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La Bible Chronologique - Jour 36

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 36

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Versets relatifs

    • Exode 19

      1 Le jour même du troisième mois après leur sortie d'Egypte, les Israélites arrivèrent au désert du Sinaï.
      2 Partis de Rephidim, ils arrivèrent au désert du Sinaï et campèrent dans le désert. Israël campa là, vis-à-vis de la montagne.
      3 Moïse monta vers Dieu et l'Eternel l'appela du haut de la montagne en annonçant : « Voici ce que tu diras à la famille de Jacob, ce que tu communiqueras aux Israélites :
      4 ‘Vous avez vu ce que j'ai fait à l'Egypte et la façon dont je vous ai portés sur des ailes d'aigle et amenés vers moi.
      5 Maintenant, si vous écoutez ma voix et si vous gardez mon alliance, vous m'appartiendrez personnellement parmi tous les peuples, car toute la terre m’appartient.
      6 Vous serez pour moi *un royaume de prêtres et une nation sainte.’Voilà les paroles que tu diras aux Israélites. »
      7 Moïse vint appeler les anciens du peuple et leur exposa toutes ces paroles, comme l'Eternel le lui avait ordonné.
      8 Le peuple tout entier répondit : « Nous ferons tout ce que l'Eternel a dit. » Moïse rapporta les paroles du peuple à l'Eternel.
      9 Et l'Eternel dit à Moïse : « Voici, je vais moi-même venir vers toi dans une épaisse nuée afin que le peuple entende quand je te parlerai et qu'il ait toujours confiance en toi. » Moïse rapporta les paroles du peuple à l'Eternel.
      10 L'Eternel dit à Moïse : « Va vers le peuple. Consacre-les aujourd'hui et demain, et qu'ils lavent leurs vêtements.
      11 Qu'ils soient prêts pour le troisième jour, car le troisième jour, sous les yeux de tout le peuple, l'Eternel descendra sur le mont Sinaï.
      12 Tu fixeras au peuple des limites tout autour de la montagne et tu diras : ‘Gardez-vous bien de monter sur la montagne ou d'en toucher le bord. Tout homme qui *touchera la montagne sera puni de mort.
      13 On ne mettra pas la main sur lui, mais on le lapidera ou on le transpercera de flèches : qu’il s’agisse d’un animal ou d’un homme, il ne vivra pas.’Quand la trompette sonnera, ils s'avanceront vers la montagne. »
      14 Moïse descendit de la montagne vers le peuple. Il consacra le peuple et ils lavèrent leurs vêtements.
      15 Et il dit au peuple : « Soyez prêts dans trois jours. Ne vous approchez d'aucune femme. »
      16 Le matin du troisième jour, il y eut des coups de tonnerre, des éclairs et une épaisse nuée sur la montagne. Le son de la trompette retentit fortement et tout le peuple qui était dans le camp fut épouvanté.
      17 Moïse fit sortir le peuple du camp pour aller à la rencontre de Dieu, et ils se placèrent au bas de la montagne.
      18 Le mont Sinaï était tout en fumée parce que l'Eternel y était descendu au milieu du feu. Cette fumée s'élevait comme la fumée d'une fournaise et toute la montagne tremblait avec violence.
      19 Le son de la trompette retentissait de plus en plus fortement. Moïse parlait, et Dieu lui répondait à haute voix.
      20 Ainsi l'Eternel descendit sur le mont Sinaï, au sommet de la montagne. L'Eternel appela Moïse à y venir et Moïse monta.
      21 L'Eternel dit à Moïse : « Descends avertir le peuple de ne pas se précipiter vers l'Eternel pour regarder, car un grand nombre parmi eux mourraient.
      22 Que les prêtres qui s'approchent de l'Eternel se consacrent aussi, de peur que l'Eternel ne les frappe de mort. »
      23 Moïse dit à l'Eternel : « Le peuple ne pourra pas monter sur le mont Sinaï, puisque tu nous as toi-même donné cet avertissement : ‘Fixe des limites autour de la montagne et déclare-la sacrée.’ »
      24 L'Eternel lui dit : « Vas-y, descends. Tu monteras ensuite en compagnie d’Aaron. Quant aux prêtres et au peuple, qu’ils ne se précipitent pas pour monter vers l'Eternel, de peur qu'il ne les frappe de mort. »
      25 Moïse descendit vers le peuple et lui parla.

      Exode 20

      1 Alors Dieu prononça toutes ces paroles :
      2 « Je suis l'Eternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir d'Egypte, de la maison d'esclavage.
      3 » Tu n'auras pas d'autres dieux devant moi.
      4 » Tu ne te feras pas de sculpture sacrée ni de représentation de ce qui est en haut dans le ciel, en bas sur la terre et dans l’eau plus bas que la terre.
      5 Tu ne te prosterneras pas devant elles et tu ne les serviras pas, car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux. Je punis la faute des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me détestent,
      6 et j’agis avec bonté jusqu'à 1000 générations envers ceux qui m'aiment et qui respectent mes commandements.
      7 » Tu n’utiliseras pas le nom de l'Eternel, ton Dieu, à la légère, car l'Eternel ne laissera pas impuni celui qui utilisera son nom à la légère.
      8 » Souviens-toi de faire du jour du repos un jour saint.
      9 Pendant 6 jours, tu travailleras et tu feras tout ce que tu dois faire.
      10 Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui habite chez toi.
      11 En effet, en 6 jours l'Eternel *a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, et *il s'est reposé le septième jour. Voilà pourquoi l'Eternel a béni le jour du repos et en a fait un jour saint.
      12 * » Honore ton père et ta mère afin de vivre longtemps dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne.
      13 » Tu ne commettras pas de meurtre.
      14 » Tu ne commettras pas d'adultère.
      15 » Tu ne commettras pas de vol.
      16 » Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
      17 » Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son esclave, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni quoi que ce soit qui lui appartienne. »
      18 Tout le peuple entendait les coups de tonnerre et le son de la trompette et voyait les flammes de la montagne fumante. A ce spectacle, le peuple tremblait et se tenait à bonne distance.
      19 Ils dirent à Moïse : « Parle-nous, toi, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas, sinon nous mourrions. »
      20 Moïse dit au peuple : « N’ayez pas peur, car c'est pour vous mettre à l'épreuve que Dieu est venu et c'est pour que vous ayez sa crainte devant les yeux afin de ne pas pécher. »
      21 Le peuple restait à bonne distance, mais Moïse s'approcha de la nuée où se trouvait Dieu.
      22 L'Eternel annonça à Moïse : « Voici ce que tu diras aux Israélites : ‘Vous avez vu que je vous ai parlé depuis le ciel.
      23 Vous ne ferez pas de dieux en argent et en or pour me les associer ; vous ne vous en ferez pas.
      24 C’est un autel en terre que tu me construiras et tu y offriras tes holocaustes et tes sacrifices de communion, tes pièces de petit et de gros bétail. Partout où je rappellerai mon nom, je viendrai vers toi et te bénirai.
      25 Si tu me construis un autel de pierre, tu ne le feras pas en pierres taillées, car en passant ton ciseau sur la pierre, tu la rendrais profane.
      26 Tu ne monteras pas à mon autel par des marches afin de ne pas dévoiler ta nudité.’

      Exode 21

      1 » Voici les règles que tu leur présenteras.
      2 Si tu achètes un esclave hébreu, il servira six années, mais la septième il sortira libre, sans rien payer.
      3 S'il est entré seul, il sortira seul ; s'il avait une femme, sa femme sortira avec lui.
      4 Si c'est son maître qui lui a donné une femme et qu'il en ait eu des fils ou des filles, la femme et ses enfants appartiendront à son maître et il sortira seul.
      5 Supposons que l'esclave dise : ‘J'aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre.’
      6 Alors son maître le conduira devant Dieu, le fera approcher de la porte ou de son montant et lui percera l'oreille avec un poinçon. Ainsi l'esclave sera pour toujours à son service.
      7 » Si un homme vend sa fille comme esclave, elle ne sortira pas libre comme le font les esclaves de sexe masculin.
      8 Si elle déplaît à son maître alors qu’il avait pensé la prendre pour femme, celui-ci facilitera son rachat ; mais il n'aura pas le droit de la vendre à des étrangers, ce serait la trahir.
      9 S'il la destine à son fils, il agira envers elle conformément au droit en vigueur pour les filles.
      10 S'il prend une autre femme, il ne supprimera rien à la nourriture, aux vêtements et au droit conjugal de la première.
      11 Et s'il ne fait pas pour elle ces trois choses, elle pourra sortir sans rien payer, sans donner d'argent.
      12 » Celui qui frappera un homme mortellement sera puni de mort.
      13 S'il ne lui a pas tendu de piège et que Dieu l'ait fait tomber entre ses mains, je te désignerai un endroit où il pourra se réfugier.
      14 Mais si quelqu'un agit méchamment contre son prochain en employant la ruse pour le tuer, tu iras jusqu’à l’arracher de mon autel pour le faire mourir.
      15 » Celui qui frappera son père ou sa mère sera puni de mort.
      16 » Celui qui enlèvera un homme, qu’il l’ait vendu ou qu’on l’ait trouvé entre ses mains, sera puni de mort.
      17 * » Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.
      18 » Si des hommes se battent et que l'un d'eux frappe l'autre avec une pierre ou avec le poing, sans causer sa mort mais en l'obligeant à garder le lit,
      19 celui qui a frappé ne sera pas puni dans le cas où l'autre viendrait à se lever et à se promener dehors avec son bâton. Seulement, il le dédommagera de son interruption de travail et le fera soigner jusqu'à sa guérison.
      20 » Si un maître frappe son esclave, homme ou femme, avec un bâton et que l'esclave meure sous ses coups, il sera puni.
      21 Mais si l’esclave survit un jour ou deux, le maître ne sera pas puni, car c'est son argent.
      22 » Si des hommes se battent, heurtent une femme enceinte et la font accoucher sans qu’il n’y ait de conséquence malheureuse, ils seront punis d'une amende imposée par le mari de la femme, qu'ils paieront devant les juges.
      23 Mais s'il y a une conséquence malheureuse, tu donneras vie pour vie,
      24 *œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied,
      25 brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, plaie pour plaie.
      26 » Si un homme frappe l'œil de son esclave, homme ou femme, et qu'il lui fasse perdre l'œil, il le laissera partir libre pour prix de son œil.
      27 Et s'il fait tomber une dent à son esclave, homme ou femme, il le laissera partir libre pour prix de sa dent.
      28 » Si un bœuf frappe de ses cornes un homme ou une femme et que la mort en résulte, le bœuf sera lapidé. On ne mangera pas sa viande et le maître du bœuf ne sera pas puni.
      29 Mais si le bœuf avait déjà tendance à frapper et si on en avait averti son maître, qui ne l'a pas surveillé, dans le cas où il tuerait un homme ou une femme, le bœuf sera lapidé et son maître sera puni de mort.
      30 Si on impose au maître un prix pour le rachat de sa vie, il paiera tout ce qui lui sera imposé.
      31 Si c’est un fils ou une fille que le bœuf frappe, on lui appliquera cette règle ;
      32 mais si c’est un esclave, homme ou femme, on donnera 30 pièces d'argent au maître de l'esclave et le bœuf sera lapidé.
      33 » Si un homme retire le couvercle d’une citerne, ou bien si un homme en creuse une sans la couvrir, et qu'il y tombe un bœuf ou un âne,
      34 le possesseur de la citerne paiera au maître la valeur de l'animal en argent et gardera l'animal mort.
      35 » Si le bœuf d'un homme frappe de ses cornes le bœuf d'un autre homme et que la mort en résulte, ils vendront le bœuf vivant et en partageront le prix ; ils partageront aussi le bœuf mort.
      36 Mais s'il est connu que le bœuf avait déjà tendance à frapper et si son maître ne l'a pas surveillé, ce maître rendra bœuf pour bœuf et gardera le bœuf mort.
    • Exode 19

      1

      Le peuple d'Israël arrive au Sinaï, Le message envoyé par Dieu; La réponse des Hébreux. (Exode 19:1-8)
      Le peuple est préparé pour recevoir la loi. (Exode 19:9-15)
      La présence de Dieu au Sinaï. (Exode 19:16-25)

      Moïse est appelé à gravir la montagne, pour être le messager de l'Alliance. Le Créateur et l'Auteur de l'Alliance, n'est autre que Dieu Lui-même. Cette « chartre de bénédiction » a été octroyée par Dieu, selon Sa grâce. L'Alliance, ici mentionnée, l'était à titre « national » : l'ensemble du peuple d'Israël se trouvait sous le gouvernement de l’Éternel. C'était déjà une image de la « nouvelle Alliance », établie avec les croyants en Jésus-Christ ; mais, comme beaucoup d'images utilisées dans la Parole, cette Alliance n'était qu'une « ébauche » des bontés célestes à venir. Israël, en tant que nation, rompit cette alliance ; en conséquence, le Seigneur déclara qu'Il allait être plus tard, l'Auteur d'une nouvelle Alliance avec Son peuple, en écrivant la loi, non sur des tables de pierre, mais dans les cœurs, Jer 31:33, Heb 8:7-10. Cette alliance, mentionnée dans le texte et destinée à disparaître, est une alliance passée avec la nation d'Israël, afin d'effacer les péchés du peuple.

      Si nous tentons soigneusement de respecter cette loi, inhérente à l'Ancien Testament, nous finirons inéluctablement par chuter, avec les fautes que nous commettrons. N'imaginons pas que la nation d'Israël soit sous une dispensation spécifique, ne connaissant ni la repentance, ni la foi dans le Médiateur, ni le pardon des péchés, ni les bénéfices de la Grâce ; en fait, Israël partage aujourd'hui les mêmes privilèges spirituels que les véritables croyants, en bénéficiant de la nouvelle Alliance, de la Grâce.

      À cette époque, Israël était aussi sous le régime de la Grâce ; les Hébreux avaient les privilèges et les avantages du salut ; mais, comme certains chrétiens, ils n'ont pas persévéré dans la piété, ils n'ont pas été « de l’avant ». Dans ce texte, les enfants Israël ont accepté les conditions qui leur étaient présentées par Moïse. Ils donnèrent une réponse unanime : « Nous ferons tout ce que l'Éternel a dit ». Si seulement ils avaient persévéré dans leur décision ! Moïse, en tant que médiateur, rapporta à Dieu, les paroles du peuple.

      Christ, de la même manière, en tant que Prophète et Médiateur, nous révèle la Personne de Dieu, Ses préceptes et Ses promesses ; ensuite, en tant que Prêtre, il présente à Dieu nos sacrifices spirituels, non seulement nos prières et nos louanges, mais aussi nos vœux et nos résolutions de piété : l'œuvre de Son Esprit en nous.

      9 La procédure par laquelle fut présentée la loi, était destinée à donner au peuple la notion de la Majesté divine. Elle avait aussi pour but de convaincre les enfants d'Israël de leurs propres fautes et de leur montrer qu'ils ne pouvaient se présenter directement devant Dieu.

      Dans la loi, le pécheur découvre ce qu'il devrait être, dans quel état il se trouve en réalité et les penchants de son cœur. Il apprend alors la nature, la nécessité et la gloire de la rédemption, la recherche de la sainteté. Ayant été amené à se diriger vers Christ et Son amour, le chrétien constate que la loi est la règle de base qu'il doit suivre dans sa vie spirituelle.

      16 Jamais pareil sermon, tel que celui donné par Dieu dans le désert, ne fut prêché au peuple. On peut supposer que ce dernier était vraiment effrayé, et que cette frayeur entravait toute approche de curiosité ; le cœur le plus endurci d'un pécheur n'offre guère de poids face aux avertissements et aux jugements divins.

      Quand, dans le cheminement de notre vie, nous nous approchons de Dieu, nous ne devons pas oublier, d'une part, Sa Sainteté et Sa grandeur, mais aussi notre méchanceté et notre position, pollués que nous sommes par le péché. Par nature, nous ne pouvons pas nous dresser devant la grandeur des jugements de l'Éternel, ni devant Sa Loi, pleine de droiture.

      Le pécheur convaincu pose cette question : « Que dois-je faire pour être sauvé » ? Une voix lui répond alors : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé ». Le Saint-Esprit, qui a créé la loi pour nous convaincre de notre péché, nous présente maintenant le salut en Jésus-Christ. Dans l'évangile, nous lisons que Christ nous a racheté de la malédiction annoncée par la loi, Il a été fait malédiction pour nous. Nous avons la rédemption par Son sang et nos péchés sont ainsi pardonnés. En Lui, nous sommes justifiés de tout, même de ce dont nous étions accusés par la loi de Moïse. Mais les ordonnances divines doivent être considérées comme une règle de vie. Le Fils de Dieu est descendu des cieux, il a souffert de la pauvreté, de la honte, de l'agonie et de la mort, non seulement pour nous racheter de la malédiction, mais aussi afin que nous gardions tous Ses commandements.

      Exode 20

      1

      Le préambule des dix commandements. (Exode 20:1,2)
      Les commandements écrits sur les premières tables. (Exode 20:3-11)
      Leur rédaction sur les deuxièmes tables. (Exode 20:12-17)
      La crainte du peuple. (Exode 20:18-21)
      Rappel d'interdiction contre l'idolâtrie. (Exode 20:22-26)

      Dieu parle aux hommes de plusieurs manières : par leur propre conscience, par la Providence, par Sa voix ; nous devons être soigneusement attentifs à tous ces messages. Mais Dieu ne s'est jamais exprimé comme Il l'a fait, lors de Sa déclaration des dix commandements. Au tout début, la Loi a été inculquée à l'homme ; cette loi aurait dû rester inscrite dans son cœur, mais le péché l'a corrompue et de ce fait, il fallait en redéfinir la connaissance. La loi est spirituelle, elle connaît les pensées secrètes du cœur, ses désirs, et ses dispositions.

      Le commandement qu'elle souligne le premier, est l'amour ; sans lui, toute vie spirituelle n'est qu'hypocrisie ; ce commandement doit être parfaitement observé, avec une obéissance constante ; aucune loi au monde ne tolère la désobéissance. Celui qui voudra observer toute la loi mais qui pèchera contre un seul commandement, sera coupable envers tous les autres, Jacques 2:10. Le fait de la modifier, soit dans notre cœur, dans nos pensées, dans nos propos ou dans nos actes, n'est que péché et la mort est le salaire du péché.

      3 Les quatre premiers des dix commandements, communément appelés « le décalogue », nous décrivent notre devoir envers Dieu. Ces quatre commandements sont cités en premier car l'homme doit aimer son Créateur avant son prochain. Il ne sera pas possible d'aimer son prochain sincèrement si les sentiments que l'on éprouve pour Dieu ne sont qu'hypocrisie.

      Le premier commandement mentionne qui doit être l'objet de notre adoration : l’Éternel et Lui seulement. Cela signifie qu'il est interdit d'adorer les créatures. Quel que soit le fait qui puisse entraver notre amour, notre gratitude, notre révérence ou notre adoration envers Dieu, nous ne devons pas céder à un sentiment de déception qui ne peut conduire qu'à une transgression de ce commandement. Tout ce que nous faisons doit être fait à la gloire de Dieu.

      Le second commandement se rapporte à l'adoration que nous devons ressentir envers le Seigneur, notre Dieu. Il est interdit de fabriquer une image ou une représentation quelconque de la Déité, sous quelque forme ou intention que ce soit. Mais la signification spirituelle de ce commandement est plus étendue : tous les types de superstition sont défendus, ainsi que toutes les « inventions » humaines qui déforment la véritable adoration de Dieu.

      Le troisième commandement concerne la façon d'adorer : elle doit être faite avec toute la révérence et le sérieux possibles. Tout serment inconsidéré est prohibé. Toutes les injures au nom de l'Éternel et tous les jurons ne sont que d'affreuses offenses à Ses commandements. Cela ne concerne pas uniquement les injures contre la Parole de Dieu ou les choses saintes, mais aussi toutes celles qui sont vaines, malsaines ou relatives aux plaisirs douteux. Le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoquera Son Nom en vain.

      Le quatrième commandement est particulier : c'est un « rappel », c'est-à-dire que ce n'était pas la première fois qu'il était ordonné, mais que les hommes le connaissaient déjà. Un jour sur sept doit être sanctifié. Six jours sont consacrés au travail, mais il ne faut pas négliger ensuite le service de Dieu et le soin à apporter à notre âme. Aujourd'hui, nous devons accomplir tout notre travail dans le temps imparti, sans en prévoir pour le sabbat, le jour du repos. Christ a permis d'accomplir en ce jour particulier les travaux de nécessité, de charité et de piété ; car le sabbat a été fait pour l'homme et non l'inverse, Marc 2:27 ; tout ce qui concerne le luxe, la vanité ou l'autosatisfaction est à éviter. Tout acte commercial, tout paiement de transaction, toute lettre d'affaires, toute étude industrielle, déplacement, voyage mondain ou conversations légères, ne font que gâter la sainteté de ce jour, que Dieu a mis à part.

      La paresse et l'indolence font partie des attitudes « du monde », mais ne concernent pas le saint repos. Le sabbat doit être un jour où l'on se repose du travail journalier, pour se consacrer au service de Dieu. Les avantages du respect de ce jour sanctifié, sont la bonne santé et la joie des hommes, ce temps mis à part étant consacré au soin de l'âme et au rappel de l'excellence de la Parole de Dieu. Ce jour est béni ; les hommes qui le respectent sont bénis, en lui et par lui. Cette bénédiction et ce respect de la sainteté ne sont pas consacrés à un septième jour ordinaire, mais au jour du sabbat.

      12 Les commandements de la deuxième table, les six derniers des dix commandements, décrivent quel doit être notre devoir, pour nous même et vis-à-vis des autres ; ils mentionnent le fameux commandement : « tu aimeras ton prochain comme toi-même », Luc 10:27. La piété et l'honnêteté doivent aller de pair.

      Le cinquième commandement concerne les devoirs que nous avons vis-à-vis de nos parents. Le fait d'honorer père mère, doit démontrer par notre conduite, notre estime et notre obéissance à leur égard ; quand vos parents vous appellent, répondez leur ; quand ils vous envoient accomplir une tâche, faites ce qu'ils vous demandent, abstenez-vous de ce qu'ils vous interdisent ; faites tout cela en tant qu'enfant, dans la joie et dans l'amour. Soyez également soumis à leurs conseils et à leurs recommandations. Efforcez-vous de réconforter en tous points vos parents, donnez-leur une vieillesse paisible ; soutenez-les quand ils sont dans le besoin, ce que le Seigneur recommande particulièrement, Matthieu 15:4-6. Beaucoup de personnes ont remarqué que l'on était particulièrement béni en obéissant à ses parents, et que la malédiction accompagnait les enfants indisciplinés.

      Le sixième commandement indique que l'on doit se préoccuper de la vie et du bien-être des autres comme nous le faisons pour nous-mêmes. Les magistrats et les fonctionnaires sont institués pour faire valoir la vérité : ne cherchez pas à les contrecarrer. L'autodéfense est légitime ; mais beaucoup de meurtriers innocentés par la loi des hommes, ne le sont pas devant Dieu. Les passions démesurées, provoquées par la colère ou l'alcool, n'ont aucune excuse ; elles conduisent au meurtre et lors des duels, elles ne font que révéler l'arrogance des hommes et leur esprit de vengeance. Tous les combats, même ceux accomplis par les mercenaires, ne sont que le résultat de la colère et de la malice : ils rompent le sixième commandement ; tous les carnages sont en fait des meurtres. Il en est ainsi pour tout ce qui pousse les hommes au vice et au crime. La mauvaise conduite corrompt le cœur, elle pousse rapidement les parents vers le trépas, comme d'ailleurs les épouses et autres membres d'une famille : toutes ces choses rompent ce sixième commandement. Ce dernier interdit les mauvaises envies, la haine ou la colère, toute insulte. Il condamne le suicide. Il réclame un esprit bienveillant et patient, qui sait aussi pardonner.

      Le septième commandement concerne la chasteté. Nous devrions être effrayés par toutes les « vilenies » qui s'attaquent au corps humain : elles ne font que le détruire. Quels que puissent être les errements de notre imagination polluée, animée par nos passions, ils ne font que rompre ce commandement : il en est ainsi pour toutes les images impures, les livres, les conversations douteuses et toute autre forme de déviations.

      Le huitième commandement est celui de l'amour, celui du respect de la propriété des autres. Ce que nous possédons ici-bas, même acquis dans l'honnêteté, représente le « pain » que Dieu nous a donné ; nous devrions nous en contenter et être reconnaissants : sachons ainsi faire preuve de confiance en la Providence divine. Quand nous détournons notre regard de nos voisins, lorsqu'ils sont dans la nécessité, nous enfreignons la loi divine ; c'est un fait courant dans notre société d'aujourd'hui. Les « pillages » en tous genres, même ceux qui sont effectués sous le couvert de la justice humaine, vont également contre ce commandement. La fraude, les emprunts effectués sans perspective de remboursement, les non-paiements de dettes, l'extravagance, les abus, les extorsions d'argent aux pauvres, toutes ces choses s'opposent au huitième commandement. Offrons notre savoir-faire, dans un esprit de simplicité et dans le contentement, au service des autres, comme nous voudrions qu'ils le fassent à notre égard.

      Le neuvième commandement est relatif à notre attitude vis-à-vis de nos voisins. Ce commandement interdit toute médisance, sous quelque forme que ce soit, toute parole équivoque qui pourrait « salir » notre prochain. Dénigrer notre voisin ne peut que nuire à sa réputation. Porter un faux témoignage contre lui, le calomnier, ou l'attaquer par notre médisance, tous ces actes rompent le neuvième commandement ; il en est de même pour celui qui déforme la vérité, qui s'efforce de salir la réputation de son prochain, ne cherchant que sa ruine. Combien de fois ce commandement est bafoué chaque jour, par des personnes de tout rang, de toute nature !

      Le dixième commandement s'attaque à la racine du mal : « tu ne convoiteras pas ». Les commandements précédents prohibaient tous les mauvais désirs envers notre prochain ; celui-ci interdit toute convoitise malsaine.

      18 Cette loi couvre un domaine si vaste que nous ne sommes pas capables d'en mesurer toute l'étendue spirituelle. Elle offre une telle perfection qu'il est impossible d'y trouver une faille : elle représente, à la fois, la règle que Dieu suivra lors de Son Jugement futur, et la conduite que l'homme doit suivre chaque jour. Si nous essayons de nous conformer à cette loi, nous découvrirons que nos vies ne tendent qu'à l'enfreindre, pour ne céder qu'au péché. Devant cette sainte loi et ce terrible jugement qui nous attend, qui serait capable de mépriser l'évangile de Christ ?

      La connaissance de la loi nous révèle notre réel besoin de repentance. Dans le cœur de chaque croyant, le péché est détrôné et crucifié, la loi divine est inscrite et « l'image » de Dieu est renouvelée. Le Saint-Esprit régénère l'âme qui devient capable d'haïr et de fuir le péché ; Il lui donne le désir d'aimer sincèrement la loi divine, en toute vérité ; Il pousse sans cesse à la repentance.

      22 Moïse, s'étant approché de la nuée où était Dieu, écoutait les instructions divines : elles expliquent de manière détaillée, à partir de ce verset, jusqu'à la fin du chapitre vingt-trois, les dix commandements. Les directives de ces versets concernent l'adoration divine. Les Israélites étaient ainsi assurés que Dieu, dans Sa grâce, accepterait leurs offrandes.

      Aujourd'hui, au temps de l'évangile, les hommes sont invités à prier en tous lieux ; quel que soit l'endroit où les enfants de Dieu se réunissent en Son Nom, pour L'adorer, le Seigneur se tient au milieu d'eux ; Il vient vers eux et les bénit.

      Exode 21

      1

      Les directives au sujet des serviteurs. (Exode 21:1-11)
      Les lois judiciaires. (Exode 21:12-21)
      Les lois judiciaires (suite). (Exode 21:22-36)

      Les directives de ce chapitre se rapportent au cinquième et au sixième commandement ; bien qu'elles diffèrent de nos pratiques actuelles et qu'elles ne nous concernent pas directement, elles expliquent cependant la loi et les règles de justice morale de cette époque. Le serviteur, de par son état, était une image de l'esclavage qu'entraîne le péché et de la servitude à Satan, que l'homme subit lorsqu'il se détourne de l'adoration divine et qu'il transgresse la Loi. De même, quand le serviteur devient libre, il est l'emblème de la liberté offerte par Christ, le Fils de Dieu : Jésus-Christ libère vraiment Son peuple de l'esclavage ; étant ainsi gratuitement libérés, nous sommes alors sous le bénéfice de la Grâce !
      12 Dieu, dans Sa Providence, donne la vie et protège les siens ; la Loi donne les détails relatifs à cette protection. Un meurtrier délibéré sera arraché de l'autel de Dieu. Mais ce Dernier, en ces temps, fournissait des villes refuges, destinées à protéger ceux qui auraient donné la mort involontairement ; ce pouvait être le cas, par exemple, d'un homme tuant accidentellement quelqu'un, sans avoir eu l'intention de lui donner la mort.

      Dans ce texte, les enfants doivent bien noter la sentence que la Parole de Dieu réserve à ceux qui sont ingrats et désobéissants envers leurs parents : ils seront punis par Dieu, s'ils maudissent ces derniers, même silencieusement, dans leur cœur, ou s'ils ont osé lever la main contre eux, à moins qu'ils ne se repentent et se réfugient vers leur Sauveur.

      Les parents, de leur côté, doivent apprendre à élever convenablement leurs enfants, en leur montrant le bon exemple, tout particulièrement dans la maîtrise de leurs passions, en priant pour eux ; ils doivent veiller à ne pas les provoquer.

      Les Israélites, dans leur dénuement, étaient parfois contraints de vendre leurs enfants ; les magistrats vendaient certains criminels ; de même, les créditeurs étaient quelquefois autorisés à vendre ceux qui ne pouvaient rembourser leurs emprunts. Mais le « commerce des hommes », le fait de placer un homme en condition d'esclavage, est considéré dans le Nouveau Testament, comme un des plus grands crimes. Dans ce texte, celui qui avait blessé un homme, ne méritait pas la mort.

      L'évangile enseigne aux maîtres de pardonner, de modérer leurs menaces, Eph 6:9, en ayant les mêmes pensées que Job : « Qu'ai-je à faire, quand Dieu se lève » ? Job 31:13,14.

      22 Ce texte décrit les lois, les règles et les décisions à prendre, relatives aux différentes situations que l'on pouvait rencontrer à cette époque ; il est dit que l'on devait être particulièrement attentif à ne pas commettre le mal, de manière directe, ou indirectement. Si, par mégarde, le mal a été commis, nous devons veiller à en réparer le préjudice, étant vraiment désireux de ne léser personne.
    • Exode 19

      1 Le troisième mois après leur sortie du pays d’Égypte, les Israélites arrivèrent ce jour-là au désert du Sinaï.
      2 Partis de Rephidim, ils arrivèrent au désert du Sinaï et campèrent dans le désert : Israël campa là, vis-à-vis de la montagne.
      3 Moïse monta vers Dieu ; l’Éternel l’appela du haut de la montagne en disant : Voici ce que tu diras à la maison de Jacob et que tu annonceras aux Israélites :
      4 Vous avez vu vous-mêmes ce que j’ai fait à l’Égypte : je vous ai portés sur des ailes d’aigle et fait venir vers moi.
      5 Maintenant, si vous écoutez ma voix et si vous gardez mon alliance, vous m’appartiendrez en propre entre tous les peuples, car toute la terre est à moi.
      6 Quant à vous, vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux Israélites.
      7 Moïse vint appeler les anciens du peuple et mit devant eux toutes ces paroles, comme l’Éternel le lui avait ordonné.
      8 Tout le peuple unanime répondit : Nous ferons tout ce que l’Éternel a dit. Moïse répéta les paroles du peuple à l’Éternel.
      9 L’Éternel dit à Moïse : Moi, je viendrai vers toi au plus épais de la nuée, afin que le peuple entende quand je te parlerai, et qu’il ait aussi toujours confiance en toi. Moïse rapporta les paroles du peuple à l’Éternel.
      10 L’Éternel dit à Moïse : Va vers le peuple ; sanctifie-le aujourd’hui et demain ; qu’ils nettoient leurs vêtements.
      11 Qu’ils soient prêts pour le troisième jour ; car le troisième jour l’Éternel descendra, aux yeux de tout le peuple, sur le mont Sinaï.
      12 Tu fixeras au peuple des limites tout à l’entour en disant : Gardez-vous de monter sur la montagne, ou d’en toucher le bord. Quiconque touchera la montagne sera puni de mort.
      13 On ne portera pas la main sur lui, mais on le lapidera, ou bien on le percera de flèches : bête ou homme, il ne restera pas en vie. Quand la corne de bélier retentira, ceux-ci monteront sur la montagne.
      14 Moïse descendit de la montagne vers le peuple ; il sanctifia le peuple, et ils nettoyèrent leurs vêtements.
      15 Il dit au peuple : Soyez prêts dans trois jours ; ne vous approchez d’aucune femme.
      16 Le troisième jour au matin, il y eut du tonnerre, des éclairs et une épaisse nuée sur la montagne ; le son du cor retentit fortement ; et tout le peuple qui était dans le camp se mit à trembler.
      17 Moïse fit sortir le peuple du camp à la rencontre de Dieu et ils se placèrent au bas de la montagne.
      18 Le mont Sinaï était tout en fumée, parce que l’Éternel y était descendu au milieu du feu ; cette fumée s’élevait comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait avec violence.
      19 Le son du cor retentissait de plus en plus fortement. Moïse parlait, et Dieu lui répondait à haute voix.
      20 Ainsi l’Éternel descendit sur le mont Sinaï, sur le sommet de la montagne, et Moïse monta.
      21 L’Éternel dit à Moïse : Descends, avertis solennellement le peuple, de peur qu’il ne se précipite vers l’Éternel pour regarder, et qu’il n’en tombe un grand nombre.
      22 Que les sacrificateurs eux-mêmes qui s’approchent de l’Éternel, se sanctifient aussi, de peur que l’Éternel ne cause des pertes dans leurs rangs.
      23 Moïse dit à l’Éternel : Le peuple ne pourra pas monter sur le mont Sinaï, car tu nous as solennellement avertis en disant : Fixe des limites à la montagne et sanctifie-la.
      24 L’Éternel lui dit : Va, descends ; tu monteras ensuite avec Aaron ; mais que les sacrificateurs et le peuple ne se précipitent pas pour monter vers l’Éternel, de peur qu’il ne cause des pertes dans leurs rangs.
      25 Moïse descendit vers le peuple et lui parla.

      Exode 20

      1 Alors Dieu prononça toutes ces paroles en disant :
      2 Je suis l’Éternel, ton Dieu qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.
      3 Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.
      4 Tu ne te feras pas de statue, ni de représentation quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, de ce qui est en bas sur la terre, et de ce qui est dans les eaux plus bas que la terre.
      5 Tu ne te prosterneras pas devant elles, et tu ne leur rendras pas de culte ; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis la faute des pères sur les fils jusqu’à la troisième et à la quatrième (génération) de ceux qui me haïssent,
      6 et qui use de bienveillance jusqu’à mille (générations) envers ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.
      7 Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain.
      8 Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier.
      9 Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.
      10 Mais le septième jour est le sabbat de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui réside chez toi.
      11 Car en six jours l’Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié.
      12 Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te donne.
      13 Tu ne commettras pas de meurtre.
      14 Tu ne commettras pas d’adultère.
      15 Tu ne commettras pas de vol.
      16 Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
      17 Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui soit à ton prochain.
      18 Tout le peuple observait le tonnerre, les éclairs, le son du cor et la montagne fumante. A ce spectacle, le peuple tremblait et se tenait dans l’éloignement.
      19 Ils dirent à Moïse : Parle-nous toi-même, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas, de peur que nous ne mourions.
      20 Moïse dit au peuple : Soyez sans crainte ; car c’est pour vous mettre à l’épreuve que Dieu est venu, et c’est pour que vous ayez pour lui de la crainte, afin de ne pas pécher.
      21 Le peuple se tenait dans l’éloignement ; mais Moïse s’approcha de la nuée où était Dieu.
      22 L’Éternel dit à Moïse : Tu parleras ainsi aux Israélites : Vous avez vu que je vous ai parlé du ciel.
      23 Vous ne ferez pas à côté de moi des dieux d’argent ni des dieux d’or ; vous ne vous en ferez pas.
      24 Tu me feras un autel de terre, sur lequel tu offriras tes holocaustes, tes sacrifices de communion, ton petit et ton gros bétail. Partout où je rappellerai mon nom, je viendrai vers toi et je te bénirai.
      25 Si tu fais un autel de pierre, tu ne le bâtiras pas en pierres taillées ; car en brandissant ton outil sur la pierre, tu la profanerais.
      26 Tu ne monteras pas à mon autel par des marches, afin que ta nudité ne soit pas découverte.

      Exode 21

      1 Voici les ordonnances que tu placeras devant eux :
      2 Lorsque tu achèteras un esclave hébreu, il servira six années ; mais la septième, il sortira libre, sans rien payer.
      3 S’il est entré seul, il sortira seul ; s’il avait une femme, sa femme sortira avec lui.
      4 Si c’est son maître qui lui a donné une femme, et qu’elle lui ait enfanté des fils ou des filles, la femme et ses enfants seront à son maître et lui, sortira seul.
      5 Si l’esclave affirme : J’aime mon maître, ma femme et mes fils, je ne veux pas sortir libre,
      6 alors son maître le fera approcher de Dieu, il le fera approcher du battant ou du montant de la porte ; son maître lui percera l’oreille avec le poinçon, et l’esclave sera pour toujours à son service.
      7 Lorsqu’un homme vendra sa fille pour être esclave, elle ne sortira pas comme sortent les esclaves.
      8 Si elle déplaît à son maître, qui se l’était destinée, il facilitera son rachat ; mais il n’aura pas le pouvoir de la vendre à un peuple étranger, après lui avoir été infidèle.
      9 S’il la destine à son fils, il agira envers elle selon le droit des filles.
      10 S’il prend une autre (femme), il ne diminuera en rien la nourriture, le vêtement et le droit conjugal de la première.
      11 S’il ne fait pas pour elle ces trois choses, elle pourra sortir sans rien payer, sans (donner de l’) argent.
      12 Celui qui frappera un homme mortellement sera puni de mort.
      13 S’il ne lui a pas dressé d’embûches, et que Dieu l’ait fait tomber sous sa main, j’établirai pour toi un endroit où il pourra se réfugier.
      14 Mais lorsque quelqu’un agira délibérément contre son prochain pour le tuer par ruse, tu l’arracheras même de mon autel, pour le faire mourir.
      15 Celui qui frappera son père ou sa mère sera puni de mort.
      16 Celui qui dérobera un homme et qui l’aura vendu ou retenu entre ses mains, sera puni de mort.
      17 Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.
      18 Lorsque des hommes se disputeront et que l’un d’eux frappera son prochain avec une pierre ou avec le poing, sans que ce dernier meure, mais s’il doit s’aliter,
      19 s’il peut ensuite se lever et se promener dehors avec une canne, celui qui l’aura frappé sera acquitté. Seulement, il le dédommagera de son interruption de travail et le fera soigner jusqu’à sa guérison.
      20 Lorsqu’un homme frappera son esclave, homme ou femme, avec un bâton, si l’esclave meurt sous sa main, il sera vengé.
      21 Mais s’il survit un jour ou deux, il ne sera pas vengé, car c’est son argent.
      22 Lorsque des hommes se querelleront, heurteront une femme enceinte et la feront accoucher, sans autre accident, ils seront punis d’une amende imposée par le mari de la femme ; on la paiera sur l’avis d’arbitres.
      23 Mais s’il y a un accident, tu donneras vie pour vie,
      24 œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied,
      25 brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure.
      26 Lorsqu’un homme frappera l’œil de son esclave, homme ou femme, et lui fera perdre l’œil, il le renverra libre, pour prix de son œil.
      27 Et s’il fait tomber une dent à son esclave, homme ou femme, il le renverra libre, pour prix de sa dent.
      28 Lorsqu’un bœuf donnera un coup de corne à un homme ou une femme, qui en meure, le bœuf sera lapidé, sa viande ne sera pas mangée, et le propriétaire du bœuf sera acquitté.
      29 Mais si le bœuf était auparavant sujet à donner des coups de corne, et qu’on en ait averti le propriétaire, sans qu’il le surveille, le bœuf sera lapidé, dans le cas où il ferait mourir un homme ou une femme, et son propriétaire aussi sera puni de mort.
      30 Si on impose (au propriétaire) une indemnité pour rançon de sa vie, il donnera tout ce qui lui sera imposé.
      31 Si (le bœuf) frappe un fils ou une fille, l’on agira à son égard selon ce principe ;
      32 si le bœuf frappe un esclave, homme ou femme, on donnera trente sicles d’argent au maître de l’esclave, et le bœuf sera lapidé.
      33 Lorsqu’un homme laissera ouverte une citerne, ou lorsqu’un homme creusera une citerne sans la couvrir, s’il y tombe un bœuf ou un âne,
      34 le propriétaire de la citerne donnera une compensation en argent au propriétaire de l’animal et aura pour lui l’animal mort.
      35 Lorsque le bœuf d’un homme frappera mortellement de ses cornes le bœuf de son prochain, ils vendront le bœuf vivant et se partageront l’argent ; ils partageront aussi le bœuf mort.
      36 Mais s’il est reconnu que le bœuf était auparavant sujet à donner des coups de corne, sans que son propriétaire l’ait surveillé, ce propriétaire donnera en compensation bœuf pour bœuf et aura pour lui le bœuf mort.
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