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La Bible Chronologique - Jour 11

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 11

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Versets relatifs

    • Job 29

      1 Job prit de nouveau la parole sous forme sentencieuse et dit :
      2 Oh ! que ne puis-je être comme aux mois du passé, Comme aux jours où Dieu me gardait,
      3 Quand sa lampe brillait sur ma tête, Et que sa lumière me guidait dans les ténèbres !
      4 Que ne suis-je comme aux jours de ma vigueur, Où Dieu veillait en ami sur ma tente,
      5 Quand le Tout Puissant était encore avec moi, Et que mes enfants m'entouraient ;
      6 Quand mes pieds se baignaient dans la crème Et que le rocher répandait près de moi des ruisseaux d'huile !
      7 Si je sortais pour aller à la porte de la ville, Et si je me faisais préparer un siège dans la place,
      8 Les jeunes gens se retiraient à mon approche, Les vieillards se levaient et se tenaient debout.
      9 Les princes arrêtaient leurs discours, Et mettaient la main sur leur bouche ;
      10 La voix des chefs se taisait, Et leur langue s'attachait à leur palais.
      11 L'oreille qui m'entendait me disait heureux, L'oeil qui me voyait me rendait témoignage ;
      12 Car je sauvais le pauvre qui implorait du secours, Et l'orphelin qui manquait d'appui.
      13 La bénédiction du malheureux venait sur moi ; Je remplissais de joie le coeur de la veuve.
      14 Je me revêtais de la justice et je lui servais de vêtement, J'avais ma droiture pour manteau et pour turban.
      15 J'étais l'oeil de l'aveugle Et le pied du boiteux.
      16 J'étais le père des misérables, J'examinais la cause de l'inconnu ;
      17 Je brisais la mâchoire de l'injuste, Et j'arrachais de ses dents la proie.
      18 Alors je disais : Je mourrai dans mon nid, Mes jours seront abondants comme le sable ;
      19 L'eau pénétrera dans mes racines, La rosée passera la nuit sur mes branches ;
      20 Ma gloire reverdira sans cesse, Et mon arc rajeunira dans ma main.
      21 On m'écoutait et l'on restait dans l'attente, On gardait le silence devant mes conseils.
      22 Après mes discours, nul ne répliquait, Et ma parole était pour tous une bienfaisante rosée ;
      23 Ils comptaient sur moi comme sur la pluie, Ils ouvraient la bouche comme pour une pluie du printemps.
      24 Je leur souriais quand ils perdaient courage, Et l'on ne pouvait chasser la sérénité de mon front.
      25 J'aimais à aller vers eux, et je m'asseyais à leur tête ; J'étais comme un roi au milieu d'une troupe, Comme un consolateur auprès des affligés.

      Job 30

      1 Et maintenant !... je suis la risée de plus jeunes que moi, De ceux dont je dédaignais de mettre les pères Parmi les chiens de mon troupeau.
      2 Mais à quoi me servirait la force de leurs mains ? Ils sont incapables d'atteindre la vieillesse.
      3 Desséchés par la misère et la faim, Ils fuient dans les lieux arides, Depuis longtemps abandonnés et déserts ;
      4 Ils arrachent près des arbrisseaux les herbes sauvages, Et ils n'ont pour pain que la racine des genêts.
      5 On les chasse du milieu des hommes, On crie après eux comme après des voleurs.
      6 Ils habitent dans d'affreuses vallées, Dans les cavernes de la terre et dans les rochers ;
      7 Ils hurlent parmi les buissons, Ils se rassemblent sous les ronces.
      8 Etres vils et méprisés, On les repousse du pays.
      9 Et maintenant, je suis l'objet de leurs chansons, Je suis en butte à leurs propos.
      10 Ils ont horreur de moi, ils se détournent, Ils me crachent au visage.
      11 Ils n'ont plus de retenue et ils m'humilient, Ils rejettent tout frein devant moi.
      12 Ces misérables se lèvent à ma droite et me poussent les pieds, Ils se fraient contre moi des sentiers pour ma ruine ;
      13 Ils détruisent mon propre sentier et travaillent à ma perte, Eux à qui personne ne viendrait en aide ;
      14 Ils arrivent comme par une large brèche, Ils se précipitent sous les craquements.
      15 Les terreurs m'assiègent ; Ma gloire est emportée comme par le vent, Mon bonheur a passé comme un nuage.
      16 Et maintenant, mon âme s'épanche en mon sein, Les jours de la souffrance m'ont saisi.
      17 La nuit me perce et m'arrache les os, La douleur qui me ronge ne se donne aucun repos,
      18 Par la violence du mal mon vêtement perd sa forme, Il se colle à mon corps comme ma tunique.
      19 Dieu m'a jeté dans la boue, Et je ressemble à la poussière et à la cendre.
      20 Je crie vers toi, et tu ne me réponds pas ; Je me tiens debout, et tu me lances ton regard.
      21 Tu deviens cruel contre moi, Tu me combats avec la force de ta main.
      22 Tu mu soulèves, tu mu fais voler au-dessus du vent, Et tu m'anéantis au bruit de la tempête.
      23 Car, je le sais, tu me mènes à la mort, Au rendez-vous de tous les vivants.
      24 Mais celui qui va périr n'étend-il pas les mains ? Celui qui est dans le malheur n'implore-t-il pas du secours ?
      25 N'avais-je pas des larmes pour l'infortuné ? Mon coeur n'avait-il pas pitié de l'indigent ?
      26 J'attendais le bonheur, et le malheur est arrivé ; J'espérais la lumière, et les ténèbres sont venues.
      27 Mes entrailles bouillonnent sans relâche, Les jours de la calamité m'ont surpris.
      28 Je marche noirci, mais non par le soleil ; Je me lève en pleine assemblée, et je crie.
      29 Je suis devenu le frère des chacals, Le compagnon des autruches.
      30 Ma peau noircit et tombe, Mes os brûlent et se dessèchent.
      31 Ma harpe n'est plus qu'un instrument de deuil, Et mon chalumeau ne peut rendre que des sons plaintifs.

      Job 31

      1 J'avais fait un pacte avec mes yeux, Et je n'aurais pas arrêté mes regards sur une vierge.
      2 Quelle part Dieu m'eût-il réservée d'en haut ? Quel héritage le Tout Puissant m'eût-il envoyé des cieux ?
      3 La ruine n'est-elle pas pour le méchant, Et le malheur pour ceux qui commettent l'iniquité ?
      4 Dieu n'a-t-il pas connu mes voies ? N'a-t-il pas compté tous mes pas ?
      5 Si j'ai marché dans le mensonge, Si mon pied a couru vers la fraude,
      6 Que Dieu me pèse dans des balances justes, Et il reconnaîtra mon intégrité !
      7 Si mon pas s'est détourné du droit chemin, Si mon coeur a suivi mes yeux, Si quelque souillure s'est attachée à mes mains,
      8 Que je sème et qu'un autre moissonne, Et que mes rejetons soient déracinés !
      9 Si mon coeur a été séduit par une femme, Si j'ai fait le guet à la porte de mon prochain,
      10 Que ma femme tourne la meule pour un autre, Et que d'autres la déshonorent !
      11 Car c'est un crime, Un forfait que punissent les juges ;
      12 C'est un feu qui dévore jusqu'à la ruine, Et qui aurait détruit toute ma richesse.
      13 Si j'ai méprisé le droit de mon serviteur ou de ma servante Lorsqu'ils étaient en contestation avec moi,
      14 Qu'ai-je à faire, quand Dieu se lève ? Qu'ai-je à répondre, quand il châtie ?
      15 Celui qui m'a créé dans le ventre de ma mère ne l'a-t-il pas créé ? Le même Dieu ne nous a-t-il pas formés dans le sein maternel ?
      16 Si j'ai refusé aux pauvres ce qu'ils demandaient, Si j'ai fait languir les yeux de la veuve,
      17 Si j'ai mangé seul mon pain, Sans que l'orphelin en ait eu sa part,
      18 Moi qui l'ai dès ma jeunesse élevé comme un père, Moi qui dès ma naissance ai soutenu la veuve ;
      19 Si j'ai vu le malheureux manquer de vêtements, L'indigent n'avoir point de couverture,
      20 Sans que ses reins m'aient béni, Sans qu'il ait été réchauffé par la toison de mes agneaux ;
      21 Si j'ai levé la main contre l'orphelin, Parce que je me sentais un appui dans les juges ;
      22 Que mon épaule se détache de sa jointure, Que mon bras tombe et qu'il se brise !
      23 Car les châtiments de Dieu m'épouvantent, Et je ne puis rien devant sa majesté.
      24 Si j'ai mis dans l'or ma confiance, Si j'ai dit à l'or : Tu es mon espoir ;
      25 Si je me suis réjoui de la grandeur de mes biens, De la quantité des richesses que j'avais acquises ;
      26 Si j'ai regardé le soleil quand il brillait, La lune quand elle s'avançait majestueuse,
      27 Et si mon coeur s'est laissé séduire en secret, Si ma main s'est portée sur ma bouche ;
      28 C'est encore un crime que doivent punir les juges, Et j'aurais renié le Dieu d'en haut !
      29 Si j'ai été joyeux du malheur de mon ennemi, Si j'ai sauté d'allégresse quand les revers l'ont atteint,
      30 Moi qui n'ai pas permis à ma langue de pécher, De demander sa mort avec imprécation ;
      31 Si les gens de ma tente ne disaient pas : Où est celui qui n'a pas été rassasié de sa viande ?
      32 Si l'étranger passait la nuit dehors, Si je n'ouvrais pas ma porte au voyageur ;
      33 Si, comme les hommes, j'ai caché mes transgressions, Et renfermé mes iniquités dans mon sein,
      34 Parce que j'avais peur de la multitude, Parce que je craignais le mépris des familles, Me tenant à l'écart et n'osant franchir ma porte...
      35 Oh ! qui me fera trouver quelqu'un qui m'écoute ? Voilà ma défense toute signée : Que le Tout Puissant me réponde ! Qui me donnera la plainte écrite par mon adversaire ?
      36 Je porterai son écrit sur mon épaule, Je l'attacherai sur mon front comme une couronne ;
      37 Je lui rendrai compte de tous mes pas, Je m'approcherai de lui comme un prince.
      38 Si ma terre crie contre moi, Et que ses sillons versent des larmes ;
      39 Si j'en ai mangé le produit sans l'avoir payée, Et que j'aie attristé l'âme de ses anciens maîtres ;
      40 Qu'il y croisse des épines au lieu de froment, Et de l'ivraie au lieu d'orge ! Fin des paroles de Job.
    • Job 29

      1 Job reprit son plaidoyer en disant :
      2 Ah, combien j’aimerais retrouver le passé, ce temps où je vivais sous la garde de Dieu,
      3 quand sa lampe brillait au-dessus de ma tête ! Sa lumière m’aidait à traverser la nuit.
      4 Je me trouvais alors au temps de l’âge mûr, et l’amitié de Dieu veillait sur ma maison.
      5 Lui, le Dieu très-grand, était encore avec moi, et tout autour de moi se tenaient mes garçons.
      6 A cette époque, je nageais dans l’abondance, des ruisseaux d’huile s’écoulaient de mon pressoir.
      7 Lorsque je sortais vers la porte de la ville et que j’allais siéger au conseil sur la place,
      8 les jeunes gens, en me voyant, se retiraient, les vieillards se levaient et ils restaient debout.
      9 Les personnalités arrêtaient leurs discours, s’imposant le silence, la main sur la bouche.
      10 Les chefs baissaient le ton, ils devenaient muets.
      11 J’étais félicité par ceux qui m’entendaient ; en me voyant, tous m’assuraient de leur estime :
      12 je sauvais le pauvre qui m’appelait à l’aide et l’orphelin que personne ne secourait.
      13 Ceux qui mouraient me laissaient leur bénédiction, je remettais un peu de joie au cœur des veuves.
      14 Le sens de la justice était mon vêtement, mon respect pour le droit un manteau, un turban.
      15 Pour l’aveugle, j’étais les yeux qui lui manquaient, pour l’infirme, les pieds qui lui faisaient défaut.
      16 Pour les malheureux, j’étais devenu un père, je donnais tous mes soins au cas de l’étranger.
      17 Mais je cassais les dents à tous les criminels, arrachant de leurs crocs la proie qu’ils détenaient.
      18 Je me disais alors : « Je mourrai dans mon nid comme l’oiseau Phénix, et revivrai longtemps.
      19 Je suis comme un arbre qui a le pied dans l’eau ; la rosée de la nuit rafraîchit mes rameaux.
      20 Je pourrai retrouver un prestige tout neuf et ma force d’agir comme un arc bien tendu. »
      21 En ce temps-là, on m’écoutait, on attendait, on se taisait pour que je donne mon avis.
      22 Quand j’avais terminé, on ne discutait pas, sur les gens mes propos s’écoulaient goutte à goutte.
      23 Et les gens m’attendaient, comme on attend la pluie, comme on aspire à voir l’averse de printemps.
      24 Quand je leur souriais, ils n’osaient pas y croire, guettant sur mon visage un signe bienveillant.
      25 Je siégeais à leur tête et leur montrais la route, vivant avec eux comme un roi parmi ses troupes, comme quelqu’un qui console les affligés.

      Job 30

      1 Mais maintenant, je suis tourné en ridicule par des petits jeunots. Leurs pères autrefois m’auraient paru indignes de figurer parmi les chiens de mon troupeau.
      2 Et d’ailleurs, que pouvais-je attendre de ces gens à la force mourante ?
      3 Épuisés par la faim et par les privations, ils cherchaient quelque chose à ronger dans la steppe, sombre région de ruine et de désolation.
      4 Ils recueillaient l’herbe salée près des buissons, ils se nourrissaient des racines du genêt.
      5 Chassés par tout le monde, poursuivis à grands cris comme des malfaiteurs,
      6 ils cherchaient un abri sur les flancs des ravins, dans les trous de la terre ou les creux des rochers.
      7 Ils étaient entassés à couvert sous les ronces, on entendait leurs cris au milieu des buissons :
      8 Des espèces de fous, des êtres innommables, qu’on chassait du pays à grands coups de bâton !
      9 Mais maintenant je suis un thème de chansons, me voilà devenu sujet de racontars.
      10 Ils s’éloignent de moi pour marquer leur dégoût, ou bien, sans se gêner, me crachent au visage.
      11 Dès lors que Dieu m’a affaibli et humilié, ils n’ont plus envers moi la moindre retenue !
      12 Pour m’accuser, une foule de gens se lèvent, cherchant à me faire tomber d’un croche-pied. Ils lancent contre moi leur assaut pour me perdre.
      13 Ils m’ont coupé toute retraite, chacun travaille à mon malheur, aucun d’entre eux n’a besoin d’aide.
      14 Ils pénètrent chez moi par une large brèche et se glissent vers moi à travers les décombres.
      15 Toutes sortes de terreurs me prennent pour cible, balayant ma dignité comme un coup de vent ; mon bonheur a été un nuage qui passe.
      16 Enfermé maintenant dans ce temps de misère, il ne me reste plus qu’à exprimer ma plainte.
      17 La nuit, les douleurs me transpercent jusqu’à l’os, elles me rongent sans m’accorder de repos.
      18 Dieu a saisi brutalement mon vêtement, il me serre le cou comme un col trop étroit,
      19 me jette dans la boue ; on dirait que je suis de poussière et de cendre.
      20 Mon Dieu, je t’appelle, mais tu ne réponds pas ; je me tiens devant toi, mais ton regard me perce.
      21 Te voilà devenu cruel à mon égard, tu mets toute ta force à t’acharner sur moi.
      22 Tu m’emportes au grand galop avec le vent, et la tempête me secoue dans tous les sens.
      23 Je le sais bien, tu me ramènes chez la mort, ce lieu de rendez-vous fixé à tout vivant.
      24 Mais quand tout est ruiné, ne tend-on pas la main ? Dans la détresse, n’appelle-t-on pas à l’aide ?
      25 N’ai-je pas pleuré sur ceux que la vie malmène ? Le sort des malheureux m’a toujours tourmenté !
      26 J’espérais du bonheur, mais j’ai eu le malheur ; j’attendais la lumière, et la nuit est venue.
      27 L’émotion ne cesse de bouillonner en moi depuis que j’affronte cette vie de misère.
      28 Je marche dans le deuil ; pas de soleil pour moi ! En plein public je lance des appels à l’aide.
      29 Par mes lugubres cris, me voilà devenu compagnon des chacals et frère des hiboux.
      30 Sur moi, ma peau noircit, au plus profond de moi, la fièvre me dévore.
      31 Ma guitare ne joue que des airs pour le deuil, ma flûte ne soutient que le chant des pleureurs.

      Job 31

      1 J’avais un pacte avec mes yeux, m’interdisant tout regard de désir sur une jeune fille.
      2 Sinon qu’aurais-je pu m’attendre à recevoir depuis le ciel, du Dieu très-grand qui est là-haut ?
      3 « Le malheur est pour les criminels, dites-vous, et les graves ennuis pour les gens malfaisants. »
      4 Or Dieu ne voit-il pas comment je me conduis ? Il va jusqu’à compter tous les pas que je fais !
      5 Eh bien, ai-je vécu guidé par le mensonge, ai-je pressé le pas pour commettre la fraude ?
      6 Que Dieu me pèse dans une balance juste ! Alors il le saura : je suis irréprochable.
      7 Si mes pas ont quitté le chemin qu’il traçait, si mon cœur a suivi les désirs de mes yeux, si mes mains sont salies par une action mauvaise,
      8 qu’un autre profite alors de ce que je sème, ou que mes plantations soient arrachées de terre !
      9 Si mon cœur a cédé à l’attrait d’une femme et si je l’ai guettée à la porte voisine,
      10 que ma propre femme travaille pour un autre et que tout le monde puisse disposer d’elle !
      11 Car j’aurais commis là une faute honteuse, un crime digne d’être puni par les juges.
      12 Ma faute aurait été une sorte de feu, qui m’aurait consumé jusqu’à m’anéantir et qui aurait détruit tout ce que j’ai acquis.
      13 Lorsque mon serviteur ou lorsque ma servante avaient un sujet de plainte à me présenter, ai-je tenu pour rien le droit qui est le leur ?
      14 Sinon que ferai-je quand Dieu interviendra, et que répondrai-je quand il enquêtera ?
      15 Car c’est le même Dieu qui nous a tous formés, eux comme moi, dans le ventre de notre mère.
      16 Ai-je jamais dit non aux demandes des faibles, et laissé les yeux de la veuve attendre en vain ?
      17 Ai-je mangé tout seul un morceau de mon pain sans laisser l’orphelin en avoir une part ?
      18 Depuis ma jeunesse, j’ai été au contraire comme le père auprès duquel il grandissait, et j’ai toujours été un guide pour la veuve.
      19 Ai-je vu un pauvre privé de vêtements, un malheureux qui n’avait rien pour se couvrir,
      20 sans qu’ils me remercient d’avoir mis sur leur dos un tissu chaud de la laine de mes moutons ?
      21 Si j’ai menacé l’orphelin au tribunal, en sachant que j’aurais l’appui de tous les juges,
      22 que mon épaule alors s’arrache de mon dos, et que mon bras se casse à la hauteur du coude !
      23 Car je redoute trop la punition de Dieu, je ne pourrais tenir devant sa majesté.
      24 Est-ce que j’ai placé ma confiance dans l’or ? Ou lui ai-je dit : « Tu es ma sécurité » ?
      25 Je n’ai pas mis ma joie dans ma grande fortune, dans les nombreux objets que j’ai pu acquérir.
      26 Quand j’ai vu le soleil dans toute sa splendeur et la lune avancer majestueusement,
      27 mon cœur a-t-il été secrètement séduit, les ai-je pris pour dieux et les ai-je adorés ?
      28 En agissant ainsi, j’aurais mérité d’être puni par mon juge, car j’aurais été traître envers le Dieu d’en haut.
      29 Ai-je trouvé plaisir à voir mon ennemi plongé dans les ennuis, frappé par le malheur ?
      30 Je n’osais même pas me permettre la faute de le maudire en demandant à Dieu sa mort.
      31 Qui n’ai-je pas nourri de viande à satiété ? Tous ceux que je logeais peuvent en témoigner.
      32 L’étranger ne passait jamais la nuit dehors, puisque ma porte était ouverte au voyageur.
      33 Comme beaucoup de gens, ai-je caché mes fautes, dissimulé mes torts ?
      34 Je n’ai pas peur de me présenter en public, d’avoir à affronter le mépris collectif, au point de ne rien dire et de rester chez moi.
      35 Ah, combien j’aimerais être enfin écouté ! Je peux signer ce que j’ai dit. C’est maintenant au Dieu très-grand de me répondre ! Quant à l’acte d’accusation qu’a rédigé mon adversaire,
      36 je le porte glorieusement sur mes épaules, j’en fais une couronne à mettre sur ma tête.
      37 Je rendrai compte à Dieu de chacun de mes pas, je me présenterai à lui, fier comme un prince.
      38 Ai-je poussé les champs à se plaindre de moi, et ai-je fait pleurer les sillons de la terre
      39 en profitant gratuitement de leurs récoltes, sans respecter les droits de leurs propriétaires ?
      40 Si c’est le cas, eh bien, que la terre produise des buissons épineux et des herbes puantes au lieu d’orge et de blé ! Fin des paroles de Job.
    • Job 29

      1

      Job mentionne son ancienne prospérité. (Job 29:1-6)
      La réputation de Job, son autorité. (Job 29:7-17)
      Son espérance de retrouver la prospérité. (Job 29:18-25)

      Job continue ici à comparer sa prospérité ancienne, à sa situation présente misérable, estimant que Dieu s'est éloigné de lui. Une âme jouissant de la plénitude de la Grâce se complait dans les jubilations divines, non pas en celles de ce monde.

      Quatre points animaient la piété du patriarche :

      - Sa confiance en la Protection divine ; - Sa joie de ressentir la Faveur divine ; - Sa communion dans la Parole de Dieu ; - Son assurance de la Présence divine.

      Cette Présence au sein d'une maison, transforme celle-ci de l'état de chaumière modeste en celui de château ou de palace. Job pensait également aux joies qu'il avait goûtées au sein de son foyer. Les familles riches et florissantes finissent rapidement par s'éteindre, telles une bougie ; mais quand la lumière du Saint Esprit resplendit dans une maison, quand un homme marche dans la présence divine, tout le réconfort extérieur qu'il peut rencontrer se trouve affermi, ses épreuves sont adoucies, et il peut ainsi franchir joyeusement, grâce à cette lumière, les épreuves de la vie et celles de la mort.

      Parfois, cette paix peut être absente momentanément. Cela peut être dû à une négligence ou au péché, ce qui engendre ensuite la tristesse du Saint-Esprit : cela peut aller jusqu'à ternir la foi d'un homme et ébranler la paix de son cœur. Il faut alors que cet homme s'examine, qu'il recherche, par la prière, la cause d'un tel changement et qu'il augmente ensuite sa vigilance, vis-à-vis de cette désobéissance.

      7 Beaucoup de personnes admirent Job, non seulement pour la dignité due à son rang, mais aussi pour son mérite, sa prudence, son intégrité et son comportement exemplaires.

      Heureux ceux qui jouissent de telles bénédictions ! Ils ont ainsi de bonnes opportunités d'honorer Dieu et de pratiquer le bien, tout en veillant à ne pas tomber dans le piège de l'orgueil. Heureux également sont ceux qui côtoient de telles personnes ! C'est l'assurance d'une leçon de sagesse. Nous pouvons voir dans ce texte à quel point Job avait l'âme en paix, au temps de sa prospérité. Cela était dû en partie, à sa conduite. Il était persuadé qu'il devait se garder de la violence des orgueilleux. Les magistrats dignes de ce nom, se doivent de réprimer les partisans du mal et de protéger l'innocent ; ils doivent donc s'armer de zèle et de détermination. De telles personnes sont de véritables bénédictions, imitant, de façon imagée, Celui qui sauve les pauvres pécheurs de l'emprise de Satan. Nombreux sont ceux qui étaient sur le point de périr et qui maintenant louent le Seigneur ! Qui peut se vanter de trop L'adorer ? Puissions-nous nous confier en Sa miséricorde, rechercher à L'imiter dans Sa Vérité, Sa Justice et Son Amour !

      18 Étant considéré par les siens comme un dignitaire, Job pensait finir sa vie en paix, rassasié de jours et d'honneurs. Si une telle espérance s'épanouit avec une foi qui s'appuie sur la Providence et les Promesses divines, tout est pour le mieux ! Mais si ce sentiment s'appuie sur notre « sagesse personnelle » et sur notre amour des choses terrestres, c'est alors un péché. Souvent, on possède un esprit de sagesse, sans avoir la capacité de diriger ; Job, pour sa part avait les deux. De plus, il avait le don de savoir réconforter avec tendresse. Il songeait à tout cela dans son affliction. Notre Seigneur Jésus est un Roi qui hait l'iniquité, qui est prêt à juger le monde, courant à sa perte. Sachons L'écouter !

      Job 30

      1

      L'honneur de Job est méprisé. (Job 30:1-14)
      Job est accablé. (Job 30:15-31)

      Job compare son état présent à l'honneur et l'autorité qu'il avait auparavant. Que de personnes basent leur ambition et leur orgueil sur des choses bien futiles et vulnérables, auxquelles on ne prête guère attention ! Nous ne devrions pas être abattus par le mépris, les injures et la haine des méchants. Nous devrions plutôt regarder à Jésus, Celui qui a enduré les attaques des pécheurs.
      15 Dans ce texte, Job se plaint désespérément. La tentation d'entretenir facilement de mauvaises pensées contre Dieu assaillait particulièrement le patriarche. Quand les tentations personnelles s'ajoutent aux calamités qui nous accablent, l'âme est alors soumise à rude épreuve, elle est en pleine confusion. Malheur à ceux qui sont réellement ennemis de Dieu ! Comparées au terrible sort réservé aux impies, que peuvent représenter les afflictions qui nous assaillent ? Dans cette situation, un point réconforte cependant le patriarche : il savait que la mort pouvait mettre fin à toutes ses épreuves.

      La colère divine aurait pu le faire mourir, son âme aurait ainsi été sauvée, et au ciel, elle serait en lieu sûr ! Si personne n'éprouve de pitié à notre égard, Dieu de son côté, le Juge, a pour nous de l'affection, comme un père pour ses enfants. Portons davantage nos regards vers les choses éternelles : le croyant ne capitulera pas devant l'affliction et louera alors Celui qui offre à chacun Son Amour rédempteur.

      Job 31

      1

      Job annonce sa droiture. (Job 31:1-8)
      Son intégrité. (Job 31:9-15)
      Sa clémence. (Job 31:16-23)
      Job n'est pas coupable de convoitise ni d'idolâtrie. (Job 31:24-32)
      Job n'est pas coupable d'hypocrisie ni de violence. (Job 31:33-40)

      Dans ce texte, Job n'a pas parlé des choses dont il aurait pu se vanter, il a simplement répondu aux attaques qu'il a essuyées, quant à son hypocrisie. Le patriarche discernait bien la nature spirituelle des commandements divins, sondant les pensées et les intentions du cœur. Il n'est de meilleur témoignage que celui de notre conduite ; cependant, à certains moments, il ne faut pas hésiter à clamer notre innocence devant Dieu, quand des crimes nous seraient faussement attribués. Les plaisirs de la chair et de l'amour du monde sont deux pierres d'achoppement, contre lesquelles beaucoup butent et succombent.

      Job annonce clairement sa vigilance à l'égard de telles déviations. Dieu s'approche davantage de nous lorsque nous abandonnons nos propres voies ; marchons donc avec circonspection. Le patriarche a soigneusement évité la recherche de guérison par le biais des sciences occultes. Il redoutait les bénéfices et les plaisirs dangereux de tels procédés. Sachons prendre sereinement tout ce qui nous est offert ici-bas, à condition que tout cela soit fait honnêtement. Si nous n'observons pas une stricte honnêteté et une grande fidélité dans tous nos actes, nous ne pourrons pas bénéficier alors de la faveur divine. Combien de dirigeants sont hélas incapables de saisir de telles vérités !

      9 Les souvenirs qui retracent la vie émanent parfois d'un cœur déçu. Le luxe est un feu qui dévore l'âme. Ceux qui s'y adonnent courent droit à leur fin. Ce feu consume tout ce que l'on peut trouver de bon ici-bas, il détruit la conscience. Il embrase la colère divine ; si l'on n'est pas immunisé par le sang de Christ, il nous mène tout droit vers la destruction éternelle. Ce feu consume le corps ; il consume toute matière.

      Tout ce qui concerne le luxe ici-bas ne peut apporter que des jugements célestes sévères. Job avait de nombreux biens, il savait bien les gérer. Il était persuadé de l'existence de son Maître dans les cieux ; parce que nous sommes tentés de penser que Dieu est sévère avec nous, nous devrions chercher à être plus cléments avec ceux à qui nous avons à faire.

      16 Dans ce texte, Job justifie son comportement charitable envers les pauvres. Il insiste particulièrement car c'est à ce sujet qu'il a reçu des accusations. Il proclame sa bonté envers tous, cherchant à éviter de blesser qui que ce soit. Remarquez les principes qui ont conduit le patriarche à exercer la charité et la piété : il craignait le Seigneur et de ce fait, il ne voulait pas opprimer les pauvres. Le fait de chercher à aider ceux qui souffrent ici-bas, peut épargner de se diriger vers de fausses routes ; en fait, seule la Grâce de Dieu peut faire haïr, redouter et fuir les pensées et désirs animés par le péché.
      24 Dans ce texte, Job proteste :

      - Il n'a jamais placé son cœur dans les richesses de ce monde. Combien rares sont ceux qui se sont réjouis dans le Seigneur, à cause de leurs grandes richesses ici-bas ! La détermination à rechercher la fortune ne peut que mener l'âme à la ruine, tout en parsemant notre chemin d'épreuves.

      - Il n'a jamais été fautif d'idolâtrie. La source de cette idolâtrie se trouve dans le cœur, elle corrompt les hommes et incite Dieu à envoyer Ses jugements contre les nations.

      - Il ne s'est jamais réjoui du malheur de ses pires ennemis. Si les autres cherchent à nous nuire, cela ne justifie aucun sentiment de vengeance que nous serions susceptibles d'avoir à leur encontre.

      - Il n'a jamais rejeté l'étranger. L'hospitalité est un devoir chrétien, 1Pierre 4:9.

      33 Job se défend d'être un hypocrite. Il n'est pas facile de confesser nos fautes : nous cherchons souvent à nous excuser et à les rejeter sur les autres ! Celui qui masque ses péchés ne peut prospérer, Proverbes 28:13. Le patriarche mentionne sa constance dans la pratique du bien. Quand les hommes parviennent injustement à certains postes enviables, ils sont privés de toute satisfaction personnelle ; des chardons poussent parmi le blé semé ! Ce que les hommes peuvent acquérir malhonnêtement, ne peut leur apporter rien de bon. Les paroles de Job se terminent ici. Elles n'ont été, en fait, qu'une véritable défense respectueuse contre les accusations qu'il a endurées, suite à ses épreuves. Il aurait pu tenter de se défendre devant Dieu. Cependant le patriarche était convaincu, comme nous pourrons le lire plus loin, qu'il s'était trompé sur son état personnel, \\#40:4,5\\; 1Jean 1:8.

      Apprenons à nous sonder nous-mêmes ! Si nous sommes fautifs, osons rechercher le pardon par le sang de Celui qui seul peut nettoyer la souillure du péché. Que le Seigneur nous accorde Sa miséricorde et puisse inculquer Ses préceptes dans notre cœur !

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