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La Bible Chronologique - Jour 4

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 4

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    • Job 1

      1 Il y avait dans le pays d'Uts un homme qui s'appelait Job. Et cet homme était intègre et droit ; il craignait Dieu, et se détournait du mal.
      2 Il lui naquit sept fils et trois filles.
      3 Il possédait sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de boeufs, cinq cents ânesses, et un très grand nombre de serviteurs. Et cet homme était le plus considérable de tous les fils de l'Orient.
      4 Ses fils allaient les uns chez les autres et donnaient tour à tour un festin, et ils invitaient leurs trois soeurs à manger et à boire avec eux.
      5 Et quand les jours de festin étaient passés, Job appelait et sanctifiait ses fils, puis il se levait de bon matin et offrait pour chacun d'eux un holocauste ; car Job disait : Peut-être mes fils ont-ils péché et ont-ils offensé Dieu dans leur coeur. C'est ainsi que Job avait coutume d'agir.
      6 Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l'Éternel, et Satan vint aussi au milieu d'eux.
      7 L'Éternel dit à Satan : D'où viens-tu ? Et Satan répondit à l'Éternel : De parcourir la terre et de m'y promener.
      8 L'Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n'y a personne comme lui sur la terre ; c'est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal.
      9 Et Satan répondit à l'Éternel : Est-ce d'une manière désintéressée que Job craint Dieu ?
      10 Ne l'as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l'oeuvre de ses mains, et ses troupeaux couvrent le pays.
      11 Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu'il te maudit en face.
      12 L'Éternel dit à Satan : Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre ; seulement, ne porte pas la main sur lui. Et Satan se retira de devant la face de l'Éternel.
      13 Un jour que les fils et les filles de Job mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère aîné,
      14 il arriva auprès de Job un messager qui dit : Les boeufs labouraient et les ânesses paissaient à côté d'eux ;
      15 des Sabéens se sont jetés dessus, les ont enlevés, et ont passé les serviteurs au fil de l'épée. Et je me suis échappé moi seul, pour t'en apporter la nouvelle.
      16 Il parlait encore, lorsqu'un autre vint et dit : Le feu de Dieu est tombé du ciel, a embrasé les brebis et les serviteurs, et les a consumés. Et je me suis échappé moi seul, pour t'en apporter la nouvelle.
      17 Il parlait encore, lorsqu'un autre vint et dit : Des Chaldéens, formés en trois bandes, se sont jetés sur les chameaux, les ont enlevés, et ont passé les serviteurs au fil de l'épée. Et je me suis échappé moi seul, pour t'en apporter la nouvelle.
      18 Il parlait encore, lorsqu'un autre vint et dit : Tes fils et tes filles mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère aîné ;
      19 et voici, un grand vent est venu de l'autre côté du désert, et a frappé contre les quatre coins de la maison ; elle s'est écroulée sur les jeunes gens, et ils sont morts. Et je me suis échappé moi seul, pour t'en apporter la nouvelle.
      20 Alors Job se leva, déchira son manteau, et se rasa la tête ; puis, se jetant par terre, il se prosterna,
      21 et dit : Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L'Éternel a donné, et l'Éternel a ôté ; que le nom de l'Éternel soit béni !
      22 En tout cela, Job ne pécha point et n'attribua rien d'injuste à Dieu.

      Job 2

      1 Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l'Éternel, et Satan vint aussi au milieu d'eux se présenter devant l'Éternel.
      2 L'Éternel dit à Satan : D'où viens-tu ? Et Satan répondit à l'Éternel : De parcourir la terre et de m'y promener.
      3 L'Éternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n'y a personne comme lui sur la terre ; c'est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. Il demeure ferme dans son intégrité, et tu m'excites à le perdre sans motif.
      4 Et Satan répondit à l'Éternel : Peau pour peau ! tout ce que possède un homme, il le donne pour sa vie.
      5 Mais étends ta main, touche à ses os et à sa chair, et je suis sûr qu'il te maudit en face.
      6 L'Éternel dit à Satan : Voici, je te le livre : seulement, épargne sa vie.
      7 Et Satan se retira de devant la face de l'Éternel. Puis il frappa Job d'un ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu'au sommet de la tête.
      8 Et Job prit un tesson pour se gratter et s'assit sur la cendre.
      9 Sa femme lui dit : Tu demeures ferme dans ton intégrité ! Maudis Dieu, et meurs !
      10 Mais Job lui répondit : Tu parles comme une femme insensée. Quoi ! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres.
      11 Trois amis de Job, Éliphaz de Théman, Bildad de Schuach, et Tsophar de Naama, apprirent tous les malheurs qui lui étaient arrivés. Ils se concertèrent et partirent de chez eux pour aller le plaindre et le consoler !
      12 Ayant de loin porté les regards sur lui, ils ne le reconnurent pas, et ils élevèrent la voix et pleurèrent. Ils déchirèrent leurs manteaux, et ils jetèrent de la poussière en l'air au-dessus de leur tête.
      13 Et ils se tinrent assis à terre auprès de lui sept jours et sept nuits, sans lui dire une parole, car ils voyaient combien sa douleur était grande.

      Job 3

      1 Après cela, Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance.
      2 Il prit la parole et dit :
      3 Périsse le jour où je suis né, Et la nuit qui dit : Un enfant mâle est conçu !
      4 Ce jour ! qu'il se change en ténèbres, Que Dieu n'en ait point souci dans le ciel, Et que la lumière ne rayonne plus sur lui !
      5 Que l'obscurité et l'ombre de la mort s'en emparent, Que des nuées établissent leur demeure au-dessus de lui, Et que de noirs phénomènes l'épouvantent !
      6 Cette nuit ! que les ténèbres en fassent leur proie, Qu'elle disparaisse de l'année, Qu'elle ne soit plus comptée parmi les mois !
      7 Que cette nuit devienne stérile, Que l'allégresse en soit bannie !
      8 Qu'elle soit maudite par ceux qui maudissent les jours, Par ceux qui savent exciter le léviathan !
      9 Que les étoiles de son crépuscule s'obscurcissent, Qu'elle attende en vain la lumière, Et qu'elle ne voie point les paupières de l'aurore !
      10 Car elle n'a pas fermé le sein qui me conçut, Ni dérobé la souffrance à mes regards.
      11 Pourquoi ne suis-je pas mort dans le ventre de ma mère ? Pourquoi n'ai-je pas expiré au sortir de ses entrailles ?
      12 Pourquoi ai-je trouvé des genoux pour me recevoir, Et des mamelles pour m'allaiter ?
      13 Je serais couché maintenant, je serais tranquille, Je dormirais, je reposerais,
      14 Avec les rois et les grands de la terre, Qui se bâtirent des mausolées,
      15 Avec les princes qui avaient de l'or, Et qui remplirent d'argent leurs demeures.
      16 Ou je n'existerais pas, je serais comme un avorton caché, Comme des enfants qui n'ont pas vu la lumière.
      17 Là ne s'agitent plus les méchants, Et là se reposent ceux qui sont fatigués et sans force ;
      18 Les captifs sont tous en paix, Ils n'entendent pas la voix de l'oppresseur ;
      19 Le petit et le grand sont là, Et l'esclave n'est plus soumis à son maître.
      20 Pourquoi donne-t-il la lumière à celui qui souffre, Et la vie à ceux qui ont l'amertume dans l'âme,
      21 Qui espèrent en vain la mort, Et qui la convoitent plus qu'un trésor,
      22 Qui seraient transportés de joie Et saisis d'allégresse, s'ils trouvaient le tombeau ?
      23 A l'homme qui ne sait où aller, Et que Dieu cerne de toutes parts ?
      24 Mes soupirs sont ma nourriture, Et mes cris se répandent comme l'eau.
      25 Ce que je crains, c'est ce qui m'arrive ; Ce que je redoute, c'est ce qui m'atteint.
      26 Je n'ai ni tranquillité, ni paix, ni repos, Et le trouble s'est emparé de moi.

      Job 4

      1 Éliphaz de Théman prit la parole et dit :
      2 Si nous osons ouvrir la bouche, en seras-tu peiné ? Mais qui pourrait garder le silence ?
      3 Voici, tu as souvent enseigné les autres, Tu as fortifié les mains languissantes,
      4 Tes paroles ont relevé ceux qui chancelaient, Tu as affermi les genoux qui pliaient.
      5 Et maintenant qu'il s'agit de toi, tu faiblis ! Maintenant que tu es atteint, tu te troubles !
      6 Ta crainte de Dieu n'est-elle pas ton soutien ? Ton espérance, n'est-ce pas ton intégrité ?
      7 Cherche dans ton souvenir : quel est l'innocent qui a péri ? Quels sont les justes qui ont été exterminés ?
      8 Pour moi, je l'ai vu, ceux qui labourent l'iniquité Et qui sèment l'injustice en moissonnent les fruits ;
      9 Ils périssent par le souffle de Dieu, Ils sont consumés par le vent de sa colère,
      10 Le rugissement des lions prend fin, Les dents des lionceaux sont brisées ;
      11 Le lion périt faute de proie, Et les petits de la lionne se dispersent.
      12 Une parole est arrivée furtivement jusqu'à moi, Et mon oreille en a recueilli les sons légers.
      13 Au moment où les visions de la nuit agitent la pensée, Quand les hommes sont livrés à un profond sommeil,
      14 Je fus saisi de frayeur et d'épouvante, Et tous mes os tremblèrent.
      15 Un esprit passa près de moi... Tous mes cheveux se hérissèrent...
      16 Une figure d'un aspect inconnu était devant mes yeux, Et j'entendis une voix qui murmurait doucement :
      17 L'homme serait-il juste devant Dieu ? Serait-il pur devant celui qui l'a fait ?
      18 Si Dieu n'a pas confiance en ses serviteurs, S'il trouve de la folie chez ses anges,
      19 Combien plus chez ceux qui habitent des maisons d'argile, Qui tirent leur origine de la poussière, Et qui peuvent être écrasés comme un vermisseau !
      20 Du matin au soir ils sont brisés, Ils périssent pour toujours, et nul n'y prend garde ;
      21 Le fil de leur vie est coupé, Ils meurent, et ils n'ont pas acquis la sagesse.

      Job 5

      1 Crie maintenant ! Qui te répondra ? Auquel des saints t'adresseras-tu ?
      2 L'insensé périt dans sa colère, Le fou meurt dans ses emportements.
      3 J'ai vu l'insensé prendre racine ; Puis soudain j'ai maudit sa demeure.
      4 Plus de prospérité pour ses fils ; Ils sont foulés à la porte, et personne qui les délivre !
      5 Sa moisson est dévorée par des affamés, Qui viennent l'enlever jusque dans les épines, Et ses biens sont engloutis par des hommes altérés.
      6 Le malheur ne sort pas de la poussière, Et la souffrance ne germe pas du sol ;
      7 L'homme naît pour souffrir, Comme l'étincelle pour voler.
      8 Pour moi, j'aurais recours à Dieu, Et c'est à Dieu que j'exposerais ma cause.
      9 Il fait des choses grandes et insondables, Des merveilles sans nombre ;
      10 Il répand la pluie sur la terre, Et envoie l'eau sur les campagnes ;
      11 Il relève les humbles, Et délivre les affligés ;
      12 Il anéantit les projets des hommes rusés, Et leurs mains ne peuvent les accomplir ;
      13 Il prend les sages dans leur propre ruse, Et les desseins des hommes artificieux sont renversés :
      14 Ils rencontrent les ténèbres au milieu du jour, Ils tâtonnent en plein midi comme dans la nuit.
      15 Ainsi Dieu protège le faible contre leurs menaces, Et le sauve de la main des puissants ;
      16 Et l'espérance soutient le malheureux, Mais l'iniquité ferme la bouche.
      17 Heureux l'homme que Dieu châtie ! Ne méprise pas la correction du Tout Puissant.
      18 Il fait la plaie, et il la bande ; Il blesse, et sa main guérit.
      19 Six fois il te délivrera de l'angoisse, Et sept fois le mal ne t'atteindra pas.
      20 Il te sauvera de la mort pendant la famine, Et des coups du glaive pendant la guerre.
      21 Tu seras à l'abri du fléau de la langue, Tu seras sans crainte quand viendra la dévastation.
      22 Tu te riras de la dévastation comme de la famine, Et tu n'auras pas à redouter les bêtes de la terre ;
      23 Car tu feras alliance avec les pierres des champs, Et les bêtes de la terre seront en paix avec toi.
      24 Tu jouiras du bonheur sous ta tente, Tu retrouveras tes troupeaux au complet,
      25 Tu verras ta postérité s'accroître, Et tes rejetons se multiplier comme l'herbe des champs.
      26 Tu entreras au sépulcre dans la vieillesse, Comme on emporte une gerbe en son temps.
      27 Voilà ce que nous avons reconnu, voilà ce qui est ; A toi d'entendre et de mettre à profit.
    • Job 1

      1 Il y avait une fois au pays d’Ous un homme du nom de Job. Cet homme était irréprochable, droit, fidèle à Dieu et se tenait à l’écart du mal.
      2 Il était père de sept fils et de trois filles ;
      3 il possédait sept mille moutons, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs et cinq cents ânesses, ainsi que de nombreux domestiques. C’était le personnage le plus considérable à l’est de la Palestine.
      4 De temps en temps, ses fils se rendaient chez l’un ou l’autre d’entre eux, à tour de rôle, pour y faire un bon repas. Ils invitaient alors leurs trois sœurs à manger et boire avec eux.
      5 Quand les festivités étaient achevées, Job faisait venir ses enfants pour les purifier. Il se levait tôt le lendemain et offrait à Dieu un sacrifice complet pour chacun d’eux, car il se disait : « Mes fils ont peut-être commis une faute, ils ont peut-être offensé Dieu en pensée. » C’est ainsi que Job agissait chaque fois.
      6 Or un jour que les anges de Dieu venaient faire leur rapport au Seigneur, le Satan, l’accusateur, se présenta parmi eux, lui aussi.
      7 Le Seigneur lui demanda : « D’où viens-tu donc ? » L’accusateur répondit au Seigneur : « Je viens de faire un tour sur terre. » –
      8 « Tu as sûrement remarqué mon serviteur Job, dit le Seigneur. Il n’a pas son pareil sur terre. C’est un homme irréprochable et droit ; il m’est fidèle et se tient à l’écart du mal. » –
      9 « Si Job t’est fidèle, répliqua l’accusateur, est-ce gratuitement ?
      10 Ne le protèges-tu pas de tous côtés, comme par une clôture, lui, sa famille et ses biens ? Tu as si bien favorisé ce qu’il a entrepris, que ses troupeaux sont répandus sur tout le pays.
      11 Mais si tu oses toucher à ce qu’il possède, il te maudira ouvertement ! »
      12 Le Seigneur dit à l’accusateur : « Eh bien, tu peux disposer de tout ce qu’il possède. Mais garde-toi de toucher à lui-même. » Alors l’accusateur se retira hors de la présence du Seigneur.
      13 Un jour que les enfants de Job étaient occupés à manger et boire chez leur frère aîné,
      14 un messager arriva chez Job et lui dit : « Les bœufs étaient en train de labourer, et les ânesses se trouvaient au pré non loin de là,
      15 quand des Sabéens se sont précipités sur eux et les ont enlevés, passant tes domestiques au fil de l’épée. J’ai été le seul à m’échapper pour t’en avertir. »
      16 Le premier messager n’avait pas fini de parler qu’un autre arriva pour annoncer : « La foudre est tombée du ciel sur les troupeaux de moutons et sur tes domestiques, et elle a tout consumé. J’ai été le seul à pouvoir m’échapper pour t’en avertir. »
      17 Il n’avait pas fini de parler qu’un autre arriva pour annoncer : « Des Chaldéens ont formé trois bandes, qui se sont jetées sur les chameaux et les ont enlevés, passant tes domestiques au fil de l’épée. J’ai été le seul à pouvoir m’échapper pour t’en avertir. »
      18 Il n’avait pas fini de parler qu’un autre arriva pour annoncer : « Tes enfants étaient occupés à manger et boire chez leur frère aîné,
      19 quand un ouragan survenant du désert a heurté violemment les quatre coins de la maison ; la maison s’est effondrée et les jeunes gens sont morts. J’ai été le seul à m’échapper pour t’en avertir. »
      20 Alors Job se leva, il déchira son manteau, se rasa la tête et se jeta à terre, le front dans la poussière ;
      21 il déclara : « Je suis sorti tout nu du ventre de ma mère, je retournerai nu au ventre de la terre. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris. Il faut continuer de remercier le Seigneur. »
      22 Dans tous ces malheurs Job ne commit ainsi aucune faute ; il ne dit rien d’inconvenant contre Dieu.

      Job 2

      1 Un jour que les anges de Dieu venaient faire leur rapport au Seigneur, l’accusateur se présenta parmi eux, lui aussi, pour son rapport.
      2 Le Seigneur lui demanda : « D’où viens-tu donc ? » L’accusateur répondit au Seigneur : « Je viens de faire un tour sur terre. » –
      3 « Tu as sûrement remarqué mon serviteur Job, dit le Seigneur. Il n’a pas son pareil sur terre. C’est un homme irréprochable et droit ; il m’est fidèle et se tient à l’écart du mal. Il est resté fermement irréprochable. C’est donc pour rien que tu m’as poussé à lui faire du tort. » –
      4 « Échange de bons procédés, répliqua l’accusateur : tout ce qu’un homme possède, il le donnera pour sauver sa peau.
      5 Mais si tu oses toucher à sa personne, il te maudira ouvertement ! »
      6 Le Seigneur dit à l’accusateur : « Eh bien, tu peux disposer de lui, mais non pas de sa vie. »
      7 Alors l’accusateur se retira hors de la présence du Seigneur. Il frappa Job d’une méchante maladie de peau, depuis la plante des pieds jusqu’au sommet du crâne.
      8 Job s’assit au milieu du tas des cendres et ramassa un débris de poterie pour se gratter.
      9 Sa femme lui dit : « Tu persistes à rester irréprochable. Mais tu ferais mieux de maudire Dieu et d’en mourir ! » –
      10 « Tu parles comme une femme privée de bon sens, lui répondit Job. Si nous acceptons de Dieu le bonheur, pourquoi refuserions-nous de lui le malheur ? » Dans cette nouvelle épreuve Job ne prononça aucun mot qui puisse offenser Dieu.
      11 Trois amis de Job apprirent les malheurs qui lui étaient arrivés. C’étaient Élifaz de Téman, Bildad de Chouha et Sofar de Naama. Ils vinrent de chez eux et se mirent d’accord pour lui manifester leur sympathie et le réconforter.
      12 En le regardant de loin, ils le trouvèrent méconnaissable. Alors ils éclatèrent en sanglots ; ils déchirèrent leur manteau et se répandirent de la poussière sur la tête.
      13 Puis ils restèrent assis à terre avec Job pendant sept jours et sept nuits, sans rien lui dire, tant sa souffrance leur apparaissait grande.

      Job 3

      1 A la fin, Job se décida à parler et maudit le jour de sa naissance.
      2 Voici ce qu’il dit :
      3 Ah ! que disparaisse le jour de ma naissance et la nuit qui a dit : « Un garçon est conçu » !
      4 Qu’on regarde ce jour comme l’un des plus sombres ! Que Dieu, là-haut, ne s’intéresse plus à lui ! Qu’aucune lumière ne vienne l’éclairer !
      5 Que l’ombre la plus noire s’empare de lui et qu’un nuage obscur s’abatte sur ce jour, ou une terrifiante éclipse de soleil !
      6 Quant à cette nuit-là, qu’elle soit la plus noire, qu’on ne la compte plus dans le calendrier, et qu’elle n’entre plus dans le calcul des mois !
      7 Oui, que cette nuit-là reste toujours stérile et qu’aucun cri de joie n’y pénètre jamais !
      8 Qu’elle soit signalée comme portant malheur par tous les magiciens qui maudissent les jours et sont habiles à provoquer le grand dragon !
      9 Qu’elle ne puisse voir l’étoile du matin ! Qu’elle espère le jour, mais qu’elle attende en vain et n’aperçoive pas l’aurore qui s’éveille !
      10 Car elle n’a rien fait pour m’empêcher de naître et de voir aujourd’hui cette dure misère.
      11 Pourquoi n’être pas mort dès avant ma naissance, n’avoir pas expiré dès que j’ai vu le jour ?
      12 Pourquoi ai-je trouvé deux genoux accueillants et deux seins maternels où je tétais la vie ?
      13 Je serais aujourd’hui tranquille dans ma tombe ; alors je dormirais et je serais en paix
      14 avec les rois, avec les grands hommes d’État, ceux qui reconstruisaient les monuments en ruine,
      15 ou avec les princes, qui possédaient de l’or et des objets d’argent pour garnir leurs maisons.
      16 Ou bien tout simplement je n’existerais pas, comme l’enfant mort-né qui n’a pas vu le jour.
      17 Dans la tombe, les méchants ne s’agitent plus, et les gens épuisés se reposent enfin.
      18 Les prisonniers ont trouvé eux aussi la paix, ils ont cessé d’entendre les cris du gardien,
      19 et l’esclave est ici délivré de son maître. Grands ou petits, il n’y a plus de différence.
      20 Pourquoi Dieu fait-il voir le jour aux malheureux, à ceux qui doivent vivre une existence amère ?
      21 Ils attendent la mort, mais elle ne vient pas ; ils la cherchent plus passionnément qu’un trésor.
      22 Ils seraient si heureux et tellement ravis de trouver un tombeau !
      23 Voici donc un homme qui ne sait où il va, que Dieu a enfermé comme derrière un mur.
      24 Comme pain à manger, je n’ai que des soupirs, et mes cris de douleur jaillissent comme l’eau.
      25 Si j’éprouve une crainte, elle se réalise ; ce que je redoutais, c’est cela qui m’arrive !
      26 Je ne connais plus ni tranquillité, ni paix, ni repos, mais je suis assailli de tourments.

      Job 4

      1 Élifaz de Téman prit alors la parole et dit à Job :
      2 On n’ose te parler, tant tu es déprimé. Pourtant on ne peut pas se taire plus longtemps.
      3 Toi qui as fait l’éducation de tant de gens et savais fortifier les bras trop fatigués,
      4 toi qui trouvais les mots pour remettre debout ceux qui n’en pouvaient plus, et relever ceux qui pliaient sous le fardeau,
      5 te voilà abattu quand le malheur est là, te voilà effrayé quand c’est toi qu’il atteint !
      6 Puisque tu reconnais l’autorité de Dieu, et puisque ta conduite est sans aucun reproche, ne dois-tu pas garder confiance et bon espoir ?
      7 Souviens-toi : as-tu vu déjà des innocents ou des honnêtes gens succomber au malheur ?
      8 Je l’ai bien remarqué : Cultiver l’injustice ou semer la misère conduit à récolter injustice et misère.
      9 Dieu balaie de son souffle ceux qui s’y adonnent, il les réduit à rien au vent de sa colère.
      10 Il fait taire leurs rugissements de lions, et il casse les dents à ces bêtes féroces.
      11 Privés de toute proie, ces fauves dépérissent, tandis que leurs petits sont dispersés au loin.
      12 Un message m’est parvenu comme en secret, mon oreille a perçu un très léger murmure,
      13 quand en rêve, la nuit, les pensées sont confuses, quand l’engourdissement s’abat sur les humains.
      14 Un frisson de terreur s’est emparé de moi, j’étais tremblant de tous mes membres.
      15 Une sorte de souffle effleura mon visage et me donna sur tout le corps la chair de poule.
      16 Quelqu’un se tenait là, que je discernais mal, une forme devant mes yeux. Un silence d’abord, puis j’entendis sa voix :
      17 « Face à son Dieu, son Créateur, disait la voix, l’homme peut-il se dire irréprochable et pur ?
      18 Si Dieu ne se fie pas à ses anges eux-mêmes, s’il trouve à critiquer ses propres serviteurs,
      19 à plus forte raison ne peut-il se fier à ces pauvres humains, créatures d’argile, dont le corps est poussière, et qu’on peut écraser plus vite qu’une mite !
      20 En moins d’une journée ils sont réduits en poudre, disparus pour toujours sans qu’on y ait pris garde.
      21 Le fil qui les tenait a été arraché, et les voilà tous morts ignorant la sagesse. »

      Job 5

      1 Lance un appel, pour voir si quelqu’un te répond. Auquel de ses anges pourras-tu t’adresser ?
      2 Le sot en veut à tous, c’est cela qui le tue ; l’imbécile s’emporte, et il en meurt bientôt.
      3 Certes, j’ai déjà vu un sot qui prospérait, mais sans tarder j’ai prononcé sur sa maison cette malédiction :
      4 « Que ses enfants restent privés de tout appui, condamnés sans recours devant le tribunal !
      5 Ce qu’il a moissonné, que d’autres en profitent ! Qu’ils aillent s’en saisir, malgré les haies d’épines ! Que des gens avides s’emparent de ses biens ! »
      6 L’injustice, en effet, ne sort pas de la terre, la misère non plus ne germe pas du sol.
      7 Mais l’homme est destiné à subir la misère, comme les étincelles à voler en l’air.
      8 Si j’étais toi, je m’adresserais donc à Dieu ; c’est à lui-même que je soumettrais mon cas.
      9 Ce qu’il fait est grandiose, il n’est pas limité. On ne peut pas énumérer tous ses prodiges.
      10 C’est lui qui fait pleuvoir pour arroser la terre, qui envoie l’eau du ciel pour abreuver les champs.
      11 Il place tout en haut ceux qui sont tout en bas ; ceux qui portaient le deuil se dressent de bonheur.
      12 Il casse les projets des gens les plus malins, et les plans qu’ils ont faits se brisent dans leurs mains.
      13 C’est qu’il prend les sages au piège de leur ruse ; leurs habiles conseils se trouvent dépassés.
      14 Ils butent en plein jour contre l’obscurité, tâtonnant dans la nuit, alors qu’il est midi.
      15 Mais Dieu sauve de leur gueule l’homme abattu, il arrache le pauvre à leurs puissantes griffes.
      16 Il y a désormais un espoir pour les faibles, et il ferme la bouche à tous les malfaisants.
      17 Voici un homme heureux : celui que Dieu corrige ! Toi, Job, n’aie donc aucun mépris pour les leçons du Dieu très-grand.
      18 Dieu peut faire souffrir, mais il répare aussi ; s’il fait une blessure, il la soigne lui-même.
      19 Plus d’une fois, il te sauvera de l’angoisse, et à la fin, le mal ne pourra plus t’atteindre.
      20 En temps de famine, il t’évitera la mort ; au plus fort du combat, il sauvera ta vie.
      21 Tu seras à l’abri de la langue agressive, tu n’auras rien à craindre au moment du désastre.
      22 Le désastre, la faim, tu t’en moqueras bien, et tu seras sans peur face aux bêtes sauvages.
      23 Tu seras garanti des dégâts dans tes champs : des pierres qu’on y jette, ou des bêtes qui passent.
      24 Tu connaîtras la paix dans toute ta maison ; quand tu l’inspecteras, il n’y manquera rien.
      25 Tu verras encore ta famille augmenter, tes descendants pousser comme l’herbe des champs,
      26 et tu pourras mourir quand ta vie sera pleine, quand le grand tas de gerbes sera au complet.
      27 Voilà le résultat de nos longues recherches ; il en est bien ainsi. Laisse-toi informer, et fais-en ton profit !
    • Job 1

      1

      Ce livre traite de l'histoire de Job : la prospérité, les afflictions, et la restauration du patriarche, sont ici contées. Il a vécu peu après Abraham ou peut-être même avant.

      Le texte a été probablement écrit par Job lui-même, c'est le livre le plus ancien de la Bible. Les enseignements qui sont ici donnés, sur la patience et les épreuves de Job, sont toujours d'actualité et plus utiles que jamais à notre enseignement. Nous vivons aujourd'hui sous la même Providence qu'à l'époque, nous avons le même Père capable de nous châtier, car Sa droiture Le pousse à nous corriger. La force d'âme et la patience légendaires de Job, lui ont permis de supporter de graves épreuves ; mais son espérance était ferme quant à la venue de son Rédempteur, ce qui lui a donné l'assurance et l'intégrité, malgré les tentations, en particulier celles de l'orgueil de l'autosatisfaction, qui pouvaient l'attaquer. Une autre grande doctrine de la foi, particulièrement développée dans le livre de Job, est celle de la protection divine. Il est évident dans cette histoire, que le Seigneur a considéré Son serviteur Job avec toute l'affection d'un père, plein de sagesse et d'affection.

      * La piété et la prospérité de Job. (Job 1:1-5) Satan obtient la permission de tenter Job. (Job 1:6-12) Job perd tous ses biens, la mort de ses enfants. (Job 1:13-19) La patience de Job et sa piété. (Job 1:20-22)

      Job 1:1-5 Job était prospère, mais également pieux. Bien que ces qualités puissent être rares et difficiles à concilier, il n'est pas impossible à un homme riche d'entrer dans le royaume des cieux. Par la grâce de Dieu, les tentations qu'apportent les richesses du monde peuvent être surmontées. Le texte nous donne un état de la piété et de la prospérité du patriarche, avant que n'arrivent ses grandes afflictions, prouvant que ni l'une, ni l'autre de ces conditions ne mettent à l'abri des épreuves. Bien que Job ait constaté avec satisfaction une bonne harmonie dans le travail et le comportement de ses fils, sa connaissance du cœur humain le rendait inquiet à leur égard, vis-à-vis de leur attitude envers Dieu. Ensuite, après avoir prié pour eux, il les renvoyait et les sanctifiait, en leur rappelant de sonder leur cœur, de façon à confesser les péchés qu'ils auraient pu commettre, et obtenir ainsi la clémence céleste ; et convaincu que Dieu était enclin d'accepter sa demande, par le biais du Sauveur promis, il a offert un holocauste pour chacun de ses enfants. Nous pouvons percevoir dans ce texte le soin particulier que Job prenait pour les âmes des siens, sa connaissance de l'état pécheur de l'homme et son entière volonté de dépendance envers la miséricorde divine.

      6 Les afflictions de Job ont commencé à cause de la méchanceté de Satan ; elles ont été permises par le Seigneur, dans le but de nous amener, par le récit de ce texte, à avoir davantage de sagesse et de sainteté. « L'ennemi » a un esprit mauvais, cherchant continuellement à affliger, dérouter, et, si possible, détruire ceux qui aiment Dieu. Il est difficile de dire jusqu'où cette emprise peut nuire ; il est probable que la majorité des désarrois et des tristesses qui assaillent les chrétiens peut être attribuée au diable. Tant que nous sommes sur cette terre il est capable de nous atteindre. Il nous faut par conséquent rester sobres et vigilants, 1Pierre 5:8.

      Remarquez à quel point Satan condamne Job. Il arrive fréquemment que les calomniateurs répandent des idées fausses. De même qu'il n'y a rien de plus horrible que d'être vraiment hypocrite, il n'y a rien de pire que d'être accusé sans cause.

      Il n'y a aucun mal à espérer une récompense éternelle, grâce à notre obéissance ; il est par contre mauvais de rechercher les avantages de ce monde dans la pratique de notre religion. Le peuple de Dieu est spécifiquement au bénéfice de Sa protection ; tous les Siens Lui appartiennent. La bénédiction du Seigneur nous rend riches ; Satan lui-même, malgré tout, en bénéficie.

      Dieu a permis que Job soit éprouvé, comme Il a d'ailleurs laissé Pierre chuter, lors de son reniement. Il est réconfortant de savoir que Dieu a enchaîné le diable, Apocalypse 20:1, qui n'a aucune puissance pour forcer les hommes à commettre le péché : ces derniers le font de leur propre gré ; le diable ne peut affliger les hommes sans que ce ne lui soit permis par Dieu. Toute l'histoire ici décrite nous révèle le comportement des hommes. L'Écriture nous parle ainsi afin de nous enseigner que Dieu dirige les affaires du monde.

      13 Satan a commencé à éprouver Job le jour où ses enfants ont fait leur festin. Toutes ces épreuves frappèrent Job immédiatement ; pendant qu'un porteur de mauvaises nouvelles parlait encore, d'autres messagers sont arrivés. Ses biens les plus précieux étaient ses dix enfants ; on rapporta au patriarche qu'ils furent tous tués. Ils ont été emportés au moment où Job aurait eu le plus besoin d'eux pour être consolé de toutes ses pertes. Nous ne pouvons avoir de l'aide qu'en Dieu seulement.
      20 Job s'est humilié devant la majesté divine. Il a raisonné comme l'aurait fait naturellement tout être humain.

      Nous n'avons rien apporté dans ce monde et tout ce dont nous bénéficions matériellement provient de ceux qui nous entourent ; il est certain que nous ne pouvons rien emporter dans l'au-delà et que nous devrons tout laisser à d'autres. Job, après avoir tout perdu, s'est retrouvé réduit à son premier état. Il a atteint le point qui précède le départ vers l'au-delà, complètement dépouillé, plus tôt qu'il n'aurait pu le prévoir.

      Quand nous quittons nos vêtements avant de nous mettre au lit, cela peut apporter un surcroît de fatigue, mais en contre partie, cela signifie que le temps du repos est proche. Celui par qui tous ses malheurs sont arrivés, s'est éloigné. Notez comment Job a réagi, au vu des pertes qu'il a endurées, et comment il a fixé son regard vers Celui qui dirige toutes choses ! Les afflictions ne doivent pas nous détourner de notre chemin, elles doivent au contraire nous faire regarder vers les choses spirituelles. Si dans toutes nos épreuves, nous portons nos regards vers le Seigneur, ce Dernier nous soutiendra. Le Seigneur est juste. Tout ce que nous possédons ne provient que de ce qu'Il nous octroie ; toutes nos pertes sont dues au péché, donc ne nous plaignons pas si Dieu nous reprend quelque chose !

      Le mécontentement et l'impatience nous font accuser Dieu, en toute folie. Face à toutes ses tentations, Job a été particulièrement vigilant ; il devrait en être ainsi pour nous, reconnaissant que Dieu ne pratique que le bien ; mais nous réagissons avec méchanceté, alors que Dieu fait toutes choses avec sagesse, à l'inverse de nous. Que les ruses, la méchanceté et la puissance de Satan rendent le Sauveur plus précieux à nos âmes, ce Dernier étant venu pour détruire les œuvres du diable ; ce Sauveur, en vue de notre salut, a souffert des épreuves de cet ennemi bien davantage que Job n'a pu souffrir, bien au-delà de tout ce que nous pourrions imaginer.

      Job 2

      1

      Satan obtient la permission d'éprouver Job. (Job 2:1-6)
      Les souffrances de Job. (Job 2:7-10)
      Ses amis viennent le réconforter. (Job 2:11-13)

      Qu'il est réconfortant de savoir qu'au jugement dernier, ni les hommes ni les forces diaboliques ne seront finalement nos juges ! Toute justice sera effectuée par le Seigneur, qui Lui, ne se trompe jamais. Job, dans son épreuve, reste intègre, ce qui fait sa force. Dieu mentionne la puissance de Sa grâce. L'égoïsme et l'instinct de conservation sont des sentiments intenses dans le cœur des hommes. Mais Satan accuse Job, le traitant d'égoïste, en disant qu'il ne recherche que son propre intérêt et sa sécurité. Il en est souvent ainsi pour le peuple de Dieu, souvent blâmé à tort par le diable et ses sujets. Satan est autorisé à dispenser l'épreuve, mais dans certaines limites. Si Dieu n'avait pas enchaîné ce lion hurlant, nous aurions été bien vite dévorés !

      Job, ainsi diffamé par Satan, était une image de Christ, dont la prophétie annonçait, au début des temps, que Satan devait blesser Son talon et être finalement écrasé par le Roi des rois.

      7 Le diable tente ses propres enfants et les mène au péché, Il les éprouve et les conduit à la ruine ; dans notre passage, le serviteur de Dieu est affligé et est alors tenté de maudire cette affliction. Le diable a provoqué Job pour que ce dernier maudisse Dieu. Cette souffrance était très dure à supporter. Si, à tout moment, nous pouvons être éprouvés par des maladies douloureuses et pénibles, ne pensons pas être traités injustement, car Dieu peut parfois agir ainsi envers certains de Ses saints ou de Ses serviteurs les plus zélés. Job s'est humilié sous la puissante main de Dieu, il Lui a confié son esprit. Son épouse l'a incité à maudire Dieu, pour mourir ensuite. Satan fait toujours des efforts pour éloigner les hommes de Dieu, comme il l'a déjà fait avec nos premiers parents, en leur suggérant de se rebeller contre le Seigneur ; rien n'est finalement plus mauvais pour l'homme. Mais Job a résisté et a surmonté la tentation. Recevrions-nous, créatures sans valeur, fautives et souillées que nous sommes, beaucoup de bénédictions, d'un Dieu juste et saint, tout en refusant d'accepter la punition due à nos péchés ? Nous sommes punis, en fait, tellement moins que nous ne le méritons ! Que nos murmures, aussi bien que nos vantardises, s'éloignent de nous à jamais ! Jusqu'ici Job a résisté à l'épreuve, ce qui l'a affermi pour le tourment de l'affliction suivante. Il aurait pu naître en son cœur des sentiments négatifs, mais la Grâce a eu finalement le dessus.
      11 Les amis de Job semblent remarquables à la fois par leur rang social, leur sagesse et leur piété. Une grande partie du réconfort que nous trouvons ici-bas provient de notre lien amical avec des personnes prudentes et vertueuses. En venant pleurer avec Job, ses trois amis lui ont manifesté la peine qu'ils ressentaient réellement. Ils vinrent donc pour le soulager et se sont assis auprès de lui. Au vu de ces épreuves, il semblerait qu'ils aient suspecté un jugement céleste relatif à quelque crime commis par le patriarche, malgré sa profession de piété. Beaucoup considèrent que ces trois personnages ont rendu tout simplement visite à leur ami éprouvé ; nous devons prendre exemple de cette démarche : si la religion anime notre cœur, du fruit doit en ressortir dans nos vies. Et si l'exemple des amis de Job n'est pas suffisant pour nous faire éprouver de la pitié pour l'affligé, recherchons plutôt à avoir l'esprit qui animait Christ.

      Job 3

      1

      Job regrette d'être né. (Job 3:1-10)
      La complainte de Job. (Job 3:11-19)
      Il se plaint de la vie qu'il endure. (Job 3:20-26)

      Pendant sept jours, les amis de Job se sont assis près de lui, en silence, sans tenter de le consoler : pendant le même temps, Satan assaillait l'esprit du patriarche pour ébranler sa confiance, et pour qu'il se rebelle contre Dieu. La tolérance divine semble avoir permis toutes ces afflictions, et même celle de l'épreuve corporelle. Job était, en un certain sens, une image de Christ, dont les souffrances intérieures, à la fois au jardin de Gethsémané et sur la croix, étaient les pires qui soient ; cette affliction, en cette heure de ténèbres, était due à Satan. Toutes ces épreuves nous font comprendre la raison du changement intervenu dans la conduite de Job : de l'entière soumission initiale, à la volonté de Dieu, le patriarche montre ici et dans d'autres parties du livre, son impatience. Le croyant sait bien que les souffrances relatives à une coupe amère sont plus redoutables que les afflictions extérieures les plus acerbes ; bien qu'il sache que l'homme peut bénéficier de la douceur de l'amour et de la présence de Dieu, il ne sera pas étonné de constater que Job a prouvé qu'il était un homme comme les autres, sujet aux mêmes passions ; le chrétien se réjouira de voir Satan désappointé, devant le manque d'hypocrisie de Job ; bien que ce dernier ait maudit le jour de sa naissance, il n'a pas maudit son Dieu. Job avait, sans aucun doute, honte de ses pensées, mais nous pouvons supposer que quelle que soit son attitude, il est maintenant dans la félicité éternelle.
      11 Job, dit à ses amis qu'il regrette d'être né, afin de sensibiliser leur pitié à son égard. Aucune créature au monde n'est aussi livrée à elle même que l'homme. La puissance et la providence divines confirment, par leur grandeur, notre vulnérabilité, mais la pitié et la patience de Dieu sont là pour nous aider dans notre vie. L'affection naturelle pour leurs enfants est placée par Dieu, dans le cœur de nos parents. Le désir de mourir, pour être avec Christ et pour être libéré du péché, ne peut être que l'effet et la manifestation évidente de Sa grâce ; par contre, l'idée de vouloir mourir, uniquement pour être délivré des problèmes de la vie, ne peut provenir que du monde ici-bas, corrompu. Il est sage de faire pour le mieux, que ce soit dans la vie ou la mort ; ainsi, soit que nous vivions ou soit que nous mourions, faisons toutes choses dans le Seigneur, Romains 14:8. Remarquez comment Job décrit le repos de celui qui se trouve dans la tombe : en cet endroit, le méchant ne peut plus nuire. Quand les persécuteurs meurent, ils ne peuvent agir plus longtemps. Dans la tombe, ceux qui sont exténués trouvent alors le repos : ils sont libérés de tous leurs labeurs. L'homme est alors délivré du péché, de la tentation, des douleurs, et de ses tâches, pour enfin jouir de la présence de Dieu. Là, les croyants se reposent en Jésus, à condition qu'ils aient réellement placé leur confiance dans le Seigneur et qu'ils Lui aient obéi ; ils trouvent alors le repos de leur âme, pendant que dans le monde, règnent encore les tribulations.
      20 Job avait vraiment perdu tout espoir, il ne voyait aucune issue à son problème, ni d'espoir en des temps meilleurs. Il était sans aucun doute malade, près de la mort et peu disposé à vouloir continuer de vivre. Soyons en permanence prêts à partir vers l'autre monde, à rencontrer notre Dieu, au moment qu'Il a choisi. La grâce nous enseigne à mourir pour Christ, dans les périodes fastes de la vie, comme au sein des plus grandes épreuves, et à vivre en s'appuyant sur Lui. La vie de Job ne nous a pas été révélée davantage ; le patriarche ne savait pas si Dieu contestait sa conduite. Le chrétien sujet à l'affliction et à la tentation, se pose souvent ce genre de question ; quand il regarde trop près aux choses visibles de ce monde, son Père céleste peut le châtier dans une juste mesure, afin de lui donner un certain dégoût de la vie et pour éviter de le faire sombrer dans le risque du désespoir. Il n'y aura aucune aide dans le cœur du croyant jusqu'à ce que Dieu restaure en lui les joies de Son salut futur. Béni soit Dieu, car la terre est pleine de Ses bontés, malgré la méchanceté de l'homme.

      Si nous accomplissons notre devoir, notre vie n'en sera que plus facile. Nous nous dirigerons vers la miséricorde éternelle, en recevant Christ en tant que Sauveur.

      Job 4

      1

      Éliphaz réprimande Job. (Job 4:1-6)
      Éliphaz maintient que les jugements de Dieu sont destinés au méchant. (Job 4:7-11)
      La vision d'Éliphaz. (Job 4:12-21)

      Satan, par l'affliction qu'il envoie à Job, tente de prouver à ce dernier qu'il n'est qu'un orgueilleux ; ses amis arrivent à la même conclusion, au vu de l'impatience que montre le patriarche vis-à-vis de son épreuve. Nous devons garder ces pensées à l'esprit, pour comprendre la suite de notre texte.

      Éliphaz s'adresse à Job avec une certaine tendresse, en reconnaissant sa triste condition ; il l'accuse par contre d'avoir un cœur faible et sans vigueur. Les hommes n'éprouvent guère de tendresse pour ceux qui ont enseigné les autres. Même les hommes pieux peuvent ressentir des blessures, dans de telles occasions. Apprenons, par conséquent, à oublier l'affliction qui peut nous assaillir et portons nos regards vers Dieu, qui seul, nous accorde la miséricorde lors de l'épreuve. Et comment peut-on faire cela, sinon en regardant vers Jésus, dont les douleurs ont été infiniment supérieures à celles que chaque enfant de Dieu peut éprouver ?

      7 Éliphaz conclut ainsi :

      - Que les hommes bons ne peuvent connaître la ruine. Toutefois le juste et le méchant sont soumis au même sort, Ec 9:2, à la fois dans la vie et face à la mort. La véritable différence se situe après la mort. Nos pires erreurs viennent de notre mauvaise interprétation des vérités indéniables. - Les méchants ont souvent fini dans la ruine : c'est le discours qu'Éliphaz tient, suite à ses convictions. Nous pouvons en voir la démonstration chaque jour.

      12 Éliphaz relate une vision. Quand notre cœur est en communion intime avec Dieu Psaume 4:4, vient alors le moment où le Saint Esprit s'adresse à nous. Cette vision a mis le personnage de ce texte dans un état de grande crainte.

      Depuis que l'homme a péché, recevoir des communications célestes le remplit d'épouvante, car il est conscient qu'il ne peut attendre aucune bonne nouvelle du ciel. Homme pécheur ! Peut-il prétendre être plus juste, plus pur, que Dieu, son créateur, son Seigneur et Celui à qui il appartient ? Qu’elles sont dangereuses cette fierté et cette arrogance humaines ! Par contre, quelle grandeur dans la patience de Dieu ! Considérez l'homme dans sa vie ! Les fondations de la piètre maison d'argile où il demeure, ne sont que poussière, et tout s'affaissera de son propre poids. Nous ne faisons que séjourner sur de la poussière. Certains se tiennent sur un « monceau de poussière » plus haut que d'autres, mais en final, c'est la terre qui supporte le tout, et c'est elle qui nous engloutira sous peu. L'homme est bien vite anéanti ; quand il est victime d'une longue maladie, qui le ronge telle une mite, il ne peut pas résister, son corps est détruit inexorablement. Une telle créature peut-elle prétendre blâmer les ordonnances divines ?

      Observez le constat de l'homme, à l'heure de sa mort : sa vie est courte et en peu de temps, il est éliminé. La beauté, la force, les études, non seulement ne peuvent pas nous faire éviter la mort, mais de plus, toutes ces « avantages » disparaissent en même temps ; aucune splendeur, aucune richesse ni puissance, ne persiste après la mort. Est-ce qu'une faible créature pécheresse peut prétendre être plus juste que Dieu, être plus pure que son Créateur ? Non : au lieu de maudire ses afflictions, l'homme doit se demander s'il peut échapper à l'enfer. Peut-il être lavé de son péché, sans l'aide de son Créateur ? Est-ce que Dieu peut innocenter les pécheurs mortels et ignorer leur culpabilité ? Peut-Il pardonner ainsi, sans glorifier le Rédempteur promis, alors que les anges, accomplissant leur ministère spirituel devant Son trône, reçoivent quant à eux, la juste rétribution de leurs péchés ?

      Malgré l'impunité apparente des hommes pendant leur court séjour ici-bas, alors qu'ils vivent sans Dieu, leur triste sort est aussi inéluctable que celui des anges déchus, et il les poursuit sans cesse. Bien que les pécheurs négligents se soucient bien peu de ces choses et ne s'attendent à aucune rétribution de leurs actes, le sage, quant à lui, considère la fin qui les attend.

      Job 5

      1

      Éliphaz annonce que le péché mène à la ruine. (Job 5:1-5)
      L'affliction que Dieu envoie, ne doit pas être dédaignée. (Job 5:6-16)
      La fin heureuse des sanctions divines. (Job 5:17-27)

      Dans ce texte, Éliphaz invite Job à répondre à ses propos. N'y a-t-il pas eu beaucoup de saints ou de serviteurs de Dieu tels que Job, ayant été sondés par de tels agissements divins, et qui ne se soient jamais comportés comme lui, face à leur douleur ? Le terme, « saint » ou plus précisément, « qui est consacré », semble de tous temps avoir été appliqué au peuple de Dieu, par le biais du Sacrifice établi pour sa réconciliation.

      Éliphaz est convaincu que la transgression des pécheurs les mène directement à la ruine. Ils se détruisent par leur convoitise ou autres sentiments de ce genre ; en conclusion, il apparaît sans aucun doute, que Job a commis une folie qui l'a mis dans cette situation. Il est évident que l'allusion d'Éliphaz visait l'ancienne prospérité de Job ; il n'y eut, par contre, manifestement aucun signe de méchanceté dans la conduite de Job, et la critique qui lui a été faite était injuste et sévère.

      6 Éliphaz rappelle à Job, qu'aucune affliction ne survient par hasard, donc qu'elle ne peut être négligée. On ne peut pas distinguer aussi facilement la différence entre la prospérité et l'adversité, que celle entre le jour et la nuit, l'été et l'hiver ; ces deux états arrivent selon la volonté et la bienséance de Dieu. Nous ne devons pas attribuer nos afflictions à notre mauvaise fortune, elles nous sont envoyées directement par Dieu ; elles ne découlent pas non plus nécessairement de nos péchés ou d'une certaine malchance, car elles proviendraient alors de nous-mêmes. L'homme est né dans le péché, et doit donc en subir les conséquences. Il n'y a rien en ce monde qui puisse justifier ce pourquoi nous sommes nés, et rien ne peut vraiment nous appartenir, sinon le péché et l'épreuve. En fait, les transgressions que nous commettons ne sont que les étincelles qui s'échappent de la fournaise de la corruption originelle. Telles sont la faiblesse de nos corps, et la vanité de tous nos plaisirs, lorsque nos ennuis surgissent comme des étincelles qui jaillissent ça et là ; on peut dire que nous ne manquons pas de problèmes, le dernier se termine à peine, que déjà le suivant est là ! Éliphaz reproche à Job de ne pas rechercher Dieu, et de se rebeller contre Lui.

      Quelqu'un est-il dans la souffrance ? Qu'il prie ! C'est le chemin de la paix du cœur, un baume pour chaque blessure. Éliphaz parle de la pluie, que nous pouvons considérer comme une chose anodine ; si l'on songe, par contre, comment elle est produite, et ce qu'elle engendre ensuite, nous devons alors constater qu'il s'agit d'une réalisation bonne et puissante.

      Trop souvent le grand Auteur de tous les bienfaits dont nous jouissons et la manière avec laquelle Il nous les accorde, ne sont pas remarqués, parce que nous les recevons comme des choses naturelles. Quand la Providence agit, les expériences de certains sont de réels encouragements pour d'autres, cela leur permet de garder l'espoir, lors des périodes les plus sombres ; car la Gloire de Dieu envoie de l'aide au délaissé, et de l'espérance au malheureux. Devant toutes ces choses, les pécheurs les plus audacieux sont confondus et forcés de reconnaître la Justice des démarches divines.

      17 Éliphaz adresse à Job une exhortation à la prudence : il ne faut pas dédaigner le châtiment du Tout-Puissant. Le vrai châtiment est celui qui vient de l'Amour du Père, et qui s'avère bienfaisant pour l'enfant ; il faut le considérer comme étant un « message » du ciel. Éliphaz encourage également Job à accepter son état. Un homme pieux est heureux, même dans l'affliction, parce qu'il n'a pas perdu son contact avec Dieu, ni la promesse de son salut ; il est heureux d'être affligé. La correction mortifie ses corruptions, éloigne son cœur du monde, le rapproche de Dieu, de la Bible, le place aux genoux du Père. Bien que Dieu meurtrisse parfois ses enfants, Il les soutient néanmoins, lors des les afflictions, et les délivre en temps voulu.

      Occasionner une blessure fait parfois partie d'un traitement. Éliphaz promet à Job que Dieu le bénirait, s'il consentait à s'humilier devant Lui.

      Quelles que soient les épreuves que les hommes pieux puissent subir, elles ne peuvent en fait leur faire réellement du mal. Étant enclins à fuir le péché, ils sont préservés des attaques du mal. Et si les serviteurs de Christ ne sont pas délivrés dans l'immédiat, des épreuves qui les assaillent de tous côtés, ils sont aptes à les surmonter et à les vaincre en totalité. Quelles que soient les médisances qui pourront être contre eux, aucune ne pourra les blesser. Ils auront alors la sagesse et la grâce requises pour dominer leurs difficultés. La plus grande bénédiction, dans nos travaux et dans nos joies ici-bas, consiste à être préservé du péché. Nous finirons alors notre périple terrestre dans la joie et l'honneur. L'homme qui finit sa vie, qui a terminé son travail, est prêt à se diriger vers un autre monde. C'est une grâce de mourir rassasié de jours, cela fait un peu penser au maïs bien mûr et gorgé de soleil, qui est coupé et engrangé soigneusement ; c'est encore une grâce de quitter ce monde, avant que les souffrances interminables ne nous atteignent.

      Notre temps est dans des mains de Dieu ; c'est bien ainsi. Les croyants ne doivent pas s'attendre à avoir de grandes richesses, une longue vie ou être épargnés de toute épreuve. Mais tout concourt au bien-être de leur âme. Il faut remarquer, dans l'histoire de Job, son intégrité d'esprit et de cœur, lors de l'épreuve : c'est un des accomplissements les plus manifestes de la foi. Quand toutes choses vont pour le mieux, il y a peu d'épreuve de la foi. Quand Dieu soulève une tempête, en se tenant apparemment à distance pour écouter nos prières, et qu'Il permet à l'ennemi d'envoyer l'épreuve vague après vague, le fait de « s'agripper » à Lui, en Lui faisant confiance, malgré Son apparente indifférence, dénote la véritable patience des saints. Béni soit le Sauveur ! Comme il est doux, en de tels moments, de regarder à Toi, l'auteur et le consommateur de la foi !

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