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La Bible Chronologique - Jour 8

Sommaire

La Bible Chronologique - Jour 331 - 1 Thessaloniciens 1.1,1 Thessaloniciens 1.1-2,1 Thessaloniciens 1.2-3,1 Thessaloniciens 1.3-4,1 Thessaloniciens 1.4-5,1 Thessaloniciens 1.5-6,1 Thessaloniciens 1.6-7,1 Thessaloniciens 1.7-8,1 Thessaloniciens 1.8-9,1 Thessaloniciens 1.9-10,1 Thessaloniciens 1.10,1 Thessaloniciens 2.1,1 Thessaloniciens 2.1-2,1 Thessaloniciens 2.2-3,1 Thessaloniciens 2.3-4,1 Thessaloniciens 2.4-5,1 Thessaloniciens 2.5-6,1 Thessaloniciens 2.6-7,1 Thessaloniciens 2.7-8,1 Thessaloniciens 2.8-9,1 Thessaloniciens 2.9-10,1 Thessaloniciens 2.10-11,1 Thessaloniciens 2.11-12,1 Thessaloniciens 2.12-13,1 Thessaloniciens 2.13-14,1 Thessaloniciens 2.14-15,1 Thessaloniciens 2.15-16,1 Thessaloniciens 2.16-17,1 Thessaloniciens 2.17-18,1 Thessaloniciens 2.18-19,1 Thessaloniciens 2.19-20,1 Thessaloniciens 2.20,1 Thessaloniciens 3.1,1 Thessaloniciens 3.1-2,1 Thessaloniciens 3.2-3,1 Thessaloniciens 3.3-4,1 Thessaloniciens 3.4-5,1 Thessaloniciens 3.5-6,1 Thessaloniciens 3.6-7,1 Thessaloniciens 3.7-8,1 Thessaloniciens 3.8-9,1 Thessaloniciens 3.9-10,1 Thessaloniciens 3.10-11,1 Thessaloniciens 3.11-12,1 Thessaloniciens 3.12-13,1 Thessaloniciens 3.13,1 Thessaloniciens 4.1-18,1 Thessaloniciens 5.1-28,2 Thessaloniciens 1.1-12,2 Thessaloniciens 2.1-17,2 Thessaloniciens 3.1-18

La Bible Chronologique - Jour 8

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Versets relatifs

    • Job 17

      1 Mon souffle se perd, Mes jours s'éteignent, Le sépulcre m'attend.
      2 Je suis environné de moqueurs, Et mon oeil doit contempler leurs insultes.
      3 Sois auprès de toi-même ma caution ; Autrement, qui répondrait pour moi ?
      4 Car tu as fermé leur coeur à l'intelligence ; Aussi ne les laisseras-tu pas triompher.
      5 On invite ses amis au partage du butin, Et l'on a des enfants dont les yeux se consument.
      6 Il m'a rendu la fable des peuples, Et ma personne est un objet de mépris.
      7 Mon oeil est obscurci par la douleur ; Tous mes membres sont comme une ombre.
      8 Les hommes droits en sont stupéfaits, Et l'innocent se soulève contre l'impie.
      9 Le juste néanmoins demeure ferme dans sa voie, Celui qui a les mains pures se fortifie de plus en plus.
      10 Mais vous tous, revenez à vos mêmes discours, Et je ne trouverai pas un sage parmi vous.
      11 Quoi ! mes jours sont passés, mes projets sont anéantis, Les projets qui remplissaient mon coeur...
      12 Et ils prétendent que la nuit c'est le jour, Que la lumière est proche quand les ténèbres sont là !
      13 C'est le séjour des morts que j'attends pour demeure, C'est dans les ténèbres que je dresserai ma couche ;
      14 Je crie à la fosse : Tu es mon père ! Et aux vers : Vous êtes ma mère et ma soeur !
      15 Mon espérance, où donc est-elle ? Mon espérance, qui peut la voir ?
      16 Elle descendra vers les portes du séjour des morts, Quand nous irons ensemble reposer dans la poussière.

      Job 18

      1 Bildad de Schuach prit la parole et dit :
      2 Quand mettrez-vous un terme à ces discours ? Ayez de l'intelligence, puis nous parlerons.
      3 Pourquoi sommes-nous regardés comme des bêtes ? Pourquoi ne sommes-nous à vos yeux que des brutes ?
      4 O toi qui te déchires dans ta fureur, Faut-il, à cause de toi, que la terre devienne déserte ? Faut-il que les rochers disparaissent de leur place ?
      5 La lumière du méchant s'éteindra, Et la flamme qui en jaillit cessera de briller.
      6 La lumière s'obscurcira sous sa tente, Et sa lampe au-dessus de lui s'éteindra.
      7 Ses pas assurés seront à l'étroit ; Malgré ses efforts, il tombera.
      8 Car il met les pieds sur un filet, Il marche dans les mailles,
      9 Il est saisi au piège par le talon, Et le filet s'empare de lui ;
      10 Le cordeau est caché dans la terre, Et la trappe est sur son sentier.
      11 Des terreurs l'assiègent, l'entourent, Le poursuivent par derrière.
      12 La faim consume ses forces, La misère est à ses côtés.
      13 Les parties de sa peau sont l'une après l'autre dévorées, Ses membres sont dévorés par le premier-né de la mort.
      14 Il est arraché de sa tente où il se croyait en sûreté, Il se traîne vers le roi des épouvantements.
      15 Nul des siens n'habite sa tente, Le soufre est répandu sur sa demeure.
      16 En bas, ses racines se dessèchent ; En haut, ses branches sont coupées.
      17 Sa mémoire disparaît de la terre, Son nom n'est plus sur la face des champs.
      18 Il est poussé de la lumière dans les ténèbres, Il est chassé du monde.
      19 Il ne laisse ni descendants ni postérité parmi son peuple, Ni survivant dans les lieux qu'il habitait.
      20 Les générations à venir seront étonnées de sa ruine, Et la génération présente sera saisie d'effroi.
      21 Point d'autre destinée pour le méchant, Point d'autre sort pour qui ne connaît pas Dieu !

      Job 19

      1 Job prit la parole et dit :
      2 Jusques à quand affligerez-vous mon âme, Et m'écraserez-vous de vos discours ?
      3 Voilà dix fois que vous m'outragez ; N'avez-vous pas honte de m'étourdir ainsi ?
      4 Si réellement j'ai péché, Seul j'en suis responsable.
      5 Pensez-vous me traiter avec hauteur ? Pensez-vous démontrer que je suis coupable ?
      6 Sachez alors que c'est Dieu qui me poursuit, Et qui m'enveloppe de son filet.
      7 Voici, je crie à la violence, et nul ne répond ; J'implore justice, et point de justice !
      8 Il m'a fermé toute issue, et je ne puis passer ; Il a répandu des ténèbres sur mes sentiers.
      9 Il m'a dépouillé de ma gloire, Il a enlevé la couronne de ma tête.
      10 Il m'a brisé de toutes parts, et je m'en vais ; Il a arraché mon espérance comme un arbre.
      11 Il s'est enflammé de colère contre moi, Il m'a traité comme l'un de ses ennemis.
      12 Ses troupes se sont de concert mises en marche, Elles se sont frayé leur chemin jusqu'à moi, Elles ont campées autour de ma tente.
      13 Il a éloigné de moi mes frères, Et mes amis se sont détournés de moi ;
      14 Je suis abandonné de mes proches, Je suis oublié de mes intimes.
      15 Je suis un étranger pour mes serviteurs et mes servantes, Je ne suis plus à leurs yeux qu'un inconnu.
      16 J'appelle mon serviteur, et il ne répond pas ; Je le supplie de ma bouche, et c'est en vain.
      17 Mon humeur est à charge à ma femme, Et ma plainte aux fils de mes entrailles.
      18 Je suis méprisé même par des enfants ; Si je me lève, je reçois leurs insultes.
      19 Ceux que j'avais pour confidents m'ont en horreur, Ceux que j'aimais se sont tournés contre moi.
      20 Mes os sont attachés à ma peau et à ma chair ; Il ne me reste que la peau des dents.
      21 Ayez pitié, ayez pitié de moi, vous, mes amis ! Car la main de Dieu m'a frappé.
      22 Pourquoi me poursuivre comme Dieu me poursuit ? Pourquoi vous montrer insatiables de ma chair ?
      23 Oh ! je voudrais que mes paroles fussent écrites, Qu'elles fussent écrites dans un livre ;
      24 Je voudrais qu'avec un burin de fer et avec du plomb Elles fussent pour toujours gravées dans le roc...
      25 Mais je sais que mon Rédempteur est vivant, Et qu'il se lèvera le dernier sur la terre.
      26 Quand ma peau sera détruite, il se lèvera ; Quand je n'aurai plus de chair, je verrai Dieu.
      27 Je le verrai, et il me sera favorable ; Mes yeux le verront, et non ceux d'un autre ; Mon âme languit d'attente au dedans de moi.
      28 Vous direz alors : Pourquoi le poursuivions-nous ? Car la justice de ma cause sera reconnue.
      29 Craignez pour vous le glaive : Les châtiments par le glaive sont terribles ! Et sachez qu'il y a un jugement.

      Job 20

      1 Tsophar de Naama prit la parole et dit :
      2 Mes pensées me forcent à répondre, Et mon agitation ne peut se contenir.
      3 J'ai entendu des reproches qui m'outragent ; Le souffle de mon intelligence donnera la réplique.
      4 Ne sais-tu pas que, de tout temps, Depuis que l'homme a été placé sur la terre,
      5 Le triomphe des méchants a été court, Et la joie de l'impie momentanée ?
      6 Quand il s'élèverait jusqu'aux cieux, Et que sa tête toucherait aux nues,
      7 Il périra pour toujours comme son ordure, Et ceux qui le voyaient diront : Où est-il ?
      8 Il s'envolera comme un songe, et on ne le trouvera plus ; Il disparaîtra comme une vision nocturne ;
      9 L'oeil qui le regardait ne le regardera plus, Le lieu qu'il habitait ne l'apercevra plus.
      10 Ses fils seront assaillis par les pauvres, Et ses mains restitueront ce qu'il a pris par violence.
      11 La vigueur de la jeunesse, qui remplissait ses membres, Aura sa couche avec lui dans la poussière.
      12 Le mal était doux à sa bouche, Il le cachait sous sa langue,
      13 Il le savourait sans l'abandonner, Il le retenait au milieu de son palais ;
      14 Mais sa nourriture se transformera dans ses entrailles, Elle deviendra dans son corps un venin d'aspic.
      15 Il a englouti des richesses, il les vomira ; Dieu les chassera de son ventre.
      16 Il a sucé du venin d'aspic, La langue de la vipère le tuera.
      17 Il ne reposera plus ses regards sur les ruisseaux, Sur les torrents, sur les fleuves de miel et de lait.
      18 Il rendra ce qu'il a gagné, et n'en profitera plus ; Il restituera tout ce qu'il a pris, et n'en jouira plus.
      19 Car il a opprimé, délaissé les pauvres, Il a ruiné des maisons et ne les a pas rétablies.
      20 Son avidité n'a point connu de bornes ; Mais il ne sauvera pas ce qu'il avait de plus cher.
      21 Rien n'échappait à sa voracité ; Mais son bien-être ne durera pas.
      22 Au milieu de l'abondance il sera dans la détresse ; La main de tous les misérables se lèvera sur lui.
      23 Et voici, pour lui remplir le ventre, Dieu enverra sur lui le feu de sa colère, Et le rassasiera par une pluie de traits.
      24 S'il échappe aux armes de fer, L'arc d'airain le transpercera.
      25 Il arrache de son corps le trait, Qui étincelle au sortir de ses entrailles, Et il est en proie aux terreurs de la mort.
      26 Toutes les calamités sont réservées à ses trésors ; Il sera consumé par un feu que n'allumera point l'homme, Et ce qui restera dans sa tente en deviendra la pâture.
      27 Les cieux dévoileront son iniquité, Et la terre s'élèvera contre lui.
      28 Les revenus de sa maison seront emportés, Ils disparaîtront au jour de la colère de Dieu.
      29 Telle est la part que Dieu réserve au méchant, Tel est l'héritage que Dieu lui destine.
    • Job 17

      1 Je respire avec peine et ma vie va s’éteindre ; ma tombe est grande ouverte.
      2 Ne voit-on pas que j’ai affaire à des moqueurs, et que leurs agressions m’empêchent de dormir ?
      3 O Dieu, apporte-moi ta propre garantie, car à part toi, qui voudrait s’engager pour moi ?
      4 Tu as ôté toute raison à mes amis ; ne les laisse donc pas se croire supérieurs.
      5 Ils sont comme l’homme dont parle le proverbe : invitant ses amis à partager son pain, il laisse ses enfants attendre en vain leur part.
      6 Les gens ont fait de moi un sujet de chansons. Je suis celui sur qui on crache en plein visage.
      7 Mes yeux ne brillent plus, éteints par le chagrin ; mon corps n’est à présent que l’ombre de lui-même.
      8 Les braves gens restent sans voix devant mon mal. Les innocents sont indignés : ils voient en moi un homme de mauvaise foi.
      9 « Que le fidèle persévère, disent-ils ; et que l’homme aux mains propres redouble d’efforts ! »
      10 Quant à vous, mes amis, venez, revenez tous : je ne trouverai parmi vous aucun vrai sage !
      11 Ma vie est terminée ; voici réduits à rien les projets que j’ai faits et mes plus chers désirs !
      12 Si j’en crois mes amis, ma nuit serait le jour, et l’aube serait proche, alors que le soir tombe !
      13 Que puis-je attendre encore ? – Une place pour moi dans le monde des morts, un lit où me coucher dans son obscurité !
      14 Je dis à mon tombeau : « C’est toi qui es mon père », et à la pourriture : « Ma mère et ma sœur ! »
      15 Où donc est mon espoir ? Qui l’aperçoit encore ?
      16 Il descend avec moi dans le monde des morts, nous tombons tous les deux jusque dans la poussière.

      Job 18

      1 Bildad de Chouha prit alors la parole :
      2 Jusqu’à quand tairez-vous ce qu’il convient de dire ? Réfléchissez d’abord et nous saurons parler.
      3 Allez-vous laisser Job nous prendre pour des bêtes ? Avez-vous l’impression que nous sommes stupides ?
      4 Quant à toi, Job, ta fureur te nuit à toi-même. Crois-tu qu’elle pourrait dépeupler un pays, déplacer un rocher... ?
      5 C’est la lumière du méchant qui s’éteindra ! La flamme, à son foyer, cessera de briller.
      6 La lumière, chez lui, perdra de sa clarté, la lampe de sa vie va s’éteindre à son tour.
      7 Sa démarche assurée deviendra hésitante, et les projets qu’il fait finiront par le perdre.
      8 Ses pas le conduiront dans un filet tendu, et il ira tout droit se prendre dans les mailles.
      9 Un piège le capturera par le talon, un nœud coulant le retiendra solidement.
      10 Le fil qui le prendra est caché dans la terre, et le lacet fatal l’attend sur son chemin.
      11 De partout, la terreur tombe soudain sur lui et lui donne la chasse à chaque pas qu’il fait.
      12 Lui qui était si fort, le voilà affamé, et la misère est installée à ses côtés.
      13 Elle dévorera les morceaux de sa peau et un fléau mortel consumera ses membres.
      14 On viendra l’arracher de sa demeure sûre, pour le conduire au roi du monde de la mort.
      15 Sa maison sera libre, on pourra l’occuper ; sur sa propriété on répandra du soufre.
      16 Il sera l’arbre mort, du bas jusqu’à la cime, racines desséchées et feuillage flétri.
      17 Au pays, on perdra tout souvenir de lui, son nom ne sera plus prononcé dans la rue.
      18 De la lumière, on l’expulsera dans la nuit, et on le chassera de la terre habitée.
      19 Aucun enfant n’assurera sa descendance, aucun ne survivra, de toute sa maison.
      20 A l’ouest comme à l’est on apprendra son sort, les gens seront saisis d’effroi et de frissons :
      21 « Ainsi donc, diront-ils, voilà tout ce qui reste de cet individu et de sa maisonnée. C’était ici un lieu où l’on ignorait Dieu. »

      Job 19

      1 Job répondit alors :
      2 Pendant combien de temps me tourmenterez-vous et m’écraserez-vous sous le poids des discours ?
      3 Au moins dix fois déjà vous m’avez insulté. Me torturer ainsi ne vous fait-il pas honte ?
      4 Même s’il était vrai que je me sois trompé, je suis le seul que cette erreur concernerait !
      5 En fait vous m’abaissez pour vous grandir vous-mêmes, et vous me reprochez ma grande humiliation.
      6 Mais sachez que c’est Dieu qui m’a causé ce tort et m’a entortillé dans son propre filet.
      7 Si je dénonce la violence qui m’est faite, on ne me répond pas. Si j’appelle au secours, personne n’intervient pour me rendre justice.
      8 Dieu barre ma route, m’empêche de passer, me laisse dans le noir à chercher mon chemin.
      9 Il est venu me dépouiller de mon honneur et m’enlever tout mon prestige, ma couronne.
      10 Il m’a ruiné à tous égards et je succombe ; il m’a ôté l’espoir, comme on arrache un arbre.
      11 Excitant contre moi le feu de sa colère, il m’a traité comme l’un de ses ennemis.
      12 Ses bandes de tueurs se rassemblent en masse, ils s’ouvrent un chemin pour venir jusqu’à moi et installent leur camp tout autour de ma tente.
      13 Mes plus proches parents, Dieu les a éloignés. Ceux qui me connaissaient font tout pour m’éviter.
      14 Les gens de ma maison et mes amis intimes se tiennent à distance. Ils m’ont tous oublié,
      15 même les réfugiés que j’avais recueillis ! Mes servantes me traitent comme un étranger ; je ne suis plus pour elles qu’un indésirable.
      16 Mon serviteur ne répond plus quand je l’appelle, même si j’insiste jusqu’à le supplier.
      17 Ma femme ne peut plus supporter mon haleine, et mes propres enfants n’ont que dégoût pour moi.
      18 Me voilà méprisé par de simples gamins : si je prends la parole, ils médisent de moi.
      19 Je fais horreur à mes amis les plus intimes, et tous ceux que j’aimais se tournent contre moi.
      20 Je n’ai plus aujourd’hui que la peau sur les os, et je sors du désastre en ayant tout perdu.
      21 Pitié pour moi, pitié pour moi, vous mes amis, car c’est la main de Dieu qui m’a porté ces coups !
      22 Pourquoi vous joindre à lui et me persécuter ? N’avez-vous pas assez de me martyriser ?
      23 Ah ! combien je voudrais que ma protestation soit mise par écrit, inscrite dans un livre !
      24 Qu’on puisse la graver à la pointe de fer, qu’on la noircisse au plomb, qu’elle reste toujours marquée dans le rocher !
      25 Je sais bien, moi, que j’ai un défenseur vivant, et qu’il se dressera enfin sur cette terre.
      26 Quand on aura fini de m’arracher la peau, eh bien, même écorché, je contemplerai Dieu !
      27 Je le verrai moi-même, de mes propres yeux. C’est moi qui le verrai et non un étranger. Mon cœur s’épuise en moi d’attendre ce moment.
      28 Vous vous interrogez : « Comment donc le poursuivre, quel prétexte trouver pour lui faire un procès ? »
      29 Redoutez que l’épée vous atteigne vous-mêmes, car votre acharnement mériterait la mort. Vous devez le savoir : Dieu sera votre juge !

      Job 20

      1 Sofar de Naama prit alors la parole et dit à Job :
      2 Eh bien, mes réflexions me poussent à répondre, et aussi l’impatience que je sens en moi.
      3 J’entends une leçon qui m’est insupportable, mais ma raison m’inspire la réponse à faire.
      4 Tu as l’air d’ignorer ceci : depuis toujours, depuis que l’être humain a été mis sur terre,
      5 les méchants ne crient victoire que peu de temps, la joie est de courte durée chez l’homme de mauvaise foi.
      6 Même s’il est de taille à monter jusqu’au ciel, même s’il a la tête au niveau des nuages,
      7 il finira comme ses propres excréments. « Qu’est-il donc devenu ? » demanderont alors ceux qui le connaissaient.
      8 Tel un rêve, il s’envole, et sa trace est perdue comme s’évanouit une vision nocturne.
      9 On avait vu cet homme, on ne le verra plus ; là même où il vivait, on n’apercevra rien.
      10 Lui-même en est réduit à rendre ses richesses, et ses fils sont contraints de rembourser les pauvres.
      11 Il se sentait rempli de force et de jeunesse, mais tout cela se couche avec lui dans la tombe.
      12 Dans sa bouche, le mal est doux comme un bonbon, et il le fait glisser à l’abri de sa langue.
      13 Il l’y garde longtemps, il ne le lâche pas, prolongeant le plaisir d’en savourer le goût.
      14 Mais ce qu’il a mangé trouble sa digestion et devient en son ventre un venin de serpent.
      15 Il doit vomir les biens qu’il avait pris aux autres, Dieu lui fait recracher ce qu’il a englouti.
      16 Ce qu’il suçait n’était qu’un venin de serpent, aussi mortel qu’une morsure de vipère.
      17 Qu’il ne s’attende pas à voir couler pour lui des flots de miel, des fleuves, des torrents de crème !
      18 Il rendra tous ses gains avant d’en profiter et sans pouvoir jouir de ses gros bénéfices !
      19 Car il a maltraité et délaissé les faibles, il a pris leur maison au lieu d’en bâtir une.
      20 Puisque son appétit était infatigable, il ne pourra sauver aucun de ses trésors.
      21 Personne n’échappait à sa voracité, c’est pourquoi son bonheur n’aura pas de durée.
      22 Dans la surabondance, il est saisi d’angoisse, la main de tous les miséreux s’abat sur lui.
      23 Quand il est occupé à se remplir le ventre, Dieu lâche contre lui son ardente colère ; elle pleuvra sur lui en guise de repas.
      24 Il esquive les coups de quelque arme de fer, mais le voilà percé d’une pointe de bronze.
      25 Il arrache la flèche qui sort de son dos, il retire l’arme qui traverse son foie ; la terreur de la mort tombe aussitôt sur lui.
      26 Son destin est caché ; c’est une nuit totale. Un feu surnaturel viendra le dévorer, et il consumera ce qui reste chez lui !
      27 Le ciel démasquera les crimes de cet homme, la terre se dressera pour le dénoncer !
      28 L’inondation emportera au loin ses biens, le jour où Dieu fera éclater sa colère !
      29 Tel est le sort que Dieu réserve aux criminels, c’est cela le destin qu’il prépare pour eux.
    • Job 17

      1

      Les appels de Job, de l'homme vers son Dieu. (Job 17:1-9)
      Son espérance ne s'appuie pas sur la vie, mais dans le refuge de la mort. (Job 17:10-16)

      Job médite sur les réprimandes sévères que ses amis lui ont adressées et considérant qu'il n'est qu'un homme mortel, il se tourne vers Dieu. Tout le temps mis à notre disposition finit par avoir une fin. Il nous incombe de chercher soigneusement à racheter ce temps, les jours qui passent, afin de les utiliser pour être prêt à entrer dans l'éternité. Les réactions de Job, face à ses afflictions permises par Dieu, sont un bon modèle de conduite, que le juste devrait appliquer face à ses amis, ou ennemis. Au lieu d'être découragés, devant la dure épreuve supportée par ce fidèle serviteur de Dieu, ses amis auraient dû persévérer davantage à le soutenir.

      Ceux qui gardent leur regard tourné vers le ciel, en tant que but final, garderont leurs pas dans les chemins de la piété, quels que soient les difficultés et découragements rencontrés.

      10 Les amis de Job tentaient, pour le soulager, de lui rendre l'espoir d'un retour à la prospérité ; cela révèle ici le type de personne qui ne met pas tout son cœur à soulager l'affligé, qui cherche d'abord à trouver le réconfort que peut procurer le monde. Il est sage pour soulager les autres, ou nous-mêmes, de la détresse, de s'appuyer sur des éléments infaillibles : les promesses de Dieu, Son amour, Sa grâce ainsi qu'une espérance bien fondée de la vie éternelle. Remarquez à quel point Job aspire à aller dans la tombe : que cette attitude puisse enseigner aux croyants à ne pas craindre la mort ! C'est un peu comme s'ils allaient dormir ; ils sont las, et il est temps d'aller au lit ! Pourquoi ne devraient-ils pas y aller volontairement quand leur Père les appelle ?

      Rappelons-nous bien que nos corps sont sujets à la corruption et à la vermine, ils doivent retourner en poussière ; recherchons le but céleste qui a animé notre espérance spirituelle durant notre vie, alors que le méchant, de son côté, verra ses désirs fondre dans les ténèbres ; quand nos corps seront dans la tombe, nos âmes pourront alors apprécier le repos réservé au peuple de Dieu.

      Job 18

      1

      Bildad réprimande Job. (Job 18:1-4)
      La ruine guette le méchant. (Job 18:5-10)
      La ruine du méchant. (Job 18:11-21)

      Bildad avait donné à Job, auparavant, de bons conseils et des encouragements ; il ne lui fait ici que des réprimandes et déclare qu'il est perdu. Il conclut que Job ne bénéficie plus de la Providence divine pour ses affaires ici-bas, le patriarche ne voulant pas accepter le fait d'être compté parmi les pécheurs.
      5 Bildad décrit ici l'état malheureux dans lequel se trouve le méchant : c'est une réalité absolue, si nous considérons qu'un pécheur est dans une triste condition et que le péché conduit les hommes à la ruine, à moins qu'ils ne se repentent. Bien que Bildad ait pensé que cette idée puisse s'appliquer facilement à Job, il n'en était pourtant pas totalement convaincu.

      Il est fréquent de voir les critiqueurs acerbes mettre leurs adversaires au rang des ennemis de Dieu et de tirer ensuite des conclusions dénuées de vérité réelle.

      La destruction du méchant est prédite. Cette destruction est un peu comme une bête ou un oiseau pris au piège, un malfaiteur pris sur le fait. Satan, en tant que meurtrier, était aussi un voleur, dès le commencement. Lui, le Tentateur, tend des pièges contre les pécheurs, où qu'ils aillent. S'Il les conduit dans le péché, comme Lui même le pratique, il les rendra malheureux, comme d'ailleurs Il l'est Lui-même. Satan est à l'affût de la vie, si précieuse. Quand un homme commet une transgression, il se piège lui-même, et Dieu se prépare à le détruire. Remarquez ici comment le pécheur se jette dans le piège.

      11 Bildad décrit dans ce texte le sort qui est réservé aux méchants dans l'au-delà, et qui, dans une certaine mesure, les saisit souvent ici-bas. La voie du péché est celle de la crainte, elle mène à une confusion permanente : la terreur au jour le jour d'une conscience impure, comme en leur temps, Caïn et Judas l'ont éprouvé. La mort du méchant est en effet bien misérable, alors qu'il se croyait en sécurité toute sa vie durant. Avez-vous vu un tel homme mourir ? Tous les fondements sur lesquels il s'appuyait lui sont ôtés. Par contre, que les saints sont heureux, de quelle dette ils sont redevables au Seigneur Jésus, par lequel la mort est maintenant abolie ; le Roi des rois, disposant d'un jugement terrifiant, est maintenant pour les rachetés, un Ami et un Serviteur !

      Remarquez à quel point la famille du méchant est abaissée et disséminée ! Ses enfants périront, avec lui ou après lui. Ceux qui respectent le véritable honneur de leur famille et qui jouissent de son bien-être, seront effrayés à l'idée de tout détruire par le péché. Les jugements de Dieu suivent le méchant après sa mort, preuve de la misère qui attend son âme dans l'au delà, de la honte et du mépris éternels qui lui sont réservés au jour du jugement. La mémoire du juste est bénie, mais le nom du méchant tombera en pourriture, Proverbes 10:7.

      Il serait souhaitable que cette description du méchant puisse faire réfléchir celui-ci en vue de le sauver de la colère à venir, car aucune puissance politique ni les richesses d'ici-bas ne pourront alors le sauver.

      Mais Jésus vit éternellement pour délivrer tous ceux qui placent leur confiance en Lui. Supportez les épreuves, amis croyants ! Vous pourrez pour un peu de temps être éprouvés, mais votre Bien Aimé Sauveur ne vous quittera pas des yeux ; vos cœurs se réjouiront, et personne ne pourra vous ravir cette joie.

      Job 19

      1

      Job se plaint du ton peu cordial de ses amis. (Job 19:1-7)
      Dieu était l'Auteur de ses afflictions. (Job 19:8-22)
      Job est convaincu de la résurrection. (Job 19:23-29)

      Les amis de Job l'ont blâmé dans son affliction, le mettant au rang des méchants ; il dénonce ici leur ton peu cordial, prouvant ainsi que le motif de leur condamnation était sans réel fondement. Les paroles acerbes de ses amis n'ont fait qu'alourdir considérablement le poids des afflictions du patriarche : il est bon de ne pas garder ce genre de rancœur en nous-mêmes, de peur de rendre chronique ce type de sentiment. Regardons plutôt à Celui qui a subi les attaques des pécheurs à la croix, qui a été traité avec bien plus de cruauté que Job, ou que nous ne pourrions l'être !
      8 Que de tristesse, dans ces plaintes de Job ! Elles reflètent le feu de l'enfer et non la colère de Dieu ! Les consciences endurcies pourront être interpellées devant de telles situations, sans toutefois en éprouver de la crainte ; les âmes pieuses, quant à elles, éprouveront d'abord de la crainte, pour ne prendre conscience de la réelle gravité des choses, qu'après coup. C'est une erreur très commune de penser que lorsque Dieu afflige certains, Il les traite comme des ennemis. Chaque être de notre entourage exerce un rôle envers nous, défini par Dieu ; malgré tout, ceci n'excuse pas la conduite des amis de Job.

      Que d'incertitude dans l'amitié humaine ! Mais si Dieu est notre ami, Il ne nous délaissera pas, si nous sommes dans le besoin. Nous avons bien peu de raisons de choyer nos corps, qui, après tout le soin qu'ils reçoivent, sont finalement consumés par la maladie.

      Job se recommande à la compassion de ses amis, en blâmant, avec raison, leur rudesse. Il est très affligeant, pour celui qui aime Dieu, d'être privé soudain du réconfort extérieur et de la consolation du cœur ; si toutefois, cette situation échoit au croyant, elle ne peut affaiblir sa conviction d'être un enfant de Dieu, un héritier de Sa gloire.

      23 À ce stade du récit, l'Esprit de Dieu, semble avoir puissamment travaillé dans le cœur de Job. C'est le témoignage d'une bonne confession du patriarche ; cela témoigne de la solidité de sa foi et de l'assurance de son espérance. Il en va de même entre Christ et nous; telle est la teneur des propos de l'auteur de ce texte, il avoue simplement qu'il a recherché le pays merveilleux : la patrie céleste. Job a appris à croire en Dieu, Le Rédempteur vivant ; le patriarche savait qu'il devait rechercher en Lui, le pouvoir de ressusciter des morts, afin d'avoir la vie dans l'au-delà ; il était réconforté par cette espérance. Job avait l'assurance, que ce Libérateur du joug de Satan et de la condamnation du péché, était son Rédempteur, et qu'Il pouvait obtenir par Lui le salut ; il savait que c'était un Rédempteur vivant, bien qu'Il ne se soit pas encore manifesté en chair ; il avait aussi l'assurance de Le voir apparaître au dernier jour, en tant que Juge du monde, ressuscitant les morts, accomplissant ainsi le rachat de son peuple. Quelle allégresse dans cette espérance du patriarche !

      Que cette fidèle assurance puisse être gravée par l'Esprit Saint, dans nos cœurs. Cette pensée nous concerne tous : soyons animés des mêmes sentiments ! Un cœur rempli de ce principe vivant et actif, est la base de cette pensée ; ce principe est aussi vital pour notre spiritualité que la racine l'est pour l'arbre : c'est par elle que ce dernier acquiert sa fermeté et sa productivité. Job et ses amis n'étaient pas d'accord au sujet des voies empruntées par la Providence, par contre, ils étaient convaincus de l'existence d'un monde céleste.

      Job 20

      1

      Tsophar mentionne la joie éphémère du méchant. (Job 20:1-9)
      La ruine du méchant. (Job 20:10-22)
      Le sort qui lui est réservé. (Job 20:23-29)

      Le discours de Tsophar est basé sur la description du sort misérable qui guette le pécheur. Le triomphe du méchant et la joie de l'hypocrite sont passagers. Les plaisirs et les gains du péché ne font qu'apporter la maladie et la douleur ; toutes ces choses finissent dans le remords, l'angoisse et la ruine. De plus, la fausse piété double la gravité de l'iniquité, et la ruine qui suivra sera en rapport avec ce type de péché.
      10 La condition malheureuse du méchant en ce monde est entièrement déterminée. Les convoitises de la chair sont appelées dans ce texte « la vigueur de la jeunesse ».

      Tout ce qui est caché et gardé dans le secret, dénote une dissimulation de la convoitise et du plaisir qui en découle. Mais Celui qui connaît les cœurs, sait ce qui se dissimule derrière les propos du méchant, Il découvre tout. L'amour du monde et des richesses ici-bas n'est que méchanceté et l'homme sait y placer son cœur. De plus, la violence et l'injustice sont des péchés qui attirent les jugements de Dieu sur les nations et les familles. Remarquez quel type de punition récolte le méchant pour ces choses : le péché se transforme en venin d'aspic : rien n'est en effet plus amer ; ce venin prouvera au méchant qu'il s'agit bien là de poison ; il en est ainsi des gains illégaux.

      Dans sa pseudo plénitude, le méchant sera à l'étroit, sujet à diverses inquiétudes. Être dirigé par la sainte Grâce divine pour restaurer ce qui a été injustement obtenu, comme Zachée l'a éprouvé en son temps, est une grande miséricorde. Mais être forcé de souffrir des horribles remords d'une conscience désespérée, comme Judas, ne procure aucun avantage ni réconfort.

      23 Tsophar, ayant décrit la honte inhérente à la pratique du péché, montre maintenant la ruine que Dieu, dans Sa colère, destine à ceux qui persévèrent dans cette voie.

      Il n'existe aucune parade contre le péché, sinon Christ, seule retraite contre l'orage et la tempête, Isa 32:2. Tsophar conclut : « tel est le sort que Dieu réserve à celui qui pratique le mal » ; nulle part ailleurs, cette doctrine n'a été mieux exposée, qu'ici par Tsophar, dans ce texte ; ce dernier a cherché à prouver que Job n'était qu'un hypocrite. Cherchons, en fait, la juste interprétation de ce texte ; que cela soit pour nous un avertissement, afin d'en tirer une bonne mise en pratique, en vue de nous éloigner du péché. L'homme qui, poussé par le Saint Esprit, lève les yeux vers Jésus, Celui qui a souffert et Le seul qui puisse révéler l'état réel de l'âme, verra des milliers de raisons pour abandonner ses pensées charnelles.

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