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La Bible Chronologique - Jour 7

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 7

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Versets relatifs

    • Job 14

      1 » L'être humain né de la femme ! Sa vie est courte mais pleine d’agitation.
      2 Il pousse comme une fleur, puis il se flétrit ; il s’enfuit comme une ombre, sans résister.
      3 Pourtant c'est sur lui que tu as l'œil ouvert, et tu me fais aller en justice avec toi !
      4 Qui fera sortir le pur de l’impur ? Personne.
      5 » Si les jours de l’homme sont fixés, si tu as déterminé le nombre de ses mois, si tu en as marqué les limites qu'il ne peut franchir,
      6 détourne les regards de lui et accorde-lui du répit pour qu'il ait au moins la joie du salarié à la fin de sa journée !
      7 » En effet, pour un arbre il y a de l'espérance : quand on le coupe, il repousse et il produit encore des rejetons ;
      8 même si sa racine a vieilli dans la terre et que son tronc meurt dans la poussière,
      9 il reverdit à l'approche de l'eau, il développe des branches comme une jeune plante.
      10 Quant à l'homme, il meurt et il reste inerte. Quand l’être humain expire, où est-il ?
      11 » L’eau de la mer se retire, les fleuves arrêtent de couler et deviennent tout secs.
      12 De la même manière, l'homme se couche pour ne plus se relever. Il ne se réveillera pas tant que le ciel subsistera, il ne sortira pas de son sommeil.
      13 » Si seulement tu voulais me cacher dans le séjour des morts, m'y tenir à l’abri jusqu'à ce que ta colère soit passée ! Tu me fixerais un délai, puis tu te souviendrais de moi.
      14 Mais si l'homme meurt, revivra-t-il ? Si tel était le cas, je garderais l'espoir, pendant toute ma vie de luttes, que ma situation vienne à changer.
      15 Tu appellerais et moi, je te répondrais. Ton désir serait résolument tourné vers ta créature.
      16 Alors que maintenant tu comptes mes pas, tu n’aurais plus l'œil sur mes péchés ;
      17 tu enfermerais ma transgression dans un sac et tu blanchirais ma faute.
      18 » Mais la montagne qui s'écroule est réduite en poussière, le rocher bouge de son emplacement,
      19 l’eau use les pierres et ses courants entraînent la poussière de la terre. De la même manière, tu fais disparaître l'espérance de l'homme.
      20 Tu l'assailles sans cesse et il s'en va ; tu le défigures, puis tu le renvoies.
      21 Ses fils peuvent connaître la gloire, il n'en sait rien ; ils peuvent devenir insignifiants, il n’en perçoit rien.
      22 C'est pour lui seul qu'il éprouve de la douleur dans son corps, c'est pour lui seul qu'il ressent de la tristesse dans son âme. »

      Job 15

      1 Eliphaz de Théman prit la parole et dit :
      2 « Le sage répliquerait-il par un savoir qui n’est que du vent ? Se gonflerait-il la poitrine du vent d'est ?
      3 Est-ce par des paroles sans intérêt qu'il se défendrait, par des propos qui ne servent à rien ?
      4 Toi, tu détruis même la crainte de Dieu, tu supprimes toute réflexion devant Dieu.
      5 En effet, c’est ta faute qui dirige ta bouche et tu adoptes le langage des hommes rusés.
      6 » Ce n'est pas moi, ce sont tes propres paroles qui te condamnent, ce sont tes propres lèvres qui témoignent contre toi.
      7 Es-tu le premier homme ? As-tu été mis au monde avant les collines ?
      8 As-tu entendu ce qui se dit dans le conseil secret de Dieu ? As-tu confisqué la sagesse ?
      9 Que sais-tu que nous ne sachions pas ? Quelle connaissance as-tu que nous n'ayons pas ?
      10 Il y a parmi nous des hommes aux cheveux blancs, des vieillards plus riches de jours que ton père.
      11 » Considères-tu comme insignifiantes les consolations de Dieu et les paroles qu’on t’adresse avec douceur ?
      12 Où ton cœur t'entraîne-t-il et que signifie ce clignement de tes yeux ?
      13 Oui, c'est contre Dieu que tu tournes ta colère et que tu avances de pareils discours !
      14 » Qu'est donc l'homme pour prétendre à la pureté ? Celui qui est né de la femme pourrait-il être juste ?
      15 Si Dieu ne peut faire confiance à ses saints, si le ciel n’est pas pur devant lui,
      16 ce sera d’autant moins le cas de cet être abominable et corrompu qu’est l'homme, qui boit l'injustice comme de l'eau !
      17 » Je vais te parler : écoute-moi ! Je raconterai ce que j'ai vu,
      18 ce que les sages ont fait connaître, ce qu'ils ont révélé après l’avoir appris de leurs ancêtres.
      19 Le pays leur appartenait alors à eux seuls et aucun étranger n'était encore venu se mêler à eux.
      20 » Le méchant passe dans l'angoisse tous les jours de sa vie, toutes les années qui sont réservées à l’homme violent.
      21 Un bruit terrifiant retentit à ses oreilles : au beau milieu de la paix, le dévastateur fond sur lui.
      22 Il ne peut espérer échapper aux ténèbres, lui qui est guetté par l’épée.
      23 Il court çà et là pour chercher du pain, mais où en trouver ? Il sait que le jour des ténèbres l'attend.
      24 La détresse et l'angoisse le tourmentent, elles l'assaillent comme un roi prêt à combattre,
      25 car il a levé la main contre Dieu, il a défié le Tout-Puissant.
      26 Il a eu l'audace de foncer contre lui, abrité par l’épaisseur de ses boucliers.
      27 Il avait le visage tout potelé, les flancs chargés d'embonpoint,
      28 mais il habitera des villes détruites, des maisons abandonnées, sur le point de tomber en ruine.
      29 Il ne s'enrichira plus, sa fortune ne se relèvera pas, sa prospérité ne couvrira plus la terre.
      30 Il ne pourra s’écarter des ténèbres ; les flammes dessécheront ses rejetons et Dieu l’écartera par le souffle de sa bouche.
      31 Qu'il ne se fie pas à la fausseté ! Il serait déçu, car c’est la fausseté qui serait sa récompense.
      32 Cela s’accomplira avant la fin de ses jours, et son rameau ne verdira plus.
      33 Comme une vigne, il se dépouillera de ses fruits encore verts, comme un olivier il fera tomber ses fleurs.
      34 » La compagnie de l'impie est stérile, et le feu dévorera les tentes des hommes corrompus.
      35 Il conçoit le mal et donne naissance au malheur, il couve la tromperie. »

      Job 16

      1 Job prit la parole et dit :
      2 « J'ai entendu beaucoup de propos semblables. Vous êtes tous des consolateurs pénibles.
      3 Quand finiront ces discours qui ne sont que du vent ? Pourquoi cette irritation dans tes réponses ?
      4 Moi aussi, je pourrais parler comme vous, si vous étiez à ma place : j’alignerais les discours contre vous, je hocherais la tête sur vous,
      5 je vous fortifierais par mes paroles, le mouvement de mes lèvres vous apporterait du soulagement.
      6 » Si je parle, ma souffrance n’est pas soulagée, si je me tais, elle ne s’en ira pas loin de moi.
      7 Maintenant, hélas, il m'a épuisé. Tu as dévasté tous les miens.
      8 Tu m'as creusé des rides qui témoignent contre moi. Ma maigreur se dresse contre moi et m'accuse en face.
      9 » Sa colère me déchire et s’attaque à moi, il grince des dents contre moi. Mon adversaire me transperce de son regard.
      10 Ils ouvrent la bouche contre moi, ils m'insultent et me frappent les joues, ils s’attroupent contre moi.
      11 » Dieu m’a livré au pouvoir d’un gamin, il me jette entre les mains des méchants.
      12 J'étais tranquille et il m'a secoué. Il m'a attrapé par la nuque et m'a brisé, il m’a redressé et me prend pour cible.
      13 Ses flèches m'environnent. Il me transperce les reins sans aucune pitié, il verse ma bile par terre.
      14 Il fait en moi brèche sur brèche, il se précipite sur moi comme un guerrier.
      15 J'ai cousu un sac sur ma peau, j'ai traîné ma fierté dans la poussière.
      16 Mon visage est enflammé à force de pleurer, l'ombre de la mort est sur mes paupières.
      17 Pourtant, je n'ai commis aucune violence et ma prière a toujours été pure.
      18 » Terre, ne couvre pas mon sang, que mon cri ne reste pas cantonné à un endroit !
      19 Déjà maintenant, mon témoin est dans le ciel, mon défenseur est dans les lieux élevés.
      20 Mes amis se moquent de moi ? C'est Dieu que j'implore avec larmes.
      21 Puisse-t-il être l’arbitre entre l'homme et Dieu, entre l’être humain et son ami !
      22 En effet, encore quelques années seulement et je m'en irai par un sentier d'où je ne reviendrai pas.
    • Job 14

      1

      Job parle de la vie de l'homme. (Job 14:1-6)
      Il médite sur la mort de l'homme. (Job 14:7-15)
      Par le péché, l'homme est corrompu. (Job 14:16-22)

      Job s'étend sur la condition de l'homme, il s'adresse également à Dieu. Chaque homme, de la lignée d'Adam, a une vie de bien courte durée. Toute manifestation de sa beauté, de son bonheur, et de sa splendeur, est réduite à néant par la maladie ou la mort, comme la fleur qui est fauchée ; l'homme ne fait que passer, comme l'ombre. Comment peut-il être possible que la conduite d'un homme puisse être pure, quand son cœur est par nature, souillé ? Ce texte prouve que Job a compris la doctrine du péché original et y a cru. Il semble que le patriarche ait exprimé une prière : pourquoi le Seigneur ne devrait-il pas le traiter selon ses propres œuvres, au lieu de le considérer selon Sa miséricorde et Sa grâce. La durée de notre vie est déterminée par les plans et les décrets divins. Notre temps est dans Ses mains, les puissances de la nature sont sous Sa domination ; par Lui nous vivons et nous nous déplaçons. Il est très utile de méditer sérieusement sur la brièveté et l'incertitude de la vie humaine et sur la nature bien fade de tous les plaisirs terrestres. Il est encore plus important d'observer la cause et le remède du mal. Avant d'être né de nouveau, aucune pensée religieuse ne demeure en nous, rien ne peut émaner de nous-mêmes. Même le peu de bonté qui pourrait nous animer est détourné par le péché. Nous devrions donc nous humilier devant Dieu, et nous reposer entièrement sur Sa miséricorde, sur la sécurité qu'Il nous offre. Nous devrions rechercher chaque jour le renouveau de l'Esprit Saint, et regarder au ciel, seul endroit où l'on trouve la perfection dans la sainteté et le bonheur.
      7 Bien qu'un arbre puisse être rapidement abattu, il se peut, par l'humidité qui entoure ses racines, que des pousses ressurgissent et grandissent comme une plante nouvellement plantée. Quand l'homme est anéanti par la mort, il est à jamais enlevé de l'endroit où il séjourne. La vie de l'homme peut à quelque chose près, être comparée aux eaux d'une terre inondée, qui s'étendent de tous côtés, mais qui sèchent rapidement. Tous les propos de Job ici révèlent sa conviction de la grande doctrine de la Résurrection. Les amis de Job ont prouvé qu'ils ne pouvaient offrir que de piètres réconforts, ce qui a amené le patriarche à rechercher une autre solution à son problème. Si nos péchés sont pardonnés et nos cœurs régénérés dans la sainteté, le ciel sera alors le repos de nos âmes, pendant que nos corps seront cachés dans la tombe ; nos ennemis n'éprouveront qu'une piètre douleur lors de notre disparition.
      16 La foi et l'espoir de Job semblent ranimer le patriarche ; mais il était encore déprimé. Il pensait que Dieu avait encore des griefs extrêmes contre lui. Le Seigneur prédomine sur tous ceux qui Lui font face. Dieu peut envoyer la maladie et la douleur, nous pouvons perdre tout le réconfort de nos proches et de ceux qui nous sont chers, nos espérances de bonheur terrestre peuvent être anéanties, mais Dieu recevra le croyant dans Ses Royaumes de félicité éternelle. Mais quelle autre destinée attend l'incrédule qui prospère ici-bas ! Que répondra-t-il à Dieu, quand il sera appelé à Son tribunal ? Le Seigneur est encore sur le trône de la Miséricorde, toujours prêt à accorder Sa Grâce. Oh, que les pécheurs seraient plus sensés, s'ils pensaient vraiment à leur dernière heure ! L'homme n'est que chair et son corps, qu'il soigne tant, n'est voué qu'à la souffrance ; pendant que son âme est en lui, son esprit est peu disposé au repentir, tout pour lui contribue à une fin dans les pleurs.

      La mort est un dur passage ; les douleurs qui souvent l'accompagnent, sont souvent pénibles. C'est de la folie pour les hommes de penser à leur repentance au moment où ils sont sur leur lit de mort : cette repentance est une réelle nécessité, même s'ils sont incapables de faire autre chose que se repentir !

      Job 15

      1

      Éliphaz réprimande Job. (Job 15:1-16)
      L'inquiétude du méchant. (Job 15:17-35)

      Éliphaz, au lieu d'être attendri par les plaintes de Job, entame une deuxième attaque contre ce dernier. Il reproche injustement à Job de ne pas faire cas de la crainte de Dieu ni du respect qui Lui est dû, il trouve que ses prières manquent de ferveur.

      Observez comment la religion peut ainsi se résumer : dans la crainte de Dieu et dans la prière ; le premier principe est des plus nécessaires pour l'individu ; le deuxième constitue également une pratique primordiale.

      Éliphaz accuse Job d'être vaniteux. Il le charge avec le même mépris que ses amis ont exprimé, mais essaye de le réconforter avec les mêmes arguments employés par ces derniers.

      Nous pensons fréquemment que nos propos sont importants, quand d'autres, avec juste raison, pensent qu'ils sont de piètre intérêt.

      Éliphaz reproche à Job de s'opposer à Dieu. Éliphaz n'aurait pas dû utiliser un langage aussi dur pour parler de la piété et de la tentation. Il est évident que tous ces personnages étaient profondément convaincus de la doctrine du péché originel, et de toute la dépravation de la nature humaine. Comment ne pas admirer la patience de Dieu pour nous supporter ? Et encore plus, Son amour, par le rachat de Jésus-Christ, Son Fils bien-aimé ?

      17 Éliphaz maintient que les méchants sont certainement malheureux : il en découle que les malheureux sont certainement abjects, ce qui, selon Éliphaz, était le cas de Job. Mais ce n'est pas parce que plusieurs hommes de Dieu ont prospéré en ce monde, que l'on peut conclure systématiquement que ceux qui sont pauvres et maussades, comme Job, ne sont pas des personnes pieuses. Éliphaz souligne également que les méchants, en particulier les oppresseurs, sont sujets à une terreur continuelle, qu'ils sont mal à l'aise et qu'ils périssent misérablement. La prospérité des pécheurs présomptueux finira-t-elle dans le malheur, comme ce texte le décrit ici ?

      Que la méchanceté qui anime les hommes nous serve d'avertissement. Bien qu'aucun châtiment ne puisse nous rendre joyeux, parce qu'il est toujours pénible, néanmoins on peut en voir après coup, les fruits paisibles et vertueux. Aucune calamité, aucune épreuve, même pesante et sévère, ne peut dérober la faveur du Seigneur, à ceux qui Le suivent. Qui nous séparera de l'amour de Christ ?

      Job 16

      1

      Job réprimande ses amis. (Job 16:1-5)
      Il trouve que sa situation est pitoyable. (Job 16:6-16)
      Job clame son innocence. (Job 16:17-22)

      Éliphaz a avancé que les discours de Job n'apportaient rien de constructif, qu'ils étaient hors du sujet débattu jusqu'à présent ; Job, de son côté, estimait que les paroles d'Éliphaz avaient le même caractère. Ceux qui émettent des critiques doivent s'attendre à recevoir des répliques ; il est facile de juger, mais c'est parfois inutile : quel bien cela peut-il procurer réellement ? Les réponses violentes excitent les passions des hommes, mais en fait, ne les convainquent jamais, et ne font jamais ressortir une vérité claire.

      Ce que Job indique au sujet de ses amis, aux yeux de Dieu, s'applique à tout le monde ; un jour ou l'autre, nous serons confrontés à ce rôle de consolateurs infortunés. Quand nous sommes en état de conviction de péché, la conscience terrorisée, ou aux portes de la mort, seul l'Esprit de bénédiction peut nous soulager efficacement ; tous ceux qui se passent de l'Esprit, ne peuvent être que malheureux, sans aucun but.

      Quelles que puissent être les douleurs de nos frères, nous devons, par sympathie, faire cas de leurs problèmes ; bien vite, ils sauront alors l'apprécier !

      6 Nous sommes ici face aux plaintes lugubres de Job. Nous pouvons bénir Dieu, de ne pas avoir à Lui présenter de telles doléances ! Pas même les hommes bons, lors de grandes douleurs, n'éprouvent autant d'anxiété au point d'avoir des pensées rebelles contre Dieu. Éliphaz trouvait que Job était assez hautain, malgré son affliction. Job a nié ce fait, sachant qu'une meilleure destinée l'attendait : « la poussière est désormais l'endroit qui me convient le mieux ».

      En cela, il nous rappelle Christ, homme de douleurs, bénissant ceux qui pleurent, en vue de les soulager.

      17 L'état de Job était vraiment déplorable ; par contre, il bénéficiait du témoignage favorable de sa conscience, ce qui lui a toujours permis d'éviter de céder à la tentation du moindre péché. Nul autre que le patriarche n'était davantage prêt à reconnaître son infirmité, face au péché.

      Éliphaz l'a accusé d'être hypocrite, par contre, il souligne la sincérité de sa prière, cette grande possibilité de s'adresser à Dieu ; il professe qu'en cela, Job était pur, malgré son imperfection. Ce dernier a eu un Dieu vers Lequel il pouvait se tourner, ne doutant pas qu'Il prenait en pleine considération, toutes ses douleurs. Ceux qui versent des larmes devant Dieu, malgré le fait qu'elles n'ont aucun pouvoir pour attirer Sa bonté, en raison de leur péché, ont un Ami capable de plaider pour eux : le Fils de l'homme, sur qui ils doivent fonder tous leurs espoirs pour faire accepter leur présence devant le trône céleste. Mourir, c'est se diriger vers une voie sans retour.

      Nous devons tous, très certainement et assez rapidement, faire ce « voyage ». Le Sauveur ne devrait-il pas être en conséquence, indispensable à nos âmes ? À quel point devrions-nous être prêts à Lui obéir et souffrir pour Sa cause ! Si nos consciences sont inondées de Son sang rédempteur et témoignent que nous ne vivons plus dans le péché ou l'hypocrisie, quand nous nous dirigeons vers un but sans chercher à rebrousser chemin, nous sommes alors comme libérés de prison, en direction de la porte du bonheur éternel.

    • Job 14

      1 L’homme né de la femme ! Sa vie est courte, il est saturé d’agitation.
      2 Il a poussé comme une fleur et il est coupé. Il prend la fuite comme une ombre et ne s’arrête pas.
      3 C’est sur lui que tu as l’œil ouvert ! Et tu me fais aller en justice avec toi !
      4 Qui fera sortir le pur de l’impur ? Personne.
      5 Si par toi ses jours sont fixés – le nombre de ses mois –, Si tu en as marqué le terme qu’il ne saurait franchir,
      6 Détourne de lui les regards, et qu’il fasse une pause, Pour qu’il ait au moins le plaisir du salarié à la fin de sa journée.
      7 Pour un arbre, il y a une espérance : Si on le coupe, il repousse, Ses rejetons ne manqueront pas ;
      8 Si sa racine vieillit dans la terre, Si son tronc meurt dans la poussière,
      9 Il refleurit à l’approche de l’eau, Il produit des rameaux comme une jeune plante.
      10 Mais l’homme meurt et il perd sa force ; L’être humain expire ; où est-il alors ?
      11 Les eaux de la mer peuvent se retirer, Les fleuves tarissent et se dessèchent ;
      12 Ainsi l’homme se couche et ne se relèvera plus, Il ne se réveillera pas avant que les cieux disparaissent, Il ne sortira pas de son sommeil.
      13 Oh ! si tu voulais me cacher dans le séjour des morts, M’y tenir au secret jusqu’à ce que ta colère s’apaise, Et me fixer un terme pour que tu te souviennes de moi !
      14 Si l’homme une fois mort pourait revivre, Je serais dans l’attente tous les jours de mon service, Jusqu’à ce que vienne ma relève.
      15 Tu appellerais alors, et moi je te répondrais, Tu languirais après l’œuvre de tes mains.
      16 Mais maintenant tu comptes mes pas. N’observes-tu pas mon péché ?
      17 Mon crime est scellé dans un sac, Et tu ravives ma faute.
      18 Mais la montagne tombe et se disloque, Le rocher se déplace,
      19 Les eaux usent les pierres, Et la terre est emportée par leur courant ; Ainsi tu fais périr l’espérance de l’homme.
      20 Tu es sans cesse à l’assaillir, et il s’en va ; Tu le défigures, puis tu le renvoies.
      21 Ses fils sont-ils honorés, il n’en sait rien ; Sont-ils dans l’abaissement, il ne s’en aperçoit pas.
      22 C’est dans sa chair à lui qu’il souffre, C’est son âme à lui qui est en deuil.

      Job 15

      1 Éliphaz de Témân prit la parole et dit :
      2 Le sage répond-il par un savoir (qui n’est que) du vent ? Se gonfle-t-il la poitrine de la brise d’orient ?
      3 Est-ce par d’inutiles paroles qu’il se défend ? Est-ce par des propos qui ne servent à rien ?
      4 Toi, tu détruis même la piété Et tu supprimes toute méditation devant Dieu.
      5 Car, c’est ta faute qui dirige ta bouche, Et tu choisis le langage des (hommes) rusés.
      6 Ce n’est pas moi, c’est ta bouche qui te condamne. Ce sont tes lèvres qui déposent contre toi.
      7 Es-tu né le premier des êtres humains ? As-tu été mis au monde avant les collines ?
      8 As-tu écouté les secrets de Dieu ? As-tu subtilisé la sagesse à ton profit ?
      9 Que sais-tu que nous ne sachions pas ? Quelle compréhension as-tu que nous n’ayons pas ?
      10 Il y a parmi nous des cheveux blancs, des vieillards, Plus riches de jours que ton père.
      11 Tiens-tu pour peu de chose les consolations de Dieu, Et la parole qu’on t’adresse avec douceur... ?
      12 Comme ton cœur t’entraîne, Et comme tes yeux se mettent à cligner !
      13 Car c’est contre Dieu que tu tournes ta colère Et que tu profères de ta bouche de (tels) propos !
      14 Qu’est-ce qu’un homme, pour qu’il soit pur ? Et celui qui est né de la femme pour qu’il soit juste ?
      15 Si (Dieu) n’a pas confiance en ses saints, Si les cieux ne sont pas purs devant lui,
      16 Combien moins l’être horrible et corrompu, L’homme qui boit l’iniquité comme l’eau !
      17 Je vais t’expliquer, écoute-moi ! Je raconterai ce que j’ai vu,
      18 Ce que les sages ont annoncé, Ce qu’ils n’ont pas dissimulé (et qui venait) de leurs pères.
      19 C’est à eux seuls que la terre avait été donnée, Et parmi eux nul étranger n’était encore passé.
      20 Le méchant passe dans le tourment tous les jours de sa vie, Le nombre des années réservées à (l’homme) violent.
      21 Un bruit qui fait peur retentit à ses oreilles : Au sein de la paix, le dévastateur va survenir sur lui ;
      22 Il ne croit pas pouvoir échapper aux ténèbres, L’épée le guette ;
      23 Il vagabonde pour chercher du pain, Il sait que le jour des ténèbres l’attend.
      24 La détresse et l’angoisse l’épouvantent. Elles l’assaillent comme un roi prêt à l’attaque ;
      25 Car il a tendu sa main contre Dieu, Il a bravé le Tout-Puissant,
      26 Il a eu l’audace de courir à lui Sous le dos épais de ses boucliers.
      27 Il avait le visage couvert de graisse, Les flancs chargés d’embonpoint ;
      28 Mais il demeurera dans des villes détruites, Dans des maisons inhabitées, Sur le point de tomber en ruines.
      29 Il ne s’enrichira plus, sa fortune ne se relèvera pas, Sa prospérité ne s’étendra plus sur la terre.
      30 Il ne pourra s’écarter des ténèbres, La flamme desséchera ses rejetons, Et (Dieu) l’écartera pas le souffle de sa bouche.
      31 Qu’il ne croie pas au néant ! Il se tromperait. Car le néant lui sera donné en échange.
      32 Cela s’accomplira avant (le terme de) ses jours. Et son rameau ne verdira plus.
      33 Il se dépouillera comme une vigne de ses fruits encore verts, Comme un olivier, il fera tomber ses fleurs.
      34 La famille de l’impie deviendra stérile, Et le feu dévorera les tentes de l’homme vénal.
      35 Concevoir le mal, c’est enfanter le malheur, Et c’est avoir le sein disposé à la ruse.

      Job 16

      1 Job répondit :
      2 J’ai entendu beaucoup de choses semblables ; Vous êtes tous des consolateurs pénibles.
      3 Y aura-t-il une fin à ces paroles (qui ne sont) que du vent ? Qu’est-ce qui t’irrite lorsque tu réponds ?
      4 Moi aussi, je pourrais parler comme vous, Si vous étiez à ma place : Je rassemblerais des propos contre vous, Je hocherais la tête sur vous.
      5 Je vous fortifierais de la bouche, Le mouvement de mes lèvres (vous) soulagerait.
      6 Si je parle, ma souffrance n’est pas soulagée, Si je cesse (de parler) comment s’en irait-elle loin de moi ?
      7 Maintenant, hélas ! il m’a épuisé... Tu as mis la désolation dans toute ma famille.
      8 Tu m’as saisi ; en guise de témoin Ma maigreur se lève et m’accuse en face.
      9 Sa colère (me) déchire et s’attaque à moi, Il grince des dents contre moi. Mon adversaire aiguise ses regards vers moi.
      10 Ils ouvrent toute grande leur bouche contre moi, Pour me déshonorer, ils me frappent les joues, Ensemble ils se pressent après moi.
      11 Dieu me livre à la merci des gamins, Il me précipite entre les mains des méchants.
      12 J’étais tranquille, et il m’a secoué, Il m’a saisi par la nuque et m’a brisé. Il m’a redressé pour lui servir de cible.
      13 Ses projectiles m’environnent de toutes parts ; Il me perce les reins sans ménagement, Il répand ma bile sur la terre.
      14 Il fait en moi brèche sur brèche, Il court sur moi comme un guerrier.
      15 J’ai cousu un sac sur ma peau ; J’ai traîné ma fierté dans la poussière.
      16 Mon visage est rougi à force de pleurer ; L’ombre de la mort est sur mes paupières.
      17 Il n’y a pas eu pourtant de violence dans mes mains, Et ma prière fut toujours pure.
      18 O terre, ne recouvre pas mon sang, Et que mes cris prennent librement leur essor !
      19 Déjà maintenant, mon témoin est dans le ciel, Mon répondant est dans les lieux élevés.
      20 Mes amis se raillent de moi ; C’est Dieu que j’implore avec larmes.
      21 Puisse-t-il être l’arbitre entre l’homme et Dieu, Entre le fils d’homme et son ami !
      22 Car le nombre de mes années touche à son terme, Et je m’en irai par un sentier d’où je ne reviendrai pas.
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