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La Bible Chronologique - Jour 7

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La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 7

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Versets relatifs

    • Job 14

      1 L'homme né de la femme ! Sa vie est courte, sans cesse agitée.
      2 Il naît, il est coupé comme une fleur ; Il fuit et disparaît comme une ombre.
      3 Et c'est sur lui que tu as l'oeil ouvert ! Et tu me fais aller en justice avec toi !
      4 Comment d'un être souillé sortira-t-il un homme pur ? Il n'en peut sortir aucun.
      5 Si ses jours sont fixés, si tu as compté ses mois, Si tu en as marqué le terme qu'il ne saurait franchir,
      6 Détourne de lui les regards, et donne-lui du relâche, Pour qu'il ait au moins la joie du mercenaire à la fin de sa journée.
      7 Un arbre a de l'espérance : Quand on le coupe, il repousse, Il produit encore des rejetons ;
      8 Quand sa racine a vieilli dans la terre, Quand son tronc meurt dans la poussière,
      9 Il reverdit à l'approche de l'eau, Il pousse des branches comme une jeune plante.
      10 Mais l'homme meurt, et il perd sa force ; L'homme expire, et où est-il ?
      11 Les eaux des lacs s'évanouissent, Les fleuves tarissent et se dessèchent ;
      12 Ainsi l'homme se couche et ne se relèvera plus, Il ne se réveillera pas tant que les cieux subsisteront, Il ne sortira pas de son sommeil.
      13 Oh ! si tu voulais me cacher dans le séjour des morts, M'y tenir à couvert jusqu'à ce que ta colère fût passée, Et me fixer un terme auquel tu te souviendras de moi !
      14 Si l'homme une fois mort pouvait revivre, J'aurais de l'espoir tout le temps de mes souffrances, Jusqu'à ce que mon état vînt à changer.
      15 Tu appellerais alors, et je te répondrais, Tu languirais après l'ouvrage de tes mains.
      16 Mais aujourd'hui tu comptes mes pas, Tu as l'oeil sur mes péchés ;
      17 Mes transgressions sont scellées en un faisceau, Et tu imagines des iniquités à ma charge.
      18 La montagne s'écroule et périt, Le rocher disparaît de sa place,
      19 La pierre est broyée par les eaux, Et la terre emportée par leur courant ; Ainsi tu détruis l'espérance de l'homme.
      20 Tu es sans cesse à l'assaillir, et il s'en va ; Tu le défigures, puis tu le renvoies.
      21 Que ses fils soient honorés, il n'en sait rien ; Qu'ils soient dans l'abaissement, il l'ignore.
      22 C'est pour lui seul qu'il éprouve de la douleur en son corps, C'est pour lui seul qu'il ressent de la tristesse en son âme.

      Job 15

      1 Éliphaz de Théman prit la parole et dit :
      2 Le sage répond-il par un vain savoir ? Se gonfle-t-il la poitrine du vent d'orient ?
      3 Est-ce par d'inutiles propos qu'il se défend ? Est-ce par des discours qui ne servent à rien ?
      4 Toi, tu détruis même la crainte de Dieu, Tu anéantis tout mouvement de piété devant Dieu.
      5 Ton iniquité dirige ta bouche, Et tu prends le langage des hommes rusés.
      6 Ce n'est pas moi, c'est ta bouche qui te condamne. Ce sont tes lèvres qui déposent contre toi.
      7 Es-tu né le premier des hommes ? As-tu été enfanté avant les collines ?
      8 As-tu reçu les confidences de Dieu ? As-tu dérobé la sagesse à ton profit ?
      9 Que sais-tu que nous ne sachions pas ? Quelle connaissance as-tu que nous n'ayons pas ?
      10 Il y a parmi nous des cheveux blancs, des vieillards, Plus riches de jours que ton père.
      11 Tiens-tu pour peu de chose les consolations de Dieu, Et les paroles qui doucement se font entendre à toi ?...
      12 Où ton coeur t'entraîne-t-il, Et que signifie ce roulement de tes yeux ?
      13 Quoi ! c'est contre Dieu que tu tournes ta colère Et que ta bouche exhale de pareils discours !
      14 Qu'est-ce que l'homme, pour qu'il soit pur ? Celui qui est né de la femme peut-il être juste ?
      15 Si Dieu n'a pas confiance en ses saints, Si les cieux ne sont pas purs devant lui,
      16 Combien moins l'être abominable et pervers, L'homme qui boit l'iniquité comme l'eau !
      17 Je vais te parler, écoute-moi ! Je raconterai ce que j'ai vu,
      18 Ce que les sages ont fait connaître, Ce qu'ils ont révélé, l'ayant appris de leurs pères.
      19 A eux seuls appartenait le pays, Et parmi eux nul étranger n'était encore venu.
      20 Le méchant passe dans l'angoisse tous les jours de sa vie, Toutes les années qui sont le partage de l'impie.
      21 La voix de la terreur retentit à ses oreilles ; Au sein de la paix, le dévastateur va fondre sur lui ;
      22 Il n'espère pas échapper aux ténèbres, Il voit l'épée qui le menace ;
      23 Il court çà et là pour chercher du pain, Il sait que le jour des ténèbres l'attend.
      24 La détresse et l'angoisse l'épouvantent, Elles l'assaillent comme un roi prêt à combattre ;
      25 Car il a levé la main contre Dieu, Il a bravé le Tout Puissant,
      26 Il a eu l'audace de courir à lui Sous le dos épais de ses boucliers.
      27 Il avait le visage couvert de graisse, Les flancs chargés d'embonpoint ;
      28 Et il habite des villes détruites, Des maisons abandonnées, Sur le point de tomber en ruines.
      29 Il ne s'enrichira plus, sa fortune ne se relèvera pas, Sa prospérité ne s'étendra plus sur la terre.
      30 Il ne pourra se dérober aux ténèbres, La flamme consumera ses rejetons, Et Dieu le fera périr par le souffle de sa bouche.
      31 S'il a confiance dans le mal, il se trompe, Car le mal sera sa récompense.
      32 Elle arrivera avant le terme de ses jours, Et son rameau ne verdira plus.
      33 Il sera comme une vigne dépouillée de ses fruits encore verts, Comme un olivier dont on a fait tomber les fleurs.
      34 La maison de l'impie deviendra stérile, Et le feu dévorera la tente de l'homme corrompu.
      35 Il conçoit le mal et il enfante le mal, Il mûrit dans son sein des fruits qui le trompent.

      Job 16

      1 Job prit la parole et dit :
      2 J'ai souvent entendu pareilles choses ; Vous êtes tous des consolateurs fâcheux.
      3 Quand finiront ces discours en l'air ? Pourquoi cette irritation dans tes réponses ?
      4 Moi aussi, je pourrais parler comme vous, Si vous étiez à ma place : Je vous accablerais de paroles, Je secouerais sur vous la tête,
      5 Je vous fortifierais de la bouche, Je remuerais les lèvres pour vous soulager.
      6 Si je parle, mes souffrances ne seront point calmées, Si je me tais, en quoi seront-elles moindres ?
      7 Maintenant, hélas ! il m'a épuisé... Tu as ravagé toute ma maison ;
      8 Tu m'as saisi, pour témoigner contre moi ; Ma maigreur se lève, et m'accuse en face.
      9 Il me déchire et me poursuit dans sa fureur, Il grince des dents contre moi, Il m'attaque et me perce de son regard.
      10 Ils ouvrent la bouche pour me dévorer, Ils m'insultent et me frappent les joues, Ils s'acharnent tous après moi.
      11 Dieu me livre à la merci des impies, Il me précipite entre les mains des méchants.
      12 J'étais tranquille, et il m'a secoué, Il m'a saisi par la nuque et m'a brisé, Il a tiré sur moi comme à un but.
      13 Ses traits m'environnent de toutes parts ; Il me perce les reins sans pitié, Il répand ma bile sur la terre.
      14 Il me fait brèche sur brèche, Il fond sur moi comme un guerrier.
      15 J'ai cousu un sac sur ma peau ; J'ai roulé ma tête dans la poussière.
      16 Les pleurs ont altéré mon visage ; L'ombre de la mort est sur mes paupières.
      17 Je n'ai pourtant commis aucune violence, Et ma prière fut toujours pure.
      18 O terre, ne couvre point mon sang, Et que mes cris prennent librement leur essor !
      19 Déjà maintenant, mon témoin est dans le ciel, Mon témoin est dans les lieux élevés.
      20 Mes amis se jouent de moi ; C'est Dieu que j'implore avec larmes.
      21 Puisse-t-il donner à l'homme raison contre Dieu, Et au fils de l'homme contre ses amis !
      22 Car le nombre de mes années touche à son terme, Et je m'en irai par un sentier d'où je ne reviendrai pas.
    • Job 14

      1 L’homme n’est rien d’autre que l’enfant de la femme. Sa vie demeure brève et remplie de tourments.
      2 Comme la fleur, il s’épanouit, et puis se fane ; comme l’ombre qui fuit sans pouvoir s’arrêter.
      3 Et c’est cela, mon Dieu, que ton regard épie ! Et c’est moi que tu traînes ainsi en justice !
      4 Mais qui peut donc tirer quelque chose de pur de ce qui est impur ? Pas un seul être au monde !
      5 Car la durée de vie est limitée pour l’homme ; c’est toi qui as fixé le nombre de ses mois, il ne peut dépasser la ligne que tu traces.
      6 Cesse de le guetter et laisse-le tranquille, pour qu’il termine en paix sa journée d’ouvrier.
      7 Or il reste toujours de l’espoir pour un arbre : si on le coupe, il peut se mettre à repousser, il ne manquera pas de produire un bourgeon.
      8 Même si sa racine vieillit dans la terre, et si sa souche paraît morte dans le sol,
      9 l’odeur de l’eau suffit pour qu’il reprenne vie et pousse des rameaux comme s’il était jeune.
      10 Quand l’homme meurt, par contre, il est privé de force. Que devient-il, une fois qu’il a expiré ?
      11 Un jour peut-être, les fleuves seront taris, et la mer n’aura plus la moindre goutte d’eau.
      12 Mais l’homme qui est mort ne se lèvera pas ; pas de réveil pour lui, tant que dure le ciel, il ne sortira plus de son dernier sommeil.
      13 Ah ! si tu me cachais dans le monde des morts, m’y abritant jusqu’à la fin de ta colère ! Si tu me fixais un délai, après lequel tu voudrais de nouveau te souvenir de moi !
      14 – Mais l’homme qui est mort, peut-il reprendre vie ? – Je saurais patienter, le temps de mon service, jusqu’au moment où l’on viendrait me relever.
      15 Alors, je répondrais quand tu m’appellerais, quand tu voudrais me voir, moi que tu as créé !
      16 Tandis que maintenant tu comptes tous mes pas, tu cesserais de surveiller mes manquements,
      17 dans un sac bien fermé tu cacherais mes fautes, tu couvrirais mes torts d’une couche de plâtre.
      18 Cependant les montagnes tombent en morceaux, et les rochers finissent par changer de place.
      19 Les eaux arrivent à user même les pierres, et l’averse emporte la poussière du sol. Toi aussi tu ruines l’espérance de l’homme.
      20 Tu le jettes par terre, il s’en va pour toujours ; la mort le défigure, et tu le chasses loin.
      21 Si on couvre ses fils d’honneurs, il n’en sait rien ; si on les humilie, il ne s’en rend pas compte.
      22 Il est seul à souffrir de sa propre douleur, il est seul à gémir de son propre malheur.

      Job 15

      1 Alors Élifaz de Téman prit la parole et dit à Job :
      2 Un sage a-t-il le droit de se nourrir de vent, fait-il des réponses aussi peu consistantes ?
      3 Les arguments dont tu te sers sont sans effet ; dans tout ce que tu dis, il n’y a rien d’utile.
      4 Tu vas même jusqu’à ruiner la religion, à détruire toutes les bases de la foi !
      5 Ta culpabilité inspire tes paroles, tu choisis un discours complètement tordu.
      6 C’est ton langage, et non pas moi, qui te condamne, tout ce que tu as dit témoigne contre toi.
      7 Te prends-tu pour Adam, né avant tout le monde ? Aurais-tu vu le jour plus tôt que les collines ?
      8 Quand Dieu tenait conseil, aurais-tu écouté, au point de détenir la sagesse à toi seul ?
      9 Que peux-tu donc savoir, que nous ne sachions pas, et qu’aurais-tu compris, qui nous soit étranger ?
      10 Il y a parmi nous des vieux pleins d’expérience, bien plus riches d’années que ne l’était ton père !
      11 Te crois-tu au-dessus de ces consolations que Dieu te propose par nos douces paroles ?
      12 Pourquoi réagis-tu avec tant de passion ? A quoi bon ces clins d’œil dans notre direction,
      13 quand tu tournes ta mauvaise humeur contre Dieu et te mets à répandre des flots de paroles ?
      14 Un humain, qu’est-il donc pour se prétendre pur et oser affirmer qu’il a le droit pour lui ?
      15 Si Dieu ne se fie pas à ses anges eux-mêmes, et si le ciel ne lui paraît pas assez pur,
      16 qu’en sera-t-il alors de l’homme méprisable, cet être corrompu, qui commet l’injustice aussi facilement qu’il boit un verre d’eau ?
      17 Écoute-moi, j’ai quelque chose à t’expliquer ; je veux te raconter ce que j’ai découvert,
      18 l’enseignement complet de ceux qui sont les sages, la tradition qu’ils ont reçue de leurs ancêtres.
      19 Dieu leur avait donné le pays à eux seuls, et aucun étranger n’était passé chez eux :
      20 « Le méchant est plongé tous les jours dans l’angoisse, et le temps du tyran est strictement compté.
      21 Des voix effrayantes hurlent à ses oreilles. En pleine paix le Destructeur marche vers lui.
      22 Il ne croit plus pouvoir échapper à la nuit, et il se sent guetté par une mort violente,
      23 destiné à finir sous le bec des vautours ; il n’en peut plus douter : sa ruine est imminente.
      24 Le sombre jour qui vient le remplit d’épouvante, l’angoisse et le tourment se jettent contre lui, comme l’armée d’un roi qui se lance à l’assaut. »
      25 Il a levé le poing, en effet, contre Dieu, il a bravé Celui qui est le Dieu très-grand.
      26 Tête baissée, il part à l’assaut contre Dieu, protégé par l’épaisseur de son bouclier.
      27 Il a fort bonne mine et il est bien en chair.
      28 Il s’était installé dans des villes détruites, occupant des maisons où l’on n’habitait plus, car elles menaçaient de s’écrouler bientôt.
      29 Cet homme ne pourra jamais devenir riche, ou bien sa fortune ne tiendra pas longtemps. Il n’aura pas d’influence dans le pays.
      30 Il n’échappera pas à la nuit de la mort. Un arbre dont le feu a séché les rameaux : voilà ce qu’il sera ! Et le souffle de Dieu l’emportera au loin.
      31 Il commet une erreur en comptant sur la fraude, car il sera payé de la même monnaie.
      32 Cela s’accomplira avant même sa fin, comme pour un rameau privé de toute sève,
      33 ou la vigne qui perd ses fruits encore verts, ou l’olivier qui voit tomber toutes ses fleurs.
      34 Oui, la bande des hommes de mauvaise foi se trouve condamnée à demeurer stérile. Le feu dévorera les maisons de ces gens, foyers de corruption.
      35 Qui porte en lui le mal engendre le malheur ; ce qui mûrit en lui le trompera lui-même.

      Job 16

      1 Job répondit alors :
      2 J’ai entendu cent fois ce genre de discours. Quels pénibles consolateurs vous êtes tous, vous qui me demandez :
      3 « Quand verra-t-on la fin de ces paroles creuses ? » ou « Quel tourment te pousse à répliquer ainsi ? »
      4 Si vous étiez à ma place et moi à la vôtre, je pourrais moi aussi m’exprimer comme vous, je ferais contre vous un discours très brillant, je hocherais la tête en signe de pitié,
      5 je vous rendrais courage à force de parler, mes propos empressés mettraient fin à vos maux.
      6 Mais quand je veux parler, ma douleur n’est pas moindre, et si je veux me taire, elle ne s’en va pas.
      7 C’est qu’en réalité Dieu a usé mes forces, il a exterminé tous ceux qui m’entouraient.
      8 Les rides qu’il m’a faites en sont les témoins, ma maigreur m’accuse et me déclare coupable.
      9 Dans sa fureur, Dieu me choisit comme sa proie, il me poursuit, me montre des dents menaçantes ; lui, mon ennemi, me transperce du regard.
      10 Les gens ouvrent la bouche pour me menacer, me frappent sur les joues et me couvrent d’insultes, se forment en bande, s’attroupent contre moi.
      11 Dieu m’a livré au pouvoir de jeunes voyous, il m’a laissé aux mains de gens sans foi ni loi.
      12 Dieu est venu troubler la paix où je vivais, il m’a saisi la nuque, il m’a jeté à terre, et il a fait de moi la cible de ses flèches ;
      13 elles volent autour de moi de toutes parts. Il transperce mes reins sans la moindre pitié ; la bile de mon foie se répand sur la terre.
      14 Comme un guerrier, il se précipite sur moi, me frappe et m’inflige blessure après blessure.
      15 Le vêtement de deuil ne quitte plus ma peau, et je garde le front plongé dans la poussière.
      16 A force de pleurer, j’ai les yeux tout rougis et cernés par une ombre.
      17 Pourtant, mes mains n’ont pas trempé dans la violence et ma prière n’a pas cessé d’être pure.
      18 Terre, je perds mon sang, ne le recouvre pas ; que ma protestation soit partout entendue !
      19 Car j’ai dès maintenant un témoin dans le ciel, oui, j’ai quelqu’un là-haut qui témoigne pour moi.
      20 Tandis que mes amis me traitent sans respect, je regarde vers Dieu, les yeux remplis de larmes.
      21 Ah ! que mon témoin arbitre entre Dieu et moi, comme on le fait sur terre entre un homme et un autre !
      22 Oui, qu’il intervienne, car mes jours sont comptés, je pars sur un chemin d’où l’on ne revient pas.
    • Job 14

      1

      Job parle de la vie de l'homme. (Job 14:1-6)
      Il médite sur la mort de l'homme. (Job 14:7-15)
      Par le péché, l'homme est corrompu. (Job 14:16-22)

      Job s'étend sur la condition de l'homme, il s'adresse également à Dieu. Chaque homme, de la lignée d'Adam, a une vie de bien courte durée. Toute manifestation de sa beauté, de son bonheur, et de sa splendeur, est réduite à néant par la maladie ou la mort, comme la fleur qui est fauchée ; l'homme ne fait que passer, comme l'ombre. Comment peut-il être possible que la conduite d'un homme puisse être pure, quand son cœur est par nature, souillé ? Ce texte prouve que Job a compris la doctrine du péché original et y a cru. Il semble que le patriarche ait exprimé une prière : pourquoi le Seigneur ne devrait-il pas le traiter selon ses propres œuvres, au lieu de le considérer selon Sa miséricorde et Sa grâce. La durée de notre vie est déterminée par les plans et les décrets divins. Notre temps est dans Ses mains, les puissances de la nature sont sous Sa domination ; par Lui nous vivons et nous nous déplaçons. Il est très utile de méditer sérieusement sur la brièveté et l'incertitude de la vie humaine et sur la nature bien fade de tous les plaisirs terrestres. Il est encore plus important d'observer la cause et le remède du mal. Avant d'être né de nouveau, aucune pensée religieuse ne demeure en nous, rien ne peut émaner de nous-mêmes. Même le peu de bonté qui pourrait nous animer est détourné par le péché. Nous devrions donc nous humilier devant Dieu, et nous reposer entièrement sur Sa miséricorde, sur la sécurité qu'Il nous offre. Nous devrions rechercher chaque jour le renouveau de l'Esprit Saint, et regarder au ciel, seul endroit où l'on trouve la perfection dans la sainteté et le bonheur.
      7 Bien qu'un arbre puisse être rapidement abattu, il se peut, par l'humidité qui entoure ses racines, que des pousses ressurgissent et grandissent comme une plante nouvellement plantée. Quand l'homme est anéanti par la mort, il est à jamais enlevé de l'endroit où il séjourne. La vie de l'homme peut à quelque chose près, être comparée aux eaux d'une terre inondée, qui s'étendent de tous côtés, mais qui sèchent rapidement. Tous les propos de Job ici révèlent sa conviction de la grande doctrine de la Résurrection. Les amis de Job ont prouvé qu'ils ne pouvaient offrir que de piètres réconforts, ce qui a amené le patriarche à rechercher une autre solution à son problème. Si nos péchés sont pardonnés et nos cœurs régénérés dans la sainteté, le ciel sera alors le repos de nos âmes, pendant que nos corps seront cachés dans la tombe ; nos ennemis n'éprouveront qu'une piètre douleur lors de notre disparition.
      16 La foi et l'espoir de Job semblent ranimer le patriarche ; mais il était encore déprimé. Il pensait que Dieu avait encore des griefs extrêmes contre lui. Le Seigneur prédomine sur tous ceux qui Lui font face. Dieu peut envoyer la maladie et la douleur, nous pouvons perdre tout le réconfort de nos proches et de ceux qui nous sont chers, nos espérances de bonheur terrestre peuvent être anéanties, mais Dieu recevra le croyant dans Ses Royaumes de félicité éternelle. Mais quelle autre destinée attend l'incrédule qui prospère ici-bas ! Que répondra-t-il à Dieu, quand il sera appelé à Son tribunal ? Le Seigneur est encore sur le trône de la Miséricorde, toujours prêt à accorder Sa Grâce. Oh, que les pécheurs seraient plus sensés, s'ils pensaient vraiment à leur dernière heure ! L'homme n'est que chair et son corps, qu'il soigne tant, n'est voué qu'à la souffrance ; pendant que son âme est en lui, son esprit est peu disposé au repentir, tout pour lui contribue à une fin dans les pleurs.

      La mort est un dur passage ; les douleurs qui souvent l'accompagnent, sont souvent pénibles. C'est de la folie pour les hommes de penser à leur repentance au moment où ils sont sur leur lit de mort : cette repentance est une réelle nécessité, même s'ils sont incapables de faire autre chose que se repentir !

      Job 15

      1

      Éliphaz réprimande Job. (Job 15:1-16)
      L'inquiétude du méchant. (Job 15:17-35)

      Éliphaz, au lieu d'être attendri par les plaintes de Job, entame une deuxième attaque contre ce dernier. Il reproche injustement à Job de ne pas faire cas de la crainte de Dieu ni du respect qui Lui est dû, il trouve que ses prières manquent de ferveur.

      Observez comment la religion peut ainsi se résumer : dans la crainte de Dieu et dans la prière ; le premier principe est des plus nécessaires pour l'individu ; le deuxième constitue également une pratique primordiale.

      Éliphaz accuse Job d'être vaniteux. Il le charge avec le même mépris que ses amis ont exprimé, mais essaye de le réconforter avec les mêmes arguments employés par ces derniers.

      Nous pensons fréquemment que nos propos sont importants, quand d'autres, avec juste raison, pensent qu'ils sont de piètre intérêt.

      Éliphaz reproche à Job de s'opposer à Dieu. Éliphaz n'aurait pas dû utiliser un langage aussi dur pour parler de la piété et de la tentation. Il est évident que tous ces personnages étaient profondément convaincus de la doctrine du péché originel, et de toute la dépravation de la nature humaine. Comment ne pas admirer la patience de Dieu pour nous supporter ? Et encore plus, Son amour, par le rachat de Jésus-Christ, Son Fils bien-aimé ?

      17 Éliphaz maintient que les méchants sont certainement malheureux : il en découle que les malheureux sont certainement abjects, ce qui, selon Éliphaz, était le cas de Job. Mais ce n'est pas parce que plusieurs hommes de Dieu ont prospéré en ce monde, que l'on peut conclure systématiquement que ceux qui sont pauvres et maussades, comme Job, ne sont pas des personnes pieuses. Éliphaz souligne également que les méchants, en particulier les oppresseurs, sont sujets à une terreur continuelle, qu'ils sont mal à l'aise et qu'ils périssent misérablement. La prospérité des pécheurs présomptueux finira-t-elle dans le malheur, comme ce texte le décrit ici ?

      Que la méchanceté qui anime les hommes nous serve d'avertissement. Bien qu'aucun châtiment ne puisse nous rendre joyeux, parce qu'il est toujours pénible, néanmoins on peut en voir après coup, les fruits paisibles et vertueux. Aucune calamité, aucune épreuve, même pesante et sévère, ne peut dérober la faveur du Seigneur, à ceux qui Le suivent. Qui nous séparera de l'amour de Christ ?

      Job 16

      1

      Job réprimande ses amis. (Job 16:1-5)
      Il trouve que sa situation est pitoyable. (Job 16:6-16)
      Job clame son innocence. (Job 16:17-22)

      Éliphaz a avancé que les discours de Job n'apportaient rien de constructif, qu'ils étaient hors du sujet débattu jusqu'à présent ; Job, de son côté, estimait que les paroles d'Éliphaz avaient le même caractère. Ceux qui émettent des critiques doivent s'attendre à recevoir des répliques ; il est facile de juger, mais c'est parfois inutile : quel bien cela peut-il procurer réellement ? Les réponses violentes excitent les passions des hommes, mais en fait, ne les convainquent jamais, et ne font jamais ressortir une vérité claire.

      Ce que Job indique au sujet de ses amis, aux yeux de Dieu, s'applique à tout le monde ; un jour ou l'autre, nous serons confrontés à ce rôle de consolateurs infortunés. Quand nous sommes en état de conviction de péché, la conscience terrorisée, ou aux portes de la mort, seul l'Esprit de bénédiction peut nous soulager efficacement ; tous ceux qui se passent de l'Esprit, ne peuvent être que malheureux, sans aucun but.

      Quelles que puissent être les douleurs de nos frères, nous devons, par sympathie, faire cas de leurs problèmes ; bien vite, ils sauront alors l'apprécier !

      6 Nous sommes ici face aux plaintes lugubres de Job. Nous pouvons bénir Dieu, de ne pas avoir à Lui présenter de telles doléances ! Pas même les hommes bons, lors de grandes douleurs, n'éprouvent autant d'anxiété au point d'avoir des pensées rebelles contre Dieu. Éliphaz trouvait que Job était assez hautain, malgré son affliction. Job a nié ce fait, sachant qu'une meilleure destinée l'attendait : « la poussière est désormais l'endroit qui me convient le mieux ».

      En cela, il nous rappelle Christ, homme de douleurs, bénissant ceux qui pleurent, en vue de les soulager.

      17 L'état de Job était vraiment déplorable ; par contre, il bénéficiait du témoignage favorable de sa conscience, ce qui lui a toujours permis d'éviter de céder à la tentation du moindre péché. Nul autre que le patriarche n'était davantage prêt à reconnaître son infirmité, face au péché.

      Éliphaz l'a accusé d'être hypocrite, par contre, il souligne la sincérité de sa prière, cette grande possibilité de s'adresser à Dieu ; il professe qu'en cela, Job était pur, malgré son imperfection. Ce dernier a eu un Dieu vers Lequel il pouvait se tourner, ne doutant pas qu'Il prenait en pleine considération, toutes ses douleurs. Ceux qui versent des larmes devant Dieu, malgré le fait qu'elles n'ont aucun pouvoir pour attirer Sa bonté, en raison de leur péché, ont un Ami capable de plaider pour eux : le Fils de l'homme, sur qui ils doivent fonder tous leurs espoirs pour faire accepter leur présence devant le trône céleste. Mourir, c'est se diriger vers une voie sans retour.

      Nous devons tous, très certainement et assez rapidement, faire ce « voyage ». Le Sauveur ne devrait-il pas être en conséquence, indispensable à nos âmes ? À quel point devrions-nous être prêts à Lui obéir et souffrir pour Sa cause ! Si nos consciences sont inondées de Son sang rédempteur et témoignent que nous ne vivons plus dans le péché ou l'hypocrisie, quand nous nous dirigeons vers un but sans chercher à rebrousser chemin, nous sommes alors comme libérés de prison, en direction de la porte du bonheur éternel.

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