Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

La Bible Chronologique - Jour 170

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 170

Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Ecclésiaste 1

      1 Les paroles de l'Ecclésiaste, fils de David, Roi de Jérusalem.
      2 Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste ; vanité des vanités, tout est vanité.
      3 Quel avantage a l'homme de tout son travail auquel il s'occupe sous le soleil ?
      4 Une génération passe, et l'autre génération vient, mais la terre demeure toujours ferme.
      5 Le soleil aussi se lève, et le soleil se couche, et il soupire après le lieu d'où il se lève.
      6 Le vent va vers le Midi, et tournoie vers l'Aquilon ; il va tournoyant çà et là, et il retourne après ses circuits.
      7 Tous les fleuves vont en la mer, et la mer n'en est point remplie ; les fleuves retournent au lieu d'où ils étaient partis, pour revenir [en la mer].
      8 Toutes choses travaillent [plus que] l'homme ne saurait dire : l'œil n'est jamais rassasié de voir, ni l'oreille assouvie d'ouïr.
      9 Ce qui a été, c'est ce qui sera ; et ce qui a été fait, est ce qui se fera, et il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
      10 Y a-t-il quelque chose dont on puisse dire : Regarde cela, il est nouveau ? Il a déjà été dans les siècles qui ont été avant nous.
      11 On ne se souvient point des choses qui ont précédé, on ne se souviendra point des choses qui seront à l'avenir, et ceux qui viendront n'en auront aucun souvenir.
      12 Moi l'Ecclésiaste, j'ai été Roi sur Israël à Jérusalem ;
      13 Et j'ai appliqué mon cœur à rechercher et à sonder par la sagesse tout ce qui se faisait sous les cieux, ce qui est une occupation fâcheuse que Dieu a donnée aux hommes, afin qu'ils s'y occupent.
      14 J'ai regardé tout ce qui se faisait sous le soleil, et voilà tout est vanité, et rongement d'esprit.
      15 Ce qui est tortu ne se peut redresser ; et les défauts ne se peuvent nombrer.
      16 J'ai parlé en mon cœur, disant : Voici, je me suis agrandi et accru en sagesse, par-dessus tous ceux qui ont été avant moi sur Jérusalem, et mon cœur a vu beaucoup de sagesse et de science.
      17 Et j'ai appliqué mon cœur à connaître la sagesse, et à connaître les sottises et la folie, [mais] j'ai reconnu que cela aussi était un rongement d'esprit.
      18 Car où il y a abondance de sagesse, il y a abondance de chagrin ; et celui qui s'accroît de la science, s'accroît du chagrin.

      Ecclésiaste 2

      1 J'ai dit en mon cœur : Voyons, que je t'éprouve maintenant par la joie, et prends du bon temps ; et voilà, cela aussi est une vanité.
      2 J'ai dit touchant le ris : Il est insensé ; et touchant la joie : De quoi sert-elle ?
      3 J'ai recherché en moi-même le moyen de me traiter délicatement, de faire que mon cœur s'accoutumât cependant à la sagesse, et qu'il comprît ce que c'est que la folie, jusques à ce que je visse ce qu'il serait bon aux hommes de faire sous les cieux, pendant les jours de leur vie.
      4 Je me suis fait des choses magnifiques ; je me suis bâti des maisons ; je me suis planté des vignes.
      5 Je me suis fait des jardins et des vergers, et j'y ai planté des arbres fruitiers de toutes sortes.
      6 Je me suis fait des réservoirs d'eaux, pour en arroser le parc planté d'arbres.
      7 J'ai acquis des hommes et des femmes esclaves ; et j'ai eu des esclaves nés en ma maison, et j'ai eu plus de gros et de menu bétail que tous ceux qui ont été avant moi dans Jérusalem.
      8 Je me suis aussi amassé de l'argent et de l'or, et des plus précieux joyaux qui se trouvent chez les Rois et dans les Provinces ; je me suis acquis des chanteurs et des chanteuses, et les délices des hommes, une harmonie d'instruments de musique, même plusieurs harmonies de toutes sortes d'instruments ;
      9 Je me suis agrandi, et je me suis accru plus que tous ceux qui ont été avant moi dans Jérusalem, et ma sagesse est demeurée avec moi.
      10 Enfin, je n'ai rien refusé à mes yeux de tout ce qu'ils ont demandé, et je n'ai épargné aucune joie à mon cœur ; car mon cœur s'est réjoui de tout mon travail ; et c'est là tout ce que j'ai eu de tout mon travail.
      11 Mais ayant considéré toutes mes œuvres que mes mains avaient faites, et tout le travail auquel je m'étais occupé en les faisant, voilà tout était vanité, et rongement d'esprit ; tellement que l'homme n'a aucun avantage de ce qui est sous le soleil.
      12 Puis je me suis mis à considérer tant la sagesse, que les sottises, et la folie, (or qui est l'homme qui pourrait suivre le Roi en ce qui a été déjà fait ?)
      13 Et j'ai vu que la sagesse a beaucoup d'avantage sur la folie, comme la lumière a beaucoup d'avantage sur les ténèbres.
      14 Le sage a ses yeux en sa tête, et le fou marche dans les ténèbres ; mais j'ai aussi connu qu'un même accident leur arrive à tous.
      15 C'est pourquoi j'ai dit en mon cœur : Il m'arrivera comme au fou ; de quoi donc me servira-t-il alors d'avoir été plus sage ? C'est pourquoi j'ai dit en mon cœur, que cela aussi est une vanité.
      16 Car on ne se souviendra pas du sage, non plus que du fou ; parce que ce qui est maintenant, va être oublié dans les jours qui suivent ; et comment le sage meurt-il de même que le fou ?
      17 C'est pourquoi j'ai haï cette vie, à cause que les choses qui se sont faites sous le soleil m'ont déplu ; car tout est vanité, et rongement d'esprit.
      18 J'ai aussi haï tout mon travail, auquel je me suis occupé sous le soleil, parce que je le laisserai à l'homme qui sera après moi.
      19 Et qui sait s'il sera sage ou fou ? Cependant il sera maître de tout mon travail, auquel je me suis occupé, et de ce en quoi j'ai été sage sous le soleil ; cela aussi est une vanité.
      20 C'est pourquoi j'ai fait en sorte que mon cœur perdît toute espérance de tout le travail auquel je m'étais occupé sous le soleil.
      21 Car il y a tel homme, dont le travail a été avec sagesse, science, et adresse, qui néanmoins le laisse à celui qui n'y a point travaillé [comme étant] sa part ; cela aussi est une vanité et un grand mal.
      22 Car qu'est-ce que l'homme a de tout son travail, et du rongement de son cœur, dont il se travaille sous le soleil ?
      23 Puisque tous ses jours ne sont que douleurs, et son occupation que chagrin ; même la nuit son cœur ne repose point ; cela aussi est une vanité.
      24 N'est-ce donc pas un bien pour l'homme de manger, et de boire, et de faire que son âme jouisse du bien dans son travail ? J'ai vu aussi que cela vient de la main de Dieu.
      25 Car qui en mangera, et qui s'en sentira plutôt que moi ?
      26 Parce que Dieu donne à celui qui lui est agréable, de la sagesse, de la science, et de la joie ; mais il donne au pécheur de l'occupation à recueillir et à assembler, afin que cela soit donné à celui qui est agréable à Dieu ; cela aussi est une vanité, et un rongement d'esprit.

      Ecclésiaste 3

      1 A toute chose sa saison, et à toute affaire sous les cieux, son temps.
      2 Il y a un temps de naître, et un temps de mourir ; un temps de planter, et un temps d'arracher ce qui est planté ;
      3 Un temps de tuer, et un temps de guérir ; un temps de démolir, et un temps de bâtir ;
      4 Un temps de pleurer, et un temps de rire ; un temps de lamenter, et un temps de sauter [de joie] ;
      5 Un temps de jeter des pierres, et un temps de les ramasser ; un temps d'embrasser, et un temps de s'éloigner des embrassements ;
      6 Un temps de chercher, et un temps de laisser perdre ; un temps de garder, et un temps de rejeter ;
      7 Un temps de déchirer, et un temps de coudre ; un temps de se taire, et un temps de parler ;
      8 Un temps d'aimer, et un temps de haïr ; un temps de guerre, et un temps de paix.
      9 Quel avantage a celui qui travaille, de ce en quoi il se travaille ?
      10 J'ai considéré cette occupation que Dieu a donnée aux hommes pour s'y appliquer.
      11 Il a fait que toutes choses sont belles en leur temps ; aussi a-t-il mis le monde en leur cœur, sans toutefois que l'homme puisse comprendre d'un bout à l'autre l'œuvre que Dieu a faite.
      12 C'est pourquoi j'ai connu qu'il n'y a rien de meilleur aux hommes, que de se réjouir, et de bien faire pendant leur vie.
      13 Et même, que chacun mange et boive, et qu'il jouisse du bien de tout son travail, c'est un don de Dieu.
      14 J'ai connu que quoi que Dieu fasse, c'est toujours lui-même, on ne saurait qu'y ajouter, ni qu'en diminuer ; et Dieu le fait afin qu'on le craigne.
      15 Ce qui a été, est maintenant ; et ce qui doit être, a déjà été ; et Dieu rappelle ce qui est passé.
      16 J'ai encore vu sous le soleil, qu'au lieu établi pour juger, il y a de la méchanceté ; et qu'au lieu établi pour faire justice, il y a aussi de la méchanceté.
      17 [Et] j'ai dit en mon cœur : Dieu jugera le juste et l'injuste ; car il y a là un temps pour toute chose, et sur toute œuvre.
      18 J'ai pensé en mon cœur sur l'état des hommes, que Dieu les en éclaircirait, et qu'ils verraient qu'ils ne sont que des bêtes.
      19 Car l'accident qui arrive aux hommes, et l'accident qui arrive aux bêtes est un même accident : telle qu'est la mort de l'un, telle est la mort de l'autre ; et ils ont tous un même souffle, et l'homme n'a point d'avantage sur la bête ; car tout est vanité.
      20 Tout va en un même lieu ; tout a été fait de la poudre, et tout retourne en la poudre.
      21 Qui est-ce qui connaît que le souffle des hommes monte en haut, et que le souffle de la bête descend en bas en terre ?
      22 J'ai donc connu qu'il n'y a rien de meilleur à l'homme que de se réjouir en ce qu'il fait ; parce que c'est là sa portion ; car qui est-ce qui le ramènera pour voir ce qui sera après lui ?

      Ecclésiaste 4

      1 Puis je me suis mis à regarder toutes les injustices qui se font sous le soleil ; et voilà les larmes de ceux à qui on fait tort, et ils n'ont point de consolation ; et la force est du côté de ceux qui leur font tort, et ils n'ont point de consolateur.
      2 C'est pourquoi j'estime plus les morts qui sont déjà morts, que les vivants qui sont encore vivants.
      3 Même j'estime celui qui n'a pas encore été, plus heureux que les uns et les autres ; car il n'a pas vu les mauvaises actions qui se font sous le soleil.
      4 Puis j'ai regardé tout le travail, et l'adresse de chaque métier, [et j'ai vu] que l'un porte envie à l'autre ; cela aussi est une vanité, et un rongement d'esprit.
      5 Le fou tient ses mains ployées, et se consume soi-même, [en disant] :
      6 Mieux vaut plein le creux de la main, avec repos, que pleines les deux paumes, [avec] travail et rongement d'esprit.
      7 Puis je me suis mis à regarder une [autre] vanité sous le soleil ;
      8 C'est qu'il y a tel qui est seul, et qui n'a point de second, qui aussi n'a ni fils ni frère, et qui cependant ne met nulle fin à son travail ; même son œil ne voit jamais assez de richesses, [et il ne dit point en lui-même] : Pour qui est-ce que je travaille, et que je prive mon âme du bien ? Cela aussi [est] une vanité, et une fâcheuse occupation.
      9 Deux valent mieux qu'un ; car ils ont un meilleur salaire de leur travail.
      10 Même si l'un des deux tombe, l'autre relèvera son compagnon ; mais malheur à celui qui est seul ; parce qu'étant tombé, il n'aura personne pour le relever.
      11 Si deux aussi couchent ensemble, ils en auront [plus] de chaleur ; mais celui qui est seul, comment aura-t-il chaud ?
      12 Que si quelqu'un force l'un ou l'autre, les deux lui pourront résister ; et la corde à trois cordons ne se rompt pas sitôt.
      13 Un enfant pauvre et sage vaut mieux qu'un Roi vieux et insensé, qui ne sait ce que c'est que d'être averti.
      14 Car il y a tel qui sort de prison pour régner ; et de même il y a tel qui étant né Roi, devient pauvre.
      15 J'ai vu tous les vivants qui marchent sous le soleil, [suivre] le fils qui est la seconde personne [après le Roi ], et qui doit être en sa place.
      16 Tout ce peuple-là, [savoir] tous ceux qui ont été devant ceux-ci, est sans fin ; ces derniers aussi ne se réjouiront point de celui-ci ; certainement cela aussi est une vanité, et un rongement d'esprit.

      Ecclésiaste 5

      1 Quand tu entreras dans la maison de Dieu, prends garde à ton pied ; et approche-toi pour ouïr, plutôt que pour donner [ce que donnent] les fous, [savoir] le sacrifice ; car ils ne savent point qu'ils font mal.
      2 Ne te précipite point à parler, et que ton cœur ne se hâte point de parler devant Dieu ; car Dieu est au ciel, et toi sur la terre ; c'est pourquoi use de peu de paroles.
      3 Car [comme] le songe vient de la multitude des occupations ; ainsi la voix des fous sort de la multitude des paroles.
      4 Quand tu auras voué quelque vœu à Dieu, ne diffère point de l'accomplir ; car il ne prend point de plaisir aux fous ; accomplis donc ce que tu auras voué.
      5 Il vaut mieux que tu ne fasses point de vœux, que d'en faire, et ne les accomplir point.
      6 Ne permets point que ta bouche te fasse pécher, et ne dis point devant le messager [de Dieu], que c'est ignorance. Pourquoi se courroucerait l'Eternel à cause de ta parole, et détruirait-il l'œuvre de tes mains ?
      7 Car [comme] dans la multitude des songes il y a des vanités, aussi y en a-t-il beaucoup dans la multitude des paroles ; mais crains Dieu.
      8 Si tu vois dans la Province qu'on fasse tort au pauvre, et que le droit et la justice [y] soient violés, ne t'étonne point de cela ; car un plus haut élevé que ce haut élevé y prend garde, et il y en a de plus haut élevés qu'eux.
      9 La terre a de l'avantage par-dessus toutes choses ; le Roi est asservi au champ.
      10 Celui qui aime l'argent, n'est point assouvi par l'argent ; et celui qui aime un grand train, n'en est pas nourri ; cela aussi est une vanité.
      11 Où il y a beaucoup de bien, là il y a beaucoup de gens qui le mangent ; et quel avantage en revient-il à son maître, sinon qu'il le voit de ses yeux ?
      12 Le dormir de celui qui laboure est doux, soit qu'il mange peu, ou beaucoup ; mais le rassasiement du riche ne le laisse point dormir.
      13 Il y a un mal fâcheux que j'ai vu sous le soleil, c'est que des richesses sont conservées à leurs maîtres afin qu'ils en aient du mal.
      14 Et ces richesses-là périssent par quelque fâcheux accident, de sorte qu'on aura engendré un enfant, et il n'aura rien entre ses mains.
      15 Et comme il est sorti [nu] du ventre de sa mère, il s'en retournera nu, s'en allant comme il est venu, et il n'emportera rien de son travail auquel il a employé ses mains.
      16 Et c'[est] aussi un mal fâcheux, que comme il est venu, il s'en va de même ; et quel avantage a-t-il d'avoir travaillé après du vent ?
      17 Il mange aussi tous les jours de sa vie en ténèbres, et se chagrine beaucoup, et son mal va jusqu'à la fureur.
      18 Voilà [donc] ce que j'ai vu, que c'est une chose bonne et agréable [à l'homme], de manger et de boire, et de jouir du bien de tout son travail qu'il aura fait sous le soleil, durant les jours de sa vie, lesquels Dieu lui a donnés ; car c'est là sa portion.
      19 Aussi ce que Dieu donne de richesses et de biens à un homme, quel qu'il soit, [et] dont il le fait maître, pour en manger, et pour en prendre sa part, et pour se réjouir de son travail, c'est là un don de Dieu.
      20 Car il ne se souviendra pas beaucoup des jours de sa vie, parce que Dieu lui répond par la joie de son cœur.

      Ecclésiaste 6

      1 Il y a un mal que j'ai vu sous le soleil, et qui est fréquent parmi les hommes.
      2 C'est qu'il y a tel homme à qui Dieu donne des richesses, des biens, et des honneurs, en sorte qu'il ne manque rien à son âme de tout ce qu'il saurait souhaiter ; mais Dieu ne l'en fait pas le maître pour en manger, et un étranger le mangera ; cela est une vanité, et un mal fâcheux.
      3 Quand un homme en aurait engendré cent, et qu'il aurait vécu plusieurs années, en sorte que les jours de ses années se soient fort multipliés, cependant si son âme ne s'est point rassasiée de bien, et même s'il n'a point eu de sépulture, je dis qu'un avorton vaut mieux que lui.
      4 Car il sera venu en vain, et s'en sera allé dans les ténèbres, et son nom aura été couvert de ténèbres.
      5 Même en ce qu'il n'aura point vu le soleil, ni rien connu, il aura eu plus de repos que cet homme-là.
      6 Et s'il vivait deux fois mille ans, et qu'il ne jouit d'aucun bien, tous ne vont-ils pas en un même lieu ?
      7 Tout le travail de l'homme est pour sa bouche, et cependant son désir n'est jamais assouvi.
      8 Car qu'est-ce que le sage a plus que le fou ? [ou] quel [avantage] a l'affligé qui sait marcher devant les vivants ?
      9 Mieux vaut ce qu'on voit de ses yeux, que si l'âme fait de grandes recherches ; cela aussi est une vanité, et un rongement d'esprit.
      10 Le nom de ce qui a été, a déjà été nommé ; et savait-on ce que devait être l'homme, et qu'il ne pourrait plaider avec celui qui est plus fort que lui.
      11 Quand on a beaucoup, on n'en a que plus de vanité ; [et] quel avantage en a l'homme ?
      12 Car qui est-ce qui connaît ce qui est bon à l'homme en sa vie, pendant les jours de la vie de sa vanité, lesquels il passe comme une ombre ? Et qui est-ce qui déclarera à l'homme ce qui sera après lui sous le soleil ?
    • Ecclésiaste 1

      1 Paroles de l'Ecclésiaste, fils de David, roi de Jérusalem.
      2 Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste ; vanité des vanités, tout est vanité.
      3 Quel avantage a l'homme de tout le travail auquel il se livre sous le soleil ?
      4 Une génération passe, et une autre vient ; mais la terre subsiste toujours.
      5 Le soleil se lève, et le soleil se couche, et il soupire après le lieu d'où il se lève de nouveau.
      6 Le vent va vers le midi, et tourne vers le nord ; il va tournoyant çà et là, et revient à ses circuits.
      7 Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n'est point remplie ; les fleuves continuent à aller vers le lieu d'où ils viennent.
      8 Toutes choses travaillent plus que l'homme ne saurait dire ; l'oeil n'est jamais rassasié de voir, ni l'oreille lasse d'entendre.
      9 Ce qui a été, c'est ce qui sera ; ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera, et il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
      10 Y a-t-il une chose dont on puisse dire : Vois ceci, c'est nouveau ? Elle a déjà été dans les siècles qui furent avant nous.
      11 On ne se souvient plus des choses d'autrefois ; de même on ne se souviendra point des choses à venir, parmi ceux qui viendront plus tard.
      12 Moi, l'Ecclésiaste, j'ai été roi sur Israël à Jérusalem ;
      13 Et j'ai appliqué mon coeur à rechercher et à sonder avec sagesse tout ce qui se fait sous les cieux ; c'est là une occupation pénible que Dieu a donnée aux hommes, afin qu'ils s'y exercent.
      14 J'ai vu tout ce qui se fait sous le soleil, et voilà, tout est vanité et tourment d'esprit.
      15 Ce qui est courbé ne se peut redresser ; et ce qui manque ne peut être compté.
      16 J'ai parlé en mon coeur, et j'ai dit : Voici, j'ai grandi et surpassé en sagesse tous ceux qui ont été avant moi sur Jérusalem, et mon coeur a vu beaucoup de sagesse et de science ;
      17 Et j'ai appliqué mon coeur à connaître la sagesse, et à connaître la sottise et la folie ; mais j'ai connu que cela aussi était un tourment d'esprit.
      18 Car avec beaucoup de science, il y a beaucoup de chagrin ; et celui qui accroît sa science, accroît sa douleur.

      Ecclésiaste 2

      1 J'ai dit en mon coeur : Allons, que je t'éprouve maintenant par la joie, et jouis du bonheur ; mais voici, cela est aussi une vanité.
      2 J'ai dit du rire : Insensé ! et de la joie : A quoi sert-elle ?
      3 J'ai résolu en mon coeur de livrer ma chair à l'attrait du vin, tandis que mon coeur se guiderait avec sagesse, et de m'attacher à la folie, jusques à ce que je visse ce qu'il est bon aux hommes de faire sous les cieux, pendant le nombre des jours de leur vie.
      4 J'ai fait de grands ouvrages ; je me suis bâti des maisons ; je me suis planté des vignes ;
      5 Je me suis fait des jardins et des vergers, et j'y ai planté toutes sortes d'arbres fruitiers ;
      6 Je me suis fait des réservoirs d'eaux, pour en arroser le parc planté d'arbres.
      7 J'ai acquis des serviteurs et des servantes, et j'ai eu leurs enfants, nés en ma maison ; et j'ai eu plus de gros et de menu bétail que tous ceux qui ont été avant moi à Jérusalem ;
      8 Je me suis aussi amassé de l'argent et de l'or, et les richesses des rois et des provinces ; je me suis procuré des chanteurs et des chanteuses, et les délices des hommes, des femmes en grand nombre.
      9 Je me suis agrandi, et je me suis accru plus que tous ceux qui ont été avant moi à Jérusalem ; et même ma sagesse est demeurée avec moi.
      10 Enfin, je n'ai rien refusé à mes yeux de tout ce qu'ils ont désiré, et je n'ai épargné aucune joie à mon coeur ; car mon coeur s'est réjoui de tout mon travail, et c'est la part que j'ai eue de tout mon travail.
      11 Et j'ai considéré tous les ouvrages que mes mains avaient faits, et le travail auquel je m'étais livré pour les faire ; et voici, tout est vanité et tourment d'esprit ; et il n'y a aucun avantage sous le soleil.
      12 Puis je me suis mis à considérer et la sagesse et la sottise et la folie. (Car que fera l'homme qui viendra après le roi ? Ce qui s'est déjà fait.)
      13 Et j'ai vu que la sagesse a de l'avantage sur la folie, comme la lumière a de l'avantage sur les ténèbres.
      14 Le sage a ses yeux dans sa tête, et l'insensé marche dans les ténèbres ; mais j'ai reconnu aussi qu'un même accident leur arrive à tous.
      15 Et j'ai dit en mon coeur : Il m'arrivera comme à l'insensé. Pourquoi donc ai-je été plus sage ? Et j'ai dit en mon coeur, que cela aussi est une vanité.
      16 La mémoire du sage ne sera pas plus éternelle que celle de l'insensé ; puisque, dans les jours à venir, tout sera depuis longtemps oublié. Comment le sage meurt-il de même que l'insensé ?
      17 Et j'ai haï cette vie ; car les choses qui se font sous le soleil m'ont déplu ; car tout est vanité et tourment d'esprit.
      18 Et j'ai haï tout le travail que j'ai fait sous le soleil ; parce que je le laisserai à l'homme qui sera après moi.
      19 Et qui sait s'il sera sage ou insensé ? Cependant, il sera maître de tout le travail auquel je me suis livré, et de ce que j'ai fait avec sagesse sous le soleil. Cela aussi est une vanité.
      20 C'est pourquoi je me suis mis à n'espérer plus rien de tout le travail auquel je m'étais livré sous le soleil.
      21 Car tel homme a travaillé avec sagesse, science et succès, et il laisse tout en partage à un homme qui n'y a point travaillé. Cela aussi est une vanité et un grand mal.
      22 Que reste-t-il, en effet, à l'homme de tout son travail, et du tourment de son coeur, de ce dont il se fatigue sous le soleil ?
      23 Car tous ses jours ne sont que douleurs, et son occupation n'est que chagrin ; même la nuit son coeur ne repose point. Cela aussi est une vanité.
      24 Ne vaut-il pas mieux pour l'homme, manger et boire, et faire jouir son âme du bien-être, au milieu de son travail ? J'ai vu aussi que cela vient de la main de Dieu.
      25 Qui, en effet, a mangé, qui s'est réjoui plus que moi ?
      26 Car Dieu donne à l'homme qui lui est agréable, la sagesse, la science et la joie ; mais il donne au pécheur la tâche de recueillir et d'amasser, afin de donner à celui qui est agréable à Dieu. Cela aussi est une vanité et un tourment d'esprit.

      Ecclésiaste 3

      1 A toute chose sa saison, et à toute affaire sous les cieux, son temps.
      2 Il y a un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui est planté ;
      3 Un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour démolir, et un temps pour bâtir ;
      4 Un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour se lamenter, et un temps pour sauter de joie.
      5 Un temps pour jeter des pierres, et un temps pour les ramasser ; un temps pour embrasser, et un temps pour s'éloigner des embrassements ;
      6 Un temps pour chercher, et un temps pour laisser perdre ; un temps pour conserver, et un temps pour jeter ;
      7 Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ; un temps pour se taire, et un temps pour parler ;
      8 Un temps pour aimer, et un temps pour haïr ; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.
      9 Quel avantage celui qui travaille a-t-il de sa peine ?
      10 J'ai vu l'occupation que Dieu a donnée aux hommes pour s'y exercer.
      11 Il a fait toute chose belle en son temps ; même il a mis l'éternité dans leur coeur, sans que l'homme puisse toutefois comprendre, depuis le commencement jusques à la fin, l'oeuvre que Dieu fait.
      12 J'ai reconnu qu'il n'y a rien de bon pour les hommes, que de se réjouir et de bien faire pendant leur vie.
      13 Et même, que chacun mange et boive, et jouisse du bien-être au milieu de tout son travail, c'est un don de Dieu.
      14 J'ai reconnu que tout ce que Dieu fait, subsiste à toujours ; il n'y a rien à y ajouter, ni rien à en retrancher ; et Dieu le fait afin qu'on le craigne.
      15 Ce qui est, a déjà été, et ce qui doit être a déjà été, et Dieu ramène ce qui est passé.
      16 J'ai vu encore sous le soleil, qu'au lieu établi pour juger, il y a de la méchanceté, qu'au lieu établi pour la justice, il y a de la méchanceté.
      17 Et j'ai dit en mon coeur : Dieu jugera le juste et le méchant ; car il y a là un temps pour tout dessein et pour toute oeuvre.
      18 J'ai dit en mon coeur, au sujet des hommes, que Dieu les éprouverait, et qu'ils verraient eux-mêmes qu'ils ne sont que des bêtes.
      19 Car l'accident qui arrive aux hommes, et l'accident qui arrive aux bêtes, est un même accident ; telle qu'est la mort de l'un, telle est la mort de l'autre ; ils ont tous un même souffle, et l'homme n'a nul avantage sur la bête ; car tout est vanité.
      20 Tout va en un même lieu ; tout a été fait de la poussière, et tout retourne dans la poussière.
      21 Qui sait si l'esprit des hommes monte en haut, et si l'esprit de la bête descend en bas dans la terre ?
      22 Et j'ai vu qu'il n'y a rien de mieux pour l'homme que de se réjouir de ses oeuvres ; puisque c'est là sa part. Car qui le ramènera pour voir ce qui sera après lui ?

      Ecclésiaste 4

      1 Puis je me suis mis à considérer toutes les oppressions qui se commettent sous le soleil ; et voici, les opprimés sont dans les larmes, et ils n'ont point de consolateur ; la force est du côté de ceux qui les oppriment : pour eux, point de consolateur.
      2 C'est pourquoi j'estime plus les morts qui sont déjà morts, que les vivants qui sont encore en vie ;
      3 Et plus heureux que les uns et les autres, celui qui n'a pas encore été, et qui n'a point vu les mauvaises actions qui se font sous le soleil.
      4 J'ai vu aussi que tout travail et toute habileté dans le travail n'est que jalousie de l'un à l'égard de l'autre. Cela aussi est une vanité et un tourment d'esprit.
      5 L'insensé se croise les mains et se consume lui-même :
      6 Mieux vaut plein le creux de la main avec repos, que plein les deux paumes, avec travail et tourment d'esprit.
      7 Je me suis mis à regarder une autre vanité sous le soleil.
      8 Tel homme est seul, et n'a point de second ; il n'a ni fils, ni frère, et toutefois, il n'y a point de fin à tout son travail ; même ses yeux ne se rassasient jamais de richesses ; il ne se dit point : Pour qui est-ce que je travaille et que je prive mon âme du bien ? Cela aussi est une vanité et une pénible occupation.
      9 Deux valent mieux qu'un ; parce qu'il y a pour eux un bon salaire de leur travail.
      10 Car s'ils tombent, l'un peut relever l'autre ; mais malheur à celui qui est seul, et qui tombe, et n'a personne pour le relever.
      11 De même si deux couchent ensemble, ils auront chaud ; mais celui qui est seul, comment aura-t-il chaud ?
      12 Et si quelqu'un est plus fort qu'un seul, les deux lui pourront résister ; et la corde à trois cordons ne se rompt pas si tôt.
      13 Mieux vaut un enfant pauvre et sage qu'un roi vieux et insensé, qui ne sait pas recevoir de conseil.
      14 Car tel sort de prison pour régner ; et de même, tel étant né roi, devient pauvre.
      15 J'ai vu tous les vivants qui marchent sous le soleil, entourer l'enfant, le second après le roi, et qui le remplacera.
      16 Et il n'y avait point de fin à tout le peuple, à tous ceux à la tête desquels il était ; cependant ceux qui viendront après ne se réjouiront point à son sujet. Certainement, cela aussi est une vanité et un tourment d'esprit.

      Ecclésiaste 5

      1 Quand tu entreras dans la maison de Dieu, prends garde à ton pied, et approche-toi pour écouter, plutôt que pour offrir le sacrifice des insensés ; car ils ne savent pas le mal qu'ils font.
      2 Ne te presse pas d'ouvrir la bouche, et que ton coeur ne se hâte point de prononcer quelque parole devant Dieu ; car Dieu est aux cieux, et toi sur la terre ; c'est pourquoi, use de peu de paroles.
      3 Car, comme le songe naît de la multitude des occupations, ainsi la voix des fous se fait connaître par la multitude des paroles.
      4 Quand tu auras fait un voeu à Dieu, ne diffère point de l'accomplir ; car il ne prend point plaisir aux insensés. Accomplis donc le voeu que tu as fait.
      5 Il vaut mieux que tu ne fasses point de voeux, que d'en faire, et de ne pas les accomplir.
      6 Ne permets pas à ta bouche de te faire pécher, et ne dis pas devant l'envoyé de Dieu, que c'est une erreur. Pourquoi Dieu s'irriterait-il de tes paroles, et détruirait-il l'ouvrage de tes mains ?
      7 Car, comme dans la multitude des songes il y a de la vanité, il y en a beaucoup aussi dans la multitude des paroles ; mais crains Dieu.
      8 Si tu vois dans une province le pauvre opprimé, et le droit et la justice violés, ne t'étonne point de cela ; car il y en a un qui est plus élevé que celui qui est élevé, et qui y prend garde, et il en est de plus élevés qu'eux.
      9 C'est cependant un avantage pour le pays qu'un roi honoré du pays.
      10 Celui qui aime l'argent n'est point rassasié par l'argent, et celui qui aime un grand train, n'en est pas nourri. Cela aussi est une vanité.
      11 Où il y a beaucoup de bien, il y a beaucoup de gens qui le mangent ; et quel avantage en a celui qui le possède, sinon qu'il le voit de ses yeux ?
      12 Le sommeil du travailleur est doux, soit qu'il mange peu ou beaucoup ; mais le rassasiement du riche ne le laisse pas dormir.
      13 Il y a un mal fâcheux que j'ai vu sous le soleil : des richesses conservées pour son malheur par celui qui les possède.
      14 Et ces richesses périssent par un mauvais trafic, et s'il a engendré un fils, il n'aura rien entre les mains.
      15 Et, comme il est sorti nu du sein de sa mère, il s'en retournera nu, s'en allant comme il est venu ; et il n'emportera rien qu'il puisse prendre dans sa main.
      16 C'est encore ici un mal fâcheux ; comme il est venu, il s'en va de même ; et quel avantage a-t-il d'avoir travaillé pour du vent ?
      17 Il mange aussi, tous les jours de sa vie, dans les ténèbres, et il a beaucoup de chagrin, de maux et d'irritation.
      18 Voici ce que j'ai vu : c'est pour l'homme une chose bonne et agréable que de manger, de boire, et de jouir du bien-être, au milieu de tout le travail auquel il se livre sous le soleil, pendant les jours de vie que Dieu lui a donnés ; car c'est là son partage.
      19 En effet, ce que Dieu donne à tout homme, de richesses et de biens, ce dont il le fait maître, pour en manger, et pour en prendre sa part, et pour s'en réjouir au milieu de son travail, cela est un don de Dieu.
      20 Car il ne se souviendra pas beaucoup des jours de sa vie, parce que Dieu lui répond par la joie de son coeur.

      Ecclésiaste 6

      1 Il est un mal que j'ai vu sous le soleil, et qui est fréquent parmi les hommes ;
      2 C'est qu'il y a tel homme à qui Dieu donne des richesses, des biens et des honneurs, et qui ne manque pour son âme de rien de ce qu'il peut souhaiter ; mais Dieu ne le laisse pas maître d'en manger, car un étranger le mangera. Cela est une vanité et un mal fâcheux.
      3 Quand un homme aurait cent enfants, qu'il aurait vécu de nombreuses années, et que les jours de ses années se seraient multipliés ; si son âme ne s'est pas rassasiée de bien, et que même il n'ait point de sépulture, je dis qu'un avorton vaut mieux que lui.
      4 Car il est venu en vain, et s'en va dans les ténèbres, et son nom est couvert de ténèbres ;
      5 Il n'a même point vu le soleil ; il n'a rien connu ; il a plus de repos que l'autre.
      6 Et quand celui-ci aurait vécu deux fois mille ans, sans jouir d'aucun bien, tous ne vont-ils pas en un même lieu ?
      7 Tout le travail de l'homme est pour sa bouche, et toutefois son désir n'est jamais assouvi.
      8 Car quel avantage le sage a-t-il sur l'insensé ? Quel avantage a l'affligé qui sait se conduire parmi les vivants ?
      9 Il vaut mieux voir de ses yeux, que d'avoir des désirs vagues. Cela aussi est une vanité et un tourment d'esprit.
      10 Ce qui existe a déjà été appelé par son nom ; et l'on sait que celui qui est homme, ne peut contester avec celui qui est plus fort que lui.
      11 Quand on a beaucoup, on a beaucoup de vanité. Quel avantage en a l'homme ?
      12 Car qui sait ce qui est bon pour l'homme dans la vie, pendant les jours de la vie de sa vanité, qu'il passe comme une ombre ? Et qui peut dire à un homme ce qui sera après lui sous le soleil ?
    • Ecclésiaste 1

      1

      Le nom de ce livre signifie « Le Prédicateur. » La Sagesse de Dieu nous est ici prêchée, par l'intermédiaire de Salomon, qui en est l’écrivain certain. Ce dernier, au terme de sa vie, ayant été sensibilisé à son péché et à ses égarements, a témoigné ici de son expérience, pour le bien des autres ; c'est en fait la suite de son repentir ; il y annonce que tout bien terrestre n'est que vanité et nuisible à la tranquillité d'esprit. Il nous convainc de la vanité du monde, du fait que celui-ci ne peut pas nous rendre heureux ; il nous rappelle la bassesse du péché, et de sa tendance inéluctable à nous rendre misérable. Il montre que rien de ce qui a été créé ne peut satisfaire l'âme, et que le bonheur ne peut se trouver qu’en Dieu seul ; une telle doctrine ne peut, sous l'enseignement de l'Esprit, que conduire notre cœur à Jésus-Christ !

      Salomon montre que tout ce qui est humain est vain. (Ecclésiaste 1:1-3)
      Le labeur de l'homme et son besoin de satisfaction. (Ecclésiaste 1:4-8)
      Il n'y a rien de nouveau sous le soleil. (Ecclésiaste 1:9-11)
      Les désagréments dans la vaine poursuite de la connaissance. (Ecclésiaste 1:12-18)

      On peut apprendre beaucoup en comparant différentes parties de l'Écriture. Nous voyons, de manière imagée, Salomon revenir des « citernes crevassées et vides » du monde, pour se tourner vers la « Source d'eau vive » du ciel ; il décrit son cheminement : son égarement, sa honte, son amertume et sa déception, avec les leçons qu'il en a tirées. Ceux qui veillent ainsi à leur cheminement, pour se diriger vers « la vraie vie », doivent avertir leur entourage de ne pas continuer, en toute insouciance, à errer vers « la mort ».

      Salomon n’annonce pas seulement que tout ce qui a constitué son précédent parcours, s’est avéré sans issue, mais que tout n’est que vanité : « Vanité des Vanités, tout est Vanité. » Tel est le message du « Prédicateur », rappelé sans cesse tout au long du livre. Si le monde, dans son état actuel, représentait un tout, sans issue, cela ne vaudrait pas la peine d'y vivre ; si nous possédions toutes les richesses et les plaisirs de ce monde, ce ne serait pas suffisant pour nous rendre heureux.

      Quel profit peut tirer un homme de tout son travail ? Tout ce qu'il en obtient ne pourvoira jamais aux besoins de son âme, ni ne comblera ses désirs ; ses œuvres ne seront pas capables d’expier ses péchés, ni ne l'empêcheront pas de perdre son âme : quel avantage aurait-on à posséder toutes les richesses du monde, pour voir son âme aller à la mort, au jugement, et ce, éternellement ?

      4 Tout, ici-bas se transforme et jamais ne stagne. L'homme, après tout son travail, n'est pas plus proche de trouver le repos que le soleil, le vent, ou le courant de la rivière. Son âme ne trouvera aucun repos, à moins qu'il ne l'obtienne de Dieu.

      Les sens se lassent rapidement, et nous éprouvons sans cesse un besoin irrésistible de découvrir l’inconnu...

      9 Toutes les corruptions du cœur de l’homme sont les mêmes, aujourd’hui comme dans les temps anciens : ses désirs, ses vaines poursuites du bonheur et ses plaintes sont toujours les mêmes.

      Cette pensée devrait nous éviter d'espérer vainement de trouver le bonheur au sein de la création terrestre, et nous inciter plutôt à rechercher les bénédictions éternelles.

      Combien de réalisations et de personnes, à l'époque de Salomon, semblaient très importantes. Qu’en reste-t-il aujourd'hui ? Rien...

      12 Salomon a « goûté » à tout et il a trouvé que cela n’était que vanité. Il a poursuivi ses recherches, non seulement sur le plan matériel, mais aussi dans le domaine spirituel, au point de s’en trouver lassé...

      Plus il découvrait que ce qui se pratiquait « sous le soleil », n’était que vanité, plus il était troublé. Il ne pouvait trouver de satisfaction ici-bas, ni procurer du bien aux autres. Même sa recherche de la connaissance et de la sagesse n’ont pu que le conduire à constater la misère et la méchanceté de l'homme ; en fait, plus il progressait dans ses découvertes, plus il découvrait de causes de se lamenter et de pleurer...

      Apprenons à détester et à craindre le péché, la cause de toute vanité et de toute misère ; progressons dans la « connaissance de Christ ; » recherchons la paix spirituelle dans cette connaissance, dans l'amour et notre service pour le Sauveur !

      Ecclésiaste 2

      1

      La vanité et la déception des fausses joies de ce monde, du plaisir sensuel, de la richesse, et de l'opulence. (Ecclésiaste 2:1-11)
      La sagesse humaine est vaine. (Ecclésiaste 2:12-17)
      Nous devons vivre en ce monde selon la Volonté de Dieu. (Ecclésiaste 2:18-26)

      Salomon constate rapidement que les joies et les plaisirs de ce monde ne sont que vanité. Comment une gaité bruyante, voire exubérante, pourrait-elle rendre un homme réellement heureux ? Les diverses solutions des hommes pour obtenir satisfaction en ce monde, et leur inconstance, ressemblent à de l'agitation due à un accès de fièvre !

      S'apercevant également, que le fait de s’adonner au vin n’était que pure folie, Salomon a ensuite goûté aux divertissements coûteux des princes... Quand des personnes au revenu modeste lisent une telle description, elles peuvent être rapidement indignées.

      Le remède à toutes ces déceptions consistait pour Salomon à bien les évaluer dans leur ensemble : pour lui, tout n’était que vanité et contrariété ; il devrait en être de même pour nous, face à une telle situation.

      Sachons nous satisfaire, par ce que nous accorde le Seigneur, en terme de nourriture, de vêtement... Salomon disposait d’une grande sagesse, d’une facilité de compréhension et d’une bonne capacité de jugement.

      Tout plaisir en ce monde, lorsqu'il n’est pas béni, laisse l’homme insatisfait, tel qu’il était au départ. Le bonheur ne provient pas de la situation dans laquelle nous sommes : il ne provient que par Jésus-Christ ; Il est le seul qui puisse nous faire parvenir à la béatitude spirituelle !

      12 Salomon découvre que la connaissance et la prudence sont préférables à l'ignorance et à la folie, bien que la sagesse humaine et la science ne pourront jamais rendre un homme vraiment heureux.

      Le plus grand des savants, qui meurt sans avoir connu Jésus-Christ, périra de la même manière que l’homme le plus ignare ; quels bénéfices peuvent apporter les encouragements de ce monde à celui qui est dans la tombe, ou à une âme en enfer ? Ceux qui ont été justifiés en Jésus-Christ, les « saints », n'en ont pas besoin !

      Si tout était basé uniquement sur la connaissance intellectuelle, nous pourrions être amenés à abhorrer notre parcours ici-bas, puisque tout n’est que vanité et contraire au monde spirituel.

      18 Notre cœur est très peu disposé à abandonner ses différentes espérances, au sujet de tout ce qui peut provenir de ce monde ; Salomon en était arrivé à cette même conclusion, à l’issue de ses investigations.

      Le monde est une véritable « vallée de larmes », même pour ceux qui possèdent beaucoup de biens ici-bas. Combien voit-on d’insensés se transformer en véritables « bêtes de somme » dans le cadre de leur travail, n’ayant rien de mieux à s’offrir que des gains matériels. La meilleure utilisation que l'homme puisse faire de ces gains consiste à un usage sobre de ses biens, en phase avec sa situation.

      Nous devons éprouver du plaisir en accomplissant notre travail ; sachons utiliser les moyens que le Seigneur nous accorde pour traiter joyeusement et correctement nos affaires ici-bas.

      Les richesses peuvent être une bénédiction comme une malédiction, selon l’état du cœur de celui qui les possède. Ceux qui connaissent le Seigneur, reçoivent toute joie et satisfaction dans cette connaissance et dans l'amour qu’ils Lui portent. Mais en ce qui concerne le pécheur, il ne connaît souvent dans son travail, que peine, vanité, et contrariétés, dans sa vaine recherche du gain : tout ce qu’il pourra obtenir ira dans d’autres mains... Que ce pécheur considère vraiment quelle sera sa fin !

      Chercher la bonne part, dans l'amour de Christ et dans les bénédictions qu'Il accorde, voila le seul chemin de la joie véritable et de l’authentique satisfaction, déjà en ce monde présent !

      Ecclésiaste 3

      1

      L’instabilité des affaires ici-bas. (Ecclésiaste 3:1-10)
      Les décisions divines sont immuables. (Ecclésiaste 3:11-15)
      La vanité du pouvoir de ce monde. (Ecclésiaste 3:16-22)

      La quête du bonheur parfait ici-bas ne peut que se terminer par une déception. Nous devons nous adapter à notre condition en ce monde et accomplir notre devoir avec sagesse. Tout le plan de Dieu relatif au gouvernement de cette terre, se révèle parfaitement sage, juste et bon. Saisissons toute occasion favorable pour traiter convenablement chacun de nos projets : le terme de notre vie s’approche à grands pas !

      Le travail et la peine règnent en ce monde. Il en est ainsi pour que nous puissions toujours avoir une tâche à accomplir ; nul n'a été envoyé ici-bas pour demeurer oisif.

      11 Tout demeure comme Dieu l'a créé, et non comme nous le percevons parfois. Nous avons tellement d’éléments du monde enracinés dans notre cœur, nous sommes tellement « enfermés » dans nos pensées et nos soucis matériels, que nous n'avons ni le temps, ni l'esprit de discerner la volonté de Dieu.

      Le monde n'a pas seulement pris possession de notre cœur, mais il influe nos pensées relatives aux œuvres de Dieu. Si nous estimons que nous ne sommes nés que pour jouir égoïstement de ce monde, nous nous méprenons. Notre devoir ici-bas consiste à pratiquer le bien en cette vie, bien courte et incertaine ; nous ne disposons que de très peu de temps pour ce faire : « rachetons le temps ! ».

      Une des satisfactions que nous procure la Providence consiste à être persuadés que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. » Ce Dernier a tout fait, pour que les hommes puissent ressentir une crainte respectueuse envers Lui.

      Le monde a été, il est, et il sera : aucun changement notable ne s’y opère, aucune tentation qui n’ai déjà existé, ne peut nous surprendre.

      16 Dépourvu de la crainte du Seigneur, l'homme n'est qu’inanité ; dans de telles conditions qui pourrait juger impartialement ? Un autre Juge se tient devant la porte : Il lui appartient de tout « tenir » en Sa main ici-bas, cependant nous ne Le voyons que spirituellement...

      Salomon semble souhaiter que les hommes puissent vraiment réaliser que le fait de vouer délibérément leur cœur aux attraits du monde, ne fait que les mettre au même niveau que les animaux, sans les libérer des souffrances présentes, ni des comptes à rendre dans l’au-delà.

      Les hommes, comme les animaux, retournent à la poussière, d'où ils ont été tirés. Quelles piètres raisons avons-nous de tirer orgueil de notre corps, ou de ce que nous sommes capables d’accomplir physiquement ! Comme bien peu ne peuvent saisir cette pensée complètement, combien considèrent correctement la différence entre l'âme rationnelle de l'homme, et la vie de l’animal. L'esprit de l'homme monte aux cieux pour y être jugé : il est alors transformé dans un état immuable et éternel : celui de bonheur, ou de misère.

      Il est également certain que l'esprit animal va redescendre en terre, où il périra définitivement. Le cas de ceux qui n’ont comme espérance finale, que la mort en ce monde, comme les animaux, est vraiment lamentable.

      Posons-nous cette question : comment l’éternité peut-elle se passer dans la félicité ? La réponse nous est donnée par le grand dessein divin : c’est avec Jésus, qui est révélé en tant que Fils de Dieu, et l'Espérance des pécheurs.

      Ecclésiaste 4

      1

      Les misères de l'oppression. (Ecclésiaste 4:1-3)
      Les problèmes liés à l'envie. (Ecclésiaste 4:4-6)
      La folie de la cupidité. (Ecclésiaste 4:7,8)
      Les bénéfices d’une assistance mutuelle. (Ecclésiaste 4:9-12)
      Les différents régimes des gouvernements qui se succèdent (Ecclésiaste 4:13-16)

      Salomon est chagriné de voir la force prédominer sur le droit. Où que nous nous tournions, nous voyons le triste constat de la méchanceté et de la misère de l'humanité, qui sèment la misère en tous points.

      Étant ainsi parfois durement mené ici-bas, le genre humain peut être tenté de détester et de mépriser la vie. Mais l’homme de bien, même si sa situation est précaire ici-bas, ne peut pas avoir de tels sentiments, au point de ne pas souhaiter avoir vu le jour en ce monde, puisqu'il glorifie le Seigneur, même dans les pires moments ; jusqu'au terme de sa vie, il sera heureux de vivre, et ce, éternellement.

      Les impies recherchent vainement une hypothétique fin heureuse à leur vie, malgré toutes leurs contrariétés : en fait, une condition bien plus misérable les attend, s'ils demeurent dans leurs péchés. Si l’unique attrait du côté matériel du monde était notre but principal, il eut été préférable de ne pas connaître l’existence ici-bas, au vu des nombreuses oppressions subies !

      4 Salomon remarque les épreuves particulières que peuvent subir ceux qui ont une certaine notoriété dans leur travail, et ceux qui l’accomplissent avec assiduité. Ces personnes peuvent occuper un poste important et prospère, pouvant même susciter l'envie et l'opposition.

      D’autres, voyant toutes les oppositions que peuvent rencontrer celui qui est vraiment actif, attendent d'une manière insensée, plus de satisfaction dans la paresse et l'inaction... Cette dernière est un péché qui reçoit sa propre rétribution...

      Nous devons, par un travail honnête nous attacher à recevoir paisiblement notre rétribution, de façon à ne pas manquer du nécessaire ; mais ne cherchons pas l’abondance outre mesure, ce qui ne pourrait que créer des dissensions.

      Les quelques peines subies, comme les gains font partie de notre périple ici-bas ; sachons rester sous le regard divin !

      7 Bien souvent, plus les hommes possèdent, plus ils désirent encore davantage ; ils sont tellement attirés par l’attrait du gain qu'ils ne prennent aucun plaisir avec ce qu’ils possèdent déjà.

      L'égoïsme est à l’origine de tout ce mal. Un égoïste ne s'occupe de personne, il ne prend soin que de lui-même, sans toutefois ménager ceux qu'il emploie. Il n’est jamais rassasié. Bénéficiant du nécessaire, lui et sa famille, il demeure cependant sans cesse insatisfait.

      Beaucoup sont ainsi ici-bas, et arrivent même à négliger le service du Seigneur, pour jouir des plaisirs de cette vie. Les parents éloignés ou les étrangers finiront par hériter de la richesse d'un tel homme, sans le remercier ! L’homme cupide finit par accumuler, avec le temps, beaucoup d’argent ; puis il devient, au terme de sa vie, toujours plus avide et mécontent.

      Qu’il est fréquent, hélas, de voir des hommes qui professent appartenir à Celui, qui, « bien que riche, est devenu pauvre pour nous, » et qui ne cherchent qu’à acquérir rapidement de l'argent, sous prétexte qu’ils doivent prévenir toute mauvaise éventualité !

      9 Il y a sûrement davantage de satisfaction dans la vie pour celui qui travaille dur pour le bien de ceux qu'il aime, que pour l'avare qui œuvre inlassablement, parfois en vain.

      En tous points, l'union d’une famille assure le succès et la sécurité, particulièrement s’il s’agit de chrétiens. Chacun s'aide, soit par un encouragement, voire même un reproche amical. Dans un couple, chacun se « réchauffe » mutuellement le cœur : par une conversation orientée par exemple sur l'amour de Christ, ou en se joignant à d’autre chrétiens pour chanter Ses louanges.

      Cherchons à améliorer nos relations de fraternité chrétienne ! Il n’y a aucune vanité en cela puisque nous serons unis spirituellement aussi longtemps que « nous serons sous le soleil ».

      Là où deux âmes sont fermement unies dans un amour, à la fois saint et fraternel, Christ par son Esprit, se tient parmi eux ; un solide partage fraternel s’établit alors à trois !

      13 Beaucoup ne sont jamais longtemps à l'aise ni satisfaits de leur état : ils sont avides de changements ; cela n'est pas nouveau.

      Quand un prince se voit évincé par ceux qui ont voulu le remplacer, on ne rencontre que vanité et mécontentement. Mais les serviteurs bien disposés à servir le Seigneur Jésus, notre Roi, ne se réjouissent qu’en Lui seul, L'aimant davantage, de jour en jour, pour l’éternité !

      Ecclésiaste 5

      1

      Ce qui rend vaine toute dévotion. (Ecclésiaste 5:1-3)
      Au sujet des vœux et de l'oppression. (Ecclésiaste 5:4-8)
      La vanité des richesses. (Ecclésiaste 5:9-7)
      Le bon usage des richesses. (Ecclésiaste 5:18-20)

      Ecclésiaste 5:1-3 Adresse-ton adoration à Dieu, et prend le temps de la préparer. Ne laisse pas tes pensées se disperser vers le côté matériel. Retiens tes sentiments pour qu'ils ne s'égarent pas vers des sujets inopportuns.

      Dans nos prières, nous devons éviter les vaines répétitions ; ce ne sont pas les prières interminables qui sont condamnées dans ce texte, mais celles qui n'ont aucun sens réel. Il est fréquent que l'égarement de nos pensées rende nos louanges au Seigneur à peine meilleures que le sacrifice des insensés ! De nombreuses paroles prononcées à la hâte dans la prière, révèlent une certaine tiédeur du cœur ; elles n’engendrent que des réponses assez ternes de la part du Seigneur, puisqu’elles ne sont animées d’aucune ferveur d’âme.

      4 Lorsqu’une personne prend des engagements sans réfléchir, elle court le risque que sa bouche soit pour elle une occasion de chute.

      Ce texte cite le cas d’un homme venant vers le sacrificateur, en lui avouant avoir fait un vœu sans avoir réfléchi, avec les conséquences néfastes que cela peut engendrer. Se moquer ainsi de Dieu, par de vains engagements, ne peut qu'engendrer Son déplaisir, et donc entraîner une perte partielle du potentiel de nos bénédictions.

      Nous ne devons pas céder à la peur : rappelons-nous que Dieu se tient devant nous et ouvre notre chemin !

      Si nous constatons l'oppression du pauvre, ne pensons pas qu’il s’agisse d’un « manquement » de la Providence divine, ni de la perversion de l'institution administrative du pays.

      Ne critiquons pas non plus la piété, lorsque nous voyons qu'elle n'empêche pas les hommes de souffrir. Quelle que soit la quiétude que des oppresseurs semblent connaître, Dieu leur demandera des comptes, pour tout...

      9 La bonté de la Providence est distribuée judicieusement, mieux qu'il ne peut paraître à un observateur insouciant. Le roi, comme les pauvres, ont besoin des choses de première nécessité ; ces derniers, néanmoins les partagent et les apprécient davantage que le roi, habitué au luxe.

      Certains désirs corporels ne peuvent être satisfaits, même par l'argent... L'abondance matérielle, ici-bas, ne peut satisfaire les désirs spirituels. Plus les hommes possèdent de biens, plus leur maison est belle, plus ils emploient de serviteurs, plus d'invités ils reçoivent, plus ils seront dépendants de leur train de vie.

      Le sommeil du travailleur est souvent non seulement paisible, à cause de sa fatigue, mais parce que peu de soucis viennent le perturber. Le sommeil du chrétien engagé est calme et reposant ; une telle personne a donné de son temps au service de Dieu. Elle peut se reposer avec joie, en Dieu, Celui qui est son Repos.

      Ceux qui possèdent beaucoup d’argent, manquent souvent du sommeil, car l’abondance de leurs biens altère leur repos. Les richesses sont des sources de tracas, elles entraînent ceux qui les possèdent, loin de Dieu et de leur devoir. Les hommes utilisent leur richesse, non seulement pour assouvir leurs propres convoitises, mais aussi pour opprimer les autres, en les brimant. Ils verront qu'ils ont travaillé pratiquement pour rien, lorsque à leur mort, ils découvriront que le profit de leur travail est parti comme le vent, on ne sait où.

      Ce sont les convoitises du monde qui sont à l’origine des calamités de la vie ! Celui qui n'est pas poussé à la repentance, et qui reste irrité contre la Providence de Dieu, est en colère contre tout ce qui l'environne, ce qui augmente son affliction...

      18 La vie est un don de Dieu. Nous ne devons pas considérer notre existence ici-bas, comme une corvée, mais prendre plaisir dans celle où Dieu nous place.

      Un esprit joyeux est une grande bénédiction ; il rend les tâches plus faciles, et les afflictions plus légères. En faisant un bon usage de sa richesse, un homme âgé se souviendra avec plaisir des jours heureux de sa vie passée.

      La manière dont Salomon se réfère à Dieu, Celui qui accorde à la fois, la vie et les plaisirs, nous montre que tout doit être reçu et utilisé, en toute humilité et selon Sa volonté, et pour Sa gloire.

      Rappelons ces paroles, que recommande à tous notre miséricordieux Rédempteur : « Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste, pour la vie éternelle. » (Jean 6.27). Christ est le Pain de vie, la « nourriture unique » de l'âme. Tous sont invités à participer à ce festin spirituel !

      Ecclésiaste 6

      1

      La vanité de la richesse, d’une longue vie et d’une famille prospère. (Ecclésiaste 6:1-6)
      Le réconfort que chacun peut trouver dans son entourage. (Ecclésiaste 6:7-12)

      Un homme dispose souvent de tout ce dont il a besoin pour jouir des plaisirs ici-bas, cependant le Seigneur lui laisse sa cupidité ou ses mauvaises dispositions, pour qu’il ait la pleine liberté de faire bon usage ou non de ce qu'il possède.

      D'une manière ou d'une autre, tout ce qu’un homme possède finit par parvenir à d’autres personnes ; c’est une vanité. Chez les Hébreux, il était d’usage de chercher à avoir une famille nombreuse ; c’était la source d’un grand honneur. Chacun, en général, espère bénéficier d’une longue vie. Un homme ne peut être capable d'aimer à la fois sa richesse, sa famille, et la vie. Un tel homme, dans son passage ici-bas, semble être né pour être parfaitement heureux. Mais celui qui n’entre dans la vie que pour un temps assez court, a un sort préférable à celui qui a vécu longtemps, tout en souffrant toute sa vie.

      7 Ne disposer que du nécessaire pourra servir à subvenir à nos besoins ; le fait de posséder beaucoup ne nous donnera guère plus.

      Les désirs de l'âme ne sont jamais satisfaits par la richesse du monde. Le pauvre obtient son nécessaire, comme le riche, sans en souffrir réellement.

      Nous ne pouvons avoir de meilleur but que d’assurer le repos de notre âme, en Dieu ; il est en effet préférable de vivre par la foi, en vue de l’éternité, plutôt que de vivre par nos sens, et qui ne repose uniquement que sur les choses présentes ici-bas.

      Notre sort en ce monde est déterminé à l’avance par Dieu. Nous ne disposons que de ce qu’Il juge bon de nous accorder. Les biens les plus précieux et les plus grands honneurs ne peuvent pas nous éviter les aléas de la vie. Les évènements se succédant inlassablement, la vanité des hommes augmente : qu’y-a-t-il de pire pour mener les destinées du monde ?

      Notre vie sur cette terre se compte en jours. Elle est fugitive et bien incertaine ; on n’y trouve que peu de choses matérielles durables qui puissent motiver notre attachement absolu. Retournons plutôt à Dieu, ayons confiance en Sa miséricorde, à travers Jésus-Christ et soumettons-nous à Sa volonté. Nous serons alors à même d’ignorer la vanité de ce monde, et nous nous retrouverons spirituellement dans ce lieu heureux, où l’on trouve toute plénitude de joie, éternellement !

    • Ecclésiaste 1

      1 The words of the Preacher, the son of David, king in Jerusalem:
      2 "Vanity of vanities," says the Preacher; "Vanity of vanities, all is vanity."
      3 What does man gain from all his labor in which he labors under the sun?
      4 One generation goes, and another generation comes; but the earth remains forever.
      5 The sun also rises, and the sun goes down, and hurries to its place where it rises.
      6 The wind goes toward the south, and turns around to the north. It turns around continually as it goes, and the wind returns again to its courses.
      7 All the rivers run into the sea, yet the sea is not full. To the place where the rivers flow, there they flow again.
      8 All things are full of weariness beyond uttering. The eye is not satisfied with seeing, nor the ear filled with hearing.
      9 That which has been is that which shall be; and that which has been done is that which shall be done: and there is no new thing under the sun.
      10 Is there a thing of which it may be said, "Behold, this is new?" It has been long ago, in the ages which were before us.
      11 There is no memory of the former; neither shall there be any memory of the latter that are to come, among those that shall come after.
      12 I, the Preacher, was king over Israel in Jerusalem.
      13 I applied my heart to seek and to search out by wisdom concerning all that is done under the sky. It is a heavy burden that God has given to the sons of men to be afflicted with.
      14 I have seen all the works that are done under the sun; and behold, all is vanity and a chasing after wind.
      15 That which is crooked can't be made straight; and that which is lacking can't be counted.
      16 I said to myself, "Behold, I have obtained for myself great wisdom above all who were before me in Jerusalem. Yes, my heart has had great experience of wisdom and knowledge."
      17 I applied my heart to know wisdom, and to know madness and folly. I perceived that this also was a chasing after wind.
      18 For in much wisdom is much grief; and he who increases knowledge increases sorrow.

      Ecclésiaste 2

      1 I said in my heart, "Come now, I will test you with mirth: therefore enjoy pleasure"; and behold, this also was vanity.
      2 I said of laughter, "It is foolishness"; and of mirth, "What does it accomplish?"
      3 I searched in my heart how to cheer my flesh with wine, my heart yet guiding me with wisdom, and how to lay hold of folly, until I might see what it was good for the sons of men that they should do under heaven all the days of their lives.
      4 I made myself great works. I built myself houses. I planted myself vineyards.
      5 I made myself gardens and parks, and I planted trees in them of all kinds of fruit.
      6 I made myself pools of water, to water from it the forest where trees were reared.
      7 I bought male servants and female servants, and had servants born in my house. I also had great possessions of herds and flocks, above all who were before me in Jerusalem;
      8 I also gathered silver and gold for myself, and the treasure of kings and of the provinces. I got myself male and female singers, and the delights of the sons of men--musical instruments, and that of all sorts.
      9 So I was great, and increased more than all who were before me in Jerusalem. My wisdom also remained with me.
      10 Whatever my eyes desired, I didn't keep from them. I didn't withhold my heart from any joy, for my heart rejoiced because of all my labor, and this was my portion from all my labor.
      11 Then I looked at all the works that my hands had worked, and at the labor that I had labored to do; and behold, all was vanity and a chasing after wind, and there was no profit under the sun.
      12 I turned myself to consider wisdom, madness, and folly: for what can the king's successor do? Just that which has been done long ago.
      13 Then I saw that wisdom excels folly, as far as light excels darkness.
      14 The wise man's eyes are in his head, and the fool walks in darkness--and yet I perceived that one event happens to them all.
      15 Then I said in my heart, "As it happens to the fool, so will it happen even to me; and why was I then more wise?" Then I said in my heart that this also is vanity.
      16 For of the wise man, even as of the fool, there is no memory for ever, since in the days to come all will have been long forgotten. Indeed, the wise man must die just like the fool!
      17 So I hated life, because the work that is worked under the sun was grievous to me; for all is vanity and a chasing after wind.
      18 I hated all my labor in which I labored under the sun, because I must leave it to the man who comes after me.
      19 Who knows whether he will be a wise man or a fool? Yet he will have rule over all of my labor in which I have labored, and in which I have shown myself wise under the sun. This also is vanity.
      20 Therefore I began to cause my heart to despair concerning all the labor in which I had labored under the sun.
      21 For there is a man whose labor is with wisdom, with knowledge, and with skillfulness; yet he shall leave it for his portion to a man who has not labored for it. This also is vanity and a great evil.
      22 For what has a man of all his labor, and of the striving of his heart, in which he labors under the sun?
      23 For all his days are sorrows, and his travail is grief; yes, even in the night his heart takes no rest. This also is vanity.
      24 There is nothing better for a man than that he should eat and drink, and make his soul enjoy good in his labor. This also I saw, that it is from the hand of God.
      25 For who can eat, or who can have enjoyment, more than I?
      26 For to the man who pleases him, God gives wisdom, knowledge, and joy; but to the sinner he gives travail, to gather and to heap up, that he may give to him who pleases God. This also is vanity and a chasing after wind.

      Ecclésiaste 3

      1 For everything there is a season, and a time for every purpose under heaven:
      2 a time to be born, and a time to die; a time to plant, and a time to pluck up that which is planted;
      3 a time to kill, and a time to heal; a time to break down, and a time to build up;
      4 a time to weep, and a time to laugh; a time to mourn, and a time to dance;
      5 a time to cast away stones, and a time to gather stones together; a time to embrace, and a time to refrain from embracing;
      6 a time to seek, and a time to lose; a time to keep, and a time to cast away;
      7 a time to tear, and a time to sew; a time to keep silence, and a time to speak;
      8 a time to love, and a time to hate; a time for war, and a time for peace.
      9 What profit has he who works in that in which he labors?
      10 I have seen the burden which God has given to the sons of men to be afflicted with.
      11 He has made everything beautiful in its time. He has also set eternity in their hearts, yet so that man can't find out the work that God has done from the beginning even to the end.
      12 I know that there is nothing better for them than to rejoice, and to do good as long as they live.
      13 Also that every man should eat and drink, and enjoy good in all his labor, is the gift of God.
      14 I know that whatever God does, it shall be forever. Nothing can be added to it, nor anything taken from it; and God has done it, that men should fear before him.
      15 That which is has been long ago, and that which is to be has been long ago: and God seeks again that which is passed away.
      16 Moreover I saw under the sun, in the place of justice, that wickedness was there; and in the place of righteousness, that wickedness was there.
      17 I said in my heart, "God will judge the righteous and the wicked; for there is a time there for every purpose and for every work."
      18 I said in my heart, "As for the sons of men, God tests them, so that they may see that they themselves are like animals.
      19 For that which happens to the sons of men happens to animals. Even one thing happens to them. As the one dies, so the other dies. Yes, they have all one breath; and man has no advantage over the animals: for all is vanity.
      20 All go to one place. All are from the dust, and all turn to dust again.
      21 Who knows the spirit of man, whether it goes upward, and the spirit of the animal, whether it goes downward to the earth?"
      22 Therefore I saw that there is nothing better, than that a man should rejoice in his works; for that is his portion: for who can bring him to see what will be after him?

      Ecclésiaste 4

      1 Then I returned and saw all the oppressions that are done under the sun: and behold, the tears of those who were oppressed, and they had no comforter; and on the side of their oppressors there was power; but they had no comforter.
      2 Therefore I praised the dead who have been long dead more than the living who are yet alive.
      3 Yes, better than them both is him who has not yet been, who has not seen the evil work that is done under the sun.
      4 Then I saw all the labor and achievement that is the envy of a man's neighbor. This also is vanity and a striving after wind.
      5 The fool folds his hands together and ruins himself.
      6 Better is a handful, with quietness, than two handfuls with labor and chasing after wind.
      7 Then I returned and saw vanity under the sun.
      8 There is one who is alone, and he has neither son nor brother. There is no end to all of his labor, neither are his eyes satisfied with wealth. "For whom then, do I labor, and deprive my soul of enjoyment?" This also is vanity. Yes, it is a miserable business.
      9 Two are better than one, because they have a good reward for their labor.
      10 For if they fall, the one will lift up his fellow; but woe to him who is alone when he falls, and doesn't have another to lift him up.
      11 Again, if two lie together, then they have warmth; but how can one keep warm alone?
      12 If a man prevails against one who is alone, two shall withstand him; and a threefold cord is not quickly broken.
      13 Better is a poor and wise youth than an old and foolish king who doesn't know how to receive admonition any more.
      14 For out of prison he came forth to be king; yes, even in his kingdom he was born poor.
      15 I saw all the living who walk under the sun, that they were with the youth, the other, who succeeded him.
      16 There was no end of all the people, even of all them over whom he was--yet those who come after shall not rejoice in him. Surely this also is vanity and a chasing after wind.

      Ecclésiaste 5

      1 Guard your steps when you go to God's house; for to draw near to listen is better than to give the sacrifice of fools, for they don't know that they do evil.
      2 Don't be rash with your mouth, and don't let your heart be hasty to utter anything before God; for God is in heaven, and you on earth. Therefore let your words be few.
      3 For as a dream comes with a multitude of cares, so a fool's speech with a multitude of words.
      4 When you vow a vow to God, don't defer to pay it; for he has no pleasure in fools. Pay that which you vow.
      5 It is better that you should not vow, than that you should vow and not pay.
      6 Don't allow your mouth to lead you into sin. Don't protest before the messenger that this was a mistake. Why should God be angry at your voice, and destroy the work of your hands?
      7 For in the multitude of dreams there are vanities, as well as in many words: but you must fear God.
      8 If you see the oppression of the poor, and the violent taking away of justice and righteousness in a district, don't marvel at the matter: for one official is eyed by a higher one; and there are officials over them.
      9 Moreover the profit of the earth is for all. The king profits from the field.
      10 He who loves silver shall not be satisfied with silver; nor he who loves abundance, with increase: this also is vanity.
      11 When goods increase, those who eat them are increased; and what advantage is there to its owner, except to feast on them with his eyes?
      12 The sleep of a laboring man is sweet, whether he eats little or much; but the abundance of the rich will not allow him to sleep.
      13 There is a grievous evil which I have seen under the sun: wealth kept by its owner to his harm.
      14 Those riches perish by misfortune, and if he has fathered a son, there is nothing in his hand.
      15 As he came forth from his mother's womb, naked shall he go again as he came, and shall take nothing for his labor, which he may carry away in his hand.
      16 This also is a grievous evil, that in all points as he came, so shall he go. And what profit does he have who labors for the wind?
      17 All his days he also eats in darkness, he is frustrated, and has sickness and wrath.
      18 Behold, that which I have seen to be good and proper is for one to eat and to drink, and to enjoy good in all his labor, in which he labors under the sun, all the days of his life which God has given him; for this is his portion.
      19 Every man also to whom God has given riches and wealth, and has given him power to eat of it, and to take his portion, and to rejoice in his labor--this is the gift of God.
      20 For he shall not often reflect on the days of his life; because God occupies him with the joy of his heart.

      Ecclésiaste 6

      1 There is an evil which I have seen under the sun, and it is heavy on men:
      2 a man to whom God gives riches, wealth, and honor, so that he lacks nothing for his soul of all that he desires, yet God gives him no power to eat of it, but an alien eats it. This is vanity, and it is an evil disease.
      3 If a man fathers a hundred children, and lives many years, so that the days of his years are many, but his soul is not filled with good, and moreover he has no burial; I say, that a stillborn child is better than he:
      4 for it comes in vanity, and departs in darkness, and its name is covered with darkness.
      5 Moreover it has not seen the sun nor known it. This has rest rather than the other.
      6 Yes, though he live a thousand years twice told, and yet fails to enjoy good, don't all go to one place?
      7 All the labor of man is for his mouth, and yet the appetite is not filled.
      8 For what advantage has the wise more than the fool? What has the poor man, that knows how to walk before the living?
      9 Better is the sight of the eyes than the wandering of the desire. This also is vanity and a chasing after wind.
      10 Whatever has been, its name was given long ago; and it is known what man is; neither can he contend with him who is mightier than he.
      11 For there are many words that create vanity. What does that profit man?
      12 For who knows what is good for man in life, all the days of his vain life which he spends like a shadow? For who can tell a man what will be after him under the sun?
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.