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La Bible Chronologique - Jour 63

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 63

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Versets relatifs

    • Nombres 21

      1 Le roi d'Arad, Cananéen, qui habitait le midi, apprit qu'Israël venait par le chemin d'Atharim. Il combattit Israël, et emmena des prisonniers.
      2 Alors Israël fit un voeu à l'Éternel, et dit : Si tu livres ce peuple entre mes mains, je dévouerai ses villes par interdit.
      3 L'Éternel entendit la voix d'Israël, et livra les Cananéens. On les dévoua par interdit, eux et leurs villes ; et l'on nomma ce lieu Horma.
      4 Ils partirent de la montagne de Hor par le chemin de la mer Rouge, pour contourner le pays d'Édom. Le peuple s'impatienta en route,
      5 et parla contre Dieu et contre Moïse : Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d'Égypte, pour que nous mourions dans le désert ? car il n'y a point de pain, et il n'y a point d'eau, et notre âme est dégoûtée de cette misérable nourriture.
      6 Alors l'Éternel envoya contre le peuple des serpents brûlants ; ils mordirent le peuple, et il mourut beaucoup de gens en Israël.
      7 Le peuple vint à Moïse, et dit : Nous avons péché, car nous avons parlé contre l'Éternel et contre toi. Prie l'Éternel, afin qu'il éloigne de nous ces serpents. Moïse pria pour le peuple.
      8 L'Éternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche ; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie.
      9 Moïse fit un serpent d'airain, et le plaça sur une perche ; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d'airain, conservait la vie.
      10 Les enfants d'Israël partirent, et ils campèrent à Oboth.
      11 Ils partirent d'Oboth et ils campèrent à Ijjé Abarim, dans le désert qui est vis-à-vis de Moab, vers le soleil levant.
      12 De là ils partirent, et ils campèrent dans la vallée de Zéred.
      13 De là ils partirent, et ils campèrent de l'autre côté de l'Arnon, qui coule dans le désert en sortant du territoire des Amoréens ; car l'Arnon est la frontière de Moab, entre Moab et les Amoréens.
      14 C'est pourquoi il est dit dans le livre des Guerres de l'Éternel :... Vaheb en Supha, et les torrents de l'Arnon,
      15 et le cours des torrents, qui s'étend du côté d'Ar et touche à la frontière de Moab.
      16 De là ils allèrent à Beer. C'est ce Beer, où l'Éternel dit à Moïse : Rassemble le peuple, et je leur donnerai de l'eau.
      17 Alors Israël chanta ce cantique : Monte, puits ! Chantez en son honneur !
      18 Puits, que des princes ont creusé, Que les grands du peuple ont creusé, Avec le sceptre, avec leurs bâtons !
      19 Du désert ils allèrent à Matthana ; de Matthana, à Nahaliel ; de Nahaliel, à Bamoth ;
      20 de Bamoth, à la vallée qui est dans le territoire de Moab, au sommet du Pisga, en regard du désert.
      21 Israël envoya des messagers à Sihon, roi des Amoréens, pour lui dire :
      22 Laisse-moi passer par ton pays ; nous n'entrerons ni dans les champs, ni dans les vignes, et nous ne boirons pas l'eau des puits ; nous suivrons la route royale, jusqu'à ce que nous ayons franchi ton territoire.
      23 Sihon n'accorda point à Israël le passage sur son territoire ; il rassembla tout son peuple, et sortit à la rencontre d'Israël, dans le désert ; il vint à Jahats, et combattit Israël.
      24 Israël le frappa du tranchant de l'épée et s'empara de son pays depuis l'Arnon jusqu'au Jabbok, jusqu'à la frontière des enfants d'Ammon ; car la frontière des enfants d'Ammon était fortifiée.
      25 Israël prit toutes les villes, et s'établit dans toutes les villes des Amoréens, à Hesbon et dans toutes les villes de son ressort.
      26 Car Hesbon était la ville de Sihon, roi des Amoréens ; il avait fait la guerre au précédent roi de Moab, et lui avait enlevé tout son pays jusqu'à l'Arnon.
      27 C'est pourquoi les poètes disent : Venez à Hesbon ! Que la ville de Sihon soit rebâtie et fortifiée !
      28 Car il est sorti un feu de Hesbon, Une flamme de la ville de Sihon ; Elle a dévoré Ar Moab, Les habitants des hauteurs de l'Arnon.
      29 Malheur à toi, Moab ! Tu es perdu, peuple de Kemosch ! Il a fait de ses fils des fuyards, Et il a livré ses filles captives A Sihon, roi des Amoréens.
      30 Nous avons lancé sur eux nos traits : De Hesbon à Dibon tout est détruit ; Nous avons étendu nos ravages jusqu'à Nophach, Jusqu'à Médeba.
      31 Israël s'établit dans le pays des Amoréens.
      32 Moïse envoya reconnaître Jaezer ; et ils prirent les villes de son ressort, et chassèrent les Amoréens qui y étaient.
      33 Ils changèrent ensuite de direction, et montèrent par le chemin de Basan. Og, roi de Basan, sortit à leur rencontre, avec tout son peuple, pour les combattre à Édréi.
      34 L'Éternel dit à Moïse : Ne le crains point ; car je le livre entre tes mains, lui et tout son peuple, et son pays ; tu le traiteras comme tu as traité Sihon, roi des Amoréens, qui habitait à Hesbon.
      35 Et ils le battirent, lui et ses fils, et tout son peuple, sans en laisser échapper un seul, et ils s'emparèrent de son pays.

      Nombres 22

      1 Les enfants d'Israël partirent, et ils campèrent dans les plaines de Moab, au delà du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho.
      2 Balak, fils de Tsippor, vit tout ce qu'Israël avait fait aux Amoréens.
      3 Et Moab fut très effrayé en face d'un peuple aussi nombreux, il fut saisi de terreur en face des enfants d'Israël.
      4 Moab dit aux anciens de Madian : Cette multitude va dévorer tout ce qui nous entoure, comme le boeuf broute la verdure des champs. Balak, fils de Tsippor, était alors roi de Moab.
      5 Il envoya des messagers auprès de Balaam, fils de Beor, à Pethor sur le fleuve, dans le pays des fils de son peuple, afin de l'appeler et de lui dire : Voici, un peuple est sorti d'Égypte, il couvre la surface de la terre, et il habite vis-à-vis de moi.
      6 Viens, je te prie, maudis-moi ce peuple, car il est plus puissant que moi ; peut-être ainsi pourrai-je le battre et le chasserai-je du pays, car je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis est maudit.
      7 Les anciens de Moab et les anciens de Madian partirent, ayant avec eux des présents pour le devin. Ils arrivèrent auprès de Balaam, et lui rapportèrent les paroles de Balak.
      8 Balaam leur dit : Passez ici la nuit, et je vous donnerai réponse, d'après ce que l'Éternel me dira. Et les chefs de Moab restèrent chez Balaam.
      9 Dieu vint à Balaam, et dit : Qui sont ces hommes que tu as chez toi ?
      10 Balaam répondit à Dieu : Balak, fils de Tsippor, roi de Moab, les a envoyés pour me dire :
      11 Voici, un peuple est sorti d'Égypte, et il couvre la surface de la terre ; viens donc, maudis-le ; peut-être ainsi pourrai-je le combattre, et le chasserai-je.
      12 Dieu dit à Balaam : Tu n'iras point avec eux ; tu ne maudiras point ce peuple, car il est béni.
      13 Balaam se leva le matin, et il dit aux chefs de Balak : Allez dans votre pays, car l'Éternel refuse de me laisser aller avec vous.
      14 Et les princes de Moab se levèrent, retournèrent auprès de Balak, et dirent : Balaam a refusé de venir avec nous.
      15 Balak envoya de nouveau des chefs en plus grand nombre et plus considérés que les précédents.
      16 Ils arrivèrent auprès de Balaam, et lui dirent : Ainsi parle Balak, fils de Tsippor : Que l'on ne t'empêche donc pas de venir vers moi ;
      17 car je te rendrai beaucoup d'honneurs, et je ferai tout ce que tu me diras ; viens, je te prie, maudis-moi ce peuple.
      18 Balaam répondit et dit aux serviteurs de Balak : Quand Balak me donnerait sa maison pleine d'argent et d'or, je ne pourrais faire aucune chose, ni petite ni grande, contre l'ordre de l'Éternel, mon Dieu.
      19 Maintenant, je vous prie, restez ici cette nuit, et je saurai ce que l'Éternel me dira encore.
      20 Dieu vint à Balaam pendant la nuit, et lui dit : Puisque ces hommes sont venus pour t'appeler, lève-toi, va avec eux ; mais tu feras ce que je te dirai.
      21 Balaam se leva le matin, sella son ânesse, et partit avec les chefs de Moab.
      22 La colère de Dieu s'enflamma, parce qu'il était parti ; et l'ange de l'Éternel se plaça sur le chemin, pour lui résister. Balaam était monté sur son ânesse, et ses deux serviteurs étaient avec lui.
      23 L'ânesse vit l'ange de l'Éternel qui se tenait sur le chemin, son épée nue dans la main ; elle se détourna du chemin et alla dans les champs. Balaam frappa l'ânesse pour la ramener dans le chemin.
      24 L'ange de l'Éternel se plaça dans un sentier entre les vignes ; il y avait un mur de chaque côté.
      25 L'ânesse vit l'ange de l'Éternel ; elle se serra contre le mur, et pressa le pied de Balaam contre le mur. Balaam la frappa de nouveau.
      26 L'ange de l'Éternel passa plus loin, et se plaça dans un lieu où il n'y avait point d'espace pour se détourner à droite ou à gauche.
      27 L'ânesse vit l'ange de l'Éternel, et elle s'abattit sous Balaam. La colère de Balaam s'enflamma, et il frappa l'ânesse avec un bâton.
      28 L'Éternel ouvrit la bouche de l'ânesse, et elle dit à Balaam : Que t'ai je fait, pour que tu m'aies frappée déjà trois fois ?
      29 Balaam répondit à l'ânesse : C'est parce que tu t'es moquée de moi ; si j'avais une épée dans la main, je te tuerais à l'instant.
      30 L'ânesse dit à Balaam : Ne suis-je pas ton ânesse, que tu as de tout temps montée jusqu'à ce jour ? Ai-je l'habitude de te faire ainsi ? Et il répondit : Non.
      31 L'Éternel ouvrit les yeux de Balaam, et Balaam vit l'ange de l'Éternel qui se tenait sur le chemin, son épée nue dans la main ; et il s'inclina, et se prosterna sur son visage.
      32 L'ange de l'Éternel lui dit : Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois ? Voici, je suis sorti pour te résister, car c'est un chemin de perdition qui est devant moi.
      33 L'ânesse m'a vu, et elle s'est détournée devant moi déjà trois fois ; si elle ne fût pas détournée de moi, je t'aurais même tué, et je lui aurais laissé la vie.
      34 Balaam dit à l'ange de l'Éternel : J'ai péché, car je ne savais pas que tu te fusses placé au-devant de moi sur le chemin ; et maintenant, si tu me désapprouves, je m'en retournerai.
      35 L'ange de l'Éternel dit à Balaam : Va avec ces hommes ; mais tu ne feras que répéter les paroles que je te dirai. Et Balaam alla avec les chefs de Balak.
      36 Balak apprit que Balaam arrivait, et il sortit à sa rencontre jusqu'à la ville de Moab qui est sur la limite de l'Arnon, à l'extrême frontière.
      37 Balak dit à Balaam : N'ai-je pas envoyé auprès de toi pour t'appeler ? Pourquoi n'es-tu pas venu vers moi ? Ne puis-je donc pas te traiter avec honneur ?
      38 Balaam dit à Balak : Voici, je suis venu vers toi ; maintenant, me sera-t-il permis de dire quoi que ce soit ? Je dirai les paroles que Dieu mettra dans ma bouche.
      39 Balaam alla avec Balak, et ils arrivèrent à Kirjath Hutsoth.
      40 Balak sacrifia des boeufs et des brebis, et il en envoya à Balaam et aux chefs qui étaient avec lui.
      41 Le matin, Balak prit Balaam, et le fit monter à Bamoth Baal, d'où Balaam vit une partie du peuple.
    • Nombres 21

      1 Le roi d’Arad, un Cananéen habitant le sud du pays, apprit que les Israélites arrivaient par le chemin d’Atarim ; il les attaqua et fit parmi eux quelques prisonniers.
      2 Alors les Israélites promirent ceci au Seigneur : « Si tu livres ce peuple en notre pouvoir, nous détruirons complètement ses villes. »
      3 Le Seigneur accepta la promesse des Israélites et leur livra ces Cananéens. Les Israélites les exterminèrent, détruisirent leurs villes et appelèrent cette région Horma, ce qui signifie “la Ruine”.
      4 Les Israélites quittèrent la montagne de Hor et prirent la direction de la mer des Roseaux afin de contourner le pays d’Édom. Mais, en cours de route, le peuple perdit patience.
      5 Les gens se mirent à critiquer Dieu et Moïse : « Pourquoi nous avez-vous fait quitter l’Égypte ? disaient-ils. Pour nous faire mourir dans le désert ? Il n’y a ici ni pain ni eau, et nous sommes dégoûtés de la manne, cette nourriture de misère ! »
      6 Alors le Seigneur envoya contre eux des serpents venimeux ; ils mordirent un grand nombre d’Israélites qui en moururent.
      7 Le reste du peuple se rendit auprès de Moïse pour lui dire : « Nous avons péché en vous critiquant, le Seigneur et toi ! Supplie donc le Seigneur d’éloigner ces serpents de nous. » Moïse se mit à prier le Seigneur en faveur du peuple.
      8 Le Seigneur lui répondit : « Façonne un serpent de métal et fixe-le sur une perche. Quiconque aura été mordu et le regardera aura la vie sauve. »
      9 Moïse façonna donc un serpent de bronze et le fixa sur une perche. Dès lors, toute personne qui avait été mordue par un serpent et regardait le serpent de bronze avait la vie sauve.
      10 Les Israélites se mirent en route et se rendirent à Oboth.
      11 L’étape suivante les conduisit d’Oboth à Yé-Abarim, dans le désert situé à l’est de Moab.
      12 Celle d’après les conduisit au bord du torrent de Zéred.
      13 La quatrième étape les conduisit au-delà de l’Arnon, la rivière qui prend naissance chez les Amorites et traverse une région désertique avant de servir de frontière entre le pays de Moab et celui des Amorites.
      14 Il en est question dans le Livre des guerres du Seigneur, là où l’on parle de : « ... Vaheb en Soufa, avec ses affluents, l’Arnon
      15 avec ses affluents, dont la rive située du côté d’Ar constitue la frontière de Moab... »
      16 L’étape suivante les conduisit au lieu dit “Le Puits”, où le Seigneur donna cet ordre à Moïse : « Rassemble le peuple pour que je puisse lui donner de l’eau. »
      17 C’est alors que les Israélites chantèrent le chant que voici : « Que l’eau jaillisse du puits, sous les acclamations !
      18 Les chefs l’ont creusé, les nobles l’ont foré, avec leurs bâtons de commandement et leurs sceptres ! » Du désert, les étapes suivantes les conduisirent à Mattana,
      19 puis à Nahaliel, puis à Bamoth,
      20 et enfin dans la vallée qui traverse le pays de Moab, en direction de la crête du mont Pisga d’où l’on domine le désert.
      21 Les Israélites envoyèrent des messagers dire à Sihon, roi des Amorites :
      22 « Nous désirons traverser ton pays. Nous ne nous écarterons pas du chemin pour passer dans les champs cultivés ou dans les vignes, nous ne boirons pas l’eau des puits ; nous suivrons la grand-route jusqu’à ce que nous ayons traversé tout ton territoire. »
      23 Cependant Sihon ne voulut pas les laisser passer ; il rassembla toute son armée, vint à la rencontre des Israélites jusqu’à Yahas, dans le désert, et les attaqua.
      24 Les Israélites le battirent et occupèrent tout son pays, entre l’Arnon au sud, le Yabboc au nord et la frontière fortifiée des Ammonites à l’est.
      25 Ils s’emparèrent de toutes les villes des Amorites, y compris Hèchebon et les villages voisins, et ils s’y installèrent.
      26 Hèchebon était la capitale de Sihon, roi des Amorites, depuis qu’il avait fait la guerre au précédent roi de Moab et lui avait pris toute la région s’étendant jusqu’à l’Arnon.
      27 Les poètes en ont parlé ainsi : « Essayez de reconstruire Hèchebon, venez rebâtir la ville de Sihon !
      28 Un feu a jailli de Hèchebon, de la cité de Sihon s’est échappée une flamme ; elle a dévoré Ar au pays de Moab et les seigneurs des hauteurs de l’Arnon.
      29 Quel malheur pour toi, Moab ! Vous voilà perdus, adorateurs de Kemoch ! Les hommes qui ont survécu, les femmes, tous ont été livrés prisonniers à Sihon, roi des Amorites.
      30 Mais nous avons lancé nos flèches sur les Amorites. Maintenant Hèchebon est détruite, et tout le pays dévasté jusqu’à Dibon. Nous avons tout ravagé, tandis que le feu se répandait jusqu’à Mèdeba. »
      31 C’est ainsi que les Israélites s’établirent dans le pays des Amorites.
      32 Moïse envoya des espions explorer la ville de Yazer ; puis les Israélites s’emparèrent des villages voisins, et ils en délogèrent les Amorites.
      33 Ensuite ils changèrent de direction et prirent la route du Bachan. Aussitôt Og, roi du Bachan, et toute son armée vinrent à la rencontre des Israélites pour les combattre, à Édréi.
      34 Le Seigneur dit à Moïse : « N’aie pas peur de lui ! Je vais le livrer en ton pouvoir, avec toute son armée et tout son pays. Tu le traiteras comme tu as traité Sihon, le roi des Amorites, qui résidait à Hèchebon. »
      35 Les Israélites battirent Og, ses fils et toute son armée, sans laisser le moindre survivant, et ils occupèrent son pays.

      Nombres 22

      1 Une nouvelle étape conduisit les Israélites dans les plaines de Moab, sur la rive orientale du Jourdain, en face de Jéricho.
      2 Balac, fils de Sippor, qui était roi de Moab à cette époque, apprit comment les Israélites avaient traité les Amorites. Le roi et tout son peuple se mirent à trembler de terreur à l’idée que les Israélites arrivaient en si grand nombre. Alors les Moabites dirent aux notables madianites : « Cette multitude est sur le point de tout ravager autour de nous, comme des bœufs qui broutent toute l’herbe d’un pré. »
      5 Le roi envoya une délégation à Balaam, fils de Béor, qui habitait Petor sur l’Euphrate, dans le pays des Ammavites. Il lui adressait ce message : « Il y a ici un peuple venu d’Égypte, qui couvre toute la surface du pays. Il s’est installé non loin de chez moi.
      6 Viens donc à mon aide, je t’en prie, et maudis-le, car il est plus puissant que mon propre peuple. Si tu acceptes, je pourrai peut-être le vaincre et le chasser de la région. Je sais en effet que les bénédictions et les malédictions que tu prononces sont efficaces. »
      7 Les messagers, des notables moabites et madianites, emportèrent de quoi payer le devin Balaam et se rendirent chez lui. Ils lui transmirent la requête de Balac.
      8 Balaam leur dit : « Passez la nuit ici. Demain je vous donnerai la réponse que le Seigneur m’aura communiquée. » Les chefs de Moab demeurèrent donc chez Balaam.
      9 Alors Dieu vint demander à Balaam : « Qui sont ces gens que tu as reçus chez toi ? »
      10 Balaam lui répondit : « Balac, fils de Sippor et roi de Moab, a envoyé ces hommes me dire :
      11 “Le peuple qui a quitté l’Égypte couvre toute la surface du pays. Viens donc à mon aide, je te prie, et maudis-le. Si tu acceptes, je pourrai peut-être le combattre et le chasser.” » –
      12 « Tu n’iras pas avec eux ! lui dit Dieu. Tu ne maudiras pas ce peuple, car je l’ai béni. »
      13 Le lendemain, dès qu’il fut debout, Balaam dit aux notables envoyés par Balac : « Retournez dans votre pays. Le Seigneur m’interdit de partir avec vous. »
      14 Les notables moabites revinrent dire à Balac que Balaam avait refusé de les accompagner.
      15 Balac envoya une nouvelle délégation, composée de chefs plus nombreux et plus importants que la première fois.
      16 Ils allèrent transmettre à Balaam cette requête de Balac : « Moi, Balac, fils de Sippor, je t’en supplie, ne refuse pas de venir chez moi.
      17 Je te comblerai d’honneurs, je ferai tout ce que tu me demanderas ! Viens donc à mon aide et maudis ce peuple. »
      18 Mais Balaam répondit aux envoyés de Balac : « Même si Balac me donnait tout l’argent et l’or dont son palais est plein, je ne pourrais en rien désobéir aux ordres du Seigneur mon Dieu.
      19 Pourtant, restez ici cette nuit, vous aussi, et je saurai ce que le Seigneur veut encore me communiquer. »
      20 Durant la nuit, Dieu vint dire à Balaam : « Si ces hommes sont venus t’inviter à les accompagner, pars avec eux. Cependant tu devras faire uniquement ce que je t’indiquerai. »
      21 Au matin, Balaam sella son ânesse et partit avec les chefs moabites.
      22 Le départ de Balaam provoqua la colère de Dieu. Tandis que Balaam cheminait, monté sur son ânesse et accompagné de deux serviteurs, l’ange du Seigneur alla se placer sur la route pour lui barrer le passage.
      23 L’ânesse vit l’ange debout au milieu de la route, tenant à la main son épée dégainée ; elle s’en écarta et passa à travers champs. Balaam la battit pour la ramener sur le chemin.
      24 L’ange alla se poster plus loin dans un chemin encaissé, qui traversait des vignes entre deux murs.
      25 L’ânesse le vit, elle se serra contre le mur et y meurtrit le pied de Balaam. Celui-ci se remit à la battre.
      26 Une fois encore l’ange les devança ; il se posta dans un endroit si resserré qu’il n’y avait moyen de passer ni à sa droite ni à sa gauche.
      27 Lorsque l’ânesse le vit, elle se coucha sous son maître. Balaam se mit en colère et la roua de coups de bâton.
      28 Alors le Seigneur donna à l’ânesse la possibilité de parler, et elle dit à Balaam : « Que t’ai-je fait, pour que tu me battes à trois reprises ? » –
      29 « Tu t’es moquée de moi ! lui répondit-il. Si j’avais une épée sur moi, je t’aurais déjà tuée ! » –
      30 « Pourtant je suis ton ânesse, celle que tu as toujours montée ! reprit-elle. Ai-je l’habitude de me comporter ainsi avec toi ? » – « Non ! » reconnut-il.
      31 A cet instant, le Seigneur ouvrit les yeux de Balaam, et celui-ci aperçut l’ange debout au milieu de la route, tenant à la main son épée dégainée. Aussitôt il se jeta le visage contre terre.
      32 L’ange lui demanda : « Pourquoi as-tu battu ton ânesse à trois reprises ? Je suis venu pour te barrer le passage, car je pense que ce voyage te mène à ta perte.
      33 L’ânesse m’a vu, et à trois reprises elle s’est écartée de moi. Si elle ne l’avait pas fait, je t’aurais tué, mais elle, je l’aurais laissée en vie. »
      34 Balaam dit à l’ange : « J’ai commis une faute ! J’ignorais que tu te tenais devant moi sur la route. Mais maintenant, si ce voyage te déplaît, je suis prêt à rentrer chez moi. » –
      35 « Non ! répondit l’ange. Accompagne ces gens. Mais tu prononceras uniquement les paroles que je t’indiquerai. » Alors Balaam continua la route avec les envoyés de Balac.
      36 Lorsque Balac apprit que Balaam arrivait, il alla à sa rencontre jusqu’à Ar en Moab, qui se trouve tout près de la frontière du pays, sur le cours de l’Arnon.
      37 Balac lui demanda : « Pourquoi n’as-tu pas accepté de venir la première fois que j’ai envoyé une délégation pour t’inviter ? Pensais-tu que je ne pourrais pas te combler d’honneurs ? » –
      38 « Eh bien, me voici ! répondit Balaam. Mais que pourrais-je dire ? Je suis autorisé à prononcer uniquement les messages que Dieu placera dans ma bouche. »
      39 Balaam partit avec Balac et ils se rendirent à Quiriath-Houssoth.
      40 Balac offrit des bœufs et des moutons en sacrifices et en remit des parts à Balaam et aux chefs qui l’accompagnaient.
      41 Le lendemain matin, Balac monta avec Balaam à Bamoth-Baal, d’où l’on voyait une partie du peuple d’Israël.
    • Nombres 21

      1

      Les Cananéens d'Arad sont livrés entre les mains d'Israël. (Nombres 21:1-3)
      Le peuple murmure, il est harcelé par les serpents venimeux ; Les Israélites se repentent, ils sont guéris par le biais du serpent d'airain. (Nombres 21:4-9)
      Les Israélites continuent leur voyage. (Nombres 21:10-20)
      Sihon et Og sont vaincus, leurs terres sont prises par Israël. (Nombres 21:21-35)

      Avant que le peuple n'ait contourné le pays d'Édom, il fut attaqué dans le désert, par le roi d'Arad, venant du sud de Canaan. Des Israélites furent faits prisonniers. Cela leur montra qu'ils devaient se confier davantage en l'Éternel !
      4 Les enfants d'Israël étaient fatigués, ils devaient en effet contourner, dans leur marche, le pays d'Édom. Ils exprimaient leur mécontentement au sujet de ce que Dieu avait fait à leur égard et commençaient à ne plus être confiants en l'avenir que ce Dernier leur avait promis. Tout les rebutait, même la manne.

      Ne dédaignons pas l'enseignement de la Parole de Dieu, sachons bien en mesurer toute la valeur. Cette Parole est le « pain de vie », un pain substantiel, Elle nourrit ceux, qui par la foi, la lisent assidûment ; la Parole mène vers la vie éternelle, certains la nomment : le « pain de lumière ».

      Nous voyons dans ce texte, le jugement que Dieu apporta contre les Israélites qui murmurèrent. Il leur envoya des serpents brûlants, dont les piqûres ou les morsures étaient mortelles. Le fait que ces serpents soient brûlants, montrait bien aux enfants d'Israël la réalité de leur péché ; le peuple se soumit, face à cette punition. L'Éternel répondit alors d'une manière merveilleuse. Les Juifs étaient bien conscients que ce n'était pas le serpent d'airain qui les guérissait des morsures brûlantes : mais en le regardant, ils tournaient en fait leur regard vers Dieu, le Seul qui soit capable de les sauver.

      On retrouve dans ce récit une image de l'évangile. Notre Sauveur a déclaré, dans Jean 3:14,15 : « et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle ».

      Comparez ce fléau à ceux que nous subissons de nos jours : le péché mord comme un serpent, il pique comme une vipère. Dans les deux cas, le remède est le même : les Hébreux regardaient vers le serpent d'airain et ils vivaient ; en ce qui nous concerne, si nous croyons, nous de périrons pas. C'est par la foi que nous tournons le regard vers Jésus, Heb 12:2. Celui donc qui agit de la sorte est parfaitement guéri, qu'il se trouve dans un cas désespéré, ou qu'il ait des problèmes de vue, même s'il est loin de tout !

      Le Seigneur peut nous soulager des détresses et des dangers qui nous assaillent, ce qu'aucun homme ne serait jamais capable de faire ! Remarquez à quel point le venin du « Serpent ancien » est mortel : il enflamme les passions humaines, poussant les âmes à commettre le péché, dont la conséquence finale n'est que la destruction ; il en était de même pour les enfants d'Israël, qui étaient parfaitement conscients du danger qui les menaçait : les morsures de ces serpents brûlants étaient vraiment douloureuses et ne menaient elles aussi qu'à la mort ! Personne ne peut nous empêcher de regarder vers Christ, ou de nous tourner vers Son évangile. La grandeur de notre Sauveur crucifié est telle, qu'aucune chose ici-bas ne peut La surpasser ; tournons-nous sans tarder vers le Seigneur, en toute sérénité et simplicité, et crions-Lui : « sauve-nous, nous périssons » !

      Personne ne peut être indifférent à la gratuité du salut de Christ, quand on voit quel prix Il a dû payer pour nous !

      10 Nous pouvons voir dans ce texte les enfants d'Israël, qui dans leur périple, continuent vers la plaine de Moab, d'où ils pourront finalement passer en Jordanie, puis en Canaan. La fin de leur pèlerinage était proche. « Ils allèrent de l'avant ». Il serait bon que nous fassions de même : plus nous chercherons à nous « rapprocher des cieux », plus nous serons actifs pour le Seigneur.

      Les merveilleux succès que Dieu fit remporter au peuple, sont ici relatés : les actions successives sur les rivières d'Arnon, Vaheb et Supha, ainsi que d'autres lieux de victoire. À chaque étape de notre vie, ou plutôt à chaque pas, nous devrions noter ce que Dieu a fait pour nous ; ce qu'Il fit lors d'un moment particulier, ou en un endroit précis devrait être gardé à l'esprit. Dieu bénit Son peuple en lui fournissant de l'eau.

      Quand nous serons aux cieux, nous n'aurons plus besoin d'être en quête de l'eau vive. Nous la recevrons alors directement, avec joie et reconnaissance, étant ainsi au bénéfice de la douceur de la miséricorde divine. Nous pourrons puiser aux fontaines du salut, Esa 12:3.

      Christ est une image du serpent d'airain, dressé pour nous Sauver ; il en est ainsi de l'Esprit, qui nous a été donné pour notre bien et par qui des fontaines d'eaux vives s'écouleront, Jean 7:38,39. Ces fontaines abreuvent-elles nos âmes ? Dans l'affirmative, nous devrions demeurer en paix, tout en rendant gloire à Dieu. Ce Dernier a promis de donner de l'eau aux enfants d'Israël, mais Moïse dut frapper le rocher.

      On pourrait penser au premier abord, que les faveurs divines peuvent être obtenues par nos propres forces ; en fait, toute puissance ne peut venir que de Dieu en Personne !

      21 Les habitants de Sihon sortirent en force contre Israël ; ils allèrent au-delà de leur frontière, sans toutefois provoquer les Hébreux, mais en fait, ils coururent à leur perte.

      Les ennemis de l'église périssent souvent en suivant leur propre intuition. Og, roi de Basan, au lieu de rester prudent, après avoir vu la défaite de ses voisins contre Israël, fit la guerre à ce dernier, ce qui provoqua sa perte, en quelque sorte.

      Les impies font tout leur possible pour se mettre à l'abri des jugements divins, eux et leur famille ; mais en fait, toutes ces précautions sont vaines quand le jour arrive, où Dieu décide de les faire tomber.

      L'Éternel fit gagner Israël, alors que Moïse était encore parmi le peuple ; le patriarche a pu en effet ainsi voir, avant de mourir, toutes les œuvres merveilleuses de Dieu, sans toutefois assister à la fin du périple d'Israël. Ce texte ne mentionne qu'une bataille gagnée, mais ce n'était que le début de grands évènements !

      Nous devons être prêts, face aux conflits que nos ennemis pourraient nous faire subir par surprise. Ne faisons aucun pacte avec les puissances des ténèbres, ne traitons pas avec elles ; nous ne connaîtrions dans ce cas aucun répit ! Plaçons plutôt notre confiance en Dieu, obéissons à Ses commandements, nous serons alors plus que vainqueurs sur tous nos adversaires !

      Nombres 22

      1

      La crainte de Balak envers Israël, Il envoie Balaam. (Nombres 22:1-14)
      Balaam vient vers Balak. (Nombres 22:15-21)
      L'opposition de Balaam. (Nombres 22:22-35)
      Balaam et Balak se joignent. (Nombres 22:36-41)

      Le roi de Moab conçut un plan destiné à maudire Israël ; il voulait en fait dresser Dieu contre le peuple hébreu, alors que jusqu'à présent, l'Éternel avait combattu pour lui ! Le roi de Moab avait une notion complètement fausse de la sainteté divine : il voulait trouver des prophètes qui puissent prier pour sa bénédiction et celle de ses troupes et pour l'anéantissement d'Israël. Personne n'avait une aussi grande réputation que Balaam ; en conséquence, Balak voulait le rencontrer, avec les honneurs dus à sa réputation. On ne sait pas si l'Éternel avait déjà averti Balaam, à ce sujet. Bien qu'il soit probable que oui, on constate qu'il y eut la nuit suivante, dialogue entre Dieu et ce devin. De plus, nous connaissons plusieurs faits prouvant que cet homme avait une vie relativement dissolue, étant en fait, un ennemi de Dieu et de Son peuple. La malédiction ne vient pas sans cause, même si les hommes tendent à le nier. Pour que les pourparlers évoluent en leur faveur, les hommes de Balak prirent avec eux, des présents pour le devin, mais Dieu recommanda bien à ce dernier de ne rien faire contre Israël. Balaam n'avait en fait aucun préjugé contre les Hébreux ; bien qu'il eut pu répondre immédiatement aux envoyés de Balak, Balaam ne voulait pas maudire un peuple béni de Dieu ; il laissa donc passer la nuit pour réfléchir sur ce qu'il devait faire.

      Quand nous sommes en pleine conversation sur des sujets tendancieux, nous sommes vraiment en danger de succomber. Balaam n'a pas donné aux messagers de Balak, la véritable réponse que Dieu lui avait prescrite.

      Ceux qui minimisent les restrictions divines, sont sous l'emprise de Satan ; ils enfreignent les lois de l'Éternel, en allant délibérément contre Sa volonté. Les messagers de Balak n'ont pas rapporté à leur maître la véritable réponse que Balaam leur avait donnée.

      Beaucoup de personnes manquent à leurs devoirs quand on les flatte, cela les empêche de discerner leurs manquements, voire leurs folies.

      15 Une deuxième délégation fut envoyée à Balaam. Il serait souhaitable que nous soyons aussi énergiques que ces hommes pour venir à bout des tâches dignes d'intérêt, même si ces dernières peuvent nous paraître parfois peu utiles. Balak utilisa les « grands moyens », non seulement pour attiser la convoitise de Balaam, mais aussi pour satisfaire son orgueil et ses ambitions. Ce genre de conduite montre bien à quel point nous devons demander à Dieu de nous débarrasser de ces sortes de désirs, qui parfois nous animent. De tels actes ne sont dictés que par Satan : ils ne font aucune concession à la souffrance et aux coûts, n'épargnant aucune peine, en vue de satisfaire la convoitise ou la malveillance. Devons-nous alors accomplir ce qui est juste et vertueux, à contrecœur ? Dieu nous l'interdit !

      Les convictions de Balaam le poussaient à observer les commandements divins, ce qui était une excellente réaction ! Beaucoup de personnes disent connaître Dieu, mais en réalité, ne Lui appartiennent pas vraiment. Ces paroles ne jugent personne, seul Dieu connaît les cœurs.

      Les présents qui corrompirent Balaam, l'incitèrent à contrecarrer l'ordre de l'Éternel. Au début on peut croire qu'il refusait de suivre la délégation de Balak, c'est-à-dire de fuir la tentation, mais en fait il n'éprouvait aucune répugnance à ce sujet. Il mourait d'envie d'accepter l'offre, tout en espérant que Dieu le laisserait partir. Il connaissait toutefois la volonté de l'Éternel à ce sujet : céder au péché ne peut venir que de la corruption du cœur.

      L'Éternel abandonna Balaam à ses convoitises. Dieu ne répond pas toujours favorablement aux prières de Ses enfants bien aimés, et parfois, Il accorde même aux impies, dans Sa colère, ce que ceux-ci désirent.

      22 Ne pensons pas que Dieu approuve parfois l'iniquité ou qu'Il tolère la conduite de l'homme pécheur, lorsque dans certaines circonstances, par Sa Providence, Il laisse ce dernier commettre une faute. Les saints anges s'opposent au péché et sont parfois employés pour nous empêcher de chuter, même si nous ne discernons pas tout le danger qui nous guette.

      Dans ce texte, l'ange s'opposait à Balaam, et ce dernier le considérait d'ailleurs comme un adversaire ; ceux qui entravent notre cheminement vers le péché sont en fait nos meilleurs amis, et nous devrions les considérer en tant que tels. Balaam constata le mécontentement divin par l'intermédiaire de l'âne.

      Il est fréquent de voir ceux qui ont le cœur méchant, réagir avec violence devant les difficultés que la Providence place en travers de leur chemin. L'Éternel ouvrit la bouche de l'ânesse. Ce fut là un grand miracle, que Dieu accomplit par Sa toute Puissance. Celui qui a permis à l'homme de s'exprimer par la parole, fit que cet animal puisse le faire aussi. Cette ânesse se plaignit de la cruauté de Balaam. Dieu, dans Sa droiture, ne permet pas que l'on abuse des êtres les plus faibles ou les plus vulnérables ; si ces derniers tentent de s'exprimer en vain pour se défendre, Dieu « prend alors la parole » en leur faveur.

      Les yeux de Balaam finirent par s'ouvrir. Dieu dispose de nombreux moyens pour attendrir le cœur le plus endurci. Quand nos yeux sont « ouverts », nous sommes alors capables de discerner les dangers qui jonchent le chemin du péché, et quelle est alors la meilleure voie à prendre. Balaam sembla s'adoucir. Il s'écria : « J'ai péché » ; le texte ne nous dit pas s'il se rendit compte de la dureté de son cœur. Il fut en fait heureux de voir qu'il ne pouvait cheminer plus loin, bien qu'il n'ait pas encore de solution pour résoudre son problème avec Balak. Beaucoup de personnes abandonnent leur péché par le simple fait qu'elles ne sont plus concernées par ce dernier.

      L'ange déclara à Balaam qu'il ne devait pas chercher à maudire Israël mais au contraire, le bénir : ce retour en arrière, malgré la confusion de Balaam, était en fait destiné finalement à glorifier Dieu.

      36 Balak n'avait aucune raison de se plaindre, bien qu'il eut préféré que Balaam vienne plus tôt. Ce dernier annonça à Balak qu'il voulait disposer d'une certaine liberté dans ses actes. Balaam parlait en donnant l'impression d'être vexé ; il était en fait autant désireux de plaire à Balak qu'il prétendait l'être envers Dieu.

      Remarquez à quel point nous devons faire chaque jour cette Prière : « notre Père qui es aux cieux, ne nous induis pas en tentation ». Soyons jaloux de voir à quel point les hommes, loin de la connaissance divine, peuvent bénéficier à leur tour, de la grâce de Dieu, toute proche !

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