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La Bible Chronologique - Jour 153

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 153

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    • Cantique 1

      1 Cantique des cantiques de Salomon.
      2 Qu'il m'embrasse des baisers de sa bouche ! Oui, ton amour est meilleur que le vin,
      3 tes parfums ont une odeur agréable. Ton nom même est un parfum qui se diffuse. Voilà pourquoi les jeunes filles t'aiment.
      4 Entraîne-moi derrière toi ! Courons ! Le roi m'a introduite dans ses appartements. Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse à cause de toi ! Célébrons ton amour plus que le vin ! C'est avec raison que l’on t'aime.
      5 Je suis noire, mais je suis charmante, filles de Jérusalem, autant que les tentes de Kédar, que les pavillons de Salomon.
      6 Ne prêtez pas attention à mon teint noir : c'est le soleil qui m'a brûlée. Les fils de ma mère se sont irrités contre moi et ils ont fait de moi la gardienne des vignes, mais ma vigne à moi, je ne l'ai pas gardée.
      7 Toi que mon cœur aime, révèle-moi où tu conduis ton troupeau, où tu le fais se reposer à midi ! Pourquoi, en effet, serais-je comme une femme voilée près des troupeaux de tes compagnons ?
      8 Si tu ne le sais pas, toi la plus belle des femmes, sors sur les traces du petit bétail et conduis tes chevreaux près des abris des bergers !
      9 C’est à une jument attelée aux chars du pharaon que je te compare, mon amie.
      10 Tes joues sont charmantes avec des bijoux, ton cou est charmant avec des colliers.
      11 Nous te ferons des bijoux en or avec des points en argent.
      12 Tandis que le roi est dans son entourage, mon nard diffuse son parfum.
      13 Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe. Il passera la nuit entre mes seins.
      14 Mon bien-aimé est pour moi une grappe de henné des vignes d'En-Guédi.
      15 Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes.
      16 Que tu es beau, mon bien-aimé, que tu es agréable ! Notre lit, c'est la verdure.
      17 Les solives de nos maisons sont des cèdres, nos lambris sont des cyprès.

      Cantique 2

      1 Je suis un narcisse du Saron, un lis des vallées.
      2 Pareille à un lis au milieu des ronces, telle est mon amie parmi les filles.
      3 Pareil à un pommier au milieu des arbres de la forêt, tel est mon bien-aimé parmi les jeunes hommes. J’aime m'asseoir à son ombre, et son fruit est doux à mon goût.
      4 Il m'a fait entrer dans la maison du vin, et l’étendard qu’il déploie au-dessus de moi, c'est l'amour.
      5 Soutenez-moi avec des gâteaux de raisins, fortifiez-moi avec des pommes, car je suis malade d'amour !
      6 Que sa main gauche soutienne ma tête et que de sa main droite il m’enlace !
      7 Je vous en supplie, filles de Jérusalem, par les gazelles et les biches des champs, ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour avant qu'elle ne le veuille !
      8 C'est la voix de mon bien-aimé ! Le voici qui arrive, sautant sur les montagnes, bondissant sur les collines.
      9 Mon bien-aimé est pareil à la gazelle ou au jeune cerf. Le voici : il se tient derrière notre mur, observant par la fenêtre, regardant par le treillis.
      10 Mon bien-aimé parle et me dit : « Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens !
      11 En effet, l'hiver est passé, la pluie a cessé, elle s'en est allée.
      12 Les fleurs apparaissent dans le pays, le temps de chanter est arrivé et l’on entend le roucoulement de la tourterelle dans notre pays.
      13 Le figuier embaume par ses fruits et les vignes en fleur répandent leur parfum. Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens !
      14 Ma colombe, toi qui te tiens dans les fentes du rocher, qui te caches dans les parois escarpées, fais-moi voir ta figure, fais-moi entendre ta voix, car ta voix est douce et ta figure est charmante ! »
      15 Attrapez pour nous les renards, les petits renards qui dévastent les vignes, car nos vignes sont en fleur !
      16 Mon bien-aimé est à moi, et moi je suis à lui. Il conduit son troupeau parmi les lis.
      17 Avant que la brise du jour ne souffle et que les ombres ne fuient, tourne-toi ! Montre-toi pareil, mon bien-aimé, à la gazelle ou au jeune cerf, sur les montagnes rocailleuses !

      Cantique 3

      1 Sur mon lit, pendant les nuits, j'ai cherché celui que mon cœur aime. Je l'ai cherché, mais je ne l'ai pas trouvé.
      2 « Je veux me lever pour faire le tour de la ville, dans les rues et sur les places : je veux chercher celui que mon cœur aime. » Je l'ai cherché, mais je ne l'ai pas trouvé.
      3 Ce sont les gardes qui font la ronde dans la ville qui m'ont trouvée : « Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? »
      4 A peine les avais-je dépassés que j'ai trouvé celui que mon cœur aime. Je l'ai attrapé et je ne l'ai pas lâché jusqu'à ce que je l'aie amené dans la maison de ma mère, dans la chambre de celle qui m'a donné naissance.
      5 Je vous en supplie, filles de Jérusalem, par les gazelles et les biches des champs, ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour avant qu'elle ne le veuille !
      6 Qui donc monte du désert comme des colonnes de fumée, au milieu des vapeurs de myrrhe et d'encens et de tous les aromates des marchands ?
      7 Voici la litière de Salomon, et autour d'elle 60 hommes vaillants, parmi les plus vaillants d'Israël.
      8 Tous sont armés de l'épée, tous sont formés au combat. Chacun porte l'épée à sa hanche en vue des alertes nocturnes.
      9 Le roi Salomon s'est fait une litière en bois du Liban.
      10 Il a fait ses colonnes en argent, son dossier en or, son siège en pourpre. L’intérieur est tout brodé, travail fait avec amour par les filles de Jérusalem.
      11 Sortez, filles de Sion ! Regardez le roi Salomon avec sa couronne, celle dont sa mère l'a couronné le jour de son mariage, le jour où son cœur est rempli de joie !

      Cantique 4

      1 Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes derrière ton voile. Tes cheveux sont pareils à un troupeau de chèvres bondissant sur les montagnes de Galaad.
      2 Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues qui remontent du lavoir : chacune a sa jumelle, aucune d'elles n'est seule.
      3 Tes lèvres sont comme un liseré cramoisi et ta bouche est charmante. Derrière ton voile, ta joue est comme une moitié de grenade.
      4 Ton cou est pareil à la tour de David, construite pour être un arsenal : mille boucliers y sont suspendus, tous les boucliers des héros.
      5 Tes deux seins sont comme deux faons, comme les jumeaux d'une gazelle qui broutent au milieu des lis.
      6 Avant que la brise du jour ne souffle et que les ombres ne fuient, j'irai à la montagne de la myrrhe et à la colline de l'encens.
      7 Tu es toute belle, mon amie, il n'y a aucun défaut en toi.
      8 Viens avec moi du Liban, ma chérie, viens avec moi du Liban ! Regarde du sommet de l'Amana, du sommet du Senir et de l'Hermon, des tanières des lions, des montagnes des léopards !
      9 Tu as volé mon cœur, ma sœur, ma chérie ! Tu as volé mon cœur grâce à un seul de tes regards, grâce à un seul des colliers de ton cou.
      10 Comme ton amour est beau, ma sœur, ma chérie ! Ton amour est bien meilleur que le vin, le parfum de tes huiles que tous les aromates !
      11 Tes lèvres distillent le miel, ma chérie. Il y a sous ta langue du miel et du lait, et l'odeur de tes habits est pareille à celle du Liban.
      12 Tu es un jardin privé, ma sœur, ma chérie, une fontaine fermée, une source réservée.
      13 Tes pousses sont un jardin de grenadiers aux fruits les meilleurs. On y trouve réunis du henné et du nard,
      14 nard et safran, roseau aromatique et cinnamome, toutes sortes d’arbres à encens, myrrhe et aloès, tous les principaux aromates.
      15 Tu es la source des jardins, un puits d'eau vive qui coule du Liban !
      16 Lève-toi, vent du nord ! Viens, vent du sud ! Soufflez sur mon jardin et que ses aromates se diffusent ! Que mon bien-aimé entre dans son jardin afin qu'il mange de ses fruits les meilleurs !

      Cantique 5

      1 J'entre dans mon jardin, ma sœur, ma chérie. Je cueille ma myrrhe et mes aromates, je mange mon rayon de miel avec mon miel, je bois mon vin avec mon lait. Mangez, amis, buvez, enivrez-vous d'amour !
      2 J'étais endormie, mais mon cœur veillait. C'est la voix de mon bien-aimé ! Il frappe : « Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, ma colombe, ma parfaite, car ma tête est couverte de rosée, mes boucles sont pleines des gouttelettes de la nuit. »
      3 J'ai enlevé mon habit. Comment pourrais-je le remettre ? J'ai lavé mes pieds. Comment pourrais-je les salir ?
      4 Mon bien-aimé a passé la main par la fenêtre et j’ai été bouleversée à cause de lui.
      5 J’ai commencé à ouvrir à mon bien-aimé, et de mes mains a perlé la myrrhe, de mes doigts la myrrhe a coulé sur la poignée du verrou.
      6 J'ai ouvert à mon bien-aimé, mais mon bien-aimé s'était retiré, il avait disparu. Je perdais tous mes moyens pendant qu’il parlait ! Je l'ai cherché, mais je ne l'ai pas trouvé. Je l'ai appelé, mais il ne m'a pas répondu.
      7 Ce sont les gardes qui font la ronde dans la ville qui m'ont trouvée. Ils m'ont frappée, ils m'ont blessée, ils m'ont enlevé mon châle, les gardes des murailles.
      8 Je vous en supplie, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous ? Que je suis malade d'amour.
      9 Qu’a-t-il de plus qu'un autre, ton bien-aimé, toi la plus belle des femmes ? Qu’a-t-il de plus qu'un autre, ton bien-aimé, pour que tu nous supplies de cette manière ?
      10 Mon bien-aimé est blanc et vermeil, on le remarque au milieu de dizaines de milliers.
      11 Sa tête est d’or pur. Ses boucles sont flottantes, noires comme le corbeau.
      12 Ses yeux sont pareils à des colombes au bord des ruisseaux : ils baignent dans le lait, ils reposent au sein de l'abondance.
      13 Ses joues sont comme un parterre d'aromates, ce sont des amas d’épices. Ses lèvres sont des lis d'où coule la myrrhe.
      14 Ses mains sont des anneaux d'or garnis de chrysolithes. Son ventre est d’ivoire poli, couvert de saphirs.
      15 Ses jambes sont des colonnes de marbre blanc posées sur des bases en or pur. Son aspect est aussi majestueux que le Liban, aussi distingué que ses cèdres.
      16 Son palais n'est que douceur et toute sa personne est désirable. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, filles de Jérusalem !

      Cantique 6

      1 Où est allé ton bien-aimé, toi la plus belle des femmes ? De quel côté ton bien-aimé s'est-il dirigé ? Nous le chercherons avec toi.
      2 Mon bien-aimé est descendu à son jardin, au parterre d'aromates, pour prendre soin de son troupeau dans les jardins et pour cueillir des lis.
      3 Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi. Il a conduit son troupeau parmi les lis.
      4 Tu es aussi belle que Thirtsa, mon amie, aussi charmante que Jérusalem, aussi majestueuse que des troupes sous leurs étendards.
      5 Détourne ton regard de moi, car il me trouble ! Tes cheveux sont pareils à un troupeau de chèvres bondissant sur les montagnes de Galaad.
      6 Tes dents sont comme un troupeau de brebis qui remontent du lavoir : chacune a sa jumelle, aucune d'elles n'est seule.
      7 Ta joue est comme une moitié de grenade derrière ton voile.
      8 Il peut y avoir 60 reines, 80 concubines et des jeunes filles en quantité incalculable,
      9 ma colombe, ma parfaite, est unique. Elle est unique pour sa mère, elle est la préférée de celle qui lui a donné le jour. Les filles la voient et la disent heureuse, les reines et les concubines aussi, et elles font son éloge.
      10 Qui est celle qui apparaît, pareille à l'aurore, aussi belle que la lune, aussi pure que le soleil, aussi majestueuse que des troupes sous leurs étendards ?
      11 Je suis descendu au jardin des noyers pour voir la verdure au fond du vallon, pour voir si la vigne pousse, si les grenadiers fleurissent.
      12 J’ignore comment, mais mon désir m'a poussé vers les chars de mon noble peuple.

      Cantique 7

      1 Reviens, reviens, Sulamite ! Reviens, reviens afin que nous puissions te regarder ! Qu'avez-vous à regarder la Sulamite comme la danse de deux camps ?
      2 Que tes pieds sont beaux dans tes sandales, fille de prince ! Les contours de tes hanches sont comme des ornements, œuvre des mains d'un artiste.
      3 Ton bassin est une coupe arrondie où le vin parfumé ne manque pas. Ton ventre est un tas de blé entouré de lis.
      4 Tes deux seins sont comme deux faons, comme les jumeaux d'une gazelle.
      5 Ton cou est comme une tour d'ivoire. Tes yeux sont comme les étangs de Hesbon, près de la porte de Bath-Rabbim. Ton nez est comme la tour du Liban qui monte la garde face à Damas.
      6 Ta tête se dresse aussi fièrement que le Carmel et les cheveux de ta tête sont comme la pourpre. Un roi est prisonnier de boucles !
      7 Que tu es belle, que tu es agréable, mon amour, au milieu des délices !
      8 Ta taille ressemble au palmier, et tes seins à des grappes.
      9 Je me dis : « Je veux monter sur le palmier pour attraper ses grappes ! » Que tes seins soient comme les grappes de la vigne, le parfum de ton souffle comme celui des pommes
      10 et ton palais comme un vin excellent ! Il coule aisément pour mon bien-aimé et glisse sur les lèvres de ceux qui s'endorment !
      11 Je suis à mon bien-aimé et son désir se porte vers moi.
      12 Viens, mon bien-aimé, sortons dans la campagne pour passer la nuit au village !
      13 Dès le matin nous irons aux vignes pour voir si la vigne pousse, si la fleur s'ouvre, si les grenadiers fleurissent. Là je te donnerai mon amour.
      14 Les mandragores diffusent leur parfum, à nos portes se trouvent tous les meilleurs fruits, nouveaux et anciens. Mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi.

      Cantique 8

      1 Si seulement tu étais comme mon frère, si seulement tu avais été allaité par ma mère ! Je te rencontrerais dehors, je t'embrasserais et l'on ne me mépriserait même pas.
      2 Je te conduirais, je t’amènerais chez ma mère, tu m’instruirais et je te ferais boire du vin parfumé, du jus de mes grenades.
      3 Que sa main gauche soutienne ma tête et que de sa main droite il m’enlace !
      4 Je vous en supplie, filles de Jérusalem, ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour avant qu'elle ne le veuille !
      5 Qui est celle qui monte du désert, appuyée sur son bien-aimé ? Je t'ai réveillé sous le pommier. C’est là que ta mère est tombée enceinte de toi, c'est là qu'elle est tombée enceinte et t’a donné le jour.
      6 Fais de moi comme une empreinte sur ton cœur, comme une empreinte sur ton bras, car l'amour est aussi fort que la mort, la passion est aussi inflexible que le séjour des morts. Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de l'Eternel.
      7 Les grandes eaux ne pourront pas éteindre l'amour, ni les fleuves le submerger. Même si un homme offrait tous les biens de sa maison contre l'amour, il ne s'attirerait que le mépris.
      8 Nous avons une petite sœur qui n'a pas encore de poitrine. Que ferons-nous de notre sœur, le jour où on la réclamera ?
      9 Si elle est un rempart, nous construirons sur elle des créneaux en argent ; si elle est une porte, nous la fermerons avec une planche de cèdre.
      10 Je suis un rempart et mes seins sont comme des tours. A ses yeux, j’ai été pareille à celle qui trouve la paix.
      11 Salomon avait une vigne à Baal-Hamon. Il a confié la vigne à des gardiens : chacun apportait 1000 pièces d'argent pour récolter son fruit.
      12 Ma vigne à moi, je la garde. A toi, Salomon, les 1000 pièces, et 200 à ceux qui gardent son fruit !
      13 Habitante des jardins, des compagnons prêtent attention à ta voix. Fais-la-moi entendre !
      14 Prends la fuite, mon bien-aimé ! Montre-toi pareil à la gazelle ou au jeune cerf sur les montagnes aux aromates !
    • Cantique 1

      1 Le plus beau de tous les chants. Il appartient aux écrits de Salomon.
      2 Embrasse-moi, embrasse-moi donc ! Ton amour m’enivre plus que le vin,
      3 plus que la senteur de ton huile parfumée. Tu es séduisant comme un parfum raffiné ; il n’est pas étonnant que toutes les filles soient amoureuses de toi !
      4 Prends-moi par la main, entraîne-moi et courons. Tu es mon roi, conduis-moi dans ta chambre, rends-nous follement heureux tous les deux ; célébrons ton amour plus enivrant que le vin. Elles ont bien raison, les filles, d’être amoureuses de toi !
      5 J’ai beau avoir le teint bronzé, je suis jolie comme les tentes des bédouins, comme les tapisseries de luxe. Filles de la capitale,
      6 ne me regardez pas comme ça, sous prétexte que je suis hâlée, brunie par le soleil : c’est que mes frères se sont fâchés contre moi et m’ont imposé de surveiller les vignes. Mais pour ma vigne à moi, je ne veux pas de surveillance !
      7 Toi que j’aime, dis-moi donc où tu fais paître ton troupeau, où tu le mets au repos, vers midi. Ainsi je n’aurai pas l’air de chercher l’aventure près des troupeaux de tes camarades.
      8 Si tu ne le sais pas, la belle, suis donc les traces des moutons, et conduis tes chevrettes près des cabanes de bergers.
      9 Ma tendre amie, tu as aussi belle allure que le cheval de parade attelé au char du Pharaon.
      10 Des pendants d’oreille rehaussent la beauté de tes joues, et un collier de coquillages l’élégance de ton cou.
      11 Nous te ferons faire des pendants d’or avec des incrustations d’argent.
      12 Pendant que mon roi est à son festin, mon parfum de nard répand sa senteur.
      13 Mon bien-aimé est pour moi comme un sachet de myrrhe odorante qui repose entre mes seins,
      14 comme une grappe de fleurs de henné aux vignes d’En-Guédi.
      15 Que tu es belle, ma tendre amie, que tu es belle ! Tes yeux ont le charme des colombes.
      16 Toi aussi, mon amour, tu es beau, tu es superbe. Nous avons un lit de verdure,
      17 les branches des cèdres forment les poutres de notre maison, les genévriers en sont les cloisons.

      Cantique 2

      1 Et moi, je suis une fleur de la plaine du Saron, une anémone des vallées.
      2 Oui, une anémone parmi les ronces, voilà ma tendre amie parmi les autres filles !
      3 Un pommier parmi les arbres du bois, voilà mon bien-aimé parmi les autres garçons ! A son ombre, j’ai plaisir à m’asseoir et je trouve à ses fruits un goût délicieux.
      4 Il m’a conduite au palais de l’ivresse, sous l’enseigne “A l’Amour”.
      5 « Vite, des gâteaux de raisin pour me rendre des forces, et des pommes pour me réconforter, car je suis malade d’amour. »
      6 Sa main gauche soutient ma tête, son bras droit m’enlace la taille.
      7 Ah, filles de la capitale, au nom des gazelles en liberté, je vous le demande instamment : n’éveillez pas l’amour, ne le provoquez pas avant qu’il y consente !
      8 Écoutez, c’est mon bien-aimé, c’est lui qui arrive, franchissant d’un bond monts et collines.
      9 On dirait une gazelle ou un jeune cerf. Le voici qui s’arrête derrière notre mur, cherchant à voir à travers la fenêtre, jetant un coup d’œil à travers le treillage.
      10 Et maintenant il me parle : « Allons, ma tendre amie, ma belle, viens.
      11 L’hiver est passé, la pluie a cessé, elle est loin.
      12 On voit les champs fleurir ; c’est le temps où tout chante. Sur nos terres on entend la tourterelle qui roucoule.
      13 Les figues vertes grossissent sur les figuiers, les vignes sont en fleur et répandent leur parfum. Allons, ma tendre amie, ma belle, viens.
      14 Ma colombe nichée au creux des rochers, cachée dans la falaise, montre-moi ton visage ; fais-moi entendre ta voix, elle est si agréable, et ton visage est si joli ! »
      15 Attrapez-nous ces renards, ces petites bêtes qui mettent à mal nos vignes, quand notre vigne est en fleur !
      16 Mon bien-aimé est à moi et je suis à lui. Il trouve sa pâture là où poussent les anémones.
      17 A la fraîcheur du soir, quand les ombres s’allongeront, tu reviendras, mon amour, leste comme une gazelle ou comme un jeune cerf sur les monts séparés.

      Cantique 3

      1 Sur mon lit, pendant la nuit, je cherche celui que j’aime, je le cherche, sans le trouver.
      2 Je veux me lever, parcourir la ville, les rues, les places, partir à la recherche de celui que j’aime. Je le cherche, sans le trouver.
      3 Mais je rencontre les gardes, qui font leur ronde : « Avez-vous vu celui que j’aime ? »
      4 A peine les ai-je dépassés, que je trouve celui que j’aime. Je lui prends la main, je ne le lâcherai plus avant de l’avoir fait entrer à la maison, dans la chambre où ma mère m’a conçue.
      5 « Ah, filles de la capitale, au nom des gazelles en liberté, je vous le demande instamment : n’éveillez pas l’amour, ne le provoquez pas avant qu’il y consente ! »
      6 Qui donc arrive du désert comme une colonne de fumée, comme un nuage odorant de myrrhe, d’encens et de parfums exotiques en tous genres ?
      7 C’est la litière du roi Salomon, entourée de soixante hommes d’élite, de l’élite d’Israël.
      8 Ils sont tous armés de l’épée et entraînés au combat. Chacun porte son arme à la hanche pour faire face aux dangers de la nuit.
      9 Salomon s’est fait construire un siège à porteurs en bois du Liban.
      10 Il a fait faire les supports en argent, le dossier en or, le siège en tissu de luxe. Les filles de la capitale ont arrangé l’intérieur avec amour.
      11 « Ah, filles de la capitale, venez donc voir le roi Salomon ! Il porte la couronne de mariage que lui a remise sa mère en ce jour où il est tout à la joie. »

      Cantique 4

      1 Que tu es belle, ma tendre amie, que tu es belle ! Derrière ton voile tes yeux ont le charme des colombes. Tes cheveux évoquent un troupeau de chèvres dévalant du mont Galaad.
      2 Tes dents me font penser à un troupeau de brebis fraîchement tondues, qui remontent du point d’eau. Chacune a sa sœur jumelle, aucune ne manque à l’appel.
      3 Un ruban rouge : ce sont tes lèvres ; ta bouche est ravissante. Derrière ton voile tes pommettes ont la rougeur d’une tranche de grenade.
      4 Ton cou a l’aspect de la Tour-de-David, bâtie toute ronde. Mille boucliers y sont suspendus, les boucliers ronds de tous les héros.
      5 Tes deux seins sont comme deux cabris, comme les jumeaux d’une gazelle, qui broutent parmi les anémones.
      6 A la fraîcheur du soir, quand les ombres s’allongeront, je compte bien venir à ta montagne de myrrhe et à ta colline d’encens.
      7 Tout en toi est beauté, ma tendre amie, et sans aucun défaut.
      8 Viens avec moi, ma promise, quitte les monts du Liban et viens avec moi ; descends des sommets de l’Amana, du Senir et de l’Hermon. Fuis ces repaires de lions, ces montagnes pour panthères.
      9 Par un seul de tes regards tu me fais battre le cœur, petite sœur, ma promise, par un seul mouvement de ton cou gracieux.
      10 Comme ton amour me ravit, petite sœur, ma promise ! Je le trouve plus enivrant que le vin, et ton huile parfumée m’enchante plus que tous les baumes odorants.
      11 Ma promise, sur tes lèvres mon baiser recueille un suc de fleurs, et ta langue cache un lait parfumé de miel. Les vêtements que tu portes ont l’odeur des bois du Liban.
      12 Tu es mon jardin privé, petite sœur, ma promise, ma source personnelle, ma fontaine réservée.
      13 Tu as la fraîcheur d’un verger de paradis planté de grenadiers aux fruits exquis. S’y croisent les parfums du henné et du nard,
      14 du nard et du safran, du laurier et de la cannelle avec ceux de tous les bois odorants ; et aussi les senteurs de myrrhe et d’aloès avec celles des baumes les plus fins.
      15 Le jardin a une source, une fontaine d’eau courante dévalant les pentes du Liban.
      16 Réveillez-vous, venez, vents du nord et du midi, répandez les parfums de mon jardin, pour qu’il exhale ses senteurs ! Et toi, mon amour, viens à ton jardin pour en manger les fruits exquis.

      Cantique 5

      1 Je viens à mon jardin, petite sœur, ma promise, et j’y fais ma cueillette de myrrhe et d’herbes parfumées ; j’y mange mon rayon de miel, j’y bois mon vin et mon lait. Amis Mangez, mes amis, buvez, enivrez-vous d’amour.
      2 J’étais endormie, mais mon cœur restait en éveil. J’entends quelque chose, c’est mon bien-aimé qui frappe à la porte : Lui « Ouvre-moi, petite sœur, ma tendre amie, ma colombe, mon trésor. J’ai la tête couverte de rosée et les cheveux trempés des gouttes de la nuit.
      3 J’ai retiré mes vêtements, je ne vais pas me rhabiller ! Je viens de me laver les pieds, je ne vais pas les resalir ! »
      4 Mon bien-aimé passe la main par le guichet de la porte, et j’en ai le cœur battant.
      5 D’un bond je suis debout pour ouvrir à mon bien-aimé. J’ai les mains et les doigts couverts d’huile de myrrhe, quand je saisis la poignée du verrou.
      6 J’ouvre à mon bien-aimé ; mais il est parti, il n’est plus là. Je sors à sa poursuite, je le cherche, sans le trouver. J’ai beau l’appeler, pas de réponse.
      7 Mais je rencontre les gardes, qui font leur ronde sur les remparts de la ville. Ils me frappent, ils me blessent, ils m’arrachent mon châle.
      8 Ah, filles de la capitale, je vous le demande instamment : si vous rencontrez mon bien-aimé, que lui raconterez-vous ? Que je suis malade d’amour ! Dites-le-lui.
      9 Dis-nous, la belle, qu’a-t-il de plus qu’un autre, ton amoureux ? Oui, qu’a-t-il de plus qu’un autre pour que tu nous fasses pareille demande ?
      10 Mon bien-aimé est reconnaissable entre dix mille à son teint resplendissant et cuivré.
      11 Sa tête est dorée. Il a les cheveux bouclés comme les fleurs de dattier, et d’un noir de corbeau.
      12 Ses yeux ont le charme des colombes penchées sur un ruisseau ; leur iris semble baigner dans du lait, comme logé dans un écrin.
      13 Ses joues sont une plate-bande odorante, semée d’herbes parfumées. Ses lèvres ont l’éclat de l’anémone où perle une huile de myrrhe.
      14 Ses bras sont comme un anneau d’or chargé de pierreries. Son corps est une plaque d’ivoire couverte de saphirs.
      15 Ses jambes font penser à des colonnes de marbre blanc, solidement plantées sur des socles d’or fin. Il a fière allure, comme les monts du Liban ; il a la distinction des cèdres.
      16 Sa bouche est douce à mon baiser, tout en lui appelle mon désir. Voilà mon bien-aimé, filles de la capitale, voilà mon ami !

      Cantique 6

      1 Dis-nous, la belle, où est-il allé, ton amoureux ? Quelle direction a-t-il prise ? Nous voulons le chercher avec toi.
      2 Mon bien-aimé descendra à son jardin, à ses plates-bandes odorantes, pour y trouver sa pâture et y cueillir les anémones.
      3 Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi. Il trouve sa pâture là où poussent les anémones.
      4 Tu es belle, ma tendre amie, comme la cité de Tirsa-la-Jolie, ravissante comme Jérusalem, troublante comme un mirage.
      5 Détourne un peu les yeux, car ton regard me trouble. Tes cheveux évoquent un troupeau de chèvres dévalant du mont Galaad.
      6 Tes dents me font penser à un troupeau de brebis qui remontent du point d’eau. Chacune a sa sœur jumelle, aucune ne manque à l’appel.
      7 Derrière ton voile tes pommettes ont la rougeur d’une tranche de grenade.
      8 Le roi peut bien avoir soixante reines, quatre-vingts concubines et des jeunes femmes sans nombre,
      9 pour moi il n’y a qu’une femme au monde, c’est ma colombe, c’est mon trésor, seule fille de sa mère et son enfant préférée. Les autres femmes, en la voyant, vantent son bonheur. Reines et concubines du roi font d’elle cet éloge :
      10 « Quelle est donc cette femme, qui a la fierté de l’aurore, la beauté de la lune, l’éclat du soleil, et vous trouble autant qu’un mirage ? »
      11 Je suis descendu au parc des noyers, pour voir les jeunes pousses dans le vallon, pour voir si la vigne bourgeonne et si les grenadiers sont en fleur.
      12 Mais je n’y comprends plus rien ; tu me fais perdre mes moyens, fille de noble race.

      Cantique 7

      1 Tourne-toi, tourne-toi, Sulamite, tourne-toi donc et laisse-nous te regarder. Pourquoi regarder la Sulamite entraînée dans la danse à deux camps ?
      2 Que tes pieds sont jolis dans leurs sandales, princesse ! La courbe de tes hanches fait penser à un collier sorti des mains d’un artiste.
      3 Le bas de ton ventre est une coupe ronde, où le vin parfumé ne devrait pas manquer. Ton ventre est un tas de blé entouré d’anémones.
      4 Tes deux seins sont comme deux cabris, comme les jumeaux d’une gazelle.
      5 Ton cou ressemble à la Tour-d’ivoire. Tes yeux me rappellent les étangs de Hèchebon, à la sortie de cette grande cité. Ton nez est aussi gracieux que la Tour-du-Liban, qui monte la garde en face de Damas.
      6 Ta tête se dresse fièrement comme le mont Carmel. Les mèches de tes cheveux ont des reflets de pourpre ; un roi est pris à leurs boucles.
      7 Que tu es belle et gracieuse, mon amour, toi qui fais mes délices !
      8 Et quelle ligne élancée ! On dirait un palmier-dattier ; tes seins en sont les régimes.
      9 Ce qui me fait dire : « Il faut que je monte au palmier pour mettre la main sur ses régimes ! » Que tes seins soient aussi pour moi comme des grappes de raisin, et le parfum de ton haleine comme l’odeur des pommes !
      10 Que ta bouche m’enivre comme le bon vin... ! Elle... oui, un bon vin réservé à mon bien-aimé et glissant sur nos lèvres endormies.
      11 Je suis à mon bien-aimé et c’est moi qu’il désire.
      12 Viens, mon amour, sortons, allons passer la nuit parmi les fleurs de henné.
      13 Nous serons de bonne heure aux vignes, nous verrons si elles bourgeonnent ou même si les bourgeons s’ouvrent, et si les grenadiers sont en fleur. Et là je te donnerai mon amour.
      14 Les pommes d’amour libèrent leur senteur. A notre porte nous avons toutes sortes de fruits exquis, des nouveaux et des anciens. Mon amour, je les ai réservés pour toi.

      Cantique 8

      1 Ah, comme j’aimerais que tu sois mon frère, nourri au sein de ma mère ! Quand je te rencontrerais dehors, je pourrais t’embrasser sans provoquer les critiques.
      2 Je te mènerais jusque chez ma mère, et tu m’apprendrais l’amour. Je te ferais goûter à mon vin parfumé et à mon jus de grenade.
      3 Sa main gauche soutient ma tête, son bras droit m’enlace la taille.
      4 Ah, filles de la capitale, je vous le demande instamment : pourquoi réveiller l’amour, pourquoi le provoquer avant qu’il y consente ?
      5 Quelle est cette femme, qui arrive du désert appuyée au bras de son bien-aimé ? Elle Je te réveille sous le pommier, là où ta mère t’a conçu, là où elle t’a mis au monde.
      6 Place-moi contre ton cœur, comme ton cachet personnel ; garde-moi près de toi, comme la pierre gravée à ton nom que tu portes au bras. C’est que l’amour est aussi fort que la mort. Comme la mort aussi la passion vous tient. Elle est une flamme ardente, elle frappe comme la foudre.
      7 Toute l’eau des océans ne suffirait pas à éteindre le feu de l’amour. Et toute l’eau des fleuves serait incapable de le noyer. Imaginons quelqu’un qui offrirait tous ses biens pour acheter l’amour : il ne manquerait pas de recueillir le mépris.
      8 Nous avons une sœur, mais elle est trop jeune, elle n’a pas encore les seins formés. Que ferons-nous pour elle, quand il sera question de la marier ?
      9 Si elle est un rempart, pour défendre sa vertu nous couronnerons ce rempart de créneaux d’argent. Si elle est une porte ouverte, nous bloquerons cette porte par une barre de cèdre.
      10 Je suis un rempart, moi ; mes seins en sont les tours. Alors, pour lui, je suis celle qui fait son bonheur.
      11 Salomon possède une vigne à Baal-Hamon, et l’a confiée à des gardiens. Le droit de vendange est fixé à mille pièces d’argent.
      12 Salomon, tu peux garder les mille pièces d’argent, dont deux cents pour les gardiens ; ma vigne à moi, je la garde moi-même.
      13 Ma belle, toi qui te tiens dans le jardin, il y a ici des camarades, qui essaient d’écouter ce que tu dis. Mais c’est à moi que tu dois dire :
      14 « pars vite d’ici, mon amour, et leste comme une gazelle ou un jeune cerf, rends-toi sur les monts parfumés. »
    • Cantique 1

      1 Le Cantique des cantiques, qui est de Salomon.
      2 Qu'il me baise des baisers de sa bouche ; car tes amours sont plus agréables que le vin.
      3 A cause de l'odeur de tes excellents parfums, ton nom est [comme] un parfum répandu : c'est pourquoi les filles t'ont aimé.
      4 Tire-moi, et nous courrons après toi ; lorsque le Roi m'aura introduite dans ses cabinets, nous nous égayerons et nous nous réjouirons en toi ; nous célébrerons tes amours plus que le vin ; les hommes droits t'ont aimé.
      5 Ô filles de Jérusalem, je suis brune, mais de bonne grâce ; je suis comme les tentes de Kédar, et comme les courtines de Salomon.
      6 Ne prenez pas garde à moi, de ce que je suis brune, car le soleil m'a regardée ; les enfants de ma mère se sont mis en colère contre moi, ils m'ont mise à garder les vignes ; et je n'ai point gardé la vigne qui était à moi.
      7 Déclare-moi, toi qu'aime mon âme, où tu pais, et où tu fais reposer [ton troupeau] sur le midi ; car pourquoi serais-je comme une femme errante vers les parcs de tes compagnons ?
      8 Si tu ne le sais pas, ô la plus belle d'entre les femmes ! sors après les traces du troupeau, et pais tes chevrettes près des cabanes des bergers.
      9 Ma grande amie, je te compare au plus beau couple de chevaux que j'aie aux chariots de Pharaon.
      10 Tes joues ont bonne grâce avec les atours, et ton cou avec les colliers.
      11 Nous te ferons des atours d'or, avec des boutons d'argent.
      12 Tandis que le Roi a été assis à table, mon aspic a rendu son odeur.
      13 Mon bien-aimé est avec moi comme un sachet de myrrhe ; il passera la nuit entre mes mamelles.
      14 Mon bien-aimé m'est comme une grappe de troëne dans les vignes d'Henguédi.
      15 Te voilà belle, ma grande amie, te voilà belle ; tes yeux sont [comme] ceux des colombes.
      16 Te voilà beau, mon bien-aimé ; que tu es agréable ! aussi notre couche est-elle féconde.
      17 Les poutres de nos maisons sont de cèdre, et nos soliveaux de sapin.

      Cantique 2

      1 Je suis la rose de Saron, et le muguet des vallées.
      2 Tel qu'est le muguet entre les épines, telle est ma grande amie entre les filles.
      3 Tel qu'est le pommier entre les arbres d'une forêt, tel est mon bien-aimé entre les jeunes hommes ; j'ai désiré son ombre, et m'y suis assise, et son fruit a été doux à mon palais.
      4 Il m'a menée dans la salle du festin ; et sa livrée, laquelle je porte, c'est AMOUR.
      5 Faites-moi revenir [les forces] avec les liqueurs ; faites-moi un lit de pommes ; car je me pâme d'amour.
      6 Que sa main gauche soit sous ma tête, et que sa droite m'embrasse.
      7 Filles de Jérusalem, je vous adjure par les chevreuils et par les biches des champs, que vous ne réveilliez point celle que j'aime, que vous ne la réveilliez point, jusqu'à ce qu'elle le veuille.
      8 C'est ici la voix de mon bien-aimé ; le voici qui vient, sautelant sur les montagnes, et bondissant sur les coteaux.
      9 Mon bien-aimé est semblable au chevreuil, ou au faon des biches ; le voilà qui se tient derrière notre muraille ; il regarde par les fenêtres, il se fait voir par les treillis.
      10 Mon bien-aimé a pris la parole, et m'a dit : Lève-toi, ma grande amie, ma belle, et t'en viens.
      11 Car voici, l'hiver est passé, la pluie est passée, elle s'en est allée.
      12 Les fleurs paraissent en la terre, le temps des chansons est venu, et la voix de la tourterelle a déjà été ouïe dans notre contrée.
      13 Le figuier a poussé ses figons, et les vignes leurs grappes, et elles rendent de l'odeur. Lève-toi, ma grande amie, ma belle, et t'en viens.
      14 Ma colombe, qui te tiens dans les fentes de la roche, dans les enfoncements des lieux escarpés, fais-moi voir ton regard, fais-moi ouïr ta voix ; car ta voix est douce, et ton regard est gracieux.
      15 Prenez-nous les renards, et les petits renards, qui gâtent les vignes, depuis que nos vignes ont poussé des grappes.
      16 Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui ; il paît [son troupeau] parmi les muguets.
      17 Avant que le vent du jour souffle, et que les ombres s'enfuient, retourne mon bien-aimé, et [sois] comme le chevreuil, ou le faon des biches, sur les montagnes entrecoupées.

      Cantique 3

      1 J'ai cherché durant les nuits sur mon lit celui qu'aime mon âme ; je l'ai cherché, mais je ne l'ai point trouvé.
      2 Je me lèverai maintenant, et je ferai le tour de la ville, des carrefours et des places, et je chercherai celui qu'aime mon âme. Je l'ai cherché, mais je ne l'ai point trouvé.
      3 Le guet, qui faisait la ronde par la ville, m'a trouvée. N'avez-vous point vu, [leur ai-je dit], celui qu'aime mon âme ?
      4 A peine les avais-je passés, que je trouvai celui qu'aime mon âme ; je le pris, et je ne le lâcherai point que je ne l'aie amené à la maison de ma mère, et dans la chambre de celle qui m'a conçue.
      5 Filles de Jérusalem, je vous adjure par les chevreuils et par les biches des champs, que vous ne réveilliez point celle que j'aime, que vous ne la réveilliez point, jusqu'à ce qu'elle le veuille.
      6 Qui est celle-ci qui monte du désert, comme des colonnes de fumée en forme de palmiers, parfumée de myrrhe et d'encens, et de toute sorte de poudre de parfumeur ?
      7 Voici le lit de Salomon, autour duquel il y a soixante vaillants hommes, des plus vaillants d'Israël ;
      8 tous maniant l'épée, et très-bien dressés à la guerre, ayant chacun son épée sur sa cuisse à cause des frayeurs de la nuit.
      9 Le Roi Salomon s'est fait un lit de bois du Liban.
      10 Il a fait ses piliers d'argent et l'intérieur d'or, son ciel d'écarlate, et au milieu il a placé celle qu'il aime entre les filles de Jérusalem.
      11 Sortez, filles de Sion, et regardez le Roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l'a couronné au jour de ses épousailles, et au jour de la joie de son coeur.

      Cantique 4

      1 Te voilà belle, ma grande amie, te voilà belle ; tes yeux sont [comme] ceux des colombes entre tes tresses ; tes cheveux sont comme [le poil] d'un troupeau de chèvres lesquelles on tond, [lorsqu'elles sont descendues] de la montagne de Galaad.
      2 Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues, qui remontent du lavoir, et qui sont toutes deux à deux, et il n'y en a pas une qui manque.
      3 Tes lèvres sont comme un fil teint en écarlate. Ton parler est gracieux ; ta tempe est comme une pièce de pomme de grenade au dedans de tes tresses.
      4 Ton cou est comme la tour de David, bâtie à créneaux, à laquelle pendent mille boucliers, et toutes les grands boucliers des vaillants hommes.
      5 Tes deux mamelles sont comme deux faons jumeaux d'une chevrette, qui paissent parmi le muguet.
      6 Avant que le vent du jour souffle, et que les ombres s'enfuient, je m'en irai à la montagne de myrrhe, et au coteau d'encens.
      7 Tu es toute belle, ma grande amie, et il n'[y a] point de tache en toi.
      8 Viens du Liban avec moi, mon Epouse, viens du Liban avec moi ; regarde du sommet d'Amana, du sommet de Senir et de Hermon, des repaires des lions, et des montagnes des léopards.
      9 Tu m'as ravi le coeur, ma soeur, mon Epouse ; tu m'as ravi le coeur, par l'un de tes yeux, et par l'un des colliers de ton cou.
      10 Combien sont belles tes amours, ma soeur, mon épouse ? combien sont tes amours meilleures que le vin ? et l'odeur de tes parfums plus qu'aucune drogue aromatique ?
      11 Tes lèvres, mon Epouse, distillent des rayons de miel ; le miel et le lait sont sous ta langue, et l'odeur de tes vêtements est comme l'odeur du Liban.
      12 Ma soeur, mon Epouse, tu es un jardin clos, une source close ; et une fontaine cachetée.
      13 Tes rejetons sont un parc de grenadiers, avec des fruits délicieux, de troëne, avec l'aspic ;
      14 l'aspic et le safran, la canne odoriférante et le cinnamome, avec tout arbre d'encens ; la myrrhe et l'aloès, avec toutes les principales drogues aromatiques.
      15 Ô fontaine des jardins ! ô puits d'eau vive ! et ruisseaux coulant du Liban.
      16 Lève-toi bise, et viens, vent du Midi, souffle dans mon jardin ; afin que ses drogues aromatiques distillent. Que mon bien-aimé vienne en son jardin, et qu'il mange de ses fruits délicieux.

      Cantique 5

      1 Je suis venu dans mon jardin, ma soeur, mon épouse ; j'ai cueilli ma myrrhe, avec mes drogues aromatiques ; j'ai mangé mes rayons de miel, et mon miel ; j'ai bu mon vin et mon lait ; Mes amis, mangez, buvez ; faites bonne chère, mes bien-aimés.
      2 J'étais endormie, mais mon coeur veillait ; et voici la voix de mon bien-aimé qui heurtait, [en disant] : Ouvre-moi, ma soeur, ma grande amie, ma colombe, ma parfaite ; car ma tête est pleine de rosée ; et mes cheveux de l'humidité de la nuit.
      3 J'ai dépouillé ma robe, [lui dis-je], comment la revêtirais-je ? J'ai lavé mes pieds, comment les souillerais-je ?
      4 Mon bien-aimé a avancé sa main par le trou de la porte, et mes entrailles ont été émues à cause de lui.
      5 Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé, et la myrrhe a distillé de mes mains, et la myrrhe franche de mes doigts, sur les garnitures du verrou.
      6 J'ai ouvert à mon bien-aimé, mais mon bien-aimé s'était retiré, il avait passé ; mon âme se pâma de l'avoir ouï parler ; je le cherchai, mais je ne le trouvai point ; je l'appelai, mais il ne me répondit point.
      7 Le guet qui faisait la ronde par la ville me trouva, ils me battirent, ils me blessèrent ; les gardes des murailles m'ôtèrent mon voile de dessus moi.
      8 Filles de Jérusalem, je vous adjure, si vous trouvez mon bien-aimé, que vous lui rapportiez ; et quoi ? Que je me pâme d'amour.
      9 Qu'est-ce de ton bien-aimé plus que d'un autre, ô la plus belle d'entre les femmes ? Qu'est-ce de ton bien-aimé plus que d'un autre, que tu nous aies ainsi conjurées ?
      10 Mon bien-aimé est blanc et vermeil, un porte-enseigne [choisi] entre dix mille.
      11 Sa tête est un or très-fin ; ses cheveux sont crépus, noirs comme un corbeau.
      12 Ses yeux sont comme ceux des colombes sur les ruisseaux des eaux courantes, lavés dans du lait, et [comme] enchâssés dans des chatons d'[anneau. ]
      13 Ses joues sont comme un carreau de drogues aromatiques, et [comme] des fleurs parfumées, ses lèvres sont [comme] du muguet ; elles distillent la myrrhe franche.
      14 Ses mains sont [comme] des anneaux d'or, où il y a des chrysolithes enchâssées ; son ventre est comme d'un ivoire bien poli, couvert de saphirs.
      15 Ses jambes sont [comme] des piliers de marbre, fondés sur des soubassements de fin or ; son port est [comme] le Liban ; il est exquis comme les cèdres.
      16 Son palais n'est que douceur ; tout ce qui est en lui est aimable. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, filles de Jérusalem.

      Cantique 6

      1 Où est allé ton bien-aimé, ô la plus belle des femmes ? De quel côté est allé ton bien-aimé, et nous le chercherons avec toi ?
      2 Mon bien-aimé est descendu dans son verger, aux carreaux des drogues aromatiques, pour paître [son troupeau] dans les vergers, et cueillir du muguet.
      3 Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi ; il paît [son troupeau] parmi le muguet.
      4 Ma grande amie, tu es belle comme Tirtsa, agréable comme Jérusalem, redoutable comme des armées qui marchent à enseignes déployées.
      5 Détourne tes yeux qu'ils ne me regardent ; car ils me forcent ; Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres qu'on tond [lorsqu'elles sont descendues] de Galaad.
      6 Tes dents sont comme un troupeau de brebis qui remontent du lavoir, et qui sont toutes deux à deux, et il n'y en a pas une qui manque.
      7 Ta tempe est comme une pièce de pomme de grenade au dedans de tes tresses.
      8 [Qu'il y ait] soixante Reines, et quatre-vingts concubines, et des vierges sans nombre ;
      9 Ma colombe, ma parfaite, est unique ; elle est unique à sa mère, à celle qui l'a enfantée ; les filles l'ont vue, et l'ont dite bienheureuse ; les Reines et les concubines l'ont louée, [en disant] :
      10 Qui est celle-ci qui paraît comme l'aube du jour, belle comme la lune, brillante comme le soleil, redoutable comme des armées qui marchent à enseignes déployées ?
      11 Je suis descendu au verger des noyers, pour voir les fruits de la vallée qui mûrissent, et pour voir si la vigne s'avance, et si les grenadiers ont poussé leur fleur.
      12 Je ne me suis point aperçu que mon affection m'a rendu semblable aux chariots d'Haminadab.
      13 Reviens, reviens, ô Sulamite ! reviens, reviens, et que nous te contemplions. Que contempleriez-vous en la Sulamite ? Comme une danse de deux bandes.

      Cantique 7

      1 Fille de Prince, combien sont belles tes démarches, avec [ta] chaussure ! Le tour de tes hanches est comme des colliers travaillés de la main d'un excellent ouvrier.
      2 Ton nombril est [comme] une tasse ronde, toute comble de breuvage, ton ventre est [comme] un tas de blé entouré de muguet.
      3 Tes deux mamelles sont comme deux faons jumeaux d'une chevrette.
      4 Ton cou est comme une tour d'ivoire ; tes yeux sont [comme] les viviers qui sont en Hesbon, près de la porte de Bathrabbim ; ton visage est comme la tour du Liban qui regarde vers Damas.
      5 Ta tête est sur toi comme du cramoisi, et les cheveux fins de ta tête sont comme de l'écarlate ; Le Roi est attaché aux galeries [pour te contempler].
      6 Que tu es belle, et que tu es agréable, amour délicieuse !
      7 Ta taille est semblable à un palmier, et tes mamelles à des grappes.
      8 J'ai dit : Je monterai sur le palmier, et j'empoignerai ses branches ? et tes mamelles me seront maintenant comme des grappes de vigne ; et l'odeur de ton visage, comme l'odeur des pommes ;
      9 Et ton palais comme le bon vin qui coule en faveur de mon bien-aimé, et qui fait parler les lèvres des dormants.
      10 Je suis à mon bien-aimé, et son désir est vers moi.
      11 Viens, mon bien-aimé, sortons aux champs, passons la nuit aux villages.
      12 Levons-nous dès le matin pour aller aux vignes, et voyons si la vigne est avancée, et si la grappe est formée, et si les grenadiers sont fleuris ; là je te donnerai mes amours.
      13 Les mandragores jettent leur odeur, et à nos portes il y a de toutes sortes de fruits exquis, des fruits nouveaux, et des fruits gardés, que je t'ai conservés, ô mon bien-aimé.

      Cantique 8

      1 Plût à Dieu que tu me fusses comme un frère qui a sucé les mamelles de ma mère ! je t'irais trouver dehors, je te baiserais, et on ne m'en mépriserait point.
      2 Je t'amènerais, je t'introduirais dans la maison de ma mère, tu m'enseignerais, et je te ferais boire du vin mixtionné d'aromates, et du moût de mon grenadier.
      3 Que sa main gauche soit sous ma tête, et que sa droite m'embrasse.
      4 Je vous adjure, Filles de Jérusalem, que vous ne réveilliez point celle que j'aime, que vous ne la réveilliez point, jusqu'à ce qu'elle le veuille.
      5 Qui est celle-ci qui monte du désert, mollement appuyée sur son bien-aimé ? Je t'ai réveillée sous un pommier, là où ta mère t'a enfantée, là où celle qui t'a conçue, t'a enfanté.
      6 Mets-moi comme un cachet sur ton coeur, comme un cachet sur ton bras ; car l'amour est fort comme la mort, et la jalousie est cruelle comme le sépulcre ; leurs embrasements sont des embrasements de feu, et une flamme très-véhémente.
      7 Beaucoup d'eaux ne pourraient point éteindre cet amour-là, et les fleuves mêmes ne le pourraient pas noyer ; si quelqu'un donnait tous les biens de sa maison pour cet amour, certainement on n'en tiendrait aucun compte.
      8 Nous avons une petite soeur qui n'a pas encore de mamelles ; que ferons nous à notre soeur le jour qu'on parlera d'elle ?
      9 Si elle est [comme] une muraille, nous bâtirons sur elle un palais d'argent ; et si elle est [comme] une porte, nous la renforcerons d'un entablement de cèdre.
      10 Je suis [comme] une muraille, et mes mamelles sont comme des tours ; j'ai été alors si favorisée de lui, que j'ai trouvé la paix.
      11 Salomon a eu une vigne en Bahalhamon, qu'il a donnée à des gardes, et chacun d'eux en doit apporter pour son fruit mille [pièces] d'argent.
      12 Ma vigne, qui est à moi, est à mon commandement : Ô Salomon, que les mille [pièces d'argent soient] à toi, et [qu'il y en ait] deux cents pour les gardes du fruit de la vigne.
      13 Ô toi qui habites dans les jardins, les amis sont attentifs à ta voix ; fais que je l'entende.
      14 Mon bien-aimé, fuis-t'en aussi vite qu'un chevreuil, ou qu'un faon de biche, sur les montagnes des drogues aromatiques.
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