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La Bible Chronologique - Jour 284

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 284

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Versets relatifs

    • Matthieu 9

      1 Jésus monta dans une barque, traversa la mer et se rendit dans sa ville.
      2 On lui amena un paralytique couché sur un lit. Jésus voyant leur foi, dit au paralytique : Prends courage mon enfant, tes péchés te sont pardonnés.
      3 Sur quoi, quelques scribes se dirent : Cet homme blasphème.
      4 Et Jésus, qui connaissait leurs pensées dit : Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs ?
      5 Qu’est-ce qui est plus facile, de dire : Tes péchés te sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi et marche ?
      6 Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit et retourne chez toi.
      7 Il se leva et s’en alla chez lui.
      8 A cette vue, les foules saisies de crainte, glorifièrent Dieu qui a donné aux hommes un tel pouvoir.
      9 En passant plus loin, Jésus vit un homme appelé Matthieu assis au bureau des péages. Il lui dit : Suis-moi. (Matthieu) se leva et le suivit.
      10 Jésus était à table dans la maison ; or, beaucoup de péagers et de pécheurs avaient pris place avec lui et avec ses disciples.
      11 A cette vue, les Pharisiens dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les péagers et les pécheurs ?
      12 Jésus qui avait entendu, dit : Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin de médecin, mais les malades.
      13 Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde et non le sacrifice ; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.
      14 Alors des disciples de Jean vinrent auprès de Jésus et dirent : Pourquoi nous et les Pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent pas ?
      15 Jésus leur répondit : Les amis de l’époux peuvent-ils mener deuil tant que l’époux est avec eux ? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.
      16 Personne ne met une pièce de drap neuf à un vieux vêtement, car le morceau tire sur le vêtement et il en résulte une déchirure pire.
      17 On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres, autrement, les outres se rompent, le vin se répand et les outres sont perdues, mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et l’ensemble se conserve.
      18 Tandis qu’il leur adressait ces paroles, un chef arriva, se prosterna devant lui et dit : Ma fille est morte il y a un instant, mais viens, impose-lui les mains, et elle vivra.
      19 Jésus se leva et le suivit avec ses disciples.
      20 Et voici qu’une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans s’approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement,
      21 car elle se disait : Si je puis seulement toucher son vêtement je serai guérie.
      22 Jésus se retourna et dit en la voyant : Prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie. Et cette femme fut guérie à l’heure même.
      23 Lorsque Jésus fut arrivé à la maison du chef, et qu’il vit les joueurs de flûte et la foule bruyante, il leur dit :
      24 Retirez-vous, car la jeune fille n’est pas morte, mais elle dort. Et ils se moquaient de lui.
      25 Quand la foule eut été renvoyée, il entra, saisit la jeune fille par la main, et la jeune fille se leva.
      26 Le bruit s’en répandit dans toute la contrée.
      27 Comme Jésus s’en allait, deux aveugles le suivirent en criant : Aie pitié de nous, Fils de David !
      28 A son arrivée à la maison, les aveugles s’approchèrent de lui, et Jésus leur dit : Croyez-vous que je puisse faire cela ? Oui, Seigneur, lui répondirent-ils.
      29 Alors il leur toucha les yeux en disant : Qu’il vous soit fait selon votre foi.
      30 Et leurs yeux s’ouvrirent. Jésus leur fit cette recommandation sévère : Prenez garde que personne ne le sache.
      31 Mais, à peine sortis, ils répandirent sa renommée dans le pays entier.
      32 Comme ils s’en allaient, on lui amena un démoniaque muet.
      33 Le démon chassé, le muet parla. Et les foules dans l’admiration disaient : Jamais rien de semblable ne s’est vu en Israël.
      34 Mais les Pharisiens disaient : C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.
      35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, il enseignait dans leurs synagogues, prêchait l’Évangile du royaume et guérissait toute maladie et toute infirmité.
      36 A la vue des foules, il en eut compassion, car elles étaient lassées et abattues comme des brebis qui n’ont pas de bergers.
      37 Alors il dit à ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.
      38 Priez donc le Seigneur de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.

      Luc 7

      1 Après avoir achevé tous ces discours au peuple qui l’écoutait, Jésus entra à Capernaüm.
      2 Un centenier avait un serviteur malade qui était sur le point de mourir et qui lui était très cher.
      3 Il entendit parler de Jésus et lui envoya quelques anciens des Juifs, pour lui demander de venir sauver son serviteur.
      4 Ils arrivèrent auprès de Jésus et le supplièrent d’une manière pressante en disant : Il est digne que tu lui accordes cela,
      5 car il aime notre nation, et c’est lui qui a bâti notre synagogue.
      6 Jésus s’en allait avec eux et n’était guère éloigné de la maison, quand le centenier envoya des amis pour lui dire : Seigneur, ne prends pas tant de peine, car je ne mérite pas que tu entres sous mon toit.
      7 C’est aussi pour cela que je ne me suis pas (cru) digne d’aller en personne vers toi. Mais dis un mot, et mon serviteur sera guéri.
      8 Car, moi qui suis soumis à une autorité (supérieure), j’ai des soldats sous mes ordres ; et je dis à l’un : Va ! et il va ; à l’autre : Viens ! et il vient ; et à mon serviteur : Fais cela ! et il le fait.
      9 Lorsque Jésus entendit ces paroles, il admira le centenier, se tourna vers la foule qui le suivait et dit : Je vous le dis, même en Israël je n’ai pas trouvé une aussi grande foi.
      10 De retour à la maison, les envoyés trouvèrent en bonne santé le serviteur [qui avait été malade].
      11 Or il se rendit le jour suivant dans une ville appelée Naïn ; ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui.
      12 Lorsqu’il fut près de la porte de la ville, voici qu’on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve ; et il y avait avec elle une foule considérable de la ville.
      13 Le Seigneur la vit, eut compassion d’elle et lui dit : Ne pleure pas !
      14 Il s’approcha et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s’arrêtèrent. Il dit : Jeune homme, je te le dis, lève-toi !
      15 Et le mort s’assit et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère.
      16 Tous furent saisis de crainte ; ils glorifiaient Dieu et disaient : Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple.
      17 Cette parole se répandit à son sujet dans la Judée tout entière et dans tous les environs.
      18 Les disciples de Jean lui annoncèrent tout cela.
      19 Jean appela deux de ses disciples et les envoya vers le Seigneur, pour lui dire : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?
      20 Arrivés auprès de lui, ces hommes dirent : Jean-Baptiste nous a envoyés vers toi, pour dire : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?
      21 A l’heure même, Jésus guérit plusieurs personnes de maladies, d’infirmités et d’esprits mauvais, et il rendit la vue à de nombreux aveugles.
      22 Et il leur répondit : Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles recouvrent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.
      23 Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute !
      24 Après le départ des messagers de Jean, Jésus se mit à dire aux foules à propos de Jean : Qu’êtes-vous allés contempler au désert ? un roseau agité par le vent ?
      25 Mais qu’êtes-vous allés voir ? un homme vêtu d’habits somptueux ? Voici, ceux qui portent des habits magnifiques et qui vivent dans le luxe sont dans les palais royaux.
      26 Qu’êtes-vous donc allés voir ? un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète.
      27 C’est lui dont il est écrit : Voici, j’envoie devant toi mon messager Pour préparer ton chemin devant toi.
      28 Je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’y en a pas de plus grand que Jean. Cependant, le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui.
      29 Tout le peuple qui l’a entendu et les péagers ont justifié Dieu, en se faisant baptiser du baptême de Jean ;
      30 mais les Pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rejeté le dessein de Dieu à leur égard.
      31 A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, et à qui ressemblent-ils ?
      32 Ils ressemblent aux enfants assis sur la place publique, qui s’appellent les uns les autres et disent : Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé ; Nous avons chanté des complaintes, et vous n’avez pas pleuré.
      33 Car Jean-Baptiste est venu, il ne mangeait pas de pain et ne buvait pas de vin, et vous dites : Il a un démon.
      34 Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites : C’est un homme qui fait bonne chère et un buveur de vin, un ami des péagers et des pécheurs.
      35 Mais la sagesse a été justifiée par tous ses enfants.
      36 Un des Pharisiens pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du Pharisien et se mit à table.
      37 Et voici qu’une femme pécheresse, qui était dans la ville, sut qu’il était à table dans la maison du Pharisien ; elle apporta un vase d’albâtre plein de parfum
      38 et se tint derrière à ses pieds. Elle pleurait et se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus, puis elle les essuyait avec ses cheveux, les embrassait et répandait sur eux du parfum.
      39 A cette vue, le Pharisien qui l’avait invité dit en lui-même : Si cet homme était prophète, il saurait qui est la femme qui le touche et ce qu’elle est : une pécheresse.
      40 Jésus prit la parole et lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Maître, parle, répondit-il. –
      41 Un créancier avait deux débiteurs ; l’un devait cinq cents deniers et l’autre cinquante.
      42 Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur fit grâce de leur dette à tous deux. Lequel l’aimera le plus ?
      43 Simon répondit : Celui, je suppose, auquel il a fait grâce de la plus grosse somme. Jésus lui dit : Tu as bien jugé.
      44 Puis il se tourna vers la femme et dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas donné d’eau pour mes pieds ; mais elle, elle a mouillé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
      45 Tu ne m’as pas donné de baiser, mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a pas cessé de me baiser les pieds.
      46 Tu n’as pas répandu d’huile sur ma tête ; mais elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds.
      47 C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés sont pardonnés, puisqu’elle a beaucoup aimé. Mais celui a qui l’on pardonne peu aime peu.
      48 Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés.
      49 Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés.
      50 Mais il dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va en paix.
    • Matthieu 9

      1

      Jésus retourne à Capernaüm, et guérit un paralytique. (Matthieu 9:1-8)
      L’appel de Matthieu. (Matthieu 9:9)
      La fête chez Matthieu, (ou Lévi). (Matthieu 9:10-13)
      Les objections des disciples de Jean. (Matthieu 9:14-17)
      Christ guérit la fille de Jaïrus, Il guérit la femme, à la perte de sang. (Matthieu 9:18-26)
      Il guérit deux aveugles. (Matthieu 9:27-31)
      Christ chasse un démon, d'un muet. (Matthieu 9:32-34)
      Il envoie les apôtres en mission. (Matthieu 9:35-38)

      La foi des amis du paralytique qui l'amenèrent à Christ, était grande ; ils croyaient fermement que Jésus-Christ pouvait le guérir, et qu'Il allait le faire.

      Une foi solide ne considère aucun obstacle, pour se diriger vers Christ. Ces hommes disposaient d’une telle foi ; ils amenèrent le paralytique à Christ, convaincus de Sa Puissance. Il s’agissait d’une une foi active.

      Le péché peut être pardonné, alors que la maladie peut subsister, par contre la maladie peut être ôtée, sans que le péché ne soit pardonné : si nous disposons du réconfort de la Paix divine, avec en plus, la joie d’être guéri d'une maladie, cette guérison est alors réellement une miséricorde. Cela ne doit surtout pas nous encourager à pécher !

      Si l’on apporte son péché à Jésus-Christ, en tant que « maladie et misère » dont on veut être guéri et délivré, c'est une bonne démarche ; mais si l’on veut venir à Lui, sans vouloir renoncer à ces péchés, nous commettons alors une grossière erreur, nous sommes victimes d’une misérable illusion. La grande intention de Jésus, dans la Rédemption qu'Il offre, consiste à séparer notre cœur du péché. Notre Seigneur Jésus a une parfaite connaissance de tout ce que nous pensons.

      Il y a une grande quantité de maux, dans les pensées coupables ; ils sont très offensifs pour le Seigneur. Christ a choisi de montrer que Sa grande mission dans le monde, était de sauver Son peuple de ses péchés. Dans ce texte, Il a évité de débattre longuement avec les scribes : Il a parlé de la guérison de l'homme malade. Non seulement ce dernier n'avait plus besoin d'être porté sur son lit, mais il avait la force de porter sa couche !

      Dieu doit être glorifié pour toute Sa Puissance qu'Il nous accorde, pour accomplir le bien !

      9 Comme tous ceux que Christ a appelés pour Son service, Matthieu exerçait une profession. Alors que Satan provoque avec ses tentations, les personnes oisives, Christ, de Son côté, appelle ceux qui travaillent.

      « Par nature, nous Te sommes opposés, O notre Dieu ; incite-nous à Te suivre ; entraîne-nous par Ta puissante Parole, et nous accourrons auprès de Toi. Par Ton Esprit, parle à notre cœur ; le monde ne peut pas nous retenir, Satan ne peut pas nous arrêter en chemin, nous nous lèverons et nous Te suivrons ».

      Par le biais de Christ, un changement à salut est opéré dans l'âme : Il en est l’Auteur, et Sa Parole en est le moyen. Ni la position administrative de Matthieu, ni son salaire, n'ont pu le retenir, quand Christ l'a appelé. Il a tout laissé.

      Bien que nous voyions certains disciples, anciens pêcheurs « professionnels », retourner ultérieurement parfois à la pêche, nous ne verrons plus jamais Matthieu retourner à son gain coupable.

      10 Quelques temps après avoir été appelé par Jésus, Matthieu chercha à amener ses anciens collègues de travail, pour qu’ils entendent le Seigneur. Il savait, par expérience, ce que la Grâce de Christ pouvait faire, et il ne désespérait pas au sujet de ces hommes.

      Ceux qui sont réellement amenés à Christ, ne peuvent que désirer que d'autres y viennent aussi. Ceux qui estiment que leur âme n’est pas malade, n'accueillent pas avec plaisir le « Médecin spirituel ». C’était le cas des Pharisiens ; ils méprisaient Christ parce qu'ils s'estimaient intègres ; mais les publicains, pauvres et pécheurs, ressentirent qu'ils manquaient manifestement d'instruction spirituelle.

      Il est facile, et trop commun, de mal interpréter les meilleures paroles et actions des autres. On peut suspecter, sans grand risque de se tromper, que ceux qui ne sont pas au bénéfice de la Grâce de Dieu, ne soient pas satisfaits que d'autres l'obtiennent.

      Quand, dans ce texte, nous voyons Christ converser avec des pécheurs, nous savons qu’Il agit par pure Miséricorde ; promouvoir la conversion des âmes est le plus grand acte de compassion.

      L'appel de l'évangile est un appel à la repentance ; un appel qui nous invite à changer notre esprit, à changer nos voies.

      Si les hommes n'avaient pas été pécheurs, Christ n’aurait pas eu à venir parmi eux. Examinons-nous, afin de nous assurer que notre « maladie spirituelle » a disparu et que nous avons appris à suivre les directives de notre « grand Médecin » !

      14 À l’époque relatée dans ce texte, Jean était en prison ; les circonstances, son caractère, et la nature du message qu'il a donné pour délivrer les pécheurs, ont conduit ceux qui lui étaient particulièrement attachés, à observer de fréquents jeûnes.

      Christ se réfère au témoignage que Jean donnait sur lui-même, Jean 3:29. Bien qu'il n’y ait aucun doute sur le fait que Jésus et Ses disciples vivaient d'une façon simple et frugale, il n'aurait pas été normal, pour ses disciples, de jeûner, alors qu'ils bénéficiaient du réconfort de la présence du Seigneur. Tant qu'Il était avec eux, tout était bien : la présence du soleil donne le jour, son absence, par contre, produit la nuit.

      Notre Seigneur a alors rappelé à Ses disciples des règles communes de prudence. Il n'était pas habituel de prendre un morceau de tissu neuf, pour l’apposer sur un vieux vêtement : il y aurait eu alors, incompatibilité entre le tissu solide, et celui, tout assoupli du vieux vêtement ; la déchirure aurait été inévitable.

      Les hommes avisés ne mettent pas du vin nouveau dans de vieilles outres, susceptibles de se rompre ou pouvant éclater par la fermentation du vin. Mais en mettant ce vin nouveau dans des outres neuves, les deux seront préservés.

      De grandes précautions et de la prudence sont essentielles, afin que les jeunes convertis ne puissent pas avoir d’idées moroses et peu engageantes, sur le ministère pour notre Dieu ; notre devoir est de les informer objectivement, dès qu'ils sont capables de la comprendre.

      18 La mort de nos parents est un moyen de nous conduire à Christ, Celui qui est notre vie. Il est très honorable, pour les plus grands souverains de s'attendre au Seigneur Jésus ; en fait, ceux qui veulent recevoir la Miséricorde de Christ, doivent d’abord l'honorer.

      La diversité des méthodes utilisées par Christ pour accomplir Ses miracles, provient peut-être des différents tempéraments et dispositions d'esprit rencontrés chez ceux qui se sont approchés de Lui : Jésus, Celui qui recherche les cœurs, le savait parfaitement.

      Une pauvre femme s'est approchée de Christ, et par ce fait, elle reçut Sa Miséricorde. Si nous « touchons » seulement, comme l'a fait cette femme, l'ourlet du vêtement de Christ, avec une foi fervente, nos pires maux seront guéris ; il n'y a pas d'autre moyen véritable de guérison, ni crainte à avoir de ce qu’Il connaît toutes choses, éléments qui sont une peine et un fardeau pour nous, que nous n’oserions même pas avouer à un ami intime.

      Lorsque Christ est entré dans la maison de ce chef, Il s’exclama : « retirez-vous ». Parfois, quand la peine de ce monde prédomine en notre cœur, il est difficile pour Christ d'entrer et d’apporter Son réconfort. La fille de ce chef était vraiment morte... mais pas pour Christ. La mort d’une personne intègre peut être considérée, d'une certaine manière, comme un sommeil. Les paroles et les œuvres de Jésus peuvent, au premier abord, ne pas être comprises : elles ne doivent pas cependant, être méprisées.

      Les occupants de cette maison furent renvoyés. Les moqueurs, qui rient de ce qu'ils ne comprennent pas, ne sont pas aptes à être des témoins des œuvres merveilleuses de Christ. Les âmes « mortes » ne peuvent pas être élevées à la vie spirituelle, à moins que Christ ne les prenne en main : c'est ce qui est fait par Sa toute Puissance.

      Si ce simple exemple de Christ, ressuscitant quelqu'un, a tant opéré pour Sa « célébrité », que sera Sa Gloire quand tous ceux qui sont dans leur tombe, entendront Sa voix, et se lèveront ? Ceux qui ont pratiqué le bien se dresseront, pour la résurrection à la vie, mais ceux qui ont fait le mal, se lèveront... pour connaître la damnation.

      27 À cette époque, les Juifs attendaient l'apparition du Messie ; ces deux aveugles savaient et proclamaient dans les rues de Capernaüm, qu'Il était venu, et qu’Il s’appelait Jésus.

      Ceux qui ont perdu la vue, peuvent, par la Grâce de Dieu, comprendre la cause de leur infirmité. Quels que soient nos fardeaux ou nos nécessités, nous n'avons besoin de rien d'autre que de bénéficier de la Miséricorde de notre Seigneur Jésus. En Christ il y a suffisamment pour tous !

      Ces aveugles suivirent Jésus, en criant à haute voix. Le Seigneur voulait éprouver leur foi, voulant également par là, nous enseigner à prier sans cesse, sans faillir, même si la réponse à notre prière n'est pas immédiate. Ils suivirent donc Christ en criant ; en fait, la question primordiale est la suivante : « croyez-vous » ? Certains peuvent, par nature, être sincères, mais ce n'est que la Grâce qui peut apporter la foi.

      Christ toucha les yeux de ces hommes : en fait, Il apporte la vue aux « âmes aveugles », par la puissance de Sa Grâce, liée à Sa Parole ; Il les guérit selon leur foi. Ceux qui viennent à Jésus-Christ, en recevront toutes choses, non pas selon leurs propres convoitises, ni selon leur confession, mais selon leur foi.

      Christ a quelquefois caché Ses miracles, ne voulant pas exciter le sentiment de vanité qui prédominait parmi les Juifs : leur Messie devait être un prince temporel ; Jésus voulait éviter ainsi les tumultes et les séditions parmi le peuple.

      32 Un démoniaque muet est préférable à un démoniaque qui blasphème. Les guérisons opérées par Christ frappent à la racine du mal, et en enlèvent la cause, en brisant le pouvoir de Satan.

      Rien ne peut convaincre ceux qui sont orgueilleux. Ils croiront n'importe quoi, même si c'est faux ou absurde, plutôt que l'Écriture Sainte ; et ils montrent ainsi l'inimitié de leur cœur envers un Dieu saint.

      35 Jésus n'a pas visité seulement des grandes villes prospères, Il est aussi passé dans des villages tristes et insignifiants : mais partout où Il prêcha, Il guérit !

      L’âme la plus médiocre ici-bas est précieuse pour Christ : elle doit donc l'être aussi pour nous, autant que celle des personnes importantes.

      Il y avait des sacrificateurs, des Lévites, et des scribes, partout en Israël ; mais ils n’étaient en fait, que des « pasteurs de néant », \\# Zec 11:17\\ : c'est pourquoi Christ avait compassion du peuple, qui n’était composé que de « brebis errantes », des individus périssant, par manque de connaissance religieuse.

      À ce jour encore, de vastes multitudes sont des brebis sans berger, dont nous devons avoir compassion, et faire tout ce que nous pouvons pour les aider. Les multitudes qui ont besoin d'instruction spirituelle représentent une moisson abondante, qui nécessite beaucoup d'ouvriers actifs : mais peu de personnes se sont hélas levées pour cette tâche.

      Christ est le Seigneur de la moisson. Prions pour que beaucoup puissent se lever et être envoyés pour travailler et amener des âmes à Christ. Quelle bénédiction de voir Dieu sur le point d’accorder Sa miséricorde envers un peuple, et d’inciter ce dernier à prier pour cette cause ! Les missions confiées aux « moissonneurs », qui partent, en réponse à cette prière, ont toutes les chances de rencontrer du succès !

      Luc 7

      1

      Guérison du serviteur du centurion. (Luc 7:1-10)
      Le fils de la veuve est ressuscité. (Luc 7:11-18)
      Jean-Baptiste s’enquiert à propos de Jésus. (Luc 7:19-35)
      Christ est oint dans la maison du pharisien ; la parabole des deux débiteurs. (Luc 7:36-50)

      Les serviteurs doivent veiller à être appréciés de leurs maîtres. Les maîtres, de leur côté, doivent prendre un soin particulier de leurs serviteurs, quand ceux-ci sont malades. Nous pouvons aussi, par une prière fidèle et fervente, nous adresser à Christ quand la maladie touche notre famille.

      Se consacrer à la construction des lieux de culte, destinés à l'adoration du Seigneur, est une noble tâche et une preuve d'amour envers Dieu et Son peuple.

      Notre Seigneur Jésus prit plaisir à constater la foi de ce centenier ; jamais Il ne manque de répondre aux attentes d’une telle foi, qui honore Sa Puissance et Son Amour. La guérison du serviteur fut alors immédiate et parfaite !

      11 Quand le Seigneur vit cette pauvre veuve, accompagnant son fils vers sa tombe, Il éprouva de la compassion pour elle. Remarquez au passage, la puissance de Christ sur la mort !

      L'appel que l'évangile adresse à tous les peuples, et en particulier aux jeunes, est le suivant : « quittez ce chemin qui mène vers la mort, et Christ vous donnera la Lumière et la vie ». Lorsque Christ insuffla la vie à cet enfant, ce dernier s’assit. Recevons-nous la Grâce de Christ ? Témoignons alors de l’obtention de ce don !

      Quand le jeune homme reprit vie, il commença à parler : toutes les fois que Christ nous accorde la vie spirituelle, Il libère nos lèvres pour nous permettre de prier et de Le louer. Quand les âmes des impies sont élevées à la vie spirituelle, par le pouvoir divin, lié à l'évangile, nous devons glorifier Dieu, et considérer cette œuvre comme une « visite » pleine de Grâce qu’Il accorde à Son peuple.

      Recherchons avec ferveur notre Rédempteur compatissant, avec le même élan joyeux que manifesteront Ses enfants, appelés par Sa voix puissante, lors de leur résurrection pour la vie éternelle !

      Puissions-nous être appelés à la résurrection de la vie, et non pas à celle de la damnation éternelle !

      19 À Ses miracles accomplis ici-bas, Christ en ajoute dans le « royaume de la Grâce » : « la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres » ! Ceci démontre clairement la nature spirituelle du Royaume de Christ ; c’est ce qu’annonça Jean, le messager envoyé devant Jésus, pour préparer Son chemin ; l’apôtre prêchait la repentance, concrétisée par un changement de cœur et de conduite.

      Nous trouvons dans ce texte le juste blâme de ceux qui ne prenaient pas en considération le ministère de Jean-Baptiste, ou de Jésus-Christ Lui-même. Ils plaisantaient sur les méthodes employées par Dieu pour purifier leur âme : cette réaction ne pouvait que mener la multitude à la ruine spirituelle ; ces hommes ne cherchaient pas sérieusement à purifier leur cœur de tout péché.

      Cherchons à prouver que nous sommes des « enfants de Sagesse », en respectant les directives de la Parole de Dieu ; acceptons-en Ses mystères comme l’heureuse nouvelle du salut, nouvelle que les impies et les pharisiens prenaient en dérision, par leurs différents blasphèmes.

      36 Nul ne peut vraiment percevoir la grandeur inestimable de Christ, ni la gloire de l'évangile, si ce n'est ceux qui ont le cœur « brisé ». Alors que ces derniers sont conscients qu'ils peuvent à peine exprimer l'horreur de leur péché, ils ne peuvent qu’admirer la Miséricorde divine ; celui qui cherche à se justifier lui-même sera vite dissuadé de sa démarche par le fait que l'évangile encourage les pécheurs à se repentir avant tout.

      Au lieu de se réjouir des signes de repentance de cette femme, le pharisien, mentionné dans ce texte, ne s’est contenté que de souligner les mauvaises actions que celle-ci avait pu accomplir précédemment. Sans le pardon miséricordieux de Christ, aucun de nous ne peut échapper à la colère divine à venir ; notre Sauveur, par Sa Grâce, nous a racheté avec Son sang : Il accorde le salut librement à tous ceux qui croient en Lui.

      Christ, par le biais de la parabole du créancier, força Simon à reconnaître que si cette femme a été effectivement une grande pécheresse, elle a cependant témoigné à Jésus un amour proportionnel à la grandeur de la rédemption de ses péchés.

      Apprenons à ce propos, que le péché est une dette car tous les hommes sont pécheurs, tous sont débiteurs envers le Dieu Tout-puissant. Certains fautifs sont de plus grands « débiteurs » que d'autres ; mais que notre dette soit modeste ou importante, elle est toujours supérieure à ce que nous sommes capables de payer. Dieu est prêt à pardonner ; Son Fils a « acquis » à la croix le pardon pour ceux qui croient en Son nom ; l’évangile annonce et promet une telle rédemption, et l’Esprit l’authentifie envers les pécheurs qui se repentent, tout en leur offrant le réconfort spirituel.

      Gardons-nous d’avoir l’orgueil de ce pharisien ; dépendons de Christ uniquement, réjouissons-nous en Lui ; étant ainsi préparés à Lui obéir avec plus de zèle, nous saurons alors témoigner de Sa Puissance, autour de nous.

      Plus nous exprimerons de remords, face à notre péché, et plus nous manifesterons d’amour envers Christ, plus nous serons convaincus de la grandeur de Son pardon. Quel merveilleux changement la Grâce peut-elle opérer dans le cœur et la vie d'un pécheur, quand ce dernier avoue son triste état devant Dieu ! Il obtient alors la pleine rémission de tous ses péchés, par la foi dans le Seigneur Jésus !

    • Matthieu 9

      1 Jésus monta dans une barque, traversa le lac et se rendit dans sa ville.
      2 Des personnes lui amenèrent un paralysé couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés. »
      3 Alors, quelques spécialistes de la loi se dirent en eux-mêmes : « Cet homme blasphème. »
      4 Mais Jésus connaissait leurs pensées ; il dit : « Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées en vous-mêmes ?
      5 En effet, qu'est-ce qui est le plus facile à dire : ‘Tes péchés te sont pardonnés’, ou : ‘Lève-toi et marche’ ?
      6 Afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés, lève-toi – dit-il alors au paralysé –, prends ta civière et retourne chez toi. »
      7 L’homme se leva et rentra chez lui.
      8 Quand la foule vit cela, elle fut émerveillée et célébra la gloire de Dieu, qui a donné un tel pouvoir aux hommes.
      9 Jésus partit de là. En passant, il vit un homme assis au bureau des taxes et qui s'appelait Matthieu. Il lui dit : « Suis-moi. » Cet homme se leva et le suivit.
      10 Comme Jésus était à table dans la maison, beaucoup de collecteurs d’impôts et de pécheurs vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.
      11 Les pharisiens virent cela et dirent à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les collecteurs d’impôts et les pécheurs ? »
      12 Mais Jésus, qui avait entendu, leur dit : « Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades.
      13 Allez apprendre ce que signifie : Je désire la bonté, et non les sacrifices. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs, [à changer d’attitude]. »
      14 Alors les disciples de Jean vinrent vers Jésus et dirent : « Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous [souvent], tandis que tes disciples ne jeûnent pas ? »
      15 Jésus leur répondit : « Les invités à la noce peuvent-ils être tristes tant que le marié est avec eux ? Les jours viendront où le marié leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.
      16 Personne ne coud un morceau de tissu neuf sur un vieil habit, car la pièce ajoutée arrache une partie de l'habit et la déchirure devient pire.
      17 On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres, sinon les outres éclatent, le vin coule et les outres sont perdues ; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent. »
      18 Tandis qu'il leur adressait ces paroles, un chef arriva, se prosterna devant lui et dit : « Ma fille est morte il y a un instant ; mais viens, pose ta main sur elle et elle vivra. »
      19 Jésus se leva et le suivit avec ses disciples.
      20 C'est alors qu'une femme qui souffrait d'hémorragies depuis 12 ans s'approcha par-derrière et toucha le bord de son vêtement,
      21 car elle se disait : « Si je peux seulement toucher son vêtement, je serai guérie. »
      22 Jésus se retourna et dit en la voyant : « Prends courage, ma fille, ta foi t'a sauvée. » Et cette femme fut guérie dès ce moment.
      23 Lorsque Jésus fut arrivé à la maison du chef, il vit les joueurs de flûte et la foule bruyante.
      24 Il leur dit : « Retirez-vous, car la jeune fille n'est pas morte, mais elle dort », et ils se moquaient de lui.
      25 Quand la foule eut été renvoyée, il entra, prit la main de la jeune fille, et la jeune fille se leva.
      26 Cette nouvelle se propagea dans toute la région.
      27 Quand Jésus partit de là, il fut suivi par deux aveugles qui criaient : « Aie pitié de nous, Fils de David ! »
      28 Lorsqu'il fut arrivé à la maison, les aveugles s'approchèrent de lui et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je puisse faire cela ? » « Oui, Seigneur », lui répondirent-ils.
      29 Alors il toucha leurs yeux en disant : « Soyez traités conformément à votre foi »,
      30 et leurs yeux s'ouvrirent. Jésus leur recommanda avec sévérité : « Faites bien attention que personne ne le sache ! »
      31 mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.
      32 Comme ils s'en allaient, on amena à Jésus un démoniaque muet.
      33 Il chassa le démon et le muet se mit à parler. La foule disait, émerveillée : « On n’a jamais rien vu de pareil en Israël »,
      34 mais les pharisiens disaient : « C'est par le prince des démons qu'il chasse les démons. »
      35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages ; il enseignait dans les synagogues, proclamait la bonne nouvelle du royaume et guérissait toute maladie et toute infirmité.
      36 A la vue des foules, il fut rempli de compassion pour elles, car elles étaient blessées et abattues, comme des brebis qui n'ont pas de berger.
      37 Alors il dit à ses disciples : « La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers.
      38 Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson. »

      Luc 7

      1 Après avoir prononcé toutes ces paroles devant le peuple qui l'écoutait, Jésus entra dans Capernaüm.
      2 Un officier romain avait un esclave auquel il était très attaché et qui était malade, sur le point de mourir.
      3 Il entendit parler de Jésus et il lui envoya quelques anciens des Juifs pour lui demander de venir guérir son esclave.
      4 Ils arrivèrent vers Jésus et le supplièrent avec insistance, disant : « Il mérite que tu lui accordes cela,
      5 car il aime notre nation et c'est lui qui a fait construire notre synagogue. »
      6 Jésus partit avec eux. Il n'était plus très loin de la maison quand l’officier envoya des amis [vers lui] pour lui dire : « Seigneur, ne prends pas tant de peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit.
      7 C'est aussi pour cela que je n’ai pas jugé bon d'aller en personne vers toi. Mais dis un mot et mon serviteur sera guéri.
      8 En effet, moi aussi je suis un homme soumis à des supérieurs et j'ai des soldats sous mes ordres ; je dis à l'un : ‘Pars !’et il part, à un autre : ‘Viens !’et il vient, et à mon esclave : ‘Fais ceci !’et il le fait. »
      9 Lorsque Jésus entendit ces paroles, il admira l’officier et, se tournant vers la foule qui le suivait, il dit : « Je vous le dis, même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi. »
      10 De retour à la maison, les personnes envoyées par l’officier trouvèrent l'esclave [qui avait été malade] en bonne santé.
      11 Le jour suivant, Jésus alla dans une ville appelée Naïn ; ses disciples [en assez grand nombre] et une grande foule faisaient route avec lui.
      12 Lorsqu'il fut près de la porte de la ville, voici qu'on portait en terre un mort, fils unique de sa mère qui était veuve ; beaucoup d’habitants de la ville l'accompagnaient.
      13 En voyant la femme, le Seigneur fut rempli de compassion pour elle et lui dit : « Ne pleure pas ! »
      14 Il s'approcha et toucha le cercueil ; ceux qui le portaient s'arrêtèrent. Il dit : « Jeune homme, je te le dis, lève-toi ! »
      15 Et le mort s'assit et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère.
      16 Tous furent saisis de crainte et ils rendaient gloire à Dieu en disant : « Un grand prophète a surgi parmi nous » et : « Dieu a visité son peuple. »
      17 Cette déclaration sur Jésus se propagea dans toute la Judée et dans toute la région.
      18 Jean fut informé de tout cela par ses disciples.
      19 Il en appela deux qu'il envoya vers Jésus pour lui dire : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? »
      20 Arrivés vers Jésus, ils dirent : « Jean-Baptiste nous a envoyés vers toi pour te demander : ‘Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ?’ »
      21 A ce moment-là, Jésus guérit de nombreuses personnes de maladies, d'infirmités et d'esprits mauvais et il rendit la vue à bien des aveugles.
      22 Puis il leur répondit : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.
      23 Heureux celui pour qui je ne représenterai pas un obstacle ! »
      24 Lorsque les messagers de Jean furent partis, Jésus se mit à dire à la foule au sujet de Jean : « Qu'êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ?
      25 Mais qu'êtes-vous allés voir ? Un homme habillé de tenues élégantes ? Ceux qui portent des tenues somptueuses et qui vivent dans le luxe se trouvent dans les maisons des rois.
      26 Qu'êtes-vous donc allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous le dis, et plus qu'un prophète.
      27 C'est celui à propos duquel il est écrit : Voici, j'envoie mon messager devant toi pour te préparer le chemin.
      28 » Je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, aucun [prophète] n'est plus grand que Jean[-Baptiste]. Cependant, le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui.
      29 Tout le peuple qui l'a entendu et même les collecteurs d’impôts ont reconnu la justice de Dieu en se faisant baptiser du baptême de Jean ;
      30 mais les pharisiens et les professeurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rejeté le plan de Dieu pour eux.
      31 A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, à qui ressemblent-ils ?
      32 Ils ressemblent à des enfants assis sur la place publique, qui se parlent les uns aux autres et disent : ‘Nous vous avons joué de la flûte et vous n'avez pas dansé ; nous avons entonné des chants funèbres et vous n'avez pas pleuré.’
      33 En effet, Jean-Baptiste est venu, il ne mange pas de pain et ne boit pas de vin, et vous dites : ‘Il a un démon.’
      34 Le Fils de l'homme est venu, il mange et il boit, et vous dites : ‘C'est un glouton et un buveur, un ami des collecteurs d’impôts et des pécheurs.’
      35 Mais la sagesse a été reconnue juste par tous ses enfants. »
      36 Un pharisien invita Jésus à manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien et se mit à table.
      37 Une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville apprit qu'il était à table dans la maison du pharisien. Elle apporta un vase plein de parfum
      38 et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait, et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les embrassa et versa le parfum sur eux.
      39 Quand le pharisien qui avait invité Jésus vit cela, il se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est celle qui le touche et de quel genre de femme il s'agit, il saurait que c'est une pécheresse. »
      40 Jésus prit la parole et lui dit : « Simon, j'ai quelque chose à te dire. » « Maître, parle », répondit-il.
      41 « Un créancier avait deux débiteurs : l'un d’eux lui devait 500 pièces d’argent, et l'autre 50.
      42 Comme ils n'avaient pas de quoi le rembourser, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l'aimera le plus ? »
      43 Simon répondit : « Celui, je pense, auquel il a remis la plus grosse somme. » Jésus lui dit : « Tu as bien jugé. »
      44 Puis il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison et tu ne m'as pas donné d'eau pour me laver les pieds ; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
      45 Tu ne m'as pas donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle n'a pas cessé de m'embrasser les pieds.
      46 Tu n'as pas versé d'huile sur ma tête ; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.
      47 C'est pourquoi je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés, puisqu'elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui l'on pardonne peu aime peu. »
      48 Et il dit à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. »
      49 Les invités se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme qui pardonne même les péchés ? »
      50 Mais Jésus dit à la femme : « Ta foi t'a sauvée. Pars dans la paix ! »
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