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La Bible Chronologique - Jour 347

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 347

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Versets relatifs

    • Actes 24

      1 Cinq jours après, le souverain sacrificateur Ananias descendit, avec quelques anciens, et un avocat, un certain Tertulle. Ils portèrent plainte auprès du gouverneur contre Paul.
      2 Celui-ci fut appelé, et Tertulle se mit à l’accuser en ces termes :
      3 La paix profonde obtenue grâce à toi, et les réformes faites à cette nation par ta prévoyance, très excellent Félix, nous les accueillons en tout et partout avec une entière gratitude.
      4 Mais, pour ne pas t’importuner davantage, je te prie de nous écouter un moment dans ta bienveillance.
      5 Nous avons trouvé cet homme, une peste qui provoque des disputes parmi tous les Juifs du monde, dirigeant de la secte des Nazaréens,
      6 et qui a même tenté de profaner le temple. Nous l’avons saisi. [Nous avons voulu le juger selon notre loi,
      7 mais le tribun Lysias est survenu et avec une grande violence l’a tiré de nos mains,
      8 et a ordonné à ses accusateurs de venir devant toi]. Tu pourras toi-même l’interroger et prendre connaissance de tout ce dont nous l’accusons.
      9 Les Juifs l’approuvèrent, en déclarant qu’il en était bien ainsi.
      10 Alors Paul prit la parole après que le gouverneur lui eut fait signe de parler : Je sais que, depuis plusieurs années, tu es juge de cette nation ; c’est donc avec confiance que je présenterai ma défense.
      11 Il n’y a pas plus de douze jours – tu peux t’en assurer –, je suis monté à Jérusalem pour adorer.
      12 On ne m’a trouvé ni dans le temple, ni dans les synagogues, ni dans la ville, à discuter avec quelqu’un ou bien à provoquer un soulèvement de la foule.
      13 Et ils ne peuvent pas prouver ce dont ils m’accusent maintenant.
      14 Je le confesse devant toi : je rends un culte au Dieu de mes pères, selon la Voie qu’ils appellent une secte ; je crois tout ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes,
      15 et j’ai en Dieu cette espérance – et ils ont eux-mêmes cette attente – qu’il y aura une résurrection des justes et des injustes.
      16 C’est pourquoi, moi aussi, je m’exerce à avoir constamment une conscience irréprochable devant Dieu et devant les hommes.
      17 Après (une absence de) plusieurs années, je suis venu faire des aumônes à ma nation et (présenter) des offrandes.
      18 C’est alors qu’ils m’ont trouvé, moi qui m’étais purifié, dans le temple, sans attroupement ni tumulte.
      19 Mais quelques Juifs d’Asie... ce serait à eux de se présenter devant toi et de m’accuser, s’ils ont quelque chose contre moi.
      20 Ou bien, que ceux-ci déclarent de quel délit ils m’ont trouvé coupable, lorsque j’ai comparu devant le sanhédrin,
      21 à moins que ce ne soit uniquement de cette parole que j’ai criée au milieu d’eux : C’est à cause de la résurrection des morts que je suis aujourd’hui mis en jugement devant vous !
      22 Félix, qui savait assez exactement ce qui concernait la Voie, les renvoya à plus tard et dit : Quand le tribun Lysias viendra, j’examinerai votre affaire.
      23 Et il donna l’ordre au centenier de garder Paul, tout en lui laissant une certaine liberté, sans empêcher aucun des siens de lui rendre service.
      24 Quelques jours après, Félix vint avec sa femme Drusille, qui était juive, et il envoya chercher Paul. Il l’écouta au sujet de la foi en Christ Jésus.
      25 Mais, comme Paul discourait sur la justice, la maîtrise de soi et le jugement à venir, Félix, saisi de crainte, lui dit : Pour le moment, tu peux t’en aller ; quand j’en trouverai le temps, je te rappellerai.
      26 Il espérait aussi que Paul lui donnerait de l’argent ; c’est pourquoi il l’envoyait chercher assez fréquemment pour s’entretenir avec lui.
      27 Deux ans s’écoulèrent ainsi, et Félix eut pour successeur Porcius Festus. Voulant s’assurer les bonnes grâces des Juifs, Félix laissa Paul en prison.

      Actes 25

      1 Trois jours après son arrivée dans la province, Festus monta de Césarée à Jérusalem.
      2 Les principaux sacrificateurs et les notables d’entre les Juifs portèrent plainte auprès de lui contre Paul.
      3 Ils le sollicitaient à cet effet et lui demandaient, comme une faveur, de faire venir Paul à Jérusalem ; ils préparaient un guet-apens pour le tuer en chemin.
      4 Festus répondit que Paul était gardé à Césarée et que lui-même devait partir sous peu.
      5 Que ceux d’entre vous, dit-il, qui le peuvent, descendent avec moi et, s’il y a quelque chose de mal chez cet homme, qu’ils l’accusent.
      6 Festus ne séjourna pas plus de huit à dix jours parmi eux, puis il descendit à Césarée. Le lendemain, comme il siégeait au tribunal, il donna l’ordre d’amener Paul.
      7 Quand celui-ci fut arrivé, les Juifs, descendus de Jérusalem, l’entourèrent et portèrent contre lui de nombreuses et graves accusations qu’ils n’étaient pas capables de prouver.
      8 Paul disait pour sa défense : Je n’ai péché en rien ni contre la loi des Juifs, ni contre le temple, ni contre César.
      9 Festus qui voulait s’assurer les bonnes grâces des Juifs, répondit à Paul : Veux-tu monter à Jérusalem, pour y être jugé là-dessus devant moi ?
      10 Paul dit : Je me tiens devant le tribunal de César et c’est là que je dois être jugé. Je n’ai fait aucun tort aux Juifs, comme tu le sais toi-même fort bien.
      11 Si j’ai des torts et si j’ai commis quelque action digne de mort, je ne refuse pas de mourir ; mais, s’il n’y a rien de vrai dans leurs accusations contre moi, personne ne peut me livrer à eux. J’en appelle à César.
      12 Alors Festus, après avoir délibéré avec le conseil, répondit : Tu en as appelé à César, tu iras devant César.
      13 Quelques jours après, le roi Agrippa et Bérénice arrivèrent à Césarée pour saluer Festus.
      14 Comme ils passaient là plusieurs jours, Festus exposa au roi le cas de Paul et dit : Félix a laissé prisonnier un homme
      15 contre qui, lorsque j’étais à Jérusalem, les principaux sacrificateurs et les anciens des Juifs ont porté plainte, pour demander sa condamnation.
      16 Je leur ai répondu que les Romains n’ont pas coutume de livrer [à la mort] un homme, avant que l’accusé soit confronté avec ses accusateurs et qu’il ait l’occasion de se défendre contre cette accusation.
      17 Ils sont alors venus ici et, sans aucun délai, j’ai siégé le lendemain à mon tribunal et donné l’ordre d’amener cet homme.
      18 Ses accusateurs, s’étant présentés, n’ont mis à sa charge aucune des mauvaises actions dont je le soupçonnais ;
      19 ils avaient avec lui des discusions relatives à leur religion particulière, et à un certain Jésus qui est mort et que Paul affirme être vivant.
      20 Quant à moi, perplexe à propos d’un débat de cette sorte, je lui ai demandé s’il voulait aller à Jérusalem pour y être jugé là-dessus.
      21 Mais Paul a fait appel, pour que sa cause soit réservée à la compétence de l’empereur ; et j’ai donné l’ordre de le garder jusqu’à ce que je l’envoie à César.
      22 Agrippa dit à Festus : Je voudrais, moi aussi, entendre cet homme. Demain, répondit-il, tu l’entendras.
      23 Le lendemain donc, Agrippa et Bérénice vinrent avec beaucoup d’apparat et entrèrent dans la salle d’audience avec les tribuns et les gens haut-placés de la ville. Sur l’ordre de Festus, Paul fut amené.
      24 Alors Festus dit : Roi Agrippa, et vous tous présents avec nous, vous voyez cet homme au sujet de qui toute la multitude des Juifs est intervenue auprès de moi, soit à Jérusalem, soit ici, en clamant qu’il ne devait plus vivre.
      25 Pour moi, j’ai compris qu’il n’avait rien commis qui soit digne de mort ; mais lui-même en ayant appelé à l’empereur, j’ai jugé bon de le lui envoyer.
      26 Je n’ai rien de précis à écrire au souverain sur son compte ; c’est pourquoi je l’ai fait comparaître devant vous, et surtout devant toi, roi Agrippa, afin d’avoir, après l’interrogatoire, quelque chose à écrire.
      27 Car il me semble absurde d’envoyer un prisonnier sans indiquer les motifs qu’il y a contre lui.

      Actes 26

      1 Agrippa dit à Paul : Il t’est permis de parler pour ta cause. Alors Paul étendit la main et présenta sa défense :
      2 Je m’estime heureux, roi Agrippa, d’avoir aujourd’hui à présenter ma défense devant toi au sujet de toutes les accusations des Juifs contre moi,
      3 car tu connais parfaitement toutes les coutumes des Juifs et leurs discussions. Je te prie donc de m’écouter patiemment.
      4 Ma vie, dès ma jeunesse et depuis le commencement, s’est passée à Jérusalem, au milieu de ma nation : tous les Juifs le savent.
      5 Ils me connaissent depuis longtemps, s’ils veulent en témoigner ; j’ai vécu en Pharisien, selon le parti le plus rigide de notre religion.
      6 Et maintenant, je suis mis en jugement à cause de l’espérance en la promesse faite par Dieu à nos pères,
      7 et dont nos douze tribus, qui rendent un culte à Dieu sans relâche nuit et jour, espèrent atteindre l’accomplissement. C’est pour cette espérance, ô roi, que je suis accusé par des Juifs !
      8 Quoi ! jugez-vous incroyable que Dieu ressuscite les morts ?
      9 Pour moi donc, j’avais pensé devoir m’opposer très activement au nom de Jésus de Nazareth.
      10 C’est ce que j’ai fait à Jérusalem : j’ai moi-même enfermé dans les prisons beaucoup de saints, après en avoir reçu le pouvoir des principaux sacrificateurs, et, quand on voulait les faire mourir, j’apportais mon suffrage.
      11 Et souvent dans toutes les synagogues, pour les punir, je les forçais à blasphémer. Dans l’excès de ma fureur contre eux, je les persécutais même jusque dans les villes étrangères.
      12 A cet effet, je me rendis à Damas, avec les pouvoirs et la permission des principaux sacrificateurs.
      13 Vers le milieu du jour, ô roi, je vis en chemin briller autour de moi et de mes compagnons de route une lumière venant du ciel, plus brillante que le soleil.
      14 Nous sommes tous tombés par terre, et j’entendis une voix qui me disait en langue hébraïque : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il est dur pour toi de regimber contre les aiguillons.
      15 Je répondis : Qui es-tu Seigneur ? Et le Seigneur dit : Moi, je suis Jésus que tu persécutes.
      16 Mais lève-toi, et tiens-toi sur tes pieds ; car voici pourquoi je te suis apparu : je te destine à être serviteur et témoin des choses que tu as vues de moi et de celles pour lesquelles je t’apparaîtrai.
      17 Je t’ai pris du milieu de ce peuple et des païens, vers qui je t’envoie, pour leur ouvrir les yeux,
      18 afin qu’ils se tournent des ténèbres vers la lumière et du pouvoir de Satan vers Dieu, et qu’ils reçoivent le pardon des péchés et un héritage avec ceux qui sont sanctifiés par la foi en moi.
      19 En conséquence, roi Agrippa, je n’ai pas désobéi à la vision céleste ; mais à ceux de Damas d’abord,
      20 puis de Jérusalem, dans tout le pays de Judée, puis aux païens, j’ai annoncé la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’œuvres dignes de la repentance.
      21 Voilà pourquoi les Juifs se sont emparés de moi dans le temple et ont tenté de me faire périr.
      22 Mais, grâce à la protection de Dieu, j’ai subsisté jusqu’à ce jour et je rends témoignage devant les petits et les grands, sans rien dire en dehors de ce que les prophètes et Moïse ont déclaré devoir arriver,
      23 c’est-à-dire que le Christ souffrirait et que ressuscité le premier d’entre les morts, il annoncerait la lumière au peuple et aux païens.
      24 Comme il se défendait ainsi, Festus dit à haute voix : Tu es fou, Paul ! Ta grande érudition te pousse à la folie !
      25 Je ne suis pas fou, très excellent Festus, répliqua Paul ; ce sont, au contraire, des paroles de vérité et de bon sens que j’exprime.
      26 Le roi est instruit de ces faits, je lui en parle ouvertement, car je suis persuadé qu’il n’en ignore rien, puisque ce n’est pas en cachette que cela s’est passé.
      27 Crois-tu aux prophètes, roi Agrippa ?... Je sais que tu y crois.
      28 Et Agrippa dit à Paul : Encore un peu, tu vas me persuader de devenir chrétien !
      29 Paul répondit : Que ce soit pour un peu ou pour beaucoup, plaise à Dieu que non seulement toi, mais encore tous ceux qui m’écoutent aujourd’hui, vous deveniez tels que je suis, moi, à l’exception de ces chaînes !
      30 Le roi, le gouverneur, Bérénice et ceux qui siégeaient avec eux, se levèrent et,
      31 en se retirant, se disaient les uns aux autres : Cet homme ne fait rien qui mérite la mort ou les chaînes.
      32 Et Agrippa dit à Festus : Cet homme aurait pu être relâché, s’il n’en avait appelé à César.
    • Actes 24

      1

      L'accusation de Tertulle, contre Paul. (Actes 24:1-9)
      La défense de Paul, devant Félix. (Actes 24:10-21)
      Félix hésite, face au raisonnement de Paul. (Actes 24:22-27)

      Nous pouvons voir dans ce texte à quel point les grands de ce monde, comme ce gouverneur Félix, peuvent être parfois mécontents : on loue leurs services au-delà de toute mesure, sans jamais leur faire part sincèrement de leurs fautes éventuelles ; ce genre de situation provient de l’état de leur cœur endurci, tourné vers le mal et craint par les autres.

      Les prophètes et les serviteurs de Dieu ont souvent été accusés d'être des fauteurs de trouble ici-bas ; on a même reproché à notre Seigneur Jésus-Christ d'avoir perverti la nation d’Israël... Les mêmes accusations furent portées contre Paul.

      Les mauvaises passions égoïstes des hommes les poussent à l’excès, et le pouvoir dévastateur de leurs vaines paroles a trop souvent trompé ceux qui les écoutent, créant en eux de mauvais préjugés au sujet de la Vérité.

      Quelle différence pourra-t-on constater au jour du Jugement dernier, entre l’attitude de Paul et celle de Félix, au vu du discours de ce Tertulle ! Que les chrétiens ne soient pas impressionnés par les les vaines flatteries que l’on pourrait leur adresser, ni troublés par les insultes que des impies, même célèbres ici-bas, véritables « représentants » de ce qu’il y a de plus vil, pourraient leur lancer !

      10 Dans ce texte, Paul fait son apologie, le clarifiant personnellement de tout crime ; il expose également les véritables violences qui lui ont été faites.

      Ne nous écartons pas du droit chemin ! Il est très réconfortant, lorsque nous adorons Dieu, de Le regarder en tant que le Dieu de nos pères, et de n'accepter aucune autre règle de foi ou de pratique religieuse que celles des Écritures. Celles-ci nous indiquent bien qu'il y aura une résurrection des morts, en vue d’un jugement définitif. Les prophètes et leurs doctrines doivent être éprouvés par leurs « fruits ».

      Le but de Paul était d'avoir la conscience en paix. Il ne cherchait qu’à se garder des vaines passions de ce monde, pour abonder en tous temps dans l’exercice de la piété, à la fois pour Dieu, comme pour le bien des hommes.

      Si nous sommes blâmés d'être davantage zélés pour Dieu, que pour notre prochain, quelle doit être notre réponse ? Allons-nous reculer devant une telle accusation ? Combien de personnes en ce monde devraient être accusées de faiblesse, voire de méchanceté, alors qu’elles proclament un amour sincère et fervent pour le Seigneur Jésus-Christ, et un dévouement à Son service ! De telles âmes pensent peut-être que Christ les confessera devant Dieu et les anges, quand Il viendra dans Sa gloire...

      Il plaît au Dieu de notre salut, Celui qui réjouit les regards des anges, d'apercevoir ici-bas un serviteur qui Lui soit dévoué, reconnaissant sa culpabilité et ses péchés, qui L’aime de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force, sachant que Jésus-Christ est mort pour lui. Une telle personne ne pourra se taire, en voyant la Parole de Dieu méprisée, ou en entendant son Nom profané ; il risquera plutôt, par sa piété, de paraître ridicule, face à la haine du monde, en cherchant à éviter la désapprobation de ce Sauveur plein de Grâce, Celui qui a, par Amour, donné Sa vie pour nous !

      22 L'apôtre rendit témoignage devant Félix, au sujet de sa foi et de sa droiture, de la Justice, de la tempérance, et du Jugement à venir ; Paul exposait ainsi à ce juge oppressif et à sa maîtresse libertine, leur besoin de repentir, de pardon, et de la Grâce, annoncée par l'Évangile.

      La justice de ce monde « réglemente » notre conduite ici-bas, en particulier en ce qui concerne nos rapports avec notre prochain ; par contre, la tempérance, l'état et la conduite de notre âme, concernent Dieu. Celui qui ne respecte pas ces éléments spirituels, est loin de toute piété, il sera accablé par le courroux divin, au jour où Dieu jugera les âmes. La perspective du Jugement à venir est suffisante pour faire trembler le cœur le plus audacieux.

      Félix fut effrayé par les paroles de Paul, mais sans plus. Beaucoup sont interpelés à l'écoute de la Parole de Dieu, mais on ne note aucun changement en eux. Ils ont peur des conséquences du péché, et cependant, ils continuent à le pratiquer et s’y complaisent.

      En ce qui concerne notre âme, les décisions tardives sont dangereuses. Félix a différé sa réponse à l’appel de l’apôtre, pour trouver, soi disant, un moment plus propice ; en fait, nous pouvons douter qu’il ait reçu un autre appel de ce genre. Aujourd’hui est le temps favorable ; écoutez la voix du Seigneur !

      Félix avait hâte de ne plus entendre la Vérité. Toute affaire devenait dès lors, plus urgente pour lui : la réforme de sa conduite et le salut de son âme passaient au second plan ! Les pécheurs sursautent souvent, en entendant la Vérité, tel un homme tiré de son sommeil par un grand bruit, mais ils se « rendorment » rapidement...

      Ne soyons pas trompés par les « réveils » spirituels occasionnels, qu’il s’agisse de nous-mêmes, ou des autres. Ne « jouons » pas avec les avertissements de la Parole de Dieu. Sommes-nous persuadés qu'en avançant en âge, notre cœur deviendra plus doux, ou que le monde va nous influencer de moins en moins ? Ne sommes-nous pas, en de tels cas, en réel danger, d'être perdu à jamais ? C'est maintenant le jour du salut ! Demain il sera peut-être trop tard...

      Actes 25

      1

      Paul devant Festus ; l’apôtre en appelle à César. (Actes 25:1-12)
      Festus expose à Agrippa le cas de Paul. (Actes 25:13-27)

      Nous voyons dans ce texte à quel point la malveillance sévit sans cesse. Les persécuteurs de tous genres semblent apprécier particulièrement qu’on mette à l’honneur leur méchanceté. Quand Paul a prêché Christ et a annoncé la fin de la dispensation de la loi, il n’offensait pas le régime de l‘époque.

      Au temps de l’épreuve, la circonspection du peuple du Seigneur est éprouvée, aussi bien que sa patience : Ses serviteurs ont besoin de s’exprimer avec sagesse. Il convient aux innocents d'insister sur leur « honnêteté » morale.

      Paul était disposé à se soumettre aux règles de la loi de l’époque, à permettre le bon déroulement du cours de l’enquête le concernant. S'il avait mérité la mort, il acceptait son sort, mais si aucunes des accusations qui lui étaient imputées n'étaient véridique, nul homme ne pouvait, en toute justice, le livrer à ses persécuteurs.

      En fait, Paul n'a été ni relâché, ni condamné. Ce texte nous montre bien les différentes étapes franchies par la Providence ; elles nous rendent souvent honteux, face à notre incrédulité et nos craintes, mais elles nous gardent, en vue d’accomplir les desseins de Dieu à notre égard !

      13 Agrippa était le gouverneur de la Galilée. Nous voyons, au verset Actes 25:16 à quel point les Romains condamnaient les jugements injustes et hâtifs. Ces païens, guidés seulement par une logique naturelle, suivaient à la lettre leurs lois et leurs coutumes, contrairement à certains chrétiens, qui ne suivent aucune des règles de la Vérité, de la Justice, et de la charité, concernant les démêlés avec leurs frères !

      Les questions sur l'adoration de Dieu, le chemin du salut, et les vérités de l'évangile, peuvent paraître douteuses et sans intérêt, pour les hommes du monde et les politiciens. Remarquez à quel point Festus parle avec légèreté, de Christ et de la grande controverse entre les Juifs et les chrétiens. Mais le jour approchait, où il allait voir, lui et le monde entier, que tous les sujets d'inquiétude de l'empire romain n'étaient que bagatelle sans conséquence, comparée à cette question sur la résurrection de Christ.

      Ceux qui ont reçu une certaine instruction religieuse, sans toutefois en tenir compte au cours de leur vie, resteront, par ces connaissances, souvent convaincus de leur péché et de la folie de leur cœur.

      Nous voyons dans ce texte, une assemblée de hautes personnalités, venues pour entendre Paul, alors prisonnier, témoigner des vérités de l'évangile ; ils ne désiraient en fait que satisfaire leur propre curiosité...

      Beaucoup de personnes aiment à entendre prêcher la Parole de Dieu, lors de grandes cérémonies, mais hélas trop souvent, sans autre motif que la curiosité. Bien que les serviteurs de Dieu ne soient pas, tous comme Paul, des prisonniers cherchant à défendre leur vie, certaines personnes ne désirent que les juger dans leurs prédications, désirant les culpabiliser, plutôt que d’apprendre la Vérité et la volonté divine, pour le salut de leur âme.

      En fait, nous pouvons voir dans ce texte que tout l’apparat de cette audience fut éclipsé par l’éloquence et l’autorité du témoignage de Paul. Que pouvaient être l'honneur et la belle apparence de ces personnages, face à la sagesse de Paul, prêchant la Grâce et la sainteté, face à son courage et à sa constance, dans sa souffrance pour Christ !

      Ce n'est pas un fait mineur de constater que Dieu, par Sa Miséricorde, nous justifie et nous blanchit de toutes nos fautes ; au jour du Jugement, rien ne sera retenu contre nous ! Dieu, par Sa Providence, dispose souvent les ennemis de Son peuple, pour qu’ils agissent en la faveur de ce dernier.

      Actes 26

      1

      La défense de Paul, devant Agrippa. (Actes 26:1-11)
      Sa conversion et sa prédication aux Païens. (Actes 26:12-23)
      Festus et Agrippa sont convaincus de l'innocence de Paul. (Actes 26:24-32)

      Le christianisme nous apprend à donner une raison de l'espérance qui est en nous, et d'honorer Celui à qui l'honneur est dû, sans crainte de qui que ce soit et loin des influences néfastes des hommes.

      Agrippa connaissait bien l'Ancien Testament ; il pouvait donc être à même de juger toute controverse relative à Jésus, le Messie. On peut espérer que les serviteurs de Dieu qui prêchent la foi en Christ, peuvent s'attendre à être entendus avec patience. Paul professa qu'il avait gardé toute l’instruction qu’il reçut en premier lieu ; il est même devenu compétent en la matière. Nous voyons dans ce texte, ce que sa religion représentait pour lui. L’apôtre était un moraliste, un homme de vertu, il n’était pas sujet à la malice et à l’avidité des pharisiens ; on ne pouvait l’accuser ni de vice ni d’irrévérence relatifs à sa religion. Il avait une foi saine. Il avait toujours eu un saint respect pour les promesses que Dieu avait adressées aux pères d’Israël, et avait bâti son espérance sur elles.

      L'apôtre savait très bien que tous ces éléments étaient incapables de le justifier devant Dieu, mais il savait cependant qu’ils étaient propices à sa réputation parmi les Juifs, tout en tendant à leur démontrer qu'il n'était pas l’homme qu'ils pensaient. Bien que le récit de sa « rencontre » avec Christ pouvait provoquer sa perte, il le fit pour servir l'honneur de son Sauveur.

      Remarquez, dans ce texte, la véritable nature de la religion de Paul : il ne manifestait plus le même zèle, qu’au temps de sa jeunesse, pour la loi et les cérémonies de l’ancienne alliance ; les sacrifices et les offrandes, de l’époque de l’Ancien Testament, ont été annulés par le grand Sacrifice de notre Seigneur, dont ils n'étaient que l’image. Le sacerdoce lévitique était désormais remplacé par celui de Christ ; toutefois, Paul restait toujours aussi zélé pour sa religion.

      Christ et le ciel sont les deux grandes doctrines de l'évangile ; Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est en Son Fils. Telle est la base de la promesse qui a été faite aux patriarches d’Israël. Le service du temple, ou les les cérémonies religieuses, ont été perpétrés sans interruption, dans l’attente de cette promesse de la vie éternelle. Cette perspective du salut en Jésus-Christ, doit nous engager à être assidus et sincères dans toutes nos dévotions.

      Les sadducéens détestaient Paul car ce dernier prêchait la résurrection ; le reste des Juifs se joignirent à eux, parce que l’apôtre affirmait que Jésus était ressuscité et qu'Il était le Rédempteur promis d'Israël.

      Les nombreuses convictions qui peuvent découler de la nature infinie, des perfections de Celui qui les a révélées et des promesses qu’Il a faites, ne sont hélas pas prises en considération par beaucoup de personnes. Paul reconnaissait que du temps où il était encore pharisien, il était un ennemi acharné du christianisme. Tels étaient son caractère et sa manière de vivre au début de sa vie ; toute sa conduite, avant qu’il ne rencontre Christ, ne pouvait que l'empêcher de devenir chrétien...

      Ceux qui ont été les plus stricts quant à leur conduite, avant leur conversion, trouveront de nombreuses raisons de s'humilier, face à leurs erreurs passées, même celles qu'ils pensaient être alors légitimes.

      12 Paul devint chrétien par la puissance divine, par le biais d’une révélation de Christ, qui lui fut adressée, de manière visible, mais aussi dans son cœur, alors qu'il était au paroxysme de son œuvre de persécution et de son péché. Il a été fait serviteur de Dieu par l'autorité divine : Jésus lui est apparu dans cette lumière glorieuse, lui ordonnant de prêcher l'évangile aux Païens.

      Un monde qui git dans les ténèbres doit être éclairé ; on doit faire connaître à ceux qui sont encore « ignorants » la paix éternelle. Un monde qui demeure dans la méchanceté doit être sanctifié et réformé ; les impies ne doivent pas seulement avoir leurs « yeux » ouverts spirituellement, ils doivent avoir leur cœur renouvelé ; il n'est pas suffisant de les amener des ténèbres à la lumière, mais ils doivent être soustraits au pouvoir de Satan, pour être amenés à Dieu.

      Tous ceux qui se détournent du péché pour aller vers Dieu ne sont pas seulement pardonnés, mais ils sont assurés de bénéficier d'un riche héritage. Le pardon des péchés conduit à ce but. Nul ne peut être heureux s'il n'est saint ; avant d’être des saints dans le ciel, nous devons d'abord l’être ici-bas. Nous sommes rendus saints et sauvés par la foi en Christ ; avec cette foi, nous nous appuyons sur Christ, le Seigneur et notre Justice ; nous nous abandonnons à Lui, en tant que Maître et Souverain ; par cette foi nous recevons la rémission des péchés, le don du Saint-Esprit, et la vie éternelle !

      La croix de Christ était une pierre d'achoppement pour les Juifs, ils étaient furieux en entendant la prédication de Paul, relative à l'accomplissement des prédictions de l'Ancien Testament. Christ devait être le Premier qui devait ressusciter d’entre les morts : la Tête. Il a été aussi prédit par les prophètes, que les Païens devaient être amenés à la connaissance de Dieu, par le Messie ; pourquoi donc les Juifs étaient-ils si hostiles à la prédication de Paul ?

      C'est de cette manière, le témoignage de l’apôtre, que le véritable converti peut donner une raison de son espérance, et un bon témoignage du changement qui se manifeste en lui. Cependant, pour s'être mis en avant, afin d'appeler les hommes à se repentir et à se convertir, nombreux furent blâmés et persécutés...

      24 Il nous appartient, en toutes occasions difficiles, de nous exprimer sobrement, avec vérité ; nous serons alors sereins, face à l’injustice des hommes.

      Les fervents partisans de l'Évangile ont souvent été méprisés ; ils ont été traités de rêveurs ou de fous, pour leurs croyances à des doctrines et des faits si merveilleux ! Ils furent aussi méprisés pour leur témoignage sur leur foi et leur persévérance, annonçant qu’une telle expérience spirituelle était nécessaire pour le salut de tous les hommes, quel que soit leur rang. Les apôtres, les prophètes et le Fils de Dieu Lui-même, ont été exposés à un tel mépris ; nul ne doit s’inquiéter de ce genre de situation, la Grâce divine rendant sage à salut !

      Par le discours de Paul, Agrippa entendit de nombreux arguments en faveur du christianisme. Sur le moment, sa compréhension et son opinion étaient favorables au message de l’Évangile, mais son cœur n'a pas été changé pour autant. Sa conduite et son tempérament étaient bien distants de l'humilité et de la spiritualité prêchées par l'Évangile.

      Beaucoup de personnes sont persuadées d'avoir une certaine piété, mais en fait, elles sont loin de Dieu ; elles sont fortement convaincues du bien qu’elles doivent faire dans l’exercice de leur piété, et de l'excellence des voies divines, mais elles ne se soumettent pas à leurs convictions.

      Paul estimait que chacun devait chercher à devenir un véritable chrétien et qu'il y a suffisamment de disponibilité de la Grâce, en Christ, pour tous. Il exprimait sa totale conviction de la Vérité de l'Évangile et la nécessité absolue de la foi en Christ pour le salut. L'Évangile de Christ offre aux « Gentils » une réelle délivrance, les libérant de l’esclavage du péché. C'est cependant avec certaines difficultés que les âmes croient qu’elles ont besoin de l'œuvre de la Grâce : tel était le cas des « Gentils », au temps de l’apôtre.

      Méfions-nous de certaines de nos hésitations : elles peuvent nous être fatales ; rappelons-nous du danger qu’il y a d'être persuadé d'être « presque » chrétien ! Il y a dans ce genre d’attitude, une réelle différence avec le fait de l'être entièrement, comme l'est chaque véritable croyant !

    • Actes 24

      1 Cinq jours après, le grand-prêtre Ananias descendit à Césarée avec des anciens et un avocat du nom de Tertulle. Ils portèrent plainte contre Paul devant le gouverneur.
      2 Paul fut convoqué et Tertulle se mit à l'accuser en disant : « Grâce à toi, très excellent Félix, nous jouissons d'une paix profonde et cette nation a obtenu des réformes salutaires grâce à tes soins prévoyants ;
      3 partout et toujours, nous les accueillons avec une entière reconnaissance.
      4 Mais, pour ne pas te déranger davantage, je te prie, dans ta bienveillance, de nous écouter quelques instants.
      5 Nous avons découvert que cet homme est une peste ; il provoque des révoltes parmi tous les Juifs du monde. C'est un chef de la secte des Nazaréens,
      6 et il a même tenté de profaner le temple. Nous l'avons arrêté [et nous avons voulu le juger d’après notre loi,
      7 mais le commandant Lysias est arrivé. Il l'a arraché de nos mains avec une grande violence
      8 et a donné l’ordre à ses accusateurs de venir devant toi. ] Tu pourras toi-même, en l'interrogeant, reconnaître le bien-fondé de toutes les accusations que nous portons contre lui. »
      9 Les Juifs appuyèrent ce réquisitoire en déclarant que c'était bien exact.
      10 Lorsque le gouverneur lui fit signe de parler, Paul répondit : « Je sais que tu es juge de cette nation depuis de nombreuses années, et c'est avec confiance que je prends la parole pour défendre ma cause.
      11 Comme tu peux le vérifier, il n'y a pas plus de 12 jours que je suis monté à Jérusalem pour adorer Dieu.
      12 Ni dans le temple, ni dans les synagogues, ni dans la ville on ne m'a trouvé en train de discuter avec quelqu'un ou de provoquer un soulèvement de la foule.
      13 Ils ne peuvent pas prouver ce dont ils m'accusent maintenant.
      14 Je t'avoue bien que je sers le Dieu de mes ancêtres selon la voie qu'ils appellent une secte. Je crois tout ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes,
      15 et j'ai en Dieu l’espérance, comme ils l'ont eux-mêmes, qu'il y aura une résurrection des justes et des injustes.
      16 C'est pourquoi je m'efforce d'avoir constamment une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes.
      17 Après une absence de plusieurs années, je suis venu pour apporter des dons à ma nation et présenter des offrandes.
      18 C'est alors que quelques Juifs d'Asie m'ont trouvé dans le temple ; j’avais accompli la cérémonie de purification et il n’y avait ni attroupement ni tumulte.
      19 C'était à eux de se présenter devant toi et de m'accuser, s'ils avaient quelque chose contre moi.
      20 Ou bien, que ceux qui sont ici déclarent de quel crime ils m'ont trouvé coupable lorsque j'ai comparu devant le sanhédrin,
      21 à moins qu’il ne s’agisse uniquement de la parole que j'ai lancée au milieu d'eux : ‘C'est à cause de la résurrection des morts que je suis aujourd'hui mis en jugement devant vous.’ »
      22 Félix, qui était parfaitement au courant de ce qui concernait cet enseignement, les renvoya en disant : « Quand le commandant Lysias sera venu, j'examinerai votre affaire. »
      23 Il donna l'ordre à l’officier de garder Paul tout en lui laissant une certaine liberté et de n'empêcher aucun de ses proches de lui rendre des services [ou de venir le voir].
      24 Quelques jours plus tard, Félix vint avec sa femme Drusille, qui était juive, et il fit appeler Paul. Il l’écouta parler de la foi en Christ.
      25 Mais lorsque Paul discuta de la justice, de la maîtrise de soi et du jugement à venir, Félix fut effrayé et lui dit : « Retire-toi pour le moment. Quand j'en trouverai l'occasion, je te rappellerai. »
      26 Il espérait en même temps que Paul lui donnerait de l'argent [pour qu'il le relâche] ; c'est pourquoi il le faisait venir assez souvent pour s'entretenir avec lui.
      27 Deux ans passèrent ainsi et Félix eut pour successeur Porcius Festus. Dans le désir de plaire aux Juifs, Félix laissa Paul en prison.

      Actes 25

      1 Trois jours après son arrivée dans la province, Festus monta de Césarée à Jérusalem.
      2 Les chefs des prêtres et les personnalités juives portèrent plainte contre Paul devant lui. Ils lui demandèrent avec insistance
      3 la faveur de le faire venir à Jérusalem. Ils préparaient un guet-apens pour le tuer en chemin.
      4 Festus répondit alors que Paul était gardé à Césarée et que lui-même devait bientôt repartir.
      5 « Que ceux parmi vous qui sont compétents descendent avec moi, dit-il, et si cet homme a commis une faute, qu'ils l'accusent. »
      6 Festus ne passa que huit à dix jours parmi eux, puis il redescendit à Césarée. Le lendemain, il prit place au tribunal et donna l'ordre d'amener Paul.
      7 Quand celui-ci fut arrivé, les Juifs venus de Jérusalem l'entourèrent et portèrent contre lui de nombreuses et graves accusations qu'ils n'étaient pas en mesure de prouver.
      8 Paul présenta sa défense en disant : « Je n'ai commis aucune faute, ni contre la loi des Juifs, ni contre le temple, ni contre l'empereur. »
      9 Dans le désir de plaire aux Juifs, Festus répondit à Paul : « Acceptes-tu de monter à Jérusalem pour y être jugé sur cette affaire en ma présence ? »
      10 Paul dit : « C’est devant le tribunal de l'empereur que je comparais, et c'est là que je dois être jugé. Je n'ai fait aucun tort aux Juifs, comme tu le sais très bien.
      11 Si j'ai commis une injustice ou un crime digne de mort, je ne refuse pas de mourir, mais si leurs accusations contre moi sont fausses, personne n'a le droit de me livrer à eux. J'en appelle à l'empereur. »
      12 Alors Festus répondit, après délibération avec le conseil : « Tu en as appelé à l'empereur, tu iras devant l'empereur. »
      13 Quelques jours plus tard, le roi Agrippa et Bérénice arrivèrent à Césarée pour saluer Festus.
      14 Comme ils passaient là plusieurs jours, Festus exposa le cas de Paul au roi et dit : « Il y a ici un homme que Félix a laissé en prison.
      15 Lorsque j'étais à Jérusalem, les chefs des prêtres et les anciens des Juifs ont porté plainte contre lui en demandant sa condamnation.
      16 Je leur ai répondu que ce n'est pas la coutume des Romains de livrer un homme [à la mort] avant que l'accusé n’ait été confronté avec ses accusateurs et qu'il n’ait eu l'occasion de se défendre contre leurs accusations.
      17 Ils sont donc venus ici et, sans plus attendre, j'ai siégé le lendemain au tribunal en donnant l'ordre d’amener cet homme.
      18 Les accusateurs se sont alors présentés, mais ils ne l'ont chargé d'aucun des délits que je supposais :
      19 ils avaient avec lui des discussions relatives à leur religion particulière et à un certain Jésus qui est mort et que Paul affirmait être vivant.
      20 Ne sachant quel parti prendre dans ce débat, je lui ai demandé s'il voulait aller à Jérusalem pour y être jugé sur cette affaire,
      21 mais Paul a fait appel pour que sa cause soit portée à la connaissance d’Auguste ; j'ai donc donné l'ordre de le garder jusqu'à ce que je l'envoie à l'empereur. »
      22 Agrippa dit à Festus : « Je voudrais entendre moi-même cet homme. » « Demain tu l'entendras », répondit-il.
      23 Le lendemain donc, Agrippa et Bérénice vinrent en grande pompe et entrèrent dans la salle d'audience avec les commandants romains et les hommes importants de la ville. Sur l'ordre de Festus, Paul fut amené.
      24 Alors Festus dit : « Roi Agrippa, et vous tous qui êtes présents avec nous, vous voyez cet homme au sujet duquel toute la foule des Juifs s'est adressée à moi, tant à Jérusalem qu’ici, en criant qu'il ne devait plus vivre.
      25 Or, pour ma part, j'ai constaté qu'il n'a rien fait qui mérite la mort ; mais comme il en a appelé lui-même à Auguste, j'ai décidé de le faire partir.
      26 Cependant, je n'ai rien de précis à écrire à l'empereur sur son compte ; c'est pourquoi je l'ai fait comparaître devant vous et surtout devant toi, roi Agrippa, afin d'avoir quelque chose à écrire après cet interrogatoire.
      27 En effet, il me semble absurde d'envoyer un prisonnier sans indiquer de quoi on l'accuse. »

      Actes 26

      1 Agrippa dit à Paul : « Il t'est permis de parler pour ta défense. » Paul tendit la main et plaida sa cause ainsi :
      2 « Je m'estime heureux, roi Agrippa, d'avoir aujourd'hui à me défendre devant toi de toutes les accusations portées contre moi par des Juifs,
      3 car tu connais parfaitement leurs coutumes et leurs discussions. Je te prie donc de m'écouter avec patience.
      4 » Comment je me suis comporté dès ma jeunesse, tous les Juifs le savent, puisque j’ai vécu dès le début au milieu de mon peuple à Jérusalem.
      5 Me connaissant depuis longtemps, ils savent, s'ils veulent bien en témoigner, que j'ai vécu en pharisien, selon le parti le plus strict de notre religion.
      6 Et maintenant je suis traduit en justice parce que j'espère en la promesse que Dieu a faite à nos ancêtres.
      7 Cette promesse, nos douze tribus espèrent en obtenir l’accomplissement en rendant nuit et jour avec ardeur un culte à Dieu. Et c'est à cause de cette espérance, roi, que je suis accusé par des Juifs !
      8 Pourquoi donc vous semble-t-il incroyable que Dieu ressuscite des morts ?
      9 » Pour ma part, j'avais cru devoir agir vigoureusement contre le nom de Jésus de Nazareth.
      10 C'est ce que j'ai fait à Jérusalem. J'ai jeté en prison beaucoup de chrétiens, car j'en avais reçu le pouvoir des chefs des prêtres, et quand on les condamnait à mort, je votais contre eux.
      11 Dans toutes les synagogues, je les ai souvent fait punir et je les forçais à blasphémer. Dans l'excès de ma fureur contre eux, je les ai même persécutés jusque dans les villes étrangères.
      12 C'est ainsi que je me suis rendu à Damas avec les pleins pouvoirs et un mandat des chefs des prêtres.
      13 Vers le milieu du jour, roi, alors que j'étais en chemin, j’ai vu resplendir autour de moi et de mes compagnons de route une lumière venant du ciel, plus éblouissante que le soleil.
      14 Nous sommes tous tombés par terre et j’ai entendu une voix qui me disait en langue hébraïque : ‘Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il te serait dur de te rebeller contre les aiguillons.’
      15 J’ai répondu : ‘Qui es-tu, Seigneur ?’Et le Seigneur a dit : ‘Je suis Jésus, celui que tu persécutes.
      16 Mais lève-toi et tiens-toi debout, car je te suis apparu pour faire de toi le serviteur et le témoin de ce que tu as vu et de ce que je te montrerai.
      17 Je t'ai choisi du milieu de ce peuple et des non-Juifs, vers qui je t'envoie.
      18 Je t'envoie leur ouvrir les yeux pour qu'ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu'ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et une part d’héritage avec les saints.’
      19 » C’est pourquoi, roi Agrippa, je n'ai pas résisté à la vision céleste.
      20 Aux habitants de Damas d'abord, puis à ceux de Jérusalem, dans toute la Judée et aux non-Juifs, j'ai annoncé qu’ils devaient se repentir et se tourner vers Dieu en adoptant une manière d’agir qui confirme leur changement d’attitude.
      21 Voilà pourquoi les Juifs m'ont arrêté dans le temple et ont essayé de me tuer.
      22 Mais, grâce à l'aide de Dieu, j'ai continué jusqu'à aujourd’hui de rendre témoignage devant les petits et les grands. Je ne dis rien d’autre que ce que les prophètes et Moïse ont déclaré devoir arriver :
      23 que le Messie souffrirait, qu’il serait le premier à ressusciter et qu’il annoncerait la lumière au peuple juif et aux non-Juifs. »
      24 Alors qu’il parlait ainsi pour sa défense, Festus dit à haute voix : « Tu es fou, Paul ! Ton grand savoir te fait déraisonner. »
      25 « Je ne suis pas fou, très excellent Festus, répliqua Paul. Ce sont au contraire des paroles de vérité et de bon sens que je prononce.
      26 Le roi est au courant de ces faits et je lui en parle librement car je suis persuadé qu'il n'en ignore rien. En effet, ce n'est pas en cachette que cela s'est passé.
      27 Crois-tu aux prophètes, roi Agrippa ? Je sais que tu y crois. »
      28 Agrippa dit à Paul : « Tu vas bientôt me persuader de devenir chrétien ! »
      29 Paul répondit : « Que ce soit pour bientôt ou que ce soit pour plus tard, je prie Dieu que non seulement toi, mais encore tous ceux qui m'écoutent aujourd'hui, vous deveniez comme moi, à l'exception de ces chaînes ! »
      30 [Quand Paul eut dit cela, ] le roi, le gouverneur, Bérénice et ceux qui étaient assis avec eux se levèrent
      31 et se retirèrent. Ils se disaient les uns aux autres : « Cet homme n'a rien fait qui mérite la mort ou la prison. »
      32 Agrippa dit à Festus : « Cet homme aurait pu être relâché s'il n'en avait pas appelé à l'empereur. »
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