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La Bible Chronologique - Jour 170

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La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 170

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    • Ecclésiaste 1

      1 Paroles de l'Ecclésiaste, fils de David, roi à Jérusalem.
      2 Comble de l’inconsistance, dit l'Ecclésiaste, comble de l’inconsistance, tout n’est que fumée !
      3 Quel avantage l'homme retire-t-il de toute la peine qu'il se donne sous le soleil ?
      4 Une génération s'en va, une autre arrive et la terre est toujours là.
      5 Le soleil se lève, le soleil se couche, il soupire après l'endroit d'où il se lève de nouveau.
      6 Le vent se dirige vers le sud, tourne vers le nord, puis il tourne encore et reprend les mêmes circuits.
      7 Tous les fleuves vont à la mer, mais la mer n'est pas remplie et ils continuent d’aller vers leur destination.
      8 Tout est en mouvement, plus qu'on ne peut le dire. L’œil ne sera jamais rassasié de voir et l'oreille ne sera jamais remplie au point de ne plus pouvoir écouter.
      9 Ce qui a existé, c'est ce qui existera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
      10 Si l’on dit à propos de quelque chose : « Regarde ceci, c'est nouveau », en réalité cela existait déjà dans les siècles précédents.
      11 On ne se souvient pas de ce qui est ancien, et ce qui arrivera par la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard.
      12 Moi, l'Ecclésiaste, j'ai été roi d'Israël à Jérusalem.
      13 J'ai appliqué mon cœur à rechercher et à explorer par la sagesse tout ce qui se fait sous le ciel : c'est une occupation pénible que Dieu réserve aux humains.
      14 J'ai vu tout ce qui se fait sous le soleil et j’ai constaté que tout n’est que fumée et revient à poursuivre le vent.
      15 Ce qui est courbé ne peut pas se redresser et ce qui manque ne peut pas être compté.
      16 Je me suis dit : « J'ai augmenté et développé la sagesse plus que tous ceux qui ont dominé avant moi sur Jérusalem, et mon cœur a vu beaucoup de sagesse et de connaissance. »
      17 J'ai appliqué mon cœur à connaître la sagesse, mais aussi la folie et la stupidité. J'ai découvert que cela aussi, cela revient à poursuivre le vent.
      18 En effet, avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa connaissance augmente sa souffrance.

      Ecclésiaste 2

      1 Je me suis dit dans mon cœur : « Allons ! Essaie la joie et tu goûteras au bonheur ! » J’ai constaté que cela aussi, c’était de la fumée.
      2 J'ai traité le rire de folie et j’ai dit, à propos de la joie : « A quoi sert-elle ? »
      3 J’ai imaginé, dans mon cœur, de livrer mon corps au vin tout en me conduisant avec sagesse et de m'attacher à la folie jusqu'à ce que je voie ce qu'il est bon pour les humains de faire sous le ciel tout au long de leur vie.
      4 Je me suis lancé dans de grandes entreprises : je me suis construit des maisons, je me suis planté des vignes,
      5 je me suis fait des jardins et des vergers et j'y ai planté toutes sortes d’arbres fruitiers.
      6 Je me suis fait des réservoirs pour arroser des pépinières.
      7 J'ai acheté des serviteurs et des servantes ; j’en ai eu d’autres, nés chez moi. J’ai aussi possédé des troupeaux de bœufs et de brebis, plus que n’importe qui avant moi à Jérusalem.
      8 J’ai même amassé de l'argent et de l'or, les richesses des rois et des provinces. Je me suis procuré des chanteurs et des chanteuses et ce qui fait le plaisir des hommes : des concubines en quantité.
      9 Je suis devenu grand, plus grand que n’importe qui avant moi à Jérusalem, sans rien perdre de ma sagesse.
      10 Je n’ai rien refusé à mes yeux de tout ce qu’ils réclamaient, je n'ai privé mon cœur d’aucune joie. En effet, mon cœur était réjoui par tout mon travail, et c'est toute la part que j’en ai retirée.
      11 Puis j'ai réfléchi à tout ce que mes mains avaient entrepris, à la peine que j'avais eue pour le faire, et j’ai constaté que tout n’est que fumée et revient à poursuivre le vent. Il n'y a aucun avantage à retirer de ce qu'on fait sous le soleil.
      12 J’ai réfléchi à ce qui caractérise la sagesse, la folie et la stupidité. – En effet, que fera l'homme qui succédera au roi ? N’est-ce pas ce qu'on a déjà fait ? –
      13 J’ai vu que la sagesse a sur la folie le même avantage que la lumière sur l’obscurité :
      14 le sage a ses yeux bien en place, tandis que l’homme stupide marche dans l’obscurité. Toutefois, j'ai aussi reconnu que le même sort est réservé à l'un et à l'autre,
      15 et je me suis dit dans mon cœur : « J'aurai le même sort que l’homme stupide. A quoi m’a-t-il donc servi d’être plus sage que lui ? » Et je me suis dit dans mon cœur : « C'est encore de la fumée. »
      16 En effet, le souvenir que l’on garde du sage n'est pas plus durable que celui que l’on garde de l’homme stupide, puisque, dès les jours suivants, tout est oublié. Comment se fait-il que le sage meure tout comme l’homme stupide ?
      17 Alors j'ai détesté la vie. Oui, ce qui se fait sous le soleil m'a déplu, car tout n’est que fumée et revient à poursuivre le vent.
      18 J'ai détesté tout le travail que j'ai accompli sous le soleil et dont je dois laisser la jouissance à l'homme qui me succédera.
      19 Et qui sait s'il sera sage ou fou ? Pourtant, il sera maître de tout mon travail, de tout le fruit de ma sagesse sous le soleil. Cela aussi, c’est de la fumée.
      20 J'en suis venu à désespérer à cause de toute la peine que je me suis donnée sous le soleil.
      21 En effet, un homme peut travailler avec sagesse, savoir-faire et succès, et il doit laisser le produit de son travail à un homme qui ne s’est donné aucune peine pour cela. Cela aussi, c’est de la fumée et c’est un grand malheur.
      22 Oui, que retire l'homme de tout son travail et des préoccupations de son cœur, alors qu’il se donne tant de peine pour cela sous le soleil ?
      23 Ses journées ne sont toutes que souffrance et son activité n'est que chagrin. Même la nuit, son cœur ne connaît pas le repos. Cela aussi, c’est de la fumée.
      24 Le seul bonheur, pour l'homme, consiste à manger, à boire et à se donner du plaisir dans son travail, mais cela aussi, je l'ai bien vu moi-même, dépend de Dieu.
      25 En effet, qui peut manger et jouir de quelque chose, en dehors de moi ?
      26 Oui, à l'homme qui lui est agréable il donne la sagesse, la connaissance et la joie, mais au pécheur il réserve la tâche de récolter et d’amasser des biens afin de les donner à celui qui est agréable à Dieu. Cela aussi, c’est de la fumée et cela revient à poursuivre le vent.

      Ecclésiaste 3

      1 Il y a un moment pour tout et un temps pour toute activité sous le ciel :
      2 un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour arracher ce qui a été planté,
      3 un temps pour tuer et un temps pour guérir, un temps pour démolir et un temps pour construire,
      4 un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser,
      5 un temps pour lancer des pierres et un temps pour en ramasser, un temps pour embrasser et un temps pour s’éloigner des embrassades,
      6 un temps pour chercher et un temps pour perdre, un temps pour garder et un temps pour jeter,
      7 un temps pour déchirer et un temps pour coudre, un temps pour se taire et un temps pour parler,
      8 un temps pour aimer et un temps pour détester, un temps pour la guerre et un temps pour la paix.
      9 Mais quel avantage celui qui agit retire-t-il de la peine qu’il se donne ?
      10 J'ai vu quelle occupation Dieu réserve aux humains.
      11 Il fait toute chose belle au moment voulu. Il a même mis dans leur cœur la pensée de l'éternité, même si l'homme ne peut pas comprendre l'œuvre que Dieu accomplit du début à la fin.
      12 J'ai reconnu que leur seul bonheur consiste à se réjouir et à bien agir pendant leur vie,
      13 et que, si un homme mange, boit et prend du plaisir dans tout son travail, c'est un cadeau de Dieu.
      14 J'ai reconnu que tout ce que Dieu fait durera toujours, sans qu’on puisse ajouter ou enlever quoi que ce soit, et que Dieu agit de cette manière afin qu'on éprouve de la crainte devant lui.
      15 Ce qui existe a déjà existé, tout comme ce qui existera, et Dieu ramène ce qui est passé.
      16 J’ai encore vu, sous le soleil, qu'à l'endroit désigné pour le jugement se trouvait la méchanceté et qu'à l'endroit désigné pour la justice régnait la méchanceté.
      17 Je me suis dit dans mon cœur : « Le juste et le méchant, c’est Dieu qui les jugera, car il y a un temps pour toute activité et pour tout ce qui se fait. »
      18 Je me suis dit dans mon cœur, à propos des humains, que Dieu les met à l'épreuve pour qu’ils voient par eux-mêmes qu'ils ne sont que des bêtes.
      19 En effet, le sort de l’homme et celui de la bête sont identiques : ils meurent tous les deux, ils ont tous un même souffle et la supériorité de l'homme sur la bête est nulle, puisque tout n’est que fumée.
      20 Tout va au même endroit. Tout a été fait à partir de la poussière et tout retourne à la poussière.
      21 Qui sait si le souffle des humains monte vers les hauteurs et si le souffle de la bête descend dans la terre ?
      22 J'ai vu qu'il n'y a rien de mieux pour l'homme que de se réjouir de ce qu’il fait : voilà quelle est sa part. En effet, qui le ramènera pour qu’il voie ce qui sera après lui ?

      Ecclésiaste 4

      1 J'ai examiné ensuite toutes les oppressions qui se commettent sous le soleil : les opprimés sont dans les larmes et personne ne les console ! La force est du côté de leurs oppresseurs et personne ne les console !
      2 J'ai alors déclaré que les morts sont plus heureux d’être déjà morts que les vivants d’être encore en vie,
      3 et j’ai déclaré plus heureux encore que les uns et les autres celui qui n'a pas encore vécu, puisqu’il n'a pas vu le mal qui se commet sous le soleil.
      4 J'ai vu que toute la peine que l’on se donne et tout le succès que l’on recherche dans une entreprise ne sont motivés que par la jalousie de l'homme vis-à-vis de son prochain. Cela aussi, c’est de la fumée et cela revient à poursuivre le vent.
      5 L’homme stupide croise les bras et se détruit lui-même.
      6 Mieux vaut une poignée pleine de repos que deux poignées pleines de travail et d’une activité qui revient à poursuivre le vent.
      7 J'ai examiné une autre réalité qui n’est que fumée sous le soleil :
      8 un homme peut être seul, sans aucun proche, sans fils ni frère, et pourtant son travail n'a pas de fin et ses yeux ne sont jamais rassasiés de richesses. « Pour qui donc est-ce que je travaille et me prive de bonheur ? » se demande-t-il. Cela aussi, c’est de la fumée et une mauvaise occupation.
      9 Il vaut mieux être deux que tout seul, parce qu’à deux on retire un bon profit du travail.
      10 En effet, en cas de chute, l'un relève son compagnon, mais malheur à celui qui est seul et qui tombe sans avoir de proche pour le relever !
      11 De même, si deux personnes dorment ensemble, elles auront chaud, mais celui qui est seul, comment aura-t-il chaud ?
      12 Si quelqu'un peut l’emporter contre un seul homme, à deux on peut lui résister ; la corde à trois fils ne se coupe pas facilement.
      13 Mieux vaut être un enfant pauvre et sage qu'un roi vieux et stupide qui ne sait plus se laisser avertir.
      14 Oui, il peut même sortir de prison pour régner ou être né pauvre dans son royaume :
      15 j'ai vu tous les êtres vivants qui marchent sous le soleil se rallier à l'enfant destiné à succéder au roi et à régner à sa place ;
      16 il n'y avait pas de fin à tout ce peuple, à tous ceux dont il avait pris la tête. Pourtant, les générations suivantes ne se réjouiront plus à son sujet. Oui, cela aussi, c’est de la fumée et cela revient à poursuivre le vent.
      17 Veille sur ton pied, lorsque tu entres dans la maison de Dieu : approche-toi pour écouter, au lieu d’offrir le sacrifice que présentent les hommes stupides parce qu’ils ne savent pas qu'ils agissent mal.

      Ecclésiaste 5

      1 Ne t’empresse pas d'ouvrir la bouche ! Que ton cœur ne se précipite pas pour exprimer une parole devant Dieu ! En effet, Dieu est au ciel, et toi sur la terre. Que tes paroles soient donc peu nombreuses !
      2 Oui, les rêves surgissent dans un flot d’occupations, et la voix de l’homme stupide dans un flot de paroles.
      3 Lorsque tu as fait un vœu à Dieu, ne tarde pas à l'accomplir, car il n'aime pas les hommes stupides. Accomplis le vœu que tu as fait !
      4 Mieux vaut pour toi ne pas faire de vœu plutôt que d'en faire un et de ne pas l'accomplir.
      5 Ne permets pas à ta bouche de te faire pécher et ne dis pas devant le messager de Dieu que c'est un péché involontaire. Pourquoi Dieu devrait-il s'irriter à cause de tes paroles et détruire le travail de tes mains ?
      6 Oui, s'il y a des absurdités dans un flot de rêves, il y en a aussi dans un flot de paroles. C'est pourquoi, crains Dieu !
      7 Si tu vois dans une province le pauvre opprimé, le droit et la justice violés, ne t'en étonne pas, car un homme de rang élevé est placé sous la surveillance d'un autre de rang plus élevé, et au-dessus d'eux il y en a de rang plus élevé encore.
      8 Ce qui représente un avantage pour le pays à tout point de vue, c'est un roi qui favorise la culture de la terre.
      9 Celui qui aime l'argent n’en sera jamais rassasié et celui qui aime les richesses n'en profitera pas. Cela aussi, c’est de la fumée.
      10 Quand les biens sont nombreux, ceux qui les mangent le sont aussi, et quel avantage en tire leur possesseur ? Il ne peut que les voir de ses propres yeux !
      11 Le sommeil du travailleur est doux, qu'il ait peu ou beaucoup à manger, tandis que la satiété dont jouit le riche ne le laisse pas dormir.
      12 Il y a un mal douloureux que j'ai vu sous le soleil : des richesses conservées, pour son malheur, par celui qui les possède.
      13 Si ces richesses disparaissent à cause d’une mauvaise affaire, il ne reste rien entre les mains de son fils.
      14 Il est sorti nu du ventre de sa mère et il repart aussi nu qu'il était venu, sans rien pouvoir emporter de son travail avec lui.
      15 Cela aussi, c’est un mal douloureux : il s'en va comme il était venu, et quel avantage a-t-il d'avoir travaillé pour du vent ?
      16 De plus, toute sa vie il mange dans l’obscurité et il n’est pas épargné par le chagrin, la maladie et l’irritation.
      17 Voici ce que j'ai vu : il est bon et beau pour l'homme de manger et de boire et de prendre du plaisir dans le travail qu'il accomplit sous le soleil, pendant la durée de vie que Dieu lui accorde, car c’est sa part.
      18 Et même, si un homme a reçu de Dieu des richesses et des biens, s'il lui a donné le pouvoir d'en manger, d'en prendre sa part et de se réjouir au milieu de son travail, c'est un cadeau de Dieu.
      19 En effet, il ne se souviendra pas beaucoup de la durée de sa vie, parce que Dieu l’occupe en déversant la joie dans son cœur.

      Ecclésiaste 6

      1 Il y a un mal que j'ai vu sous le soleil et qui est fréquent parmi les hommes :
      2 Dieu a pu donner des richesses, des biens et de la gloire à un homme, et rien de ce qu'il désire ne lui manque, mais Dieu ne lui laisse pas le pouvoir d'en jouir. Oui, c'est un étranger qui en jouira. C'est de la fumée et c’est un mal douloureux.
      3 Même si un homme avait 100 fils et vivait un grand nombre d'années, même s’il prolongeait son existence, si son âme ne s'est pas rassasiée de bonheur et si, de plus, il n'a pas de sépulture, j’affirme qu'un enfant mort-né est plus heureux que lui.
      4 En effet, il est venu comme une vapeur et repart dans l’obscurité, et son nom restera sous un voile d’obscurité ;
      5 il n'a pas vu, pas connu le soleil, et il a plus de repos que cet homme.
      6 A quoi bon vivre deux fois 1000 ans sans jouir du bonheur ? Tous ne vont-ils pas au même endroit ?
      7 Tout le travail de l'homme est pour sa bouche, et pourtant ses désirs ne sont jamais satisfaits.
      8 En effet, quel avantage le sage a-t-il sur l’homme stupide ? A quoi sert-il à un pauvre de savoir se conduire dans la vie ?
      9 Ce que les yeux voient est préférable à ce que recherche l’âme. Cela aussi, c’est de la fumée et cela revient à poursuivre le vent.
      10 Ce qui existe a déjà été appelé par son nom, et l'on sait ce qu’est l’homme : il est incapable de contester avec celui qui est plus fort que lui.
      11 S'il y a beaucoup de paroles, il y a beaucoup d’absurdités. Quel avantage l'homme en retire-t-il ?
      12 Qui sait en effet ce qui est bon pour l'homme dans la vie, tout au long de sa vie sans consistance qu'il traverse comme une ombre ? Et qui peut annoncer à l'homme ce qui existera après lui sous le soleil ?
    • Ecclésiaste 1

      1

      Le nom de ce livre signifie « Le Prédicateur. » La Sagesse de Dieu nous est ici prêchée, par l'intermédiaire de Salomon, qui en est l’écrivain certain. Ce dernier, au terme de sa vie, ayant été sensibilisé à son péché et à ses égarements, a témoigné ici de son expérience, pour le bien des autres ; c'est en fait la suite de son repentir ; il y annonce que tout bien terrestre n'est que vanité et nuisible à la tranquillité d'esprit. Il nous convainc de la vanité du monde, du fait que celui-ci ne peut pas nous rendre heureux ; il nous rappelle la bassesse du péché, et de sa tendance inéluctable à nous rendre misérable. Il montre que rien de ce qui a été créé ne peut satisfaire l'âme, et que le bonheur ne peut se trouver qu’en Dieu seul ; une telle doctrine ne peut, sous l'enseignement de l'Esprit, que conduire notre cœur à Jésus-Christ !

      Salomon montre que tout ce qui est humain est vain. (Ecclésiaste 1:1-3)
      Le labeur de l'homme et son besoin de satisfaction. (Ecclésiaste 1:4-8)
      Il n'y a rien de nouveau sous le soleil. (Ecclésiaste 1:9-11)
      Les désagréments dans la vaine poursuite de la connaissance. (Ecclésiaste 1:12-18)

      On peut apprendre beaucoup en comparant différentes parties de l'Écriture. Nous voyons, de manière imagée, Salomon revenir des « citernes crevassées et vides » du monde, pour se tourner vers la « Source d'eau vive » du ciel ; il décrit son cheminement : son égarement, sa honte, son amertume et sa déception, avec les leçons qu'il en a tirées. Ceux qui veillent ainsi à leur cheminement, pour se diriger vers « la vraie vie », doivent avertir leur entourage de ne pas continuer, en toute insouciance, à errer vers « la mort ».

      Salomon n’annonce pas seulement que tout ce qui a constitué son précédent parcours, s’est avéré sans issue, mais que tout n’est que vanité : « Vanité des Vanités, tout est Vanité. » Tel est le message du « Prédicateur », rappelé sans cesse tout au long du livre. Si le monde, dans son état actuel, représentait un tout, sans issue, cela ne vaudrait pas la peine d'y vivre ; si nous possédions toutes les richesses et les plaisirs de ce monde, ce ne serait pas suffisant pour nous rendre heureux.

      Quel profit peut tirer un homme de tout son travail ? Tout ce qu'il en obtient ne pourvoira jamais aux besoins de son âme, ni ne comblera ses désirs ; ses œuvres ne seront pas capables d’expier ses péchés, ni ne l'empêcheront pas de perdre son âme : quel avantage aurait-on à posséder toutes les richesses du monde, pour voir son âme aller à la mort, au jugement, et ce, éternellement ?

      4 Tout, ici-bas se transforme et jamais ne stagne. L'homme, après tout son travail, n'est pas plus proche de trouver le repos que le soleil, le vent, ou le courant de la rivière. Son âme ne trouvera aucun repos, à moins qu'il ne l'obtienne de Dieu.

      Les sens se lassent rapidement, et nous éprouvons sans cesse un besoin irrésistible de découvrir l’inconnu...

      9 Toutes les corruptions du cœur de l’homme sont les mêmes, aujourd’hui comme dans les temps anciens : ses désirs, ses vaines poursuites du bonheur et ses plaintes sont toujours les mêmes.

      Cette pensée devrait nous éviter d'espérer vainement de trouver le bonheur au sein de la création terrestre, et nous inciter plutôt à rechercher les bénédictions éternelles.

      Combien de réalisations et de personnes, à l'époque de Salomon, semblaient très importantes. Qu’en reste-t-il aujourd'hui ? Rien...

      12 Salomon a « goûté » à tout et il a trouvé que cela n’était que vanité. Il a poursuivi ses recherches, non seulement sur le plan matériel, mais aussi dans le domaine spirituel, au point de s’en trouver lassé...

      Plus il découvrait que ce qui se pratiquait « sous le soleil », n’était que vanité, plus il était troublé. Il ne pouvait trouver de satisfaction ici-bas, ni procurer du bien aux autres. Même sa recherche de la connaissance et de la sagesse n’ont pu que le conduire à constater la misère et la méchanceté de l'homme ; en fait, plus il progressait dans ses découvertes, plus il découvrait de causes de se lamenter et de pleurer...

      Apprenons à détester et à craindre le péché, la cause de toute vanité et de toute misère ; progressons dans la « connaissance de Christ ; » recherchons la paix spirituelle dans cette connaissance, dans l'amour et notre service pour le Sauveur !

      Ecclésiaste 2

      1

      La vanité et la déception des fausses joies de ce monde, du plaisir sensuel, de la richesse, et de l'opulence. (Ecclésiaste 2:1-11)
      La sagesse humaine est vaine. (Ecclésiaste 2:12-17)
      Nous devons vivre en ce monde selon la Volonté de Dieu. (Ecclésiaste 2:18-26)

      Salomon constate rapidement que les joies et les plaisirs de ce monde ne sont que vanité. Comment une gaité bruyante, voire exubérante, pourrait-elle rendre un homme réellement heureux ? Les diverses solutions des hommes pour obtenir satisfaction en ce monde, et leur inconstance, ressemblent à de l'agitation due à un accès de fièvre !

      S'apercevant également, que le fait de s’adonner au vin n’était que pure folie, Salomon a ensuite goûté aux divertissements coûteux des princes... Quand des personnes au revenu modeste lisent une telle description, elles peuvent être rapidement indignées.

      Le remède à toutes ces déceptions consistait pour Salomon à bien les évaluer dans leur ensemble : pour lui, tout n’était que vanité et contrariété ; il devrait en être de même pour nous, face à une telle situation.

      Sachons nous satisfaire, par ce que nous accorde le Seigneur, en terme de nourriture, de vêtement... Salomon disposait d’une grande sagesse, d’une facilité de compréhension et d’une bonne capacité de jugement.

      Tout plaisir en ce monde, lorsqu'il n’est pas béni, laisse l’homme insatisfait, tel qu’il était au départ. Le bonheur ne provient pas de la situation dans laquelle nous sommes : il ne provient que par Jésus-Christ ; Il est le seul qui puisse nous faire parvenir à la béatitude spirituelle !

      12 Salomon découvre que la connaissance et la prudence sont préférables à l'ignorance et à la folie, bien que la sagesse humaine et la science ne pourront jamais rendre un homme vraiment heureux.

      Le plus grand des savants, qui meurt sans avoir connu Jésus-Christ, périra de la même manière que l’homme le plus ignare ; quels bénéfices peuvent apporter les encouragements de ce monde à celui qui est dans la tombe, ou à une âme en enfer ? Ceux qui ont été justifiés en Jésus-Christ, les « saints », n'en ont pas besoin !

      Si tout était basé uniquement sur la connaissance intellectuelle, nous pourrions être amenés à abhorrer notre parcours ici-bas, puisque tout n’est que vanité et contraire au monde spirituel.

      18 Notre cœur est très peu disposé à abandonner ses différentes espérances, au sujet de tout ce qui peut provenir de ce monde ; Salomon en était arrivé à cette même conclusion, à l’issue de ses investigations.

      Le monde est une véritable « vallée de larmes », même pour ceux qui possèdent beaucoup de biens ici-bas. Combien voit-on d’insensés se transformer en véritables « bêtes de somme » dans le cadre de leur travail, n’ayant rien de mieux à s’offrir que des gains matériels. La meilleure utilisation que l'homme puisse faire de ces gains consiste à un usage sobre de ses biens, en phase avec sa situation.

      Nous devons éprouver du plaisir en accomplissant notre travail ; sachons utiliser les moyens que le Seigneur nous accorde pour traiter joyeusement et correctement nos affaires ici-bas.

      Les richesses peuvent être une bénédiction comme une malédiction, selon l’état du cœur de celui qui les possède. Ceux qui connaissent le Seigneur, reçoivent toute joie et satisfaction dans cette connaissance et dans l'amour qu’ils Lui portent. Mais en ce qui concerne le pécheur, il ne connaît souvent dans son travail, que peine, vanité, et contrariétés, dans sa vaine recherche du gain : tout ce qu’il pourra obtenir ira dans d’autres mains... Que ce pécheur considère vraiment quelle sera sa fin !

      Chercher la bonne part, dans l'amour de Christ et dans les bénédictions qu'Il accorde, voila le seul chemin de la joie véritable et de l’authentique satisfaction, déjà en ce monde présent !

      Ecclésiaste 3

      1

      L’instabilité des affaires ici-bas. (Ecclésiaste 3:1-10)
      Les décisions divines sont immuables. (Ecclésiaste 3:11-15)
      La vanité du pouvoir de ce monde. (Ecclésiaste 3:16-22)

      La quête du bonheur parfait ici-bas ne peut que se terminer par une déception. Nous devons nous adapter à notre condition en ce monde et accomplir notre devoir avec sagesse. Tout le plan de Dieu relatif au gouvernement de cette terre, se révèle parfaitement sage, juste et bon. Saisissons toute occasion favorable pour traiter convenablement chacun de nos projets : le terme de notre vie s’approche à grands pas !

      Le travail et la peine règnent en ce monde. Il en est ainsi pour que nous puissions toujours avoir une tâche à accomplir ; nul n'a été envoyé ici-bas pour demeurer oisif.

      11 Tout demeure comme Dieu l'a créé, et non comme nous le percevons parfois. Nous avons tellement d’éléments du monde enracinés dans notre cœur, nous sommes tellement « enfermés » dans nos pensées et nos soucis matériels, que nous n'avons ni le temps, ni l'esprit de discerner la volonté de Dieu.

      Le monde n'a pas seulement pris possession de notre cœur, mais il influe nos pensées relatives aux œuvres de Dieu. Si nous estimons que nous ne sommes nés que pour jouir égoïstement de ce monde, nous nous méprenons. Notre devoir ici-bas consiste à pratiquer le bien en cette vie, bien courte et incertaine ; nous ne disposons que de très peu de temps pour ce faire : « rachetons le temps ! ».

      Une des satisfactions que nous procure la Providence consiste à être persuadés que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. » Ce Dernier a tout fait, pour que les hommes puissent ressentir une crainte respectueuse envers Lui.

      Le monde a été, il est, et il sera : aucun changement notable ne s’y opère, aucune tentation qui n’ai déjà existé, ne peut nous surprendre.

      16 Dépourvu de la crainte du Seigneur, l'homme n'est qu’inanité ; dans de telles conditions qui pourrait juger impartialement ? Un autre Juge se tient devant la porte : Il lui appartient de tout « tenir » en Sa main ici-bas, cependant nous ne Le voyons que spirituellement...

      Salomon semble souhaiter que les hommes puissent vraiment réaliser que le fait de vouer délibérément leur cœur aux attraits du monde, ne fait que les mettre au même niveau que les animaux, sans les libérer des souffrances présentes, ni des comptes à rendre dans l’au-delà.

      Les hommes, comme les animaux, retournent à la poussière, d'où ils ont été tirés. Quelles piètres raisons avons-nous de tirer orgueil de notre corps, ou de ce que nous sommes capables d’accomplir physiquement ! Comme bien peu ne peuvent saisir cette pensée complètement, combien considèrent correctement la différence entre l'âme rationnelle de l'homme, et la vie de l’animal. L'esprit de l'homme monte aux cieux pour y être jugé : il est alors transformé dans un état immuable et éternel : celui de bonheur, ou de misère.

      Il est également certain que l'esprit animal va redescendre en terre, où il périra définitivement. Le cas de ceux qui n’ont comme espérance finale, que la mort en ce monde, comme les animaux, est vraiment lamentable.

      Posons-nous cette question : comment l’éternité peut-elle se passer dans la félicité ? La réponse nous est donnée par le grand dessein divin : c’est avec Jésus, qui est révélé en tant que Fils de Dieu, et l'Espérance des pécheurs.

      Ecclésiaste 4

      1

      Les misères de l'oppression. (Ecclésiaste 4:1-3)
      Les problèmes liés à l'envie. (Ecclésiaste 4:4-6)
      La folie de la cupidité. (Ecclésiaste 4:7,8)
      Les bénéfices d’une assistance mutuelle. (Ecclésiaste 4:9-12)
      Les différents régimes des gouvernements qui se succèdent (Ecclésiaste 4:13-16)

      Salomon est chagriné de voir la force prédominer sur le droit. Où que nous nous tournions, nous voyons le triste constat de la méchanceté et de la misère de l'humanité, qui sèment la misère en tous points.

      Étant ainsi parfois durement mené ici-bas, le genre humain peut être tenté de détester et de mépriser la vie. Mais l’homme de bien, même si sa situation est précaire ici-bas, ne peut pas avoir de tels sentiments, au point de ne pas souhaiter avoir vu le jour en ce monde, puisqu'il glorifie le Seigneur, même dans les pires moments ; jusqu'au terme de sa vie, il sera heureux de vivre, et ce, éternellement.

      Les impies recherchent vainement une hypothétique fin heureuse à leur vie, malgré toutes leurs contrariétés : en fait, une condition bien plus misérable les attend, s'ils demeurent dans leurs péchés. Si l’unique attrait du côté matériel du monde était notre but principal, il eut été préférable de ne pas connaître l’existence ici-bas, au vu des nombreuses oppressions subies !

      4 Salomon remarque les épreuves particulières que peuvent subir ceux qui ont une certaine notoriété dans leur travail, et ceux qui l’accomplissent avec assiduité. Ces personnes peuvent occuper un poste important et prospère, pouvant même susciter l'envie et l'opposition.

      D’autres, voyant toutes les oppositions que peuvent rencontrer celui qui est vraiment actif, attendent d'une manière insensée, plus de satisfaction dans la paresse et l'inaction... Cette dernière est un péché qui reçoit sa propre rétribution...

      Nous devons, par un travail honnête nous attacher à recevoir paisiblement notre rétribution, de façon à ne pas manquer du nécessaire ; mais ne cherchons pas l’abondance outre mesure, ce qui ne pourrait que créer des dissensions.

      Les quelques peines subies, comme les gains font partie de notre périple ici-bas ; sachons rester sous le regard divin !

      7 Bien souvent, plus les hommes possèdent, plus ils désirent encore davantage ; ils sont tellement attirés par l’attrait du gain qu'ils ne prennent aucun plaisir avec ce qu’ils possèdent déjà.

      L'égoïsme est à l’origine de tout ce mal. Un égoïste ne s'occupe de personne, il ne prend soin que de lui-même, sans toutefois ménager ceux qu'il emploie. Il n’est jamais rassasié. Bénéficiant du nécessaire, lui et sa famille, il demeure cependant sans cesse insatisfait.

      Beaucoup sont ainsi ici-bas, et arrivent même à négliger le service du Seigneur, pour jouir des plaisirs de cette vie. Les parents éloignés ou les étrangers finiront par hériter de la richesse d'un tel homme, sans le remercier ! L’homme cupide finit par accumuler, avec le temps, beaucoup d’argent ; puis il devient, au terme de sa vie, toujours plus avide et mécontent.

      Qu’il est fréquent, hélas, de voir des hommes qui professent appartenir à Celui, qui, « bien que riche, est devenu pauvre pour nous, » et qui ne cherchent qu’à acquérir rapidement de l'argent, sous prétexte qu’ils doivent prévenir toute mauvaise éventualité !

      9 Il y a sûrement davantage de satisfaction dans la vie pour celui qui travaille dur pour le bien de ceux qu'il aime, que pour l'avare qui œuvre inlassablement, parfois en vain.

      En tous points, l'union d’une famille assure le succès et la sécurité, particulièrement s’il s’agit de chrétiens. Chacun s'aide, soit par un encouragement, voire même un reproche amical. Dans un couple, chacun se « réchauffe » mutuellement le cœur : par une conversation orientée par exemple sur l'amour de Christ, ou en se joignant à d’autre chrétiens pour chanter Ses louanges.

      Cherchons à améliorer nos relations de fraternité chrétienne ! Il n’y a aucune vanité en cela puisque nous serons unis spirituellement aussi longtemps que « nous serons sous le soleil ».

      Là où deux âmes sont fermement unies dans un amour, à la fois saint et fraternel, Christ par son Esprit, se tient parmi eux ; un solide partage fraternel s’établit alors à trois !

      13 Beaucoup ne sont jamais longtemps à l'aise ni satisfaits de leur état : ils sont avides de changements ; cela n'est pas nouveau.

      Quand un prince se voit évincé par ceux qui ont voulu le remplacer, on ne rencontre que vanité et mécontentement. Mais les serviteurs bien disposés à servir le Seigneur Jésus, notre Roi, ne se réjouissent qu’en Lui seul, L'aimant davantage, de jour en jour, pour l’éternité !

      Ecclésiaste 5

      1

      Ce qui rend vaine toute dévotion. (Ecclésiaste 5:1-3)
      Au sujet des vœux et de l'oppression. (Ecclésiaste 5:4-8)
      La vanité des richesses. (Ecclésiaste 5:9-7)
      Le bon usage des richesses. (Ecclésiaste 5:18-20)

      Ecclésiaste 5:1-3 Adresse-ton adoration à Dieu, et prend le temps de la préparer. Ne laisse pas tes pensées se disperser vers le côté matériel. Retiens tes sentiments pour qu'ils ne s'égarent pas vers des sujets inopportuns.

      Dans nos prières, nous devons éviter les vaines répétitions ; ce ne sont pas les prières interminables qui sont condamnées dans ce texte, mais celles qui n'ont aucun sens réel. Il est fréquent que l'égarement de nos pensées rende nos louanges au Seigneur à peine meilleures que le sacrifice des insensés ! De nombreuses paroles prononcées à la hâte dans la prière, révèlent une certaine tiédeur du cœur ; elles n’engendrent que des réponses assez ternes de la part du Seigneur, puisqu’elles ne sont animées d’aucune ferveur d’âme.

      4 Lorsqu’une personne prend des engagements sans réfléchir, elle court le risque que sa bouche soit pour elle une occasion de chute.

      Ce texte cite le cas d’un homme venant vers le sacrificateur, en lui avouant avoir fait un vœu sans avoir réfléchi, avec les conséquences néfastes que cela peut engendrer. Se moquer ainsi de Dieu, par de vains engagements, ne peut qu'engendrer Son déplaisir, et donc entraîner une perte partielle du potentiel de nos bénédictions.

      Nous ne devons pas céder à la peur : rappelons-nous que Dieu se tient devant nous et ouvre notre chemin !

      Si nous constatons l'oppression du pauvre, ne pensons pas qu’il s’agisse d’un « manquement » de la Providence divine, ni de la perversion de l'institution administrative du pays.

      Ne critiquons pas non plus la piété, lorsque nous voyons qu'elle n'empêche pas les hommes de souffrir. Quelle que soit la quiétude que des oppresseurs semblent connaître, Dieu leur demandera des comptes, pour tout...

      9 La bonté de la Providence est distribuée judicieusement, mieux qu'il ne peut paraître à un observateur insouciant. Le roi, comme les pauvres, ont besoin des choses de première nécessité ; ces derniers, néanmoins les partagent et les apprécient davantage que le roi, habitué au luxe.

      Certains désirs corporels ne peuvent être satisfaits, même par l'argent... L'abondance matérielle, ici-bas, ne peut satisfaire les désirs spirituels. Plus les hommes possèdent de biens, plus leur maison est belle, plus ils emploient de serviteurs, plus d'invités ils reçoivent, plus ils seront dépendants de leur train de vie.

      Le sommeil du travailleur est souvent non seulement paisible, à cause de sa fatigue, mais parce que peu de soucis viennent le perturber. Le sommeil du chrétien engagé est calme et reposant ; une telle personne a donné de son temps au service de Dieu. Elle peut se reposer avec joie, en Dieu, Celui qui est son Repos.

      Ceux qui possèdent beaucoup d’argent, manquent souvent du sommeil, car l’abondance de leurs biens altère leur repos. Les richesses sont des sources de tracas, elles entraînent ceux qui les possèdent, loin de Dieu et de leur devoir. Les hommes utilisent leur richesse, non seulement pour assouvir leurs propres convoitises, mais aussi pour opprimer les autres, en les brimant. Ils verront qu'ils ont travaillé pratiquement pour rien, lorsque à leur mort, ils découvriront que le profit de leur travail est parti comme le vent, on ne sait où.

      Ce sont les convoitises du monde qui sont à l’origine des calamités de la vie ! Celui qui n'est pas poussé à la repentance, et qui reste irrité contre la Providence de Dieu, est en colère contre tout ce qui l'environne, ce qui augmente son affliction...

      18 La vie est un don de Dieu. Nous ne devons pas considérer notre existence ici-bas, comme une corvée, mais prendre plaisir dans celle où Dieu nous place.

      Un esprit joyeux est une grande bénédiction ; il rend les tâches plus faciles, et les afflictions plus légères. En faisant un bon usage de sa richesse, un homme âgé se souviendra avec plaisir des jours heureux de sa vie passée.

      La manière dont Salomon se réfère à Dieu, Celui qui accorde à la fois, la vie et les plaisirs, nous montre que tout doit être reçu et utilisé, en toute humilité et selon Sa volonté, et pour Sa gloire.

      Rappelons ces paroles, que recommande à tous notre miséricordieux Rédempteur : « Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste, pour la vie éternelle. » (Jean 6.27). Christ est le Pain de vie, la « nourriture unique » de l'âme. Tous sont invités à participer à ce festin spirituel !

      Ecclésiaste 6

      1

      La vanité de la richesse, d’une longue vie et d’une famille prospère. (Ecclésiaste 6:1-6)
      Le réconfort que chacun peut trouver dans son entourage. (Ecclésiaste 6:7-12)

      Un homme dispose souvent de tout ce dont il a besoin pour jouir des plaisirs ici-bas, cependant le Seigneur lui laisse sa cupidité ou ses mauvaises dispositions, pour qu’il ait la pleine liberté de faire bon usage ou non de ce qu'il possède.

      D'une manière ou d'une autre, tout ce qu’un homme possède finit par parvenir à d’autres personnes ; c’est une vanité. Chez les Hébreux, il était d’usage de chercher à avoir une famille nombreuse ; c’était la source d’un grand honneur. Chacun, en général, espère bénéficier d’une longue vie. Un homme ne peut être capable d'aimer à la fois sa richesse, sa famille, et la vie. Un tel homme, dans son passage ici-bas, semble être né pour être parfaitement heureux. Mais celui qui n’entre dans la vie que pour un temps assez court, a un sort préférable à celui qui a vécu longtemps, tout en souffrant toute sa vie.

      7 Ne disposer que du nécessaire pourra servir à subvenir à nos besoins ; le fait de posséder beaucoup ne nous donnera guère plus.

      Les désirs de l'âme ne sont jamais satisfaits par la richesse du monde. Le pauvre obtient son nécessaire, comme le riche, sans en souffrir réellement.

      Nous ne pouvons avoir de meilleur but que d’assurer le repos de notre âme, en Dieu ; il est en effet préférable de vivre par la foi, en vue de l’éternité, plutôt que de vivre par nos sens, et qui ne repose uniquement que sur les choses présentes ici-bas.

      Notre sort en ce monde est déterminé à l’avance par Dieu. Nous ne disposons que de ce qu’Il juge bon de nous accorder. Les biens les plus précieux et les plus grands honneurs ne peuvent pas nous éviter les aléas de la vie. Les évènements se succédant inlassablement, la vanité des hommes augmente : qu’y-a-t-il de pire pour mener les destinées du monde ?

      Notre vie sur cette terre se compte en jours. Elle est fugitive et bien incertaine ; on n’y trouve que peu de choses matérielles durables qui puissent motiver notre attachement absolu. Retournons plutôt à Dieu, ayons confiance en Sa miséricorde, à travers Jésus-Christ et soumettons-nous à Sa volonté. Nous serons alors à même d’ignorer la vanité de ce monde, et nous nous retrouverons spirituellement dans ce lieu heureux, où l’on trouve toute plénitude de joie, éternellement !

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