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La Bible Chronologique - Jour 153

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 153

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Versets relatifs

    • Cantique 1

      1 Le Cantique des cantiques, qui est de Salomon.
      2 Qu'il me baise des baisers de sa bouche ; car tes amours sont plus agréables que le vin.
      3 A cause de l'odeur de tes excellents parfums, ton nom est [comme] un parfum répandu : c'est pourquoi les filles t'ont aimé.
      4 Tire-moi, et nous courrons après toi ; lorsque le Roi m'aura introduite dans ses cabinets, nous nous égayerons et nous nous réjouirons en toi ; nous célébrerons tes amours plus que le vin ; les hommes droits t'ont aimé.
      5 Ô filles de Jérusalem, je suis brune, mais de bonne grâce ; je suis comme les tentes de Kédar, et comme les courtines de Salomon.
      6 Ne prenez pas garde à moi, de ce que je suis brune, car le soleil m'a regardée ; les enfants de ma mère se sont mis en colère contre moi, ils m'ont mise à garder les vignes ; et je n'ai point gardé la vigne qui était à moi.
      7 Déclare-moi, toi qu'aime mon âme, où tu pais, et où tu fais reposer [ton troupeau] sur le midi ; car pourquoi serais-je comme une femme errante vers les parcs de tes compagnons ?
      8 Si tu ne le sais pas, ô la plus belle d'entre les femmes ! sors après les traces du troupeau, et pais tes chevrettes près des cabanes des bergers.
      9 Ma grande amie, je te compare au plus beau couple de chevaux que j'aie aux chariots de Pharaon.
      10 Tes joues ont bonne grâce avec les atours, et ton cou avec les colliers.
      11 Nous te ferons des atours d'or, avec des boutons d'argent.
      12 Tandis que le Roi a été assis à table, mon aspic a rendu son odeur.
      13 Mon bien-aimé est avec moi comme un sachet de myrrhe ; il passera la nuit entre mes mamelles.
      14 Mon bien-aimé m'est comme une grappe de troëne dans les vignes d'Henguédi.
      15 Te voilà belle, ma grande amie, te voilà belle ; tes yeux sont [comme] ceux des colombes.
      16 Te voilà beau, mon bien-aimé ; que tu es agréable ! aussi notre couche est-elle féconde.
      17 Les poutres de nos maisons sont de cèdre, et nos soliveaux de sapin.

      Cantique 2

      1 Je suis la rose de Saron, et le muguet des vallées.
      2 Tel qu'est le muguet entre les épines, telle est ma grande amie entre les filles.
      3 Tel qu'est le pommier entre les arbres d'une forêt, tel est mon bien-aimé entre les jeunes hommes ; j'ai désiré son ombre, et m'y suis assise, et son fruit a été doux à mon palais.
      4 Il m'a menée dans la salle du festin ; et sa livrée, laquelle je porte, c'est AMOUR.
      5 Faites-moi revenir [les forces] avec les liqueurs ; faites-moi un lit de pommes ; car je me pâme d'amour.
      6 Que sa main gauche soit sous ma tête, et que sa droite m'embrasse.
      7 Filles de Jérusalem, je vous adjure par les chevreuils et par les biches des champs, que vous ne réveilliez point celle que j'aime, que vous ne la réveilliez point, jusqu'à ce qu'elle le veuille.
      8 C'est ici la voix de mon bien-aimé ; le voici qui vient, sautelant sur les montagnes, et bondissant sur les coteaux.
      9 Mon bien-aimé est semblable au chevreuil, ou au faon des biches ; le voilà qui se tient derrière notre muraille ; il regarde par les fenêtres, il se fait voir par les treillis.
      10 Mon bien-aimé a pris la parole, et m'a dit : Lève-toi, ma grande amie, ma belle, et t'en viens.
      11 Car voici, l'hiver est passé, la pluie est passée, elle s'en est allée.
      12 Les fleurs paraissent en la terre, le temps des chansons est venu, et la voix de la tourterelle a déjà été ouïe dans notre contrée.
      13 Le figuier a poussé ses figons, et les vignes leurs grappes, et elles rendent de l'odeur. Lève-toi, ma grande amie, ma belle, et t'en viens.
      14 Ma colombe, qui te tiens dans les fentes de la roche, dans les enfoncements des lieux escarpés, fais-moi voir ton regard, fais-moi ouïr ta voix ; car ta voix est douce, et ton regard est gracieux.
      15 Prenez-nous les renards, et les petits renards, qui gâtent les vignes, depuis que nos vignes ont poussé des grappes.
      16 Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui ; il paît [son troupeau] parmi les muguets.
      17 Avant que le vent du jour souffle, et que les ombres s'enfuient, retourne mon bien-aimé, et [sois] comme le chevreuil, ou le faon des biches, sur les montagnes entrecoupées.

      Cantique 3

      1 J'ai cherché durant les nuits sur mon lit celui qu'aime mon âme ; je l'ai cherché, mais je ne l'ai point trouvé.
      2 Je me lèverai maintenant, et je ferai le tour de la ville, des carrefours et des places, et je chercherai celui qu'aime mon âme. Je l'ai cherché, mais je ne l'ai point trouvé.
      3 Le guet, qui faisait la ronde par la ville, m'a trouvée. N'avez-vous point vu, [leur ai-je dit], celui qu'aime mon âme ?
      4 A peine les avais-je passés, que je trouvai celui qu'aime mon âme ; je le pris, et je ne le lâcherai point que je ne l'aie amené à la maison de ma mère, et dans la chambre de celle qui m'a conçue.
      5 Filles de Jérusalem, je vous adjure par les chevreuils et par les biches des champs, que vous ne réveilliez point celle que j'aime, que vous ne la réveilliez point, jusqu'à ce qu'elle le veuille.
      6 Qui est celle-ci qui monte du désert, comme des colonnes de fumée en forme de palmiers, parfumée de myrrhe et d'encens, et de toute sorte de poudre de parfumeur ?
      7 Voici le lit de Salomon, autour duquel il y a soixante vaillants hommes, des plus vaillants d'Israël ;
      8 tous maniant l'épée, et très-bien dressés à la guerre, ayant chacun son épée sur sa cuisse à cause des frayeurs de la nuit.
      9 Le Roi Salomon s'est fait un lit de bois du Liban.
      10 Il a fait ses piliers d'argent et l'intérieur d'or, son ciel d'écarlate, et au milieu il a placé celle qu'il aime entre les filles de Jérusalem.
      11 Sortez, filles de Sion, et regardez le Roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l'a couronné au jour de ses épousailles, et au jour de la joie de son coeur.

      Cantique 4

      1 Te voilà belle, ma grande amie, te voilà belle ; tes yeux sont [comme] ceux des colombes entre tes tresses ; tes cheveux sont comme [le poil] d'un troupeau de chèvres lesquelles on tond, [lorsqu'elles sont descendues] de la montagne de Galaad.
      2 Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues, qui remontent du lavoir, et qui sont toutes deux à deux, et il n'y en a pas une qui manque.
      3 Tes lèvres sont comme un fil teint en écarlate. Ton parler est gracieux ; ta tempe est comme une pièce de pomme de grenade au dedans de tes tresses.
      4 Ton cou est comme la tour de David, bâtie à créneaux, à laquelle pendent mille boucliers, et toutes les grands boucliers des vaillants hommes.
      5 Tes deux mamelles sont comme deux faons jumeaux d'une chevrette, qui paissent parmi le muguet.
      6 Avant que le vent du jour souffle, et que les ombres s'enfuient, je m'en irai à la montagne de myrrhe, et au coteau d'encens.
      7 Tu es toute belle, ma grande amie, et il n'[y a] point de tache en toi.
      8 Viens du Liban avec moi, mon Epouse, viens du Liban avec moi ; regarde du sommet d'Amana, du sommet de Senir et de Hermon, des repaires des lions, et des montagnes des léopards.
      9 Tu m'as ravi le coeur, ma soeur, mon Epouse ; tu m'as ravi le coeur, par l'un de tes yeux, et par l'un des colliers de ton cou.
      10 Combien sont belles tes amours, ma soeur, mon épouse ? combien sont tes amours meilleures que le vin ? et l'odeur de tes parfums plus qu'aucune drogue aromatique ?
      11 Tes lèvres, mon Epouse, distillent des rayons de miel ; le miel et le lait sont sous ta langue, et l'odeur de tes vêtements est comme l'odeur du Liban.
      12 Ma soeur, mon Epouse, tu es un jardin clos, une source close ; et une fontaine cachetée.
      13 Tes rejetons sont un parc de grenadiers, avec des fruits délicieux, de troëne, avec l'aspic ;
      14 l'aspic et le safran, la canne odoriférante et le cinnamome, avec tout arbre d'encens ; la myrrhe et l'aloès, avec toutes les principales drogues aromatiques.
      15 Ô fontaine des jardins ! ô puits d'eau vive ! et ruisseaux coulant du Liban.
      16 Lève-toi bise, et viens, vent du Midi, souffle dans mon jardin ; afin que ses drogues aromatiques distillent. Que mon bien-aimé vienne en son jardin, et qu'il mange de ses fruits délicieux.

      Cantique 5

      1 Je suis venu dans mon jardin, ma soeur, mon épouse ; j'ai cueilli ma myrrhe, avec mes drogues aromatiques ; j'ai mangé mes rayons de miel, et mon miel ; j'ai bu mon vin et mon lait ; Mes amis, mangez, buvez ; faites bonne chère, mes bien-aimés.
      2 J'étais endormie, mais mon coeur veillait ; et voici la voix de mon bien-aimé qui heurtait, [en disant] : Ouvre-moi, ma soeur, ma grande amie, ma colombe, ma parfaite ; car ma tête est pleine de rosée ; et mes cheveux de l'humidité de la nuit.
      3 J'ai dépouillé ma robe, [lui dis-je], comment la revêtirais-je ? J'ai lavé mes pieds, comment les souillerais-je ?
      4 Mon bien-aimé a avancé sa main par le trou de la porte, et mes entrailles ont été émues à cause de lui.
      5 Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé, et la myrrhe a distillé de mes mains, et la myrrhe franche de mes doigts, sur les garnitures du verrou.
      6 J'ai ouvert à mon bien-aimé, mais mon bien-aimé s'était retiré, il avait passé ; mon âme se pâma de l'avoir ouï parler ; je le cherchai, mais je ne le trouvai point ; je l'appelai, mais il ne me répondit point.
      7 Le guet qui faisait la ronde par la ville me trouva, ils me battirent, ils me blessèrent ; les gardes des murailles m'ôtèrent mon voile de dessus moi.
      8 Filles de Jérusalem, je vous adjure, si vous trouvez mon bien-aimé, que vous lui rapportiez ; et quoi ? Que je me pâme d'amour.
      9 Qu'est-ce de ton bien-aimé plus que d'un autre, ô la plus belle d'entre les femmes ? Qu'est-ce de ton bien-aimé plus que d'un autre, que tu nous aies ainsi conjurées ?
      10 Mon bien-aimé est blanc et vermeil, un porte-enseigne [choisi] entre dix mille.
      11 Sa tête est un or très-fin ; ses cheveux sont crépus, noirs comme un corbeau.
      12 Ses yeux sont comme ceux des colombes sur les ruisseaux des eaux courantes, lavés dans du lait, et [comme] enchâssés dans des chatons d'[anneau. ]
      13 Ses joues sont comme un carreau de drogues aromatiques, et [comme] des fleurs parfumées, ses lèvres sont [comme] du muguet ; elles distillent la myrrhe franche.
      14 Ses mains sont [comme] des anneaux d'or, où il y a des chrysolithes enchâssées ; son ventre est comme d'un ivoire bien poli, couvert de saphirs.
      15 Ses jambes sont [comme] des piliers de marbre, fondés sur des soubassements de fin or ; son port est [comme] le Liban ; il est exquis comme les cèdres.
      16 Son palais n'est que douceur ; tout ce qui est en lui est aimable. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, filles de Jérusalem.

      Cantique 6

      1 Où est allé ton bien-aimé, ô la plus belle des femmes ? De quel côté est allé ton bien-aimé, et nous le chercherons avec toi ?
      2 Mon bien-aimé est descendu dans son verger, aux carreaux des drogues aromatiques, pour paître [son troupeau] dans les vergers, et cueillir du muguet.
      3 Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi ; il paît [son troupeau] parmi le muguet.
      4 Ma grande amie, tu es belle comme Tirtsa, agréable comme Jérusalem, redoutable comme des armées qui marchent à enseignes déployées.
      5 Détourne tes yeux qu'ils ne me regardent ; car ils me forcent ; Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres qu'on tond [lorsqu'elles sont descendues] de Galaad.
      6 Tes dents sont comme un troupeau de brebis qui remontent du lavoir, et qui sont toutes deux à deux, et il n'y en a pas une qui manque.
      7 Ta tempe est comme une pièce de pomme de grenade au dedans de tes tresses.
      8 [Qu'il y ait] soixante Reines, et quatre-vingts concubines, et des vierges sans nombre ;
      9 Ma colombe, ma parfaite, est unique ; elle est unique à sa mère, à celle qui l'a enfantée ; les filles l'ont vue, et l'ont dite bienheureuse ; les Reines et les concubines l'ont louée, [en disant] :
      10 Qui est celle-ci qui paraît comme l'aube du jour, belle comme la lune, brillante comme le soleil, redoutable comme des armées qui marchent à enseignes déployées ?
      11 Je suis descendu au verger des noyers, pour voir les fruits de la vallée qui mûrissent, et pour voir si la vigne s'avance, et si les grenadiers ont poussé leur fleur.
      12 Je ne me suis point aperçu que mon affection m'a rendu semblable aux chariots d'Haminadab.
      13 Reviens, reviens, ô Sulamite ! reviens, reviens, et que nous te contemplions. Que contempleriez-vous en la Sulamite ? Comme une danse de deux bandes.

      Cantique 7

      1 Fille de Prince, combien sont belles tes démarches, avec [ta] chaussure ! Le tour de tes hanches est comme des colliers travaillés de la main d'un excellent ouvrier.
      2 Ton nombril est [comme] une tasse ronde, toute comble de breuvage, ton ventre est [comme] un tas de blé entouré de muguet.
      3 Tes deux mamelles sont comme deux faons jumeaux d'une chevrette.
      4 Ton cou est comme une tour d'ivoire ; tes yeux sont [comme] les viviers qui sont en Hesbon, près de la porte de Bathrabbim ; ton visage est comme la tour du Liban qui regarde vers Damas.
      5 Ta tête est sur toi comme du cramoisi, et les cheveux fins de ta tête sont comme de l'écarlate ; Le Roi est attaché aux galeries [pour te contempler].
      6 Que tu es belle, et que tu es agréable, amour délicieuse !
      7 Ta taille est semblable à un palmier, et tes mamelles à des grappes.
      8 J'ai dit : Je monterai sur le palmier, et j'empoignerai ses branches ? et tes mamelles me seront maintenant comme des grappes de vigne ; et l'odeur de ton visage, comme l'odeur des pommes ;
      9 Et ton palais comme le bon vin qui coule en faveur de mon bien-aimé, et qui fait parler les lèvres des dormants.
      10 Je suis à mon bien-aimé, et son désir est vers moi.
      11 Viens, mon bien-aimé, sortons aux champs, passons la nuit aux villages.
      12 Levons-nous dès le matin pour aller aux vignes, et voyons si la vigne est avancée, et si la grappe est formée, et si les grenadiers sont fleuris ; là je te donnerai mes amours.
      13 Les mandragores jettent leur odeur, et à nos portes il y a de toutes sortes de fruits exquis, des fruits nouveaux, et des fruits gardés, que je t'ai conservés, ô mon bien-aimé.

      Cantique 8

      1 Plût à Dieu que tu me fusses comme un frère qui a sucé les mamelles de ma mère ! je t'irais trouver dehors, je te baiserais, et on ne m'en mépriserait point.
      2 Je t'amènerais, je t'introduirais dans la maison de ma mère, tu m'enseignerais, et je te ferais boire du vin mixtionné d'aromates, et du moût de mon grenadier.
      3 Que sa main gauche soit sous ma tête, et que sa droite m'embrasse.
      4 Je vous adjure, Filles de Jérusalem, que vous ne réveilliez point celle que j'aime, que vous ne la réveilliez point, jusqu'à ce qu'elle le veuille.
      5 Qui est celle-ci qui monte du désert, mollement appuyée sur son bien-aimé ? Je t'ai réveillée sous un pommier, là où ta mère t'a enfantée, là où celle qui t'a conçue, t'a enfanté.
      6 Mets-moi comme un cachet sur ton coeur, comme un cachet sur ton bras ; car l'amour est fort comme la mort, et la jalousie est cruelle comme le sépulcre ; leurs embrasements sont des embrasements de feu, et une flamme très-véhémente.
      7 Beaucoup d'eaux ne pourraient point éteindre cet amour-là, et les fleuves mêmes ne le pourraient pas noyer ; si quelqu'un donnait tous les biens de sa maison pour cet amour, certainement on n'en tiendrait aucun compte.
      8 Nous avons une petite soeur qui n'a pas encore de mamelles ; que ferons nous à notre soeur le jour qu'on parlera d'elle ?
      9 Si elle est [comme] une muraille, nous bâtirons sur elle un palais d'argent ; et si elle est [comme] une porte, nous la renforcerons d'un entablement de cèdre.
      10 Je suis [comme] une muraille, et mes mamelles sont comme des tours ; j'ai été alors si favorisée de lui, que j'ai trouvé la paix.
      11 Salomon a eu une vigne en Bahalhamon, qu'il a donnée à des gardes, et chacun d'eux en doit apporter pour son fruit mille [pièces] d'argent.
      12 Ma vigne, qui est à moi, est à mon commandement : Ô Salomon, que les mille [pièces d'argent soient] à toi, et [qu'il y en ait] deux cents pour les gardes du fruit de la vigne.
      13 Ô toi qui habites dans les jardins, les amis sont attentifs à ta voix ; fais que je l'entende.
      14 Mon bien-aimé, fuis-t'en aussi vite qu'un chevreuil, ou qu'un faon de biche, sur les montagnes des drogues aromatiques.
    • Cantique 1

      1 Le cantique des cantiques, qui est de Salomon.
      2 Qu'il me baise des baisers de sa bouche ! Car tes amours sont plus agréables que le vin.
      3 Tes parfums ont une odeur suave, ton nom est comme un parfum répandu ; c'est pourquoi les jeunes filles t'ont aimé.
      4 Entraîne-moi, et nous courrons après toi ! Le roi m'a fait entrer dans ses appartements. Nous nous égaierons et nous réjouirons en toi ; nous célébrerons tes amours plus que le vin. Les hommes droits t'ont aimé.
      5 O filles de Jérusalem, je suis brune, mais belle. Je suis comme les tentes de Kédar, et comme les pavillons de Salomon.
      6 Ne prenez pas garde que je suis brune, car le soleil m'a regardée ; les enfants de ma mère se sont irrités contre moi, ils m'ont mise à garder les vignes. Ma vigne, à moi, je ne l'ai point gardée.
      7 Dis-moi, ô toi qu'aime mon âme, où tu pais ton troupeau, et où tu le fais reposer sur le midi ; car pourquoi serais-je comme une femme errante auprès des troupeaux de tes compagnons ?
      8 Si tu ne le sais pas, ô la plus belle d'entre les femmes, sors sur les traces du troupeau, et pais tes chevrettes auprès des cabanes des bergers.
      9 Ma bien-aimée, je te compare à ma cavale qu'on attelle aux chars de Pharaon.
      10 Tes joues ont bonne grâce avec les atours, et ton cou avec les colliers.
      11 Nous te ferons des atours d'or, avec des boutons d'argent.
      12 Tandis que le roi était assis à table, mon nard exhalait son parfum.
      13 Mon bien-aimé est pour moi un sachet de myrrhe ; il reposera sur mon sein.
      14 Mon bien-aimé est pour moi une grappe de troëne, dans les vignes d'En-guédi.
      15 Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle ! Tes yeux sont ceux des colombes.
      16 Que tu es beau, mon bien-aimé ; que tu es agréable !
      17 Notre couche est un lit de verdure. Les poutres de nos maisons sont des cèdres, et nos lambris des cyprès.

      Cantique 2

      1 Je suis la rose de Saron et le lis des vallées.
      2 Comme le lis au milieu des épines, telle est ma bien-aimée parmi les jeunes filles.
      3 Comme le pommier au milieu des arbres de la forêt, tel est mon bien-aimé parmi les jeunes hommes ; j'ai désiré son ombrage, et m'y suis assise, et son fruit a été doux à mon palais.
      4 Il m'a mené dans la salle du festin, et l'étendard qu'il lève sur moi, porte : AMOUR.
      5 Ranimez-moi avec du raisin ; fortifiez-moi avec des pommes, car je me pâme d'amour.
      6 Que sa main gauche soit sous ma tête, et que sa droite m'embrasse !
      7 Filles de Jérusalem, je vous adjure par les gazelles et les biches des champs, ne réveillez pas, ne réveillez pas celle que j'aime, avant qu'elle le veuille.
      8 C'est ici la voix de mon bien-aimé ; le voici qui vient, sautant sur les montagnes, et bondissant sur les coteaux.
      9 Mon bien-aimé est semblable à la gazelle, ou au faon des biches ; le voilà qui se tient derrière notre muraille ; il regarde par les fenêtres, il s'avance par les treillis.
      10 Mon bien-aimé parle et me dit : Lève-toi, ma bien-aimée, ma belle, et viens !
      11 Car voici, l'hiver est passé, la pluie a cessé, elle s'en est allée ;
      12 Les fleurs paraissent sur la terre, le temps des chansons est venu, et la voix de la tourterelle se fait entendre dans nos campagnes.
      13 Le figuier a poussé ses premières figues, et les vignes ont des grappes et exhalent leur odeur. Lève-toi, ma bien-aimée, ma belle, et viens !
      14 Ma colombe, qui te tiens dans les fentes du rocher, qui te caches dans les lieux escarpés, fais-moi voir ton regard, et fais-moi entendre ta voix ; car ta voix est douce, et ton regard est gracieux.
      15 Prenez-nous les renards, les petits renards, qui gâtent les vignes, depuis que nos vignes ont des grappes.
      16 Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui ; il paît son troupeau parmi les lis.
      17 Avant que le vent du jour souffle, et que les ombres fuient, reviens, mon bien-aimé, comme la gazelle, ou le faon des biches, sur les montagnes qui nous séparent.

      Cantique 3

      1 J'ai cherché durant les nuits sur ma couche celui qu'aime mon âme ; je l'ai cherché, mais je ne l'ai point trouvé.
      2 Je me lèverai maintenant, et je ferai le tour de la ville, dans les rues et sur les places ; je chercherai celui qu'aime mon âme. Je l'ai cherché ; mais je ne l'ai point trouvé.
      3 Le guet qui faisait la ronde par la ville m'a trouvée. N'avez-vous point vu, leur ai-je dit, celui qu'aime mon âme ?
      4 A peine les avais-je passés, que je trouvai celui qu'aime mon âme ; je l'ai pris, et je ne le lâcherai point, que je ne l'aie amené à la maison de ma mère, et dans la chambre de celle qui m'a conçue.
      5 Filles de Jérusalem, je vous adjure par les gazelles et les biches des champs, ne réveillez pas, ne réveillez pas celle que j'aime, avant qu'elle le veuille.
      6 Qui est celle qui monte du désert comme des colonnes de fumée, parfumée de myrrhe et d'encens, et de toute sorte de poudre de senteur ?
      7 Voici le lit de Salomon, entouré de soixante vaillants hommes, des plus vaillants d'Israël,
      8 Tous maniant l'épée, et très bien dressés à la guerre ; chacun porte l'épée sur sa hanche, en vue des alarmes nocturnes.
      9 Le roi Salomon s'est fait une litière de bois du Liban.
      10 Il en a fait les piliers d'argent, le dossier d'or, le siège d'écarlate, et le dedans un tissu d'amour des filles de Jérusalem.
      11 Sortez, filles de Sion, et regardez le roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l'a couronné au jour de son mariage, et au jour de la joie de son coeur.

      Cantique 4

      1 Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle ! Tes yeux sont comme ceux des colombes, derrière ton voile ; tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres suspendues aux montagnes de Galaad.
      2 Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues qui remontent du lavoir, qui sont toutes deux à deux, et dont aucune ne manque.
      3 Tes lèvres sont comme un fil d'écarlate ; ton parler est gracieux ; ta joue est comme une moitié de grenade, sous tes voiles.
      4 Ton cou est comme la tour de David, bâtie pour servir d'arsenal, à laquelle pendent mille boucliers, tous les boucliers des vaillants.
      5 Tes deux mamelles sont comme deux faons jumeaux d'une gazelle, qui paissent au milieu des lis.
      6 Avant que le vent du jour souffle, et que les ombres fuient, je m'en irai à la montagne de la myrrhe, et à la colline de l'encens.
      7 Tu es toute belle, ma bien-aimée, et sans tache.
      8 Viens du Liban avec moi, mon épouse, viens du Liban avec moi ! Regarde du sommet d'Amana, du sommet de Shénir et de l'Hermon, des repaires des lions, et des montagnes des léopards.
      9 Tu m'as ravi le coeur, ma soeur, mon épouse ; tu m'as ravi le coeur par l'un de tes regards, et par l'un des colliers de ton cou.
      10 Que tes amours sont belles, ma soeur, mon épouse ! Combien ton amour est meilleur que le vin, et combien tes parfums sont plus suaves qu'aucun aromate !
      11 Tes lèvres, mon épouse, distillent des rayons de miel. Le miel et le lait sont sous ta langue, et l'odeur de tes vêtements est comme l'odeur du Liban.
      12 Ma soeur, mon épouse, tu es un jardin fermé, une source fermée, et une fontaine scellée.
      13 Tes plantes sont un jardin de grenadiers, avec des fruits délicieux, les troënes avec le nard ;
      14 Le nard et le safran, la canne odorante et le cinnamome, avec toutes sortes d'arbres d'encens ; la myrrhe et l'aloès, avec tous les plus excellents aromates.
      15 O fontaine des jardins ! O puits d'eau vive, et ruisseaux du Liban !
      16 Lève-toi, aquilon, et viens, vent du midi ! Souffle dans mon jardin, afin que ses aromates distillent. Que mon bien-aimé vienne dans son jardin, et qu'il mange de ses fruits délicieux !

      Cantique 5

      1 Je suis venu dans mon jardin, ma soeur, mon épouse ; j'ai cueilli ma myrrhe, avec mes plantes aromatiques ; j'ai mangé mes rayons de miel et mon miel ; j'ai bu mon vin et mon lait. Mes amis, mangez, buvez ; faites bonne chère, mes bien-aimés.
      2 J'étais endormie, mais mon coeur veillait ; et voici la voix de mon bien-aimé qui heurtait : Ouvre-moi, ma soeur, ma bien-aimée, ma colombe, ma parfaite ! Car ma tête est pleine de rosée, et mes cheveux des gouttes de la nuit.
      3 J'ai dépouillé ma robe, comment la revêtirais-je ? J'ai lavé mes pieds, comment les souillerais-je ?
      4 Mon bien-aimé a avancé sa main par le trou de la porte, et mes entrailles se sont émues pour lui.
      5 Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé, et la myrrhe a distillé de mes mains, et la myrrhe la plus pure de mes doigts, sur la poignée du verrou.
      6 J'ouvris à mon bien-aimé ; mais mon bien-aimé s'était retiré, il avait passé ; mon âme se pâma de l'avoir entendu parler ; je le cherchai, mais je ne le trouvai point ; je l'appelai, mais il ne me répondit pas.
      7 Le guet qui faisait la ronde par la ville me trouva ; ils me frappèrent, ils me blessèrent ; les gardes des murailles m'ôtèrent mon voile.
      8 Filles de Jérusalem, je vous adjure, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous ? Que je languis d'amour.
      9 Qu'est ton bien-aimé plus qu'un autre, ô la plus belle d'entre les femmes ? Qu'est ton bien-aimé plus qu'un autre, que tu nous adjures ainsi ?
      10 Mon bien-aimé est blanc et vermeil ; il porte l'étendard entre dix mille.
      11 Sa tête est de l'or pur ; ses cheveux flottants sont noirs comme le corbeau.
      12 Ses yeux sont comme ceux des colombes aux bords des ruisseaux, lavés dans du lait, et enchâssés dans des chatons.
      13 Ses joues sont comme un parterre de plantes aromatiques, et comme des fleurs parfumées ; ses lèvres sont des lis, elles distillent la myrrhe la plus pure.
      14 Ses mains sont des anneaux d'or, garnis de chrysolithes ; son corps est de l'ivoire poli, couvert de saphirs.
      15 Ses jambes sont des colonnes de marbre, posées sur des bases d'or pur ; son aspect est comme le Liban, il est beau comme les cèdres.
      16 Son palais n'est que douceur, tout ce qui est en lui est aimable. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, filles de Jérusalem.

      Cantique 6

      1 Où est allé ton bien-aimé, ô la plus belle des femmes ? De quel côté est allé ton bien-aimé ? Nous le chercherons avec toi.
      2 Mon bien-aimé est descendu dans son verger, au parterre des plantes aromatiques, pour paître son troupeau dans les vergers, et pour cueillir des lis.
      3 Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi ; il paît son troupeau parmi les lis.
      4 Ma bien-aimée, tu es belle comme Thirtsa, agréable comme Jérusalem, redoutable comme les armées qui marchent enseignes déployées.
      5 Détourne de moi tes yeux ; qu'ils ne me regardent point, car ils me troublent. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres suspendues aux flancs de Galaad.
      6 Tes dents sont comme un troupeau de brebis qui remontent du lavoir, qui sont toutes deux à deux : il n'en manque aucune.
      7 Ta joue est comme une moitié de grenade, sous ton voile.
      8 Il y a soixante reines, et quatre-vingts concubines, et des vierges sans nombre : ma colombe, ma parfaite, est unique.
      9 Elle est l'unique de sa mère, l'unique de celle qui l'a enfantée ; les jeunes filles l'ont vue, et l'ont dite bienheureuse ; les reines et les concubines l'ont louée.
      10 Qui est celle qui apparaît comme l'aube du jour, belle comme la lune, pure comme le soleil, redoutable comme les armées qui marchent enseignes déployées ?
      11 Je suis descendu au verger des noyers, pour voir les fruits qui mûrissent dans la vallée ; pour voir si la vigne pousse, et si les grenadiers fleurissent.
      12 Je ne sais, mais mon affection m'a rendu semblable aux chars d'Aminadab.
      13 Reviens, reviens, ô Sulamithe ! Reviens, reviens, et que nous te contemplions ! Pourquoi contemplez-vous la Sulamithe comme une danse de deux troupes ?

      Cantique 7

      1 Fille de prince, que tes pieds sont beaux dans ta chaussure ! Le contour de tes hanches est comme un collier travaillé de la main d'un excellent ouvrier.
      2 Ton sein est une coupe arrondie, pleine d'un vin aromatisé ; ton ventre est un tas de blé entouré de lis.
      3 Tes deux mamelles sont comme deux faons jumeaux d'une gazelle.
      4 Ton cou est comme une tour d'ivoire, tes yeux sont les viviers en Hesbon, près de la porte de Bath-Rabbim ; ton visage est comme la tour du Liban, qui regarde vers Damas.
      5 Ta tête est élevée comme le Carmel, et les cheveux de ta tête sont comme de l'écarlate. Un roi serait enchaîné par tes boucles.
      6 Que tu es belle, et que tu es agréable, mon amour et mes délices !
      7 Ta taille est semblable à un palmier, et tes mamelles à des grappes de raisins.
      8 J'ai dit : Je monterai sur le palmier, et je saisirai ses branches ; que les mamelles soient pour moi comme des grappes de vigne, et le parfum de ton souffle comme l'odeur des pommes,
      9 Et ton palais comme le bon vin qui coule en faveur de mon bien-aimé, et qui fait parler les lèvres de ceux qui dorment.
      10 Je suis à mon bien-aimé, et son désir tend vers moi.
      11 Viens, mon bien-aimé, sortons aux champs, passons la nuit aux villages.
      12 Levons-nous le matin pour aller aux vignes ; et voyons si la vigne est avancée, et si la grappe est formée, et si les grenadiers sont fleuris ; c'est là que je te donnerai mes amours.
      13 Les mandragores exhalent leur odeur, et à nos portes il y a de toutes sortes de fruits exquis, des fruits nouveaux et des anciens, que je t'ai gardés, ô mon bien-aimé !

      Cantique 8

      1 Plût à Dieu que tu fusses comme mon frère, allaité des mamelles de ma mère ! J'irais te trouver dehors, je te baiserais, et on ne me mépriserait point.
      2 Je t'amènerais et t'introduirais dans la maison de ma mère ; et tu m'instruirais, et je te ferais boire du vin mixtionné d'aromates et du moût de mon grenadier.
      3 Que sa main gauche soit sous ma tête, et que sa droite m'embrasse !
      4 Je vous adjure, filles de Jérusalem, ne réveillez pas, ne réveillez pas celle que j'aime, avant qu'elle le veuille.
      5 Qui est celle-ci qui monte du désert, appuyée doucement sur son bien-aimé ? Je t'ai réveillée sous un pommier, là où ta mère t'a enfantée, là où t'a enfantée celle qui t'a donné le jour.
      6 Mets-moi comme un sceau sur ton coeur, comme un cachet sur ton bras. L'amour est fort comme la mort, et la jalousie est inflexible comme les enfers ; leurs embrasements sont des embrasements de feu et une flamme de l'Éternel.
      7 Beaucoup d'eaux ne pourraient éteindre cet amour-là, et les fleuves même ne le pourraient pas noyer ; si quelqu'un donnait tous les biens de sa maison pour cet amour-là, certainement on n'en tiendrait aucun compte.
      8 Nous avons une petite soeur, qui n'a pas encore de mamelles ; que ferons-nous de notre soeur au jour qu'on parlera d'elle ?
      9 Si elle est comme un mur, nous bâtirons dessus un palais d'argent ; et si elle est comme une porte, nous la fermerons par une planche de cèdre.
      10 Je suis un mur, et mes seins sont comme des tours ; j'ai été à ses yeux comme celle qui trouve la paix.
      11 Salomon a eu à Baal-Hamon une vigne, qu'il a donnée à des gardes ; chacun d'eux doit en apporter pour son fruit mille pièces d'argent.
      12 Ma vigne, qui est à moi, je la garde, ô Salomon ! A toi les mille pièces, et deux cents à ceux qui gardent le fruit !
      13 O toi, qui habites dans les jardins, les amis sont attentifs à ta voix ; fais que je l'entende !
      14 Mon bien-aimé, enfuis-toi aussi vite qu'une gazelle, ou qu'un faon de biche, sur les montagnes des aromates.
    • Cantique 1

      1

      Le livre de l’Ecclésiaste est une allégorie divine, représentant : - L'amour entre Christ et Son église, c’est-à-dire l’ensemble des véritables croyants ; - La relation et l'affection qui existent entre deux fiancés ; - L’emblème, souvent employé dans l'Écriture, représentant une relation proche, ferme et solide entre un époux et une épouse ;

      Voir : Ps 45:1-17; Isa 54:5,6; 62:5; Jer 2:2; 3:1 ainsi qu’Ézéchiel, Osée, Mt 9:15; 25:1 et Re 21:2,9; Eph 5:27.

      On ne trouve dans ces textes aucune mention directe relative à l'église de Christ, ni aucune situation particulière dans laquelle le croyant peut directement s’identifier ; une âme qui s’en donne la peine, pourra toutefois discerner, en toute humilité et en comparant différentes parties de l’Écriture, le message que nous communique l'Esprit-Saint. Il faut cependant souligner qu'une grande partie de ce livre a été méconnue par les commentateurs et les traducteurs de la « première heure. »

      Quand on parcourt ce texte, les différences entre les mœurs et coutumes d'Europe, et celles d'Orient doivent être vraiment gardées à l’esprit. Le minimum de connaissance sur les mœurs orientales que possédaient la plupart de nos anciens commentateurs et traducteurs, a dans de nombreux cas, empêché un compte-rendu correct du texte. Il est clair également que les évolutions de notre propre langage, durant les deux ou trois siècles derniers, affectent le sens exact de certains termes, ce qui fait qu’on ne peut les interpréter facilement avec des expressions récentes. Mais les grandes lignes, correctement interprétées, s'accordent pleinement avec les affections et l'expérience du Chrétien sincère.

      * Titre du livre. (Ephésiens 1:1) L'église avoue son manque de cohérence. (Ephésiens 1:2-6) L'église implore Christ de la conduire en son lieu de paix. (Ephésiens 1:7,8) L’éloge de Christ envers l'église, l'estime que celle-ci porte au Seigneur. (Ephésiens 1:9-17)

      \\#1 \\ Ce livre de Salomon, appelé « Cantique des Cantiques », est bien supérieur aux autres, du même auteur, car il est totalement orienté sur la description de l’excellence de Christ, et de Son amour envers Son peuple racheté.

      2 Dans ce texte, l'Église, ou plutôt le croyant, mentionne les spécificités de l'épouse du Roi, le Messie. Les baisers de sa bouche signifient les assurances du pardon dont les croyants bénéficient : ils sont remplis de paix, de joie, de confiance, ce qui fait qu'ils abondent en toute espérance, sous l'autorité du Saint-Esprit. Les âmes qui sont sous le bénéfice de la grâce éprouvent le plus grand plaisir à aimer Christ, et réciproquement. L'amour de Christ est plus valable et désirable que tout ce que le monde peut offrir de meilleur aux hommes. Le nom de Christ n'est pas un « onguent » caché, mais une onction, versée abondamment : cela se traduit par une liberté et une plénitude dans Sa Grâce, par l'Évangile.

      Ceux qu'Il a rachetés et sanctifiés, sont ici les « vierges » qui aiment Jésus Christ, et le suivent, où qu'Il aille. \\#Re 14:4\\. Elles le supplient de les guider, par l’influence régénératrice de Son Esprit.

      Plus nous discernons la Gloire de Christ, plus nous ressentons notre incapacité pour Le suivre avec nos propres forces, même si nous sommes désireux de le faire.

      Observons la réponse rapide à la prière formulée dans ce texte : ceux qui demandent la Sagesse, seront conduits dans la Vérité et le réconfort spirituel et ainsi leurs peines disparaîtront !

      Nous n'avons aucune joie durable à attendre ici-bas, si ce n'est en Christ ; nous ne devons pas oublier de Lui rendre grâce pour Son Amour : ce Dernier ne peur rester sans effet pour nous. Nous ne pouvons recevoir la Grâce de Christ sans un cœur sincère et pur Eph 6:24.

      L’expression « filles de Jérusalem » (verset cinq) peut mentionner des personnes possédant une foi naissante. L'épouse, mentionnée dans ce texte, était noire, comme les tentes des nomades Arabes ; elle était aussi belle que les tentures somptueuses du palais de Salomon.

      Le croyant, par nature, est « noir » : il est en effet souillé et coupable ; il est toutefois renouvelé par la Grâce divine, à l'image de la sainteté de Dieu. S’il reste encore sali par son péché quotidien, il est toutefois purifié en Christ ! Même si l’enfant de Dieu est souvent méprisé par les hommes, il reste toujours « racheté » aux yeux de Dieu.

      Le teint de cette femme était du au dur labeur auquel elle avait été soumise. Tous, même sa mère, étaient en colère contre elle, sauf Dieu, son Père. Tous lui avaient fait subir des épreuves, ce qui l'avait poussée à négliger son âme. Comme cette pauvre femme, devenue la compagne d'un prince, nous sommes conduits à bien considérer les circonstances dans lesquelles l'Amour de Christ se manifeste. Nous étions, avant notre salut, misérables, esclaves du péché, sans cesse au labeur, voire dans la peine, las et lourdement chargés... Mais quel changement considérable s’est opéré, quand l'Amour de Christ s'est manifesté en notre âme !

      7 Observons le titre donné à Christ, dans ce texte : « Toi que mon cœur aime. » Ceux qui aiment Christ de la sorte, peuvent venir à Lui en toute confiance, mais en toute humilité.

      Peut-il y avoir, chez un enfant de Dieu, un temps de répit pour subir les épreuves, les conflits intimes ? Christ propose en effet le repos ! Ceux qui aiment Jésus-Christ désirent avec ferveur partager ce privilège avec leurs frères et sœurs qui constituent Son « troupeau. »

      Les âmes touchées par la Grâce redoutent avant tout d'être écartées de Christ, par l’ennemi. Dieu est toujours disposé à répondre à la prière. Nous devons suivre l’exemple des hommes pieux et emprunter le chemin du troupeau (l’église). Suivons les préceptes du bon Berger et l’enseignement des serviteurs de Dieu !

      Apportons nos fardeaux et déposons-les aux pieds du Seigneur, Il ne les rejettera pas ! La prière fervente du chrétien consiste à demander à Dieu qu’Il le dirige ici-bas, dans ses différentes affaires, dans sa situation, son emploi, de façon à ce qu’il puisse « voir spirituellement » son Seigneur et Sauveur lui ouvrir la voie.

      9 « L’époux » nous présente les plus grands éloges de son « épouse. »

      Aux yeux de Christ, les croyants sont « l'excellence » de la terre, ceux qui sont les plus aptes à être Ses serviteurs pour promouvoir Sa gloire. Les dons spirituels et les grâces que Christ accorde à chaque véritable croyant sont décrits dans les versets Cantique 1:10,11, sous forme de divers ornements alors en usage.

      Les grâces octroyées aux saints sont nombreuses, et forment une entité spirituelle. Celui qui en est l'Auteur terminera Son œuvre, en chacun des siens. La grâce qui émane de la plénitude de Christ rejaillit avec force par la foi, dans l'affection fraternelle et dans la gratitude envers le Sauveur. Au-dessus de tous ces dons merveilleux, Christ, demeure, par son œuvre en nous, ce qu’il y a de plus précieux.

      Le terme traduit par « troène » (ou cyprès, voire henné dans certaines traductions) représente l'expiation ou la propitiation de Christ. Ce Dernier tient la place principale dans le cœur des croyants, parce qu'Il est la propitiation de leurs péchés. Nul ne doit (ni ne peut) prétendre prendre Sa place en notre âme. Les croyants sont résolus à s’enraciner en Lui, au temps de l’épreuve, et ce, durant toute leur vie.

      Christ prend plaisir à constater toute l’œuvre opérée pas Sa grâce, dans l’âme des croyants. Ceci doit les encourager, durant leur sanctification, à être vraiment reconnaissants envers leur Sauveur, Celui qui les a lavés de leurs péchés.

      Cette épouse, mentionnée dans le texte et représentant le croyant, a un regard humble, modeste, montrant sa simplicité et sa pieuse sincérité ; son regard est éclairé et guidé par le Saint-Esprit, cette « Colombe » bénie.

      L'église exprime son attachement à Christ : « Tu es parfait, dès les origines, alors que je ne suis qu'une « représentation » bien imparfaite de Ta personne.

      De nombreuses personnes paraissent agréables au premier abord, tout en étant en réalité fort déplaisantes ; Christ, quant à Lui, est toujours merveilleux ! Les croyants, au verset Cantique 1:16, louent les saintes ordonnances, qui confirment leur communion avec Christ. Que le croyant soit dans les « parvis du Seigneur », ou dans l'isolement, qu'il soit occupé à ses tâches journalières, ou confiné sur un lit de malade, voire même dans un cachot, il est sans cesse spirituellement en présence de Son Maître !

      L'âme, étant chaque jour en communion avec le Père, le Fils, et le Saint-Esprit, prendra plaisir à vive dans l’espérance de l’héritage pur, incorruptible et inaltérable qui lui est réservé dans le ciel !

      Cantique 2

      1

      L'amour mutuel, entre Christ et Son église. (Cantique 2:1-7)
      L'espérance et la vocation de l'église. (Cantique 2:8-13)
      Le soin de Christ envers l'église ; la foi et l'espérance que celle-ci place en Lui. (Cantique 2:14-17)

      Que les croyants sont magnifiques, lorsqu'ils sont revêtus de la Justice de Christ ! Quel parfum, ils exhalent lorsqu'ils reçoivent les grâces de Son Esprit ! Ils croissent spirituellement sous les rayons bienfaisants du Soleil de justice.

      Le lis est une plante d’Orient relativement noble ; il grandit, pour atteindre une hauteur considérable, mais sa tige reste assez faible. L'église, par nature, est vulnérable, mais elle reste forte, en Celui qui la soutient. Les méchants, les « enfants de ce monde », n’éprouvent aucun amour pour Christ ; ils ressemblent à des épines, sans valeur, inutiles, nuisibles et nocives. Les corruptions de ce monde sont de véritables épines, elles attaquent la chair ; le lis, qui croît parmi ces épines, sera transplanté dans le paradis, là où ne se trouvent aucune ronce.

      Le monde est un « arbre stérile » pour l'âme ; Christ, quant à Lui, est un arbre qui porte de nombreux fruits. Lorsque de pauvres âmes, desséchées par la conviction et l’angoisse du péché, ou les épreuves de ce monde, sont lasses et lourdement chargées, elles peuvent trouver le repos en Christ ! Il ne suffit pas passer sous « l’ombre bienfaisante et rafraichissante du Seigneur », nous devons y séjourner longuement !

      Les croyants ont goûté à la Grâce qui émane du Seigneur Jésus ; Ses fruits sont les précieux privilèges qui caractérisent la « nouvelle alliance » ; Christ nous a rachetés par Son sang, et appelés, par Son Esprit ; Ses promesses et Ses préceptes apaisent l’âme du croyant ; Son joug est doux, ainsi que la Paix qu’Il répand dans notre conscience.

      Si nous ne sommes plus attirés par les vains plaisirs du péché, les consolations divines nous paraîtront douces et bienfaisantes. Christ conduit l'âme à rechercher tout réconfort dans Ses ordonnances ; nous serons dans une sainte communion avec le Seigneur, attablés à un véritable « banquet spirituel », décrit dans ce texte comme « la maison du vin », où ses saints se réjouiront avec Lui.

      L'Amour de Christ, manifesté dans Sa Parole et dans Sa mort, est une véritable bannière qu'Il déploie ; les croyants se rallient derrière elle.

      Combien il est préférable pour l'âme d'être comblée par son amour pour Christ, plutôt que d'être rassasiée de l'amour de ce monde ! Même lorsque Christ peut parfois sembler s'être retiré, Il demeure cependant notre aide, toujours présente ! Tous les saints sont en Sa main ; elle les soutient avec tendresse.

      En découvrant que Christ est si proche d'elle, l'âme veille avec grande attention, à ce que sa communion avec Lui ne soit pas rompue. Nous chagrinons facilement l'Esprit par nos mauvaises pensées. Que ceux qui ont reçu Son réconfort spirituel rejettent le péché au plus loin !

      8 L'église se réjouit de pouvoir être en communion avec Christ ! Nul autre que Christ ne peut en effet parler davantage à notre cœur !

      « Le voici, il vient ! » Cette phrase peut s’appliquer à la perspective de la venue de Christ ici-bas, qu'avaient les saints de l'Ancien Testament. Christ est venu volontairement en ce monde.

      « Il vient rapidement ». Même lorsque Christ semble abandonner les Siens, ce n'est que temporaire ; Il revient toujours, avec Son éternel amour et Sa merveilleuse tendresse. Les saints de l'ancien temps l'ont « discerné spirituellement », apparaissant lors des sacrifices et des institutions cérémonielles. Nous le voyons aujourd’hui comme au travers d’un verre obscurci, comme « à travers les treillis » (verset neuf).

      Christ invite le nouveau converti à abandonner « le chemin large » de la paresse et du découragement, à laisser le péché et les vanités de ce monde, pour s'unir spirituellement et entrer en communion avec lui. L'hiver (verset onze) peut représenter pour l’enfant de Dieu, soit des années passées dans le désert spirituel et le péché, de façon stérile et misérable, soit les orages et les tempêtes qui ont accompagné sa conviction de culpabilité et de danger de mort.

      Même si les fruits de la sanctification d’une âme ne sont pas encore parfaitement « mûrs », Celui qui les a produits, par Sa Grâce, les regarde toujours favorablement. Tous ces signes encourageants et ces évidences de la faveur divine, sont des motifs qui doivent inciter une âme à suivre Christ avec bonheur.

      Levons-nous et éloignons-nous des attraits du monde et de la chair, pour entrer dans la « connaissance de Christ ». Nous connaîtrons alors un formidable changement en notre cœur, au contact de cette merveilleuse Lumière spirituelle !

      14 L'église est la « colombe » de Christ, mentionnée dans ce texte ; elle revient vers Lui, comme celle qui revint vers Noé, à la fin du déluge.

      Christ est le Rocher, le seul lieu dans lequel l’église puisse se sentir en sécurité, et se trouver à l’aise, telle une colombe protégée, lorsqu'elle est poursuivie par des oiseaux de proie. Christ appelle l'église à s’approcher sans crainte du trône de la Grâce, là où elle bénéficie d’un « Souverain Sacrificateur » parfait. L’église peut s’adresser à Lui librement, sans crainte d'être réprimandée ni d'être repoussée. Pour Dieu, la voix de la prière est douce et agréable ; ceux qui sont sanctifiés en Jésus-Christ sont vraiment purs aux yeux de Dieu.

      Les premières manifestations de mauvaises pensées et de désirs coupables, les vaines poursuites des attraits du monde, les mauvaises fréquentations, les manques à la vérité, tout ce qui permet de confondre une âme « rachetée » avec le monde, sont des « petits renards » qui doivent être éliminés. Ce texte invite les croyants, par cette image, à mortifier leurs appétits et leurs passions coupables. Nous devons rejeter tout ce que qui nous entrave dans la pratique des bonnes œuvres.

      « Il fait paître son troupeau parmi les lis ; » cette image est une manifestation de la présence de la Grâce de Christ parmi les croyants. Le Seigneur est tendre envers tout Son peuple. Il appartient aux siens de croire cela, lors de l’épreuve, afin qu’ils soient préservés des tentations mauvaises.

      La période de la dispensation juive et de la loi a été remplacée par celle de l’Évangile : le réconfort spirituel de ce Dernier allait faire suite au refroidissement des enfants d’Israël.

      Traversons les « montagnes de Béther », « ces montagnes qui nous éloignent, » de ce jour de lumière et d'amour. Christ franchit chaque montagne qui nous sépare de Lui, pour nous amener dans Sa demeure !

      Cantique 3

      1

      Les épreuves qui atteignent l'église, quand Christ se retire. (Cantique 3:1-5)
      L’excellence de l'église ; Les soins que Christ lui prodigue. (Cantique 3:6-11)

      Il était difficile, pour les hommes pieux de l'Ancien Testament, de discerner Christ dans la loi cérémonielle ; ceux qui, à l’époque, enseignaient la loi, n’assuraient qu'une faible assistance à ceux qui Le recherchaient.

      La « nuit spirituelle » est une période de froideur, de ténèbres, de fatigue, voire d'angoisses. En premier lieu, lorsque qu’on traverse l’épreuve, on cherche, par ses propres forces, à obtenir du réconfort dans la communion avec le Seigneur. Ceci s'avère être vain ; la foi du croyant doit d’abord croître.

      Les rues et les places (verset deux), semblent indiquer les différents chemins par lesquels nous pouvons trouver le Seigneur : c’est parfois difficile, étant donné notre esprit tortueux. En cas d’échec, nous ne devons en aucune manière nous reposer, mais nous appliquer et persévérer, par la foi. Nous devons « saisir spirituellement Christ », et ne pas nous éloigner de Lui. Nous devons le faire en toute humilité et dans la prière, en se basant sur Ses Promesses. Christ prend plaisir à voir Ses « enfants » marcher par la foi, en cherchant à Le suivre.

      Un croyant authentique désire voir les âmes venir au Sauveur. Où que nous puissions trouver Christ, nous devons Le prier de résider en notre cœur. Examinons-nous nous-mêmes, veillons à ne pas attrister le Saint-Esprit, le Consolateur, et ne faisons rien qui puisse l’éloigner !

      6 Le désert spirituel correspond au monde ; le croyant en sort lorsqu'il est délivré des « poursuites » de ses plaisirs coupables, en refusant de se soumettre à nouveau aux coutumes et aux modes de cette terre, pour rechercher le bonheur, dans la communion avec son Sauveur.

      L’âme, ainsi régénérée par Christ, se relèvera, sous la conduite du Consolateur, l’Esprit-Saint, tel un nuage d'encens s'élevant au dessus d’un autel. Cette croissance spirituelle sera le résultat de la piété.

      Dès sa conversion, le croyant est rempli du Saint-Esprit ; il manifeste alors sa joie dans la piété. Ces bénédictions proviennent de la « Canaan céleste ». Christ, le « Roi de la Sion céleste », celui qui donne la Paix à Son peuple, permet à ce dernier de traverser sans crainte le dangereux désert de ce monde.

      Le lit, (verset sept), sert au repos ; sa magnificence révèle le prestige de son propriétaire. Le Seigneur veille sur Son église : les croyants, lorsqu'ils se reposent en Christ, peuvent éprouver encore certaines craintes ; ils sont cependant en sécurité. Le lit décrit dans ce texte rappelle la Rédemption en christ, le Chemin de notre salut. Christ est aimé des Siens.

      Le siège de pourpre (verset 10) nous rappelle le sang de l'alliance ; Notons particulièrement la couronne (verset 11). Celle de Christ, nous parle de l'honneur, de son pouvoir et de l’autorité qui Lui ont été donnés.

      Cantique 4

      1

      Christ expose les grâces de l'église. (Cantique 4:1-7)
      L'amour de Christ pour l'église. (Cantique 4:8-15)
      L'église désire bénéficier de la Grâce divine. (Cantique 4:16)

      Si chaque image de ce texte possède une signification correspondant aux grâces reçues par l'église, ou par les fidèles chrétiens, elles ne sont pas toujours clairement identifiables et nous devons veiller à ne pas commettre d’erreur à ce sujet ;

      La montagne de la myrrhe là où l'encens était brûlé (verset 6), semble vouloir désigner le mont Morija, sur lequel le temple de Jérusalem a été construit, et où le peuple adorait le Seigneur. L’Éternel « résidait » en cet endroit, au temps de la loi, jusqu’à l'arrivée de la période de l'Évangile.

      Bien que Christ soit physiquement absent de l’église ici-bas, et qu'il en sera ainsi jusqu'à l'enlèvement de cette dernière, Il est cependant présent spirituellement, avec Son peuple ! Qu’ils sont beaux les croyants justifiés par la Justice de Christ et ornés par différentes grâces spirituelles ! Malgré leurs pensées, leurs paroles, et leurs actes, encore imparfaits, ils manifestent un cœur nourri par l'Évangile !

      8 Observons le pressant appel que Christ adresse à l'église ; il s’agit : 1) D’un précepte, pour qu'elle se détache du monde. Les collines de cette terre paraissent agréables, mais elles abritent des lions, et des léopards. 2) D’une promesse ; beaucoup d’âmes rejoindront l'église, de toutes parts.

      L'église sera délivrée de ses persécuteurs au temps marqué, bien que présentement, elle demeure parmi les lions, Psaume 57:4 Le cœur de Christ réside en Son église, Il en est son trésor ! Il prend plaisir en elle, en ses œuvres ici-bas.

      Les parfums qui entourent l’église sont constitués des dons reçus par chaque membre et des grâces de l'Esprit. L'amour et l'obéissance qu’elle manifeste à Dieu sont plus agréables à ce Dernier que tout sacrifice ou encens.

      Christ tire toute satisfaction d’avoir paré son épouse du vêtement blanc de Sa Justice et de celle des saints, l'ayant parfumée avec la joie et le réconfort de Son peuple.

      Christ parcourt son jardin spirituel, invisible (verset douze.) Une haie de protection l'entoure, ce qui inhibe tous les pouvoirs des ténèbres. Les âmes des croyants sont spirituellement de véritables jardins clos, dans lequel jaillit une fontaine d'eau vive, Jean 4:14; 7:38 : le Saint-Esprit. Le monde ne connaît pas cette source de salut, et nul opposant ne peut corrompre cette merveilleuse fontaine.

      Les saints dans l'église, et les grâces qui les accompagnent, sont comparés au verset seize, à des fruits et des épices. Ils sont plantés, mais ne croissent pas d'eux-mêmes. Ils sont précieux et sont de véritables bénédictions ici-bas. Ils sont gardés pour un bon usage lorsque leurs fleurs seront flétries. La Grâce, lorsqu'elle arrivera dans la gloire céleste, durera à jamais. Christ est la « source » qui rend ces jardins fertiles ; Il est une fontaine d'eau vive.

      16 L'église prie pour que l’influence du Saint-Esprit fasse produire le fruit du jardin mentionné dans ce texte. Les effets de la Grâce sur une âme sont semblables à ceux des épices, précieuses et utiles.

      Le Saint-Esprit est comparé au souffle du vent : il y a le vent du nord, celui de la conviction et le vent du sud, le réconfort. L’Esprit sensibilise le cœur et accomplit son œuvre en nous, pour nous pousser à la pratique du bien.

      L'église invite Christ à venir la visiter : laissons-Lui la primeur de tous les produits « du jardin », et partageons Sa joie d’être au milieu des Siens ! Nous ne pouvons rien Lui offrir qui ne lui appartienne déjà. Le croyant ne peut tirer de son propre travail (ou des fruits de ce jardin), aucune joie durable, à moins qu'il ne contribue d'une manière ou d'une autre à la gloire de Christ !

      Cherchons à nous garder des vanités du monde, ne nous y conformons pas : restons dans notre jardin bien clos !

      Cantique 5

      1

      La réponse de Christ, à l’église. (Cantique 5:1)
      Les déceptions de l'église, face à sa propre folie. (Cantique 5:2-8)
      L’excellence de Christ. (Cantique 5:9-16)

      Nous voyons dans ce texte, comment Christ est prêt à accepter l’invitation de Son peuple. Le désir en nous, de pratiquer le moindre bien, serait vain si le Seigneur ne nous aidait pas.

      Christ, dans ce verset, invite Son peuple bien-aimé à manger et à boire sans modération. En fait, quand les Siens observent les ordonnances du Seigneur, ils L’honorent, le tout provenant de Sa Grâce !

      2 Par insouciance et à cause de leur sommeil spirituel, les églises et les croyants, en arrivent à laisser Christ s'éloigner des Siens.

      Nous devons veiller à ne pas nous assoupir spirituellement. Christ frappe à notre porte pour nous « réveiller », Il nous interpelle au moyen de Sa parole et de Son Esprit, Il nous frappe par l’épreuve, Il sensibilise notre conscience ; tout cela nous est répété en \\#Re 3:20\\

      Lorsque nous avons tendance à « délaisser » le Seigneur, ce Dernier continue néanmoins à nous observer. L'Amour que Christ éprouve à notre égard devrait motiver le nôtre, envers Lui, surtout dans les moments de faiblesse spirituelle ; en Christ, nous sommes plus que vainqueurs !

      Les impies et les insouciants méprisent Jésus-Christ. Nulle autre que Lui ne peut être envoyé pour ouvrir la porte de notre cœur. Christ nous appelle, mais parfois, nous n'y prêtons guère attention, ou nous prétendons ne pas avoir assez de force, ne pas disposer de suffisamment de temps, cherchant mille excuses. Une telle attitude correspond à ne faire que peu de cas de Christ.

      Ceux qui ne supportent pas la moindre épreuve, ou qui hésitent à quitter leur « lit douillet » pour servir le Seigneur, négligent en fait leur devoir spirituel. Constatons les effets bénéfiques de la Grâce divine : Christ avance Sa main pour déverrouiller la porte, Il est las d'attendre. Ceci traduit l’œuvre de l'Esprit envers une âme : le croyant cherche à se relever, à ne pas s’apitoyer sur lui-même, il cherche, par la prière, à recevoir les consolations de Christ, il fait tout pour ne pas altérer une parfaite communion avec Lui ; toutes les actions d’une telle âme sont imagées dans ce texte, par des mains couvertes de myrrhe, qui ouvrent la porte (verset six). Mais le Bien-aimé est parti...

      En décidant parfois de s'éloigner des Siens, Christ veut les sensibiliser, les avertir, pour chercher à valoriser Ses visites pleines de Grâce.

      Nous observons que l'âme mentionnée au verset 4 continue à appeler Christ « son Bien-aimé ». Quand le Seigneur décide de s’éloigner quelque peu, cela ne signifie pas que le cas de Son enfant soit désespéré.

      « Seigneur, je crois, viens au secours de mon incrédulité, » Marc 9:24*. Les paroles du Seigneur touchent toujours l’âme assoiffée : « j’étais un tel misérable que je veux m’agenouiller devant Lui. » Lorsque Dieu ouvre nos yeux, la peine causée par les convictions de péché est souvent très amère. L'âme recherche alors le Seigneur, non seulement par la prière, mais par tous les moyens.

      « Les gardes m'ont rencontrée, ils m’ont blessée (verset sept). » Certains commentateurs appliquent ce texte à ceux qui ne réagissent pas aux appels de leur conscience, par le Saint-Esprit. Cette blessure, infligée aux filles de Jérusalem, semble représenter un croyant, faible et affligé.

      Une âme en éveil est plus sensible aux abandons de Christ qu'à toute autre épreuve.

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      9 Même ceux qui n'ont qu'une faible connaissance de Christ, ne peuvent que discerner Sa merveilleuse beauté. Ils ont soif de commencer à Le connaître, dans toutes Ses perfections.

      Les chrétiens, qui connaissent bien le Seigneur, doivent faire tout leur possible pour partager cette connaissance avec leur entourage. Christ est vraiment magnifique aux yeux de tous ceux qui discernent Sa gloire divine ! Il est blanc (verset dix), sans tache, Il est aussi de couleur vermeil, à cause de Ses souffrances et du sang qu’Il a versé lors de Sa mort à la croix.

      Cette description de Christ, le Bien-aimé, est un modèle de beauté et de grâce ; d’autres détails, relatifs à Sa personne, ne nous apparaîtront que plus tard, lorsqu’Il viendra pour être glorifié avec tous ses saints, et pour être admiré par tous ceux qui croient en Lui.

      Puisse Son amour nous contraindre à vivre à Sa gloire !

      Cantique 6

      1

      Où Christ doit être recherché ? (Cantique 6:1)
      Où Christ peut-Il être trouvé. (Cantique 6:2,3)
      Les hommages de Christ par l'église. (Cantique 6:4-10)
      L'œuvre de la Grâce dans le cœur du croyant. (Cantique 6:11-13)

      Ceux qui ont été informés de l’excellence de Christ, et du réconfort qu’Il accorde lorsqu'on lui porte intérêt, désirent savoir où ils peuvent Le rencontrer. Ceux qui désirent trouver Christ doivent le chercher au plus tôt, et avec diligence !
      2 L'église est comparée dans ce texte à un jardin, clos et séparé du monde ; Christ prend soin de ce jardin, Il se plaît à le parcourir et à le visiter.

      Ceux qui veulent connaître et trouver Christ, doivent Le rencontrer spirituellement en lisant Ses ordonnances et Sa parole, en se soumettant aux sacrements qu’Il a institués, et en priant.

      Lorsque Christ s’approche de Son église, c’est dans l’intention de bénir les siens. Il s’adresse à chaque membre ; comme dans l’image employée dans ce texte, « Il cueille les lis un par un ; » au grand jour de Son retour, Il enverra Ses anges pour « récolter tous Ses lis », afin qu'ils puissent le voir face à face et lui rendre gloire pour l'éternité.

      La mort d'un croyant peut être imagée par le propriétaire de ce jardin, cueillant une fleur particulière ; Il l'empêchera de flétrir, en la faisant fleurir éternellement, dans une beauté croissante.

      Si notre esprit témoigne à notre cœur que nous sommes « en » Christ, ne nous demandons pas si Lui nous appartient, car cette alliance spirituelle ne sera jamais rompue de Son côté. Il est Celui qui réconforte l'église, Celui qui la nourrit, et qui prend son plaisir en Son peuple !

      4 Toute excellence véritable et toute sainteté ici-bas ont comme point de départ l'église. Christ va de l'avant, écrasant Ses ennemis, pendant que les Siens gagnent des victoires en ce monde, sur la chair, et contre le diable.

      Christ témoigne sa tendresse de Rédempteur, la joie qu'Il partage avec ceux qu'Il a rachetés, en constatant l’œuvre de Sa Grâce. Seuls les véritables croyants peuvent afficher une réelle progression spirituelle. Lorsqu’ils seront parvenus à la parfaite sainteté, en présence de leur Seigneur, ils Lui rendront tout l’hommage qui lui est dû.

      L'église, et les croyants, lors de leur naissance spirituelle, veillent pour déceler l'arrivée de l'aurore, leur lumière personnelle étant encore bien faible ; mais de cette Lumière, Jésus-Christ inonde de plus en plus leur cœur.

      Arrivés au terme de leur sanctification (verset dix), les croyants resplendissent à cette Lumière, « ils sont beaux comme la lune », étant justifiés, « ils sont clairs comme le soleil », revêtus de Christ, » le Soleil de justice », ils combattent le bon combat de la foi, sous Sa bannière, contre tous ses ennemis spirituels.

      11 Dans le recueillement et dans la méditation, le caractère chrétien est formé et parachevé. Il ne s’isole pas dans une certaine paresse, ni dans une auto complaisance personnelle.

      Lorsque le chrétien est libéré de toutes charges et devoirs ici-bas, le monde ne lui offre alors guère d’attraction. Il prie pour que tout ce qui concerne le domaine spirituel puisse croître en Lui et autour de lui. Tels sont les occupations de celui que le monde estime à tort être malheureux, et éloigné des intérêts véritables. Dans l'humilité et l'abandon de soi-même, l'humble chrétien voudrait rester quelque peu « en marge », mais le Seigneur prend plaisir à l'honorer.

      Dans la dernière partie de ce texte, nous pouvons, d’une certaine manière, trouver une image des anges qui sont envoyés ici-bas pour soutenir et protéger les croyants. Leur présence peut parfois étonner certains, mais l'âme en partance pour le ciel, trouvera dans le Seigneur, Sa force et tout le réconfort nécessaire, pour l'éternité !

      Cantique 7

      1

      Les grâces qui règnent en l'église. (Cantique 7:1-9)
      La joie qui réside en l'église, par la présence de Christ. (Cantique 7:10-13)

      L'église est appelée sous forme imagée dans ce texte, « la Sulamithe » : ce terme signifie « perfection et paix » ; non pas une perfection en elle-même, mais en Christ, en qui elle s’épanouit complètement, à travers Sa justice ; Christ a donné également Sa paix à l’église, par son sang et par son Esprit.

      En ce qui concerne les métaphores utilisées précédemment au sujet de l’église, elles sont ici quelque peu différentes ; nous trouvons, dans ce chapitre la description d’une parure glorieuse et splendide. Un tel honneur appartient en fait à tous les saints qui ont revêtus Christ : ils se font remarquer par la beauté et la magnificence de leur parure.

      Les saints honorent leur Sauveur, leur Dieu, en tous points. Les véritables croyants, possédant une foi solide, ils honorent Christ, ils recommandent de se fier en l'Évangile, ils invitent les pécheurs à saisir l’offre du salut, en Jésus-Christ.

      L'église ressemble, toujours de manière imagée, à un palmier, large et majestueux ; son amour et son obéissance pour Christ, sont les précieux fruits qui sont produits par cet arbre.

      Le « Roi » se tient parmi les Siens : Christ prend plaisir à se tenir dans les assemblées, parmi Son peuple ; Il est satisfait de voir opérer Sa Grâce en l’église. Lorsque l’on constate tout le bénéfice que peut tirer cette dernière et chaque fidèle chrétien, de la présence du Seigneur, on découvre le chemin de la sanctification, au bout duquel, ils seront présentés à leur Époux céleste !

      10 L'église, ainsi que tous les croyants, sont plus que vainqueurs, dans leur relation avec Christ, ils portent tout leur intérêt vers Lui. Les enfants de Dieu désirent sans cesse rester humblement en communion avec le Seigneur !

      Puisses-tu m’accompagner Seigneur, pour que je reçoive de Toi le conseil, l'instruction, et le réconfort spirituel, et que je puisse Te faire connaître mes besoins et mes griefs, en toute liberté. La communion avec Christ est le désir le plus fervent des saints. Ceux qui désirent « dialoguer » avec Christ, doivent s'éloigner des vains attraits de ce monde. Où que nous soyons, nous pouvons toujours, par la foi, entretenir la communion avec Dieu.

      Ceux qui veulent cheminer loin avec Christ doivent commencer à s’adresser à Lui, tôt le matin ! Une âme qui bénéficie pleinement de la Grâce se trouve toujours à l’aise, en quelque lieu que ce soit.

      Ne cherchons pas à nous satisfaire des différents attraits de ce monde. Notre âme est un véritable verger ; il doit être planté d’arbres qui portent du fruit. Posons-nous cette question : est-ce je porte réellement du fruit pour le Seigneur, un fruit excellent ? La présence de Christ en notre cœur fera fleurir ce verger, puis de tendres rameaux commenceront à croître, tel le soleil qui se lève et revivifie le jardin !

      Si nous pouvons dire à Jésus, comme l’apôtre Pierre : « Tu connais toutes choses, Tu sais que je t'aime », si l’Esprit du Seigneur porte témoignage à notre esprit, et que nôtre âme prospère, nous en récolterons toutes les bénédictions. Les fruits que nous pouvons porter doivent être agréables au Seigneur Jésus. Ceux-ci doivent Lui être offerts, en toute humilité, de façon à ce qu’Il en soit glorifié. Tous ces fruits proviennent de Lui, il est donc parfaitement logique qu’Il en reçoive la primeur !

      Cantique 8

      1

      Le désir de demeurer en communion avec Christ. (Cantique 8:1-4)
      La ferveur de ce désir. (Cantique 8:5-7)
      L'église plaide en faveur des autres. (Cantique 8:8-12)
      L’église prie pour la venue de Christ. (Cantique 8:13,14)

      L'église désire être en communion constante et en toute liberté avec le Seigneur Jésus, comme peuvent l'être une sœur et un frère.

      Que les membres de l'église puissent considérer Christ comme leur Maître, mais aussi comme leur « frère » : il en est ainsi, lorsque par la Grâce, ils sont rendus participants de la nature divine.

      Christ est notre soutien ; où que nous le trouvions, soyons prêts à entretenir notre communion et notre affection envers Lui, ne craignons pas d'être méprisé pour cela. Y-a-t-il en nous un ardent désir de servir le Seigneur, de le servir davantage ? Qu'attendons-nous alors pour Lui témoigner toute notre affection ?

      Quel sont les fruits de notre sanctification ? L'église recommande à tous ses enfants de ne jamais attrister le Seigneur, afin qu’Il ne s'éloigne pas. Veillons également à ne pas chagriner l'Esprit-Saint !

      5 L'église juive est « sortie » du désert, portée par la Faveur et la Puissance divines. L'église chrétienne naquit dans d'humbles conditions, voire même, la désolation, conduite par la Grâce de Christ. Les croyants, par le pouvoir de cette Grâce, sont extirpés de ce « désert ».

      Un état coupable est un véritable lieu désertique, dépourvu de tout agrément ; c'est un état d'égarement, de besoin permanent ; il n'y a pas d'échappatoire à ce désert, sauf en nous appuyant par la foi, sur Christ, notre Bien-aimé, et non pas en nous basant sur notre propre raisonnement, ni en nous confiant en notre propre équité ; il nous faut chercher notre force en Celui qui est le Seigneur, notre Justice.

      Les paroles de ce texte, relatives à l'église de Christ, révèlent la place importante que tient cette dernière, dans son Amour, sa Protection et Sa Toute Puissance. On peut lire : « mets-moi comme un sceau sur ton cœur » ; autrement-dit, que je puisse toujours avoir une place dans Ton cœur et bénéficier ainsi de Ton Amour !

      En ces termes, l'âme doit être rassurée, et sans cette assurance, nul repos ne peut se trouver. Ceux qui aiment vraiment le Seigneur, doivent être jaloux de tout ce qui pourrait les éloigner de Sa Personne ; ils sont particulièrement vigilants quant à eux-mêmes, craignant de commettre la moindre erreur, qui pourrait provoquer cet éloignement. Si nous aimons Christ, tout risque de voir faiblir notre amour envers Lui, ou toute tentation de L'abandonner, s'avèreront être finalement très douloureux. Aucune eau ne saurait nous désaltérer, comme l'Amour de Christ, aucun flot ne pourrait non plus anéantir un tel Attachement !

      Que rien ne puisse endiguer notre amour à Son égard. Ni la vie, ni les plaisirs de ce monde, ne doivent atténuer l'attachement du croyant envers Christ. Son Amour nous permettra de repousser triomphalement les tentations et les attraits du monde, aussi bien que ses dangers !

      8 L'église plaide en faveur des païens qui ne disposent pas de la Parole de Dieu, ni des bénédictions inhérentes à Sa Grâce.

      Ceux qui ont été conduits à connaître Christ, doivent tout entreprendre pour aider les autres à venir de même au Seigneur. On trouve toujours dans les assemblées, des « néophytes » en Christ, et leur bien-être spirituel est un continuel sujet de prière, pour les croyants les plus affermis.

      Si cette tâche pouvait être comparée à un mur bâti sur Christ, la Fondation précieuse et la Pierre angulaire, alors l'église des « Gentils » deviendrait un véritable palais pour le grand Roi, construite en argent massif ! Si la première prédication de l'évangile pouvait être imagée par la fabrication d'une porte principale, cette dernière devrait être durable, renforcée par de solides planches de cèdre. Cette porte devrait être aussi soigneusement et efficacement protégée, fermée de façon à ne subir aucun dommage !

      L'église est pleine d'attention pour ceux qui ne sont pas encore touchés par l'évangile. Christ a promis de faire tout le nécessaire pour ces âmes. Voyez avec quelle satisfaction nous pouvons regarder vers le passé, où nous étions déjà précieux à Ses yeux ! Nos cœurs sont en quelque sorte à l'image de la Vigne : nous devons en prendre soin, avec la plus grande vigilance possible.

      C'est à Christ, et à Sa louange, que nous devons consacrer nos efforts. Tous ceux qui travaillent pour Christ, travaillent en fait indirectement pour eux-mêmes : ils seront d'invincibles vainqueurs !

      13 Ces versets terminent le dialogue entre Christ et son église. Il s'adresse d'abord à elle en tant « qu'habitante des jardins » ; l'église est composée par l'assemblée des saints, enseignant toutes les ordonnances divines. Le Seigneur l'exhorte à avoir de la persévérance et à être fervente dans ses prières, ses supplications, et ses louanges, en lesquelles Il prend tout Son plaisir.

      L'église réplique en exprimant son ardent désir du retour de son Époux, afin qu'Il la prenne définitivement avec Lui. Les cieux, ces « hautes montagnes spirituelles », pleines d'aromates, sont la « résidence » Christ, jusqu'au temps marqué, où tout œil Le verra, dans toute Sa Gloire, pour un monde meilleur. C'est ce qu'attendent les véritables croyants, et ils sont impatients de cette venue du « jour du Seigneur ».

      Que chaque chrétien s'efforce d'accomplir son devoir, là où il se trouve, afin que les hommes puissent constater ses bonnes œuvres, et qu'il puisse en retour, glorifier son Père céleste. Suite à de persévérantes et ferventes prières, relatives à nos différents besoins, nos actions de grâces abonderont, et notre joie sera complète ; nos âmes seront enrichies, et nos œuvres seront prospères ! Nous serons rendus capables d'attendre la mort et le jugement, sans la moindre crainte. Amen, viens Seigneur Jésus !

    • Cantique 1

      1 The Song of songs, which is Solomon's. Beloved
      2 Let him kiss me with the kisses of his mouth; for your love is better than wine.
      3 Your oils have a pleasing fragrance. Your name is oil poured forth, therefore the virgins love you.
      4 Take me away with you. Let us hurry. The king has brought me into his rooms. Friends We will be glad and rejoice in you. We will praise your love more than wine! Beloved They are right to love you.
      5 I am dark, but lovely, you daughters of Jerusalem, like Kedar's tents, like Solomon's curtains.
      6 Don't stare at me because I am dark, because the sun has scorched me. My mother's sons were angry with me. They made me keeper of the vineyards. I haven't kept my own vineyard.
      7 Tell me, you whom my soul loves, where you graze your flock, where you rest them at noon; For why should I be as one who is veiled beside the flocks of your companions? Lover
      8 If you don't know, most beautiful among women, follow the tracks of the sheep. Graze your young goats beside the shepherds' tents.
      9 I have compared you, my love, to a steed in Pharaoh's chariots.
      10 Your cheeks are beautiful with earrings, your neck with strings of jewels.
      11 We will make you earrings of gold, with studs of silver. Beloved
      12 While the king sat at his table, my perfume spread its fragrance.
      13 My beloved is to me a sachet of myrrh, that lies between my breasts.
      14 My beloved is to me a cluster of henna blossoms from the vineyards of En Gedi. Lover
      15 Behold, you are beautiful, my love. Behold, you are beautiful. Your eyes are doves. Beloved
      16 Behold, you are beautiful, my beloved, yes, pleasant; and our couch is verdant. Lover
      17 The beams of our house are cedars. Our rafters are firs. Beloved

      Cantique 2

      1 I am a rose of Sharon, a lily of the valleys. Lover
      2 As a lily among thorns, so is my love among the daughters. Beloved
      3 As the apple tree among the trees of the wood, so is my beloved among the sons. I sat down under his shadow with great delight, his fruit was sweet to my taste.
      4 He brought me to the banquet hall. His banner over me is love.
      5 Strengthen me with raisins, refresh me with apples; For I am faint with love.
      6 His left hand is under my head. His right hand embraces me.
      7 I adjure you, daughters of Jerusalem, by the roes, or by the hinds of the field, that you not stir up, nor awaken love, until it so desires.
      8 The voice of my beloved! Behold, he comes, leaping on the mountains, skipping on the hills.
      9 My beloved is like a roe or a young hart. Behold, he stands behind our wall! He looks in at the windows. He glances through the lattice.
      10 My beloved spoke, and said to me, "Rise up, my love, my beautiful one, and come away.
      11 For, behold, the winter is past. The rain is over and gone.
      12 The flowers appear on the earth. The time of the singing has come, and the voice of the turtledove is heard in our land.
      13 The fig tree ripens her green figs. The vines are in blossom. They give forth their fragrance. Arise, my love, my beautiful one, and come away." Lover
      14 My dove in the clefts of the rock, In the hiding places of the mountainside, Let me see your face. Let me hear your voice; for your voice is sweet, and your face is lovely.
      15 Catch for us the foxes, the little foxes that spoil the vineyards; for our vineyards are in blossom. Beloved
      16 My beloved is mine, and I am his. He browses among the lilies.
      17 Until the day is cool, and the shadows flee away, turn, my beloved, and be like a roe or a young hart on the mountains of Bether.

      Cantique 3

      1 By night on my bed, I sought him whom my soul loves. I sought him, but I didn't find him.
      2 I will get up now, and go about the city; in the streets and in the squares I will seek him whom my soul loves. I sought him, but I didn't find him.
      3 The watchmen who go about the city found me; "Have you seen him whom my soul loves?"
      4 I had scarcely passed from them, when I found him whom my soul loves. I held him, and would not let him go, until I had brought him into my mother's house, into the room of her who conceived me.
      5 I adjure you, daughters of Jerusalem, by the roes, or by the hinds of the field, that you not stir up, nor awaken love, until it so desires.
      6 Who is this who comes up from the wilderness like pillars of smoke, perfumed with myrrh and frankincense, with all spices of the merchant?
      7 Behold, it is Solomon's carriage! Sixty mighty men are around it, of the mighty men of Israel.
      8 They all handle the sword, and are expert in war. Every man has his sword on his thigh, because of fear in the night.
      9 King Solomon made himself a carriage of the wood of Lebanon.
      10 He made its pillars of silver, its bottom of gold, its seat of purple, its midst being paved with love, from the daughters of Jerusalem.
      11 Go forth, you daughters of Zion, and see king Solomon, with the crown with which his mother has crowned him, in the day of his weddings, in the day of the gladness of his heart. Lover

      Cantique 4

      1 Behold, you are beautiful, my love. Behold, you are beautiful. Your eyes are doves behind your veil. Your hair is as a flock of goats, that descend from Mount Gilead.
      2 Your teeth are like a newly shorn flock, which have come up from the washing, where every one of them has twins. None is bereaved among them.
      3 Your lips are like scarlet thread. Your mouth is lovely. Your temples are like a piece of a pomegranate behind your veil.
      4 Your neck is like David's tower built for an armory, whereon a thousand shields hang, all the shields of the mighty men.
      5 Your two breasts are like two fawns that are twins of a roe, which feed among the lilies.
      6 Until the day is cool, and the shadows flee away, I will go to the mountain of myrrh, to the hill of frankincense.
      7 You are all beautiful, my love. There is no spot in you.
      8 Come with me from Lebanon, my bride, with me from Lebanon. Look from the top of Amana, from the top of Senir and Hermon, from the lions' dens, from the mountains of the leopards.
      9 You have ravished my heart, my sister, my bride. You have ravished my heart with one of your eyes, with one chain of your neck.
      10 How beautiful is your love, my sister, my bride! How much better is your love than wine! The fragrance of your perfumes than all kinds of spices!
      11 Your lips, my bride, drip like the honeycomb. Honey and milk are under your tongue. The smell of your garments is like the smell of Lebanon.
      12 A locked up garden is my sister, my bride; a locked up spring, a sealed fountain.
      13 Your shoots are an orchard of pomegranates, with precious fruits: henna with spikenard plants,
      14 spikenard and saffron, calamus and cinnamon, with every kind of incense tree; myrrh and aloes, with all the best spices,
      15 a fountain of gardens, a well of living waters, flowing streams from Lebanon. Beloved
      16 Awake, north wind; and come, you south! Blow on my garden, that its spices may flow out. Let my beloved come into his garden, and taste his precious fruits. Lover

      Cantique 5

      1 I have come into my garden, my sister, my bride. I have gathered my myrrh with my spice; I have eaten my honeycomb with my honey; I have drunk my wine with my milk. Friends Eat, friends! Drink, yes, drink abundantly, beloved. Beloved
      2 I was asleep, but my heart was awake. It is the voice of my beloved who knocks: "Open to me, my sister, my love, my dove, my undefiled; for my head is filled with dew, and my hair with the dampness of the night."
      3 I have taken off my robe. Indeed, must I put it on? I have washed my feet. Indeed, must I soil them?
      4 My beloved thrust his hand in through the latch opening. My heart pounded for him.
      5 I rose up to open for my beloved. My hands dripped with myrrh, my fingers with liquid myrrh, on the handles of the lock.
      6 I opened to my beloved; but my beloved left; and had gone away. My heart went out when he spoke. I looked for him, but I didn't find him. I called him, but he didn't answer.
      7 The watchmen who go about the city found me. They beat me. They bruised me. The keepers of the walls took my cloak away from me.
      8 I adjure you, daughters of Jerusalem, If you find my beloved, that you tell him that I am faint with love. Friends
      9 How is your beloved better than another beloved, you fairest among women? How is your beloved better than another beloved, that you do so adjure us? Beloved
      10 My beloved is white and ruddy. The best among ten thousand.
      11 His head is like the purest gold. His hair is bushy, black as a raven.
      12 His eyes are like doves beside the water brooks, washed with milk, mounted like jewels.
      13 His cheeks are like a bed of spices with towers of perfumes. His lips are like lilies, dropping liquid myrrh.
      14 His hands are like rings of gold set with beryl. His body is like ivory work overlaid with sapphires.
      15 His legs are like pillars of marble set on sockets of fine gold. His appearance is like Lebanon, excellent as the cedars.
      16 His mouth is sweetness; yes, he is altogether lovely. This is my beloved, and this is my friend, daughters of Jerusalem. Friends

      Cantique 6

      1 Where has your beloved gone, you fairest among women? Where has your beloved turned, that we may seek him with you? Beloved
      2 My beloved has gone down to his garden, to the beds of spices, to feed in the gardens, and to gather lilies.
      3 I am my beloved's, and my beloved is mine. He browses among the lilies,
      4 You are beautiful, my love, as Tirzah, lovely as Jerusalem, awesome as an army with banners.
      5 Turn away your eyes from me, for they have overcome me. Your hair is like a flock of goats, that lie along the side of Gilead.
      6 Your teeth are like a flock of ewes, which have come up from the washing; of which every one has twins; none is bereaved among them.
      7 Your temples are like a piece of a pomegranate behind your veil.
      8 There are sixty queens, eighty concubines, and virgins without number.
      9 My dove, my perfect one, is unique. She is her mother's only daughter. She is the favorite one of her who bore her. The daughters saw her, and called her blessed; the queens and the concubines, and they praised her.
      10 Who is she who looks forth as the morning, beautiful as the moon, clear as the sun, and awesome as an army with banners?
      11 I went down into the nut tree grove, to see the green plants of the valley, to see whether the vine budded, and the pomegranates were in flower.
      12 Without realizing it, my desire set me with my royal people's chariots. Friends
      13 Return, return, Shulammite! Return, return, that we may gaze at you. Lover Why do you desire to gaze at the Shulammite, as at the dance of Mahanaim?

      Cantique 7

      1 How beautiful are your feet in sandals, prince's daughter! Your rounded thighs are like jewels, the work of the hands of a skillful workman.
      2 Your body is like a round goblet, no mixed wine is wanting. Your waist is like a heap of wheat, set about with lilies.
      3 Your two breasts are like two fawns, that are twins of a roe.
      4 Your neck is like an ivory tower. Your eyes are like the pools in Heshbon by the gate of Bathrabbim. Your nose is like the tower of Lebanon which looks toward Damascus.
      5 Your head on you is like Carmel. The hair of your head like purple. The king is held captive in its tresses.
      6 How beautiful and how pleasant you are, love, for delights!
      7 This, your stature, is like a palm tree, your breasts like its fruit.
      8 I said, "I will climb up into the palm tree. I will take hold of its fruit." Let your breasts be like clusters of the vine, the smell of your breath like apples, Beloved
      9 Your mouth like the best wine, that goes down smoothly for my beloved, gliding through the lips of those who are asleep.
      10 I am my beloved's. His desire is toward me.
      11 Come, my beloved, let us go forth into the field. Let us lodge in the villages.
      12 Let's go early up to the vineyards. Let's see whether the vine has budded, its blossom is open, and the pomegranates are in flower. There I will give you my love.
      13 The mandrakes give forth fragrance. At our doors are all kinds of precious fruits, new and old, which I have stored up for you, my beloved.

      Cantique 8

      1 Oh that you were like my brother, who nursed from the breasts of my mother! If I found you outside, I would kiss you; yes, and no one would despise me.
      2 I would lead you, bringing you into my mother's house, who would instruct me. I would have you drink spiced wine, of the juice of my pomegranate.
      3 His left hand would be under my head. His right hand would embrace me.
      4 I adjure you, daughters of Jerusalem, that you not stir up, nor awaken love, until it so desires. Friends
      5 Who is this who comes up from the wilderness, leaning on her beloved? Under the apple tree I aroused you. There your mother conceived you. There she was in labor and bore you.
      6 Set me as a seal on your heart, as a seal on your arm; for love is strong as death. Jealousy is as cruel as Sheol . Its flashes are flashes of fire, a very flame of Yahweh.
      7 Many waters can't quench love, neither can floods drown it. If a man would give all the wealth of his house for love, he would be utterly scorned. Friends
      8 We have a little sister. She has no breasts. What shall we do for our sister in the day when she is to be spoken for?
      9 If she is a wall, we will build on her a turret of silver. if she is a door, we will enclose her with boards of cedar. Beloved
      10 I am a wall, and my breasts like towers, then I was in his eyes like one who found peace.
      11 Solomon had a vineyard at Baal Hamon. He leased out the vineyard to keepers. Each was to bring a thousand shekels of silver for its fruit.
      12 My own vineyard is before me. The thousand are for you, Solomon; two hundred for those who tend its fruit. Lover
      13 You who dwell in the gardens, with friends in attendance, let me hear your voice! Beloved
      14 Come away, my beloved! Be like a gazelle or a young stag on the mountains of spices!
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