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La Bible Chronologique - Jour 317

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 317

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Versets relatifs

    • Luc 23

      1 Ils se levèrent tous ensemble, et conduisirent Jésus devant Pilate.
      2 Ils se mirent à l’accuser, en disant : Nous avons trouvé celui-ci qui incitait notre nation à la révolte, empêchait de payer l’impôt à César, et se disait lui-même Christ, roi.
      3 Pilate l’interrogea en ces termes : Es-tu le roi des Juifs ? Jésus lui répondit : Tu le dis.
      4 Pilate dit aux principaux sacrificateurs et à la foule : Je ne trouve rien de coupable en cet homme.
      5 Mais ils insistèrent et dirent : Il soulève le peuple, en enseignant dans toute la Judée, depuis la Galilée où il a commencé, jusqu’ici.
      6 Quand Pilate entendit cela, il demanda si cet homme était Galiléen ;
      7 ayant appris qu’il relevait de l’autorité d’Hérode, il le renvoya à Hérode qui se trouvait aussi à Jérusalem en ces jours-là.
      8 Lorsqu’Hérode vit Jésus, il en eut une grande joie, car depuis quelque temps il désirait le voir à cause de ce qu’il avait entendu dire de lui, et il espérait lui voir faire quelque miracle.
      9 Il l’interrogea assez longuement, mais Jésus ne lui répondit rien.
      10 Les principaux sacrificateurs et les scribes étaient là et l’accusaient avec véhémence.
      11 Hérode, avec ses gardes, le traita avec mépris ; et après s’être moqué de lui et l’avoir revêtu d’un habit éclatant, il le renvoya à Pilate.
      12 Ce jour même, Pilate et Hérode devinrent amis, d’ennemis qu’ils étaient auparavant.
      13 Pilate convoqua les principaux sacrificateurs, les chefs et le peuple,
      14 et leur dit : Vous m’avez amené cet homme comme entraînant le peuple à la révolte. Voici : je l’ai interrogé devant vous et je ne l’ai trouvé coupable d’aucune des fautes dont vous l’accusez.
      15 Hérode non plus, car il nous l’a renvoyé, et voici : cet homme n’a rien fait qui soit digne de mort.
      16 Je le relâcherai donc après l’avoir fait châtier.
      17 [A chaque fête, il était obligé de leur relâcher un prisonnier. ]
      18 Ils s’écrièrent tous ensemble : Fais mourir celui-ci, et relâche-nous Barabbas.
      19 Ce dernier avait été mis en prison pour une émeute qui avait eu lieu dans la ville, et pour un meurtre.
      20 Pilate leur adressa de nouveau la parole, avec l’intention de relâcher Jésus.
      21 Mais ils criaient : Crucifie ! crucifie-le !
      22 Pilate leur dit pour la troisième fois : Mais quel mal a-t-il fait ? Je n’ai rien trouvé en lui qui mérite la mort. Je le relâcherai donc, après l’avoir fait châtier.
      23 Mais ils insistèrent à grands cris, en demandant qu’il soit crucifié. Et leurs cris l’emportèrent.
      24 Pilate rendit un arrêt conforme à leur demande.
      25 Il relâcha celui qui avait été jeté en prison pour une émeute et pour un meurtre, et qu’ils réclamaient ; mais il livra Jésus à leur volonté.
      26 Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix, pour qu’il la porte derrière Jésus.
      27 Une grande multitude de peuple et de femmes le suivait ; celles-ci se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui.
      28 Jésus se tourna vers elles et dit : Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ; mais pleurez sur vous et sur vos enfants.
      29 Car voici : des jours viendront où l’on dira : Heureuses les stériles, (heureuses) celles qui n’ont pas enfanté, et qui n’ont pas allaité !
      30 Alors on se mettra à dire aux montagnes : Tombez sur nous ! et aux collines : Couvrez-nous !
      31 Car, si l’on fait cela au bois vert, qu’arrivera-t-il au bois sec ?
      32 On conduisait en même temps deux malfaiteurs qu’on allait faire mourir avec Jésus.
      33 Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé le Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs ; l’un à droite, l’autre à gauche.
      34 Jésus dit : Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. Ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort.
      35 Le peuple se tenait là et regardait. Quant aux chefs, ils raillaient (Jésus) en disant : Il a sauvé les autres ; qu’il se sauve lui-même, s’il est le Christ élu de Dieu !
      36 Les soldats aussi s’approchèrent pour se moquer de lui et lui présenter du vinaigre
      37 en disant : Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même !
      38 Il y avait au-dessus de lui cette inscription : Celui-ci est le roi des Juifs.
      39 L’un des malfaiteurs suspendus en croix blasphémait contre lui : N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous !
      40 Mais l’autre lui fit des reproches et dit : Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ?
      41 Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos actes ; mais celui-ci n’a rien fait de mal.
      42 Et il dit : Jésus, souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne.
      43 Jésus lui répondit : En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis.
      44 Il était déjà la sixième heure environ, et il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu’à la neuvième heure.
      45 Le soleil s’obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu.
      46 Jésus s’écria d’une voix forte : Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira.
      47 Le centenier, à la vue de ce qui était arrivé, glorifia Dieu et dit : Réellement cet homme était juste.
      48 Et les foules qui étaient venues assister à cette scène, après avoir vu ce qui était arrivé, s’en retournèrent en se frappant la poitrine.
      49 Tous ceux qui connaissaient Jésus, et les femmes qui l’avaient accompagné depuis la Galilée, se tenaient à distance, et regardaient ce qui se passait.
      50 Il y avait un membre du conseil, du nom de Joseph, homme bon et juste,
      51 qui n’avait point participé à la décision et aux actes des autres ; il était d’Arimathée, ville des Juifs, et il attendait le royaume de Dieu.
      52 Il se rendit vers Pilate et demanda le corps de Jésus.
      53 Il le descendit (de la croix), l’enveloppa d’un linceul et le déposa dans une tombe taillée dans le roc, où personne n’avait encore été mis.
      54 C’était le jour de la préparation, et le sabbat allait commencer.
      55 Les femmes, – celles-là même qui étaient venues de la Galilée avec Jésus, – accompagnèrent Joseph, virent le tombeau et la manière dont le corps de Jésus y fut déposé,
      56 et s’en retournèrent pour préparer des aromates et des parfums. Puis pendant le sabbat, elles observèrent le repos, selon le commandement.

      Jean 18

      1 Après avoir dit cela, Jésus sortit avec ses disciples (pour aller) de l’autre côté du ravin du Cédron, où se trouvait un jardin dans lequel il entra, lui et ses disciples.
      2 Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, parce que Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis.
      3 Judas prit donc la cohorte et des gardes envoyés par les principaux sacrificateurs et par les Pharisiens, et s’y rendit avec des torches, des lanternes et des armes.
      4 Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s’avança et leur dit : Qui cherchez-vous ?
      5 Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Il leur dit : C’est moi. Judas, qui le livrait, se tenait avec eux.
      6 Lorsque Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre.
      7 Il leur demanda de nouveau : Qui cherchez-vous ? Et ils dirent : Jésus de Nazareth.
      8 Jésus répondit : Je vous ai dit que c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez partir ceux-ci.
      9 C’était afin que s’accomplisse la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés. »
      10 Simon Pierre qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur et lui trancha l’oreille droite. Le nom du serviteur était Malchus.
      11 Jésus dit à Pierre : Remets ton épée au fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m’a donnée ?
      12 La cohorte, le tribun et les gardes des Juifs saisirent alors Jésus et le lièrent.
      13 Ils l’emmenèrent d’abord chez Anne ; car c’était le beau-père de Caïphe qui était souverain sacrificateur cette année-là.
      14 Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : « Il est préférable qu’un seul homme meure pour le peuple. »
      15 Or, Simon Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Ce disciple était connu du souverain sacrificateur, et il entra avec Jésus dans la cour du souverain sacrificateur ;
      16 mais Pierre se tenait dehors, près de la porte. L’autre disciple, connu du souverain sacrificateur, sortit, parla à la gardienne de la porte et fit entrer Pierre.
      17 Alors la servante, gardienne de la porte, dit à Pierre : Toi aussi, n’es-tu pas des disciples de cet homme ? Il dit : Je n’en suis pas.
      18 Les serviteurs et les gardes se tenaient là, après avoir allumé un brasier, car il faisait froid, et ils se chauffaient. Pierre aussi se tenait avec eux et se chauffait.
      19 Le souverain sacrificateur interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement.
      20 Jésus lui répondit : J’ai parlé ouvertement au monde ; j’ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s’assemblent, et je n’ai parlé de rien en secret.
      21 Pourquoi m’interroges-tu ? Demande à ceux qui m’ont entendu de quoi je leur ai parlé ; voici qu’ils savent, eux, ce que moi j’ai dit.
      22 A ces mots, un des gardes qui se trouvaient là donna une gifle à Jésus, en disant : Est-ce ainsi que tu réponds au souverain sacrificateur ?
      23 Jésus lui répondit : Si j’ai mal parlé, prouve ce qu’il y a de mal ; et si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ?
      24 Alors Anne l’envoya lié à Caïphe, le souverain sacrificateur.
      25 Simon Pierre se tenait là et se chauffait. On lui dit : Toi aussi, n’es-tu pas de ses disciples ? Il le nia et dit : Je n’en suis pas.
      26 Un des serviteurs du souverain sacrificateur, parent de celui à qui Pierre avait tranché l’oreille, dit : Ne t’ai-je pas vu avec lui dans le jardin ?
      27 Pierre le nia de nouveau. Et aussitôt un coq chanta.
      28 De chez Caïphe, ils emmenèrent Jésus au prétoire : c’était le matin. Ils n’entrèrent pas eux-mêmes dans le prétoire, afin de ne pas se souiller et de pouvoir manger la Pâque.
      29 Pilate sortit donc pour aller vers eux et dit : Quelle accusation portez-vous contre cet homme ?
      30 Ils lui répondirent : Si ce n’était pas un malfaiteur, nous ne te l’aurions pas livré.
      31 Sur quoi, Pilate leur dit : Prenez-le vous-mêmes et jugez-le selon votre loi. Les Juifs lui dirent : Il ne nous est pas permis de mettre quelqu’un à mort.
      32 C’était afin que s’accomplisse la parole que Jésus avait dite, pour indiquer de quelle mort il devait mourir.
      33 Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus et lui dit : Es-tu le roi des Juifs ?
      34 Jésus répondit : Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ?
      35 Pilate répondit : Moi, suis-je donc Juif ? Ta nation et les principaux sacrificateurs t’ont livré à moi ; qu’as-tu fait ?
      36 Jésus répondit : Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi, afin que je ne sois pas livré aux Juifs ; mais maintenant, mon royaume n’est pas d’ici-bas.
      37 Pilate lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis : je suis roi. Voici pourquoi je suis né et voici pourquoi je suis venu dans le monde : pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.
      38 Pilate lui dit : Qu’est-ce que la vérité ? Après avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs et leur dit : Moi, je ne trouve aucun motif (de condamnation) en lui.
      39 Mais c’est parmi vous une coutume que je vous relâche quelqu’un à la fête de Pâque ; voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ?
      40 Alors de nouveau, ils crièrent : Non, pas lui, mais Barabbas. Or, Barabbas était un brigand.

      Jean 19

      1 Alors Pilate fit prendre et flageller Jésus.
      2 Les soldats tressèrent une couronne d’épines qu’ils mirent sur sa tête, et le revêtirent d’un manteau de pourpre ;
      3 puis, ils s’approchaient de lui et disaient : Salut, roi des Juifs ! Et ils lui donnaient des gifles.
      4 Pilate sortit de nouveau et dit aux Juifs : Voici, je vous l’amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve aucun motif (de condamnation) en lui.
      5 Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : Voici l’homme !
      6 Lorsque les principaux sacrificateurs et les gardes le virent, ils crièrent : Crucifie ! Crucifie ! Pilate leur dit : Prenez-le vous-mêmes et crucifiez-le ; car moi, je ne trouve pas de motif (de condamnation) en lui.
      7 Les Juifs lui répondirent : Nous avons une loi, et selon la loi, il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu.
      8 Quand Pilate entendit cette parole, sa crainte augmenta.
      9 Il rentra dans le prétoire et dit à Jésus : D’où es-tu ? Mais Jésus ne lui donna pas de réponse. Pilate lui dit alors :
      10 A moi, tu ne parles pas ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher, et que j’ai le pouvoir de te crucifier ?
      11 Jésus répondit : Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en-haut. C’est pourquoi celui qui me livre à toi est coupable d’un plus grand péché.
      12 Dès ce moment, Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs crièrent : Si tu le relâches, tu n’es pas ami de César. Quiconque se fait roi, se déclare contre César.
      13 Pilate, après avoir entendu ces paroles, amena Jésus dehors et s’assit au tribunal, au lieu dit : le Pavé et en hébreu : Gabbatha.
      14 C’était la préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Il dit aux Juifs : Voici votre roi !
      15 Mais ils s’écrièrent : A mort ! A mort ! crucifie-le ! Pilate leur dit : Crucifierai-je votre roi ? Les principaux sacrificateurs répondirent : Nous n’avons de roi que César.
      16 Alors, il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus et [l’emmenèrent].
      17 Jésus, portant sa croix, sortit (de la ville) vers le lieu appelé : le Crâne, qui se dit en hébreu : Golgotha.
      18 C’est là qu’ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque côté, et Jésus au milieu.
      19 Pilate fit aussi un écriteau qu’il plaça sur la croix. Il y était inscrit : Jésus de Nazareth, le roi des Juifs.
      20 Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où Jésus fut crucifié était près de la ville : l’inscription était en hébreu, en latin et en grec.
      21 Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate : N’écris pas : Le roi des Juifs ; mais : il a dit : Je suis le roi des Juifs.
      22 Pilate répondit : Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit.
      23 Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas. Ils dirent entre eux :
      24 Ne la déchirons pas, mais que le sort désigne celui à qui elle sera. C’était afin que s’accomplisse l’Écriture : Ils se sont partagé mes vêtements Et ils ont tiré au sort ma robe. Voilà ce que firent les soldats.
      25 Près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie femme de Clopas et Marie-Madeleine.
      26 Jésus, voyant sa mère, et debout auprès d’elle le disciple qu’il aimait dit à sa mère : Femme, voici ton fils.
      27 Puis il dit au disciple : Voici ta mère. Et dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
      28 Après cela, Jésus, qui savait que déjà tout était achevé, dit afin que l’Écriture soit accomplie : J’ai soif.
      29 Il y avait là un vase plein de vinaigre. On fixa à une tige d’hysope une éponge imbibée de vinaigre et on l’approcha de sa bouche.
      30 Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : Tout est accompli. Puis il baissa la tête et rendit l’esprit.
      31 C’était (le jour de) la préparation et, pour ne pas laisser les corps en croix pendant le sabbat – or ce sabbat était un grand jour – les Juifs demandèrent à Pilate de les faire enlever après leur avoir brisé les jambes.
      32 Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui.
      33 Arrivés à Jésus et le voyant déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes ;
      34 mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt, il sortit de l’eau et du sang.
      35 Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai ; et lui, il sait qu’il dit vrai, afin que vous croyiez, vous aussi.
      36 Cela est arrivé, pour que l’Écriture soit accomplie : Aucun de ses os ne sera brisé.
      37 Et ailleurs, l’Écriture dit encore : Ils regarderont à celui qu’ils ont percé.
      38 Après cela, Joseph d’Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate (la permission) d’enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc et enleva le corps.
      39 Nicodème, qui auparavant était allé de nuit vers Jésus vint aussi et apporta un mélange d’environ cent livres de myrrhe et d’aloès.
      40 Ils prirent donc le corps de Jésus et l’enveloppèrent de bandelettes, avec les aromates, comme c’était la coutume d’ensevelir chez les Juifs.
      41 Or, il y avait un jardin à l’endroit où il avait été crucifié, et dans le jardin, un tombeau neuf où personne encore n’avait été déposé.
      42 Ce fut là qu’ils déposèrent Jésus, à cause de la préparation des Juifs, parce que le tombeau était proche.
    • Luc 23

      1

      Christ devant Pilate. (Luc 23:1-5)
      Christ devant Hérode. (Luc 23:6-12)
      Barabbas est préféré à Christ. (Luc 23:13-25)
      Christ parle de la destruction de Jérusalem. (Luc 23:26-31)
      La crucifixion. Le malfaiteur repentant. (Luc 23:32-43)
      La mort de Christ. (Luc 23:44-49)
      L'ensevelissement de Christ. (Luc 23:50-56)

      Pilate comprit tout de suite la différence entre les forces armées et les partisans de notre Seigneur. Mais au lieu d'être apaisés par la déclaration de Pilate au sujet de l’innocence de Jésus, et convaincus de ne porter aucune culpabilité en versant un sang innocent, les Juifs étaient de plus en plus belliqueux...

      Le Seigneur fait toujours concourir Ses desseins vers une fin glorieuse, malgré les vains stratagèmes de Ses ennemis. Tout était en place, de façon à prouver la fausse culpabilité de Jésus, Celui qui allait devenir le « sacrifice expiatoire » pour nos péchés...

      6 Hérode avait beaucoup entendu parler de Jésus, le « Galiléen », et était vraiment curieux de le rencontrer.

      Durant le ministère de Jésus, le plus pauvre des mendiants Lui ayant demandé un miracle, en vue de soulager sa misère, a toujours été écouté ; mais Hérode, ce prince orgueilleux qui espérait voir un miracle du Seigneur, uniquement pour satisfaire sa curiosité, a essuyé un refus. Auparavant, il aurait pu voir Christ accomplir Ses œuvres merveilleuses en Galilée, mais il ne s’est pas dérangé ; c'est pour cette raison que cela lui fut refusé en ce moment particulier.

      Hérode renvoya Christ vers Pilate : les amitiés des hommes iniques sont souvent bâties sur la méchanceté. Ils s'accordent en peu de choses, sauf dans leur inimitié envers Dieu et leur mépris pour Christ.

      13 La peur tenaille beaucoup de personnes : elle les incite à commettre l’injustice, à l’encontre de leur conscience, afin d’éviter certains ennuis.

      Pilate déclara que Jésus était innocent et il avait l’intention de Le relâcher ; cependant, pour plaire au peuple, il décida de Le punir, en tant que malfaiteur. Si aucune faute ne fut trouvée en Jésus, pourquoi Le châtier ?

      Pilate finit par céder ; il n'avait pas le courage de lutter contre une foule aussi obstinée. Il livra Jésus au peuple, afin qu’Il soit crucifié.

      26 Nous trouvons dans ce texte, Jésus, l'Agneau béni de Dieu, un agneau « mené à la boucherie », au supplice de la croix.

      Beaucoup de personnes Lui faisaient des reproches et se moquaient de Lui, cependant certains en avaient pitié. La mort de Christ était en fait une victoire et un triomphe sur Ses ennemis : c'était pour notre salut et pour notre obtention de la vie éternelle. Ne pleurons donc pas Jésus crucifié, mais « pleurons » plutôt et regrettons nos péchés et ceux de nos enfants, qui furent à l’origine de Sa mort ; repentons-nous de nos fautes, par peur des malheurs qui nous attendent, si nous dédaignons Son amour et si nous refusons Sa grâce.

      Si Dieu a livré Son Fils, sacrifié pour le péché, à de telles souffrances, que fera-t-Il des pécheurs perdus, qui ne sont que des « arbres secs », une génération corrompue et perverse, totalement inutile ? Les souffrances cruelles de notre Seigneur Jésus doivent nous pousser à craindre la Justice divine. Les meilleurs des hommes, comparés à Christ, ne sont que des « arbres secs » ; si Christ a tant souffert à la croix, pourquoi ne souffriraient-ils pas, en cas de refus de Sa Grâce ? Et que dire alors de la damnation qui menace les pécheurs invétérés ?

      Même les souffrances de Christ « prêchent » la terreur aux transgresseurs endurcis.

      32 Dès que Christ eut été attaché à la croix, Il pria pour ceux qui le crucifiaient. Le seul but de Sa mort était de nous faire obtenir par Dieu le pardon de nos péchés. C'est pour cette raison qu'Il pria.

      Jésus fut crucifié entre deux voleurs ; ces deux personnages, par leurs différentes réactions adressées au Seigneur, montrèrent les différentes destinées spirituelles qui les attendaient, après qu’ils eurent entendu le message de la croix, à savoir la prédication de l'évangile.

      Un des deux malfaiteurs est resté endurci jusqu'à la fin. Certains cœurs vraiment iniques ne désirent pas changer, même au plus fort de l’épreuve.

      L'autre brigand finit par s’humilier devant Christ : il fut préservé du feu éternel pour devenir un exemple célèbre de grandeur de la Miséricorde divine. Cette attitude n'est absolument pas un encouragement pour ceux qui veulent différer leur repentir jusqu’à leur lit de mort, espérant alors qu'ils bénéficieront encore de cette Miséricorde divine.

      Il est certain qu’il n’est jamais trop tard pour se repentir, mais une repentance tardive est hélas rarement sincère. Nul ne peut vraiment affirmer avoir le temps de confesser ses péchés avant sa mort, devant Dieu ; tout homme peut être sûr de ne pas pouvoir bénéficier des mêmes avantages qu’avait ce voleur repentant : être à côté de Jésus !

      Nous trouverons que le cas de ce brigand est bien singulier, si nous observons la portée exceptionnelle de la Grâce de Dieu, à son égard. Il a blâmé son compagnon, qui injuriait Christ. Il estima que ce Dernier ne méritait pas le sort qui Lui était réservé. Il était persuadé que Jésus souffrait de cette horrible sentence, alors qu’Il n’avait commis aucun méfait.

      Observons la foi dans la prière de cet homme : Christ était à ce moment dans toute la profondeur de la disgrâce divine, souffrant comme un imposteur, et abandonné par son Père. Ce voleur a confessé sa foi, avant que les miracles qui eurent lieu après la mort de Christ ne viennent « honorer » Ses souffrances et que le centenier ne soit effrayé et poussé à glorifier Dieu. Ce malfaiteur a cru à une vie dans l’au delà, et a désiré y participer, à l’inverse de son compagnon, qui ne voulait seulement qu’être délivré du supplice de la croix.

      Remarquons l’humilité de la prière de ce brigand : il n’a fait que demander : « Seigneur, souviens-toi de moi » ; il laissait à Jésus le soin de décider de quelle manière IL allait se souvenir de lui. Il s'est ainsi humilié dans une véritable repentance, et en a bénéficié de tous les fruits.

      Christ sur la croix, malgré Ses souffrances, se comportait avec une certaine majesté, semblable à celle qu’Il allait avoir plus tard sur Son trône. Bien qu'Il soit en pleine lutte contre cette mort affreuse, subissant une terrible agonie, Il avait cependant pitié d'un pauvre brigand pénitent. Par cet acte de Grâce, nous devons comprendre que Jésus-Christ est mort pour ouvrir le Royaume des cieux à tous les croyants, pénitents et obéissants.

      Il s’agit là d’un exemple unique dans l'Écriture ; cela doit nous apprendre à ne jamais désespérer quand on invoque Jésus, sans compter sur ses propres forces ; pour que cette situation soit bien claire, elle est opposée à celle de l'autre voleur, mort en restant endurci dans son incrédulité, alors que le Sauveur crucifié était si près de lui !

      Hélas, en général, les hommes meurent dans le même esprit qu’ils ont eu leur vie durant...

      44 Nous avons dans ce texte la description de la mort de Christ, suivie de manifestations miraculeuses ; cette mort tragique était réellement appréhendée, comme en témoignent Ses paroles exprimées par son âme, à Gethsémané. Jésus était disposé à s'offrir Lui-même.

      Cherchons à glorifier Dieu par une repentance et une conversion qui soient vraiment authentiques ; soyons véritablement horrifiés par ceux qui ont crucifié le Sauveur ; pratiquons une vie sobre, vertueuse et pieuse, en employant nos talents au service de Celui qui est mort pour nous et qui est ressuscité !

      50 Beaucoup de personnes, ne cherchant pas à manifester leur foi de manière ostensible, ou d’autres, au contraire, le faisant avec une certaine arrogance bruyante, seront cependant comme Joseph d'Arimathée, disposées à rendre de réels services à leur prochain, au moment opportun.

      Christ a été enseveli en hâte, car le sabbat approchait. La tristesse occasionnée par la mort de Jésus n’a pas empêché Joseph d’Arimathée, de respecter la sainteté du sabbat : à l’approche de ce jour, il devait déposer le corps du Seigneur dans le sépulcre, en vue de le préparer pour l’ensevelissement.

      Nos affaires ici-bas doivent être ordonnées de façon à ce qu'elles ne puissent pas entraver notre repos hebdomadaire : notre piété doit nous y inciter. Quelle que soit la nature de nos affaires, même si nous y consacrons toute notre énergie, ne manquons jamais d'être prêts à respecter ce jour de repos sacré : le jour du Seigneur !

      Jean 18

      1

      Christ, arrêté dans le jardin de Gethsémané. (Jean 18:1-12)
      Christ, devant Anne et Caïphe. (Jean 18:13-27)
      Christ, devant Pilate. (Jean 18:28-40)

      Le premier péché eut lieu dans le jardin d'Éden ; la malédiction divine fut alors prononcée, avec néanmoins la promesse de l’arrivée du Rédempteur ; c'est également dans un jardin que la Postérité promise (Christ) est entrée en conflit avec le serpent ancien (Satan). Christ a été aussi enseveli dans un jardin.

      Lorsque nous nous promenons dans nos jardins, il serait bon de nous remémorer les souffrances que Christ subit en ces divers endroits. Notre Seigneur Jésus, connaissant tout ce qui devait Lui arriver, s'est avancé et a demandé : « Qui cherchez-vous » ?

      Quand le peuple cherchait par tous les moyens à Le couronner, Jésus se retira, Jean 6:15, par contre, quand tous sont venus pour le forcer à porter une croix, Il s'est présenté de Lui-même, étant venu en ce monde pour souffrir, et aller ensuite dans les cieux pour régner. Jésus montra très clairement ce qu'il aurait pu faire : quand ses opposants furent projetés à terre, Il aurait pu en effet les frapper de mort, mais telle n’était pas Sa volonté. Par la Puissance divine, les officiers et les soldats permirent aux disciples de partir calmement, malgré l’opposition qu’ils ont manifestée.

      Dans ce texte, Christ nous a donné un exemple de douceur de caractère dans la souffrance et un modèle de soumission à la Volonté divine, deux qualités que nous devrions appliquer au quotidien. La « coupe » que Jésus devait prendre, (Jean 18:18-11)* pouvait paraître banale à première vue. Cette coupe nous est donnée : les souffrances sont en fait des « dons ». Elles nous sont données par un Dieu, qui a l'autorité d'un père ; elles ne sont pas destinées à nous nuire ; nous avons un Père affectueux, qui ne veut pas nous blesser.

      À partir de l'exemple de notre Sauveur, nous devons apprendre comment supporter nos afflictions, bien légères, comparées à celles qu’Il a subies ; demandons-nous si nous ne nous opposons pas à la Volonté de notre Père, en doutant de Son amour...

      Nous avons été liés par nos iniquités, soumis au joug de nos transgressions. Christ, ayant été sacrifié pour notre expiation, nous libère de ces liens, ayant Lui-même été lié pour nous. C'est à ces liens que nous devons notre liberté : le Fils de Dieu nous rend libres !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      13 Simon Pierre a renié son Maître. Des détails divers ont été notés dans les Évangiles.

      La naissance du péché est semblable à de l'eau qui commence à s'infiltrer partout. Le mensonge est un péché très grave ; celui qui commence à mentir a besoin d'un autre mensonge pour étayer le premier, suivi d'encore un autre...

      Si nous sommes confrontés à ce danger, nous avons l’espérance que Dieu nous aidera, ce qui nous incitera à L'honorer ; si nous cédons à la tentation du mensonge, nous pouvons craindre que Dieu nous laisse dans notre honte.

      Pendant l'interrogatoire de Jésus, rien n'est mentionné à propos des miracles qu’Il accomplit précédemment, miracles qui prouvèrent qu’Il avait fait tant de bien, et qui démontrent la véracité de Sa doctrine. Quand les ennemis de Christ s’opposent à Sa vérité, ils s’aveuglent obstinément contre cette dernière.

      Jésus appelle ceux qui veulent L'entendre. La doctrine de Christ convient parfaitement à tous ceux qui la connaissent ; ceux qui saisissent la Vérité du Seigneur témoignent de Sa véracité.

      Les différentes blessures qu’on peut nous infliger ne doivent jamais nous faire réagir outre mesure. Christ a répondu calmement à l'homme qui L'a frappé : c'est ainsi que nous devons agir !

      28 Il était injuste de mettre à mort Celui qui avait fait tant de bien ; en conséquence, les Juifs désiraient se mettre à l'abri de tout reproche.

      Beaucoup craignent davantage le scandale qui peut suivre une mauvaise action, que cette dernière. Christ avait annoncé qu'Il serait livré aux Païens, et que ceux-ci Le mettraient à mort ; Ses paroles se sont accomplies. Il avait dit qu'Il devait être crucifié, pour ressusciter ensuite. Si les Juifs l'avaient jugé selon leur loi, Il aurait été lapidé ; la crucifixion n'a jamais été utilisée auparavant parmi les Juifs.

      Il est déterminé pour chacun de nous, de quel type de mort nous allons finir, bien que cela ne nous soit pas dévoilé ; ceci ne doit pas nous inquiéter. Seigneur, que notre « heure » arrive quand et comment Tu l'as déterminée.

      33 « Es-tu le roi des Juifs ? Ce roi des Juifs qui a été depuis si longtemps attendu ? Es-tu le Messie, le Prince ? Ou est-ce que tu te donnes toi-même ce nom » ? Christ répondit à cette question par une autre ; non pour se dérober, mais pour que Pilate puisse pleinement considérer Son ministère ici-bas.

      Jésus ne s'est jamais réclamé d'une puissance terrestre ; jamais la moindre traîtrise ni pratique frauduleuse n'ont été trouvées en Lui. Il donna un aperçu de Son Royaume. Sa nature est différente de celle du monde ; il s’agit d’un Royaume qui se trouve au sein des hommes, « placé » dans leur cœur et leur conscience ; la richesse spirituelle du Seigneur, Son pouvoir et Sa Gloire y sont contenus. Les soutiens dont Il dispose ne sont pas de ce monde ; Ses armes sont spirituelles ; Il n'éprouve aucun besoin, Il n'utilise pas la force pour Se maintenir et avancer, et Il n'est opposé à aucun royaume si ce n'est celui du péché et de Satan. Sa nature et Sa conception ne sont pas de ce monde.

      Quand Christ annonce : « Je suis la Vérité », cela signifie : « Je suis Roi ». Il convainc par les évidences de la Vérité ; Il gouverne par le pouvoir dirigeant de cette dernière. Les sujets de ce Royaume appartiennent à cette Vérité.

      Pilate posa une question intéressante : « Qu'est-ce que la vérité » ? Quand nous sondons l'Écriture, et que nous sommes attentifs au ministère de la Parole, nous devons nous poser cette même question : « Qu'est-ce que la vérité » ? Accompagnée de cette prière : « conduis-moi dans Ta Vérité, toute Ta Vérité ». Hélas, parmi ceux qui se posent cette question, beaucoup n'ont pas la patience de persévérer dans cette recherche de la Vérité, ou n’ont pas assez d'humilité pour recevoir la réponse.

      Par cette déclaration solennelle de ce texte, relative à l'innocence de Christ, il apparaît que bien que le Seigneur Jésus ait été traité comme le pire des malfaiteurs : jamais Il n'a mérité le traitement infâme qu’Il a subi. Cela révèle également le cheminement vers Sa mort : Il est mort en Sacrifice pour nos péchés.

      Pilate était désireux de plaire à tous ; il était davantage gouverné par la « sagesse » du monde que par les règles de la justice. Le péché est une sorte de voleur, cependant il est choisi sottement par de nombreuses personnes qui le préfèrent à Christ, qui Lui, désire vraiment nous sauver spirituellement.

      Efforçons-nous de confondre nos accusateurs comme Christ le faisait ; méfions-nous de ne pas « crucifier » Christ à nouveau.

      Jean 19

      1

      Christ condamné et crucifié. (Jean 19:1-18)
      Christ sur la croix. (Jean 19:19-30)
      Son côté est percé. (Jean 19:31-37)

      L'ensevelissement de Jésus. (Jean 19:38-42)

      Jean 19:1-18 Pilate était certainement loin de penser que Christ, par Ses souffrances imméritées, allait être considéré au cours des siècles, comme le meilleur et le plus grands des exemples. En effet, notre Seigneur Jésus est venu ici-bas, étant prêt à être exposé au mépris.

      Il est bon pour chacun, de discerner, par la foi, Christ dans Ses souffrances ; de Le voir spirituellement, de L'aimer, et de Le contempler à nouveau. La haine des opposants de Jésus n'a-t telle pas motivé leurs efforts contre Lui ? Notre amour pour le Seigneur, au contraire, ne dynamisera t-il pas nos efforts en Sa faveur et celle de Son royaume ?

      Pilate semble avoir pensé que Jésus était une personne hors du commun. Même la conscience de certaines personnes impies les fait trembler, face à l’idée qu’elles aient à combattre contre Dieu.

      Notre Seigneur ayant à souffrir pour les péchés des Juifs, comme pour ceux des Païens, la Sagesse divine fit en sorte que les Juifs voulurent en premier Sa mort, et que les Païens mirent ensuite ce projet à exécution. Si Christ n'avait pas été ainsi rejeté des hommes, nous aurions pour toujours été exclus de la Grâce divine.

      Maintenant le Fils de l'homme allait être livré aux mains de Ses bourreaux. Il a été crucifié pour que nous puissions échapper à la condamnation du péché. Il a été cloué à la croix, tel un Sacrifice immolé sur l'autel. L'Écriture a été ainsi accomplie ; Christ n'est pas mort sur l'autel en tant que sacrifié innocent, mais en tant que criminel, condamné par la justice publique.

      Arrêtons nous un instant pour regarder par la foi le Seigneur Jésus. A-t-on jamais vu une douleur aussi grande que la Sienne ? Regardez Le, Il saigne, Il va mourir ; regardez Le, aimez Le ! Aimez-ce Sauveur, et consacrez-vous à Lui !

      19 Nous trouvons dans ce texte quelques détails particuliers, relatifs à la mort de Jésus ; ils y sont mieux relatés que dans les autres évangiles.

      Pilate n'a pas voulu céder au désir des principaux sacrificateurs, en permettant que l’inscription au dessus de Jésus soit modifiée ; cela manifestait indubitablement le pouvoir secret de Dieu sur son cœur, de façon à ce que cette formulation du caractère de notre Seigneur et de Son autorité, puisse être perpétrée.

      De nombreux actes exécutés par les soldats romains furent en fait l’accomplissement de prophéties de l'Ancien Testament. Tout ce qui a été écrit s’est accompli !

      Avant Sa mort, Christ eut une pensée d’affection pour sa mère. Quand Dieu nous prive parfois d’un certain réconfort, Il nous en accorde un autre, auquel nous ne nous attendions pas. Cette parole de Jésus, au sujet de Sa mère, nous convie à honorer nos parents, durant leur vivant et même à respecter leur mémoire quand ils sont dans l’au delà ; Il nous enseigne aussi de pourvoir à leurs besoins, et à assurer leur bien-être par tous les moyens possibles.

      Observons spécialement la dernière parole de Jésus, juste avant qu’Il n'expire : « Tout est accompli » ; cela signifie que les décisions de Dieu relatives aux souffrances de Son Fils, sont désormais réalisées. En cette simple phrase, toutes les prophéties de l'Ancien Testament, concernant la souffrance du Messie ont été accomplies : - La loi, avec toutes ses cérémonies, est abolie ; - La Lumière est venue ici-bas, toutes les « ombres » du péché ont été chassées. - Le châtiment que nous méritions par nos transgressions, fait place à la Justice éternelle. - Les souffrances de Jésus sont désormais terminées : celles de Son âme, comme celles de Son corps. - L'œuvre de la rédemption de l'homme et de son salut est désormais achevée.

      La vie de Christ ne lui a pas été prise de force : Il l'a offerte librement !

      31 Un soldat, en perçant le côté de Jésus, vérifia qu’Il était bien mort. Ce Dernier est décédé plus rapidement que ceux qui étaient crucifiés avec Lui. Jésus a montré qu'Il a donné Sa vie de Lui-même. La lance du soldat Romain a percé les « sources de la vie » ; aucun corps humain ne peut survivre à une telle blessure.

      Toute l’existence de notre Seigneur ici-bas a attesté solennellement qu'Il y avait quelque chose de particulier en Lui : le sang et l'eau qui ont coulé de Son côté étaient une image des deux grands bienfaits qu’Il octroie à tous les croyants, la justification et la sanctification ; le sang représente l'expiation, l'eau, la purification. Ces deux éléments ont coulé du côté percé de notre Rédempteur ; à Christ crucifié, nous devons notre justification, à l'Esprit et à la Grâce, notre sanctification. Que cette blessure du corps de notre Seigneur puisse étouffer les craintes de ceux qui sont faibles en la foi, qu’elle encourage leur espérance ; le sang et l'eau qui ont coulé du flanc de Jésus ont été versés à la fois pour les justifier et les sanctifier ! L'Écriture a été encore accomplie par ce fait : les jambes de Jésus n'ont pas été brisées, Psaume 34:20. C’est aussi une image de l'agneau pascal, dans Exode 12:46.

      Puissions-nous toujours porter notre regard vers Jésus, Celui que, par ignorance et insouciance, nous avons « percé » par nos péchés, malgré Sa Miséricorde ; Christ a versé Son sang et de l'eau pour que nous puissions être justifiés et sanctifiés en Son Nom !

      38 Joseph d'Arimathée était secrètement, un disciple de Christ. Les disciples devraient afficher ouvertement leur appartenance ; certains, cependant, au temps de l’épreuve, restent prudents ; ils se montrent aussi très courageux lors des grandes persécutions...

      Lorsque Dieu a une œuvre à accomplir, Il sait trouver ceux qui sont capables de l’exécuter. L'embaumement du corps de Jésus a été fait par Nicodème qui était un ami de Christ, sans en être toutefois un farouche partisan. Au début, la motivation de Joseph d’Arimathée et de Nicodème ressemblait à un frêle roseau, elle était désormais semblable à un cèdre vigoureux. Par leurs actes, ces deux hommes riches montrèrent leur estime pour Christ et Sa doctrine, estime qui ne s’est pas flétrie lors du supplice de la croix.

      Nous devons accomplir notre devoir au temps présent, quand l'occasion se présente, pour permettre à Dieu d'accomplir Ses promesses, selon Ses propres voies, au temps marqué.

      La tombe de Jésus était parmi celles des brigands, car le Seigneur était considéré comme un criminel ; mais « Il a été avec le riche dans Sa mort », comme cela a été prophétisé dans \\# Isa 53:9\\ ; il était invraisemblable que ces deux attributs puissent être réunis en la même personne. Jésus a été enseveli dans un sépulcre neuf ; il ne pouvait donc y avoir d’usurpation d’identité lors de Sa résurrection !

      Cela nous enseigne aussi à ne pas exiger d’être absolument inhumé en un lieu bien précis. Jésus a été enterré dans un sépulcre proche du lieu de Sa mort. Le « Soleil de Justice » a connu quelques temps le séjour des morts, mais Il l’a quitté, pour ressusciter dans une grande Gloire !

    • Luc 23

      1 Ils se levèrent tous et conduisirent Jésus devant Pilate.
      2 Ils se mirent à l'accuser, disant : « Nous avons trouvé cet homme qui sème le désordre dans notre nation ; il empêche de payer les impôts à l'empereur et se présente lui-même comme le Messie, le roi. »
      3 Pilate lui demanda : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui répondit : « Tu le dis. »
      4 Pilate dit aux chefs des prêtres et à la foule : « Je ne trouve chez cet homme aucun motif de le condamner. »
      5 Mais ils insistèrent en disant : « Il excite le peuple à la révolte en enseignant dans toute la Judée, depuis la Galilée où il a commencé et jusqu'ici. »
      6 A ces mots, Pilate demanda si cet homme était galiléen.
      7 Lorsqu'il apprit qu'il relevait bien de l'autorité d'Hérode, il le lui envoya, car lui aussi se trouvait à Jérusalem ces jours-là.
      8 Lorsque Hérode vit Jésus, il en eut une grande joie, car depuis longtemps il désirait le voir à cause de tout ce qu'il avait entendu dire de lui, et il espérait le voir faire un signe miraculeux.
      9 Il lui posa beaucoup de questions, mais Jésus ne lui répondit rien.
      10 Les chefs des prêtres et les spécialistes de la loi étaient présents et accusaient violemment Jésus.
      11 Alors Hérode, avec ses gardes, le traita avec mépris et se moqua de lui. Puis, après lui avoir mis un habit magnifique, il le renvoya à Pilate.
      12 Ce jour-là, Pilate et Hérode devinrent amis, d'ennemis qu'ils étaient auparavant.
      13 Pilate rassembla les chefs des prêtres, les magistrats et le peuple
      14 et leur dit : « Vous m'avez amené cet homme sous prétexte qu’il excitait le peuple à la révolte. Or, je l'ai interrogé devant vous et je ne l'ai trouvé coupable d'aucun des actes dont vous l'accusez ;
      15 Hérode non plus, puisqu’il nous l'a renvoyé. Ainsi cet homme n'a rien fait qui soit digne de mort.
      16 Je vais donc le relâcher après l'avoir fait fouetter. »
      17 [A chaque fête, il devait leur relâcher un prisonnier. ]
      18 Ils s'écrièrent tous ensemble : « Fais mourir celui-ci et relâche-nous Barabbas. »
      19 Cet homme avait été mis en prison pour une émeute qui avait eu lieu dans la ville et pour un meurtre.
      20 Pilate [leur] parla de nouveau dans l'intention de relâcher Jésus,
      21 mais ils criaient : « Crucifie-le, crucifie-le ! »
      22 Pour la troisième fois, Pilate leur dit : « Quel mal a-t-il fait ? Je n'ai rien trouvé en lui qui mérite la mort. Je vais donc le relâcher après l'avoir fait fouetter. »
      23 Cependant ils insistaient à grands cris, demandant qu'il soit crucifié, et leurs cris l'emportèrent, [avec ceux des chefs des prêtres. ]
      24 Pilate décida de leur accorder ce qu'ils demandaient.
      25 Il relâcha celui qui avait été mis en prison pour émeute et pour meurtre, et qu'ils réclamaient, et il livra Jésus à leur volonté.
      26 Comme ils l'emmenaient, ils s’emparèrent d'un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu'il la porte derrière Jésus.
      27 Il était suivi par une grande foule composée de membres du peuple et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui.
      28 Jésus se tourna vers elles et dit : « Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous et sur vos enfants.
      29 En effet, voici que viennent des jours où l'on dira : ‘Heureuses celles qui sont stériles, heureuses celles qui n'ont pas eu d'enfant et celles qui n'ont pas allaité !’
      30 Alors on se mettra à dire aux montagnes : ‘Tombez sur nous !’et aux collines : ‘Couvrez-nous !’
      31 En effet, si l'on traite ainsi le bois vert, qu'arrivera-t-il au bois sec ? »
      32 On conduisait aussi deux malfaiteurs qui devaient être mis à mort avec lui.
      33 Lorsqu'ils furent arrivés à l’endroit appelé « le Crâne », ils le crucifièrent là ainsi que les deux malfaiteurs, l'un à droite, l'autre à gauche.
      34 [Jésus dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. » ] Ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort.
      35 Le peuple se tenait là et regardait. Les magistrats eux-mêmes se moquaient de Jésus [avec eux] en disant : « Il en a sauvé d'autres ; qu'il se sauve lui-même, s'il est le Messie choisi par Dieu ! »
      36 Les soldats aussi se moquaient de lui ; ils s'approchaient pour lui présenter du vinaigre
      37 en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! »
      38 Il y avait au-dessus de lui cette inscription [écrite en grec, en latin et en hébreu] : « Celui-ci est le roi des Juifs. »
      39 L'un des malfaiteurs crucifiés avec lui l'insultait en disant : « Si tu es le Messie, sauve-toi toi-même, et nous avec toi ! »
      40 Mais l'autre le reprenait et disait : « N’as-tu aucune crainte de Dieu, toi qui subis la même condamnation ?
      41 Pour nous, ce n'est que justice, puisque nous recevons ce qu'ont mérité nos actes, mais celui-ci n'a rien fait de mal. »
      42 Et il dit à Jésus : « [Seigneur, ] souviens-toi de moi quand tu viendras régner. »
      43 Jésus lui répondit : « Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis. »
      44 C'était déjà presque midi, et il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu'à trois heures de l'après-midi.
      45 Le soleil s'obscurcit et le voile du temple se déchira par le milieu.
      46 Jésus s'écria d'une voix forte : « Père, je remets mon esprit entre tes mains. » Après avoir dit ces paroles, il expira.
      47 Voyant ce qui était arrivé, l’officier romain rendit gloire à Dieu en disant : « Certainement, cet homme était juste. »
      48 Après avoir vu ce qui était arrivé, tous ceux qui en foule assistaient à ce spectacle repartirent en se frappant la poitrine.
      49 Tous ceux qui connaissaient Jésus, et en particulier les femmes qui l'avaient accompagné depuis la Galilée, étaient restés à distance et regardaient ce qui se passait.
      50 Il y avait un membre du sanhédrin du nom de Joseph ; homme bon et juste,
      51 il ne s’était pas associé à la décision et aux actes des autres. Il était d'Arimathée, ville des Juifs, et il attendait lui aussi le royaume de Dieu.
      52 Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus.
      53 Il le descendit de la croix, l'enveloppa dans un drap de lin et le déposa dans un tombeau taillé dans la roche, où personne n'avait encore été mis.
      54 C'était le jour de la préparation du sabbat, le sabbat allait commencer.
      55 Des femmes qui étaient venues de la Galilée avec Jésus accompagnèrent Joseph. Elles virent le tombeau et la manière dont le corps de Jésus y fut déposé.
      56 Puis elles repartirent et préparèrent des aromates et des parfums. Le jour du sabbat elles se reposèrent, comme le prescrit la loi.

      Jean 18

      1 Après avoir dit ces paroles, Jésus alla avec ses disciples de l'autre côté du torrent du Cédron où se trouvait un jardin ; il y entra, lui et ses disciples.
      2 Judas, celui qui le trahissait, connaissait aussi l'endroit parce que Jésus et ses disciples s'y étaient souvent réunis.
      3 Judas prit donc la troupe de soldats romains ainsi que des gardes envoyés par les chefs des prêtres et les pharisiens, et il s’y rendit avec des lanternes, des torches et des armes.
      4 Jésus, qui savait tout ce qui devait lui arriver, s'avança alors et leur dit : « Qui cherchez-vous ? »
      5 Ils lui répondirent : « Jésus de Nazareth. » Jésus leur dit : « C'est moi. » Judas, celui qui le trahissait, était avec eux.
      6 Lorsque Jésus leur dit : « C'est moi », ils reculèrent et tombèrent par terre.
      7 Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus de Nazareth. »
      8 Jésus répondit : « Je vous ai dit que c'est moi. Si donc c'est moi que vous cherchez, laissez partir ceux-ci. »
      9 Il dit cela afin que s'accomplisse la parole qu'il avait prononcée : « Je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'as donnés. »
      10 Alors Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du grand-prêtre et lui coupa l'oreille droite. Ce serviteur s'appelait Malchus.
      11 Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée dans son fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m'a donnée à boire ? »
      12 La troupe, le commandant et les gardes des Juifs s’emparèrent alors de Jésus et l’attachèrent.
      13 Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne, car il était le beau-père de Caïphe qui était grand-prêtre cette année-là.
      14 Or Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : « Il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple. »
      15 Simon Pierre et un autre disciple suivaient Jésus. Ce disciple était connu du grand-prêtre, et il entra avec Jésus dans la cour de la maison du grand-prêtre,
      16 tandis que Pierre restait dehors près de la porte. Alors l'autre disciple, qui était connu du grand-prêtre, sortit, parla à la femme qui gardait la porte et fit entrer Pierre.
      17 La servante qui gardait la porte dit à Pierre : « Ne fais-tu pas partie, toi aussi, des disciples de cet homme ? » Il répliqua : « Je n'en fais pas partie. »
      18 Les serviteurs et les gardes qui étaient là avaient allumé un feu de braises pour se réchauffer, car il faisait froid. Pierre se tenait avec eux et se chauffait aussi.
      19 Le grand-prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement.
      20 Jésus lui répondit : « J'ai parlé ouvertement à tout le monde ; j'ai toujours enseigné dans les synagogues et dans le temple, où les Juifs se réunissent constamment, et je n'ai rien dit en secret.
      21 Pourquoi m'interroges-tu ? Interroge ceux qui m'ont entendu sur ce que je leur ai dit ; ils savent, eux, ce que j'ai dit. »
      22 A ces mots, un des gardes qui se trouvait là donna une gifle à Jésus en disant : « C'est ainsi que tu réponds au grand-prêtre ? »
      23 Jésus lui dit : « Si j'ai mal parlé, explique-moi ce que j'ai dit de mal ; et si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »
      24 Alors Anne l'envoya attaché à Caïphe, le grand-prêtre.
      25 Simon Pierre était là et se chauffait. On lui dit : « Ne fais-tu pas partie, toi aussi, de ses disciples ? » Il le nia et dit : « Je n'en fais pas partie. »
      26 Un des serviteurs du grand-prêtre, un parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, dit : « Ne t'ai-je pas vu avec lui dans le jardin ? »
      27 Pierre le nia de nouveau. Et aussitôt un coq chanta.
      28 De chez Caïphe, ils conduisirent Jésus au prétoire ; c'était le matin. Ils n'entrèrent pas eux-mêmes dans le prétoire afin de ne pas se souiller et de pouvoir manger le repas de la Pâque.
      29 Pilate sortit donc à leur rencontre et dit : « De quoi accusez-vous cet homme ? »
      30 Ils lui répondirent : « Si ce n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré. »
      31 Sur quoi Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le d’après votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n'avons pas le droit de mettre quelqu'un à mort. »
      32 C'était afin que s'accomplisse la parole que Jésus avait dite pour indiquer de quelle mort il allait mourir.
      33 Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? »
      34 Jésus [lui] répondit : « Est-ce de toi-même que tu dis cela ou d'autres te l'ont-ils dit de moi ? »
      35 Pilate répondit : « Suis-je un Juif, moi ? Ta nation et les chefs des prêtres t'ont livré à moi. Qu'as-tu fait ? »
      36 Jésus répondit : « Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs ; mais en réalité, mon royaume n'est pas d'ici-bas. »
      37 Pilate lui dit : « Tu es donc roi ? » Jésus répondit : « Tu le dis, je suis roi. Si je suis né et si je suis venu dans le monde, c’est pour rendre témoignage à la vérité. Toute personne qui est de la vérité écoute ma voix. »
      38 Pilate lui répliqua : « Qu'est-ce que la vérité ? » Sur ces mots, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs et leur dit : « Pour ma part, je ne trouve en lui aucun motif de le condamner.
      39 Mais, comme c'est une coutume parmi vous que je vous relâche quelqu'un lors de la Pâque, voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »
      40 Alors de nouveau ils crièrent [tous] : « Non, pas lui, mais Barabbas ! » Or, Barabbas était un brigand.

      Jean 19

      1 Alors Pilate ordonna de prendre Jésus et de le fouetter.
      2 Les soldats tressèrent une couronne d'épines qu'ils posèrent sur sa tête et lui mirent un manteau de couleur pourpre.
      3 Puis, [s'approchant de lui] ils disaient : « Salut, roi des Juifs ! » et ils lui donnaient des gifles.
      4 Pilate sortit de nouveau et dit aux Juifs : « Voilà, je vous l'amène dehors afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de le condamner. »
      5 Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau de couleur pourpre. Pilate leur dit : « Voici l'homme. »
      6 Lorsque les chefs des prêtres et les gardes le virent, ils s'écrièrent : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et crucifiez-le, car pour ma part, je ne trouve en lui aucun motif de le condamner. »
      7 Les Juifs lui répondirent : « Nous avons une loi et, d’après notre loi, il doit mourir parce qu'il s'est fait Fils de Dieu. »
      8 Quand il entendit cette parole, Pilate eut très peur.
      9 Il rentra dans le prétoire et dit à Jésus : « D'où es-tu ? » mais Jésus ne lui donna aucune réponse.
      10 Pilate lui dit : « C'est à moi que tu refuses de parler ? Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te relâcher et que j'ai le pouvoir de te crucifier ? »
      11 Jésus répondit : « Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi s'il ne t'avait pas été donné d'en haut. C'est pourquoi celui qui me livre à toi est coupable d'un plus grand péché. »
      12 Dès ce moment-là, Pilate chercha à le relâcher, mais les Juifs criaient : « Si tu le relâches, tu n'es pas l'ami de l'empereur. Tout homme qui se fait roi se déclare contre l'empereur. »
      13 Après avoir entendu ces paroles, Pilate amena Jésus dehors et siégea au tribunal à l'endroit appelé « le Pavé », en hébreu Gabbatha.
      14 C'était le jour de la préparation de la Pâque, il était environ midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. »
      15 Ils s'écrièrent alors : « A mort ! A mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Dois-je crucifier votre roi ? » Les chefs des prêtres répondirent : « Nous n'avons pas d'autre roi que l'empereur. »
      16 Alors il le leur livra pour qu'il soit crucifié. Ils prirent donc Jésus et l'emmenèrent.
      17 Jésus, portant sa croix, sortit de la ville pour aller vers l’endroit appelé « le Crâne », qui se dit en hébreu Golgotha.
      18 C'est là qu'ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque côté et Jésus au milieu.
      19 Pilate rédigea aussi un écriteau qu'il plaça sur la croix ; il y était écrit : « Jésus de Nazareth, le roi des Juifs. »
      20 Beaucoup de Juifs lurent cette inscription parce que l'endroit où Jésus fut crucifié était près de la ville. Elle était écrite en hébreu, en grec et en latin.
      21 Les chefs des prêtres des Juifs dirent à Pilate : « N'écris pas : ‘Le roi des Juifs’, mais plutôt : ‘Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.’ »
      22 Pilate répondit : « Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit. »
      23 Après avoir crucifié Jésus, les soldats prirent ses vêtements et en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d'une seule pièce depuis le haut jusqu'en bas. Ils se dirent entre eux :
      24 « Ne la déchirons pas, mais tirons au sort pour savoir à qui elle sera. » C'est ainsi que s'accomplit cette parole de l'Ecriture : Ils se sont partagé mes vêtements et ils ont tiré au sort mon habit. Voilà ce que firent les soldats.
      25 Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie la femme de Clopas et Marie de Magdala.
      26 Jésus vit sa mère et, près d'elle, le disciple qu'il aimait. Il dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
      27 Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Dès ce moment-là, le disciple la prit chez lui.
      28 Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà accompli, dit, afin que l'Ecriture se réalise pleinement : « J'ai soif. »
      29 Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge, la fixèrent à une branche d'hysope et l'approchèrent de sa bouche.
      30 Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « Tout est accompli. » Puis il baissa la tête et rendit l'esprit.
      31 C'était la préparation de la Pâque et ce sabbat allait être un jour solennel. Craignant que les corps ne restent en croix pendant le sabbat, les Juifs demandèrent à Pilate qu'on brise les jambes aux crucifiés et qu'on enlève les corps.
      32 Les soldats vinrent donc briser les jambes du premier, puis du second des condamnés qui avaient été crucifiés avec Jésus.
      33 Quand ils s'approchèrent de lui, ils virent qu'il était déjà mort. Ils ne lui brisèrent pas les jambes,
      34 mais un des soldats lui transperça le côté avec une lance et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau.
      35 Celui qui a vu ces choses en rend témoignage et son témoignage est vrai. Il sait qu'il dit la vérité afin que vous croyiez aussi.
      36 En effet, cela est arrivé afin que ce passage de l'Ecriture soit accompli : Aucun de ses os ne sera brisé.
      37 Ailleurs l'Ecriture dit encore : Ils verront celui qu'ils ont transpercé.
      38 Après cela, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des chefs juifs, demanda à Pilate la permission d'enlever le corps de Jésus. Pilate le lui permit. Il vint donc et enleva le corps de Jésus.
      39 Nicodème, l'homme qui auparavant était allé trouver Jésus de nuit, vint aussi. Il apportait un mélange d'environ 30 kilos de myrrhe et d'aloès.
      40 Ils prirent donc le corps de Jésus et l'enveloppèrent de bandelettes, avec les aromates, comme c'est la coutume d'ensevelir chez les Juifs.
      41 Or, il y avait un jardin à l'endroit où Jésus avait été crucifié, et dans le jardin un tombeau neuf où personne encore n'avait été mis.
      42 Ce fut là qu'ils déposèrent Jésus parce que c’était la préparation de la Pâque des Juifs et que le tombeau était proche.
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