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La Bible Chronologique - Jour 63

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 63

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Versets relatifs

    • Nombres 21

      1 Le roi d'Arad, un Cananéen qui habitait le sud, apprit qu'Israël venait par la route d'Atharim. Il combattit Israël et emmena des prisonniers.
      2 Alors Israël fit ce vœu à l'Eternel : « Si tu livres ce peuple entre mes mains, je vouerai ses villes à la destruction. »
      3 L'Eternel exauça Israël et lui livra les Cananéens. On les voua à la destruction, ainsi que leurs villes, et l'on appela cet endroit Horma.
      4 Ils partirent du mont Hor par le chemin de la mer des Roseaux pour contourner le pays d'Edom. Le peuple s'impatienta en route
      5 et parla contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avez-vous fait quitter l'Egypte, si c’est pour que nous mourions dans le désert ? En effet, il n'y a ni pain, ni eau, et nous sommes dégoûtés de cette misérable nourriture. »
      6 Alors l'Eternel envoya des serpents venimeux contre le peuple. Ils mordirent le peuple et beaucoup d’Israélites moururent.
      7 Le peuple vint trouver Moïse et dit : « Nous avons péché, car nous avons parlé contre l'Eternel et contre toi. Prie l'Eternel afin qu'il éloigne ces serpents de nous. » Moïse pria pour le peuple,
      8 et l'Eternel lui dit : « Fais-toi un serpent venimeux et place-le sur une perche. Toute personne mordue qui le regardera aura la vie sauve. »
      9 Moïse fit un serpent en bronze et le plaça sur une perche. Toute personne qui avait été mordue par un serpent et regardait le serpent en bronze avait la vie sauve.
      10 Les Israélites partirent et campèrent à Oboth.
      11 Ils partirent d'Oboth et campèrent à Ijjé-Abarim, dans le désert qui se trouve vis-à-vis de Moab, du côté du soleil levant.
      12 Partis de là, ils campèrent dans la vallée de Zéred.
      13 Partis de là, ils campèrent de l'autre côté de l'Arnon, rivière qui coule dans le désert en sortant du territoire des Amoréens. En effet, l'Arnon forme la frontière de Moab, entre Moab et les Amoréens.
      14 C'est pourquoi il est parlé, dans le livre des Guerres de l'Eternel, de Vaheb en Supha et ses torrents, de l'Arnon
      15 et le cours de ses torrents, qui s'étend du côté d'Ar et touche la frontière de Moab.
      16 De là ils allèrent à Beer. C'est à ce puits que l'Eternel dit à Moïse : « Rassemble le peuple, que je leur donne de l'eau. »
      17 Alors Israël chanta ce cantique : « Monte, puits ! Chantez en son honneur !
      18 Puits que des princes ont creusé, que les grands du peuple ont creusé avec le sceptre, avec leurs bâtons ! »
      19 Du désert ils allèrent à Matthana, de Matthana à Nahaliel, de Nahaliel à Bamoth,
      20 de Bamoth à la vallée qui se trouve dans le territoire de Moab, vers le sommet du Pisga, d’où l’on domine le désert.
      21 Israël envoya des messagers à Sihon, le roi des Amoréens, pour lui dire :
      22 « Laisse-moi passer par ton pays. Nous n'entrerons ni dans les champs ni dans les vignes, et nous ne boirons pas l'eau des puits. Nous suivrons la route royale jusqu'à ce que nous ayons franchi ton territoire. »
      23 Sihon n'accorda pas à Israël l’autorisation de passer sur son territoire. Il rassembla tout son peuple et sortit à la rencontre d'Israël dans le désert. Il vint combattre Israël à Jahats.
      24 Israël le frappa du tranchant de l'épée et s'empara de son pays depuis la rivière de l'Arnon jusqu'au torrent du Jabbok, jusqu'à la frontière avec les Ammonites. En effet, la frontière des Ammonites était fortifiée.
      25 Israël prit toutes les villes et s'établit dans toutes les villes des Amoréens, à Hesbon et dans toutes les villes qui en dépendaient.
      26 Hesbon était la capitale de Sihon, le roi des Amoréens. Il avait fait la guerre au précédent roi de Moab et s’était emparé de tout son pays jusqu'à l'Arnon.
      27 C'est pourquoi les poètes disent : « Venez à Hesbon ! Que la ville de Sihon soit reconstruite et fortifiée !
      28 Oui, *un feu est sorti de Hesbon, une flamme est sortie de la ville de Sihon. Elle a dévoré Ar-Moab, les habitants des hauteurs de l'Arnon.
      29 Malheur à toi, Moab ! Tu es perdu, peuple de Kemosh ! Il a fait de ses fils des fuyards et il a livré ses filles comme prisonnières à Sihon, le roi des Amoréens.
      30 Nous avons lancé nos flèches contre eux : de Hesbon à Dibon, tout est détruit. Nous avons étendu nos dévastations jusqu'à Nophach, jusqu'à Médeba. »
      31 Israël s'établit dans le pays des Amoréens.
      32 Moïse fit faire une reconnaissance à Jaezer, et ils prirent les villes qui en dépendaient et chassèrent les Amoréens qui s’y trouvaient.
      33 Ils changèrent ensuite de direction et montèrent par la route du Basan. Og, le roi du Basan, sortit à leur rencontre avec tout son peuple pour les combattre à Edréï.
      34 L'Eternel dit à Moïse : « N’aie pas peur de lui, car je le livre entre tes mains ainsi que tout son peuple et son pays. Tu le traiteras comme tu as traité Sihon, le roi des Amoréens qui habitait à Hesbon. »
      35 Ils le battirent, lui, ses fils et tout son peuple, sans laisser un seul survivant, et ils s'emparèrent de son pays.

      Nombres 22

      1 Les Israélites partirent et campèrent dans les plaines de Moab, de l’autre côté du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho.
      2 Balak, fils de Tsippor, vit tout ce qu'Israël avait fait aux Amoréens,
      3 et Moab fut très effrayé en face d'un peuple aussi nombreux, il fut saisi de terreur en face des Israélites.
      4 Moab dit aux anciens de Madian : « Cette foule va dévorer tout ce qui nous entoure, comme le bœuf broute l’herbe des champs. » Balak, fils de Tsippor, était alors roi de Moab.
      5 Il envoya des messagers trouver Balaam, fils de Beor, à Pethor sur l’Euphrate, dans le pays de ses compatriotes, afin de l'appeler et de lui dire : « Un peuple est sorti d'Egypte. Il couvre la surface du pays et il s’est installé vis-à-vis de moi.
      6 Viens donc maudire ce peuple pour moi, car il est plus puissant que moi. Peut-être ainsi pourrai-je le battre et le chasser du pays car, je le sais, celui que tu bénis est béni et celui que tu maudis est maudit. »
      7 Les anciens de Moab et ceux de Madian partirent avec des cadeaux pour le devin. Ils arrivèrent chez Balaam et lui rapportèrent les paroles de Balak.
      8 Balaam leur dit : « Passez la nuit ici et je vous donnerai réponse d'après ce que l'Eternel me dira. » Les chefs de Moab restèrent donc chez Balaam.
      9 Dieu vint trouver Balaam et dit : « Qui sont ces hommes que tu as chez toi ? »
      10 Balaam répondit à Dieu : « Balak, fils de Tsippor, le roi de Moab, les a envoyés me dire :
      11 ‘Un peuple est sorti d'Egypte. Il couvre la surface du pays. Viens donc le maudire. Peut-être ainsi pourrai-je le combattre et le chasser.’ »
      12 Dieu dit à Balaam : « Tu ne les accompagneras pas, tu ne maudiras pas ce peuple, car il est béni. »
      13 Balaam se leva le lendemain matin et dit aux chefs de Balak : « Partez dans votre pays, car l'Eternel refuse de me laisser vous accompagner. »
      14 Les chefs moabites se levèrent, retournèrent auprès de Balak et dirent : « Balaam a refusé de venir avec nous. »
      15 Balak envoya de nouveau des chefs. Ils étaient plus nombreux et plus considérés que les précédents.
      16 Arrivés chez Balaam, ils lui annoncèrent : « Voici ce que dit Balak, fils de Tsippor : ‘Ne te laisse donc pas empêcher de venir vers moi,
      17 car je te rendrai beaucoup d'honneurs et je ferai tout ce que tu me diras. Viens donc maudire ce peuple pour moi.’ »
      18 Balaam répondit aux serviteurs de Balak : « Même si Balak me donnait sa maison pleine d'argent et d'or, je ne pourrais absolument rien faire qui enfreigne l'ordre de l'Eternel, mon Dieu.
      19 Mais maintenant, restez donc ici cette nuit et je saurai ce que l'Eternel me dira encore. »
      20 Dieu vint trouver Balaam pendant la nuit et lui dit : « Puisque ces hommes sont venus pour t'appeler, lève-toi, accompagne-les. Mais tu feras ce que je te dirai. »
      21 Balaam se leva le lendemain matin, sella son ânesse et partit avec les chefs moabites.
      22 La colère de Dieu s'enflamma parce qu'il était parti. Alors l'ange de l'Eternel se plaça sur le chemin pour lui résister. Balaam était monté sur son ânesse et ses deux serviteurs étaient avec lui.
      23 L'ânesse vit l'ange de l'Eternel qui se tenait sur le chemin, son épée dégainée à la main. Elle s’écarta du chemin et partit dans les champs. Balaam frappa l'ânesse pour la ramener dans le chemin.
      24 L'ange de l'Eternel se posta sur un sentier entre les vignes, bordé d’un mur de chaque côté.
      25 L'ânesse vit l'ange de l'Eternel. Elle se serra contre le mur et pressa ainsi le pied de Balaam contre le mur. Balaam la frappa de nouveau.
      26 L'ange de l'Eternel passa plus loin et se posta à un endroit où il n'y avait aucun espace pour s’écarter à droite ou à gauche.
      27 L'ânesse vit l'ange de l'Eternel et elle s’affaissa sous Balaam. La colère de Balaam s'enflamma et il frappa l'ânesse avec un bâton.
      28 L'Eternel fit parler l'ânesse et elle dit à Balaam : « Que t'ai-je fait pour que tu m'aies frappée déjà trois fois ? »
      29 Balaam répondit à l'ânesse : « C'est parce que tu t'es moquée de moi. Si j'avais une épée dans la main, je te tuerais sur-le-champ. »
      30 L'ânesse dit à Balaam : « Ne suis-je pas ton ânesse, que tu as montée depuis toujours jusqu'à aujourd’hui ? Ai-je l'habitude d’agir ainsi envers toi ? » « Non », répondit-il.
      31 L'Eternel ouvrit les yeux de Balaam et Balaam vit l'ange de l'Eternel qui se tenait sur le chemin, son épée dégainée à la main. Il s'inclina alors et se prosterna, le visage contre terre.
      32 L'ange de l'Eternel lui dit : « Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois ? Je suis sorti pour te résister, car tu empruntes une voie dangereuse à mes yeux.
      33 L'ânesse m'a vu et s'est écartée déjà trois fois devant moi. Si elle ne s'était pas écartée de moi, je t'aurais même tué en lui laissant la vie. »
      34 Balaam dit à l'ange de l'Eternel : « J'ai péché, car je ne savais pas que tu t'étais placé devant moi sur le chemin. Mais maintenant, si tu me désapprouves, je retournerai chez moi. »
      35 L'ange de l'Eternel dit à Balaam : « Accompagne ces hommes, mais tu te contenteras de répéter les paroles que je te dirai. » Et Balaam accompagna les chefs de Balak.
      36 Balak apprit que Balaam arrivait et il sortit à sa rencontre jusqu'à la ville de Moab qui se trouve sur la limite de l'Arnon, à l'extrême frontière.
      37 Balak dit à Balaam : « N'ai-je pas envoyé des messagers chez toi pour t'appeler ? Pourquoi n'es-tu pas venu vers moi ? Ne puis-je donc pas te traiter avec honneur ? »
      38 Balaam dit à Balak : « Voici, je suis venu vers toi. Maintenant, me sera-t-il permis de parler librement ? Je dirai les paroles que Dieu mettra dans ma bouche. »
      39 Balaam accompagna Balak et ils arrivèrent à Kirjath-Hutsoth.
      40 Balak sacrifia des bœufs et des brebis, et il en fit remettre à Balaam et aux chefs qui l’accompagnaient.
      41 Le lendemain matin, Balak prit Balaam et le fit monter à Bamoth-Baal, d'où Balaam put voir une partie du peuple d’Israël.
    • Nombres 21

      1

      Les Cananéens d'Arad sont livrés entre les mains d'Israël. (Nombres 21:1-3)
      Le peuple murmure, il est harcelé par les serpents venimeux ; Les Israélites se repentent, ils sont guéris par le biais du serpent d'airain. (Nombres 21:4-9)
      Les Israélites continuent leur voyage. (Nombres 21:10-20)
      Sihon et Og sont vaincus, leurs terres sont prises par Israël. (Nombres 21:21-35)

      Avant que le peuple n'ait contourné le pays d'Édom, il fut attaqué dans le désert, par le roi d'Arad, venant du sud de Canaan. Des Israélites furent faits prisonniers. Cela leur montra qu'ils devaient se confier davantage en l'Éternel !
      4 Les enfants d'Israël étaient fatigués, ils devaient en effet contourner, dans leur marche, le pays d'Édom. Ils exprimaient leur mécontentement au sujet de ce que Dieu avait fait à leur égard et commençaient à ne plus être confiants en l'avenir que ce Dernier leur avait promis. Tout les rebutait, même la manne.

      Ne dédaignons pas l'enseignement de la Parole de Dieu, sachons bien en mesurer toute la valeur. Cette Parole est le « pain de vie », un pain substantiel, Elle nourrit ceux, qui par la foi, la lisent assidûment ; la Parole mène vers la vie éternelle, certains la nomment : le « pain de lumière ».

      Nous voyons dans ce texte, le jugement que Dieu apporta contre les Israélites qui murmurèrent. Il leur envoya des serpents brûlants, dont les piqûres ou les morsures étaient mortelles. Le fait que ces serpents soient brûlants, montrait bien aux enfants d'Israël la réalité de leur péché ; le peuple se soumit, face à cette punition. L'Éternel répondit alors d'une manière merveilleuse. Les Juifs étaient bien conscients que ce n'était pas le serpent d'airain qui les guérissait des morsures brûlantes : mais en le regardant, ils tournaient en fait leur regard vers Dieu, le Seul qui soit capable de les sauver.

      On retrouve dans ce récit une image de l'évangile. Notre Sauveur a déclaré, dans Jean 3:14,15 : « et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle ».

      Comparez ce fléau à ceux que nous subissons de nos jours : le péché mord comme un serpent, il pique comme une vipère. Dans les deux cas, le remède est le même : les Hébreux regardaient vers le serpent d'airain et ils vivaient ; en ce qui nous concerne, si nous croyons, nous de périrons pas. C'est par la foi que nous tournons le regard vers Jésus, Heb 12:2. Celui donc qui agit de la sorte est parfaitement guéri, qu'il se trouve dans un cas désespéré, ou qu'il ait des problèmes de vue, même s'il est loin de tout !

      Le Seigneur peut nous soulager des détresses et des dangers qui nous assaillent, ce qu'aucun homme ne serait jamais capable de faire ! Remarquez à quel point le venin du « Serpent ancien » est mortel : il enflamme les passions humaines, poussant les âmes à commettre le péché, dont la conséquence finale n'est que la destruction ; il en était de même pour les enfants d'Israël, qui étaient parfaitement conscients du danger qui les menaçait : les morsures de ces serpents brûlants étaient vraiment douloureuses et ne menaient elles aussi qu'à la mort ! Personne ne peut nous empêcher de regarder vers Christ, ou de nous tourner vers Son évangile. La grandeur de notre Sauveur crucifié est telle, qu'aucune chose ici-bas ne peut La surpasser ; tournons-nous sans tarder vers le Seigneur, en toute sérénité et simplicité, et crions-Lui : « sauve-nous, nous périssons » !

      Personne ne peut être indifférent à la gratuité du salut de Christ, quand on voit quel prix Il a dû payer pour nous !

      10 Nous pouvons voir dans ce texte les enfants d'Israël, qui dans leur périple, continuent vers la plaine de Moab, d'où ils pourront finalement passer en Jordanie, puis en Canaan. La fin de leur pèlerinage était proche. « Ils allèrent de l'avant ». Il serait bon que nous fassions de même : plus nous chercherons à nous « rapprocher des cieux », plus nous serons actifs pour le Seigneur.

      Les merveilleux succès que Dieu fit remporter au peuple, sont ici relatés : les actions successives sur les rivières d'Arnon, Vaheb et Supha, ainsi que d'autres lieux de victoire. À chaque étape de notre vie, ou plutôt à chaque pas, nous devrions noter ce que Dieu a fait pour nous ; ce qu'Il fit lors d'un moment particulier, ou en un endroit précis devrait être gardé à l'esprit. Dieu bénit Son peuple en lui fournissant de l'eau.

      Quand nous serons aux cieux, nous n'aurons plus besoin d'être en quête de l'eau vive. Nous la recevrons alors directement, avec joie et reconnaissance, étant ainsi au bénéfice de la douceur de la miséricorde divine. Nous pourrons puiser aux fontaines du salut, Esa 12:3.

      Christ est une image du serpent d'airain, dressé pour nous Sauver ; il en est ainsi de l'Esprit, qui nous a été donné pour notre bien et par qui des fontaines d'eaux vives s'écouleront, Jean 7:38,39. Ces fontaines abreuvent-elles nos âmes ? Dans l'affirmative, nous devrions demeurer en paix, tout en rendant gloire à Dieu. Ce Dernier a promis de donner de l'eau aux enfants d'Israël, mais Moïse dut frapper le rocher.

      On pourrait penser au premier abord, que les faveurs divines peuvent être obtenues par nos propres forces ; en fait, toute puissance ne peut venir que de Dieu en Personne !

      21 Les habitants de Sihon sortirent en force contre Israël ; ils allèrent au-delà de leur frontière, sans toutefois provoquer les Hébreux, mais en fait, ils coururent à leur perte.

      Les ennemis de l'église périssent souvent en suivant leur propre intuition. Og, roi de Basan, au lieu de rester prudent, après avoir vu la défaite de ses voisins contre Israël, fit la guerre à ce dernier, ce qui provoqua sa perte, en quelque sorte.

      Les impies font tout leur possible pour se mettre à l'abri des jugements divins, eux et leur famille ; mais en fait, toutes ces précautions sont vaines quand le jour arrive, où Dieu décide de les faire tomber.

      L'Éternel fit gagner Israël, alors que Moïse était encore parmi le peuple ; le patriarche a pu en effet ainsi voir, avant de mourir, toutes les œuvres merveilleuses de Dieu, sans toutefois assister à la fin du périple d'Israël. Ce texte ne mentionne qu'une bataille gagnée, mais ce n'était que le début de grands évènements !

      Nous devons être prêts, face aux conflits que nos ennemis pourraient nous faire subir par surprise. Ne faisons aucun pacte avec les puissances des ténèbres, ne traitons pas avec elles ; nous ne connaîtrions dans ce cas aucun répit ! Plaçons plutôt notre confiance en Dieu, obéissons à Ses commandements, nous serons alors plus que vainqueurs sur tous nos adversaires !

      Nombres 22

      1

      La crainte de Balak envers Israël, Il envoie Balaam. (Nombres 22:1-14)
      Balaam vient vers Balak. (Nombres 22:15-21)
      L'opposition de Balaam. (Nombres 22:22-35)
      Balaam et Balak se joignent. (Nombres 22:36-41)

      Le roi de Moab conçut un plan destiné à maudire Israël ; il voulait en fait dresser Dieu contre le peuple hébreu, alors que jusqu'à présent, l'Éternel avait combattu pour lui ! Le roi de Moab avait une notion complètement fausse de la sainteté divine : il voulait trouver des prophètes qui puissent prier pour sa bénédiction et celle de ses troupes et pour l'anéantissement d'Israël. Personne n'avait une aussi grande réputation que Balaam ; en conséquence, Balak voulait le rencontrer, avec les honneurs dus à sa réputation. On ne sait pas si l'Éternel avait déjà averti Balaam, à ce sujet. Bien qu'il soit probable que oui, on constate qu'il y eut la nuit suivante, dialogue entre Dieu et ce devin. De plus, nous connaissons plusieurs faits prouvant que cet homme avait une vie relativement dissolue, étant en fait, un ennemi de Dieu et de Son peuple. La malédiction ne vient pas sans cause, même si les hommes tendent à le nier. Pour que les pourparlers évoluent en leur faveur, les hommes de Balak prirent avec eux, des présents pour le devin, mais Dieu recommanda bien à ce dernier de ne rien faire contre Israël. Balaam n'avait en fait aucun préjugé contre les Hébreux ; bien qu'il eut pu répondre immédiatement aux envoyés de Balak, Balaam ne voulait pas maudire un peuple béni de Dieu ; il laissa donc passer la nuit pour réfléchir sur ce qu'il devait faire.

      Quand nous sommes en pleine conversation sur des sujets tendancieux, nous sommes vraiment en danger de succomber. Balaam n'a pas donné aux messagers de Balak, la véritable réponse que Dieu lui avait prescrite.

      Ceux qui minimisent les restrictions divines, sont sous l'emprise de Satan ; ils enfreignent les lois de l'Éternel, en allant délibérément contre Sa volonté. Les messagers de Balak n'ont pas rapporté à leur maître la véritable réponse que Balaam leur avait donnée.

      Beaucoup de personnes manquent à leurs devoirs quand on les flatte, cela les empêche de discerner leurs manquements, voire leurs folies.

      15 Une deuxième délégation fut envoyée à Balaam. Il serait souhaitable que nous soyons aussi énergiques que ces hommes pour venir à bout des tâches dignes d'intérêt, même si ces dernières peuvent nous paraître parfois peu utiles. Balak utilisa les « grands moyens », non seulement pour attiser la convoitise de Balaam, mais aussi pour satisfaire son orgueil et ses ambitions. Ce genre de conduite montre bien à quel point nous devons demander à Dieu de nous débarrasser de ces sortes de désirs, qui parfois nous animent. De tels actes ne sont dictés que par Satan : ils ne font aucune concession à la souffrance et aux coûts, n'épargnant aucune peine, en vue de satisfaire la convoitise ou la malveillance. Devons-nous alors accomplir ce qui est juste et vertueux, à contrecœur ? Dieu nous l'interdit !

      Les convictions de Balaam le poussaient à observer les commandements divins, ce qui était une excellente réaction ! Beaucoup de personnes disent connaître Dieu, mais en réalité, ne Lui appartiennent pas vraiment. Ces paroles ne jugent personne, seul Dieu connaît les cœurs.

      Les présents qui corrompirent Balaam, l'incitèrent à contrecarrer l'ordre de l'Éternel. Au début on peut croire qu'il refusait de suivre la délégation de Balak, c'est-à-dire de fuir la tentation, mais en fait il n'éprouvait aucune répugnance à ce sujet. Il mourait d'envie d'accepter l'offre, tout en espérant que Dieu le laisserait partir. Il connaissait toutefois la volonté de l'Éternel à ce sujet : céder au péché ne peut venir que de la corruption du cœur.

      L'Éternel abandonna Balaam à ses convoitises. Dieu ne répond pas toujours favorablement aux prières de Ses enfants bien aimés, et parfois, Il accorde même aux impies, dans Sa colère, ce que ceux-ci désirent.

      22 Ne pensons pas que Dieu approuve parfois l'iniquité ou qu'Il tolère la conduite de l'homme pécheur, lorsque dans certaines circonstances, par Sa Providence, Il laisse ce dernier commettre une faute. Les saints anges s'opposent au péché et sont parfois employés pour nous empêcher de chuter, même si nous ne discernons pas tout le danger qui nous guette.

      Dans ce texte, l'ange s'opposait à Balaam, et ce dernier le considérait d'ailleurs comme un adversaire ; ceux qui entravent notre cheminement vers le péché sont en fait nos meilleurs amis, et nous devrions les considérer en tant que tels. Balaam constata le mécontentement divin par l'intermédiaire de l'âne.

      Il est fréquent de voir ceux qui ont le cœur méchant, réagir avec violence devant les difficultés que la Providence place en travers de leur chemin. L'Éternel ouvrit la bouche de l'ânesse. Ce fut là un grand miracle, que Dieu accomplit par Sa toute Puissance. Celui qui a permis à l'homme de s'exprimer par la parole, fit que cet animal puisse le faire aussi. Cette ânesse se plaignit de la cruauté de Balaam. Dieu, dans Sa droiture, ne permet pas que l'on abuse des êtres les plus faibles ou les plus vulnérables ; si ces derniers tentent de s'exprimer en vain pour se défendre, Dieu « prend alors la parole » en leur faveur.

      Les yeux de Balaam finirent par s'ouvrir. Dieu dispose de nombreux moyens pour attendrir le cœur le plus endurci. Quand nos yeux sont « ouverts », nous sommes alors capables de discerner les dangers qui jonchent le chemin du péché, et quelle est alors la meilleure voie à prendre. Balaam sembla s'adoucir. Il s'écria : « J'ai péché » ; le texte ne nous dit pas s'il se rendit compte de la dureté de son cœur. Il fut en fait heureux de voir qu'il ne pouvait cheminer plus loin, bien qu'il n'ait pas encore de solution pour résoudre son problème avec Balak. Beaucoup de personnes abandonnent leur péché par le simple fait qu'elles ne sont plus concernées par ce dernier.

      L'ange déclara à Balaam qu'il ne devait pas chercher à maudire Israël mais au contraire, le bénir : ce retour en arrière, malgré la confusion de Balaam, était en fait destiné finalement à glorifier Dieu.

      36 Balak n'avait aucune raison de se plaindre, bien qu'il eut préféré que Balaam vienne plus tôt. Ce dernier annonça à Balak qu'il voulait disposer d'une certaine liberté dans ses actes. Balaam parlait en donnant l'impression d'être vexé ; il était en fait autant désireux de plaire à Balak qu'il prétendait l'être envers Dieu.

      Remarquez à quel point nous devons faire chaque jour cette Prière : « notre Père qui es aux cieux, ne nous induis pas en tentation ». Soyons jaloux de voir à quel point les hommes, loin de la connaissance divine, peuvent bénéficier à leur tour, de la grâce de Dieu, toute proche !

    • Nombres 21

      1 Le roi cananéen d’Arad, qui habitait le Négueb, apprit qu’Israël venait par le chemin d’Atarim. Il combattit Israël et fit des captifs.
      2 Alors Israël fit un vœu à l’Éternel et dit : Si tu livres ce peuple entre mes mains, je vouerai ses villes à l’interdit.
      3 L’Éternel écouta la voix d’Israël et livra les Cananéens. On les voua à l’interdit, eux et leurs villes, et l’on nomma ce lieu Horma.
      4 Ils partirent de la montagne de Hor par le chemin de la mer des Joncs, pour contourner le pays d’Édom.
      5 Le peuple s’impatienta en route, parla contre Dieu et contre Moïse : Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Égypte, pour que nous mourions dans le désert ? car il n’y a point de pain et il n’y a point d’eau, et nous sommes dégoûtés de ce pain méprisable.
      6 Alors l’Éternel envoya contre le peuple les serpents brûlants ; ils mordirent le peuple, et il mourut beaucoup de gens en Israël.
      7 Le peuple se rendit auprès de Moïse et dit : Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Éternel et contre toi. Prie l’Éternel, afin qu’il éloigne de nous ces serpents. Moïse pria pour le peuple.
      8 L’Éternel dit à Moïse : Fais-toi un (serpent) brûlant et place-le sur une perche ; quiconque aura été mordu et le contemplera, conservera la vie.
      9 Moïse fit un serpent de bronze, et le plaça sur la perche ; et si quelqu’un avait été mordu par un serpent et regardait le serpent de bronze, il conservait la vie.
      10 Les Israélites partirent et campèrent à Oboth.
      11 Ils partirent d’Oboth et campèrent à Iyé-Abarim, dans le désert qui est vis-à-vis de Moab, vers le soleil levant.
      12 De là ils partirent et campèrent dans la vallée de Zéred.
      13 De là ils partirent et campèrent de l’autre côté de l’Arnon, qui coule dans le désert en sortant du territoire des Amoréens ; car l’Arnon est la frontière de Moab, entre Moab et les Amoréens.
      14 C’est pourquoi il est dit dans le livre des Guerres de l’Éternel : Waheb en Soupha, et les torrents, l’Arnon
      15 et le cours des torrents, qui s’étend du côté d’Ar et s’appuie sur la frontière de Moab.
      16 De là (ils allèrent) à Beér. C’est ce Beér, où l’Éternel dit à Moïse : Rassemble le peuple, et je leur donnerai de l’eau.
      17 Alors Israël chanta ce cantique : Monte, puits ! Entonnez un hymne en son honneur !
      18 Puits, que des princes ont foré, Que les notables du peuple ont creusé, Avec le sceptre, avec leurs cannes !
      19 Du désert (ils allèrent) à Mattana ; de Mattana, à Nahaliel ; de Nahaliel, à Bamoth ;
      20 de Bamoth, à la vallée qui est dans la campagne de Moab, au sommet du Pisga, et qui s’incline en face du désert.
      21 Israël envoya des messagers à Sihôn, roi des Amoréens, pour lui dire :
      22 Je voudrais passer par ton pays ; nous n’entrerons ni dans les champs, ni dans les vignes, et nous ne boirons pas l’eau des puits, nous suivrons la route royale, jusqu’à ce que nous ayons dépassé ton territoire.
      23 Sihôn n’accorda pas à Israël le passage sur son territoire ; Sihôn rassembla tout son peuple et sortit à la rencontre d’Israël, dans le désert ; il vint à Yahats et combattit Israël.
      24 Israël le frappa du tranchant de l’épée et prit possession de son pays depuis l’Arnon jusqu’au Yabboq, jusqu’à (la frontière des) Ammonites ; car la frontière des Ammonites était fortifiée.
      25 Israël prit toutes ces villes-là. Israël s’établit dans toutes les villes des Amoréens, à Hechbôn et dans toutes ses dépendances.
      26 Car Hechbôn était la ville de Sihôn, roi des Amoréens ; il avait fait la guerre au précédent roi de Moab et lui avait enlevé tout son pays jusqu’à l’Arnon.
      27 C’est pourquoi les poètes disent : Venez à Hechbôn ! Que la ville de Sihôn soit rebâtie et rétablie !
      28 Car il est sorti un feu de Hechbôn, Une flamme de la ville de Sihôn ; Elle a dévoré Ar-Moab, Les maîtres des hauteurs de l’Arnon.
      29 Malheur à toi, Moab ! Tu es perdu, peuple de Kemoch ! Il a fait de ses fils des fuyards Et il a livré ses filles à la captivité, à Sihôn, roi des Amoréens.
      30 Nous avons lancé sur eux (nos flèches) : Hechbôn est détruit jusqu’à Dibôn ; Nous avons semé la désolation jusqu’à Nophah, Qui touche à Médeba.
      31 Israël s’établit dans le pays des Amoréens.
      32 Moïse envoya reconnaître Yaezer, ils prirent ses dépendances et dépossédèrent les Amoréens qui s’y trouvaient.
      33 Ils changèrent ensuite de direction et montèrent par le chemin de Basan. Og, roi de Basan, sortit à leur rencontre avec tout son peuple, pour les combattre à Édréi.
      34 L’Éternel dit à Moïse : Ne le crains pas ; car je le livre entre tes mains, lui, tout son peuple et son pays ; tu le traiteras comme tu as traité Sihôn, roi des Amoréens, qui habitait à Hechbôn.
      35 Et ils le battirent, lui, ses fils et tout son peuple, sans en laisser échapper un seul, et ils prirent possession de son pays.

      Nombres 22

      1 Les Israélites partirent et campèrent dans les plaines de Moab, au-delà du Jourdain, (vis-à-vis) de Jéricho.
      2 Balaq, fils de Tsippor, vit tout ce qu’Israël avait fait aux Amoréens.
      3 Et Moab fut très effrayé en face d’un peuple aussi nombreux ; Moab fut horrifié en face des Israélites.
      4 Moab dit aux anciens de Madian : Cette assemblée va brouter tout ce qui nous entoure, comme le bœuf broute la verdure de la campagne. Balaq, fils de Tsippor, était roi de Moab en ce temps-là.
      5 Il envoya des messagers auprès de Balaam, fils de Beor, à Petor sur le fleuve, sa patrie, afin de l’appeler et de lui dire : Voici un peuple qui est sorti d’Égypte, qui couvre la surface de la terre et qui habite vis-à-vis de moi.
      6 Viens, je te prie, maudis-moi ce peuple, car il est plus puissant que moi : peut-être ainsi pourrai-je le battre et le chasserai-je du pays, car je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis sera maudit.
      7 Les anciens de Moab et les anciens de Madian s’en allèrent, en emportant des présents pour le devin. Ils arrivèrent auprès de Balaam et lui rapportèrent les paroles de Balaq.
      8 (Balaam) leur dit : Passez ici la nuit, et je vous donnerai réponse, d’après ce que l’Éternel me dira. Et les chefs de Moab restèrent chez Balaam.
      9 Dieu vint vers Balaam et dit : Qui sont ces hommes (que tu as) chez toi ?
      10 Balaam répondit à Dieu : Balaq, fils de Tsippor, roi de Moab, les a envoyés pour me dire :
      11 Voici un peuple qui est sorti d’Égypte et qui couvre la surface de la terre ; viens donc, voue-le pour moi à la malédiction ; peut-être ainsi pourrai-je le combattre et le chasserai-je.
      12 Dieu dit à Balaam : Tu n’iras pas avec eux ; tu ne maudiras pas ce peuple, car il est béni.
      13 Balaam se leva le matin et dit aux chefs de Balaq : Allez dans votre pays, car l’Éternel refuse de me laisser aller avec vous.
      14 Et les chefs de Moab se levèrent, revinrent auprès de Balaq et dirent : Balaam a refusé de venir avec nous.
      15 Balaq envoya de nouveau des chefs en plus grand nombre et plus considérés que les précédents.
      16 Ils arrivèrent auprès de Balaam et lui dirent : Ainsi parle Balaq, fils de Tsippor : Que l’on ne t’empêche donc pas de venir vers moi ;
      17 car je te rendrai beaucoup d’honneurs et je ferai tout ce que tu me diras ; viens, je te prie, voue-moi ce peuple à la malédiction.
      18 Balaam répondit et dit aux serviteurs de Balaq : Quand Balaq me donnerait plein sa maison d’argent et d’or, je ne pourrais rien faire de petit ni de grand, contre l’ordre de l’Éternel, mon Dieu.
      19 Maintenant, je vous prie, vous aussi restez ici cette nuit, et je saurai ce que l’Éternel me dira encore.
      20 Dieu vint à Balaam pendant la nuit et lui dit : Puisque ces hommes sont venus pour t’appeler, lève-toi, va avec eux ; mais tu exécuteras la parole que je te dirai.
      21 Balaam se leva le matin, sella son ânesse et partit avec les chefs de Moab.
      22 La colère de Dieu s’enflamma, parce qu’il était parti ; et un ange de l’Éternel se tint debout sur le chemin, pour s’opposer à lui. (Balaam) était monté sur son ânesse, et ses deux serviteurs étaient avec lui.
      23 L’ânesse vit l’ange de l’Éternel placé sur le chemin, son épée nue dans la main ; l’ânesse se détourna du chemin et alla dans les champs. Balaam frappa l’ânesse pour la ramener dans le chemin.
      24 L’ange de l’Éternel se tint dans un sentier entre les vignes ; il y avait une clôture d’un côté et une clôture de l’autre.
      25 L’ânesse vit l’ange de l’Éternel ; elle se serra contre le mur et pressa le pied de Balaam contre le mur. Balaam la frappa de nouveau.
      26 L’ange de l’Éternel passa plus loin et se tint dans un endroit resserré où il n’y avait point d’espace pour se détourner à droite ou à gauche.
      27 L’ânesse vit l’ange de l’Éternel et s’abattit sous Balaam. La colère de Balaam s’enflamma, et il frappa l’ânesse avec son bâton.
      28 L’Éternel ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Balaam : Que t’ai-je fait, pour que tu m’aies frappée déjà trois fois ?
      29 Balaam répondit à l’ânesse : C’est parce que tu m’as contrarié ; si j’avais une épée dans la main, je te tuerais à l’instant.
      30 L’ânesse dit à Balaam : Ne suis-je pas ton ânesse, que tu as de tout temps montée jusqu’à ce jour ? Ai-je l’habitude d’agir ainsi envers toi ? Et il répondit : Non.
      31 L’Éternel ouvrit les yeux de Balaam : il vit l’ange de l’Éternel placé sur le chemin, son épée nue dans la main ; il s’inclina et se prosterna face contre terre.
      32 L’ange de l’Éternel lui dit : Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois ? Voici que je suis sorti pour m’opposer à toi, car le chemin qui est en face mène au précipice.
      33 L’ânesse m’a vu et s’est détournée de moi déjà trois fois ; si elle ne s’était pas détournée de moi, je t’aurais même tué et je lui aurais laissé la vie.
      34 Balaam dit à l’ange de l’Éternel : J’ai péché, car je ne savais pas que tu t’étais placé au-devant de moi sur le chemin ; et maintenant, si (j’agis) mal à tes yeux, je m’en retournerai.
      35 L’ange de l’Éternel dit à Balaam : Va avec ces hommes ; cependant tu ne feras que répéter les paroles que je te dirai. Et Balaam s’en alla avec les princes de Balaq.
      36 Balaq apprit que Balaam était arrivé ; il sortit à sa rencontre jusqu’à la ville de Moab qui est sur la frontière de l’Arnon au point extrême de la frontière.
      37 Balaq dit à Balaam : N’ai-je pas envoyé auprès de toi (des gens) pour t’appeler ? Pourquoi n’es-tu pas venu vers moi ? Ne puis-je donc pas te traiter avec honneur ?
      38 Balaam dit à Balaq : Maintenant que je suis venu vers toi, pourrai-je dire quoi que ce soit ? Je dirai la parole que Dieu mettra dans ma bouche.
      39 Balaam alla avec Balaq, et ils arrivèrent à Qiryath-Houtsoth.
      40 Balaq sacrifia du gros et du menu bétail et il en envoya à Balaam et aux chefs qui étaient avec lui.
      41 Le matin, Balaq prit Balaam et le fit monter à Bamoth-Baal, d’où il vit une partie du peuple.
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