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La Bible Chronologique - Jour 139

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 139

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    • 2 Samuel 19

      1 On vint dire à Joab : Voici, le roi pleure et se lamente à cause d'Absalom.
      2 Et la victoire, ce jour-là, fut changée en deuil pour tout le peuple, car en ce jour le peuple entendait dire : Le roi est affligé à cause de son fils.
      3 Ce même jour, le peuple rentra dans la ville à la dérobée, comme l'auraient fait des gens honteux d'avoir pris la fuite dans le combat.
      4 Le roi s'était couvert le visage, et il criait à haute voix : Mon fils Absalom ! Absalom, mon fils, mon fils !
      5 Joab entra dans la chambre où était le roi, et dit : Tu couvres aujourd'hui de confusion la face de tous tes serviteurs, qui ont aujourd'hui sauvé ta vie, celle de tes fils et de tes filles, celle de tes femmes et de tes concubines.
      6 Tu aimes ceux qui te haïssent et tu hais ceux qui t'aiment, car tu montres aujourd'hui qu'il n'y a pour toi ni chefs ni serviteurs ; et je vois maintenant que, si Absalom vivait et que nous fussions tous morts en ce jour, cela serait agréable à tes yeux.
      7 Lève-toi donc, sors, et parle au coeur de tes serviteurs ! Car je jure par l'Éternel que, si tu ne sors pas, il ne restera pas un homme avec toi cette nuit ; et ce sera pour toi pire que tous les malheurs qui te sont arrivés depuis ta jeunesse jusqu'à présent.
      8 Alors le roi se leva, et il s'assit à la porte. On fit dire à tout le peuple : Voici, le roi est assis à la porte. Et tout le peuple vint devant le roi. Cependant Israël s'était enfui, chacun dans sa tente.
      9 Et dans toutes les tribus d'Israël, tout le peuple était en contestation, disant : Le roi nous a délivrés de la main de nos ennemis, c'est lui qui nous a sauvés de la main des Philistins ; et maintenant il a dû fuir du pays devant Absalom.
      10 Or Absalom, que nous avions oint pour qu'il régnât sur nous, est mort dans la bataille : pourquoi ne parlez-vous pas de faire revenir le roi ?
      11 De son côté, le roi David envoya dire aux sacrificateurs Tsadok et Abiathar : Parlez aux anciens de Juda, et dites-leur : Pourquoi seriez-vous les derniers à ramener le roi dans sa maison ? -Car ce qui se disait dans tout Israël était parvenu jusqu'au roi.
      12 Vous êtes mes frères, vous êtes mes os et ma chair ; pourquoi seriez-vous les derniers à ramener le roi ?
      13 Vous direz aussi à Amasa : N'es-tu pas mon os et ma chair ? Que Dieu me traite dans toute sa rigueur, si tu ne deviens pas devant moi pour toujours chef de l'armée à la place de Joab !
      14 David fléchit le coeur de tous ceux de Juda, comme s'ils n'eussent été qu'un seul homme ; et ils envoyèrent dire au roi : Reviens, toi, et tous tes serviteurs.
      15 Le roi revint et arriva jusqu'au Jourdain ; et Juda se rendit à Guilgal, afin d'aller à la rencontre du roi et de lui faire passer le Jourdain.
      16 Schimeï, fils de Guéra, Benjamite, qui était de Bachurim, se hâta de descendre avec ceux de Juda à la rencontre du roi David.
      17 Il avait avec lui mille hommes de Benjamin, et Tsiba, serviteur de la maison de Saül, et les quinze fils et les vingt serviteurs de Tsiba. Ils passèrent le Jourdain à la vue du roi.
      18 Le bateau, mis à la disposition du roi, faisait la traversée pour transporter sa maison ; et au moment où le roi allait passer le Jourdain, Schimeï, fils de Guéra, se prosterna devant lui.
      19 Et il dit au roi : Que mon seigneur ne tienne pas compte de mon iniquité, qu'il oublie que ton serviteur l'a offensé le jour où le roi mon seigneur sortait de Jérusalem, et que le roi n'y ait point égard !
      20 Car ton serviteur reconnaît qu'il a péché. Et voici, je viens aujourd'hui le premier de toute la maison de Joseph à la rencontre du roi mon seigneur.
      21 Alors Abischaï, fils de Tseruja, prit la parole et dit : Schimeï ne doit-il pas mourir pour avoir maudit l'oint de l'Éternel ?
      22 Mais David dit : Qu'ai-je affaire avec vous, fils de Tseruja, et pourquoi vous montrez-vous aujourd'hui mes adversaires ? Aujourd'hui ferait-on mourir un homme en Israël ? Ne sais-je donc pas que je règne aujourd'hui sur Israël ?
      23 Et le roi dit à Schimeï : Tu ne mourras point ! Et le roi le lui jura.
      24 Mephiboscheth, fils de Saül, descendit aussi à la rencontre du roi. Il n'avait point soigné ses pieds, ni fait sa barbe, ni lavé ses vêtements, depuis le jour où le roi s'en était allé jusqu'à celui où il revenait en paix.
      25 Lorsqu'il se rendit au-devant du roi à Jérusalem, le roi lui dit : Pourquoi n'es-tu pas venu avec moi, Mephiboscheth ?
      26 Et il répondit : O roi mon seigneur, mon serviteur m'a trompé, car ton serviteur, qui est boiteux, avait dit : Je ferai seller mon âne, je le monterai, et j'irai avec le roi.
      27 Et il a calomnié ton serviteur auprès de mon seigneur le roi. Mais mon seigneur le roi est comme un ange de Dieu. Fais ce qui te semblera bon.
      28 Car tous ceux de la maison de mon père n'ont été que des gens dignes de mort devant le roi mon seigneur ; et cependant tu as mis ton serviteur au nombre de ceux qui mangent à ta table. Quel droit puis-je encore avoir, et qu'ai-je à demander au roi ?
      29 Le roi lui dit : A quoi bon toutes tes paroles ? Je l'ai déclaré : Toi et Tsiba, vous partagerez les terres.
      30 Et Mephiboscheth dit au roi : Qu'il prenne même le tout, puisque le roi mon seigneur rentre en paix dans sa maison.
      31 Barzillaï, le Galaadite, descendit de Roguelim, et passa le Jourdain avec le roi, pour l'accompagner jusqu'au delà du Jourdain.
      32 Barzillaï était très vieux, âgé de quatre-vingts ans. Il avait entretenu le roi pendant son séjour à Mahanaïm, car c'était un homme fort riche.
      33 Le roi dit à Barzillaï : Viens avec moi, je te nourrirai chez moi à Jérusalem.
      34 Mais Barzillaï répondit au roi : Combien d'années vivrai-je encore, pour que je monte avec le roi à Jérusalem ?
      35 Je suis aujourd'hui âgé de quatre-vingts ans. Puis-je connaître ce qui est bon et ce qui est mauvais ? Ton serviteur peut-il savourer ce qu'il mange et ce qu'il boit ? Puis-je encore entendre la voix des chanteurs et des chanteuses ? Et pourquoi ton serviteur serait-il encore à charge à mon seigneur le roi ?
      36 Ton serviteur ira un peu au delà du Jourdain avec le roi. Pourquoi, d'ailleurs, le roi m'accorderait-il ce bienfait ?
      37 Que ton serviteur s'en retourne, et que je meure dans ma ville, près du sépulcre de mon père et de ma mère ! Mais voici ton serviteur Kimham, qui passera avec le roi mon seigneur ; fais pour lui ce que tu trouveras bon.
      38 Le roi dit : Que Kimham passe avec moi, et je ferai pour lui ce qui te plaira ; tout ce que tu désireras de moi, je te l'accorderai.
      39 Quand tout le peuple eut passé le Jourdain et que le roi l'eut aussi passé, le roi baisa Barzillaï et le bénit. Et Barzillaï retourna dans sa demeure.
      40 Le roi se dirigea vers Guilgal, et Kimham l'accompagna. Tout le peuple de Juda et la moitié du peuple d'Israël avaient fait passer le Jourdain au roi.
      41 Mais voici, tous les hommes d'Israël abordèrent le roi, et lui dirent : Pourquoi nos frères, les hommes de Juda, t'ont-ils enlevé, et ont-ils fait passer le Jourdain au roi, à sa maison, et à tous les gens de David ?
      42 Tous les hommes de Juda répondirent aux hommes d'Israël : C'est que le roi nous tient de plus près ; et qu'y a-t-il là pour vous irriter ? Avons-nous vécu aux dépens du roi ? Nous a-t-il fait des présents ?
      43 Et les hommes d'Israël répondirent aux hommes de Juda : Le roi nous appartient dix fois autant, et David même plus qu'à vous. Pourquoi nous avez-vous méprisés ? N'avons-nous pas été les premiers à proposer de faire revenir notre roi ? Et les hommes de Juda parlèrent avec plus de violence que les hommes d'Israël.

      2 Samuel 20

      1 Il se trouvait là un méchant homme, nommé Schéba, fils de Bicri, Benjamite. Il sonna de la trompette, et dit : Point de part pour nous avec David, point d'héritage pour nous avec le fils d'Isaï ! Chacun à sa tente, Israël !
      2 Et tous les hommes d'Israël s'éloignèrent de David, et suivirent Schéba, fils de Bicri. Mais les hommes de Juda restèrent fidèles à leur roi, et l'accompagnèrent depuis le Jourdain jusqu'à Jérusalem.
      3 David rentra dans sa maison à Jérusalem. Le roi prit les dix concubines qu'il avait laissées pour garder la maison, et il les mit dans un lieu où elles étaient séquestrées ; il pourvut à leur entretien, mais il n'alla point vers elles. Et elles furent enfermées jusqu'au jour de leur mort, vivant dans un état de veuvage.
      4 Le roi dit à Amasa : Convoque-moi d'ici à trois jours les hommes de Juda ; et toi, sois ici présent.
      5 Amasa partit pour convoquer Juda ; mais il tarda au delà du temps que le roi avait fixé.
      6 David dit alors à Abischaï : Schéba, fils de Bicri, va maintenant nous faire plus de mal qu'Absalom. Prends toi-même les serviteurs de ton maître et poursuis-le, de peur qu'il ne trouve des villes fortes et ne se dérobe à nos yeux.
      7 Et Abischaï partit, suivi des gens de Joab, des Kéréthiens et des Péléthiens, et de tous les vaillants hommes ; ils sortirent de Jérusalem, afin de poursuivre Schéba, fils de Bicri.
      8 Lorsqu'ils furent près de la grande pierre qui est à Gabaon, Amasa arriva devant eux. Joab était ceint d'une épée par-dessus les habits dont il était revêtu ; elle était attachée à ses reins dans le fourreau, d'où elle glissa, comme Joab s'avançait.
      9 Joab dit à Amasa : Te portes-tu bien, mon frère ? Et de la main droite il saisit la barbe d'Amasa pour le baiser.
      10 Amasa ne prit point garde à l'épée qui était dans la main de Joab ; et Joab l'en frappa au ventre et répandit ses entrailles à terre, sans lui porter un second coup. Et Amasa mourut. Joab et son frère Abischaï marchèrent à la poursuite de Schéba, fils de Bicri.
      11 Un homme d'entre les gens de Joab resta près d'Amasa, et il disait : Qui veut de Joab et qui est pour David ? Qu'il suive Joab !
      12 Amasa se roulait dans le sang au milieu de la route ; et cet homme, ayant vu que tout le peuple s'arrêtait, poussa Amasa hors de la route dans un champ, et jeta sur lui un vêtement, lorsqu'il vit que tous ceux qui arrivaient près de lui s'arrêtaient.
      13 Quand il fut ôté de la route, chacun suivit Joab, afin de poursuivre Schéba, fils de Bicri.
      14 Joab traversa toutes les tribus d'Israël dans la direction d'Abel Beth Maaca, et tous les hommes d'élite se rassemblèrent et le suivirent.
      15 Ils vinrent assiéger Schéba dans Abel Beth Maaca, et ils élevèrent contre la ville une terrasse qui atteignait le rempart. Tout le peuple qui était avec Joab sapait la muraille pour la faire tomber.
      16 Alors une femme habile se mit à crier de la ville : Écoutez, écoutez ! Dites, je vous prie, à Joab : Approche jusqu'ici, je veux te parler !
      17 Il s'approcha d'elle, et la femme dit : Es-tu Joab ? Il répondit : Je le suis. Et elle lui dit : Écoute les paroles de ta servante. Il répondit : J'écoute.
      18 Et elle dit : Autrefois on avait coutume de dire : Que l'on consulte Abel ! Et tout se terminait ainsi.
      19 Je suis une des villes paisibles et fidèles en Israël ; et tu cherches à faire périr une ville qui est une mère en Israël ! Pourquoi détruirais-tu l'héritage de l'Éternel ?
      20 Joab répondit : Loin, loin de moi la pensée de détruire et de ruiner !
      21 La chose n'est pas ainsi. Mais un homme de la montagne d'Éphraïm, nommé Schéba, fils de Bicri, a levé la main contre le roi David ; livrez-le, lui seul, et je m'éloignerai de la ville. La femme dit à Joab : Voici, sa tête te sera jetée par la muraille.
      22 Et la femme alla vers tout le peuple avec sa sagesse ; et ils coupèrent la tête à Schéba, fils de Bicri, et la jetèrent à Joab. Joab sonna de la trompette ; on se dispersa loin de la ville, et chacun s'en alla dans sa tente. Et Joab retourna à Jérusalem, vers le roi.
      23 Joab commandait toute l'armée d'Israël ; Benaja, fils de Jehojada, était à la tête des Kéréthiens et des Péléthiens ;
      24 Adoram était préposé aux impôts ; Josaphat, fils d'Achilud, était archiviste ;
      25 Scheja était secrétaire ; Tsadok et Abiathar étaient sacrificateurs ;
      26 et Ira de Jaïr était ministre d'état de David.

      2 Samuel 21

      1 Du temps de David, il y eut une famine qui dura trois ans. David chercha la face de l'Éternel, et l'Éternel dit : C'est à cause de Saül et de sa maison sanguinaire, c'est parce qu'il a fait périr les Gabaonites.
      2 Le roi appela les Gabaonites pour leur parler. -Les Gabaonites n'étaient point d'entre les enfants d'Israël, mais c'était un reste des Amoréens ; les enfants d'Israël s'étaient liés envers eux par un serment, et néanmoins Saül avait voulu les frapper, dans son zèle pour les enfants d'Israël et de Juda. -
      3 David dit aux Gabaonites : Que puis-je faire pour vous, et avec quoi ferai-je expiation, afin que vous bénissiez l'héritage de l'Éternel ?
      4 Les Gabaonites lui répondirent : Ce n'est pas pour nous une question d'argent et d'or avec Saül et avec sa maison, et ce n'est pas à nous qu'il appartient de faire mourir personne en Israël. Et le roi dit : Que voulez-vous donc que je fasse pour vous ?
      5 Ils répondirent au roi : Puisque cet homme nous a consumés, et qu'il avait le projet de nous détruire pour nous faire disparaître de tout le territoire d'Israël,
      6 qu'on nous livre sept hommes d'entre ses fils, et nous les pendrons devant l'Éternel à Guibea de Saül, l'élu de l'Éternel. Et le roi dit : Je les livrerai.
      7 Le roi épargna Mephiboscheth, fils de Jonathan, fils de Saül, à cause du serment qu'avaient fait entre eux, devant l'Éternel, David et Jonathan, fils de Saül.
      8 Mais le roi prit les deux fils que Ritspa, fille d'Ajja, avait enfantés à Saül, Armoni et Mephiboscheth, et les cinq fils que Mérab, fille de Saül, avait enfantés à Adriel de Mehola, fils de Barzillaï ;
      9 et il les livra entre les mains des Gabaonites, qui les pendirent sur la montagne, devant l'Éternel. Tous les sept périrent ensemble ; ils furent mis à mort dans les premiers jours de la moisson, au commencement de la moisson des orges.
      10 Ritspa, fille d'Ajja, prit un sac et l'étendit sous elle contre le rocher, depuis le commencement de la moisson jusqu'à ce que la pluie du ciel tombât sur eux ; et elle empêcha les oiseaux du ciel de s'approcher d'eux pendant le jour, et les bêtes des champs pendant la nuit.
      11 On informa David de ce qu'avait fait Ritspa, fille d'Ajja, concubine de Saül.
      12 Et David alla prendre les os de Saül et les os de Jonathan, son fils, chez les habitants de Jabès en Galaad, qui les avaient enlevés de la place de Beth Schan, où les Philistins les avaient suspendus lorsqu'ils battirent Saül à Guilboa.
      13 Il emporta de là les os de Saül et les os de Jonathan, son fils ; et l'on recueillit aussi les os de ceux qui avaient été pendus.
      14 On enterra les os de Saül et de Jonathan, son fils, au pays de Benjamin, à Tséla, dans le sépulcre de Kis, père de Saül. Et l'on fit tout ce que le roi avait ordonné. Après cela, Dieu fut apaisé envers le pays.
      15 Les Philistins firent encore la guerre à Israël. David descendit avec ses serviteurs, et ils combattirent les Philistins. David était fatigué.
      16 Et Jischbi Benob, l'un des enfants de Rapha, eut la pensée de tuer David ; il avait une lance du poids de trois cents sicles d'airain, et il était ceint d'une épée neuve.
      17 Abischaï, fils de Tseruja, vint au secours de David, frappa le Philistin et le tua. Alors les gens de David jurèrent, en lui disant : Tu ne sortiras plus avec nous pour combattre, et tu n'éteindras pas la lampe d'Israël.
      18 Il y eut encore, après cela, une bataille à Gob avec les Philistins. Alors Sibbecaï, le Huschatite, tua Saph, qui était un des enfants de Rapha.
      19 Il y eut encore une bataille à Gob avec les Philistins. Et Elchanan, fils de Jaaré Oreguim, de Bethléhem, tua Goliath de Gath, qui avait une lance dont le bois était comme une ensouple de tisserand.
      20 Il y eut encore une bataille à Gath. Il s'y trouva un homme de haute taille, qui avait six doigts à chaque main et à chaque pied, vingt-quatre en tout, et qui était aussi issu de Rapha.
      21 Il jeta un défi à Israël ; et Jonathan, fils de Schimea, frère de David, le tua.
      22 Ces quatre hommes étaient des enfants de Rapha à Gath. Ils périrent par la main de David et par la main de ses serviteurs.
    • 2 Samuel 19

      1 Alors le roi David fut accablé. Il se rendit dans la pièce située au-dessus de la porte de la ville pour pleurer. Et tout en marchant, il criait : « Oh, mon fils Absalom, mon fils, mon fils, oh, mon Absalom ! Pourquoi ne suis-je pas mort à ta place ? Oh, Absalom, mon fils, mon fils ! »
      2 On annonça à Joab que le roi pleurait et se lamentait au sujet d’Absalom.
      3 Et ce jour-là, les soldats, au lieu de célébrer la victoire, furent accablés de tristesse. En effet, ils avaient appris, eux aussi, combien le roi était éprouvé par la mort de son fils.
      4 Ils rentrèrent en ville furtivement, comme des soldats honteux d’avoir abandonné une bataille.
      5 Quant au roi, le visage voilé, il continuait de crier : « Oh, mon fils Absalom, oh, Absalom, mon fils, mon fils ! »
      6 Alors Joab vint trouver le roi et lui dit : « En agissant ainsi aujourd’hui, tu couvres de honte tes soldats, qui t’ont sauvé la vie, ainsi qu’à tes fils, tes filles et toutes tes épouses.
      7 En effet, ton affection va à ceux qui te détestent et ta haine à ceux qui t’aiment. Tu montres que les chefs de ton armée et tous ceux qui te servent fidèlement ne comptent pas pour toi. Oui, je vois : Si aujourd’hui nous étions tous morts, mais qu’Absalom soit encore en vie, tu trouverais cela très bien.
      8 Allons, ressaisis-toi maintenant et va dire à tes soldats quelques mots d’encouragement. Si tu n’y vas pas, je te jure au nom du Seigneur qu’aucun d’eux ne restera un jour de plus à ton service. Ce serait là pour toi un malheur plus grand que tous ceux qui t’ont atteint depuis ta jeunesse. »
      9 Alors le roi alla s’installer près de la porte de la ville. On l’annonça aux soldats, qui vinrent tous se rassembler auprès de lui. Les soldats d’Absalom s’étaient enfuis, et chacun d’eux était rentré chez lui.
      10 Dans toutes les tribus israélites, on se mit à discuter âprement ; on disait : « Le roi David nous avait délivrés de nos ennemis, en particulier des Philistins, et il a dû fuir le pays à cause d’Absalom.
      11 Mais cet Absalom, que nous nous étions donné comme roi, est mort à la guerre. Alors qu’attendons-nous pour faire revenir le roi David ? »
      12 De son côté, David envoya ce message aux prêtres Sadoc et Abiatar : « Adressez-vous aux anciens de Juda et demandez-leur : “Pourquoi seriez-vous les derniers à entreprendre de ramener le roi chez lui, alors qu’il est lui-même au courant des intentions des autres Israélites ?
      13 Vous êtes les frères du roi, ses plus proches parents. Ne soyez donc pas les derniers à le faire revenir.”
      14 Puis vous irez dire de ma part à Amassa : “N’es-tu pas de ma parenté ? Que Dieu m’inflige donc la plus terrible des punitions si je ne te donne pas pour toujours la place de Joab à la tête de mon armée !” »
      15 Les paroles de David convainquirent les gens de Juda. D’un commun accord, ils firent dire au roi : « Reviens ici, avec tous tes serviteurs ! »
      16 Alors le roi prit le chemin du retour et descendit jusqu’au bord du Jourdain. Les gens de Juda étaient venus au Guilgal, à la rencontre du roi, pour l’aider à traverser le fleuve.
      17 Chiméi, fils de Guéra, le Benjaminite de Bahourim, s’était hâté de descendre avec eux pour se présenter devant le roi David.
      18 Il était accompagné de mille Benjaminites, ainsi que de Siba, le serviteur de la famille de Saül, avec ses quinze fils et ses vingt serviteurs. Ceux-ci devaient accourir au Jourdain à la rencontre du roi,
      19 au moment où le radeau transportant la famille royale traverserait la rivière, et ils devaient exécuter les ordres que le roi pourrait donner. Lorsque le roi eut traversé la rivière, Chiméi se jeta à terre devant lui
      20 et lui dit : « Que le roi ne me tienne pas pour coupable ! Qu’il oublie la faute que j’ai commise, le jour où il quittait Jérusalem ; qu’il ne m’en garde pas rancune.
      21 Je sais bien que j’ai commis une faute, mais aujourd’hui, le roi peut le constater, je suis descendu à sa rencontre avant tous les autres Israélites du Nord. »
      22 Abichaï, dont la mère s’appelait Serouia, intervint et dit au roi : « Est-ce un motif suffisant pour ne pas mettre à mort Chiméi, alors qu’il a maudit le roi choisi par le Seigneur ? »
      23 Mais David dit à Abichaï et à son frère Joab : « De quoi vous mêlez-vous, fils de Serouia ? Pourquoi en cet instant vous opposez-vous à mes intentions ? Je ne veux pas qu’on mette à mort quelqu’un d’Israël, en ce jour où j’acquiers la certitude d’être vraiment le roi de ce peuple ! »
      24 Et le roi déclara à Chiméi : « Tu ne seras pas mis à mort, je te le jure. »
      25 Mefibaal, le petit-fils de Saül, était aussi venu à la rencontre du roi. Entre le jour où le roi était parti et celui où il revenait sain et sauf à Jérusalem, Mefibaal n’avait ni taillé sa moustache, ni lavé ses pieds ou ses vêtements.
      26 Lorsqu’il se trouva devant le roi, celui-ci lui demanda : « Mefibaal, pourquoi n’es-tu pas parti avec moi ? » –
      27 « Majesté, répondit-il, c’est que mon serviteur m’a trompé ! Je m’étais pourtant dit : “Puisque je marche difficilement, je vais faire seller mon ânesse, la monter et accompagner ainsi le roi.”
      28 Et mon serviteur est allé te raconter des mensonges à mon sujet. Cependant, toi, tu es comme un ange de Dieu, tu peux faire ce qui te plaît.
      29 Il n’y avait, dans toute la famille de mon grand-père Saül, que des gens dignes de mort à tes yeux ; malgré cela, tu m’as accueilli parmi ceux qui mangent à ta table. Je n’ai donc aucun droit de te demander une autre faveur. » –
      30 « Bon, dit le roi, assez parlé de cela ! Je décide que Siba et toi, vous vous partagerez les terres de Saül. » –
      31 « Siba peut même tout prendre pour lui, déclara Mefibaal. L’essentiel, c’est que le roi puisse rentrer sain et sauf chez lui. »
      32 Barzillaï, de Roguelim, en Galaad, était également descendu au Jourdain ; il l’avait passé avec le roi, avant de prendre congé de lui sur la rive.
      33 C’était un vieillard de quatre-vingts ans ; étant très riche, il avait pu ravitailler le roi lorsque ce dernier se trouvait à Mahanaïm.
      34 Le roi lui dit : « Barzillaï, viens avec moi à Jérusalem, et j’y assurerai ton entretien. » –
      35 « Majesté, répondit-il, combien de temps me reste-t-il à vivre ? Trop peu pour que je monte avec toi à Jérusalem !
      36 J’ai actuellement quatre-vingts ans et je ne suis plus en état de distinguer ce qui est bon de ce qui est mauvais ; je ne peux plus apprécier le goût de ce que je mange et bois, ni les voix des chanteurs et chanteuses. Pourquoi donc serais-je une charge pour toi ?
      37 C’est tout juste si je peux traverser le Jourdain avec toi. D’ailleurs je ne mérite pas une telle récompense !
      38 Laisse-moi donc retourner dans ma ville ; j’y mourrai près du tombeau de mon père et de ma mère. Mais voici mon fils Kimham : c’est lui qui ira avec toi, et tu le traiteras comme tu le jugeras bon. » –
      39 « D’accord, dit le roi, Kimham m’accompagnera, et je le traiterai comme tu le désires. Tout ce que tu solliciteras de moi, je te l’accorderai. »
      40 Toute la foule passa le Jourdain, que le roi avait traversé auparavant. David embrassa Barzillaï et le bénit, puis celui-ci s’en retourna chez lui.
      41 Le roi se rendit au Guilgal, accompagné de Kimham. Tous les Judéens et la moitié des Israélites du Nord accompagnèrent le roi.
      42 Les gens du Nord s’approchèrent de lui et lui demandèrent : « Pourquoi nos frères, les Judéens, t’ont-ils accaparé pour te faire traverser le Jourdain, avec ta famille, alors que tous tes soldats t’accompagnaient ? »
      43 Les Judéens leur répliquèrent : « C’est parce que nous sommes plus proches parents du roi que vous ! Pourquoi vous fâcher à ce sujet ? Avons-nous vécu aux dépens du roi ? ou avons-nous reçu des cadeaux de lui ? »
      44 Aussitôt les Israélites s’écrièrent : « Mais nous avons dix fois plus de droits que vous sur le roi ; oui, même sur David, nous avons plus de droits que vous ! Pourquoi donc nous traitez-vous avec un tel dédain ? C’est pourtant bien nous qui, les premiers, avons parlé de faire revenir notre roi ! » Mais les Judéens se montrèrent plus violents dans la discussion que les Israélites.

      2 Samuel 20

      1 Il y avait là, au Guilgal, un vaurien, un Benjaminite nommé Chéba, fils de Bikri. Il sonna de la trompette et cria : « Nous n’avons rien à faire avec David, nous n’avons rien de commun avec ce fils de Jessé ! Gens d’Israël, que chacun retourne chez soi ! »
      2 Alors les Israélites quittèrent David pour suivre Chéba, et seuls les Judéens restèrent avec leur roi, pour l’accompagner du Jourdain à Jérusalem.
      3 Dès son arrivée au palais, le roi fit chercher les dix épouses de second rang qu’il y avait laissées pour l’occuper. Il les plaça dans une maison bien gardée et pourvut à leur entretien, mais il n’eut plus de relations avec elles. Dès lors, elles furent séquestrées jusqu’au jour de leur mort ; elles étaient comme veuves d’un vivant.
      4 Ensuite le roi dit à Amassa : « Mobilise l’armée de Juda ! Je te donne trois jours pour venir te présenter ici avec eux. »
      5 Amassa alla exécuter cet ordre, mais il dépassa le délai fixé par le roi.
      6 Alors David dit à Abichaï : « A présent, Chéba est plus dangereux pour nous que ne l’était Absalom. Pars donc à la tête de ma garde personnelle et poursuis cet homme avant qu’il trouve abri dans des villes fortifiées et nous échappe. »
      7 La troupe commandée par Joab, ainsi que les Crétois et les Pélétiens de la garde royale, c’est-à-dire tous les soldats de métier, se mirent en campagne avec Abichaï ; ils quittèrent Jérusalem et poursuivirent Chéba.
      8 Ils se trouvaient près de la grande pierre de Gabaon lorsque Amassa les rejoignit. Joab était vêtu de son équipement militaire, avec un ceinturon auquel était fixée l’épée dans son fourreau. Au moment où Joab s’avança, l’épée tomba.
      9 Joab dit à Amassa : « Comment vas-tu, mon frère ? » Et de la main droite il saisit la barbe d’Amassa pour l’embrasser.
      10 Amassa ne prit pas garde à l’épée que Joab avait ramassée de la main gauche. Celui-ci la lui planta en plein ventre. Les intestins d’Amassa se répandirent à terre, et il mourut sans que Joab ait à lui donner un second coup. Ensuite Joab et son frère Abichaï reprirent la poursuite de Chéba.
      11 Un soldat de Joab était resté près du corps d’Amassa et disait : « Que les amis de Joab et les partisans de David suivent Joab ! »
      12 Cependant Amassa s’était roulé dans son sang au milieu du chemin, et le soldat remarqua que tout le monde s’arrêtait. Alors il tira le cadavre à l’écart du chemin, dans le champ voisin, et jeta sur lui un manteau.
      13 Dès qu’il eut fait cela, les soldats passèrent tout droit et continuèrent, derrière Joab, à poursuivre Chéba.
      14 Joab traversa toutes les tribus d’Israël et atteignit la ville d’Abel-Beth-Maaka ; tous les Bérites se réunirent pour le rejoindre eux aussi.
      15 Joab et ses troupes assiégèrent la ville, car Chéba s’y trouvait ; ils élevèrent un remblai de terre jusqu’au niveau de l’avant-mur de la ville, puis ils se mirent à saper la muraille pour la faire s’écrouler.
      16 De la ville, une femme avisée cria : « Écoutez, écoutez donc ! Demandez à Joab de venir jusqu’ici, j’ai à lui parler. »
      17 Joab s’approcha. La femme lui demanda : « Es-tu bien Joab ? » – « Oui, c’est bien moi ! » répondit-il. Elle reprit : « Daigne donc écouter ce que j’ai à te dire. » – « J’écoute », dit Joab.
      18 La femme poursuivit : « On avait coutume de dire autrefois : “Que l’on procède à une consultation à Abel-Beth-Maaka, et l’affaire sera réglée !”
      19 Notre ville est l’une des plus paisibles et des plus fidèles d’Israël. Mais toi, tu cherches à anéantir cette ville, qui est parmi les principales d’Israël ! Pourquoi veux-tu ainsi détruire ce qui appartient au Seigneur ? » –
      20 « Jamais de la vie ! s’écria Joab. Je n’ai aucune intention de saccager ou de détruire quoi que ce soit !
      21 Il n’est pas question de cela. Il s’agit seulement d’un individu de la région montagneuse d’Éfraïm, Chéba, fils de Bikri, qui s’est révolté contre le roi David. Livrez-le-moi, lui seul, et je lèverai le siège. » – « Bien, dit la femme, nous allons te lancer sa tête par-dessus la muraille. »
      22 La femme rejoignit ses concitoyens et leur donna ce sage conseil. On coupa alors la tête de Chéba et on la lança à Joab. Celui-ci fit sonner de la trompette ; aussitôt ses soldats levèrent le siège, puis rentrèrent chez eux. Joab lui-même retourna auprès du roi à Jérusalem.
      23 Joab était chef de toute l’armée d’Israël ; Benaya, fils de Yoyada, commandait les Crétois et les Pélétiens de la garde royale ;
      24 Adoram était responsable des travaux obligatoires ; Yochafath, fils d’Ahiloud, était porte-parole du roi ;
      25 Cheva était secrétaire ; Sadoc et Abiatar étaient prêtres ;
      26 Ira, descendant de Yaïr, était aussi prêtre au service de David.

      2 Samuel 21

      1 Pendant le règne de David, il y eut une famine qui dura trois années. David consulta le Seigneur, qui lui répondit : « Cela arrive à cause des meurtres que Saül et les siens ont commis, lorsque Saül a fait mourir les Gabaonites. »
      2 Le roi convoqua les Gabaonites pour leur parler. Ceux-ci n’étaient pas des Israélites, mais des survivants des Amorites, à qui les Israélites avaient promis la vie sauve ; cependant Saül, dans son zèle pour Israël et Juda, avait cherché à les exterminer.
      3 David leur demanda : « Que dois-je faire pour vous ? Comment puis-je réparer le mal que vous avez subi, afin que vous bénissiez le peuple du Seigneur ? »
      4 Les Gabaonites répondirent : « Notre différend avec Saül et sa famille ne peut pas se régler avec de l’argent ou de l’or, ni en mettant à mort un Israélite. » – « Alors dites-moi ce que vous désirez, reprit David. Je vous l’accorderai. »
      5 Les Gabaonites lui dirent : « Saül avait l’intention d’en finir avec nous, de nous exterminer, de ne laisser subsister aucun de nous dans tout le territoire d’Israël.
      6 Qu’on nous livre donc sept hommes parmi ses descendants, et nous les pendrons en présence du Seigneur, à Guibéa, la ville où résidait Saül, le roi choisi par le Seigneur. » – « Je vous les livrerai », déclara le roi.
      7 David épargna Mefibaal, fils de Jonatan et petit-fils de Saül, à cause du pacte d’amitié qu’il avait conclu avec Jonatan, au nom du Seigneur.
      8 Mais il fit chercher Armoni et Mefibocheth, les deux fils que Rispa, fille d’Aya, avait donnés à Saül, et les cinq fils que Mikal, fille de Saül, avait donnés à Adriel, fils de Barzillaï, d’Abel-Mehola.
      9 Il les livra aux Gabaonites qui les pendirent sur une colline, devant le Seigneur. Tous les sept succombèrent ensemble. Cette exécution eut lieu dans les tout premiers jours de la moisson de l’orge.
      10 Rispa, veuve de Saül, prit l’étoffe grossière qu’elle portait, l’étendit sur le rocher, et demeura là depuis le début de la moisson jusqu’au moment où il se mit à pleuvoir sur les corps. De jour, elle empêchait les oiseaux de se poser sur eux, et de nuit, elle éloignait les bêtes sauvages.
      11 On informa David de ce qu’avait fait Rispa.
      12 Alors il alla reprendre les ossements de Saül et de son fils Jonatan aux citoyens de Yabech, en Galaad. En effet, après avoir vaincu Saül à Guilboa, les Philistins avaient pendu les corps de Saül et de Jonatan sur l’esplanade de Beth-Chéan, où les gens de Yabech étaient venus les dérober.
      13 David emporta de Yabech les ossements de Saül et de Jonatan. Puis on rassembla les ossements des sept pendus
      14 et on alla les déposer, avec ceux de Saül et de Jonatan, dans le tombeau de Quich, père de Saül, à Séla, dans le territoire de Benjamin. Après qu’on eut exécuté tous les ordres du roi, Dieu se montra propice au pays.
      15 Un nouveau conflit éclata entre Philistins et Israélites. David et ses soldats descendirent attaquer les Philistins. Soudain David ressentit de la fatigue.
      16 Ichebi-Benob, un descendant de Harafa, résolut de tuer David. Il était équipé de neuf, et la pointe de bronze de sa lance pesait plus de trois kilos.
      17 Mais Abichaï, dont la mère s’appelait Serouia, se porta au secours du roi et frappa à mort le Philistin. Alors les soldats firent promettre à David de ne plus participer avec eux aux combats, afin que la royauté ne s’éteigne pas en Israël.
      18 Plus tard, il y eut encore un combat contre les Philistins, à Gob ; à cette occasion-là, Sibkaï, de Houcha, tua Saf, un autre descendant de Harafa.
      19 Au cours d’un autre combat contre les Philistins, également à Gob, Élanan, fils de Yari, de Bethléem, tua Goliath, de Gath, dont le bois de la lance était gros comme le cylindre d’un métier à tisser.
      20 Un autre combat encore eut lieu, à Gath. Il y avait là un soldat ennemi, qui avait six doigts à chaque main et à chaque pied, soit un total de vingt-quatre ; il était lui aussi un descendant de Harafa. D’un tempérament bagarreur,
      21 il insulta les Israélites. Alors Yonatan, fils de Chamma et neveu de David, le tua.
      22 Ces quatre soldats philistins, descendants de Harafa, de Gath, tombèrent donc sous les coups de David et de ses soldats.
    • 2 Samuel 19

      1

      Joab intime David de cesser de pleurer Absalom. (2 Samuel 19:1-8)
      David retourne au Jourdain. (2 Samuel 19:9-15)
      Il pardonne à Schimeï. (2 Samuel 19:16-23)
      Mephibosheth est excusé. (2 Samuel 19:24-30)
      David se sépare de Barzillaï. (2 Samuel 19:31-39)
      Les querelles entre Israël et Juda. (2 Samuel 19:40-43)

      Le fait de continuer à déplorer la disparition d'un fils aussi mauvais qu'Absalom, était vraiment pour un roi, un manque de sagesse, indigne de sa position. Joab intervint auprès de David, pour que ce dernier arrête de pleurer Absalom ; cette intervention manquait toutefois de respect et de déférence, face à la souveraineté de David.

      Une affaire claire et évidente peut être présentée à nos supérieurs, pour leur démontrer d'éventuelles erreurs de leur part, mais cela ne doit pas être fait avec grossièreté et insolence. Cependant, malgré le manque de respect de Joab, David accepta sans « broncher », le reproche et le conseil qui lui étaient adressés. Montrer le droit chemin au moment opportun, peut prévenir généralement les mauvaises décisions et les mesures erronées !

      9 La Providence divine, grâce aux persuasions des sacrificateurs et l'intérêt qu'Amasa avait à prendre la tête de l'armée, conduit le peuple à répondre à l'appel du roi.

      David ne bougea pas, tant qu'il ne reçut l'invitation d'Israël. Notre seigneur Jésus dirigera ceux qui voudront l'inviter à régner dans leur cœur, mais jamais sans y avoir été invité au préalable. L'Éternel entre d'abord dans le cœur, et accomplit Sa volonté au jour de Sa puissance, pour régner alors, au sein de ses ennemis, Psaume 110:2,3.

      16 Ceux qui ont jusqu'à présent rejeté Christ, « le Fils de David », seraient heureux de faire la paix avec Lui, lors de Son retour en Gloire, ici-bas ; mais il sera alors trop tard. Schimeï ne perdit pas de temps. Il avait personnellement abusé de la situation politique précédente, mais avec sa bonté habituelle, David lui pardonna facilement cette attitude.
      24 David rappela la déchéance de Mephibosheth ; ce dernier manifesta sa joie, lors du retour du roi.

      Un homme pieux, sait supporter ses épreuves, il est heureux de voir Israël en paix, et le « Fils de David » glorifié.

      31 Barzillaï, par ses quelques services rendus à la nation d'Israël, pensait être en bonne considération aux yeux du roi. De même, quand les saints seront sur le point d'entrer dans le Royaume qui leur est réservé, ils seront surpris de constater que les récompenses qu'ils recevront ne seront pas du tout celles qu'ils escomptaient, au vu de leur service, Matthieu 25:37. Un homme censé n'irait pas s'engager dans des situations fâcheuses ; il ne conduirait pas non plus les siens ni ses amis vers des voies sans issue.

      Il est bon pour chacun, particulièrement pour les personnes d'un certain âge, de ne pas penser et parler outre mesure de la mort. Notre place est préparée dans l'au-delà, soyons d'abord en règle avec Dieu !

      40 Les hommes d'Israël pensaient être méprisés, et les paroles agressives que ceux de Juda leur adressèrent, ne produisirent que des effets négatifs.

      Beaucoup de mal pourrait être évité, si les hommes veillaient à ne pas céder à leur orgueil, et pouvaient se rappeler qu'une parole douce est la meilleure réponse à la colère. Bien que nous puissions être dans notre droit et avoir raison, si nos paroles sont animées par la cruauté, Dieu n'en sera qu'attristé.

      2 Samuel 20

      1

      La rébellion de Shéba. (2 Samuel 20:1-3)
      Amasa est tué par Joab. (2 Samuel 20:4-13)
      Shéba se réfugie en Abel. (2 Samuel 20:14-22)
      Les officiers de David. (2 Samuel 20:23-26)

      Les épreuves que la Providence divine nous permet d'endurer, surgissent parfois les unes après les autres, pour notre édification, jusqu'à ce que nous atteignions le point, où le péché et la douleur seront vaincus. Les personnes belliqueuses comprennent mal ou interprètent négativement les paroles des autres ; les hommes orgueilleux ne se fient qu'en eux-mêmes, refusant complètement toute aide extérieure.

      Comme nous pouvons le voir dans ce texte, l'opinion du peuple ne doit pas être la seule à prendre en compte ; qu'a fait ce dernier, quand Hosanna, le « Fils de David » allait être sur le point d'être crucifié, sinon s'écrier : « Crucifie-le » !

      4 Joab assassina Amasa avec cruauté. Plus on remarque d'intrigues liées au péché, plus ce dernier est abominable. Joab sacrifia l'intérêt du roi et du royaume, au profit de sa vengeance personnelle. On est en droit de se demander, sous quelle apparence un meurtrier peut poursuivre un traître ; comment Joab, animé d'un si mauvais esprit, a-t-il eu aussi le courage de courir un tel danger : en fait, sa conscience était complètement desséchée.
      14 Il était tout à fait juste d'attaquer cette ville car elle abritait un traître ; tel est le « prix à payer » pour un cœur qui héberge des convoitises rebelles, et ne possède pas Christ, y régnant en Maître.

      Une femme relativement discrète, par sa conduite prudente, a d'une part, satisfait Joab, mais aussi, sauvé la ville. La sagesse n'émane pas uniquement de personnes de haut rang, ni de sexe particulier ; elle ne nécessite pas de connaissances colossales ; par contre, elle dicte comment agir en fonction des aléas qui surgissent, afin de résoudre en toute sécurité, les problèmes qui peuvent résulter des épreuves. Beaucoup de sottises pourraient être évitées si, lors des querelles, les deux parties contestataires pouvaient se comprendre mutuellement. Elles ne devraient pas se quitter avant d'avoir réglé leur différend. La paix s'obtient simplement par la « reddition », du fautif.

      Il en est ainsi dans la démarche divine, vis-à-vis de l'âme en détresse, à la recherche du Seigneur ; en fait, le péché est « le » traître ; la convoitise, si chère, est la source de la rébellion : fort de ces faits, rejetons toute forme de transgression, et tout ira pour le mieux. Il n'y a aucun autre moyen d'avoir une paix authentique !

      23 Voici la constitution de la cour de David, après la restauration de ce dernier, sur le trône. Il est bien de voir des hommes capables, chargés d'assurer les fonctions publiques ; ils doivent s'efforcer de remplir fidèlement ces fonctions, comme de fidèles serviteurs de Christ, le « Fils de David ».

      2 Samuel 21

      1

      Les Gabaonites sont vengés. (2 Samuel 21:1-9)
      Ritspa protège les dépouilles mortelles des descendants de Saül. (2 Samuel 21:10-14)
      Batailles avec les Philistins. (2 Samuel 21:15-22)

      Toutes les afflictions résultent du péché, et devraient nous amener à nous repentir et à nous humilier devant Dieu ; certaines épreuves indiquent particulièrement, qu'elles sont envoyées pour nous rappeler notre péché.

      Les jugements divins révèlent souvent notre chemin parcouru ; ils exigent de nous faire remémorer nos actes, quand ceux-ci nous sont reprochés par le Seigneur.

      Il ne nous appartient pas de désapprouver les personnes mentionnées dans ce texte, qui ont cherché à associer le roi David, à leur péché ; en fait, peut-être l'ont elles aidé à atteindre ses buts. Nous devons avoir la même attitude à l'égard de la génération qui succéda à Saül ; peut-être souffrait-elle du péché de ses pères... Dieu « visite » souvent les péchés des pères sur leurs enfants, Nombres 14:18*, sans rendre spécialement de comptes à ce sujet. Le temps n'efface pas la culpabilité du péché ; nous ne devons pas espérer pouvoir échapper aux jugements divins, ni même pouvoir les retarder. Nous ne pouvons comprendre toutes les raisons qui animent la Providence en la matière, et nous n'avons aucun droit d'exiger de Dieu qu'Il nous en indique les raisons. Tout ce qu'Il accomplit est juste ; c'est Sa volonté, et à la fin des temps, toutes Ses œuvres s'avéreront parfaites à nos yeux !

      L'argent ne peut remplacer le sang qui a coulé. Il semblerait que la postérité de Saul ait emprunté le même chemin que son père : on l'appelait cette dernière, « la maison de sang ». Tel était l'esprit de cette famille, reconnaissable par ce péché de tueries sans scrupule. Les Gabaonites n'ont pas usé de malice envers David, à l'encontre de la descendance de Saül : ils ne voulaient se gratifier d'aucune vengeance, mais désiraient seulement agir pour le bien public.

      Ces hommes furent mis à mort au début des moissons ; ils furent tués à cette période, pour détourner la colère du Dieu Tout-puissant : ce Dernier avait instauré la fête des moissons quelques années auparavant, pour que le peuple, d'une part Le remercie et d'autre part, obtienne Sa faveur pour la récolte suivante. Tant que nous ne serons pas en règle avec Dieu, en ce qui concerne nos péchés, c'est en vain que nous attendrons Sa miséricorde. Les exécutions ne sont pas des actes cruels, si elles sont menées pour le bien public.

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      10 Quand un pays coupable de péché, apprécie malgré cela, pendant plusieurs années, l'abondance que peut lui apporter le ciel, il ne peut être qu'amené à exprimer sa gratitude à Dieu ; nous n'avons nul besoin de demander abusivement de l'abondance à ce Dernier, Celui-ci pouvant, à tout moment, nous punir par une pénurie ; pourtant, combien peu sont disposés à demander au Seigneur, qu'Il leur révèle d'abord leur état pécheur, alors que beaucoup recherchent en priorité à œuvrer pour Lui, brûlant ainsi les étapes ! Christ plaidera d'abord la cause de ceux qui ne chercheront pas à se venger ; les prières des pauvres ont une grande puissance !

      Quand Dieu envoya la pluie pour arroser la terre, bénissant ainsi le pays, les corps de Saül et de sa famille furent enterrés. Quand la justice est opérée sur terre, toute vengeance du ciel cesse.

      Dieu est maintenant apaisé : Christ, Celui qui a été « pendu au bois de la croix », L'a en effet supplié en notre faveur, se faisant malédiction pour nous, pour expier notre culpabilité, bien qu'il ait été Lui-même innocent.

      15 Ces événements semblent s'être déroulés vers la fin du règne de David. Le roi était affaibli, mais il n'a pas fui le danger ; Dieu lui envoya Son aide, au moment où il en avait vraiment besoin. Dans les conflits spirituels, même les « saints » les plus vaillants, peuvent traverser des périodes de faiblesse ; c'est alors que Satan les attaque furieusement ; mais ceux qui se tiennent sur leur garde et lui résistent, seront soutenus par Dieu, devenant ainsi de valeureux « conquérants ». La mort est le dernier ennemi d'un chrétien, et une « fille d'Anak » ; mais par Celui qui a triomphé pour nous, les croyants seront plus que des conquérants, même sur l'ennemi le plus puissant !
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