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La Bible Chronologique - Jour 11

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 11

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Versets relatifs

    • Job 29

      1 Job poursuivit son développement :
      2 « Si seulement je pouvais revivre les mois passés, les jours où Dieu me gardait,
      3 où sa lampe brillait sur ma tête et où sa lumière me guidait dans les ténèbres !
      4 J’atteignais alors mon plein épanouissement. Dieu veillait en ami sur ma tente,
      5 le Tout-Puissant était encore avec moi et mes enfants m'entouraient.
      6 Mes pieds baignaient dans la crème et un rocher déversait près de moi des torrents d'huile !
      7 » Quand je sortais pour aller à la porte de la ville et me faisais préparer un siège sur la place,
      8 les jeunes gens se retiraient à mon approche, les vieillards se levaient et restaient debout.
      9 Les chefs arrêtaient leurs discours et mettaient la main sur leur bouche,
      10 la voix des princes s’estompait et leur langue restait attachée à leur palais.
      11 L'oreille qui m'entendait me disait heureux, l'œil qui me voyait me rendait un témoignage favorable.
      12 » C’est que je délivrais le malheureux qui appelait à l’aide et l'orphelin que personne ne secourait.
      13 Le mourant me bénissait, je remplissais de joie le cœur de la veuve.
      14 Je me revêtais de la justice, elle était pour moi un habit. Mon manteau et mon turban, c’était mon respect du droit.
      15 J'étais les yeux de l'aveugle et les pieds du boiteux.
      16 J'étais un père pour les pauvres, j'examinais la cause d’un inconnu.
      17 Je brisais les mâchoires de l'homme injuste et j'arrachais la proie de ses dents.
      18 » Je me disais alors : ‘Je mourrai dans mon foyer. J’aurai des jours aussi abondants que le sable.
      19 L'eau pourra pénétrer dans mes racines, la rosée passera la nuit sur mes branches,
      20 ma gloire sera sans cesse nouvelle et mon arc reprendra des forces dans ma main.’
      21 » On m'écoutait, plein d'attente, on gardait le silence pour entendre mes conseils.
      22 Après mes discours, personne ne répliquait, et mes propos étaient aussi bienfaisants que la rosée pour eux.
      23 Ils comptaient sur moi comme sur la pluie, ils buvaient mes paroles comme les dernières pluies.
      24 Je leur souriais et ils n’osaient pas y croire. Rien ne pouvait altérer le rayonnement de mon visage.
      25 Je choisissais le chemin à suivre pour eux et je m'asseyais à leur tête. Je restais là comme un roi au milieu de sa troupe, comme un consolateur auprès des personnes endeuillées.

      Job 30

      1 » Et maintenant, je suis un objet de moquerie pour de plus jeunes que moi, pour ceux dont je méprisais trop les pères pour les mettre parmi les chiens de mon troupeau.
      2 » Mais à quoi me servirait la force de leurs mains ? Ils n’ont pas la moindre vigueur.
      3 Desséchés par la privation et la faim, ils rongent les endroits arides, depuis longtemps dévastés et déserts.
      4 Ils arrachent des herbes sauvages à côté des buissons et se nourrissent de la racine des genêts.
      5 On les chasse du milieu des hommes, on crie après eux comme après un voleur.
      6 Ils habitent dans d'affreux ravins, dans les grottes de la terre et dans les rochers,
      7 ils hurlent au milieu des buissons, ils s’entassent près des broussailles.
      8 » Espèces de fous sans identité, on les chassait du pays,
      9 et maintenant je suis l'objet de leurs chansons, me voilà devenu le thème de leurs discussions.
      10 Ils ont horreur de moi et se tiennent loin de moi, ils ne se retiennent pas de me cracher au visage.
      11 Puisque Dieu m’a privé de ressources et m’a humilié, plus rien ne les arrête.
      12 » Ces misérables se lèvent à ma droite et me tendent des croche-pieds. Ils se construisent des chemins jusqu'à moi, mais c’est pour ma ruine.
      13 Ils me coupent toute issue et travaillent à ma perte, eux à qui personne ne viendrait en aide.
      14 Ils affluent comme par une large brèche, ils se précipitent au milieu des décombres.
      15 Des terreurs m'assaillent. Ma dignité est emportée comme par le vent, ma prospérité s’en va comme un nuage.
      16 » Et maintenant, je me liquéfie de l’intérieur. Les jours de souffrance se sont emparés de moi.
      17 La nuit me transperce les os, les douleurs qui me rongent ne s’accordent aucun repos.
      18 La force du mal est telle que mon habit perd toute forme, il me serre comme le col de ma tunique.
      19 Dieu m'a jeté dans la boue et je ressemble à la poussière et à la cendre.
      20 » Je t’appelle au secours, mais tu ne me réponds pas. Je me tiens debout, mais tu te bornes à me regarder.
      21 Tu t’es changé en ennemi cruel contre moi, tu me combats avec toute la force de ta main.
      22 Tu me soulèves et me fais voler au-dessus du vent, tu me dissous au plus profond de moi-même.
      23 En effet, je le sais, c’est à la mort que tu me conduis, au rendez-vous de tous les êtres vivants.
      24 » Cependant, celui qui va sombrer ne tend-il pas les mains ? Celui qui est dans le malheur n’appelle-t-il pas au secours ?
      25 N'avais-je pas des larmes pour celui qui rencontrait des difficultés ? N'étais-je pas triste pour le pauvre ?
      26 De fait, j'attendais le bonheur, mais c’est le malheur qui est arrivé ; j'espérais la lumière, mais c’est l’obscurité qui est venue.
      27 » Je suis sans arrêt profondément bouleversé. Les jours de souffrance m'ont surpris.
      28 Je marche noirci, mais pas par le soleil. Si je me lève en pleine assemblée, c’est pour appeler au secours.
      29 Je suis devenu le frère des chacals, le compagnon des autruches.
      30 Ma peau devient noire et pèle, mes os sont brûlants de fièvre.
      31 Ma harpe n'est plus qu'un instrument de deuil, et ma flûte se confond avec la voix des pleureurs.

      Job 31

      1 » J'avais fait un pacte avec mes yeux. Comment aurais-je pu porter mes regards sur une jeune fille ?
      2 Quelle part Dieu m'aurait-il attribuée d'en haut ? Quel héritage le Tout-Puissant m'aurait-il envoyé du ciel ?
      3 La misère n'est-elle pas réservée à l’homme injuste et le désastre à ceux qui commettent le mal ?
      4 Dieu ne voit-il pas ma conduite ? Ne compte-t-il pas tous mes pas ?
      5 » Si j'ai marché dans la fausseté, si mon pied a couru vers la tromperie,
      6 que Dieu me pèse sur une balance juste et il reconnaîtra mon intégrité !
      7 » Si mon pas s'est écarté du droit chemin, si mon cœur s’est laissé guider par mes yeux, si une impureté quelconque s'est attachée à mes mains,
      8 qu’un autre profite de ce que j’ai semé et que mes jeunes plantes soient déracinées !
      9 » Si mon cœur s’est laissé attirer par une femme, si j'ai fait le guet à la porte de mon prochain,
      10 que ma femme tourne la meule pour un autre et que d'autres couchent avec elle !
      11 En effet, c'est un acte scandaleux, une faute qui doit être sanctionnée,
      12 c'est un feu qui dévore jusqu'au gouffre de perdition et qui aurait détruit jusqu’à la racine toute ma récolte.
      13 » Si j'ai méprisé le droit de mon serviteur ou de ma servante lorsqu'ils étaient en litige avec moi,
      14 que ferai-je quand Dieu se lèvera ? Que répondrai-je quand il me demandera des comptes ?
      15 Celui qui m'a formé dans le ventre de ma mère ne les a-t-il pas formés eux aussi ? N’est-ce pas le même Dieu qui nous a façonnés dans le ventre maternel ?
      16 » Ai-je refusé aux faibles ce qu'ils désiraient, ai-je fait languir les yeux de la veuve,
      17 ai-je mangé tout seul mon morceau de pain, sans que l'orphelin n’en ait eu sa part ?
      18 Au contraire ! Dès ma jeunesse je l’ai élevé comme un père, dès ma tendre enfance j’ai soutenu la veuve.
      19 » Si j'ai vu quelqu’un mourir par manque d’habit, le pauvre manquer de couverture,
      20 sans lui donner de raison de me bénir, sans qu'il ait été réchauffé par la toison de mes agneaux,
      21 si j'ai levé la main contre l'orphelin parce que je me savais soutenu par les juges,
      22 que mon bras se détache de mon épaule, que mon avant-bras se brise au coude !
      23 De fait, je redoutais les malheurs envoyés par Dieu. Je suis incapable de quoi que ce soit face à sa majesté.
      24 » Si j'ai placé ma confiance dans de l'or, si j'ai dit au métal précieux : ‘Tu es ma sécurité’,
      25 si je me suis réjoui de la grandeur de ma fortune, de la quantité de mes biens,
      26 si j'ai regardé la lumière du soleil quand il brillait, la lune quand elle s'avançait radieuse,
      27 et si mon cœur s'est laissé attirer en secret, si je les ai adorés,
      28 c'est encore une faute qui mérite d’être sanctionnée : j'aurais renié le Dieu d'en haut !
      29 » Me suis-je réjoui du malheur de celui qui me détestait, ai-je sauté d'allégresse parce qu’un mal l’avait atteint ?
      30 Non ! Je n'ai pas permis à ma bouche de pécher en demandant sa mort dans une malédiction.
      31 Les occupants de ma tente disaient : ‘Peut-on trouver quelqu’un qui n'ait pas été rassasié grâce à sa viande ?’
      32 L'étranger ne passait pas la nuit dehors, j'ouvrais ma porte au voyageur.
      33 » Ai-je, comme Adam, caché ma transgression, cherché à dissimuler ma faute
      34 parce que je redoutais le qu’en-dira-t-on, parce que j’étais effrayé par le mépris des familles au point de garder le silence et de ne pas oser sortir ?
      35 » Si seulement quelqu'un m'écoutait ! Voilà mon dernier mot. Que le Tout-Puissant me réponde ! Quant à la plainte écrite par mon adversaire,
      36 je la mettrai sur mon épaule, je la porterai sur mon front comme une couronne.
      37 Je lui rendrai compte de ma conduite dans le détail, je m'approcherai de lui comme un prince.
      38 » Si mon terrain crie contre moi et que ses sillons versent des larmes,
      39 si j'ai mangé son produit sans le payer et que j'aie fait le désespoir de ses propriétaires,
      40 qu'il y pousse des ronces au lieu du blé et de la mauvaise herbe au lieu de l'orge ! » Fin des paroles de Job.
    • Job 29

      1

      Job mentionne son ancienne prospérité. (Job 29:1-6)
      La réputation de Job, son autorité. (Job 29:7-17)
      Son espérance de retrouver la prospérité. (Job 29:18-25)

      Job continue ici à comparer sa prospérité ancienne, à sa situation présente misérable, estimant que Dieu s'est éloigné de lui. Une âme jouissant de la plénitude de la Grâce se complait dans les jubilations divines, non pas en celles de ce monde.

      Quatre points animaient la piété du patriarche :

      - Sa confiance en la Protection divine ; - Sa joie de ressentir la Faveur divine ; - Sa communion dans la Parole de Dieu ; - Son assurance de la Présence divine.

      Cette Présence au sein d'une maison, transforme celle-ci de l'état de chaumière modeste en celui de château ou de palace. Job pensait également aux joies qu'il avait goûtées au sein de son foyer. Les familles riches et florissantes finissent rapidement par s'éteindre, telles une bougie ; mais quand la lumière du Saint Esprit resplendit dans une maison, quand un homme marche dans la présence divine, tout le réconfort extérieur qu'il peut rencontrer se trouve affermi, ses épreuves sont adoucies, et il peut ainsi franchir joyeusement, grâce à cette lumière, les épreuves de la vie et celles de la mort.

      Parfois, cette paix peut être absente momentanément. Cela peut être dû à une négligence ou au péché, ce qui engendre ensuite la tristesse du Saint-Esprit : cela peut aller jusqu'à ternir la foi d'un homme et ébranler la paix de son cœur. Il faut alors que cet homme s'examine, qu'il recherche, par la prière, la cause d'un tel changement et qu'il augmente ensuite sa vigilance, vis-à-vis de cette désobéissance.

      7 Beaucoup de personnes admirent Job, non seulement pour la dignité due à son rang, mais aussi pour son mérite, sa prudence, son intégrité et son comportement exemplaires.

      Heureux ceux qui jouissent de telles bénédictions ! Ils ont ainsi de bonnes opportunités d'honorer Dieu et de pratiquer le bien, tout en veillant à ne pas tomber dans le piège de l'orgueil. Heureux également sont ceux qui côtoient de telles personnes ! C'est l'assurance d'une leçon de sagesse. Nous pouvons voir dans ce texte à quel point Job avait l'âme en paix, au temps de sa prospérité. Cela était dû en partie, à sa conduite. Il était persuadé qu'il devait se garder de la violence des orgueilleux. Les magistrats dignes de ce nom, se doivent de réprimer les partisans du mal et de protéger l'innocent ; ils doivent donc s'armer de zèle et de détermination. De telles personnes sont de véritables bénédictions, imitant, de façon imagée, Celui qui sauve les pauvres pécheurs de l'emprise de Satan. Nombreux sont ceux qui étaient sur le point de périr et qui maintenant louent le Seigneur ! Qui peut se vanter de trop L'adorer ? Puissions-nous nous confier en Sa miséricorde, rechercher à L'imiter dans Sa Vérité, Sa Justice et Son Amour !

      18 Étant considéré par les siens comme un dignitaire, Job pensait finir sa vie en paix, rassasié de jours et d'honneurs. Si une telle espérance s'épanouit avec une foi qui s'appuie sur la Providence et les Promesses divines, tout est pour le mieux ! Mais si ce sentiment s'appuie sur notre « sagesse personnelle » et sur notre amour des choses terrestres, c'est alors un péché. Souvent, on possède un esprit de sagesse, sans avoir la capacité de diriger ; Job, pour sa part avait les deux. De plus, il avait le don de savoir réconforter avec tendresse. Il songeait à tout cela dans son affliction. Notre Seigneur Jésus est un Roi qui hait l'iniquité, qui est prêt à juger le monde, courant à sa perte. Sachons L'écouter !

      Job 30

      1

      L'honneur de Job est méprisé. (Job 30:1-14)
      Job est accablé. (Job 30:15-31)

      Job compare son état présent à l'honneur et l'autorité qu'il avait auparavant. Que de personnes basent leur ambition et leur orgueil sur des choses bien futiles et vulnérables, auxquelles on ne prête guère attention ! Nous ne devrions pas être abattus par le mépris, les injures et la haine des méchants. Nous devrions plutôt regarder à Jésus, Celui qui a enduré les attaques des pécheurs.
      15 Dans ce texte, Job se plaint désespérément. La tentation d'entretenir facilement de mauvaises pensées contre Dieu assaillait particulièrement le patriarche. Quand les tentations personnelles s'ajoutent aux calamités qui nous accablent, l'âme est alors soumise à rude épreuve, elle est en pleine confusion. Malheur à ceux qui sont réellement ennemis de Dieu ! Comparées au terrible sort réservé aux impies, que peuvent représenter les afflictions qui nous assaillent ? Dans cette situation, un point réconforte cependant le patriarche : il savait que la mort pouvait mettre fin à toutes ses épreuves.

      La colère divine aurait pu le faire mourir, son âme aurait ainsi été sauvée, et au ciel, elle serait en lieu sûr ! Si personne n'éprouve de pitié à notre égard, Dieu de son côté, le Juge, a pour nous de l'affection, comme un père pour ses enfants. Portons davantage nos regards vers les choses éternelles : le croyant ne capitulera pas devant l'affliction et louera alors Celui qui offre à chacun Son Amour rédempteur.

      Job 31

      1

      Job annonce sa droiture. (Job 31:1-8)
      Son intégrité. (Job 31:9-15)
      Sa clémence. (Job 31:16-23)
      Job n'est pas coupable de convoitise ni d'idolâtrie. (Job 31:24-32)
      Job n'est pas coupable d'hypocrisie ni de violence. (Job 31:33-40)

      Dans ce texte, Job n'a pas parlé des choses dont il aurait pu se vanter, il a simplement répondu aux attaques qu'il a essuyées, quant à son hypocrisie. Le patriarche discernait bien la nature spirituelle des commandements divins, sondant les pensées et les intentions du cœur. Il n'est de meilleur témoignage que celui de notre conduite ; cependant, à certains moments, il ne faut pas hésiter à clamer notre innocence devant Dieu, quand des crimes nous seraient faussement attribués. Les plaisirs de la chair et de l'amour du monde sont deux pierres d'achoppement, contre lesquelles beaucoup butent et succombent.

      Job annonce clairement sa vigilance à l'égard de telles déviations. Dieu s'approche davantage de nous lorsque nous abandonnons nos propres voies ; marchons donc avec circonspection. Le patriarche a soigneusement évité la recherche de guérison par le biais des sciences occultes. Il redoutait les bénéfices et les plaisirs dangereux de tels procédés. Sachons prendre sereinement tout ce qui nous est offert ici-bas, à condition que tout cela soit fait honnêtement. Si nous n'observons pas une stricte honnêteté et une grande fidélité dans tous nos actes, nous ne pourrons pas bénéficier alors de la faveur divine. Combien de dirigeants sont hélas incapables de saisir de telles vérités !

      9 Les souvenirs qui retracent la vie émanent parfois d'un cœur déçu. Le luxe est un feu qui dévore l'âme. Ceux qui s'y adonnent courent droit à leur fin. Ce feu consume tout ce que l'on peut trouver de bon ici-bas, il détruit la conscience. Il embrase la colère divine ; si l'on n'est pas immunisé par le sang de Christ, il nous mène tout droit vers la destruction éternelle. Ce feu consume le corps ; il consume toute matière.

      Tout ce qui concerne le luxe ici-bas ne peut apporter que des jugements célestes sévères. Job avait de nombreux biens, il savait bien les gérer. Il était persuadé de l'existence de son Maître dans les cieux ; parce que nous sommes tentés de penser que Dieu est sévère avec nous, nous devrions chercher à être plus cléments avec ceux à qui nous avons à faire.

      16 Dans ce texte, Job justifie son comportement charitable envers les pauvres. Il insiste particulièrement car c'est à ce sujet qu'il a reçu des accusations. Il proclame sa bonté envers tous, cherchant à éviter de blesser qui que ce soit. Remarquez les principes qui ont conduit le patriarche à exercer la charité et la piété : il craignait le Seigneur et de ce fait, il ne voulait pas opprimer les pauvres. Le fait de chercher à aider ceux qui souffrent ici-bas, peut épargner de se diriger vers de fausses routes ; en fait, seule la Grâce de Dieu peut faire haïr, redouter et fuir les pensées et désirs animés par le péché.
      24 Dans ce texte, Job proteste :

      - Il n'a jamais placé son cœur dans les richesses de ce monde. Combien rares sont ceux qui se sont réjouis dans le Seigneur, à cause de leurs grandes richesses ici-bas ! La détermination à rechercher la fortune ne peut que mener l'âme à la ruine, tout en parsemant notre chemin d'épreuves.

      - Il n'a jamais été fautif d'idolâtrie. La source de cette idolâtrie se trouve dans le cœur, elle corrompt les hommes et incite Dieu à envoyer Ses jugements contre les nations.

      - Il ne s'est jamais réjoui du malheur de ses pires ennemis. Si les autres cherchent à nous nuire, cela ne justifie aucun sentiment de vengeance que nous serions susceptibles d'avoir à leur encontre.

      - Il n'a jamais rejeté l'étranger. L'hospitalité est un devoir chrétien, 1Pierre 4:9.

      33 Job se défend d'être un hypocrite. Il n'est pas facile de confesser nos fautes : nous cherchons souvent à nous excuser et à les rejeter sur les autres ! Celui qui masque ses péchés ne peut prospérer, Proverbes 28:13. Le patriarche mentionne sa constance dans la pratique du bien. Quand les hommes parviennent injustement à certains postes enviables, ils sont privés de toute satisfaction personnelle ; des chardons poussent parmi le blé semé ! Ce que les hommes peuvent acquérir malhonnêtement, ne peut leur apporter rien de bon. Les paroles de Job se terminent ici. Elles n'ont été, en fait, qu'une véritable défense respectueuse contre les accusations qu'il a endurées, suite à ses épreuves. Il aurait pu tenter de se défendre devant Dieu. Cependant le patriarche était convaincu, comme nous pourrons le lire plus loin, qu'il s'était trompé sur son état personnel, \\#40:4,5\\; 1Jean 1:8.

      Apprenons à nous sonder nous-mêmes ! Si nous sommes fautifs, osons rechercher le pardon par le sang de Celui qui seul peut nettoyer la souillure du péché. Que le Seigneur nous accorde Sa miséricorde et puisse inculquer Ses préceptes dans notre cœur !

    • Job 29

      1 Job exposa de nouveau sa thèse et dit :
      2 Oh ! que ne puis-je être comme aux mois du passé, Comme aux jours où Dieu me gardait,
      3 Quand il faisait briller sa lampe sur ma tête, Et qu’à sa lumière je m’avançais dans les ténèbres !
      4 Tel que j’étais aux jours de ma pleine maturité, Quand Dieu veillait en ami sur ma tente,
      5 Quand le Tout-Puissant était encore avec moi, Et que mes jeunes fils m’entouraient ;
      6 Quand mes pieds baignaient dans la crème Et que le rocher répandait près de moi des ruisseaux d’huile !
      7 Quand je sortais (pour aller) à la porte de la ville, Et que je me faisais préparer un siège sur la place,
      8 Les jeunes gens me voyaient et se retiraient, Les vieillards se levaient et se tenaient debout.
      9 Les princes arrêtaient leurs propos Et mettaient la main sur leur bouche ;
      10 La voix des chefs se taisait, Et leur langue s’attachait à leur palais.
      11 Car l’oreille qui (m’) entendait me disait heureux, L’œil qui (me) voyait me rendait témoignage ;
      12 En effet je délivrais le malheureux qui implorait de l’aide, Et l’orphelin que personne ne secourait.
      13 La bénédiction de celui qui allait périr venait sur moi ; Je remplissais de joie le cœur de la veuve.
      14 Je me revêtais de la justice ; elle me revêtait. J’avais mon droit pour manteau et pour turban.
      15 J’étais des yeux pour l’aveugle Et des pieds pour le boiteux.
      16 J’étais un père pour les pauvres, J’examinais la cause de l’inconnu ;
      17 Je brisais la mâchoire de l’injuste Et j’arrachais la proie de ses dents.
      18 Alors je disais : J’expirerai dans mon nid, J’aurai des jours nombreux comme le sable ;
      19 Mes racines se tendront vers l’eau, La rosée passera la nuit sur mes rameaux ;
      20 Ma gloire se renouvellera en moi, Et mon arc retrouvera force dans ma main.
      21 On m’écoutait et l’on restait dans l’attente, On gardait le silence (pour entendre) mes conseils.
      22 Après mes paroles, on ne répliquait pas, Et mes propos se répandaient sur eux (tous) ;
      23 Ils m’attendaient comme (on attend) la pluie, Ils ouvraient la bouche comme pour une ondée de printemps.
      24 Je leur souriais (mais) ils n’y croyaient pas, Ils ne pouvaient faire disparaître la lumière de mon visage.
      25 Je choisissais d’aller avec eux, et je m’asseyais à leur tête ; Je demeurais comme un roi au milieu d’une troupe, Comme celui qui console les affligés.

      Job 30

      1 Et maintenant !... de plus jeunes que moi sourient à mon sujet, Ceux dont je méprisais trop les pères Pour les mettre parmi les chiens de mon troupeau.
      2 Mais à quoi me servirait la force de leurs mains ? Ils sont incapables d’atteindre la vieillesse.
      3 Desséchés par la privation et la faim, Ils fuient dans les lieux arides, Depuis longtemps dévastés et ravagés ;
      4 Ils arrachent les herbes sauvages près des buissons Et n’ont pour pain que la racine des genêts.
      5 On les chasse du milieu (des hommes), On crie après eux comme après un voleur,
      6 Pour qu’ils demeurent dans d’affreux ravins, Dans les cavernes de la terre et dans les rochers ;
      7 Ils vont braire au milieu des buissons, Ils s’entassent sous les mauvaises herbes.
      8 Êtres vils et innommables, Ils sont repoussés du pays.
      9 Et maintenant, je suis l’objet de leurs chansons, Je suis en butte à leurs propos.
      10 Ils ont horreur de moi, ils s’éloignent de moi, Ils ne se retiennent pas de me cracher au visage.
      11 Puisque (Dieu) a mis à découvert ce qui me restait et qu’il m’a humilié Ils rejettent tout frein devant moi.
      12 Ces misérables se lèvent à ma droite et me poussent les pieds, Ils se fraient contre moi des chemins de malheur ;
      13 Ils coupent mon propre sentier et travaillent à ma perte, Eux que personne ne secourait ;
      14 Ils arrivent comme par une large brèche, Ils se précipitent sous les décombres.
      15 L’épouvante s’est tournée contre moi, Ma noblesse est emportée comme par le vent, Mon salut a passé comme un nuage.
      16 Et maintenant, mon âme s’épanche sur moi-même, Les jours de la souffrance m’ont saisi.
      17 La nuit me perce les os, au-dedans de moi, (Les douleurs) qui me rongent ne se couchent pas.
      18 C’est tellement grave que mon vêtement se déforme, Il se colle à moi comme ma tunique.
      19 (Dieu) m’a jeté dans la boue, Et je ressemble à la poussière et à la cendre.
      20 Je t’appelle au secours, et tu ne me réponds pas ; Je me tiens debout, pour que tu fasses attention à moi.
      21 Tu deviens cruel contre moi, Tu m’attaques avec la vigueur de ta main.
      22 Tu m’emportes sur le vent (que) tu me fais chevaucher, Et tu me fais frémir au fond de moi-même.
      23 Car, je le sais, tu me mènes à la mort, Au lieu de rendez-vous de tous les vivants.
      24 Mais celui qui va périr n’étend-il pas les mains ? Celui qui est dans le malheur n’implore-t-il pas du secours ?
      25 N’avais-je pas des larmes pour celui dont les jours sont durs ? Mon âme n’était-elle pas triste à cause du pauvre ?
      26 Car j’espérais le bonheur, et le malheur est venu ; J’attendais la lumière, et l’obscurité est venue.
      27 Mes entrailles bouillonnent sans relâche. Les jours de souffrance m’ont affronté.
      28 Je marche noirci, mais non par le soleil ; Je me lève dans l’assemblée et je crie.
      29 Je suis devenu le frère des chacals, Le compagnon des autruches.
      30 Ma peau devient sombre sur moi, Mes os sont brûlants de fièvre.
      31 Ma harpe ne sert plus qu’au chant de deuil, Et mon chalumeau qu’à la voix de ceux qui pleurent.

      Job 31

      1 J’avais fait un pacte avec mes yeux ; Comment aurais-je pu fixer mon attention sur une vierge ?
      2 Quelle part Dieu (m’aurait-il réservée) d’en haut ? Quel héritage le Tout-Puissant (m’aurait-il envoyé) des cieux ?
      3 La misère n’est-elle pas pour l’homme inique, Et l’infortune pour ceux qui commettent l’injustice ?
      4 N’est-ce pas (Dieu) qui regarde mes voies Et compte tous mes pas ?
      5 Si j’ai marché dans la fausseté, Si mon pied s’est hâté vers la ruse,
      6 Que Dieu me pèse dans des balances justes, Et qu’il reconnaisse mon intégrité !
      7 Si mon pas s’est détourné du (droit) chemin, Si mon cœur a suivi mes yeux, Si quelque souillure s’est attachée à mes mains,
      8 Que je sème et qu’un autre mange, Et que mes rejetons soient déracinés !
      9 Si mon cœur a été séduit à cause d’une femme, Si j’ai fait le guet à la porte de mon prochain.
      10 Que ma femme tourne la meule pour un autre, Et que d’autres abusent d’elle !
      11 Car c’est une infamie, Une faute (punie par) les juges.
      12 C’est un feu qui dévore jusqu’à l’abîme de perdition, Et qui pourrait détruire radicalement tout mon revenu.
      13 Si j’ai méprisé le droit de mon serviteur ou de ma servante Dans leur contestation avec moi,
      14 Que ferai-je, quand Dieu de lèvera ? Et quand il interviendra, que répondrai-je ?
      15 Celui qui m’a formé dans le ventre de ma mère ne les a-t-il pas formés aussi ? Un seul (Dieu) ne nous a-t-il pas placés dans le sein maternel ?
      16 Si j’ai refusé aux indigents ce qu’ils désiraient, Si j’ai fait languir les yeux de la veuve,
      17 Si j’ai mangé seul mon morceau (de pain), Sans que l’orphelin puisse en manger,
      18 – Car dès ma jeunesse, il a grandi (avec) moi, comme (avec) un père, Dès le ventre de ma mère, j’ai guidé (la veuve) ; –
      19 Si j’ai vu le vagabond manquer de vêtements, Le pauvre n’avoir point de couverture,
      20 Sans que ses reins m’aient béni, Sans qu’il ait été rechauffé par la toison de mes agneaux :
      21 Si j’ai levé la main contre l’orphelin, Parce que je me voyais soutenu par les juges,
      22 Que mon bras se détache de mon épaule, Et mon avant-bras du coude, et qu’il se brise !
      23 Car le malheur (envoyé) par Dieu, j’en ai peur, Et je ne puis rien devant sa majesté.
      24 Si j’ai mis dans l’or mon assurance, Si j’ai dit au métal précieux : En toi je me confie ;
      25 Si je me suis réjoui de l’abondance de mes biens, Des richesses que ma main avait acquises ;
      26 Si j’ai regardé la lumière (du soleil) quand il brillait, La lune quand elle s’avançait radieuse,
      27 Et si mon cœur s’est laissé séduire en secret, Si ma main s’est portée à ma bouche pour un baiser ;
      28 C’est encore une faute passible de jugement, Et j’aurais renié le Dieu d’en haut !
      29 Si je me suis réjoui du malheur de celui que me haïssait, Si j’ai sauté d’allégresse parce qu’un mal l’avait atteint,
      30 Moi qui n’ai pas permis à ma langue de pécher, De demander sa mort avec imprécation ;
      31 Si les gens qui sont dans ma tente ne disaient pas : Où est celui qui n’a pas été rassasié de sa viande ?
      32 – L’étranger ne passait pas la nuit dehors, J’ouvrais ma porte au voyageur ; –
      33 Si, comme (tout) être humain, j’ai caché mes crimes, Pour enfouir mes fautes dans mon sein,
      34 Parce que j’étais effrayé de la rumeur de la foule, Parce que le mépris des familles me terrifiait ; Si je me suis tenu silencieux sans franchir (ma) porte...
      35 Oh ! qui me fera trouver quelqu’un qui m’écoute ? Voilà mon dernier signe : Que le Tout-Puissant me réponde ! La plainte écrite par mon adversaire
      36 Ne la porterai-je pas sur mon épaule, Ne la nouerai-je pas sur moi comme une couronne ?
      37 Je lui rendrai compte du nombre de mes pas, Je m’approcherai de lui comme un prince.
      38 Si mon terrain crie contre moi, Et que ses sillons versent des larmes ;
      39 Si j’en ai mangé le produit sans l’avoir payé, Et que j’aie désespéré l’âme de ses propriétaires ;
      40 Qu’il en sorte des ajoncs au lieu de froment, Et de l’ivraie au lieu d’orge ! Fin des paroles de Job.
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