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La Bible Chronologique - Jour 328

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 328

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    • Galates 1

      1 Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et par Dieu le Père qui l’a ressuscité d’entre les morts,
      2 et tous les frères qui sont avec moi, aux Églises de la Galatie :
      3 Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu, notre Père, et du Seigneur Jésus-Christ,
      4 qui s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher au présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père,
      5 à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen !
      6 Je m’étonne que vous vous détourniez si vite de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile.
      7 Non pas qu’il y en ait un autre, mais il y a des gens qui vous troublent et veulent pervertir l’Évangile du Christ.
      8 Mais si nous-mêmes, ou si un ange du ciel vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !
      9 Nous l’avons dit précédemment, et je le répète maintenant : si quelqu’un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème !
      10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.
      11 Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme
      12 car moi-même je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ.
      13 Vous avez en effet entendu parler de ma conduite autrefois dans le judaïsme : je persécutais alors à outrance l’Église de Dieu et je la ravageais ;
      14 dans le judaïsme, je surpassais beaucoup de ceux de mon âge et de ma race, car j’avais un zèle excessif pour les traditions de mes pères.
      15 Mais, quand celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce,
      16 a trouvé bon de révéler en moi son Fils, pour que je l’annonce parmi les païens, aussitôt je n’ai consulté ni la chair ni le sang,
      17 et je ne suis pas monté à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l’Arabie. Puis, je revins encore à Damas.
      18 Trois ans plus tard, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je suis resté quinze jours chez lui.
      19 Mais je n’ai vu aucun autre des apôtres, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur.
      20 En vous écrivant cela, voici : devant Dieu, je ne mens pas.
      21 Je me rendis ensuite dans les contrées de la Syrie et de la Cilicie.
      22 Or, mon visage était inconnu des Églises de Judée qui sont en Christ.
      23 Elles avaient seulement entendu dire : Celui qui autrefois nous persécutait, annonce maintenant la foi qu’il voulait alors détruire.
      24 Et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.

      Galates 2

      1 Ensuite, quatorze ans plus tard, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, et je pris aussi Tite avec moi.
      2 J’y montai par suite d’une révélation. Je leur exposai l’Évangile que je prêche parmi les païens ; (je l’exposai) en privé aux plus considérés, de peur de courir ou d’avoir couru en vain.
      3 Mais Tite, qui était avec moi, et qui était Grec, ne fut pas même contraint de se faire circoncire.
      4 Cependant, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Christ-Jésus, avec l’intention de nous asservir...
      5 Nous ne leur avons pas cédé un seul instant par soumission, afin que la vérité de l’Évangile soit maintenue parmi vous.
      6 Quant à ceux qui paraissaient les plus considérés, – ce qu’ils avaient été autrefois m’importe peu ! Dieu ne fait pas de considération de personne – les plus considérés ne m’ont rien imposé.
      7 Au contraire, lorsqu’ils virent que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis ; –
      8 car celui qui, agissant en Pierre, en a fait l’apôtre des circoncis, a également agi en moi en vue des païens –
      9 et lorsqu’ils reconnurent la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, considérés comme des colonnes, nous donnèrent la main droite à Barnabas et à moi, (en signe) de communion : ainsi nous irions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis ;
      10 nous devions seulement nous souvenir des pauvres, ce que je me suis empressé de faire.
      11 Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était condamnable.
      12 En effet, avant la venue de quelques personnes de chez Jacques, il mangeait avec les païens ; mais après leur venue il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis.
      13 Comme lui, les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.
      14 Quand je vis qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens, et non à la manière des Juifs, comment peux-tu forcer les païens à judaïser ?
      15 Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d’entre les nations.
      16 Sachant que l’homme n’est pas justifié par les œuvres de la loi, mais par la foi en Christ-Jésus, nous aussi nous avons cru en Christ-Jésus, afin d’être justifiés par la foi en Christ, et non par les œuvres de la loi, parce que nul ne sera justifié par les œuvres de la loi.
      17 Mais si, en cherchant à être justifiés par Christ, nous étions nous aussi trouvés pécheurs, Christ serait donc serviteur du péché ? Certes non !
      18 Car, si je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi-même transgresseur ;
      19 en effet, par la loi, moi-même je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu.
      20 Je suis crucifié avec Christ, et ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ, qui vit en moi ; ma vie présente dans la chair, je (la) vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.
      21 Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice (s’obtient) par la loi, Christ est donc mort pour rien.

      Galates 3

      1 O Galates insensés ! qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui a été dépeint Jésus-Christ crucifié ?
      2 Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : Est-ce en pratiquant la loi que vous avez reçu l’Esprit, ou en écoutant avec foi ?
      3 Etes-vous tellement insensés ? Après avoir commencé par l’Esprit, allez-vous maintenant finir par la chair ?
      4 Avez-vous fait tant d’expériences en vain ? Si du moins c’est en vain ! – Celui qui vous accorde l’Esprit,
      5 et qui opère des miracles parmi vous, le fait-il donc parce que vous pratiquez la loi, ou parce que vous écoutez avec foi ?
      6 Ainsi, Abraham crut Dieu, et cela lui fut compté comme justice.
      7 Reconnaissez-le donc ; ceux qui ont la foi sont fils d’Abraham.
      8 Aussi l’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi ;
      9 de sorte que ceux qui ont la foi sont bénis avec Abraham le croyant.
      10 Tous ceux en effet qui dépendent des œuvres de la loi sont sous la malédiction, car il est écrit : Maudit soit quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, pour le mettre en pratique.
      11 Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident puisque : Le juste vivra par la foi.
      12 Or, la loi ne provient pas de la foi ; mais (elle dit) : Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles.
      13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous – car il est écrit : Maudit soit quiconque est pendu au bois –
      14 afin que, pour les païens, la bénédiction d’Abraham se trouve en Jésus-Christ et que, par la foi, nous recevions la promesse de l’Esprit.
      15 Frères, je parle à la manière des hommes : quand un testament est établi en bonne forme, bien que fait par un homme, personne ne l’abolit ou n’y fait d’adjonction.
      16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance. Il n’est pas dit : et aux descendances, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais comme à une seule : et à ta descendance, c’est-à-dire, à Christ.
      17 Voici ce que je veux dire : un testament déjà établi en bonne forme par Dieu ne peut pas être annulé par la loi survenue quatre cent trente ans plus tard, ce qui anéantirait la promesse –
      18 Car si l’héritage venait de la loi, il ne viendrait plus de la promesse, or, c’est par la promesse que Dieu a accordé sa grâce à Abraham.
      19 Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu’à ce que vienne la descendance à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par des anges, au moyen d’un médiateur.
      20 Or le médiateur n’est pas (médiateur) d’un seul, tandis que Dieu est unique.
      21 La loi est-elle donc contre les promesses (de Dieu) ? Certes non ! S’il avait été donné une loi qui puisse procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.
      22 Mais l’Écriture a tout enfermé sous le péché, afin que la promesse soit donnée par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient.
      23 Avant que la foi vienne, nous étions enfermés sous la surveillance de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.
      24 Ainsi la loi a été un précepteur (pour nous conduire) à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.
      25 La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce précepteur.
      26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Christ-Jésus :
      27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.
      28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme, car vous tous, vous êtes un en Christ-Jésus.
      29 Et si vous êtes à Christ, alors vous êtes la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse.
    • Galates 1

      1

      En général, les églises de Galatie étaient composées de Juifs et de « Gentils » convertis. Paul, par les doctrines qu'il enseignait, affirme ici son caractère apostolique, lorsqu'il confirme aux églises des Galates, le point primordial de la justification, par la foi uniquement.

      Ce sujet est essentiellement le même que celui débattu dans l'épître aux Romains, à savoir, la justification acquise seulement par la foi.

      Cependant, dans cette épître, l'attention est particulièrement attirée sur le fait, que les hommes sont justifiés par la foi, sans les œuvres de la loi de Moïse.

      Au sujet de l'importance des doctrines développées dans l’épître aux Galates, Luther s'exprime ainsi : « nous devons les considérer avec une certaine crainte, car elles ne sont pas en effet dénuées de certains dangers, en particulier, que Satan nous dissuade de la justification par la foi, pour apporter dans l'église la théorie des œuvres et des traditions humaines. Il est donc vraiment nécessaire que ce précepte soit exercé, en tant qu'entraînement continuel et commun, par ceux qui lisent la Parole, comme par ceux qui L’écoutent. Si cette doctrine de la justification par la foi se perd, alors seront perdues celles de la Vérité, de la vie et du salut » !

      * L'apôtre Paul affirme son caractère apostolique devant ceux qui cherchent à le diminuer. (Galates 1:1-5) Il blâme les Galates lorsqu'ils se révoltent contre l'Évangile de Christ, sous l'influence des faux docteurs. (Galates 1:6-9) Il prouve l'autorité divine de sa doctrine et de sa mission ; il décrit quel était son état d’âme, avant sa conversion et sa vocation. (Galates 1:10-14) Il continue, en décrivant comment il a procédé après cela. (Galates 1:15-24)

      Galates 1:1-5 Paul était apôtre de Jésus-Christ ; il a été nommé expressément par ce Dernier, donc, par Dieu le Père, qui est « Un » avec Lui, selon Sa nature Divine ; Christ est ici désigné comme Médiateur.

      La Grâce inclut la bonté divine à notre égard, et toute l’œuvre du Père, envers nous ; il en est de même pour la paix qu’Il nous accorde, ce « confort spirituel » qui nous est vraiment nécessaire. Tout cela provient de Dieu le Père : c’est une sorte de « Fontaine spirituelle », par le biais de Jésus-Christ !

      Remarquez bien le contenu de ce texte : nous trouvons en premier la Grâce, puis, la Paix ; il ne peut y avoir de paix réelle sans cette Grâce. Christ s'est donné lui-même pour nos péchés, Il a été fait « expiation » pour nous : c'est ce qu'a exigé la Justice divine ; Christ s'est soumis librement à la volonté du Père. On remarquera au passage l'infinie grandeur de ce prix acquitté, qui révèle manifestement, que le pouvoir du péché est si grand, qu'il ne pouvait y avoir aucun autre moyen pour l'expier, sinon le don du Fils de Dieu.

      Celui qui prend réellement en considération ce sacrifice, comprend que le péché est l’acte le plus horrible qui puisse être exprimé ; cela devrait en effet nous faire réagir, même, nous effrayer.

      Remarquez particulièrement ces termes : « pour nos péchés ». Par ces propos, notre faible nature commence à réagir, et voudrait, en premier lieu, traiter le problème elle-même. Cela pourrait tendre à nous prouver que cette « maladie » de l’iniquité s'étend à un ensemble d'individus, sans qu'il y ait besoin de médecin, pour non seulement nous éviter la colère de Dieu et la malédiction de la loi, mais aussi pour nous désentraver des mauvaises pratiques et habitudes auxquelles nous sommes asservis par nature.

      En fait, il est vain, pour ceux qui ne sont pas délivrés du présent « mal de ce monde » par la sanctification de l'Esprit, d'espérer être libérés de cette condamnation autrement que par le sang de Jésus...

      6 Ceux qui proposeraient un autre chemin du salut, que celui révélé par l'Évangile de Christ, se méprendraient misérablement...

      L'apôtre reproche expressément aux Galates leur culpabilité, dans l'abandon de la voie de l'Évangile et de la justification qu’Il annonce ; il réprouve cependant leur attitude avec égard, dénonçant qu’ils ont été attirés par diverses « tendances », enseignées par certains.

      Quand nous réprimandons les autres, nous devons rester fidèles à la doctrine de la Parole, en tentant d’adresser ces reproches avec délicatesse. Certains voudraient mettre en avant les œuvres de la loi, dans le cadre de la droiture de Christ : en fait, ils corrompent la Chrétienté. L'apôtre dénonce solennellement, et maudit celui qui tente d'affirmer de telles insinuations, complètement fausses dans leur fondement.

      Tout autre Évangile que celui de la Grâce de Christ, qui pourrait nous flatter et nous satisfaire davantage, favorable aux convoitises du monde, n’est qu’un « instrument » de Satan. Quand nous déclarons rejeter la doctrine de la loi, en tant que règle de vie, nous tendons à déshonorer Christ et à détruire la véritable piété ; nous avons tendance à vouloir accomplir de bonnes œuvres uniquement pour être justifiés, ce qui nous est fatal, si on persiste dans cette voie.

      Étant zélés pour les bonnes œuvres, soyons vigilants pour ne pas les substituer à la Rédemption offerte par Christ ; n’avançons rien qui puisse entraîner les autres dans d‘épouvantables désillusions...

      10 En prêchant l'Évangile, l'apôtre cherchait à amener des personnes à l'obéissance, non envers les hommes, mais envers Dieu. Paul n'a pas tenté de changer la doctrine de Christ, ni de gagner la faveur des hommes ; il n’a pas cherché à esquiver la colère de ces derniers.

      Dans ce ministère si important (la diffusion de l’Évangile), nous ne devons pas craindre les désapprobations éventuelles des hommes, ni d'ailleurs chercher leur faveur : nous devons énoncer notre message avec sagesse.

      L’apôtre a reçu la doctrine de l'Évangile par révélation céleste. Il ne s’est pas tourné vers le christianisme, comme beaucoup, simplement par son éducation.

      15 Paul a été merveilleusement conduit à connaître Christ, par la foi.

      Tous ceux qui sont sauvés, convertis, sont en fait appelés par la Grâce de Dieu ; leur conversion est ainsi « forgée » par le pouvoir de ce Dernier, par l’œuvre de la Grâce. Il n'y aurait qu'un avantage limité si Christ n’était révélé uniquement « qu’à » nous-mêmes, en fait, Il est aussi « en » nous !

      Paul s'est préparé à obéir instantanément au Seigneur, sans hésitation, sans chercher à garder quelque intérêt ici-bas, ni confort, ni agrément. Quel beau sujet d’action de grâce et de joie dans nos églises, quand elles voient de tels exemples, à la gloire du Seigneur, par Sa Grâce, même si elles n’ont jamais connu l’apôtre ! En fait, ces louanges glorifient Dieu pour Sa Puissance et Sa Miséricorde, en sauvant des personnes telles que Paul, pour le bénéfice de Ses enfants et les avantages futurs qui en découlent !

      Galates 2

      1

      Paul déclare qu’il est l’apôtre des Gentils. (Galates 2:1-10)
      Il s'est opposé publiquement à Pierre, à cause de son judaïsme. (Galates 2:11-14)
      Ensuite, il enseigne la doctrine de la justification, par la foi en Christ, sans les œuvres de la loi. (Galates 2:15-21)

      Observez la fidélité de l'apôtre, qui donne une pleine mesure de la doctrine qu'il avait prêchée parmi les Gentils ; il se résout encore à donner cet enseignement, à savoir le Christianisme, dénué de tout mélange avec le Judaïsme. Cette doctrine pouvait paraître difficile pour beaucoup, cependant Paul ne semblait pas contrarié pour autant. Son attention se portait moins sur le succès acquis lors de ses précédentes exhortations, que sur celles qu’il devait encore donner, qui ne devaient être entravées par quoi que ce soit.

      Bien que nous dépendions entièrement de Dieu, quant au succès de notre travail, nous devons rester circonspects pour éviter les erreurs, et les diverses oppositions. Il y a des actes qui peuvent être accomplis en conformité avec la loi, cependant, quand ils ne peuvent être faits sans trahir la Vérité, il doivent être exclus.

      N’approuvons pas trop rapidement la conduite de quelqu’un, à moins qu'elle ne reflète manifestement la Vérité de l'Évangile.

      Quels que purent être les entretiens entre Paul et les autres apôtres, ce dernier n'a acquis de leur part, aucune connaissance ni autorité supplémentaires.

      Considérant la grâce qui était accordée à Paul, différents frères lui témoignèrent, ainsi qu'à Barnabas, toute leur affection, étant persuadés qu'il était destiné, comme eux, au ministère d'apôtre. Ils convinrent que Paul et Barnabas devaient se diriger tous les deux vers les païens, pendant qu'eux-mêmes allaient continuer de prêcher chez les Juifs ; mais une telle décision, dans la division de leurs équipes, devait avant tout être approuvée par Christ.

      Nous apprenons ici que l'Évangile ne nous appartient pas, mais qu’Il est à Dieu : les hommes n'en sont en fait que les gardiens. Nous sommes en cela, tenus de louer Dieu !

      L'apôtre montra sa disponibilité pour le ministère, pleine de charité ; il témoigna combien il était prêt à accueillir les juifs convertis en tant que frères, quoique beaucoup d’entre eux permettaient à peine qu'on leur accorde une telle faveur... Cette simple divergence d'opinion ne changeait pas en lui sa détermination à les aider.

      Voici un modèle de charité chrétienne, que nous devrions étendre à tous les disciples de Christ !

      11 Quand Paul vit Pierre agir, comme s’il tendait à ternir la vérité de l'Évangile et la paix de l'église, il ne craignit pas de le blâmer, malgré le caractère fougueux de ce dernier.

      Paul vit que Pierre et les autres frères ne répondaient pas aux principes de l'Évangile, malgré la profession de leur témoignage, à savoir que par la mort de Christ le « mur de séparation » entre Juifs et Gentils n'existait plus, et que l'observation de la loi de Moïse n'avait plus de raison d'être ; comme l'offense de Pierre était publique, Paul le blâma publiquement.

      Nous pouvons constater une grande différence, d’une part, entre la prudence de Paul, qui a supporté et pratiqué temporairement les vaines cérémonies de la loi, et d’autre part, la conduite timide de Pierre, qui, en s'écartant des Gentils, incita ses auditeurs à penser que ces rites étaient nécessaires.

      15 Paul, ayant montré précédemment qu'il n'était inférieur à aucun autre apôtre, même à Pierre, expose dans ce texte le grand fondement de la doctrine de l'Évangile.

      Pour quelle raison avons-nous cru en Christ ? N'est-ce pas parce que nous pouvons être justifié par la foi, en Lui ? Si c'est effectivement le cas, n'est-il pas insensé de retourner à la doctrine de la loi, en espérant être justifié par le mérite d'œuvres morales, de sacrifices, ou de rites ?

      Cette déclaration de Paul a été vraisemblablement motivée par la « loi de cérémonie » ; mais il est fort possible que l’apôtre ait été tout à fait opposé à toute dépendance aux œuvres de la loi morale, relatives à la justification. Pour donner un plus grand poids à son argumentation, il est ajouté : « Mais tandis que nous cherchons à être justifiés par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché » ? Ceci serait déjà impensable de la part de Christ, mais aussi très néfaste pour les Galates.

      En considérant la loi, Paul a vu que la justification ne devait pas être attendue par les œuvres, et qu'il n'y avait maintenant plus besoin de sacrifices, ni de diverses purifications, puisqu’ils ont été réalisés « en » Christ, Celui qui s'est offert Lui-même en victime expiatoire pour nous.

      Paul n'espérait ni ne craignait quoi que ce soit de la loi, pas plus qu'un mort ne pourrait craindre ses ennemis ! Mais la résultante d’une telle pensée n'était pas pour autant une vie insouciante et sans loi. Il était essentiel pour l’apôtre de pouvoir vivre pour Dieu, et de Lui être consacré au travers des raisons et de la Grâce de l'Évangile.

      Bien qu'elle puisse paraître des plus injuste, la doctrine de la justification par la foi ne devait pas encourager le peuple à demeurer dans le péché. Cette nouvelle doctrine permet de saisir l'offre de la Grâce, libre et gratuite ; elle commande de ne plus vivre dans l’iniquité, ce qui pourrait faire considérer Christ comme le « ministre du péché », pensée qui ferait frémir d’horreur tous les chrétiens !

      20 L'apôtre décrit dans ce texte la vie spirituelle (ou cachée) d'un croyant. Le « vieil homme » est crucifié, Romains 6:6, alors que le « nouvel homme » est vivant ; le péché est mortifié et la Grâce est vivifiée.

      Paul dispose du réconfort et de la puissance victorieuse de la Grâce ; cette Grâce n'émane pas de sa personne, mais d’une autre source : Christ !

      Les croyants sont pleinement conscients de vivre dans un état de dépendance envers Christ. Ceci provient de ce que, bien qu’ils soient charnels, ils ne vivent pas cependant DE la chair. Ceux qui possèdent une véritable foi, vivent selon celle-ci, celle qui est attachée à Christ, Celui qui s'est donné Lui-même en rançon pour nous. Il m'a aimé, et s'est donné Lui-même pour moi. C'est un peu comme si l'apôtre s’exprimait ainsi : « Le Seigneur m'a vu m'éloigner de Lui de plus en plus. J’étais animé d’une telle méchanceté et d’une telle ignorance spirituelle, que j’étais convaincu qu'il était impossible que je puisse être sauvé, même par une rançon d’une très grande valeur ».

      Considérons bien le prix d’un tel salut ! Remarquons au passage la piètre foi de beaucoup de personnes ; on peut en voir, par leur témoignage, les tristes conséquences : elles ont la forme de la piété sans en avoir la puissance... Elles estiment être dans la Vérité, spirituellement, alors qu’elles sont en fait complètement dans l’erreur.

      Pour croire en Christ, il n'est pas suffisant de penser qu'Il a été crucifié, mais je dois croire également que je le suis AVEC Lui. C'est cela « connaître Christ crucifié ». De là, nous apprenons ce qu'est la nature de la Grâce. La Grâce de Dieu, ne peut dépendre du mérite de l'homme. Elle n’existe plus, en tant que telle, si Elle n'est pas donnée librement, dans tous les cas.

      Plus le croyant compte en toute simplicité sur Christ, pour chaque détail de sa vie, plus il marche en Sa compagnie avec dévotion, dans toutes Ses ordonnances et selon Ses commandements. Christ vit et règne alors en son âme : le racheté vit ici-bas, par la foi dans le Fils de Dieu, Celui qui agit par amour, crée l'obéissance et opère les changements en son âme, selon sa sainte image. Ainsi, la Grâce de Dieu prend toute sa valeur, elle n'est pas rendue vaine !

      Galates 3

      1

      Les Galates sont blâmés par l’apôtre, pour s'être écartés de la grande doctrine de la seule justification par la foi en Christ. (Galates 3:1-5)
      Cette doctrine est établie par l'exemple d'Abraham. (Galates 3:6-9)
      La teneur de la loi et la sévérité de sa malédiction. (Galates 3:10-14)
      L'alliance des promesses, que la loi ne pouvait annuler. (Galates 3:15-18)
      La loi enseignait les Galates, pour les amener ensuite à Christ. (Galates 3:19-25)
      Sous la dispensation de l'Évangile, les véritables croyants sont « un », en Christ. (Galates 3:26-29)

      Plusieurs éléments aggravèrent la folie des chrétiens des Galates. Ils avaient reçu la doctrine de la croix, qui leur avait été prêchée auparavant, ainsi que l’ordonnance du repas du Seigneur ; ils avaient également reçu l’enseignement de « Christ crucifié », et la nature de Ses souffrances leur avait été complètement et clairement exposée. Avaient-ils pour autant été rendus participants du Saint-Esprit par le ministère de la loi, ou par leurs œuvres réalisées en obéissant à cette dernière ? N'était-ce pas parce qu'ils avaient entendu et accepté la doctrine de la foi, en Christ uniquement, pour leur justification ? Comment Dieu pouvait-Il accepter ces âmes, face à toutes ces « dérives » ? Seule la justification en Christ est efficace !

      Les Galates étaient en fait très imprudents de s’être ainsi détournés du ministère et de la doctrine qu’ils avaient reçue, alors qu'ils auraient pu être vraiment bénis spirituellement...

      Hélas, il est triste de constater que certaines personnes peuvent ainsi se détourner de la doctrine si importante de « Christ crucifié », pour suivre des discours inutiles, de vaines prédications, ou des fantaisies de tout genre ! Le prince de ce monde (Satan), par divers moyens et diverses personnes, aveugle les hommes, de peur qu'ils placent leur confiance dans le Sauveur crucifié.

      Nous pouvons parfois nous demander où les fruits du Saint-Esprit sont encore le plus manifeste : est-ce parmi ceux qui prêchent la justification par les œuvres de la loi, ou ceux qui prêchent la doctrine de la foi ? Assurément, c'est parmi ces derniers !

      6 L'apôtre démontre dans ce texte la véracité de la doctrine repoussée par les Galates, à savoir celle de la justification par la foi, sans les œuvres de la loi.

      Paul établit cette démonstration en partant de l'exemple d'Abraham, dont la foi était liée à la parole et à la promesse de Dieu, à sa conviction qu'il appartenait à Dieu et en était accepté, en tant que justifié. L'Écriture déclare dans l’Ancien Testament, ce qui allait être accompli dans le Nouveau, par le biais du Saint-Esprit qui en a dicté toute inspiration.

      Au travers de sa foi dans la promesse divine, Abraham a été béni ; c’est seulement par la même façon que toutes les âmes peuvent obtenir ce privilège. Étudions alors l'objet, la nature, et les effets de la foi d'Abraham : en effet, qui peut, par un quelconque moyen, échapper à la malédiction de la sainte loi ? Cette malédiction affecte tous les pécheurs, donc tous les hommes : en effet, tous ont péché, et sont coupables devant Dieu ; si, en tant que transgresseurs de la loi, nous demeurons sous la malédiction céleste, il est vain de chercher à être justifié par le Seigneur.

      Seront justifiés uniquement ceux qui sont libérés de la mort et de la colère divine, pour être restaurés dans un état de vie spirituelle, uniquement au travers de la foi en Christ. Nous voyons ainsi que cette justification par la foi n'est pas une nouvelle doctrine, mais qu'elle a été enseignée par Dieu, longtemps avant l’ère de l'Évangile. En vérité, c'est, l’unique chemin où se sont toujours rencontrés les pécheurs, là où ils peuvent être justifiés. Bien que la délivrance de leur culpabilité ne puisse être attendue de la loi, une voie est ouverte, pour échapper à la malédiction céleste, et regagner la faveur de Dieu, au travers de la foi en Christ : c’est Lui qui nous a rachetés de la malédiction de la loi ; étant devenu « péché », (ou sacrifice d'expiation), pour nous, Il a été fait « malédiction » ; Il n’a pas été séparé de Dieu, mais placé pour un temps, sous Son châtiment.

      Les terribles souffrances endurées par le Fils de Dieu témoignent avec force aux pécheurs de fuir la colère à venir, bien plus que toutes les malédictions de la loi divine ; en effet, comment Dieu pourrait-Il épargner un homme qui demeure dans le péché, voyant qu'Il n'a pas épargné Son propre Fils, quand Celui-ci était chargé de toutes nos iniquités ? Christ, comme à l’époque de la croix, invite encore librement les pécheurs à se réfugier en Lui !

      15 L'alliance que Dieu a établie avec Abraham, n'a pas été écartée par la loi de Moïse. Cette alliance a été faite avec Abraham et sa Postérité. Elle est encore en vigueur : Christ « demeure » pour toujours dans la descendance spirituelle du patriarche, qui vit par la foi.

      En cela, nous apprenons la différence entre les promesses de la loi et celles de l'Évangile : celles de la loi sont établies pour chaque individu, alors que celles de l'Évangile le sont en premier lieu pour Christ, puis par Son intermédiaire, pour ceux qui, par la foi, Lui sont « greffés » spirituellement.

      En analysant correctement la Parole de Vérité, on doit observer une grande distinction entre la promesse divine et la loi : cela s’applique à nos pensées personnelles, comme à toutes celles de la vie courante.

      Quand les promesses divines sont confondues avec la loi, elles ne sont rien d'autre que cette dernière. Que Christ soit sans cesse dans notre champ de vision spirituel, Celui qui est la référence quant à notre foi, face à la dépendance de la justice de ce monde.

      19 Si la promesse de la foi, mentionnée dans ce texte, est suffisante pour obtenir le salut, à quoi alors servait la loi ? Les Israélites, bien que peuple « élu » de Dieu, étaient pécheurs aussi bien que les autres hommes. La loi n'avait pas la prétention de faire découvrir un chemin de justification différent de celui qui était dévoilé par la promesse divine, mais de conduire les hommes à considérer quel était leur besoin, face à leur culpabilité du péché, en dirigeant leur regard vers Christ, le Seul grâce auquel ils peuvent être pardonnés et justifiés.

      La promesse du salut a été donnée par Dieu lui-même ; la loi a été donnée par le ministère des anges, et par un médiateur, Moïse. De ce fait, la loi ne peut pas être destinée à mettre de côté la promesse divine. Un médiateur, comme le signifie l’étymologie, est un ami qui intervient entre deux parties ; il ne doit pas favoriser l'une aux dépens de l’autre.

      Le but final de la loi résidait dans le fait que la promesse de la foi en Jésus-Christ puisse être accordée à ceux qui croient ; étant ainsi convaincus de leur culpabilité, et de l'insuffisance de la loi pour les justifier, ils sont ainsi persuadés de la nécessité de croire en Christ, dans le but d’obtenir les avantages de Sa promesse.

      Il n'est pas possible que la loi de Dieu, sainte et juste, le « standard du devoir pour tous », soit contraire à l'Évangile de Christ. Elle tend, de toutes les manières, à promouvoir ce dernier !

      23 La loi n'a pas enseigné une connaissance conduisant directement à la vie spirituelle et au salut ; mais, par ses rites et ses cérémonies, en particulier les sacrifices, elle « pointait » vers Christ, afin que tous puissent être justifiés par la foi en Lui.

      Elle était ainsi, comme son étymologie l’indique, un « service » qui mène à Christ, comme des enfants conduits à l'école par une personne qui en a la responsabilité, afin qu'ils puissent être totalement instruits par Celui qui est le véritable chemin de la justification et du salut, par la foi. Ce texte nous révèle le grand avantage de l’Évangile, grâce auquel nous jouissons d'une découverte plus claire de la Miséricorde divine, que les Juifs d'antan ne pouvaient avoir. La plupart des hommes continuent à être enfermés dans un sombre « cachot », se complaisant dans leurs péchés, étant aveuglés, bercés et endormis par Satan, dans les plaisirs de ce monde, ses intérêts et ses vaines poursuites...

      Mais le pécheur qui est « interpelé », découvre cette épouvantable condition. Il découvre que la Miséricorde et la Grâce de Dieu constituent alors son seul espoir. Les terreurs décrites dans la loi sont souvent utilisées par l'Esprit, qui sait convaincre le pécheur, quant à son besoin de s’adresser à Christ, pour le conduire pour s'appuyer sur Ses souffrances et Ses mérites, afin qu'il puisse être justifié par la foi.

      La loi, par l'enseignement du Saint-Esprit, devient alors sa ligne de conduite, dans l’accomplissement de son devoir ; elle sert de référence pour son examen de conscience journalier. Par une telle pratique, le pécheur repentant apprend à dépendre plus simplement de son Sauveur !

      26 Avec l'Évangile, les véritables chrétiens, jouissent de grands privilèges ; ils ne sont plus considérés comme de simples « serviteurs », mais comme des « fils » ; ils ne sont plus tenus à distance du Père ni soumis à de nombreuses contraintes, comme les Juifs l'étaient auparavant. Ayant accepté Jésus-Christ comme leur Seigneur et Sauveur, et comptant sur Lui seul pour leur justification et leur salut, ils sont les « fils » de Dieu.

      Aucun système, ni puissance ici-bas ne peuvent procurer de telles bénédictions : en fait, si un homme ne possède pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient nullement. Avec le baptême, nous avons « revêtu » Christ ; lors de cette cérémonie, nous professons être Ses disciples. Étant baptisés « en » Christ, nous sommes baptisés dans Sa mort ; comme Il est mort et ressuscité, nous devons de la même façon, « mourir » au péché, et marcher en nouveauté et sainteté de vie !

      « Revêtir Christ », selon l'Évangile, ne consiste pas à nous couvrir d’une parure extérieure, mais à passer par une « nouvelle naissance », un changement total. Celui qui transforme les croyants en « héritiers » pourvoira en leur faveur. Nous devons nous efforcer d'accomplir les devoirs qui nous incombent, en déposant tous nos soucis devant Dieu. Nous devons porter notre attention vers le ciel : les éléments de cette vie ne sont que des bagatelles. Le Royaume de Dieu, dans les cieux, appartient à Ses enfants. Soyons persuadés de cet état de fait, par-dessus tout !

    • Galates 1

      1 De la part de Paul, apôtre établi non par des hommes ni par l’intermédiaire d’un homme, mais par Jésus-Christ et par Dieu le Père qui l'a ressuscité,
      2 et de tous les frères qui sont avec moi aux Eglises de la Galatie :
      3 que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ.
      4 Il s'est donné lui-même pour nos péchés afin de nous arracher à l’actuel monde mauvais, conformément à la volonté de notre Dieu et Père
      5 à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen !
      6 Je m'étonne que vous vous détourniez si vite de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ pour passer à un autre évangile.
      7 Ce n’est pas qu'il y ait un autre évangile, mais il y a des gens qui vous troublent et qui veulent déformer l'Evangile de Christ.
      8 Mais si quelqu’un – même nous ou même un ange venu du ciel – vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons prêché, qu'il soit maudit !
      9 Nous l'avons déjà dit, et je le répète maintenant : si quelqu'un vous annonce un autre évangile que celui que vous avez reçu, qu'il soit maudit !
      10 Maintenant, est-ce la faveur des hommes que je recherche ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.
      11 Je vous le déclare, frères et sœurs : l'Evangile que j'ai annoncé ne vient pas de l’homme.
      12 En effet, je ne l'ai moi-même ni reçu ni appris d'un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ.
      13 Vous avez d’ailleurs entendu parler de mon comportement autrefois dans le judaïsme : je persécutais à outrance l'Eglise de Dieu, je cherchais à la détruire
      14 et j'étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge parmi mon peuple, car j'étais animé d'un zèle excessif pour les traditions de mes ancêtres.
      15 Mais [Dieu] m'avait mis à part dès le ventre de ma mère et m'a appelé par sa grâce.
      16 Lorsqu’il a trouvé bon de révéler son Fils en moi afin que je l'annonce parmi les non-Juifs, je n'ai consulté personne,
      17 je ne suis même pas monté à Jérusalem vers ceux qui étaient apôtres avant moi, mais je suis aussitôt parti pour l'Arabie ; puis je suis retourné à Damas.
      18 Trois ans plus tard, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre, et je suis resté quinze jours chez lui.
      19 Mais je n'ai vu aucun autre apôtre, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur.
      20 En vous écrivant cela, je l’affirme devant Dieu, je ne mens pas.
      21 Je suis allé ensuite dans les régions de la Syrie et de la Cilicie.
      22 Or, mon visage était inconnu des Eglises de Judée qui sont en Christ.
      23 Elles avaient seulement entendu dire : « Celui qui nous persécutait auparavant annonce maintenant la foi qu'il s'efforçait alors de détruire »
      24 et elles rendaient gloire à Dieu à cause de moi.

      Galates 2

      1 Quatorze ans plus tard, je suis monté de nouveau à Jérusalem avec Barnabas ; j'avais aussi pris Tite avec moi.
      2 J’y suis monté à la suite d'une révélation et je leur ai présenté l'Evangile que je prêche parmi les non-Juifs ; je l'ai exposé en privé à ceux qui sont les plus considérés afin de ne pas courir ou avoir couru pour rien.
      3 Or Tite, qui était avec moi et qui est grec, n’a même pas été contraint de se faire circoncire,
      4 malgré les prétendus frères qui s'étaient furtivement glissés parmi nous pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, avec l'intention de nous asservir.
      5 Nous ne leur avons pas cédé un seul instant, afin que la vérité de l'Evangile soit maintenue pour vous.
      6 Quant à ceux qui sont les plus considérés – ce qu'ils étaient autrefois m’importe peu, Dieu ne fait pas de favoritisme – ils ne m'ont rien imposé de plus.
      7 Au contraire, ils ont vu que l'Evangile m'avait été confié pour les incirconcis comme à Pierre pour les circoncis
      8 – car celui qui a fait de Pierre l'apôtre des circoncis a aussi fait de moi l'apôtre des non-Juifs –
      9 et ils ont reconnu la grâce qui m'avait été accordée. Jacques, Céphas et Jean, qui sont considérés comme des piliers, nous ont alors donné la main d'association, à Barnabas et à moi, afin que nous allions, nous vers les non-Juifs, eux vers les circoncis.
      10 Ils nous ont seulement recommandé de nous souvenir des pauvres, ce que j'ai eu bien soin de faire.
      11 Mais lorsque Pierre est venu à Antioche, je me suis ouvertement opposé à lui, parce qu'il était condamnable.
      12 En effet, avant la venue de quelques personnes de l'entourage de Jacques, il mangeait avec les non-Juifs, mais après leur arrivée, il s’est esquivé et s’est tenu à l'écart par crainte des circoncis.
      13 Les autres Juifs ont pratiqué avec lui ce double jeu, de telle sorte que même Barnabas a été entraîné dans leur hypocrisie.
      14 Quand j'ai vu qu'ils ne marchaient pas droit, puisqu’ils ne respectaient pas la vérité de l'Evangile, j'ai dit à Pierre devant tous : « Si toi, qui es juif, tu vis à la manière des non-Juifs et non à la manière des Juifs, pourquoi veux-tu forcer les non-Juifs à se comporter comme des Juifs ?
      15 » Nous, nous sommes des Juifs de naissance, et non des pécheurs issus des autres nations.
      16 Cependant, nous savons que ce n'est pas sur la base des œuvres de la loi que l'homme est déclaré juste, mais au moyen de la foi en Jésus-Christ. Ainsi, nous aussi nous avons cru en Jésus-Christ afin d'être déclarés justes sur la base de la foi en Christ et non des œuvres de la loi, puisque personne ne sera considéré comme juste sur la base des œuvres de la loi.
      17 » Mais si, en cherchant à être déclarés justes en Christ, nous avons été trouvés pécheurs nous aussi, cela signifie-t-il que Christ serait un serviteur du péché ? Certainement pas !
      18 En effet, si je reconstruis ce que j'ai détruit, je me présente moi-même comme coupable,
      19 puisque c'est la loi qui m’a amené à mourir à la loi afin de vivre pour Dieu.
      20 J'ai été crucifié avec Christ ; ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi ; et ce que je vis maintenant dans mon corps, je le vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est donné lui-même pour moi.
      21 Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; en effet, si la justice s'obtient par la loi, alors Christ est mort pour rien. »

      Galates 3

      1 Galates sans intelligence ! Qui vous a fascinés [pour que vous n'obéissiez plus à la vérité], vous aux yeux de qui Jésus-Christ a été décrit comme crucifié ?
      2 Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : est-ce en pratiquant les œuvres de la loi que vous avez reçu l'Esprit ou en écoutant l'Evangile avec foi ?
      3 Manquez-vous à ce point de bon sens ? Après avoir commencé par l'Esprit, voulez-vous maintenant finir par vos propres forces ?
      4 Avez-vous tant souffert pour rien ? Si du moins c'est pour rien.
      5 Celui qui vous accorde l'Esprit et qui accomplit des miracles parmi vous le fait-il donc parce que vous pratiquez les œuvres de la loi ou parce que vous écoutez avec foi ?
      6 Tout comme Abraham eut confiance en Dieu et que cela lui fut compté comme justice,
      7 reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont les fils d'Abraham.
      8 Or l'Ecriture prévoyait que Dieu considérerait les non-Juifs comme justes sur la base de la foi, et elle a d'avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi !
      9 Ainsi ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant.
      10 En effet tous ceux qui dépendent des œuvres de la loi sont sous la malédiction, car il est écrit : Maudit soit tout homme qui ne reste pas fidèle à tout ce qui est écrit dans le livre de la loi pour le mettre en pratique.
      11 De plus, il est évident que personne n'est déclaré juste devant Dieu dans le cadre de la loi, puisqu'il est dit : Le juste vivra par la foi.
      12 Or, la loi ne s’appuie pas sur la foi ; elle dit au contraire : L’homme qui mettra ces règles en pratique vivra par elles.
      13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi en devenant malédiction pour nous, puisqu’il est écrit : Tout homme pendu au bois est maudit.
      14 C'est ainsi qu’en Jésus-Christ la bénédiction d'Abraham touche aussi les non-Juifs et que nous recevons par la foi l'Esprit qui avait été promis.
      15 Frères et sœurs – je parle ici selon les règles humaines – quand un testament est établi par un homme, personne ne peut l'annuler ni lui ajouter quelque chose.
      16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance. Il n'est pas dit : « et aux descendances », comme s'il s'agissait de plusieurs, mais c’est d’une seule qu’il s'agit : à ta descendance, c'est-à-dire à Christ.
      17 Voici ce que je veux dire : un testament que Dieu a établi, la loi survenue 430 ans plus tard ne peut l’annuler et rendre ainsi la promesse sans effet.
      18 En effet, si l'héritage venait de la loi, il ne viendrait plus de la promesse, or c'est par une promesse que Dieu a accordé sa grâce à Abraham.
      19 Pourquoi donc la loi ? Elle a été ajoutée ensuite à cause des transgressions, jusqu'à ce que vienne la descendance à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par des anges, au moyen d'un médiateur.
      20 Un médiateur n’intervient pas quand il y a une seule partie, or là, Dieu est seul.
      21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Certainement pas ! Si une loi qui puisse procurer la vie avait été donnée, la justice viendrait réellement de la loi.
      22 Mais l'Ecriture a déclaré le monde entier prisonnier du péché afin que ce qui avait été promis soit accordé par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient.
      23 Avant que la foi vienne, nous étions prisonniers sous la garde de la loi en vue de la foi qui devait être révélée.
      24 Ainsi la loi a été le guide chargé de nous conduire à Christ afin que nous soyons déclarés justes sur la base de la foi.
      25 Depuis que la foi est venue, nous ne sommes plus soumis à ce guide.
      26 Vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ ;
      27 en effet, vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous vous êtes revêtus de Christ.
      28 Il n'y a plus ni Juif ni non-Juif, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme, car vous êtes tous un en Jésus-Christ.
      29 Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d'Abraham [et] vous êtes héritiers conformément à la promesse.
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