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La Bible Chronologique - Jour 6

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 6

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Versets relatifs

    • Job 10

      1 Mon âme est dégoûtée de la vie ! Je donnerai cours à ma plainte, Je parlerai dans l'amertume de mon âme.
      2 Je dis à Dieu : Ne me condamne pas ! Fais-moi savoir pourquoi tu me prends à partie !
      3 Te paraît-il bien de maltraiter, De repousser l'ouvrage de tes mains, Et de faire briller ta faveur sur le conseil des méchants ?
      4 As-tu des yeux de chair, Vois-tu comme voit un homme ?
      5 Tes jours sont-ils comme les jours de l'homme, Et tes années comme ses années,
      6 Pour que tu recherches mon iniquité, Pour que tu t'enquières de mon péché,
      7 Sachant bien que je ne suis pas coupable, Et que nul ne peut me délivrer de ta main ?
      8 Tes mains m'ont formé, elles m'ont créé, Elles m'ont fait tout entier... Et tu me détruirais !
      9 Souviens-toi que tu m'as façonné comme de l'argile ; Voudrais-tu de nouveau me réduire en poussière ?
      10 Ne m'as-tu pas coulé comme du lait ? Ne m'as-tu pas caillé comme du fromage ?
      11 Tu m'as revêtu de peau et de chair, Tu m'as tissé d'os et de nerfs ;
      12 Tu m'as accordé ta grâce avec la vie, Tu m'as conservé par tes soins et sous ta garde.
      13 Voici néanmoins ce que tu cachais dans ton coeur, Voici, je le sais, ce que tu as résolu en toi-même.
      14 Si je pèche, tu m'observes, Tu ne pardonnes pas mon iniquité.
      15 Suis-je coupable, malheur à moi ! Suis-je innocent, je n'ose lever la tête, Rassasié de honte et absorbé dans ma misère.
      16 Et si j'ose la lever, tu me poursuis comme un lion, Tu me frappes encore par des prodiges.
      17 Tu m'opposes de nouveaux témoins, Tu multiplies tes fureurs contre moi, Tu m'assailles d'une succession de calamités.
      18 Pourquoi m'as-tu fait sortir du sein de ma mère ? Je serais mort, et aucun oeil ne m'aurait vu ;
      19 Je serais comme si je n'eusse pas existé, Et j'aurais passé du ventre de ma mère au sépulcre.
      20 Mes jours ne sont-ils pas en petit nombre ? Qu'il me laisse, Qu'il se retire de moi, et que je respire un peu,
      21 Avant que je m'en aille, pour ne plus revenir, Dans le pays des ténèbres et de l'ombre de la mort,
      22 Pays d'une obscurité profonde, Où règnent l'ombre de la mort et la confusion, Et où la lumière est semblable aux ténèbres.

      Job 11

      1 Tsophar de Naama prit la parole et dit :
      2 Cette multitude de paroles ne trouvera-t-elle point de réponse, Et suffira-t-il d'être un discoureur pour avoir raison ?
      3 Tes vains propos feront-ils taire les gens ? Te moqueras-tu, sans que personne te confonde ?
      4 Tu dis : Ma manière de voir est juste, Et je suis pur à tes yeux.
      5 Oh ! si Dieu voulait parler, S'il ouvrait les lèvres pour te répondre,
      6 Et s'il te révélait les secrets de sa sagesse, De son immense sagesse, Tu verrais alors qu'il ne te traite pas selon ton iniquité.
      7 Prétends-tu sonder les pensées de Dieu, Parvenir à la connaissance parfaite du Tout Puissant ?
      8 Elle est aussi haute que les cieux : que feras-tu ? Plus profonde que le séjour des morts : que sauras-tu ?
      9 La mesure en est plus longue que la terre, Elle est plus large que la mer.
      10 S'il passe, s'il saisit, S'il traîne à son tribunal, qui s'y opposera ?
      11 Car il connaît les vicieux, Il voit facilement les coupables.
      12 L'homme, au contraire, a l'intelligence d'un fou, Il est né comme le petit d'un âne sauvage.
      13 Pour toi, dirige ton coeur vers Dieu, Étends vers lui tes mains,
      14 Éloigne-toi de l'iniquité, Et ne laisse pas habiter l'injustice sous ta tente.
      15 Alors tu lèveras ton front sans tache, Tu seras ferme et sans crainte ;
      16 Tu oublieras tes souffrances, Tu t'en souviendras comme des eaux écoulées.
      17 Tes jours auront plus d'éclat que le soleil à son midi, Tes ténèbres seront comme la lumière du matin,
      18 Tu seras plein de confiance, et ton attente ne sera plus vaine ; Tu regarderas autour de toi, et tu reposeras en sûreté.
      19 Tu te coucheras sans que personne ne trouble, Et plusieurs caresseront ton visage.
      20 Mais les yeux des méchants seront consumés ; Pour eux point de refuge ; La mort, voilà leur espérance !

      Job 12

      1 Job prit la parole et dit :
      2 On dirait, en vérité, que le genre humain c'est vous, Et qu'avec vous doit mourir la sagesse.
      3 J'ai tout aussi bien que vous de l'intelligence, moi, Je ne vous suis point inférieur ; Et qui ne sait les choses que vous dites ?
      4 Je suis pour mes amis un objet de raillerie, Quand j'implore le secours de Dieu ; Le juste, l'innocent, un objet de raillerie !
      5 Au malheur le mépris ! c'est la devise des heureux ; A celui dont le pied chancelle est réservé le mépris.
      6 Il y a paix sous la tente des pillards, Sécurité pour ceux qui offensent Dieu, Pour quiconque se fait un dieu de sa force.
      7 Interroge les bêtes, elles t'instruiront, Les oiseaux du ciel, ils te l'apprendront ;
      8 Parle à la terre, elle t'instruira ; Et les poissons de la mer te le raconteront.
      9 Qui ne reconnaît chez eux la preuve Que la main de l'Éternel a fait toutes choses ?
      10 Il tient dans sa main l'âme de tout ce qui vit, Le souffle de toute chair d'homme.
      11 L'oreille ne discerne-t-elle pas les paroles, Comme le palais savoure les aliments ?
      12 Dans les vieillards se trouve la sagesse, Et dans une longue vie l'intelligence.
      13 En Dieu résident la sagesse et la puissance. Le conseil et l'intelligence lui appartiennent.
      14 Ce qu'il renverse ne sera point rebâti, Celui qu'il enferme ne sera point délivré.
      15 Il retient les eaux et tout se dessèche ; Il les lâche, et la terre en est dévastée.
      16 Il possède la force et la prudence ; Il maîtrise celui qui s'égare ou fait égarer les autres.
      17 Il emmène captifs les conseillers ; Il trouble la raison des juges.
      18 Il délie la ceinture des rois, Il met une corde autour de leurs reins.
      19 Il emmène captifs les sacrificateurs ; Il fait tomber les puissants.
      20 Il ôte la parole à ceux qui ont de l'assurance ; Il prive de jugement les vieillards.
      21 Il verse le mépris sur les grands ; Il relâche la ceinture des forts.
      22 Il met à découvert ce qui est caché dans les ténèbres, Il produit à la lumière l'ombre de la mort.
      23 Il donne de l'accroissement aux nations, et il les anéantit ; Il les étend au loin, et il les ramène dans leurs limites.
      24 Il enlève l'intelligence aux chefs des peuples, Il les fait errer dans les déserts sans chemin ;
      25 Ils tâtonnent dans les ténèbres, et ne voient pas clair ; Il les fait errer comme des gens ivres.

      Job 13

      1 Voici, mon oeil a vu tout cela, Mon oreille l'a entendu et y a pris garde.
      2 Ce que vous savez, je le sais aussi, Je ne vous suis point inférieur.
      3 Mais je veux parler au Tout Puissant, Je veux plaider ma cause devant Dieu ;
      4 Car vous, vous n'imaginez que des faussetés, Vous êtes tous des médecins de néant.
      5 Que n'avez-vous gardé le silence ? Vous auriez passé pour avoir de la sagesse.
      6 Écoutez, je vous prie, ma défense, Et soyez attentifs à la réplique de mes lèvres.
      7 Direz-vous en faveur de Dieu ce qui est injuste, Et pour le soutenir alléguerez-vous des faussetés ?
      8 Voulez-vous avoir égard à sa personne ? Voulez-vous plaider pour Dieu ?
      9 S'il vous sonde, vous approuvera-t-il ? Ou le tromperez-vous comme on trompe un homme ?
      10 Certainement il vous condamnera, Si vous n'agissez en secret que par égard pour sa personne.
      11 Sa majesté ne vous épouvantera-t-elle pas ? Sa terreur ne tombera-t-elle pas sur vous ?
      12 Vos sentences sont des sentences de cendre, Vos retranchements sont des retranchements de boue.
      13 Taisez-vous, laissez-moi, je veux parler ! Il m'en arrivera ce qu'il pourra.
      14 Pourquoi saisirais-je ma chair entre les dents ? J'exposerai plutôt ma vie.
      15 Voici, il me tuera ; je n'ai rien à espérer ; Mais devant lui je défendrai ma conduite.
      16 Cela même peut servir à mon salut, Car un impie n'ose paraître en sa présence.
      17 Écoutez, écoutez mes paroles, Prêtez l'oreille à ce que je vais dire.
      18 Me voici prêt à plaider ma cause ; Je sais que j'ai raison.
      19 Quelqu'un disputera-t-il contre moi ? Alors je me tais, et je veux mourir.
      20 Seulement, accorde-moi deux choses Et je ne me cacherai pas de loin de ta face :
      21 Retire ta main de dessus moi, Et que tes terreurs ne me troublent plus.
      22 Puis appelle, et je répondrai, Ou si je parle, réponds-moi !
      23 Quel est le nombre de mes iniquités et de mes péchés ? Fais-moi connaître mes transgressions et mes péchés.
      24 Pourquoi caches-tu ton visage, Et me prends-tu pour ton ennemi ?
      25 Veux-tu frapper une feuille agitée ? Veux-tu poursuivre une paille desséchée ?
      26 Pourquoi m'infliger d'amères souffrances, Me punir pour des fautes de jeunesse ?
      27 Pourquoi mettre mes pieds dans les ceps, Surveiller tous mes mouvements, Tracer une limite à mes pas,
      28 Quand mon corps tombe en pourriture, Comme un vêtement que dévore la teigne ?
    • Job 10

      1 Eh bien, puisque la vie me donne la nausée, je ne retiendrai pas mes plaintes plus longtemps ; je ne me tairai pas, tant j’ai le cœur amer.
      2 Je dirai donc à Dieu : ne me condamne pas, fais-moi plutôt savoir ce que tu me reproches.
      3 Cela sert-il ton but de me faire du mal, en méprisant ainsi ton pénible travail et en favorisant les projets des méchants ?
      4 Ne vois-tu rien de plus que ce que voient les hommes ? Ton point de vue n’est-il qu’un point de vue terrestre ?
      5 Ta vie serait-elle aussi brève que la nôtre, se limiterait-elle à aussi peu d’années ?
      6 Pourquoi donc cherches-tu à connaître mes torts, et pourquoi t’efforcer de découvrir ma faute ?
      7 Pourtant, tu le sais bien, je ne suis pas coupable et je n’ai aucune chance de t’échapper.
      8 Tes propres mains m’ont fait, elles m’ont façonné, elles m’ont entouré, et tu veux me détruire !
      9 Tu m’avais modelé comme un objet d’argile, veuille t’en souvenir avant de me réduire à l’état de poussière.
      10 Un jour, tu m’as formé dans le corps de ma mère, comme on verse du lait et qu’on le fait cailler.
      11 Tu m’as alors vêtu de muscles et de peau, tu as fait de moi un tissu d’os et de nerfs.
      12 Puis tu m’as accordé la grâce de la vie, et tu t’es occupé de me la conserver.
      13 Or tu as un secret, que tu veux me cacher. Mais je n’ignore pas le fond de ta pensée :
      14 me prendre sur le fait dès que je suis en faute, et ne pas m’acquitter si je me mets en tort.
      15 Alors tant pis pour moi, si je me rends coupable ! Même innocent, je dois rester la tête basse, et je suis soûl de honte, ivre de ma misère.
      16 Mais dès que je lève la tête, te voilà qui reprends la chasse contre moi, tel un fauve, m’écrasant à nouveau de ta toute-puissance !
      17 Tu lances contre moi un assaut après l’autre, tu laisses ta fureur redoubler envers moi, et tu jettes sur moi des troupes toujours fraîches.
      18 Pourquoi m’as-tu tiré du ventre de ma mère ? J’aurais pu y mourir à l’abri des regards,
      19 et je serais allé tout droit jusqu’à la tombe, comme si je n’avais jamais eu d’existence.
      20 Je n’ai plus maintenant que peu de temps à vivre. Cesse donc tes attaques, laisse-moi enfin jouir tranquillement de ce peu qui me reste.
      21 Bientôt je partirai, sans espoir de retour, au pays recouvert de l’ombre la plus sombre,
      22 au pays où la nuit règne sur le désordre, où l’aurore elle-même est d’un noir absolu.

      Job 11

      1 Sofar de Naama prit alors la parole et dit à Job :
      2 Ne faut-il pas répondre à ce flot de paroles ? Savoir parler ne prouve pas qu’on ait raison !
      3 Tes beaux discours vont-ils laisser les gens muets ? Te moqueras-tu du monde sans qu’on te blâme ?
      4 Tu as même affirmé : « Ce que je dis est vrai ; oui, Dieu m’en est témoin, je suis irréprochable ».
      5 Ah, combien j’aimerais que Dieu dise son mot et qu’il consente à te parler directement !
      6 Il te révélerait son secret savoir-faire – qui est trop merveilleux pour notre intelligence –. Tu comprendrais alors que Dieu laisse passer une part de tes fautes.
      7 Mais peux-tu découvrir les profondeurs de Dieu, peux-tu saisir la perfection du Dieu très-grand ?
      8 Elle est plus haute que le ciel ; que feras-tu ? Elle est plus profonde que le monde des morts ; que peux-tu en savoir ?
      9 Elle est, en étendue, plus vaste que la terre, plus large que la mer.
      10 Si Dieu arrête donc un coupable en passant et s’il l’appelle à comparaître au tribunal, qui s’y opposera ?
      11 Car Dieu reconnaît bien les gens sans consistance ; sans effort d’attention, il voit où est le mal.
      12 Mais un idiot sera enfin intelligent quand l’âne sauvage naîtra domestiqué !
      13 Toi cependant, tu dois tendre ton cœur vers Dieu et le prier en étendant les mains vers lui.
      14 Si tes mains sont salies par le mal, nettoie-les, ne laisse pas chez toi de place à l’injustice.
      15 Alors tu seras sans tache, la tête haute, rien ne t’ébranlera, rien ne te fera peur.
      16 Et tu ne garderas pas plus de souvenirs de tes malheurs présents que de l’eau écoulée.
      17 La vie te deviendra plus radieuse encore que le jour à midi ; l’obscurité se changera en clair matin.
      18 Tu reprendras espoir, tu reprendras confiance : voyant que tout va bien, tu dormiras tranquille.
      19 Personne ne viendra déranger ton repos, tout le monde au contraire voudra te flatter.
      20 Mais les méchants s’usent les yeux à chercher du secours, ils n’ont aucune issue, et leur dernier espoir est d’expirer enfin.

      Job 12

      1 Job répondit alors :
      2 Bien sûr, vous détenez tout le savoir humain ! La sagesse mourra en même temps que vous.
      3 Mais moi aussi, je sais réfléchir tout autant, et je ne me crois pas inférieur sur ce point. Ce que vous avez dit, tout le monde le sait.
      4 Je fais appel à Dieu, dans l’espoir qu’il réponde, et je suis devenu celui que ses amis tournent en ridicule : on tourne en ridicule celui qui est honnête, un homme irréprochable !
      5 « Le malheureux n’a droit qu’à un complet mépris. » Telle est la devise des gens qui sont tranquilles ; ils l’appliquent à ceux dont le pied a glissé.
      6 Et sous leur tente les violents sont sans souci, ceux qui provoquent Dieu sont en sécurité : ils ne connaissent pas d’autre dieu que leur force.
      7 Questionne les bestiaux, et ils sauront t’instruire ; les oiseaux dans le ciel, ils te renseigneront.
      8 Parle donc à la terre, elle saura t’instruire ; les poissons dans la mer ont beaucoup à t’apprendre.
      9 Parmi tous ces êtres, lequel ignore encore que tout ce qui existe est l’œuvre du Seigneur ?
      10 C’est lui qui tient en mains la vie de tout vivant, le souffle qui anime le corps des humains.
      11 Ne dit-on pas, en une sorte de proverbe : « Le rôle de l’oreille est d’apprécier les mots, tout comme le palais doit percevoir le goût.
      12 La sagesse est le privilège du grand âge, et le discernement appartient aux vieillards » ?
      13 Mais c’est chez Dieu qu’on trouve sagesse et pouvoir, c’est lui qui a savoir-faire et discernement.
      14 On ne rebâtit pas ce que Dieu démolit, on ne libère pas celui qu’il emprisonne.
      15 Quand il retient la pluie, la sécheresse est là ; mais s’il lâche les eaux, la terre est dévastée.
      16 Il possède la force, il a l’habileté. C’est à lui qu’appartiennent et celui qui s’égare et celui qui égare.
      17 Il fait marcher pieds nus les grands hommes d’État, et il fait perdre la raison aux dirigeants.
      18 Il dénoue de même le grand cordon des rois et leur noue sur les reins la corde des captifs.
      19 Il fait marcher pieds nus les prêtres, eux aussi, et renverse d’un coup les pouvoirs établis.
      20 Il ôte la parole aux meilleurs orateurs et prive les vieillards de leur discernement.
      21 Il répand le mépris sur les gens haut placés et laisse les tyrans tout à coup sans défense.
      22 Il ôte aux profondeurs leur manteau de ténèbres et fait sortir au jour ce qui était dans l’ombre.
      23 Il fait grandir des peuples, puis cause leur ruine ; il les laisse s’étendre, et les emmène ailleurs.
      24 Il ôte la raison aux maîtres du pays, et les laisse à errer dans un désert sans routes,
      25 avancer à tâtons dans la nuit sans lumière ; il les fait tituber comme s’ils étaient ivres.

      Job 13

      1 Voilà tout ce que j’ai observé de mes yeux, entendu de mes propres oreilles et compris.
      2 Tout ce que vous savez, je le sais, moi aussi, et je ne me crois pas plus stupide que vous !
      3 Mais c’est au Dieu très-grand que moi, je veux parler : je veux me plaindre à lui.
      4 Vous, vous cachez la vérité sous le mensonge, vous offrez tous des remèdes de charlatan.
      5 Qui saura donc vous faire taire tout à fait ? En vous taisant vous passeriez pour des gens sages !
      6 Écoutez donc plutôt quand j’exprime ma plainte et soyez attentifs à ma protestation.
      7 Pensez-vous servir Dieu en déformant les faits ? Prendrez-vous sa défense à coups de fausses preuves ?
      8 Montrerez-vous pour Dieu de la partialité ? Prétendez-vous pouvoir plaider en sa faveur ?
      9 Et s’il vous inspectait, serait-ce bon pour vous ? On ne trompe pas Dieu comme l’on trompe un homme !
      10 Si vous avez, même en secret, du parti pris, il aura sûrement un reproche à vous faire.
      11 Ne redoutez-vous pas la majesté de Dieu, n’êtes-vous pas saisis par la peur qu’il inspire ?
      12 Vos arguments ne sont que de la poudre aux yeux, et vos raisonnements des murailles de boue.
      13 Taisez-vous devant moi ! A mon tour de parler ! Et peu importe alors ce qui m’arrivera !
      14 Me voilà prêt à tout, même à risquer ma vie.
      15 Que Dieu me tue, s’il veut, je n’espère plus rien ; mais devant lui, je veux défendre ma conduite.
      16 Et si j’y réussis, ce sera ma victoire, car Dieu n’admet personne de mauvaise foi.
      17 Écoutez sérieusement ce que j’ai à dire, ouvrez vos oreilles à mes explications.
      18 Eh bien, je me prépare à aller en justice, et j’ai la conviction que je suis dans mon droit.
      19 Dès lors, qui osera contester mon bon droit ? Je suis prêt, si j’ai tort, à me taire et mourir.
      20 Mon Dieu, épargne-moi deux choses seulement, et je pourrai enfin me présenter à toi :
      21 D’abord, délivre-moi de ta main qui m’accable, ne laisse plus peser l’épouvante sur moi.
      22 Prends la parole ensuite, et je te répondrai, ou bien je parlerai, et tu répliqueras.
      23 Combien de torts m’attribues-tu, combien de fautes ? Fais-moi savoir en quoi je t’ai désobéi.
      24 Pourquoi détournes-tu ton visage de moi, et me traites-tu comme un de tes ennemis ?
      25 Qui donc pourchasses-tu ? – Une feuille qui vole ! Qui poursuis-tu sans fin ? – Un brin de paille sèche !
      26 Tu écris contre moi un rapport bien sévère, tu me fais supporter mes fautes de jeunesse.
      27 Tu entraves mes pieds, tu gardes l’œil fixé sur tous mes faits et gestes, tu vas jusqu’à noter les traces de mes pas !
      28 Mais ma vie se défait comme un bois vermoulu ou comme un vêtement dévoré par les mites.
    • Job 10

      1

      Job se plaint de ses difficultés (Job 10:1-7)
      Il parle en faveur de Dieu, son Créateur (Job 10:8-13)
      Il se plaint de la sévérité de Dieu (Job 10:14-22)

      Job, dégoûté de la vie, se résout de se plaindre, mais il n'accusera pas Dieu d'être injuste. Nous voyons ici, une prière destinée à délivrer le patriarche de la piqûre de ses afflictions, à savoir, le péché. Quand Dieu nous afflige, Il se dresse devant nous ; et quand Il est devant nous, il y a toujours une raison ; il est souhaitable de la connaître, de façon à pouvoir nous repentir et à abandonner notre péché, cause de la polémique que Dieu a avec nous. Mais lorsque, comme Job, nous nous exprimons avec l'amertume dans l'âme, nous augmentons notre culpabilité et notre abaissement. N'hébergeons aucune pensée de révolte contre Dieu, car après coup, nous verrons qu'il n'y avait en fait aucune raison de le faire. Job est convaincu que Dieu ne découvre pas les choses, ni ne les juge comme pourraient le faire les hommes ; il trouve étrange que Dieu le laisse dans son affliction, comme si ce Dernier devait prendre du temps pour s'informer sur le péché du patriarche.
      8 Job semble raisonner avec Dieu, comme si ce Dernier l'avait seulement conçu et gardé pour lui faire connaître la misère. C'est Dieu qui nous a créés, et non pas nous-mêmes.

      Qu'il est triste de voir des individus être de véritables instruments d'iniquité, alors qu'ils pourraient être le temple du Saint Esprit ! Mais l'âme est la vie, elle représente l'homme, elle est le cadeau de Dieu. Si nous nous considérons nous-mêmes comme une œuvre accomplie, nous pouvons alors dire : « Dieu m'a conçu et me garde, je ne vis que par sa grâce ; Tu m'as conçu, fais-moi naître de nouveau ; je T'appartiens, sauve-moi » !

      14 Job n'a pas nié être un pécheur, ne méritant que la Souffrance ; il pensait toutefois que la justice qui lui avait été rendue était particulièrement rigoureuse. Sa tristesse, son incrédulité, et la dureté de son cœur vis-à-vis de Dieu, ne pouvaient qu'être attribuées à l'œuvre de Satan ; l'état de son âme, angoissée par ses épreuves extérieures et sa dépravation, ne pouvait qu'engendrer le mécontentement divin.

      Notre Créateur, devenu également en Christ, notre Rédempteur, ne détruira pas le travail de Ses mains, en la personne d'un humble croyant ; en Lui, Job sera régénéré pour tendre à la sainteté, de façon à jouir de la vie éternelle. Si l'angoisse sur terre peut nous faire souhaiter la tombe, en tant que refuge, quel sera alors l'état de ceux qui sont condamnés à l'obscurité des ténèbres, à jamais ? Que chaque pécheur recherche la délivrance de cet état redoutable, et que chaque croyant soit reconnaissant à Jésus, qui Seul peut délivrer de la colère divine à venir.

      Job 11

      1

      Zophar réprimande Job. (Job 11:1-6)
      Les perfections divines, Sa Toute Puissance. (Job 11:7-12)
      Zophar assure à Job des bénédictions, si ce dernier se repend. (Job 11:13-20)

      Zophar a attaqué Job avec une grande véhémence. Il a décrit le patriarche comme un homme qui aime s'entendre parler, qui ne va pas au bout des choses, et qui, par nature est hypocrite. Zophar désire que Dieu montre à Job que la punition reçue n'était pas à la mesure de ce qu'il méritait. Nous sommes souvent prêts, avec grande assurance, à appeler Dieu pour qu'Il agisse dans nos querelles, en pensant que s'Il s'exprimait directement, Il nous donnerait raison. Nous devons laisser tous les conflits sous le jugement de Dieu, nous serons alors certains qu'Il tranchera selon la vérité ; ceux qui ne sont pas sûrs d'avoir raison, doivent absolument faire appel au jugement divin.
      7 Zophar donne une bonne définition de la grandeur et de la gloire de Dieu, il décrit également la vanité et la folie de l'homme. Notez ici, ce qui est dit au sujet de ce dernier : Il est vraiment humilié. Dieu juge l'homme vain : alors qu'il pourrait être sage, il n'est qu'un âne sauvage, difficile à éduquer, indomptable. L'homme est une vaine créature. Ses propos sont souvent vides de sens. Il est cependant une créature fière et vaniteuse. Il voudrait lui-même être sage, alors qu'il ne se soumet pas aux lois de la sagesse. Il voudrait être sage, mais n'atteint en fait que des buts interdits ; comme ses premiers parents, il vise une sagesse différente de celle décrite dans la Parole, en perdant le bénéfice de l'arbre de vie pour acquérir celui de la connaissance. Est-ce qu'une telle créature pourrait tenir tête contre Dieu ?
      13 Zophar recommande instamment à Job de se repentir ; il l'encourage, malgré ses jugements sévères à son égard. Il a toujours pensé que la prospérité en ce monde n'était réservée qu'au juste, et que Job devait se considérer comme un hypocrite, à moins que sa richesse ne soit restaurée. Zophar invite donc à Job à tourner sa face purifiée vers le ciel : il lui recommande instamment de s'approcher du trône de la grâce, débarrassé de la terreur et de la stupéfaction exprimées dans le verset Job 9:34. Si l'Oint de l'Éternel nous regarde, nos visages, qui étaient jusque là tournés vers le bas, se relèveront alors ; ils étaient auparavant pollués par nos fautes, ils sont maintenant lavés par le sang de Christ et peuvent être levés, sans tache. Nous pouvons nous approcher de Dieu, dans la plénitude de la foi, purifiés d'une mauvaise conscience, Heb 10:22

      Job 12

      1

      Job réprimande ses amis. (Job 12:1-5)
      Il est fréquent que le méchant prospère. (Job 12:6-11)
      Job parle de la sagesse et de la puissance de Dieu. (Job 12:12-25)

      Job réprimande ses amis, au sujet de la haute opinion qu'ils avaient de leur propre sagesse, comparée à la sienne. Nous avons tendance à ne retenir que les réprimandes et les reproches des critiques dont nous sommes l'objet, si l'on reçoit, en plus, des conseils et des avertissements ; c'est une erreur ; ce texte en est un exemple.

      Job a discerné le véritable motif de la conduite de ses amis : ils ont dédaigné le patriarche alors qu'il était tombé dans une pauvreté totale.

      C'est une démarche typique du monde : quand l'homme juste et droit passe sous l'ombre d'un nuage, il est souvent méprisé par les autres.

      6 Job en appelle aux faits. Les voleurs les plus audacieux, les oppresseurs et les impies, prospèrent souvent. Cette prospérité n'est pas due à la fortune ou la chance ; le Seigneur dirige toutes ces choses. À Ses yeux, la prospérité de ce monde a bien peu de valeur : il a de bien meilleures choses réservées pour Ses enfants. Job est convaincu que Dieu est le Maître absolu dans l'octroi des avantages donnés à toutes Ses créatures. Le patriarche réclame à ses amis la liberté de pouvoir examiner leurs propos ; il désire les juger avec équité.
      12 Nous trouvons ici un beau discours de Job, relatif à la Sagesse, à la Puissance et à la Souveraineté de Dieu : c'est Lui qui dirige toutes les affaires des hommes, selon Sa volonté, à laquelle nul ne peut s'opposer. Il serait bien que les hommes sages et bons de ce monde, différents des autres sur de nombreux points, voient combien il serait profitable, pour leur honneur, leur réconfort et leur bonté envers les autres, d'adhérer davantage aux grands principes de la Parole, auxquels ils consentent indirectement. Dans ce texte, nous ne trouvons aucune plainte, aucun avertissement. Job donne beaucoup d'exemples de la puissante administration des hommes par Dieu, qui outrepasse tous leurs conseils, et surmonte toutes leurs oppositions. Possédant toute Force et Sagesse, Dieu sait utiliser chaque personne, même celle qui peut paraître sotte et mauvaise ; il y a tellement peu de sagesse et d'honnêteté en ce monde, que depuis longtemps, tout ne serait que ruine et confusion, sans l'intervention de Dieu.

      Ces vérités importantes ont été citées pour convaincre les amis du patriarche, que leurs critiques étaient sans fondement, essayant de les justifier devant le Seigneur, pour affliger Job ; si les voies du Seigneur sont impénétrables, Ses jugements sont équitables. Remarquez les belles illustrations mentionnées dans la Parole de Dieu, confirmant Sa Souveraineté et Sa Sagesse : le fait le plus grand et le plus important est que le Seigneur Jésus ait été crucifié par la méchanceté des juifs ; mais qui, à part le Seigneur, aurait pu soupçonner que cet événement deviendrait en fait le salut du monde ?

      Job 13

      1

      Job réprimande ses amis. (Job 13:1-12)
      Il professe sa confiance en Dieu. (Job 13:13-22)
      Job prie, pour que Dieu lui révèle ses péchés. (Job 13:23-28)

      Job, en toute sincérité, atteste devant Dieu qu'il n'aurait pas dû être blâmé de la sorte par ses amis. Les contestateurs sont souvent tentés de se vanter et d'abaisser leurs propres frères plus qu'il ne faudrait. Quand nous sommes abattus ou affligés, remplis d'une certaine colère, sous la pression de la tentation ou le poids de l'affliction, nous devrions nous adresser au Médecin de nos âmes, Celui qui ne rejette personne, qui ne prescrit jamais de mauvais traitements et qui guérit toujours la maladie. Nous pouvons Lui parler à tous moments. Pour traiter les cœurs brisés et les consciences meurtries, les créatures séparées de Christ sont dépourvues de tout médecin. Job, dans ses propos, est manifestement très fâché contre ses amis. Ces derniers ont avancé quelques vérités qui ont pu effectivement concerner Job ; un cœur qui ne s'est pas humilié devant Dieu, ne reçoit jamais facilement les réprimandes des hommes.
      13 Job décide de se plier sous la culpabilité reconnue par sa conscience et relative à son manque de droiture. Il s'est entièrement confié en Dieu, pour sa justification et son salut, les deux grandes choses que nous pouvons espérer grâce à Christ. Le rétablissement présent n'intéressait pas Job outre mesure, par contre il avait une ferme espérance en son salut éternel ; Dieu était non seulement son Sauveur, capable de le rendre heureux, mais surtout son Salut, dans la perspective d'être conduit par lui dans la félicité. Le patriarche savait qu'il n'était pas hypocrite, il en a donc conclu qu'il ne devrait pas être rejeté par Dieu. Nous devrions toujours avoir de bonnes relations avec Dieu, comme avec un Ami, même s'Il semble être contre nous comme un Ennemi. Nous devons avoir l'assurance que tout concoure à notre bien, même lorsque tout semble se dresser contre nous. Nous devons nous soumettre à Dieu, bien que parfois, nous ne puissions pas trouver immédiatement en Lui le réconfort que l'on recherche. Dans la vallée de l'ombre de la mort, nous pouvons trouver en Lui le véritable réconfort ; nous devons Lui faire confiance, même s'Il nous meurtrit dans l'épreuve.
      23 Job prie pour que ses péchés lui soient révélés. Un homme véritablement repentant est toujours disposé à connaître son plus mauvais côté ; nous devrions d'ailleurs désirer savoir quelles sont nos transgressions, afin de pouvoir les confesser, et nous garder de toute rechute à l'avenir. Job se plaint, avec une certaine tristesse, du traitement sévère que Dieu lui inflige. Le temps n'ôte pas la culpabilité du péché. Quand Dieu nous annonce des jugements acerbes, Son but est de nous remettre à l'esprit nos péchés oubliés, de nous amener ainsi à nous en repentir et à nous en éloigner. Que les jeunes prennent garde à ne pas céder au péché. En ce monde, ils peuvent succomber à des péchés de jeunesse, pour ensuite supporter des mois de douleur à cause de quelques moments de plaisir. Leur sagesse consiste à se souvenir de leur Créateur au temps de leur adolescence, afin qu'ils soient assurés d'une conscience paisible, véritable consolation lorsque leurs forces déclineront. Job se plaint également que ses erreurs du temps présent soient strictement notées. On peut dire que Dieu ne nous traite pas selon nos mérites : tels étaient les propos de Job, relatifs à ses perspectives mélancoliques. Si Dieu marque nos étapes et examine scrupuleusement nos cheminements, s'Il nous juge, nos corps et nos âmes auront la sensation d'être sous la coupe de Sa juste rétribution. Ce sera aussi, le terrible cas des incroyants, en dépit du salut engendré, accordé, et révélé en Christ.
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