tribus d’Israël.
      2 Les Danites envoyèrent donc cinq hommes d’entre eux, particulièrement courageux, de Tsorea et d’Echtaol, avec pour mission d’explorer et de reconnaître le pays. Ces cinq hommes arrivèrent dans la région montagneuse d’Ephraïm près de la maison de Mika, et y passèrent la nuit.
      3 Comme ils étaient tout près de la maison, ils remarquèrent l’accent du jeune lévite et allèrent le trouver pour lui demander : —Qui t’a fait venir à cet endroit ? Qu’est-ce que tu fais là ? Pourquoi restes-tu ici ?
    • Genèse 20

      Genèse 31

      Genèse 37

      Genèse 41

      9 Le temps que Dieu a fixé pour l'accroissement de son peuple est le temps le plus propice. Si l'échanson avait fait libérer Joseph de prison, il est probable que ce dernier serait allé de nouveau dans son pays, chez les Hébreux. Dans une telle hypothèse, il n'aurait pas été autant béni, lui et sa famille, comme il s'est avéré par la suite. Lorsque Joseph a été présenté à Pharaon, il a honoré Dieu. Pharaon a rêvé qu'il se tenait le long du Nil, et a vu des vaches sortir du fleuve, sept vaches grasses et sept autres, chétives. Il ne pleut pas en Égypte, l'abondance des récoltes de l'année dépend des inondations du Nil.

      Remarquez les nombreuses voies qu'utilise la Providence pour dispenser ses dons ; notre dépendance à cette Providence est toujours identique à celle de cet ancien pays d'Égypte ; chaque créature tire sa vie de la pluie ou du fleuve.

      Notez les paramètres auxquels l'aisance de cette vie est soumise. Nous ne pouvons jamais être sûrs que demain sera comme aujourd'hui ou que l'année prochaine sera telle que celle que nous vivons actuellement. Nous devons autant apprendre à mesurer nos désirs, qu'à ce que nous voulons dispenser.

      Remarquez la Bonté divine : Dieu a d'abord envoyé les sept années d'abondance avant celles de famine, afin que des provisions puissent être faites. Le produit du sol est sujet à variations ; si l'on fait un bilan global, on peut dire que celui qui récolte beaucoup, n'a pas de superflu et que celui qui a peu, n'est pas en manque, Exode 16:18. Voyez également à quel point les joies de ce monde sont périssables ! Les grandes moissons des années d'abondance ont été perdues, englouties par les années de famine ; ce qui a semblé être de l'abondance, n'a servi en fait qu'à maintenir ultérieurement les personnes en vie. Il y a du pain qui se conserve éternellement, qui mérite notre labeur pour pouvoir l'acquérir.

      Ceux qui s'attachent aux choses de ce monde, trouveront peu de plaisir à se rappeler qu'ils les ont reçues.

      33 Joseph a donné de bons conseils à Pharaon.

      Les avertissements judicieux devraient toujours être suivis par de bonnes décisions. Dieu, dans Sa Parole, nous dit qu'un jour, nous rencontrerons l'épreuve et que nous aurons alors besoin de toute Sa grâce disponible. Saisissons cette offre dès aujourd'hui ! Pharaon a rendu les honneurs à Joseph. Ce dernier avait l'Esprit de Dieu en lui ; de tels hommes doivent être mis en valeur. Pharaon donne à Joseph des marques honorifiques. Il lui a donné un nom réellement significatif : Tsaphnat-Paenéah, « le révélateur de secrets ». Cette faveur faite à Joseph nous encourage tous, à faire confiance a Dieu. Certains traduisent le nouveau nom de Joseph, par : « Le sauveur du monde ». Les gloires les plus éblouissantes, même dans l'univers céleste, sont attribuées à Christ : la confiance que nous pouvons Lui faire, est la plus sûre : toutes choses sont dans Sa main, et toute Puissance Lui a été donnée dans le ciel et sur la terre.

      Genèse 44

      Lévitique 19

      Lévitique 20

      Nombres 22

      Nombres 23

      Nombres 24

      1

      Balaam cesse de prononcer ses divinations, il prophétise sur le bonheur d'Israël. (Nombres 24:1-9)
      Balak se met en colère contre Balaam. (Nombres 24:10-14)
      Les prophéties de Balaam. (Nombres 24:15-25)

      Balaam ne s'exprimait pas tout à fait selon ses propres convictions car l'Esprit dirigeait en fait ses propos.

      Beaucoup de personnes ont leurs yeux bien ouverts, alors que leur cœur reste toujours endurci ; elles sont éclairées par le message divin, mais n'en sont pas pour autant sanctifiées. La connaissance de la Parole peut enfler le cœur des hommes ; elle leur révèle la réalité de l'enfer, mais ils se dirigent quand même dans cette terrible direction, les yeux grand ouverts.

      Ces bénédictions de Balaam sont à peu près les mêmes que celles qu'il avait prononcées précédemment. Le personnage admira la beauté d'Israël. La droiture et le fait de ne pas douter sont les qualités excellentes, que les voisins d'Israël lui enviaient. Israël est un peuple qui fructifie et qui s'accroît, il connaît l'honneur et il va de l'avant. Il sait reconnaître le chemin parcouru et quels ont été ses alliés. C'est un peuple courageux, qui marche en sécurité. Il est renommé pour sa droiture, tel un lion, non pas quand il attaque ses ennemis, mais quand il est au repos : en fait c'est Dieu, Lui-même qui permet à ce peuple de demeurer en sécurité et cela impressionne les pays voisins. L'Éternel considère que tout ce qui est fait à Israël, soit bien, soit mal, est en fait adressé à Lui-même.

      10 La dernière tentative de Balaam pour maudire Israël, se termina. Balak, vexé, exprima toute sa rage contre Balaam. Ce dernier avait en fait une excellente excuse : Dieu l'avait empêché de dire ce qu'il pensait, tout en le contraignant à bénir Israël !
      15 Balaam, animé par l'Esprit de prophétie, prédit la prospérité et la domination du peuple d'Israël. Le personnage se vante d'avoir enfin les yeux ouverts ! Autrefois, on appelait les prophètes, des voyants.

      Beaucoup entendent la Parole sans y prêter attention ni discerner la présence divine. Balaam connaissait la pensée du Très Haut. Un homme peut très bien connaître la pensée de Dieu, tout en étant, par désobéissance, dépourvu de Sa grâce. Balaam appelait l'Éternel « le Dieu Tout Puissant ». Personne, dans son entourage, ne pouvait à l'époque exprimer un plus grand respect envers Dieu, malgré le fait qu'il ne ressentait pas vis-à-vis de ce Dernier, une crainte ou un amour réels et que sa foi n'avait rien d'extraordinaire.

      Dans la mesure où un homme se rapproche des cieux, il peut s'en trouver très près, sans toutefois y être ! Cette prophétie décrit l'Éternel, qui se trouve être la « Couronne » et la « Gloire » du peuple d'Israël et plus tard, dans une certaine mesure, du roi David. Mais ce discours annonce également le côté merveilleux de notre Seigneur Jésus, le Messie promis.

      Balaam était en fait un mauvais homme : il voyait bien Christ, tout en restant éloigné de Dieu ; il ne le voyait pas comme Job, qui le discernait comme son Rédempteur personnel. Quand Jésus viendra sur les nuées, tout œil le verra ; mais beaucoup le verront comme cet homme riche, qui en enfer, voyait au loin Abraham. Christ sortira de Jacob et d'Israël, telle une Étoile et un Sceptre : l'Étoile représentera Sa Gloire et Son éclat, le Sceptre, toute Sa Puissance et Son Autorité. Christ sera le Roi, non seulement de Jacob et d'Israël, mais du monde entier ; tous seront alors gouvernés par Son Sceptre d'or, ou mis en pièces par Sa Verge de fer.

      Balaam prophétisa sur les Amalécites et les Kéniens, des peuples qu'il ne connaissait pas : même cachés dans le creux des rochers, ils ne pourront subsister, face à la Puissance de l'Éternel. Cette prophétie s'étend même jusqu'aux confins des civilisations Grecques et Romaines, annonçant les œuvres grandioses que l'Éternel accomplira avec ces nations. Ces événements seront si terribles que personne ne pourra en réchapper. Ceux qui survivront, seront comme arrachés du feu de la destruction. Que Dieu puisse nous préparer à supporter ces événements terrifiants !

      Au lieu de proférer des blasphèmes sur l'église, Balaam maudit d'abord Amalek, puis Rome, le dernier ennemi du peuple de Dieu. Non seulement Rome, dans son contexte païen, mais aussi dans la Papauté : l'antichrist et toutes les puissances qui l'entourent.

      Posons-nous cette question : est-ce que par nos connaissances, notre expérience ou notre profession, nous surpassons Balaam ? Aucune parole dite avec empressement, même dans la prédication ou la prière, ou sur la connaissance de la prophétie, n'est en fait différente ou supérieure aux vantardises de ceux qui se disent ennemis de Dieu et qui pratiquent l'injustice. La simple dépendance envers le Sang rédempteur, la Grâce qui nous sanctifie et la soumission à la Volonté divine, les efforts constants à glorifier Dieu et à aider Son peuple, ne sont peut-être pas des actes qui brillent par leur splendeur aux yeux du monde, mais qui sont en réalité des dons spirituels merveilleux, qui accompagnent notre salut. Aucun hypocrite n'est capable d'exercer de tels agissements. Le plus petit des croyants possède déjà un minimum de ces dons et aspire en fait, par la prière, à en posséder davantage.

      Juges 7

      Juges 17

      1

      Le commencement de l'idolâtrie d'Israël, Mica et sa mère. (Juges 17:1-6)
      Mica engage un Lévite, pour qu'il soit son sacrificateur. (Juges 17:7-13)

      Ce qui est relaté dans ce texte, ainsi que dans les chapitres suivants de ce livre, se passa peu de temps après la mort de Josué, (voir le verset Juges 20:28). Cela fait apparaître à quel point la nation d'Israël vivait heureuse, au temps des Juges, alors que sans la présence de ces derniers, tous étaient mécontents. L'amour de l'argent pervertit Mica au point qu'il en déroba à sa mère, ce qui poussa celle-ci à maudire son fils. Les pertes de toute nature conduisent les hommes pieux vers la prière, alors qu'elles poussent les impies à proférer toutes sortes de blasphèmes. L'argent de cette femme était son dieu : elle en fit faire une image taillée, ou fondue.

      Mica et sa mère furent d'accord pour vouer cet argent à la fabrication d'un dieu, qui devait être l'idole de leur famille. Remarquez l'origine de cette corruption morale ! Chaque homme, le plus souvent, accomplit ce qui lui semble être droit à ses yeux ; ce n'est qu'après, qu'il se rend parfois compte de la peine qu'il a pu occasionner au Seigneur !

      7 Mica pensait que le fait de voir un Lévite venir dans sa maison, où se trouvaient ses idoles d'argent, pouvait être le signe d'une faveur divine. Tel peut être le raisonnement de ceux qui se complaisent dans leurs fausses illusions : si la Providence ne venait pas leur montrer à quel point ils cheminent dans de mauvaises voies, ils continueraient à penser que Dieu approuve pleinement leur conduite !

      Juges 18

      1

      Les Danites cherchent à agrandir leur héritage, ils volent Mica.

      - Les Danites résolurent de prendre avec eux, les dieux que possédait Mica. Quelle folie de leur part ! Comment pouvaient-ils imaginer que ces dieux puissent les protéger, alors que ces derniers étaient déjà incapables d'empêcher qu'on les dérobât ?

      Le fait de les « prendre » pour leur propre usage, représentait un double crime : cela révélait d'une part que ces Danites ne craignaient pas Dieu, et d'autre part, qu'ils n'avaient aucune considération pour Mica. Ils avaient perdu toute forme de piété et d'honnêteté. Quelle folie de la part de Mica, d'oser appeler ces idoles « ses dieux » : Il les avait lui-même fabriquées !

      En fait, seul l'Éternel, notre Créateur, doit être adoré ! Tout ce qui prend la place de Dieu dans notre cœur, ne peut que nous rendre esclaves. Si certaines personnes désirent marcher en brandissant leurs idoles, combien plus devrions-nous avoir du zèle et servir le Dieu véritable !

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