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La Bible Chronologique - Jour 135

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 135

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    • 2 Samuel 13

      1 Après cela, voici ce qui arriva. Absalom, fils de David, avait une soeur qui était belle et qui s'appelait Tamar ; et Amnon, fils de David, l'aima.
      2 Amnon était tourmenté jusqu'à se rendre malade à cause de Tamar, sa soeur ; car elle était vierge, et il paraissait difficile à Amnon de faire sur elle la moindre tentative.
      3 Amnon avait un ami, nommé Jonadab, fils de Schimea, frère de David, et Jonadab était un homme très habile.
      4 Il lui dit : Pourquoi deviens-tu, ainsi chaque matin plus maigre, toi, fils de roi ? Ne veux-tu pas me le dire ? Amnon lui répondit : J'aime Tamar, soeur d'Absalom, mon frère.
      5 Jonadab lui dit : Mets-toi au lit, et fais le malade. Quand ton père viendra te voir, tu lui diras : Permets à Tamar, ma soeur, de venir pour me donner à manger ; qu'elle prépare un mets sous mes yeux, afin que je le voie et que je le prenne de sa main.
      6 Amnon se coucha, et fit le malade. Le roi vint le voir, et Amnon dit au roi : Je te prie, que Tamar, ma soeur, vienne faire deux gâteaux sous mes yeux, et que je les mange de sa main.
      7 David envoya dire à Tamar dans l'intérieur des appartements : Va dans la maison d'Amnon, ton frère, et prépare-lui un mets.
      8 Tamar alla dans la maison d'Amnon, son frère, qui était couché. Elle prit de la pâte, la pétrit, prépara devant lui des gâteaux, et les fit cuire ;
      9 prenant ensuite la poêle, elle les versa devant lui. Mais Amnon refusa de manger. Il dit : Faites sortir tout le monde. Et tout le monde sortit de chez lui.
      10 Alors Amnon dit à Tamar : Apporte le mets dans la chambre, et que je le mange de ta main. Tamar prit les gâteaux qu'elle avait faits, et les porta à Amnon, son frère, dans la chambre.
      11 Comme elle les lui présentait à manger, il la saisit et lui dit : Viens, couche avec moi, ma soeur.
      12 Elle lui répondit : Non, mon frère, ne me déshonore pas, car on n'agit point ainsi en Israël ; ne commets pas cette infamie.
      13 Où irais-je, moi, avec ma honte ? Et toi, tu serais comme l'un des infâmes en Israël. Maintenant, je te prie, parle au roi, et il ne s'opposera pas à ce que je sois à toi.
      14 Mais il ne voulut pas l'écouter ; il lui fit violence, la déshonora et coucha avec elle.
      15 Puis Amnon eut pour elle une forte aversion, plus forte que n'avait été son amour. Et il lui dit : Lève-toi, va-t'en !
      16 Elle lui répondit : N'augmente pas, en me chassant, le mal que tu m'as déjà fait.
      17 Il ne voulut pas l'écouter, et appelant le garçon qui le servait, il dit : Qu'on éloigne de moi cette femme et qu'on la mette dehors. Et ferme la porte après elle !
      18 Elle avait une tunique de plusieurs couleurs ; car c'était le vêtement que portaient les filles du roi, aussi longtemps qu'elles étaient vierges. Le serviteur d'Amnon la mit dehors, et ferma la porte après elle.
      19 Tamar répandit de la cendre sur sa tête, et déchira sa tunique bigarrée ; elle mit la main sur sa tête, et s'en alla en poussant des cris.
      20 Absalom, son frère, lui dit : Amnon, ton frère, a-t-il été avec toi ? Maintenant, ma soeur, tais-toi, c'est ton frère ; ne prends pas cette affaire trop à coeur. Et Tamar, désolée, demeura dans la maison d'Absalom, son frère.
      21 Le roi David apprit toutes ces choses, et il fut très irrité.
      22 Absalom ne parla ni en bien ni en mal avec Amnon ; mais il le prit en haine, parce qu'il avait déshonoré Tamar, sa soeur.
      23 Deux ans après, comme Absalom avait les tondeurs à Baal Hatsor, près d'Éphraïm, il invita tous les fils du roi.
      24 Absalom alla vers le roi, et dit : Voici, ton serviteur a les tondeurs ; que le roi et ses serviteurs viennent chez ton serviteur.
      25 Et le roi dit à Absalom : Non, mon fils, nous n'irons pas tous, de peur que nous ne te soyons à charge. Absalom le pressa ; mais le roi ne voulut point aller, et il le bénit.
      26 Absalom dit : Permets du moins à Amnon, mon frère, de venir avec nous. Le roi lui répondit : Pourquoi irait-il chez toi ?
      27 Sur les instances d'Absalom, le roi laissa aller avec lui Amnon et tous ses fils.
      28 Absalom donna cet ordre à ses serviteurs : Faites attention quand le coeur d'Amnon sera égayé par le vin et que je vous dirai : Frappez Amnon ! Alors tuez-le ; ne craignez point, n'est-ce pas moi qui vous l'ordonne ? Soyez fermes, et montrez du courage !
      29 Les serviteurs d'Absalom traitèrent Amnon comme Absalom l'avait ordonné. Et tous les fils du roi se levèrent, montèrent chacun sur son mulet, et s'enfuirent.
      30 Comme ils étaient en chemin, le bruit parvint à David qu'Absalom avait tué tous les fils du roi, et qu'il n'en était pas resté un seul.
      31 Le roi se leva, déchira ses vêtements, et se coucha par terre ; et tous ses serviteurs étaient là, les vêtements déchirés.
      32 Jonadab, fils de Schimea, frère de David, prit la parole et dit : Que mon seigneur ne pense point que tous les jeunes gens, fils du roi, ont été tués, car Amnon seul est mort ; et c'est l'effet d'une résolution d'Absalom, depuis le jour où Amnon a déshonoré Tamar, sa soeur.
      33 Que le roi mon seigneur ne se tourmente donc point dans l'idée que tous les fils du roi sont morts, car Amnon seul est mort.
      34 Absalom prit la fuite. Or le jeune homme placé en sentinelle leva les yeux et regarda. Et voici, une grande troupe venait par le chemin qui était derrière lui, du côté de la montagne.
      35 Jonadab dit au roi : Voici les fils du roi qui arrivent ! Ainsi se confirme ce que disait ton serviteur.
      36 Comme il achevait de parler, voici, les fils du roi arrivèrent. Ils élevèrent la voix, et pleurèrent ; le roi aussi et tous ses serviteurs versèrent d'abondantes larmes.
      37 Absalom s'était enfui, et il alla chez Talmaï, fils d'Ammihur, roi de Gueschur. Et David pleurait tous les jours son fils.
      38 Absalom resta trois ans à Gueschur, où il était allé, après avoir pris la fuite.
      39 Le roi David cessa de poursuivre Absalom, car il était consolé de la mort d'Amnon.

      2 Samuel 14

      1 Joab, fils de Tseruja, s'aperçut que le coeur du roi était porté pour Absalom.
      2 Il envoya chercher à Tekoa une femme habile, et il lui dit : Montre-toi désolée, et revêts des habits de deuil ; ne t'oins pas d'huile, et sois comme une femme qui depuis longtemps pleure un mort.
      3 Tu iras ainsi vers le roi, et tu lui parleras de cette manière. Et Joab lui mit dans la bouche ce qu'elle devait dire.
      4 La femme de Tekoa alla parler au roi. Elle tomba la face contre terre et se prosterna, et elle dit : O roi, sauve-moi !
      5 Le roi lui dit : Qu'as-tu ? Elle répondit : Oui, je suis veuve, mon mari est mort !
      6 Ta servante avait deux fils ; il se sont tous deux querellés dans les champs, et il n'y avait personne pour les séparer ; l'un a frappé l'autre, et l'a tué.
      7 Et voici, toute la famille s'est levée contre ta servante, en disant : Livre le meurtrier de son frère ! Nous voulons le faire mourir, pour la vie de son frère qu'il a tué ; nous voulons détruire même l'héritier ! Ils éteindraient ainsi le tison qui me reste, pour ne laisser à mon mari ni nom ni survivant sur la face de la terre.
      8 Le roi dit à la femme : Va dans ta maison. Je donnerai des ordres à ton sujet.
      9 La femme de Tekoa dit au roi : C'est sur moi, ô roi mon seigneur, et sur la maison de mon père, que le châtiment va tomber ; le roi et son trône n'auront pas à en souffrir.
      10 Le roi dit : Si quelqu'un parle contre toi, amène-le-moi, et il ne lui arrivera plus de te toucher.
      11 Elle dit : Que le roi se souvienne de l'Éternel, ton Dieu, afin que le vengeur du sang n'augmente pas la ruine, et qu'on ne détruise pas mon fils ! Et il dit : L'Éternel est vivant ! il ne tombera pas à terre un cheveu de ton fils.
      12 La femme dit : Permets que ta servante dise un mot à mon seigneur le roi. Et il dit : Parle !
      13 La femme dit : Pourquoi penses-tu de la sorte à l'égard du peuple de Dieu, puisqu'il résulte des paroles mêmes du roi que le roi est comme coupable en ne rappelant pas celui qu'il a proscrit ?
      14 Il nous faut certainement mourir, et nous serons comme des eaux répandues à terre et qui ne se rassemblent plus ; Dieu n'ôte pas la vie, mais il désire que le fugitif ne reste pas banni de sa présence.
      15 Maintenant, si je suis venu dire ces choses au roi mon seigneur, c'est que le peuple m'a effrayée. Et ta servante a dit : Je veux parler au roi ; peut-être le roi fera-t-il ce que dira sa servante.
      16 Oui, le roi écoutera sa servante, pour la délivrer de la main de ceux qui cherchent à nous exterminer, moi et mon fils, de l'héritage de Dieu.
      17 Ta servante a dit : Que la parole de mon seigneur le roi me donne le repos. Car mon seigneur le roi est comme un ange de Dieu, prêt à entendre le bien et le mal. Et que l'Éternel, ton Dieu, soit avec toi !
      18 Le roi répondit, et dit à la femme : Ne me cache pas ce que je vais te demander. Et la femme dit : Que mon seigneur le roi parle !
      19 Le roi dit alors : La main de Joab n'est-elle pas avec toi dans tout ceci ? Et la femme répondit : Aussi vrai que ton âme est vivante, ô roi mon seigneur, il n'y a rien à droite ni à gauche de tout ce que dit mon seigneur le roi. C'est, en effet, ton serviteur Joab qui m'a donné des ordres, et qui a mis dans la bouche de ta servante toutes ces paroles.
      20 C'est pour donner à la chose une autre tournure que ton serviteur Joab a fait cela. Mais mon seigneur est aussi sage qu'un ange de Dieu, pour connaître tout ce qui se passe sur la terre.
      21 Le roi dit à Joab : Voici, je veux bien faire cela ; va donc, ramène le jeune homme Absalom.
      22 Joab tomba la face contre terre et se prosterna, et il bénit le roi. Puis il dit : Ton serviteur connaît aujourd'hui que j'ai trouvé grâce à tes yeux, ô roi mon seigneur, puisque le roi agit selon la parole de son serviteur.
      23 Et Joab se leva et partit pour Gueschur, et il ramena Absalom à Jérusalem.
      24 Mais le roi dit : Qu'il se retire dans sa maison, et qu'il ne voie point ma face. Et Absalom se retira dans sa maison, et il ne vit point la face du roi.
      25 Il n'y avait pas un homme dans tout Israël aussi renommé qu'Absalom pour sa beauté ; depuis la plante du pied jusqu'au sommet de la tête, il n'y avait point en lui de défaut.
      26 Lorsqu'il se rasait la tête, -c'était chaque année qu'il se la rasait, parce que sa chevelure lui pesait, -le poids des cheveux de sa tête était de deux cents sicles, poids du roi.
      27 Il naquit à Absalom trois fils, et une fille nommée Tamar, qui était une femme belle de figure.
      28 Absalom demeura deux ans à Jérusalem, sans voir la face du roi.
      29 Il fit demander Joab, pour l'envoyer vers le roi ; mais Joab ne voulut point venir auprès de lui. Il le fit demander une seconde fois ; et Joab ne voulut point venir.
      30 Absalom dit alors à ses serviteurs : Voyez, le champ de Joab est à côté du mien ; il y a de l'orge ; allez et mettez-y le feu. Et les serviteurs d'Absalom mirent le feu au champ.
      31 Joab se leva et se rendit auprès d'Absalom, dans sa maison. Il lui dit : Pourquoi tes serviteurs ont-ils mis le feu au champ qui m'appartient ?
      32 Absalom répondit à Joab : Voici, je t'ai fait dire : Viens ici, et je t'enverrai vers le roi, afin que tu lui dises : Pourquoi suis-je revenu de Gueschur ? Il vaudrait mieux pour moi que j'y fusse encore. Je désire maintenant voir la face du roi ; et s'il y a quelque crime en moi, qu'il me fasse mourir.
      33 Joab alla vers le roi, et lui rapporta cela. Et le roi appela Absalom, qui vint auprès de lui et se prosterna la face contre terre en sa présence. Le roi baisa Absalom.

      2 Samuel 15

      1 Après cela, Absalom se procura un char et des chevaux, et cinquante hommes qui couraient devant lui.
      2 Il se levait de bon matin, et se tenait au bord du chemin de la porte. Et chaque fois qu'un homme ayant une contestation se rendait vers le roi pour obtenir un jugement, Absalom l'appelait, et disait : De quelle ville es-tu ? Lorsqu'il avait répondu : Je suis d'une telle tribu d'Israël,
      3 Absalom lui disait : Vois, ta cause est bonne et juste ; mais personne de chez le roi ne t'écoutera.
      4 Absalom disait : Qui m'établira juge dans le pays ? Tout homme qui aurait une contestation et un procès viendrait à moi, et je lui ferais justice.
      5 Et quand quelqu'un s'approchait pour se prosterner devant lui, il lui tendait la main, le saisissait et l'embrassait.
      6 Absalom agissait ainsi à l'égard de tous ceux d'Israël, qui se rendaient vers le roi pour demander justice. Et Absalom gagnait le coeur des gens d'Israël.
      7 Au bout de quarante ans, Absalom dit au roi : Permets que j'aille à Hébron, pour accomplir le voeu que j'ai fait à l'Éternel.
      8 Car ton serviteur a fait un voeu, pendant que je demeurais à Gueschur en Syrie ; j'ai dit : Si l'Éternel me ramène à Jérusalem, je servirai l'Éternel.
      9 Le roi lui dit : Va en paix. Et Absalom se leva et partit pour Hébron.
      10 Absalom envoya des espions dans toutes les tribus d'Israël, pour dire : Quand vous entendrez le son de la trompette, vous direz : Absalom règne à Hébron.
      11 Deux cents hommes de Jérusalem, qui avaient été invités, accompagnèrent Absalom ; et ils le firent en toute simplicité, sans rien savoir.
      12 Pendant qu'Absalom offrait les sacrifices, il envoya chercher à la ville de Guilo Achitophel, le Guilonite, conseiller de David. La conjuration devint puissante, et le peuple était de plus en plus nombreux auprès d'Absalom.
      13 Quelqu'un vint informer David, et lui dit : Le coeur des hommes d'Israël s'est tourné vers Absalom.
      14 Et David dit à tous ses serviteurs qui étaient avec lui à Jérusalem : Levez-vous, fuyons, car il n'y aura point de salut pour nous devant Absalom. Hâtez-vous de partir ; sinon, il ne tarderait pas à nous atteindre, et il nous précipiterait dans le malheur et frapperait la ville du tranchant de l'épée.
      15 Les serviteurs du roi lui dirent : Tes serviteurs feront tout ce que voudra mon seigneur le roi.
      16 Le roi sortit, et toute sa maison le suivait, et il laissa dix concubines pour garder la maison.
      17 Le roi sortit, et tout le peuple le suivait, et ils s'arrêtèrent à la dernière maison.
      18 Tous ses serviteurs, tous les Kéréthiens et tous les Péléthiens, passèrent à ses côtés ; et tous les Gathiens, au nombre de six cents hommes, venus de Gath à sa suite, passèrent devant le roi.
      19 Le roi dit à Ittaï de Gath : Pourquoi viendrais-tu aussi avec nous ? Retourne, et reste avec le roi, car tu es étranger, et même tu as été emmené de ton pays.
      20 Tu es arrivé d'hier, et aujourd'hui je te ferais errer avec nous çà et là, quand je ne sais moi-même où je vais ! Retourne, et emmène tes frères avec toi. Que l'Éternel use envers toi de bonté et de fidélité !
      21 Ittaï répondit au roi, et dit : L'Éternel est vivant et mon seigneur le roi est vivant ! au lieu où sera mon seigneur le roi, soit pour mourir, soit pour vivre, là aussi sera ton serviteur.
      22 David dit alors à Ittaï : Va, passe ! Et Ittaï de Gath passa, avec tous ses gens et tous les enfants qui étaient avec lui.
      23 Toute la contrée était en larmes et l'on poussait de grands cris, au passage de tout le peuple. Le roi passa le torrent de Cédron, et tout le peuple passa vis-à-vis du chemin qui mène au désert.
      24 Tsadok était aussi là, et avec lui tous les Lévites portant l'arche de l'alliance de Dieu ; et ils posèrent l'arche de Dieu, et Abiathar montait, pendant que tout le peuple achevait de sortir de la ville.
      25 Le roi dit à Tsadok : Reporte l'arche de Dieu dans la ville. Si je trouve grâce aux yeux de l'Éternel, il me ramènera, et il me fera voir l'arche et sa demeure.
      26 Mais s'il dit : Je ne prends point plaisir en toi ! me voici, qu'il me fasse ce qui lui semblera bon.
      27 Le roi dit encore au sacrificateur Tsadok : Comprends-tu ? retourne en paix dans la ville, avec Achimaats, ton fils, et avec Jonathan, fils d'Abiathar, vos deux fils.
      28 Voyez, j'attendrai dans les plaines du désert, jusqu'à ce qu'il m'arrive des nouvelles de votre part.
      29 Ainsi Tsadok et Abiathar reportèrent l'arche de Dieu à Jérusalem, et ils y restèrent.
      30 David monta la colline des oliviers. Il montait en pleurant et la tête couverte, et il marchait nu-pieds ; et tous ceux qui étaient avec lui se couvrirent aussi la tête, et ils montaient en pleurant.
      31 On vint dire à David : Achitophel est avec Absalom parmi les conjurés. Et David dit : O Éternel, réduis à néant les conseils d'Achitophel !
      32 Lorsque David fut arrivé au sommet, où il se prosterna devant Dieu, voici, Huschaï, l'Arkien, vint au-devant de lui, la tunique déchirée et la tête couverte de terre.
      33 David lui dit : Si tu viens avec moi, tu me seras à charge.
      34 Et, au contraire, tu anéantiras en ma faveur les conseils d'Achitophel, si tu retournes à la ville, et que tu dises à Absalom : O roi, je serai ton serviteur ; je fus autrefois le serviteur de ton père, mais je suis maintenant ton serviteur.
      35 Les sacrificateurs Tsadok et Abiathar ne seront-ils pas là avec toi ? Tout ce que tu apprendras de la maison du roi, tu le diras aux sacrificateurs Tsadok et Abiathar.
      36 Et comme ils ont là auprès d'eux leurs deux fils, Achimaats, fils de Tsadok, et Jonathan, fils d'Abiathar, c'est par eux que vous me ferez savoir tout ce que vous aurez appris.
      37 Huschaï, ami de David, retourna donc à la ville. Et Absalom entra dans Jérusalem.
    • 2 Samuel 13

      1 Voici ce qui se passa par la suite. Absalom, fils de David, avait une sœur ravissante, qui s’appelait Tamar. Amnon, un autre fils de David, en tomba amoureux.
      2 Amnon était si tourmenté par son amour pour sa demi-sœur Tamar qu’il en devint malade. En effet, il lui semblait impossible de l’approcher, car elle était encore vierge.
      3 Mais il avait un ami très avisé, Yonadab, fils de Chamma et neveu de David.
      4 Yonadab lui demanda : « Prince, pourquoi donc es-tu si déprimé chaque matin ? Ne veux-tu pas me le dire ? » – « C’est que je suis amoureux de Tamar, la sœur de mon demi-frère Absalom », répondit Amnon.
      5 « Eh bien, suggéra Yonadab, couche-toi sur ton lit et fais semblant d’être malade. Lorsque ton père viendra te rendre visite, tu lui diras : “Permets que ma sœur Tamar vienne me faire à manger. Elle préparera la nourriture devant moi, sous mes yeux, elle me la présentera elle-même et j’en mangerai.” »
      6 Amnon se coucha donc et fit semblant d’être malade. Le roi vint lui rendre visite et Amnon lui dit : « Permets que ma sœur Tamar vienne confectionner devant moi deux petits gâteaux ; elle me les servira elle-même, et je les mangerai. »
      7 David fit dire à Tamar, chez elle : « Va chez ton frère Amnon et prépare-lui à manger. »
      8 Tamar se rendit auprès d’Amnon et le trouva au lit. Elle prépara de la pâte, la pétrit, confectionna des gâteaux sous ses yeux et les fit cuire.
      9 Prenant ensuite la poêle, elle les disposa pour qu’il puisse manger, mais il refusa. Il ordonna de faire sortir tout le monde, et tous obéirent.
      10 Il dit alors à Tamar : « Viens m’apporter ces gâteaux jusqu’à mon lit ; c’est là que tu me les serviras toi-même et que je les mangerai. » Tamar prit les gâteaux qu’elle avait faits et les apporta jusqu’au lit d’Amnon.
      11 Au moment où elle les lui présenta pour qu’il les mange, il la saisit en lui disant : « Viens au lit avec moi, Tamar. » –
      12 « Non, Amnon ! s’écria-t-elle. Ne me fais pas violence ! On n’agit pas ainsi en Israël. Ne commets pas cette infamie !
      13 Où irais-je ensuite traîner ma honte ? Et toi, tu passerais pour un ignoble individu en Israël. Voyons, parles-en plutôt au roi, il ne refusera pas de me donner à toi. »
      14 Amnon ne voulut rien entendre. Étant plus fort qu’elle, il la maîtrisa et la viola.
      15 Là-dessus, il se mit à la haïr profondément. Il la détesta avec plus de passion qu’il l’avait aimée précédemment. Il lui ordonna : « Va-t’en ! » –
      16 « Non ! cria-t-elle. Me renvoyer ainsi serait un crime encore plus grand que celui que tu viens de commettre. » Mais Amnon ne voulut de nouveau rien entendre.
      17 Il appela son jeune serviteur et lui dit : « Qu’on expulse cette fille de chez moi. Verrouille bien la porte derrière elle. »
      18 Le serviteur l’expulsa et verrouilla la porte. Tamar portait une tunique de luxe, comme en portaient habituellement les princesses avant d’être mariées.
      19 Elle répandit des cendres sur sa tête et déchira sa belle tunique. Elle mit sa main sur son visage et s’en alla en poussant des cris.
      20 Son frère Absalom lui demanda : « Est-ce qu’Amnon t’a fait violence, petite sœur ? N’en parle pas, car c’est ton frère. Et n’y attache pas trop d’importance. » Dès lors, Tamar demeura chez son frère Absalom, comme une femme abandonnée.
      21 Le roi David fut très irrité quand il apprit ce qui s’était passé ; pourtant il ne reprocha rien à Amnon, car c’était son fils aîné et il l’aimait beaucoup.
      22 Quant à Absalom, il n’adressa plus du tout la parole à Amnon, tant il le haïssait d’avoir violé sa sœur Tamar.
      23 Deux ans s’écoulèrent. Un jour Absalom, qui avait les tondeurs de moutons chez lui, à Baal-Hassor près d’Éfraïm, y invita tous les fils du roi.
      24 Il alla trouver David et lui dit : « J’ai chez moi les tondeurs de moutons. Fais-moi l’honneur de venir à cette fête avec tes ministres. » –
      25 « Non, mon fils ! répondit le roi. Ce serait une trop grande charge pour toi si nous y allions tous. » Absalom insista, mais le roi refusa d’y aller ; il lui donna simplement sa bénédiction.
      26 Absalom reprit : « Puisque tu refuses de venir, permets au moins à mon frère Amnon de nous accompagner. » – « Pourquoi cela ? » demanda le roi.
      27 De nouveau, Absalom insista, et finalement, le roi laissa Amnon et ses autres fils partir avec lui. Absalom prépara un festin, un vrai festin de roi.
      28 Ensuite il donna des ordres à ses serviteurs : « Surveillez Amnon, leur dit-il. Quand le vin l’aura rendu bien joyeux et que je vous dirai : “Frappez Amnon !”, tuez-le. Allez-y sans crainte, j’en prends la responsabilité. Alors courage, montrez-vous vaillants ! »
      29 Les serviteurs exécutèrent l’ordre d’Absalom et tuèrent Amnon. Aussitôt, les autres fils du roi se levèrent de table, montèrent chacun sur son mulet et s’enfuirent.
      30 Ils étaient encore en route lorsque David reçut cette nouvelle : « Absalom a tué tous tes fils. Il n’en reste pas un seul en vie. »
      31 Alors le roi déchira ses vêtements et se coucha à même le sol. Tous ses ministres, les habits déchirés, se tenaient autour de lui.
      32 Mais Yonadab, fils de Chamma et neveu de David, prit la parole et déclara : « Que le roi ne s’imagine pas qu’on a fait mourir tous ses fils. Seul Amnon est mort. Absalom s’était promis cela depuis le jour où Amnon avait violé sa sœur Tamar.
      33 Ne te mets donc pas dans l’idée que tous tes fils sont morts. Non, Amnon seul est mort,
      34 et Absalom s’est enfui. » Le jeune homme placé en sentinelle aperçut soudain une troupe nombreuse qui descendait par la route de Horonaïm, au flanc de la colline. Il vint en avertir le roi en ces termes : « J’ai vu des gens arriver par la route de Horonaïm, au flanc de la colline. »
      35 Yonadab dit alors au roi : « Ce sont les fils du roi qui arrivent ! Tout s’est passé comme je te l’ai dit. »
      36 Yonadab finissait à peine de parler lorsque les fils du roi arrivèrent. Ils éclatèrent en sanglots. Le roi lui-même et tous ses ministres versèrent d’abondantes larmes.
      37 Absalom s’était enfui ; il se rendit chez Talmaï, fils d’Ammihoud et roi de Guéchour, où il demeura trois ans. Quant à David, pendant tout ce temps, il porta le deuil de son fils Amnon.
      39 Mais son ressentiment à l’égard d’Absalom finit par s’apaiser, lorsqu’il fut consolé de la mort d’Amnon.

      2 Samuel 14

      1 Joab, dont la mère s’appelait Serouia, constata que le roi David était mieux disposé envers Absalom.
      2 Il fit alors venir de Técoa une femme habile et lui dit : « Tu vas faire semblant d’être en deuil : tu mettras des vêtements de deuil, tu ne te parfumeras pas, et tu te comporteras comme une femme qui pleure un mort depuis longtemps.
      3 Tu iras trouver le roi et tu lui diras ce que je vais t’indiquer. » Et Joab lui indiqua ce qu’elle devait dire.
      4 La femme s’adressa au roi ; se jetant le visage contre terre devant lui, elle s’écria : « Il faut que le roi vienne à mon secours ! » –
      5 « Que veux-tu ? » demanda le roi. « Ah, Majesté, répondit-elle, je suis veuve, mon mari est mort.
      6 J’avais deux fils ; ils se sont battus dans les champs et l’un a tué l’autre, car il n’y avait personne pour les séparer.
      7 Alors tous les membres du clan se sont dressés contre moi ; ils m’ont dit : “Livre-nous le meurtrier. Nous le ferons mourir pour venger le meurtre de son frère. – Et du même coup, nous supprimerons l’héritier. –” De cette manière, ils veulent anéantir le peu d’espérance qui me reste, et priver mon mari d’une descendance qui continue de porter son nom sur terre. »
      8 Le roi lui dit : « Rentre chez toi. Je vais donner des ordres à ton sujet. » –
      9 « Majesté, reprit la femme, quoi qu’il arrive, nous sommes prêts, ma famille et moi-même, à porter la responsabilité de cette affaire. Que cela ne retombe ni sur toi ni sur la royauté. » –
      10 « Si quelqu’un te fait des remarques, affirma le roi, tu n’as qu’à me l’amener ! Il ne recommencera plus à s’en prendre à toi ! »
      11 La femme lui dit encore : « Que le roi veuille me faire une promesse au nom du Seigneur son Dieu, afin que l’homme chargé de venger la mort de mon fils ne redouble pas les ravages en faisant mourir celui qui me reste. » – « Par le Seigneur vivant, déclara le roi, je te jure que pas un cheveu de ton fils ne tombera à terre. »
      12 La femme reprit : « Que le roi me permette de dire encore quelque chose. » – « Parle ! » lui dit-il.
      13 « Pourquoi as-tu agi ainsi contre l’intérêt du peuple de Dieu ? dit-elle. En parlant comme tu l’as fait tout à l’heure, tu t’es en quelque sorte déclaré coupable, puisque tu ne fais pas revenir Absalom du pays où il est exilé.
      14 Nous devons tous mourir un jour, et nous sommes alors comme de l’eau qu’on répand par terre et qu’on ne peut plus recueillir. Mais ce n’est pas le sort que Dieu envisage maintenant pour Absalom ; au contraire il a pris des dispositions pour que celui-ci ne reste pas banni loin de lui.
      15 Si je suis venue maintenant dire tout cela au roi, c’est que l’on m’avait fait peur. Je me suis donc dit : “Je parlerai au roi ; alors il fera peut-être ce que je lui propose,
      16 il acceptera de m’arracher à celui qui veut nous éliminer, mon fils et moi-même, du peuple que Dieu s’est choisi.”
      17 En effet, Majesté, je pensais ceci : “Ce que le roi dira contribuera certainement à calmer les esprits. Car le roi est comme un ange de Dieu, il sait discerner le bien et le mal.” Que le Seigneur ton Dieu soit donc avec toi ! »
      18 Le roi dit à la femme : « Je vais te poser une question et tu me répondras sans rien cacher. » – « Que le roi daigne parler ! » répondit la femme.
      19 Le roi demanda : « N’est-ce pas Joab qui a combiné tout cela avec toi ? » – « Aussi vrai que le roi est vivant, c’est la vérité même ! Ton serviteur Joab m’a effectivement dicté toutes les paroles que je devais dire.
      20 Il a agi pour retourner la situation. Mais toi, tu comprends tout ce qui se passe sur terre, car tu es aussi sage que l’ange de Dieu. »
      21 Le roi alla parler à Joab : « J’ai décidé d’agir selon ta suggestion, dit-il. Va chercher le jeune Absalom et ramène-le ici. »
      22 Joab se jeta le visage contre terre devant le roi et le remercia en ces mots : « Je sais maintenant que le roi m’a conservé sa bienveillance, puisqu’il accepte de faire ce que j’ai proposé. »
      23 Joab se releva et partit pour Guéchour. Il en ramena Absalom à Jérusalem.
      24 Le roi déclara : « Qu’il retourne chez lui ! Qu’il ne vienne pas se présenter devant moi ! » Alors Absalom se rendit chez lui, sans avoir vu le roi.
      25 Dans tout Israël, il n’y avait personne d’aussi beau, d’aussi admiré qu’Absalom : de la plante des pieds au sommet de la tête, on ne trouvait aucun défaut en lui.
      26 A la fin de chaque année, il se coupait les cheveux, parce qu’ils devenaient trop lourds. Il pesait alors sa chevelure : elle faisait plus de deux kilos, selon les poids officiels du roi.
      27 Absalom eut trois fils et une fille. La fille s’appelait Tamar, et elle était d’une grande beauté.
      28 Absalom demeura deux ans à Jérusalem, sans être admis chez le roi.
      29 Un jour, il fit appeler Joab, pour l’envoyer auprès du roi, mais Joab refusa de venir chez lui. Une seconde fois, Absalom lui envoya quelqu’un, mais de nouveau Joab refusa.
      30 Alors Absalom dit à ses domestiques : « Vous voyez le champ d’orge qui appartient à Joab, à côté du mien. Allez y mettre le feu ! » Les domestiques exécutèrent son ordre.
      31 Aussitôt, Joab se rendit chez Absalom et lui demanda : « Pourquoi tes domestiques ont-ils mis le feu à mon champ ? » –
      32 « Parce que je t’avais demandé de venir ici et que tu as refusé, dit Absalom. Je voulais t’envoyer chez le roi avec le message suivant : “A quoi bon être revenu de Guéchour ? Il vaudrait mieux pour moi y être encore !” Maintenant, je veux être admis chez le roi. Et si je suis coupable, qu’il me fasse mourir ! »
      33 Joab alla communiquer au roi le message d’Absalom. Le roi fit appeler Absalom, qui accourut et se jeta le visage contre terre devant lui. Alors le roi l’embrassa.

      2 Samuel 15

      1 Par la suite, Absalom se procura un char et des chevaux, ainsi qu’une troupe de cinquante hommes qui couraient devant son char.
      2 Tôt le matin, il se postait au bord de la route à l’entrée de la ville. Chaque fois que passait une personne se rendant chez le roi pour demander justice à propos d’un procès, Absalom l’interpellait et lui demandait : « D’où viens-tu ? » – « Prince, je viens de telle tribu d’Israël. » –
      3 « Bien, disait Absalom. Ton affaire est bonne et tu es dans ton droit ; seulement vois-tu, il n’y aura personne pour t’écouter de la part du roi. »
      4 Et il ajoutait : « Ah, si j’étais juge dans ce pays ! Tous ceux qui ont des querelles ou des procès à régler viendraient me trouver, et moi je leur rendrais justice. »
      5 Si l’homme approchait alors pour s’incliner jusqu’à terre devant lui, Absalom le retenait et l’embrassait.
      6 Absalom agissait de cette manière à l’égard de tous ceux qui venaient demander justice au roi, et il gagnait insidieusement l’affection des Israélites.
      7 Au bout de quatre ans, Absalom dit un jour au roi : « Permets-moi d’aller à Hébron, pour y accomplir la promesse que j’ai faite au Seigneur.
      8 En effet, quand je séjournais à Guéchour, en Syrie, j’ai promis au Seigneur que s’il me ramenait à Jérusalem, je lui offrirais des sacrifices. » –
      9 « Va en paix », répondit le roi. Alors Absalom se rendit à Hébron.
      10 De là, il envoya discrètement ses partisans dans toutes les tribus d’Israël, avec la consigne suivante : « Quand vous entendrez une certaine sonnerie de trompette, vous annoncerez qu’Absalom est devenu roi, à Hébron. »
      11 Deux cents hommes, invités par Absalom, étaient venus avec lui de Jérusalem. Mais ils l’avaient accompagné en toute innocence, ignorant tout de cette conspiration.
      12 Pendant qu’il offrait les sacrifices, Absalom fit encore chercher Ahitofel, conseiller de David, dans la ville de Guilo où il résidait. Ainsi le nombre des partisans d’Absalom augmentait, et la conspiration devint de plus en plus forte.
      13 C’est alors que David fut informé de l’affaire : « Les Israélites ont pris le parti d’Absalom », lui dit-on.
      14 Aussitôt David dit à tous ceux de ses ministres qui étaient avec lui à Jérusalem : « Fuyons, sans quoi Absalom ne nous laissera pas en vie. Et dépêchons-nous, sinon il ne tardera pas à venir nous attaquer et il répandra le malheur dans la ville en massacrant toute la population. » –
      15 « Majesté, répondirent les ministres, quelle que soit ta décision, nous sommes à ta disposition. »
      16 Alors le roi et tous ses proches s’en allèrent à pied. Le roi ne laissa que dix de ses épouses de second rang pour occuper le palais.
      17 Au moment où le roi et tous ceux qui l’accompagnaient sortaient de la ville, ils firent halte près de la dernière maison.
      18 Toutes les troupes de David se mirent à défiler : les Crétois et les Pélétiens de la garde royale, puis les six cents soldats de Gath qui avaient suivi David, tous défilèrent devant le roi.
      19 Celui-ci dit à Ittaï, chef des soldats de Gath : « Pourquoi veux-tu venir avec nous ? Retourne en ville et demeure avec le nouveau roi. Après tout, tu es un étranger, un expatrié.
      20 Il n’y a pas longtemps que tu es arrivé auprès de moi, et aujourd’hui déjà je t’entraînerais avec nous, alors que je ne sais même pas où aller ? Non, retourne en ville et ramènes-y tes compatriotes. Et que le Seigneur agisse envers toi avec bonté et loyauté ! »
      21 Mais Ittaï répondit : « Par le Seigneur vivant et par la propre vie du roi, je le jure : là où sera le roi, je serai, pour y vivre ou y mourir avec lui. » –
      22 « Bien, dit David, passe en avant. » Ittaï passa donc en avant, avec ses soldats et leurs familles.
      23 Tout le monde pleurait et poussait des cris, tandis que la troupe défilait devant David. Le roi lui-même traversa le torrent du Cédron avec sa suite, par la route qui conduit au désert.
      24 Le prêtre Sadoc était aussi là avec les lévites portant le coffre de l’alliance de Dieu. Ceux-ci déposèrent le coffre et le prêtre Abiatar offrit des sacrifices jusqu’à ce que tous ceux qui venaient de la ville aient fini de passer.
      25 Le roi dit alors à Sadoc : « Ramène le coffre sacré en ville. Si le Seigneur me veut du bien, il me fera revenir et me permettra de revoir le coffre et le sanctuaire.
      26 Si au contraire il décide de me retirer sa faveur, eh bien, qu’il me traite comme il le jugera bon. »
      27 Puis le roi ajouta : « Vois-tu, retourne tranquillement en ville, avec ton fils Ahimaas ainsi qu’avec Abiatar et son fils Yonatan.
      28 Pour ma part, je vais attendre dans la région désertique proche des gués du Jourdain, jusqu’à ce que je reçoive des nouvelles de vous. »
      29 Sadoc et Abiatar ramenèrent donc le coffre sacré à Jérusalem et y demeurèrent.
      30 David gravissait le mont des Oliviers tout en pleurant. Il s’était voilé le visage et marchait nu-pieds. Tous ceux qui montaient avec lui avaient aussi le visage voilé et pleuraient.
      31 On informa David qu’Ahitofel se trouvait parmi les conspirateurs, aux côtés d’Absalom ; alors David s’écria : « Seigneur, je t’en prie, rends stupides les conseils d’Ahitofel ! »
      32 Or, au moment où David atteignait le sommet de la colline, là où l’on adore Dieu, il vit venir à sa rencontre son conseiller personnel Houchaï, l’Arkite, la tunique déchirée et de la poussière sur la tête.
      33 David lui dit : « Ne viens pas avec moi, tu serais une charge pour moi.
      34 Retourne plutôt en ville et va dire à Absalom : “Je me mets au service de Sa Majesté le roi. Précédemment j’ai servi son père, mais maintenant c’est lui-même que je veux servir.” De cette manière, tu pourras m’aider en faisant obstacle aux conseils d’Ahitofel.
      35 De plus, tu auras l’appui des prêtres Sadoc et Abiatar. Tu les informeras de tout ce que tu apprendras dans le palais royal.
      36 Ahimaas, fils de Sadoc, et Yonatan, fils d’Abiatar, sont tous deux avec eux ; vous les enverrez m’apporter toutes les nouvelles que vous aurez apprises. »
      37 Houchaï, conseiller de David, rentra donc à Jérusalem au moment où Absalom lui-même y arrivait.
    • 2 Samuel 13

      1

      La violence d'Ammon envers sa sœur. (2 Samuel 13:1-20)
      Absalom tue son frère Ammon. (2 Samuel 13:21-29)
      Le chagrin de David, Absalom s'enfuit à Gueshur. (2 Samuel 13:30-39)

      Désormais pour David, les problèmes se succédaient sans cesse. L'adultère et le meurtre furent les graves péchés qu'il commit. De semblables fautes perpétrées par sa descendance, marquèrent le début de sa sentence : le roi était trop indulgent avec ses enfants. David aurait pu faire une analogie entre les péchés de ces derniers et sa propre conduite, qui ne pouvait que procurer l'angoisse de l'attente d'un châtiment des plus exemplaires.

      Il ne faut pas s'attendre à être bien traité par ceux qui ont été victimes de notre péché ; il vaut mieux par contre, malgré la difficulté, résister à la tentation, plutôt que de commettre la moindre iniquité.

      21 Remarquez l'enchaînement et l'aggravation des problèmes, liés au péché d'Absalom : il serait parvenu à tuer Ammon, même si ce dernier eut été au bout du monde ! Il compromit ses domestiques dans sa culpabilité.

      Ceux qui obéissent à de mauvais maîtres, à l'encontre des directives divines, sont de bien piètres serviteurs. Les enfants gâtés sont toujours de véritables « calvaires » pour les parents pieux : leur amour « aveugle » les mène à négliger le devoir que Dieu leur a assigné.

      30 Jonadab était aussi fautif de la mort d'Ammon, que du péché précédemment commis par ce dernier, envers sa sœur ; de tels mauvais conseillers s'avèrent en fait, être de faux amis !

      Au lieu de détester Absalom, en tant que meurtrier, David, quelque temps plus tard, désira ardemment le rencontrer. Ce geste confirmait bien la faiblesse de David : Dieu a décelé cette attitude en son cœur ; certains pourraient faire un rapprochement, entre ces faits et le récit d'Éli, qui avait plus d'égards pour ses fils, que de respect pour Dieu.

      2 Samuel 14

      1

      Joab rappelle à David, la présence d'Absalom à Gueshur. (2 Samuel 14:1-20)
      La présence d'Absalom à Gueshur. (2 Samuel 14:21-24)
      La beauté d'Absalom. (2 Samuel 14:25-27)
      Absalom est admis à se présenter devant son père. (2 Samuel 14:28-33)

      Nous pouvons remarquer comment la Providence divine, par le biais du discours de cette femme, dirigea toutes choses.

      L'Éternel use de Clémence envers les pécheurs coupables : en effet, pour Dieu, ces derniers sont pour ainsi dire « en exil », hors de Sa Présence. Il ne pardonne pas aux impénitents, le fait de ne pas honorer Sa Loi ni Sa Justice ; Il ne peut tolérer l'encouragement au crime, ni le mal que l'on est susceptible de faire aux autres.

      21 David était d'accord pour autoriser le retour d'Absalom, malgré le fait qu'il ne puisse pas lui demander directement de revenir, pour ne pas ébranler la cohérence de son autorité : cette attitude est en quelque sorte, une image des méthodes employées par la Grâce divine. Il est un fait réel : Dieu a de la compassion envers les pauvres pécheurs, ne voulant qu'aucun d'eux ne périsse ; mais malgré tout, Il ne peut être réconcilié avec eux que par l'intermédiaire d'un Médiateur, Jésus, qui intercède en leur faveur. Grâce à Christ, Dieu s'est réconcilié avec le monde ; le Fils de Dieu est en effet venu sur cette « terre d'exil », pour nous permettre de rencontrer Son Père.
      25 Dans ce passage, rien n'est dit sur la sagesse et la piété d'Absalom. Le texte nous rapporte seulement qu'il était très beau. C'est un bien piètre avantage, pour un homme qui n'a rien d'autre de remarquable.

      Il est fréquent de rencontrer des âmes souillées et polluées, qui demeurent dans un corps agréable et plaisant à regarder : Absalom possédait en effet une très belle chevelure. C'était un véritable fardeau pour lui, mais il ne la coupait pas tant que cela ne pesait pas trop lourd. Une telle attitude ne pouvait qu'attiser sa fierté, malgré cette incommodité. Que le Seigneur nous accorde « la beauté » dans notre sainteté, ornée d'un esprit doux et tranquille ! Ne sont vraiment heureux que ceux qui craignent Dieu !

      28 Par sa conduite provocatrice envers Joab, Absalom poussa Joab à parler en sa faveur, devant David. Par le message insolent qu'il adressa au roi, Absalom eut gain de cause. Quand les parents ou les dirigeants encouragent de tels caractères, ils finissent par en subir tôt ou tard les effets pervers.

      Mais la compassion d'un père peut-elle tendre à le réconcilier avec un fils impénitent ? Les pécheurs coupables pourront-ils remettre en cause la Compassion du Père de Miséricorde ?

      2 Samuel 15

      1

      L'ambition d'Absalom. (2 Samuel 15:1-6)
      Sa conspiration. (2 Samuel 15:7-12)
      David quitte Jérusalem. (2 Samuel 15:13-23)
      David fait reporter l'arche. (2 Samuel 15:24-30)
      Il prie pour annuler le conseil d'Akhithophel. (2 Samuel 15:31-37)

      David usait d'une certaine faiblesse, face à l'apparat d'Absalom.

      Les parents ne se rendent pas compte de leur attitude, lorsqu'ils ferment les yeux devant la conduite insolente de leurs enfants : beaucoup de jeunes, par leur conduite orgueilleuse, courent à leur ruine. Ceux qui généralement, sont les plus avides d'autorité, ont en fait les pires difficultés à discerner quel est leur véritable devoir.

      7 Remarquez à quel point les parents manquant d'autorité vis-à-vis de leurs enfants, sont souvent capables d'une grande crédulité à leur égard ! Qu'il est alors facile et mauvais pour de tels enfants, de tirer profit de la bonté de leurs parents, en les trompant sur le plan de la piété !

      Les principaux responsables de Jérusalem accompagnèrent Absalom, à la cérémonie qu'il organisa. Les personnes pieuses sont heureuses de voir des âmes hypocrites, sembler s'approcher de Dieu, mais en fait, cela ne conduit qu'à des déceptions. La politique des hommes mauvais, et la subtilité de Satan, tendent toujours à orienter les personnes naïves vers des chemins dégradants.

      13 David était déterminé à quitter Jérusalem. Il prit cette résolution, tel un ascète qui se soumettrait à une stricte discipline. Face à l'insolence d'Absalom, David pouvait se justifier, et se tenir à l'écart ; mais devant le Dieu de Justice, le roi ne pouvait que subir Sa condamnation, et se soumettre à Ses jugements. David accepta ainsi la punition causée par son péché.

      Quand ceux qui sont animés de bonté, ont des soucis, ils tiennent à écarter les autres de leurs tracas. David ne contraint personne à le suivre ; ceux qui étaient de tout cœur avec Absalom, se sont associés à sa rébellion contre le roi, allant ainsi vers une issue malheureuse.

      Il en est de même pour Christ : Il ne « prend » avec Lui que ceux qui sont disposés à le suivre. David ne pouvait supporter qu'Itthaï, un étranger en exil, un prosélyte et un nouveau converti, qui devait en tant que tel, être encouragé et aidé, soit exposé à de graves problèmes. Mais ce dernier éprouvant une réelle admiration pour la sagesse et les qualités du roi, ne pouvait en conséquence, vraiment pas l'abandonner.

      Il existe un Ami fidèle, Christ, qui aime à tout moment, et qui nous aidera dans l'adversité. Rejoignons le « Fils de David », de tout notre cœur : ni la vie ni la mort ne pourront nous séparer de Son Amour !

      24 David veillait soigneusement à ce que l'arche soit en sûreté. Il est bon de nous sentir davantage concernés par la prospérité de l'église, que par nos propres affaires ; il nous faut préférer le succès de l'évangile, avant nos richesses personnelles, notre confort et notre sécurité.

      Observez avec quel plaisir et quelle soumission, David mentionne la volonté de l'Éternel ! Il est de notre intérêt, aussi bien que de notre devoir, d'approuver avec joie les décisions divines, quels que soient les aléas que nous puissions rencontrer.

      Sachons discerner la « Main de Dieu » dans tous les événements ici-bas ; ne soyons pas effrayés par le cours des réalités, étant convaincus que le Seigneur régit toutes choses. Le péché de David était « constamment devant lui », Psaume 51:3 ; jamais le moral du roi n'avait été aussi bas. Ce dernier n'avait jamais ainsi pleuré, même quand Saül le poursuivait ; une conscience blessée ne procure que trouble et accablement, Psaume 38:4.

      31 David n'a pas prié contre Akhithophel, mais contre ses conseillers. Il adressa cette requête à Dieu, dans l'assurance que ce Dernier peut diriger tout cœur et toute parole des hommes. Nous devons formuler nos prières avec zèle, comme le fit David, sinon elles seront vaines !

      Nous pourrons rarement trouver simultanément chez un homme, comme chez Uhshaï, autant de sagesse et de simplicité. Lorsque Christ, le « Fils de David » fut traité avec toute la traîtrise et la cruauté inimaginables, Sa sagesse, Son humilité, Sa franchise et Sa patience furent parfaites. Puissions-nous Le suivre, nous consacrer à Son service et Le servir !

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